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[#Journal] Le 19H30 du 01 Octobre 2025

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00:00L'arcredi 1er octobre 2025, bonsoir à tous, c'est un plaisir de vous retrouver sur GMT TV pour le 19h30.
00:21En titre, après le premier tour des élections législatives et du tour unique des locales, la Cour constitutionnelle ouvre la phase des recours électoraux.
00:31Première information de cette édition, la Cour constitutionnelle a ouvert lundi 29 septembre la phase des recours au terme de la proclamation des résultats provisoires du premier tour des élections législatives et locales.
00:41Au lendemain de la proclamation des résultats provisoires du premier tour des élections législatives et locales, la Cour constitutionnelle a ouvert lundi 29 septembre la phase des recours.
00:54Conformément aux dispositions légales, les candidats disposent de 10 jours pour contester les résultats.
01:00Cette étape marque une séquence décisive du processus électoral entamé le 27 septembre 2025.
01:06Saisie par les candidats estimant avoir été lésée, l'institution présidée par Dieudonné à Baono a mis en place un dispositif permettant le dépôt des requêtes jusqu'au 8 octobre.
01:18Les recours peuvent être enregistrés directement au siège de la Cour chaque jour ouvrable de 9h à 18h.
01:25La procédure est claire, tout candidat peut saisir la Cour dans le délai légal.
01:30Il appartient ensuite au juge constitutionnel de tranchée, explique une source proche du dossier.
01:35L'objectif est de garantir la sincérité du scrutin et de corriger d'éventuelles irrégularités.
01:42Plusieurs candidats et partis politiques dénoncent des anomalies, usage massif des procurations, absence d'affichage des procès-verbaux ou incohérence dans les résultats proclamés.
01:53Dans certaines circonscriptions, des demandes d'annulation totale du vote ont déjà été déposées.
01:59La Cour pourrait donc être amenée à invalider certains résultats et ordonner des élections partielles, ce qui modifierait la configuration du second tour prévu le 11 octobre.
02:10Dans l'attente de la décision des juges prévue au plus tard le 8 octobre, l'opinion publique reste suspendue au verdict.
02:17Pour de nombreux observateurs, cette étape constitue un test crucial pour l'indépendance de la Cour constitutionnelle et la crédibilité du processus électoral.
02:28Son jugement dira si les recours influent sur la liste des candidats qualifiés pour le second tour ou si le processus se poursuit tel qu'annoncé par le ministère de l'Intérieur.
02:38Dans le cadre des élections 2025, Raymond Donzima, Julien Corbecalé et Alain-Claude Bébénzé appellent à l'annulation du scrutin au regard du processus jugé biaisé.
02:47Explication.
02:48Au lendemain des législatives et locales du samedi 27 septembre 2025, la contestation s'organise au sommet de la classe politique.
02:56Trois anciens premiers ministres, Raymond Donzima, Julien Corbecalé et Alain-Claude Bébénzé, tirent la sonnette d'alarme et dénoncent un scrutin chaotique, entaché d'irrégularité et de faute massive.
03:07Tout s'appelle à l'annulation pur et simple du processus mettant le gouvernement Oligu Nguema face à une épreuve de vérité.
03:14Le 30 août 2023 avait nourri l'espoir d'un nouveau départ pour le Gabon.
03:18Deux ans plus tard, le double scrutin législatif et local vient brutalement raviver les vieux démons électoraux.
03:24Dans un rare front commun, trois anciens chefs de gouvernement ont uni leur voix pour dénoncer un processus jugé biaisé,
03:30pointant tour à tour la responsabilité du gouvernement, l'usage abusif des procurations et des pratiques électorales d'un autre âge.
03:37Leur message est clair, sans annulation, la transition risque de perdre toute légitimité.
03:42Pour Raymond Donsima, président de l'Alliance Patriotique et ancien Premier ministre de la Transition,
03:47le scrutin du 27 septembre illustre tristement un retour au travers électoraux que la promesse du 30 août 2023 avait juré d'enterrer.
03:54Il a décrié un processus miné par la fraude organisée, début sentier de ce qu'il appelle des électeurs mercenaires,
04:01déplacés artificiellement vers des circonscriptions où il n'avait ni attache familiale, ni intérêt économique.
04:06Des listes électorales encore gonflées de noms de personnes décédées et des cartes d'électeurs échappant à tout contrôle.
04:12Autant d'éléments qui, selon lui, réduisent à néant l'idée même de sincérité du vote et ravivent le spectre des pratiques du passé.
04:19Au-delà de la dénonciation dont Sima tire la sonnette d'alarme sur le risque démocratique que représentent ces dérives,
04:25il rappelle que le coup de force du 30 août avait suscité un immense espoir,
04:28celui d'un pays décidé à rompre avec la fraude et l'arbitraire pour renouer avec une compétition électorale équitable.
04:34« Or, dit-il, la répétition des mêmes manipulations prouve que le logiciel n'a pas changé.
04:40Pour lui, une victoire obtenue par ses moyens ne saurait être synonyme de progrès.
04:43Une victoire construite sur du mensonge est une victoire qui ne présage rien de bon », a-t-il averti,
04:49prévenant que de telles pratiques fragilisent non seulement la légitimité des élus,
04:52mais aussi la stabilité même de la transition et la confiance des Gabonais dans leurs institutions.
04:58Julien Kogubekale, ancien Premier ministre et cadre du Parti démocratique gabonais,
05:03a lui aussi dressé un constat sans appel.
05:05Il estime que les législatives et locales du 27 septembre ont été plombées par des érivélarités massives
05:10et une organisation chaotique sur l'ensemble du territoire, jetant une ombre sur la sincérité du scrutin.
05:16Pour l'ex-chef du gouvernement, la responsabilité de ce fiasco ne saurait être imputée au PDG,
05:21mais incombe directement à l'État et à son exécutif.
05:24« Ni le ministre de l'Intérieur, ni les membres de la Sénocère ne sont encartés au PDG »,
05:29a-t-il insisté, pointant le gouvernement comme unique responsable des dysfonctionnements.
05:33Dans le même souffle, il a lancé un appel solennel au président Brice Clotaire-Olivier Nguema
05:38afin d'annuler le scrutin et de restaurer la confiance citoyenne.
05:41« Notre démocratie ne peut progresser sans vérité, sans justice et sans respect des règles ».
05:47Alain-Claude Bilibinze, président du Parti ensemble pour le Gabon et ancien Premier ministre,
05:51n'a pas mâché ses mots face au dysfonctionnement du scrutin du 27 septembre.
05:55Dans une déclaration d'une rare virulence, il a directement interpellé le chef de l'État,
05:59« Monsieur le Président » et le courage de réculer en annulant ses élections.
06:03« N'écoutez pas ceux qui vous disent que tout va bien, ils l'ont dit hier,
06:06« Ali Bongo et j'étais présent a-t-il martelé », soulignant le danger de répéter les erreurs du passé. »
06:11Pour Alain-Claude Bilibinze, le recours massif aux procurations et l'instrumentalisation de certains bureaux de vote
06:16sont venus entacher gravement la crédibilité du processus.
06:20Il alerte sur des conséquences à long terme d'un tel passage en force.
06:23Si le Parlement devient illégitime, ce serait l'échec le plus grave de la transition.
06:27Dans son analyse, le risque est double,
06:30non seulement fragiliser les institutions issues de la nouvelle constitution,
06:33déjà critiquées pour avoir affaibli le rôle du législatif,
06:36mais aussi provoquer une fracture de confiance durable entre les citoyens et la classe politique.
06:42Un avertissement qui, selon lui, devrait résonner au plus haut sommet de l'État
06:45afin d'éviter de replonger le Gabon dans les travers qui ont nourri la défiance populaire avant le 30 août 2023.
06:52En appelant de concert à l'annulation du scrutin,
06:54Raymond Bonsima, Julien Koguebekalé et Alain-Claude Bilibinze posent une question lourde de sens.
06:59La transition, censée refonder la démocratie gabonaise et restaurer la confiance citoyenne,
07:04peut-elle résister à un premier test d'une élection couplée,
07:07minée par des irrégularités massives ?
07:10Pour les trois anciens premiers ministres, le débat n'est pas simplement arithmétique,
07:13il est fondamentalement politique et moral.
07:16Leur inquiétude rejoint celle d'une partie de l'opinion publique,
07:18y compris de la classe politique,
07:20qui voit dans ce scrutin le spectre d'un retour aux vieilles pratiques.
07:23Bourrage d'urnes, procuration abusive, liste électorale opaque et manipulation des résultats.
07:28L'enjeu dépasse largement les résultats du 27 septembre.
07:31Il s'agit désormais de savoir si le Gabon est réellement capable.
07:34Le rompre avec des décennies de fraude électorale et de compétitions biaisées.
07:38Ou si la transition ne serait qu'une parenthèse rapidement refermée.
07:41Les trois personnalités mettent ainsi la pression sur le président,
07:44Brice Clotaire Oligin-Guema.
07:46Soit il assume la promesse de rupture faite le 30 août 2023,
07:49en allulant ce scrutin jugé illégitime,
07:52soit il prend le risque de voir s'installer une crise de confiance profonde,
07:55qui pourrait durablement fragiliser l'édifice institutionnel de la Ve République,
07:59naissante.
08:00Leur appel raisonne donc comme un ultimatum politique et moral au cœur de la transition.
08:06Dans une déclaration publiée ce 1er octobre à l'issue de la proclamation des résultats,
08:10Yves Fernand Monfombi, candidat déclaré, perdant aux législatives dans le siège unique de la DOLA,
08:15a remercié chacun et chacune de ses électeurs pour leur vote.
08:18Battu dans les urnes lors des législatives du 27 septembre 2025,
08:23le candidat du Parti démocratique gabonais dans le département de la DOLA,
08:27Yves Fernand Monfombi, a tenu à adresser un message de gratitude à ses électeurs.
08:32Prenant acte des résultats, il affirme demeurer engagé pour l'avenir de la localité.
08:37Dans une déclaration publiée à l'issue de la proclamation des résultats,
08:41Yves Fernand Monfombi, Dimwandimbu ou encore le capitaine,
08:44a reconnu sa défaite et salué le verdict des urnes.
08:47Les résultats officiels ne m'ont pas été favorables.
08:49Je prends acte de ce verdict, expression de la démocratie que nous devons tous respecter, a-t-il affirmé.
08:55L'ancien candidat a tenu à remercier chacune et chacun de ses électeurs pour la confiance placée en lui,
09:00rappelant que leur soutien et leur encouragement resteront pour lui une source de fierté et de motivation.
09:06Pour Yves Fernand Monfombi, perdre une élection ne saurait être perçu comme une remise en cause des idéaux portés durant la campagne.
09:12C'est une étape qui nous invite à continuer le combat pour le développement de notre département.
09:17A garder espoir et à rester unis autour de l'essentiel, l'avenir de l'adolat et le bien-être de ces populations, a-t-il souligné.
09:25S'il ne siègera pas à l'Assemblée nationale, Mwandibu affirme rester aux côtés de ses concitoyens,
09:29disponibles et engagés, convaincus que le travail collectif engagé portera tôt ou tard ses fruits.
09:35Dans son message, l'ancien candidat du PDG insiste sur la nécessité de poursuivre la dynamique initiée autour de son projet politique.
09:42Ensemble, nous avons semé des graines d'espérance et de progrès.
09:45Continuons à les entretenir car demain nous appartient.
09:48A-t-il lancé ? Appelons les populations à préserver l'unité et la solidarité locale.
09:53Ce message de remerciement emprunt d'humilité sonne comme une promesse,
09:56celle d'un engagement constant pour le département de l'adolat au-delà des résultats électoraux.
10:01Le Gabon piètre et lèvres du continent africain en matière de liberté économique, le rapport 2024,
10:06sur l'indice de liberté économique publié le 25 septembre dernier par l'Institut Fraser classe le pays au 37e rang mondial sur 50.
10:14On fait le point.
10:15Se présentant comme une économie ouverte et prônant la libre concurrence,
10:19le Gabon peine pourtant à convaincre sur le terrain.
10:22Selon le dernier rapport de l'Institut Fraser publié le 25 septembre,
10:26le pays se classe 37e en Afrique sur 50 États évalués
10:30dans l'indice de liberté économique 2025.
10:33Une performance qui illustre le décalage entre discours politique et la réalité vécue par les entreprises.
10:40L'étude, qui couvre 165 pays et territoires,
10:44repose sur 45 critères regroupés en cinq catégories.
10:47La taille de l'État, la solidité du système juridique,
10:51la stabilité monétaire, la liberté de commerce international et la réglementation.
10:56Chaque domaine est noté de 0 à 10.
10:59Avec une moyenne inférieure à 6,
11:01le Gabon reste en dessous de la moyenne africaine,
11:04signe du blocage persistant.
11:06À l'inverse, certains pays du continent tirent leur épingle du jeu.
11:10L'île Maurice arrive en tête avec un score de 7,76 points,
11:1521e au vent mondial,
11:17grâce à une monnaie stable et une politique commerciale ouverte.
11:20Les Seychelles et le Cap Vert affichent aussi de bons résultats soutenus par une fiscalité claire
11:25et un cadre favorable aux investisseurs.
11:28Au Gabon, la situation contraste fortement.
11:31Lenteur administrative, dépendance au pétrole,
11:34faiblesse de la justice et protection fragile des droits de propriété.
11:39Autant de facteurs qui freinent l'initiative privée
11:41et nourrissent la méfiance des investisseurs.
11:45Alors que l'indice démontre le lien direct entre liberté économique, croissance et revenu,
11:49la position du Gabon rappelle l'urgence de réformes concrètes.
11:54Sans allègement de la bureaucratie ni diversification économique,
11:57le pays risque de rester à la traîne dans la compétition régionale.
12:01Le chiffre du jour est 95,2%.
12:05C'est le pourcentage de bureaux de vote visités bénéficiant d'un dispositif sécuritaire.
12:10La source est le réseau des observateurs citoyens.
12:12Le verbatim, conscient des risques liés à la perturbation du calendrier de retour à l'ordre constitutionnel
12:18aux contraintes budgétaires, pesant sur l'État à l'impérieuse nécessité de préserver la paix et la concorde nationale.
12:25Et tenant compte de la sortie remarquable du président de la SER,
12:29le LRA estime qu'il est préférable de poursuivre le processus électoral engagé.
12:34La source de ce verbatim est une déclaration de ce jour.
12:38Et l'auteur est Stéphane Germé-Lokoboussinghi,
12:41candidat aux élections législatives, département de Lougou-Loumi-Mongo,
12:45premier siège, président du LRA.
12:47C'est la fin de ce 19h30.
12:49Merci pour votre attention.
12:50Excellente soirée à tous.
12:51Restez connectés sur GMT TV.
12:53Bonne soirée. Au revoir.
12:54Retrouvez GMT TV sur vos différents réseaux sociaux.
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