[#Journal] Le 19H30 du 17 Octobre 2025
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00:00Mesdames et messieurs, bonsoir, ravis d'être dévote pour ce 19h30 dans l'actualité de ce vendredi 17 octobre 2025.
00:23Mettre fin à la maltraitance sociale et institutionnelle, agir ensemble pour les sociétés justes, pacifiques et inclusives,
00:28tel est le thème de la journée pour l'élimination de la pauvreté, un défi que le Gabon, un pays riche, voit son peuple subir au quotidien.
00:36Première information de cette édition, à l'occasion de la journée pour l'élimination de la pauvreté,
00:41célébrée ce 17 octobre, le ministre de l'entrepreneuriat, du commerce et des PME, PMI Zena Banying Ashaning,
00:48a réaffirmé l'engagement du Gabon à lutter contre la pauvreté sous toutes ses formes,
00:52malgré cette bonne volonté sur le terrain.
00:55La réalité des citoyens est haute puisque la pauvreté demeure toujours aussi présente.
00:59Décryptage.
01:00Ce vendredi 17 octobre 2025, à l'instar de la communauté internationale,
01:05le Gabon commémore la journée internationale pour l'élimination de la pauvreté,
01:10avec pour thème mettre fin à la maltraitance sociale et institutionnelle,
01:14agir ensemble pour des sociétés justes, pacifiques et inclusives.
01:18Si lors de son discours circonstanciel, la ministre de l'entrepreneuriat, du commerce et des PME, PMI,
01:24Zena Banying Ashaning, a réaffirmé l'engagement du Gabon à lutter contre la pauvreté sous toutes ses formes,
01:29la réalité semble bien loin de ces discours creux,
01:32servis depuis des décennies aux citoyens gabonais, dont certains peinent à vivre dignement.
01:37Usant d'une rhétorite quelque peu politicienne,
01:39le membre du gouvernement a souligné que cette journée devrait nous rappeler
01:42l'importance de la solidarité nationale et de l'action collective pour bâtir un pays plus équitable,
01:47où chaque citoyen a accès à la dignité, aux opportunités et à une vie meilleure.
01:52A cet effet, Zena Banying Ashaning a réaffirmé l'engagement du gouvernement,
01:56Oligu Ngema, à réduire les inégalités et à promouvoir le développement social,
02:00au bénéfice de toutes les couches de la population.
02:03Sauf qu'au-delà des vœux pieux, les Gabonais n'ont toujours rien dans leur assiette
02:07et peine à obtenir un emploi ou même à se loger.
02:10Malgré les richesses naturelles du Gabon, notamment son pétrole et ses ressources forestières,
02:14la population continue de vivre dans la précarité.
02:17L'économie gabonaise, bien que classée parmi les pays à revenus intermédiaires supérieurs,
02:21affiche des inégalités criantes.
02:22La majorité de la population n'accède pas au bénéfice de cette richesse.
02:26Les entreprises locales, quant à elles, peinent à se développer,
02:29souvent freinées par des conditions économiques défavorables,
02:32un manque d'accompagnement, des procédures administratives et judiciaires répressives
02:36et des politiques publiques inadaptées.
02:38Par ailleurs, la corruption et la mauvaise gestion des ressources sont des fléaux
02:41qui aggravent la situation, entravant la mise en œuvre de projets de développement.
02:46Faut-il rappeler qu'en 2024, le Gabon se classe au dixième rang mondial des pays
02:50et ont le pourcentage le plus élevé de personnes vivant, sous le seuil de pauvreté.
02:54Avec 34,6% de sa population concernée, selon le rapport d'avril 2025,
02:59le macro-pauverty outlook.
03:02Ce classement qui se concentre sur les pays à revenus intermédiaires de la transe supérieure
03:05révèle un contraste frappant pour ce pays, souvent perçu comme un îlot de stabilité économique.
03:11Puis, la dot de conjoncture économique publiée en juin 2025 par la Banque mondiale
03:14souligne que la pauvreté, en hausse constante depuis 2022,
03:18touchée quant à 4,6% des Gabonais en 2024.
03:22Les prévisions laissent entrevoir un recul modéré de 37,8% en 2025 à 35,8% en 2027.
03:29Mais cette baisse reste insuffisante pour infléchir durablement la tendance.
03:32La Banque mondiale estime qu'environ 970 000 personnes, soit plus d'un tiers de la population,
03:37vivront encore avec moins de 6,85 dollars par jour à l'horizon 2027.
03:42Face à ce constat alarmant, le gouvernement Oligin-Gema est contraint de repenser sa stratégie.
03:47Il ne s'agit plus simplement de lancer des projets symboliques,
03:50mais de réévaluer de manière significative le système de production et de création d'emplois.
03:54Pour réellement changer la vie des Gabonais, il devient impératif d'agir avec pragmatisme
03:58et d'engager des réformes structurelles qui répondent aux enjeux sociaux et économiques du pays.
04:03Alors que le Gabon célèbre la journée internationale pour l'élimination de la pauvreté,
04:07il est essentiel que les promesses se traduisent par des actions concrètes et efficaces.
04:12Une véritable mobilisation est nécessaire pour lutter contre la pauvreté
04:16et construire un avenir où chaque citoyen peut voir ses droits fondamentaux respectés.
04:21Selon le dernier tableau de bord de l'économie publié par la Direction Générale de l'économie,
04:26l'activité forestière est en baisse de 3,6% en 2024 et ce pour des raisons de logistique commentaire.
04:33Au Gabon, la filière forestière marque le pas.
04:37Selon le dernier tableau de bord de l'économie publié par la Direction Générale de l'économie,
04:42la production de bois a réculé de 3,6% en 2024 pour s'établir à 3,69 millions de mètres cubes.
04:49En cause des difficultés logistiques, le manque de wagons pour le transport ferroviaire
04:54et la dégradation avancée des routes aggravées par la saison des pluies
04:58ont freiné l'évacuation des grumes vers les zones industrielles et les ports.
05:03L'eau koumée, essence phare du pays, a vu sa production chuter de plus de 11%.
05:07Même constat pour le Béli, le Padouk ou encore l'Andang,
05:12mais certaines essences secondaires comme le Gombe ou le Long affichent des hauts spectaculaires,
05:16traduisent une tentative de diversification de la production.
05:20Malgré ces contraintes, les livraisons aux usines locales progressent légèrement,
05:24signe que la transformation sur place gagne du terrain.
05:27Une dynamique encouragée par les autorités qui misent sur la valeur ajoutée et l'emploi local.
05:33Mais pour relancer durablement la filière, un chantier s'impose.
05:36La réhabilitation des routes forestières, sans infrastructures adaptées,
05:41la compétitivité du bois gabonais reste menacée.
05:44Symbole du savoir-faire national et pilier de l'économie hors pétrole,
05:48le secteur forestier gabonais doit aujourd'hui surmonter ses obstacles
05:51pour préserver sa place sur la scène internationale.
05:55Selon l'enquête Afrobarometer publiée le 28 août 2025 au Gabon,
06:00en matière de sécurité publique, seulement 11% des citoyens sont satisfaits
06:05de l'action du gouvernement, un bilan accablant pour la sécurité publique
06:08censé être un pilier de l'État.
06:11Selon l'enquête Afrobarometer publiée le 28 août 2025,
06:15à peine 11% des Gabonais estiment que le gouvernement fait un bon ou très bon travail
06:20en matière de réduction de la criminalité.
06:22Ce chiffre, extrêmement bas, contraste avec les annonces officielles de réforme des forces de police
06:27et questionne la cohérence entre discours et résultats.
06:31La sécurité, censée être un pilier de l'État,
06:33apparaît comme un angle mort de l'action publique.
06:36Près de 9 Gabonais sur 10 jugent négativement la lutte contre la criminalité.
06:40Un désaveu qui traduit à la fois la persistance des violences urbaines,
06:43la banalisation des vols et braquages et l'omniprésence de la corruption policière.
06:48Nous voyons plus de contrôles routiers pour extorquer que de patrouilles pour nous protéger,
06:52témoigne un habitant de Libreville.
06:54Ces perceptions affaiblissent non seulement la confiance envers la police,
06:57mais aussi envers l'ensemble du gouvernement.
06:59Depuis le coup d'État du 30 août 2023,
07:02le gouvernement de transition a multiplié les annonces.
07:05En mai 2025, le ministre de l'Intérieur, Herman Imongo,
07:08présentait un plan ambitieux.
07:10Création d'unités spécialisées, formation et déploiement de 944 sous-officiers
07:14et recrutement de plus de 1 000 agents en formation.
07:18Mais pour l'instant, les résultats concrets restent invisibles dans le quotidien des Gabonais.
07:21Afro Barometer rappelle que 64% des citoyens se sentent en insécurité dans leur quartier
07:27et 44% craignent un crime à leur domicile.
07:30Des indicateurs qui révèlent que les réformes annoncées n'ont pas encore transformé la réalité.
07:36Le contraste est saisissant.
07:37D'un côté, des réformes affichées comme structurelles.
07:40De l'autre, une population qui constate une dégradation continue de sa sécurité.
07:44Où sont les indicateurs de performance ?
07:47Combien de crimes élucidés, de trafic démantelé, de policiers sanctionnés ?
07:51Sans évaluation rigoureuse et transparente,
07:53la réforme policière risque de n'être qu'une vitrine politique.
07:56La sécurité publique est un test de crédibilité pour l'État gabonais.
08:00Tant que les citoyens ne verront pas d'amélioration tangible,
08:03rue plus sûre, procédure transparente, justice accessible, la défiance perdurera.
08:08Avec seulement 11% d'approbation, le gouvernement n'a plus le droit à l'erreur.
08:11Il lui faut prouver, chiffre à l'appui, que la réforme policière dépasse le stade des communiqués
08:17pour devenir une réalité mesurable.
08:20En société, se rendre dans les PECA n'est pas toujours chose aisée.
08:24On cause les nombreux embouteillages sur la route.
08:27Face à cette situation, l'opinion se demande si la réduction du rend-point du PECA 12
08:32apparaît comme une solution-explication.
08:36Le calvaire de la mobilité urbaine est bien connu à Libreville, capitale politique du Gabon.
08:41Si cette situation exaspère de nombreux citoyens, le sang pétanel problème des embouteillages
08:45au PECA 12 n'est pas en reste.
08:47Selon de nombreux compatriotes, cette congestion serait en partie liée au rend-point du PECA 12
08:52jugé inutilement volumineux.
08:54Faut-il alors envisager de le réduire pour fluidifier la circulation ?
08:58Se rendre dans les PECA n'est pas toujours chose aisée, surtout aux heures de pointe.
09:02Que ce soit durant l'année scolaire ou pendant les vacances,
09:05les bouchons mettent à rude épreuve la patience des automobilistes.
09:08Pour de nombreux usagers de la route, le rend-point du PECA 12 est disproportionné
09:12et mal adapté aux flux de circulation, d'où les embouteillages monstres observés au quotidien.
09:17Ce gigantesque rend-point ne fait qu'adraver la situation.
09:20C'est vraiment pénible, il faut le réduire et rouvrir les entrées et sorties
09:23qui ont été fermées, déplore un père de famille.
09:27D'autres estiment qu'un échangeur s'impose à ce niveau stratégique
09:29tout en appelant à l'éviction des opérateurs économiques installés de manière anarchique
09:34qui obstruent également la voie.
09:36L'urgence est donc là, la fluidité routière doit devenir une priorité.
09:41Entre les détours interminables des habitants,
09:42l'état de la chaussée peu engageant et la perte de temps généralisé,
09:46il est clair que les autorités gagneraient à prendre au sérieux
09:48les préoccupations des usagers de cette voie.
09:51Le développement d'un pays passe aussi par des infrastructures adaptées,
09:55garantant d'une meilleure qualité de vie.
09:57Pour l'heure, un vœu demeure,
09:59celui de pouvoir circuler en toute sérénité dans les PECA.
10:02Plusieurs mois après les nombreuses initiatives pilotées par le délégué spécial
10:06en charge de la commune de Libreville, Adrien Guémamba,
10:10afin d'embellir la capitale gabonaise,
10:12le constat demeure sans appel.
10:13Les immondices continuent de s'amonceler dans les artères de la ville
10:18tandis que les mauvaises habitudes et populations persistent.
10:21Libreville compte six arrondissements,
10:24mais à travers ses différents quartiers,
10:26le décor est le même, tristesse et désolation.
10:29Impossible d'y circuler sans croiser des tas d'ordures
10:32à chaque carrefour, souvent déversé à même le sol,
10:36parfois éparpillé par des malades mentaux.
10:39Un spectacle désolant qui ternit l'image de la capitale politique du pays.
10:44Pourtant, plusieurs mesures avaient été adoptées,
10:46notamment l'opération de restauration de l'ordre urbain,
10:50la mise en place de la brigade municipale de lutte contre l'insalubrité
10:54ou encore l'adoption d'un nouveau chemin directeur de collecte des déchets.
10:58Ces initiatives censées transformer le visage de la capitale
11:02et encourager des comportements éco-responsables
11:05semblent aujourd'hui avoir peu d'effet.
11:08Les rues de Libreville restent encombrées de détritus,
11:11les odeurs nauséabondes se mêlent aux eaux usées stagnantes
11:14et les canalisations pour la plupart bouchées aggravent la situation.
11:18Les bacs à ordures débordent, les déchets ménagers ne sont pas triés
11:22et l'on y retrouve pêle-mêle, détritus, restes d'aliments et branches d'arbres.
11:26Récemment encore, plusieurs occupants anarchiques de l'espace communal ont été dégarpis.
11:31Mais à peine quelques semaines plus tard,
11:33ces zones sont de nouveau occupées par des commerçants,
11:36preuve du manque de suivi et de discipline.
11:39Face à ces réalités, difficile de ne pas s'interroger sur la responsabilité collective.
11:44L'insalubrité et l'incivisme semblent s'être profondément racinés
11:48dans les habitudes des populations, rendant inefficaces les efforts des autorités.
11:53Dans un pays de 2,5 millions d'habitants,
11:56comment expliquer qu'il soit aussi difficile d'imposer une rigueur environnementale minimale ?
12:02Plus que jamais, il est urgent de restaurer véritablement l'ordre et la propreté
12:06dans la commune de Libresil, non seulement par des actions ponctuelles,
12:10mais surtout par une éducation citoyenne durable et des sanctions exemplaires.
12:14Le chiffre du jour est 3 691 111.
12:19C'est le nombre de mètres cubes de la production forextière en 2024.
12:23La source est le tableau de bord de l'économie.
12:26Et le verbatim, il faut souligner que la capacité d'accueil du centre de santé mentale
12:30est de sans place et que nous avons des malades qui ont été abandonnés par des parents par peur.
12:35D'autres sont ici depuis 20 ans et lorsque de nouveaux malades arrivent,
12:38nous sommes obligés par manque de place disponible de demander aux parents de prendre leurs responsabilités.
12:43Docteur Rendo Bekoumou, directrice du Centre national de la santé mentale,
12:49est l'auteur de ce verbatim, la source est l'union.
12:51Point final à ce 19h30.
12:53Merci pour votre fidélité.
12:54Excellente soirée à vous.
12:55Bon début de week-end à tous.
12:57A demain.
12:57Retrouvez GNT TV sur vos différents réseaux sociaux.
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