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  • il y a 4 mois

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00:00Et on fait le lien directement avec le sujet suivant, puisque vous l'avez évoqué, la démographie, tout passe par la démographie, c'est ce qui met une pression sur les maires qui ne peuvent pas, ne pas, a priori, en tout cas, il faut faire preuve d'un courage terrible pour résister à une pression démographique qui entraîne justement des décisions particulières dans les villes.
00:18On a dans le studio avec nous Nicolas Provomonti, on vous interrogera dans un instant sur ce qui se passe. Alors je rappelle que la France déroule le tapis rouge à Alger avec 8400 visas étudiants accordés cette année, près de 1000 de plus qu'en 2024, et pourtant deux Français sont toujours emprisonnés à Alger.
00:35Il faut le rappeler, Boilem Sansal, c'est comme si on l'a oublié, Christophe Glaze, donc un journaliste et un écrivain qui sont emprisonnés en ce moment.
00:43Le pays, l'Algérie, refuse de reprendre ses OQTF, et l'Algérie accélère également l'effacement du français au profit de l'anglais dans ses écoles et ses universités.
00:52Est-ce une main tendue ou une concession de trop ? Je vais avoir tout de suite en ligne Léa, qui nous appelle de l'eau de bonjour Léa.
01:00Bonjour à tous.
01:01Bonjour Léa, quel est votre regard sur cette attitude de la France ? Et puis je veux citer le tweet de l'ambassade de France à Alger, qui se félicite d'accueillir ses étudiants.
01:14Écoutez, on est complètement démunis, parce que si on posait la question aux Français, les Français trancheraient, je pense, de façon assez claire, ce que nos gouvernants n'ont pas le courage de faire.
01:24Une fois de plus, on fait rentrer les gens qu'après, on ne peut pas aller faire la marche de l'antisémitisme parce qu'on a fait rentrer trop de gens susceptibles d'être vexés.
01:31Donc, toujours sans demander l'avis des Français, bien évidemment, les Français qui leur financent les logements, les bourses étudiantes, etc.
01:37Donc, on se demande si M. le Président Théboud n'a pas quelques informations personnelles sur M. Macron, parce que ce n'est incompréhensible de marcher le froc en bas, excusez-moi l'expression.
01:52Pour quelles raisons ? On n'y gagne strictement rien.
01:56On ne gagne rien. Donc, c'est toujours contre l'avis des Français. Qu'est-ce que fait M. Macron ?
02:03Tu poses la question ? Il parlait de référendum.
02:06Oui, c'est marrant, parce que j'allais vous poser la question. J'entends derrière ce que vous dites que vous êtes absolument pour un référendum, pour qu'on puisse demander aux Français ce qu'ils veulent, pour pouvoir s'appuyer sur ça, pour changer les choses.
02:16Mais pourquoi ils ne le font pas ? Parce qu'ils savent très bien que la réponse des Français va être, et qu'après, il va falloir prendre leur disposition pour pouvoir mettre en œuvre la réponse des Français,
02:24qu'ils ne veulent absolument pas voir, bien qu'ils en aient totalement conscients, je pense.
02:28N'importe quel pays ne va pas, ne fait pas ça, n'est pas autant généreux avec quelqu'un qui, pas qui nous déteste, mais du moins qui nous méprise et qui ne respecte aucunement ce qu'on a pu faire pour eux.
02:42Même les lois internationales sur la reprise des OQTF. Merci beaucoup, ma chère Léa, pour votre appel de l'Aude.
02:50Vous êtes jeune, vous avez 24 ans, et vous nous interpellez effectivement sur ce manque de référendum, ce manque d'écoute de la part des Français.
02:57Nicolas Provo-Monti, vous êtes directeur général, cofondateur de l'Observatoire de l'Immigration et de la Démographie.
03:02Vous savez moi à qui je pense, Nicolas Provo-Monti ? Je pense à celle qui va être jugée pour l'assassinat de Lola.
03:10Elle est entrée en France, je vous en parle, j'en ai des frissons, avec un visa d'étudiant algérien.
03:16Voilà où on en est. Ça ne veut pas dire que tous les étudiants algériens, mais c'est une porte d'entrée.
03:23Comment vous réagissez à ça, vous ?
03:24Absolument. Ce sujet, en vérité, il est au croisement de grands champs d'échecs de notre politique migratoire.
03:29Il y a d'une part la relation avec l'Algérie. On sait, les Algériens sont la principale nationalité bénéficiaire des titres de séjour en France.
03:36Ils sont la principale nationalité des étrangers interpellés en situation irrégulière, donc dans l'immigration clandestine.
03:41Sur la question des visas, l'an dernier, on a accordé 250 000 visas à des Algériens, une hausse de 20% par rapport à l'année précédente,
03:49alors même qu'on était en pleine crise de relations avec l'Algérie.
03:52En conflit déjà, en conflit diplomatique.
03:53Absolument, et que l'Algérie renacle, voire même fait plus que renacler à réadmettre ses ressortissances qu'elle est tenue de faire normalement au regard du droit international.
04:00Donc il y a ce champ d'échecs-là. Il y a effectivement la folie de notre politique d'immigration étudiante.
04:05La folie de notre politique d'immigration. Restez là, parce que ça, ça m'intéresse. Quelle folie ? De quoi parlons-nous concrètement ?
04:11Est-ce qu'on entre étudiant et après on disparaît de la nature ? On en parle, on marque une pause et on revient, mon cher Nicolas Provomonti.
04:17Et vous aussi réagissez, 01, 80, 20, 39, 21, 12h26. Vous écoutez Christine Kelly et vous sur Europe 1.
04:28C'est moi, bienvenue à tous. Si vous nous rejoignez à l'instant, il est 12h33 sur Europe 1.
04:36Il y a beaucoup de questions au temps-là d'Europe 1, 01, 80, 20, 39, 21.
04:40Vous êtes choqués par l'attitude de la France qui déroule le tapis rouge à Alger avec ses 1000 visas étudiants de plus accordés cette année
04:50avec cette ambassade de France en Algérie qui se félicite de ses étudiants.
04:56Et je soulignais à notre invité qui est dans le studio, Nicolas Provomonti,
05:00que Lola a été tuée par une présumée algérienne qui est entrée illégalement en France en 2016
05:09avec un titre de séjour étudiant sous le coup d'une obligation de quitter le territoire.
05:14Ça ne veut pas dire que tous les étudiants deviennent des assassins, c'est sûr, rappelons-le,
05:18mais ça interpelle quand même et vous alliez nous faire des révélations peut-être par rapport aux visas étudiants et le lien en France, l'immigration.
05:26C'est-à-dire que dans la dynamique globale de hausse de l'immigration qu'on connaît depuis maintenant plus de deux décennies en France,
05:31il y a un effet très spécifique de l'immigration étudiante ces dernières années.
05:35C'est-à-dire qu'on a fixé depuis 2019 un objectif vers lequel toute notre politique d'immigration étudiante est tendue,
05:41c'est d'avoir à tout prix 500 000 étudiants étrangers en France en 2027.
05:45Et donc à quoi ça conduit ? Ça conduit à faire de la quantité, puisqu'il n'y a pas d'objectif vraiment qualitatif.
05:50Je ne comprends pas. Pourquoi 500 000 ? C'est pour faire bien ? C'est un chiffre qu'on a mis en augmentation ?
05:56C'est pour montrer qu'on accueille ?
05:58C'est ça, absolument. Dans la politique d'accueil ?
06:00Bien sûr. C'est censé contribuer au rayonnement universitaire de la France et au rayonnement culturel plus globalement.
06:05La vraie difficulté, c'est que ça ne marche pas quand on fait purement de la quantité.
06:07Aujourd'hui, les motifs de titres de séjour étudiants, c'est le principal motif d'octroi des titres de séjour en France.
06:15Un nouveau titre sur trois, les pourmotifs étudiants.
06:17Et la hausse portée ces dernières années, l'est surtout sur des pays d'origine comme l'Algérie.
06:21C'est-à-dire que le nombre de nouveaux titres de séjour étudiants pour des ressortissants du Maghreb a doublé en 10 ans.
06:26Le nombre de ces titres pour des ressortissants d'Afrique subsaharienne a triplé.
06:30Et on a notamment une difficulté particulière avec les Algériens, c'est que beaucoup plus que les autres nationalités,
06:34ils restent, après avoir eu ce titre, et ils restent pour des motifs qui ne sont pas économiques.
06:39Vous prenez tous les Algériens qui ont eu un titre de séjour étudiant ou une année donnée,
06:42vous les retrouvez huit ans plus tard, plus de 60% ont toujours un titre de séjour en France,
06:47donc là on ne compte même pas ceux qui sont juste restés clandestinement,
06:49dont les deux tiers pour motif familial.
06:51Et donc effectivement, ça pose la question de la soutenabilité de cette politique purement quantitative.
06:55Moi je ne comprends pas, parce que de l'autre côté, le remplacement en faculté de médecine et en pharmacie du français par l'anglais,
07:02moi je ne comprends pas, on veut effacer Gabriel Cusel, le français, en Algérie,
07:07et pour autant on envoie les étudiants algériens en France.
07:10Encore une remarque, l'Algérie, c'était Sarah Knafo qui l'a fait remarquer sur les réseaux sociaux,
07:15que l'Algérie nous coûte 9 milliards d'euros chaque année.
07:19Elle a établi la facture, elle a même mis une facture, elle a posté,
07:22et elle dit que ça augmente encore.
07:24Moi je ne comprends pas Gabriel Cusel.
07:25Je crois qu'il y a deux sujets dans le sujet.
07:27Le premier, c'est que de fait, on ne comprend pas pourquoi il n'y a pas de réciprocité dans notre pays.
07:34C'est-à-dire que nous avons quand même deux Français emprisonnés,
07:36et on continue à dire, génial, venez chez nous, c'est fantastique, vous venez chez nous.
07:40Au moins dire, on donne les visas, mais libérez, voile même sans sale.
07:41D'ailleurs, je vous fais remarquer qu'Emmanuel Macron, le 6 août, avait dit, avait écrit solennellement,
07:45mais tout ça c'est que de la com' en fait, avait écrit à François Bérou en disant,
07:49je demande une politique de grande fermeté, notamment pour les visas long séjour,
07:52sauf erreur de ma part, un étudiant c'est un visa long séjour.
07:54Donc la grande fermeté, je ne sais pas où elle est passée, elle est sur la Lune.
07:59Bref, donc ça c'est le premier sujet, c'est proprement scandaleux de se faire piétiner comme ça par l'Algérie.
08:03Le deuxième sujet, c'est l'accueil d'étudiants.
08:05Mais il y a eu un plan, vous vous souvenez, Edouard Philippe en 2019, il avait fait un plan bienvenu en France.
08:09Il nous avait fait miroiter, je ne sais pas, des astrophysiciens.
08:14Et en réalité, on voit bien que ce n'est pas du tout cela que nous recevons,
08:18et c'est devenu une filière d'immigration.
08:20Donc vous voyez, tous ces gens-là, aujourd'hui, ont des velléités d'être président de la République.
08:25Voilà, on peut s'interroger.
08:26Enfin, tous ces gens-là, Edouard Philippe.
08:28Appelez-nous au standard d'Europe 1, 01, 80, 20, 39, 21 pour réagir à ce sujet.
08:32Éric Tecner et Nicolas Provo-Montier, et puis on a des appels aussi sur ce sujet.
08:35Moi, ça ne m'étonne pas ce qui s'est passé avec l'Algérie,
08:36puisque ce n'est même pas la faute de Jean-Noël Barrault.
08:38C'est le système qui est comme ça.
08:40Aujourd'hui, à chaque fois que vous dites, il faut lutter contre l'immigration,
08:43les gens disent...
08:43On n'est pas d'accord avec vous, Éric.
08:44C'est de la faute aussi des gouvernements, des gens qui sont au gouvernement.
08:49Des missionnaires, on n'a pas de gouvernement.
08:50Des missionnaires, le mot est tragique.
08:52Le mot est tragique.
08:53Ce que je veux dire, c'est que oui, ils pourraient l'empêcher.
08:55Mais la vérité, c'est que s'ils ne font rien, ça continue comme ça.
08:57Parce qu'à chaque fois que vous avez un débat avec quelqu'un même,
08:59quelqu'un qui se dit contre l'immigration,
09:01il va systématiquement vous dire,
09:02en revanche, les étudiants, quand même, c'est important.
09:04Il y a toujours une raison.
09:05Et à la fin, vous dites, bon, ok, mais...
09:06Les étudiants, la restauration...
09:08Exactement, c'est ça le problème.
09:09Alors que les étudiants, c'était le chiffre que vous donniez de l'OID,
09:13eh bien, 75% des étudiants algériens ne font pas leur licence en 3 ans.
09:18Donc, c'est-à-dire, ce ne sont pas des gens qui vont réinventer
09:21la Silicon Valley française, comme disait Macron sur le 93.
09:24Karine, qui nous appelle l'île de France, on l'apprend dans un instant.
09:26D'abord, Nicolas, vous vouliez réagir.
09:28Oui, effectivement.
09:29Nicolas Provomonti sur Europe 1, directeur de l'observation de l'immigration.
09:33Et de la démographie.
09:34Tout à fait.
09:34Et c'est vrai que sur le champ de l'immigration étudiante,
09:36la responsabilité de nos dirigeants est spécialement engagée.
09:39Parce qu'il y a beaucoup de matières d'immigration
09:41dans lesquelles les politiques ont les mains liées,
09:43par le niveau constitutionnel, le niveau européen.
09:45En matière d'immigration étudiante, on fait à peu près ce qu'on veut.
09:48Et on a choisi souverainement de faire n'importe quoi.
09:50De faire plus.
09:52C'est ça.
09:52C'est la question, effectivement, de la responsabilité des politiques.
09:55Parce que, bienvenue en France, c'est effectivement cette stratégie
09:57qui a dit qu'on va avoir 500 000 étudiants à tout prix étrangers en 2027.
10:01Et sur le profil de l'immigration reçue,
10:03ce qui a été dit est très vrai.
10:04C'est-à-dire qu'on a à la fois une immigration qui est surreprésentée
10:06dans les filières à faible débouché.
10:08On a une immigration qui est globalement en échec académique.
10:11Ça a été dit, deux tiers des étudiants étrangers en mobilité en France
10:14ne valident pas leur licence en trois ans, encore plus pour les Maghrébins.
10:16C'est fou quand même.
10:16Et on a une immigration étudiante sur le plan budgétaire
10:19dont la Cour des comptes estime le coût net à un milliard d'euros par an.
10:23Karine, vous êtes en ligne.
10:24Bonjour Karine.
10:26Bonjour Christine.
10:27Alors, comment vous réagissez par rapport à ces visas étudiants,
10:31ces visas pour les étudiants algériens ?
10:34Écoutez, déjà, je voulais juste vous faire un petit aparté.
10:38Merci, merci Christine.
10:39C'est un plaisir de vous entendre.
10:41C'est un plaisir de suivre vos émissions.
10:44Vraiment, c'est un grand soutien pour tous les Français, je pense.
10:47Merci ma chère Karine.
10:48Merci de nous suivre.
10:49Christine, qu'allez-vous sur Europe 1 ?
10:52C'est adorable.
10:52Ça me touche beaucoup, vraiment.
10:54Ça m'encourage.
10:55Et à tous les fantastiques de l'équipe d'Europe 1 et les mousquetaires.
10:58Alors, vous vouliez réagir, effectivement, et vous dites que par rapport aux étudiants.
11:03Oui, dites-nous.
11:04Oui, alors ce que je voulais dire, c'est que comme on n'arrive plus à obliger les Français
11:09à accepter l'immigration, on nous parle des métiers en tension pour nous obliger à
11:14accepter une immigration de travail.
11:15Bon, j'aurais plein de choses à dire sur ce sujet, mais passons.
11:18En ce qui concerne les études, on est loin d'avoir un domaine d'études en tension.
11:24On a nos propres étudiants qui ne trouvent pas de place.
11:27Donc, je ne vois pas à quel titre est-ce qu'on devrait prendre des étudiants étrangers.
11:32On a un parcours sub qui est extrêmement compliqué, extrêmement difficile.
11:35Mes enfants ont eu beaucoup de difficultés à trouver des filières.
11:40C'est vrai.
11:41Excellent.
11:41Beaucoup de leurs amis ont été obligés de partir à l'étranger.
11:43Donc, nos études ne sont pas en tension.
11:46Donc, non, pas de visa pour les étrangers.
11:49Et vous êtes un peu dure, mais j'entends bien ce que vous dites en même temps.
11:53J'aurais peut-être dit un peu, peut-être pas pour l'Algérie, peut-être en échange
11:57de ces deux ressortissants français qui sont dans les prisons.
12:00Mais vous dites carrément pas de visa pour les étrangers étudiants.
12:04Nicolas Provo-Monti, il vous répond.
12:06Nicolas Provo-Monti, ma chère Karine.
12:07Il faut regarder l'état de nos études.
12:11En fait, parcours sub, c'est une catastrophe.
12:12Tout le monde est d'accord pour le dire.
12:13Très intéressant.
12:14On empêche nos étudiants de faire des études médicales.
12:19Et puis, on fait venir des médecins de l'étranger.
12:21On empêche nos étudiants de faire des études dans énormément de cursus.
12:26Et ceux qui sont libres, mais on sait très bien que c'est des cursus qui n'amènent aucun débouché.
12:32Donc, en fait, ces étudiants vont aller dans ces cursus-là qui ne vont rien apporter au pays.
12:38À part des allocations étudiantes, évidemment, qu'on va leur offrir.
12:41Des logements étudiants qu'on va leur offrir.
12:43Et c'est tout, en fait.
12:45Allocation étudiant, logement étudiant.
12:47Karine qui met les deux pieds dans le plat.
12:49On peut en parler.
12:49Tout le monde veut réagir sur le plateau.
12:51Nicolas, pour vous mentir, pardon, on marque une pause.
12:53Et vous réagissez ?
12:54Parce que je crois qu'elle a tout dit, là, quand même, la chère Karine.
12:58Karine, vous restez en ligne.
12:59On marque une pause, à tout de suite.
13:00Bravo, Karine.
13:01Présidente !
13:01Et si, comme Karine, vous voulez réagir, 01, 80, 20, 39, 21, 12h41.
13:08À tout de suite avec Christine Kelly sur Europe 1.
13:15Merci de nous rejoindre sur Europe 1.
13:18Il est 12h46.
13:19Christine Kelly et vous, dernière partie.
13:22Nous sommes avec Gabriel Kruzel, Eric Tegner, vous aussi auditeurs d'Europe 1, 01, 80, 20, 30, 21.
13:27pour réagir et échanger avec notre invitée, Christine Nicolas Pouvreau-Monti,
13:32directeur général de l'Observatoire de l'immigration et de la démographie.
13:35Oui, ma chère Géraldine, et nous sommes avec Karine en ligne.
13:40Et Karine dit quand même des choses assez précises, nettes.
13:44Et Nicolas Pouvreau-Monti, j'ai envie de vous faire réagir.
13:46Gabriel Kruzel et Eric Tegner aussi veulent réagir.
13:48Ensuite, on aura Gilles en ligne.
13:50Elle dit, par exemple, que Parcoursup, même nos étudiants français n'arrivent même pas à Parcoursup.
13:54Et pourquoi est-ce qu'on va donner des visas aux étudiants algériens ?
13:58Elle va plus loin, carrément, à tous les étudiants étrangers.
14:02Tout à fait. Il y a deux choses importantes dans ce que dit Karine.
14:04Il y a effectivement l'effet de saturation créé aujourd'hui par l'immigration étudiante
14:08dans un certain nombre des aspects de notre vie universitaire.
14:11Notamment dans tous les aspects de prise en charge matérielle et sociale des étudiants.
14:14C'est-à-dire que les étudiants étrangers en France aujourd'hui, c'est 14% du total.
14:18Mais c'est un tiers des places dans les résidences Kruzel qui sont occupées par des étudiants étrangers.
14:22Un tiers des places.
14:23Un tiers. Et ce sont même 60% des aides d'urgence attribuées par les Kruzel quand il y a vraiment des besoins pressants de prise en charge.
14:2960% qui sont octroyés à des étudiants étrangers.
14:31Donc cet effet de saturation, il est très documenté.
14:34Et un deuxième sujet qu'abordait Karine, c'est la question de la qualité des filières visées par ces étudiants étrangers.
14:40En fait, aujourd'hui, on a délégué aux universités la gestion de notre politique migratoire.
14:44Puisque à partir du moment où on a une admission dans un établissement d'enseignement supérieur français
14:49et qu'on peut se prévaloir d'un niveau de ressources équivalent à 615 euros par mois,
14:52ce qui n'est quand même pas grand-chose et par ailleurs on le vérifie peu,
14:55on a automatiquement un titre de séjour.
14:56Et donc beaucoup d'universités, soit par idéologie, soit par volonté de maintenir ouvertes des filières
15:01qui sont peu attractives pour les étudiants français,
15:04nourrissent ces filières avec des étudiants étrangers.
15:06Incroyable. Gabriel Cluzel.
15:07Oui, je voulais revenir sur un point qu'a abordé Karine, c'est celui de la médecine.
15:11Bon, on sait comment la médecine a été gérée dans notre pays avec des numerus clausus incroyables.
15:16C'est plutôt en sociaux qu'on aurait dû faire des numerus clausus.
15:19Moi, je connais des gens à la campagne qui me disent « j'ai pas de médecin près de chez moi ».
15:21Aucun me dit « j'ai pas de sociologue près de chez moi ».
15:23Nous sommes d'accord.
15:24Et Karine dit qu'on fait venir des médecins de l'étranger.
15:26Et vous voyez, c'est la même rhétorique d'ailleurs que pour la démographie aujourd'hui.
15:29Vous savez, on nous dit « on n'a pas d'enfants ».
15:31Ah ben, on n'a pas d'enfants, il faut faire venir des immigrés.
15:32Ben là, pendant des années, on a empêché des jeunes français
15:35qui avaient des vocations extrêmement fortes via le numerus clausus à devenir médecin.
15:40Et aujourd'hui, on fait venir des gens dont la vérification des diplômes,
15:44dont l'exigence n'était pas forcément, je ne jette pas l'opprobre,
15:46il y en a certains qui sont d'excellents médecins,
15:48mais la vérification des diplômes n'est pas faite de la même façon.
15:52Et d'ailleurs, j'en veux pour preuve que l'année dernière,
15:53il y a eu une manif de ce qu'on appelle les « pas dus »,
15:55c'est-à-dire les médecins qui viennent hors zone européenne,
15:58vous voyez, de l'Union Européenne,
16:00qui ont râlé parce qu'il y avait une vérification des connaissances
16:02et que 20% d'entre eux avaient été recalés.
16:05Donc, je trouve qu'il y a quand même un vrai sujet,
16:07là aussi, on ne les paie pas cher, il faut reconnaître,
16:09c'est exactement le même système que dans tous les registres.
16:12Et ça, ça doit être quand même dénoncé.
16:14Dans un instant, on aura Gilles en ligne.
16:16Merci encore, Karine, pour votre appel.
16:18Éric Tegner veut réagir.
16:19Merci, ma chère Karine.
16:21Éric Tegner réagit sur un repas à l'appel de Karine.
16:24Elle a mis les deux pieds dans le plat, je le disais,
16:26pour ne pas conçu, pour les médecins.
16:28Elle est extraordinaire.
16:29En deux minutes, elle a résumé la situation,
16:31avec des exemples concrets.
16:32Et bien sûr, et nos responsables politiques,
16:34c'est de la médiocratie.
16:36Ils ne connaissent pas,
16:36je pense que Nicolas Pouvromonti peut en témoigner,
16:38le nombre de responsables politiques
16:39qui même vont parler d'immigration
16:41et qu'en rentrent dans le détail,
16:42ils n'y connaissent rien,
16:43ils ne comprennent rien.
16:44Il y en a certains qui, en fait...
16:46Oui, mais c'est-à-dire qu'il y a un manque aussi de compétences.
16:49C'est-à-dire qu'on va, par exemple,
16:50ne pas voir qu'effectivement,
16:52il y a de nombreuses écoles de commerce
16:53qui font des masters spécialisés
16:55où, simplement, si le Marocain ou le Tunisien,
16:58ils payent 10 000 euros,
16:59il va être accepté.
17:00Donc, il va pouvoir venir.
17:01Et donc, la seule barrière à l'entrée, finalement,
17:03ça va être l'argent.
17:04Parce que beaucoup d'écoles de commerce
17:06vivent sur ce type de masters spécialisés.
17:08Mais ça, comme de nombreux sujets,
17:10évidemment, on n'en parle pas.
17:11On aura un Gilles qui est appelé au Standard Europe 1.
17:15Bonjour, Gilles.
17:16Vous nous appelez du Pas-de-Calais.
17:17Oui.
17:18Bonjour, Christine.
17:19Bonjour à tous.
17:20Bonjour.
17:21Et vous vouliez réagir au sujet des visas algériens,
17:26mais aussi au sujet du sondage dont j'ai parlé
17:29au tout début de 78% des Français
17:31qui n'apprécient pas la politique d'Emmanuel Macron.
17:34Oui.
17:35Justement, Emmanuel Macron, c'est un cas exceptionnel.
17:40Je voulais juste vous faire comprendre
17:43une méthode que je m'applique tout le temps
17:46pour comprendre les hommes politiques
17:48et savoir ce qu'ils disent,
17:50ce qu'ils pensent réellement plutôt que ce qu'ils disent,
17:53c'est que je ne remets jamais en doute leur intelligence.
17:57Et notamment Emmanuel Macron,
17:58qui a une intelligence hors normes,
18:01malheureusement machiavélique,
18:03mais hors normes.
18:04Et on aurait dû comprendre dès le départ
18:06que si on avait appliqué cette méthode,
18:10qu'entre 2014 et 2016,
18:12ce qu'il a fait n'était pas une erreur.
18:15C'est-à-dire que c'est une volonté
18:16de détruire le tissu économique français,
18:19mais c'est manifeste.
18:22Et tout ce qu'il a fait depuis jusqu'à aujourd'hui
18:24et ce qu'il fait encore,
18:26ce n'est pas des erreurs.
18:27Absolument pas.
18:28Et donc, à partir du moment...
18:30Excusez-moi, mais à partir du moment...
18:31Non, non, allez-y.
18:31A partir du moment où on part de ce principe-là,
18:35on voit beaucoup plus facilement
18:37où il veut aller.
18:39Ne croyez pas...
18:40Comment je vais vous dire ça ?
18:42Ne croyez pas que quelqu'un d'extrêmement intelligent,
18:46c'est comme si vous demandiez à un mathématicien
18:49combien ça fait 1 plus 1,
18:52et qu'il vous dit 3,
18:53et puis que le lendemain prétend s'être trompé.
18:55Vous savez que c'est faux.
18:57Donc là, c'est pareil.
18:58C'est un spécialiste d'une intelligence rare,
19:01et à partir du moment où,
19:03ne serait-ce que pour l'immigration,
19:05où il fait rentrer 500 000 personnes tous les ans,
19:08il sait pertinemment les résultats
19:11que ça va avoir néfastes sur la France.
19:13Aussi bien au niveau d'éducation nationale
19:15qu'à tous les autres niveaux,
19:17de l'insécurité, etc.
19:18Mais c'est une volonté propre,
19:21c'est-à-dire qu'il le fait volontairement,
19:22en sachant exactement où il va.
19:25Donc il faut extrêmement se méfier de ce monsieur.
19:28Gilles, qui nous appelle au Standard Europe 1,
19:31qui réagit à ce sondage Odoxa,
19:34dont je parlais au début d'émission,
19:3678% des Français sont contre Emmanuel Macron,
19:4022% pour.
19:42Non, c'est faux.
19:43Excusez-moi, non mais c'est faux.
19:45C'est un sondage de l'institut indépendant Odoxa.
19:49Vous dites où ils sont les 22%, c'est ça ?
19:51C'est ce que vous dites ?
19:52Oui, non, mais ce n'est pas possible.
19:54Déjà, il était à 15% il n'y a pas longtemps.
19:57Il était à 15% d'avis favorables il n'y a pas longtemps.
19:59Je ne vois pas comment il peut être à 78%
20:03d'opinions défavorables.
20:04Mais ça, ce n'est pas grave.
20:06De toute façon, on le sait,
20:08c'est exactement la même chose avec François Hollande.
20:09En tout cas, l'institut a relevé un effondrement record.
20:14Et Nicolas Bourvomonti,
20:15comment vous réagissez par rapport à ce que dit Gilles ?
20:18Il dit que de façon générale, de façon globale,
20:20il est très intelligent, le président de la République,
20:24mais il le fait sciemment,
20:26cette ouverture à l'immigration
20:28avec ses 600 000 personnes étrangères
20:32qui arrivent sur notre sol.
20:33Je dirais qu'il y a deux choses.
20:34Il y a une dynamique d'augmentation très forte de l'immigration
20:36depuis la fin des années 90
20:37qui préexiste au mandat d'Emmanuel Macron, très clairement.
20:40Mais la deuxième chose, tout aussi peu contestable,
20:43c'est qu'il n'y a jamais eu autant d'immigration en France
20:45que sous Emmanuel Macron.
20:46On pourrait prendre plein d'indicateurs,
20:47mais si on en prend un seul,
20:48c'est-à-dire le nombre annuel moyen
20:50de nouveaux titres de séjour accordés chaque année,
20:53en moyenne, ce nombre sous Emmanuel Macron
20:54a été 30% plus élevé que sous François Hollande
20:57et 50% plus élevé que sous Nicolas Sarkozy.
20:59Incroyable.
20:59Est-ce que ça veut dire que c'est vraiment,
21:01comme je reprends encore les mots de Gilles,
21:03c'est vraiment une volonté d'Emmanuel Macron ?
21:06Ou bien c'est parce qu'il y a beaucoup, beaucoup plus de pression ?
21:08Je dirais qu'une part de cette dynamique relève d'une volonté.
21:11Clairement, l'immigration étudiante, on l'a évoqué,
21:12c'est une volonté, le politique à la main.
21:14Mais il y a toute une autre partie de l'immigration,
21:16on va dire une moitié, l'immigration familiale, l'asile,
21:19sur lesquelles le politique n'a aucun contrôle.
21:21Mais Emmanuel Macron a quand même une responsabilité
21:22parce qu'il s'agit de réviser des traités,
21:25il s'agit de réviser la Constitution.
21:27C'est difficile, mais ça se fait.
21:28C'est la responsabilité du politique de l'engager.
21:31Et clairement, il a choisi de ne pas agir sur ces fronts-là.
21:34Vous êtes d'accord, mon cher Gilles,
21:37que vous avez eu ce qui fait ?
21:38Et puis, si je puis me permettre de rajouter quelque chose,
21:42lorsqu'une personne aussi intelligente qu'Emmanuel Macron
21:45fait rentrer 500 000 personnes d'origine étrangère,
21:49enfin étrangers en France,
21:50en sachant qu'il y en a presque autant qui rentrent illégalement,
21:53il sait que, par exemple,
21:55ne serait-ce que pour l'éducation nationale
21:56qui est en train de s'effondrer,
21:57il sait pertinemment que c'est dû à cela.
22:00Parce qu'à partir du moment où on fait rentrer ces gens-là,
22:03surtout de manière légale,
22:05il faut les mettre dans des écoles.
22:07Merci pour votre appel, mon cher Gilles.
22:09On est obligé de rendre l'antenne.
22:12Merci infiniment pour votre appel.
22:14Excellent suite de programme sur Europe 1.
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