- il y a 4 mois
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00:00J'avais annoncé que je prenais ma retraite. Je n'arrivais plus à atteindre mes objectifs.
00:30Comment allait-on s'en remettre ? C'est le genre de joueur qu'on ne croise qu'une fois dans sa vie.
00:41On peut dire que c'est l'un des meilleurs joueurs au monde, sans aucun doute. Il est incroyable.
00:48Quand on était sur le même terrain, c'était le seul joueur qui me faisait mesurer la chance que j'avais.
00:54Quand je l'affrontais à l'entre-deux, j'espérais que mon frère regardait ça.
00:58Je faisais face à Karim Abdul-Jabbar.
01:06On a eu l'impression de se faire amputer quand Karim est parti.
01:13Si on était aussi bon, c'était en partie grâce à ses bras roulés.
01:17Quand j'ai vu Karim Abdul-Jabbar jouer en 1974, je suis tombé red dingue de lui.
01:32Je suis devenu fan des Lakers et de Karim en particulier.
01:36Ses tirs étaient magnifiques. Ils étaient pleins de poésie.
01:39Plus personne n'a reproduit ça depuis. Il était imbattable.
01:45Karim représentait tout ce que j'adorais dans le basketball.
01:49En 12 ans, on a été 9 fois au final NBA et on en a remporté 5.
02:05Et tout ça, c'était grâce à Magic, à Karim, à Worsey, à Jerry Buss, à Jerry West et à Pat Riley.
02:13Cet âge d'or a pris fin à notre départ.
02:17Et c'est Karim qui est parti en premier.
02:19On m'a appelé pour me demander ce qui se passait.
02:46J'ai répondu qu'il ne fallait plus compter sur les Lakers.
02:49Mais on m'a dit qu'il restait quand même Magic, Worsey et les autres.
02:52Où est-ce que vous voulez en venir ?
02:54C'est quoi la suite ?
02:55J'ai répondu, c'est terminé.
02:58Karim avait pris sa retraite.
02:59J'ai répondu, c'est qu'il n'y a pas d'or.
03:16Tu penses qu'il n'a pas d'or ?
03:17J'ai répondu, c'est qu'il n'y a pas d'or.
03:20J'ai répondu.
03:49Sous-titrage Société Radio-Canada
04:19Mon père craignait de ne plus être à la hauteur de sa réputation.
04:25Je me souviens de sa terrible angoisse quand Karim est parti à la retraite.
04:31Comment allait-il pouvoir le remplacer ?
04:49En matière de joueurs, Jerry West et Jerry Buss essayaient toujours d'innover et d'opter pour l'inattendu.
04:59Ils étaient novateurs.
05:01Pour faire leur choix cette année-là, ils ont réuni les cinq scouts dans une pièce.
05:08Jerry West a pris la parole.
05:12On va voter.
05:13Dites-nous un par un qui vous prenez.
05:16On a tous donné le même nom.
05:22À ce moment-là, on s'est dit qu'il allait annoncer le nom du joueur qu'on avait tous choisi.
05:26With the 26th pick in the 1989 NBA draft, the Los Angeles Lakers select Vladi Divac from Partizan Belgrade, Yugoslavia.
05:40Jerry a dit qu'il ne pouvait pas passer à côté de lui.
05:43Puis il est parti.
05:44On est tous restés à se demander ce qui venait de se passer.
05:47J'étais un des premiers Européens à tenter la NBA.
06:11En fait, c'était un rêve de gosse.
06:15à l'époque où je vivais dans une petite ville de Serbie.
06:25Jerry West et Jerry Buss ont pris un risque.
06:29Ça a changé ma vie.
06:45Les clubs faisaient l'impasse sur DIVAC.
07:02Ils avaient peur de le choisir.
07:09Mon père croyait en lui.
07:14C'était un rêve fou pour DIVAC de venir jouer à Los Angeles.
07:18J'étais l'Européen déjà un grand dé qui courait vite.
07:29J'en ai tiré profit.
07:30Je fonçais.
07:30Je suivais Magic Johnson.
07:32À l'époque, il était fumeur et je lui ai dit
07:35« Comment tu peux fumer et jouer à la NBA ? »
07:37Ce n'est pas possible.
07:39On essayait de remporter les finales.
07:41Bon sang, il était très malin.
08:04Il marchait à l'instinct.
08:05Il y avait un tas d'acteurs dans les gradins.
08:19Et moi, j'avais l'impression d'être en plein rêve.
08:23J'étais heureux de passer à la télévision.
08:25Quand on reconnaît enfin le talent des jeunes qui n'ont rien,
08:45ça me rend très heureux.
08:47On était plein d'espoir avec l'arrivée de Vlad DIVAC.
08:57Mais est-ce qu'on allait pouvoir remporter le trophée sans Karim ?
09:02Quand papa m'a appelé, il ne tenait pas en place.
09:18Tu ne devineras jamais ce que je vais te dire.
09:20Je vais faire une offre pour les Cowboys de Dallas.
09:22Le football est un des plus excitants sportifs qu'il y a.
09:27Surtout pour moi, je l'aime.
09:28Et je vous donnerai un non-qualifié « oui ».
09:31J'aimerais vraiment vendre une franchise de football.
09:35Pour mon père, il y avait les Yankees dans le baseball,
09:39les Cowboys dans le football
09:40et les Lakers dans le basket.
09:43C'était logique de convoiter les Cowboys.
09:47Il m'a dit que ça allait sûrement se faire.
09:52On va les acheter.
09:55Il a estimé qu'il aurait la somme suffisante
09:58sans avoir besoin de vendre les Lakers.
10:00Il m'a demandé si j'étais d'accord de déménager à Dallas.
10:06J'ai répondu « oui ».
10:08Tous se mettaient tranquillement en place.
10:12Il était ravi.
10:13Il n'en revenait pas.
10:14Et finalement, le lendemain matin même,
10:18il m'a appelé pour m'annoncer quelque chose.
10:23La nouvelle avait fuité.
10:24Les journaux écrivaient tous que Jerry Buss, le Playboy,
10:32allaient racheter le club.
10:35Certaines communautés religieuses et d'autres lecteurs
10:37ont répondu que c'était inadmissible.
10:40Être le plus offrant ne garantit absolument pas l'achat d'une équipe.
10:45Il faut d'abord obtenir l'aval du conseil d'administration.
10:48Il est passé à côté des Cowboys
10:50à cause de sa réputation de tombeur.
10:54C'était certainement la déconvenue
10:56la plus inattendue de sa carrière.
11:01À ce moment-là,
11:19on a commencé à faire nos vies,
11:20chacun de notre côté.
11:24Jimmy venait d'adopter un enfant.
11:28J'étais sur le point de me marier.
11:31Mon mariage était sur le thème du western.
11:35Mon père est venu en jean avec un chapeau de cow-boy.
11:38Il ne portait pas de smoking.
11:41Je n'étais pas encore prête à me marier.
11:44Mais il y a des bouleversements
11:46quand on arrive à la trentaine.
11:53J'ai rencontré Steve Timmons au Forum.
11:56Quand on pense que j'y ai vu mon mari
11:58pour la première fois,
11:59ça montre à quel point je ne vivais vraiment
12:02que pour mon travail.
12:06Est-ce que l'union de Jimmy vous a surpris ?
12:09Avec Steve Timmons ?
12:10Oui.
12:12Il était très sympa.
12:14Il avait une coupe de cheveux très chouette.
12:18Comment était le mariage ?
12:19Je ne m'en souviens pas.
12:23Ils se sont enfuis tous les deux.
12:25Je n'ai pas pu assister à la cérémonie.
12:27On s'est un peu disputés.
12:30Elle avait l'impression que je ne la soutenais pas.
12:34De toute façon, on ne se parlait plus beaucoup.
12:35Chacun vivait sa vie.
12:42Mon père voulait par-dessus tout
12:44qu'on trouve tous notre voie.
12:47Il nous encourageait toujours à faire ce qui nous rendait heureux
12:50et à ne pas nous embêter avec le reste.
12:53J'ai fait des études de psychologie.
12:59Jimmy est devenu entraîneur de chevaux.
13:02C'est là que la Major Indoor Soccer League
13:05a mis la clé sous la porte.
13:06C'était la fin des Lasers.
13:08J'adorais ce club,
13:10mais j'étais entièrement d'accord
13:12avec cette décision.
13:14Il y avait des gens incompétents
13:16à la tête de la Ligue.
13:17La plupart des clubs
13:19suivaient les traces de la MISL.
13:21Ça ne fonctionnait plus.
13:24Jimmy est passé à autre chose
13:25et il s'est lancé dans le monde hippique.
13:34Tous les plus beaux moments de mon enfance,
13:39je les ai passés en sa compagnie
13:41à l'hippodrome de Delmar.
13:43Quand j'avais entre 10 et 12 ans,
13:46mon père a commencé à m'apprendre
13:48à jouer aux courses hippiques.
13:51C'était très ludique.
13:53On était très proche.
13:55Et cette passion m'est restée.
13:59Plus tard, j'ai dit à mon père
14:00que je ne trouvais pas le forum
14:02assez stimulant à mon goût.
14:04mon père avait très peur
14:18que l'un d'entre nous
14:19s'égare complètement
14:20et finisse par perdre de vue la famille.
14:22Quand j'ai déménagé à San Diego
14:26pour me lancer dans la Formule 3,
14:32mon père m'a dit de but en blanc,
14:34ça ne m'intéresse pas.
14:35mais moi, ça me rendait heureux.
14:41Tout à coup,
14:43j'étais enfin maître de mon destin.
14:47Mes frères ont eu l'occasion
14:49de faire ce qu'ils voulaient.
14:50Ils n'avaient pas à rester
14:51dans l'entreprise familiale.
14:52Moi, je passais mes journées
14:56à travailler pour mon père.
15:00Jerry Buss ne voyait pas
15:01tout ce qu'elle faisait pour lui.
15:04Elle voulait lui prouver
15:05qu'il pouvait compter sur elle.
15:08Elle se sentait obligée
15:09de s'impliquer dans les affaires familiales.
15:11Mon mari avait signé
15:19un contrat très juteux
15:21pour un club d'envergure en Italie.
15:25Elle a déménagé là-bas
15:26avec Steve.
15:33Ça n'avait plus rien
15:34du portrait de famille idéale.
15:41Vous avez le Lakers,
15:42le Kings,
15:44le Blazers,
15:44le Strings.
15:45Vous avez cette maison.
15:47Vous avez l'occité
15:49de la Lodge
15:50dans le Palme Sourge.
15:51Vous êtes heureux ?
15:54Je pense que vous êtes heureux.
15:57Remarkable, oui.
15:58Vous êtes heureux.
15:59Vous êtes heureux ?
16:00Est-ce que vous êtes heureux ?
16:01Je ne sais pas
16:04beaucoup de rich personnes
16:06intimately,
16:07mais de ceux que je connais,
16:09je me demande
16:10de ceux que je connais,
16:10si, peut-être,
16:12ils ont oublié
16:13pourquoi ils ont été riches,
16:15pourquoi ils ont passé
16:17ces dernières années
16:18de struggle
16:19en essayant de gagner
16:20des prestiges,
16:21des fameux,
16:22des faibles monétaires.
16:24Ils semblent
16:25à atteindre ce spot.
16:28Mon père était
16:29un grand séducteur.
16:31Il adorait passer
16:32du bon temps.
16:35Et puis un jour,
16:36il est tombé amoureux
16:37d'une femme.
16:38je me souviens
16:41quand il nous a annoncé
16:43la grossesse
16:43de Karen.
16:44Il était vraiment
16:46ravi.
16:50Mon frère cadet,
16:51Joey,
16:52est né
16:53en 1984.
16:56Jesse est arrivé
16:57peu de temps
16:58après.
17:01Il portait le nom
17:02de ma grand-mère
17:03paternelle.
17:03mon père tenait
17:07absolument
17:07à ce qu'on ait
17:08tous des prénoms
17:08qui commencent
17:09par J.
17:11Papa avait
17:12reconstruit sa vie
17:13et il avait fait
17:14d'autres enfants.
17:16Mais ma mère
17:17était encore
17:17amoureuse de lui.
17:20Dans son fort intérieur,
17:22ça lui faisait mal
17:23de savoir
17:25que l'homme
17:26qu'elle aimait
17:26avait fondé
17:28un nouveau foyer.
17:29si j'ai tout gâché
17:33avec ma première
17:34famille,
17:35je ferais attention
17:36de ne pas recommencer
17:37avec la deuxième.
17:43Quand j'avais
17:44entre 6 et 8 ans,
17:45je ne me rappelle pas
17:47l'avoir vu
17:47beaucoup avec nous.
17:50Tout ce que je sais,
17:51c'est qu'ils passaient
17:51du temps
17:52avec Jesse
17:53et Joey.
17:54Ils allaient voir
17:55des matchs
17:55de basket.
17:56Je ne crois pas
17:59que mon père
17:59m'ait un jour
18:00annoncé
18:00qu'il était
18:01propriétaire
18:02des Lakers
18:02de Los Angeles.
18:04Mais les gens
18:05me demandaient
18:06toujours
18:06si j'étais
18:07le fils
18:07de Jerry Buss.
18:10Je me souviens
18:11d'être allé
18:11au match
18:12des Lakers
18:12avec lui
18:13quand j'étais
18:14tout petit.
18:16Ça fait partie
18:17de mes plus beaux
18:18souvenirs
18:18passés en sa compagnie.
18:23Quand Joey
18:23et Jesse
18:24sont nés,
18:25j'ai vu mon père
18:26s'investir
18:27dans leur éducation.
18:29Il a passé
18:29énormément de temps
18:30avec eux.
18:32C'est le genre
18:33de choses
18:33que je n'ai jamais
18:34vécues avec lui.
18:38Le couple
18:39que formait Karen
18:40et mon père
18:40était très ordinaire.
18:43Ils ont fini
18:43par se séparer.
18:44mes enfants
18:56m'ont toujours
18:57dit que j'étais
18:57absent,
18:58même quand j'étais
18:59à la maison.
19:00J'étais présent
19:01physiquement,
19:01mais je ne pensais
19:02qu'au basketball
19:03et à rien d'autre.
19:04la célébrité
19:16peut avoir
19:16des désagréments.
19:18On peut par exemple
19:18changer de caractère.
19:25Je commençais
19:26à faire
19:26tout un tas
19:27de pubs
19:28et plein
19:28d'autres choses.
19:29Pendant les éliminatoires,
19:37j'ai donné
19:38une interview
19:38de 4 heures
19:39pour promouvoir
19:40mon livre.
19:41C'était la veille
19:42d'une manche.
19:43D'ordinaire,
19:44je me serais fâché
19:45si quelqu'un
19:46avait fait ce coup-là.
19:47J'en étais arrivé là.
19:49Je pensais
19:49que je pouvais
19:50maîtriser la situation.
19:51Les joueurs
20:00avaient du mal
20:01avec le fait
20:01que je sois
20:02sous le feu
20:03des projecteurs.
20:11Je n'étais plus
20:12vraiment moi-même.
20:14J'étais persuadé
20:15que j'étais
20:17l'unique
20:18responsable
20:19des victoires
20:19de l'équipe.
20:21J'avais les chevilles
20:28qui enflaient.
20:29J'étais en couverture
20:31de GQ.
20:32Il avait changé,
20:33c'était incontestable.
20:35Il était plus difficile
20:37à vivre,
20:38parfois plus distant.
20:40On était
20:41les meilleurs amis
20:41quand on jouait
20:42pour les Lakers.
20:43On était inséparables.
20:45Ils ne fréquentaient
20:46plus les mêmes personnes.
20:47Ils étaient
20:47méconnaissables.
20:50On aurait presque dit
20:51qu'ils se pensaient
20:52seuls
20:52aux commandes
20:53du club.
20:55Et c'est quelque chose
20:56de totalement inconcevable.
20:58On n'a pas le droit
20:59de se croire
21:00au-dessus
21:00du propriétaire,
21:02des joueurs
21:02et de l'équipe.
21:03Quand on a remporté
21:22les deux finales
21:23d'affilée,
21:24je me suis habitué
21:25à la victoire.
21:25Mais j'étais bien conscient
21:27que ça n'allait pas durer
21:28éternellement.
21:29Il y allait forcément
21:31y avoir un accident
21:32de parcours.
21:35Soit ça,
21:36soit on allait tous
21:36gentiment prendre
21:37notre retraite.
21:38Mais c'était
21:39impensable.
21:41Comme le disait
21:43l'adage,
21:43c'était tout ou rien.
21:44Pas d'entre-deux
21:45possible.
21:46Il n'avait que
21:47ces deux mots
21:48à la bouche,
21:49la victoire
21:49et la ténacité.
21:50On connaissait
22:03plutôt bien Pat Riley.
22:06On savait
22:06qu'on n'avait pas besoin
22:07d'évoluer
22:08au même rythme.
22:11Certains joueurs
22:12ont commencé
22:13à en avoir assez.
22:13ils ne se plaignaient pas.
22:28Ils avaient du respect
22:29pour lui.
22:30Ils ne disaient pas
22:31de mal de lui.
22:32Ils ne s'en prenaient pas
22:33à lui.
22:34Ça ne se faisait pas.
22:35Vous aviez fini
22:36par ne plus l'écouter ?
22:38Ne me mettez pas
22:38dans le même panier.
22:40Moi,
22:40Magic Johnson,
22:41j'aimais bien
22:42qu'on brusque un peu.
22:44Je ne pense pas
22:45qu'on puisse dire
22:46qu'on faisait
22:46la sourde oreille.
22:48Ce n'était pas du tout
22:49le cas.
22:50Non,
22:50jamais de la vie.
22:53On l'écoutait toujours.
22:54Je pense qu'on a dû
22:55lui faire quelques
22:56petites remarques
22:57et je suis certain
22:58qu'il a fini par en avoir
22:59assez de s'entendre
23:00répéter la même chose.
23:03Dans 9 ans,
23:05le coach de l'Akers
23:06a devenu bien
23:07appuyé avec Hennig.
23:08Le percentage de 7'33
23:10est le plus haut
23:11dans l'histoire de l'NBA.
23:11historique de l'Akers
23:12et pour la première fois
23:13dans sa carrière,
23:14il a été appuyé
23:15comme le coach de l'Akers.
23:17Le coach est un homme
23:18d'intégrité,
23:19de dignité,
23:19de respect et de prudence.
23:21Il faut payer
23:21vos revenus.
23:23Je me sens plus
23:24confortable
23:25maintenant
23:25parce que
23:26il m'a âgé.
23:28On avait été bons
23:34cette année-là.
23:36On avait fait
23:36d'excellentes performances
23:37cette saison.
23:39Mais tout peut basculer
23:40aux phases finales
23:41et c'est ce qui est arrivé.
23:42J'ai complètement craqué.
23:52J'avais l'impression
23:54d'être pris au piège.
23:56C'était très clair,
23:58alors je résistais.
24:00Je sentais
24:01que les joueurs
24:02étaient de plus en plus
24:03distants.
24:04J'étais totalement conscient
24:14d'avoir changé
24:14de comportement.
24:20J'étais en guerre.
24:26Je ne pouvais pas
24:28me mettre à genoux
24:28et reconnaître mes torts.
24:31Il fallait que je continue
24:32sur ma lancée.
24:34Au bout d'un moment,
24:35j'ai fini par ne donner
24:36de directive
24:37qu'à Magic Johnson.
24:39C'était le seul
24:40à être de mon côté
24:41à ce moment-là.
24:45Quand on a perdu
24:46face à Phoenix
24:47lors des phases finales,
24:50il était hors de lui.
24:52Il était évident
24:53qu'il n'allait pas bien.
24:59On a tenu
25:00à avoir une réunion
25:01une fois rentré
25:02à l'hôtel.
25:04Quand je repense
25:05à ce moment précis,
25:08je me souviens
25:09qu'on allait filmer
25:09le débriefing.
25:11On était tous
25:12rassemblés
25:12dans le grand salon.
25:14Je crois
25:15qu'il voulait
25:15à tout prix
25:16qu'on l'écoute
25:16à nouveau
25:17et qu'on retrouve
25:19notre motivation
25:20perdue.
25:22On s'était installé
25:23près des miroirs
25:24et sous le coup
25:27de la colère,
25:30je lui ai mis
25:31un coup de poing
25:31dedans
25:31et je me suis coupé
25:32la main.
25:33Elle était pleine
25:33de sang.
25:35Je hurlais de douleur.
25:45Les joueurs
25:46en voulaient
25:47à Pat Riley
25:47et c'est Jerry Buss
25:49qu'ils sont allés voir.
25:50j'étais très fier
26:04de moi.
26:05Jerry m'a appelé
26:06pour me dire
26:07qu'il allait changer
26:07de coach,
26:08que Pat Riley
26:09allait partir.
26:10Jerry Buss
26:11était formidable.
26:12Il a dit à Jerry West
26:13qu'il était très fier
26:14de moi.
26:15On a fixé un rendez-vous,
26:19Jerry Buss,
26:20Jerry West
26:21et moi
26:21et on a signé
26:22une rupture conventionnelle.
26:24le passage aux années 1990
26:37a aussi marqué
26:38la fin d'une ère
26:39dans l'empire
26:40que mon père
26:40avait créé.
26:43La fin de cet esprit
26:44de famille.
26:45C'était très dur.
26:46J'étais en Italie
26:55quand Pat est parti.
26:58Je me sentais
26:59complètement démunie.
27:04Je vivais
27:05dans une petite ville.
27:06Mon mari
27:06gagnait très bien sa vie.
27:09J'étais très heureuse
27:10qu'il puisse vivre
27:11confortablement
27:13grâce à ce sport
27:14pour lequel
27:15il avait sacrifié
27:16tant de choses
27:16et tant d'années.
27:19Mais j'avais l'impression
27:20d'être de trop
27:21dans sa vie.
27:24Je pouvais poursuivre
27:25ma carrière
27:26en Italie.
27:28Le tennis
27:28est un sport international
27:30mais ça n'avait
27:32rien à voir
27:33avec le travail
27:34que je faisais
27:35au bureau
27:35à Los Angeles.
27:38J'avais l'habitude
27:39d'être sur le terrain.
27:41J'étais agent sportif.
27:43Je m'impliquais
27:43à fond.
27:46Et je me suis sentie
27:48tout à coup
27:49très seule.
27:50J'avais le mal
27:51du pays.
27:53J'y retournais
27:54souvent en avion
27:55et Steve
27:57me le reprochait.
28:00Quand on se disputait,
28:02il me disait
28:02parfois
28:03que je faisais
28:03toujours passer
28:04ma famille
28:05avant notre couple.
28:07On s'est séparés
28:08au bout de trois ans.
28:10Elle l'a très mal vécu.
28:15C'était une période
28:15difficile.
28:17Elle pensait
28:17qu'ils allaient
28:18fonder une famille.
28:20Mais tout est parti
28:22à volo.
28:23qu'ils allaient
28:25à volo.
28:26Sous-titrage Société Radio-Canada
28:56Il avait été assistant de l'entraîneur, mais il n'était pas Pat Riley.
29:07Il avait une vision des choses différentes de celles de Pat Riley. Il était bien plus souple.
29:26C'était le jour et la nuit. Dunleavy était un entraîneur qui se donnait à fond.
29:34Les Lakers sont plus méthodiques dans leur half-court, et ils adorent de se défendre.
29:39On estimait que le club était encore capable de se défendre.
29:50Mike avait surtout évolué sur la côte Est. Il avait un style moins énergique avec beaucoup de rebonds.
29:56Il voulait qu'on aille vers l'extérieur du terrain. C'était tout nouveau pour nous.
30:00On n'avait plus besoin de foncer.
30:05Même si Mike était un coach aguerri, c'était surtout Magic qui changeait la donne.
30:10Magic répondait qu'on allait y arriver. Puis, il allait se placer sur le terrain.
30:18On s'est énormément appuyé sur lui. Ça changeait.
30:25Maintenant, je devais me mettre du côté de l'adversaire pour attendre que quelqu'un veuille bien me passer le ballon.
30:36Est-ce que ça m'allait ?
30:38Non, pas du tout. Je préférais courir sur le terrain.
30:41Ça ne me plaisait pas. J'aimais me dépenser à fond. C'était ma façon de jouer.
30:52Les joueurs avaient tous eu hâte de changer de stratégie, mais maintenant que c'était le cas, l'ancienne méthode leur manquait.
31:00Ça nous a fait de la peine quand on nous a traités de molassons.
31:04De qui parle-t-il ? J'ai toujours autant d'énergie à revendre.
31:07Je ne me suis jamais dit qu'on était molassons.
31:11Je comprenais ce besoin de changement au sein de l'équipe.
31:16C'était à l'exact opposé de la vision qu'avait eue Jerry Buss.
31:23Même s'ils détestaient ça, c'était la réalité.
31:26Ses remarques n'étaient pas déplacées.
31:28Ils n'étaient pas au meilleur de leur forme, mais ils restaient bons.
31:30On s'en est sortis, mais c'était grâce à tous les excellents joueurs de l'équipe.
31:40On était capables de s'adapter à n'importe quelle situation.
31:43En 1991, on a joué contre une équipe qui avait la rage de vaincre.
32:05Les experts avaient pronostiqué qu'on allait perdre les éliminatoires.
32:09On a réussi un tour de force en nous hissant au final face à Chicago.
32:14On avait Magic. Ils avaient Michael.
32:18Jordan avait un talent inné.
32:21Mais le club n'avait jamais été en finale.
32:28J'avais du mal à dormir. Je ne pensais qu'au final.
32:39On a remporté la première manche.
32:46Les Bulls ont réussi à s'adapter à la suivante.
32:50Phil Jackson était un excellent coach.
32:53Il savait comment tirer parti des éléments les plus dynamiques de son équipe.
33:01C'était fichu après ça.
33:04Ils nous ont anéantis.
33:06La défaite de 1991 face aux Bulls
33:35a été dure à encaisser.
33:38Mais on était content de rencontrer de nouveaux défis.
33:42Finalement, il n'y a pas eu de nouvel affrontement
33:45entre Magic et Jordan.
33:46Versus Magic.
33:47And now, ladies and gentlemen, live from the Great Western Forum in Inglewood, California,
34:01two crosstown rivals clash in the Battle of L.A.
34:04It's the Los Angeles Lakers home opener.
34:07And they meet the Los Angeles Clippers.
34:10Magic Johnson is here tonight and that's a good sign.
34:12He will not play.
34:14He will not play Friday.
34:15He held a press conference, a brief one with the press corps here tonight.
34:19Told them that he still feels very weak from the dehydration that accompany the flu.
34:23But we want him totally well.
34:25Rush him back.
34:25« C'était quoi ça ? »
34:30Il n'avait pas la grippe.
34:32On lui avait fait passer une visite médicale deux semaines auparavant.
34:37Son bilan cardiaque et son examen sanguin étaient impeccables.
34:42On aurait détecté les anomalies s'il y en avait eu.
34:45Et puis j'ai compris.
34:47L'assurance avait également réalisé un bilan de santé complémentaire en plus d'une autre.
34:53On ne nous avait pas communiqué les résultats.
34:56Ça ne pouvait être que ça.
35:01Seules sept personnes ont d'abord été mises au courant.
35:03On disait à tout le monde que c'était la grippe.
35:06Chaque jour, on nous demandait comment ils se sentaient, s'ils commençaient à s'en remettre.
35:12J'ai gardé le silence.
35:14Je n'ai rien dit à ma famille, à ses coéquipiers, aux entraîneurs.
35:22On a menti à tout le monde.
35:44On s'entraînait à Loyola-Marimount.
35:55Il était 9h30 et on avait commencé à 9h.
35:59On s'échauffait tous dans la salle d'entraînement.
36:01En pleine séance, Gary Vitti, notre préparateur physique, nous a demandé de nous arrêter.
36:15Il y avait une réunion obligatoire au Forum.
36:19Comment ça ? On était en train de s'entraîner.
36:21James Worsley m'a demandé ce qui se passait.
36:25J'ai répondu que ça devait concerner Magic.
36:27Il avait disparu, il ne venait plus aux entraînements.
36:31Rendez-vous immédiatement au Forum.
36:33Interdiction d'écouter les infos.
36:35On a bien évidemment allumé la radio en montant dans la voiture.
36:38Ça faisait 10 minutes qu'on roulait.
36:45Personne ne nous avait encore rien dit.
36:49Je n'ai rien entendu du tout à la radio.
36:52J'étais dans le flou.
36:53On est arrivés dans les vestiaires.
36:55Et on a vu des médecins et la direction.
36:59On a attendu là-bas.
37:01On discutait tous ensemble.
37:03Mais la tension était vraiment palpable.
37:05Magic est arrivé, tout sourire.
37:09Il nous a demandé comment on allait.
37:12Les coachs se tenaient près du tableau.
37:15On pensait qu'on allait parler stratégie.
37:18Je croyais que Magic allait nous annoncer
37:20qu'il prenait sa retraite.
37:23Il a pris la parole.
37:26J'ai contracté le VIH.
37:28Je vais devoir arrêter de jouer.
37:30Je n'en suis plus capable.
37:31La première chose que je me suis dite,
37:36c'est que ça aurait pu m'arriver.
37:39Tout le monde était en larmes.
37:42Je pleurais.
37:44J'étais persuadé qu'il allait mourir.
37:47Je connaissais quatre personnes séropositives.
37:51Aucune d'entre elles ne s'en était sortie.
37:52J'ai proposé qu'on fasse une prière tous ensemble.
38:02Aide-le.
38:07Aide-le.
38:10Il est venu nous voir un par un.
38:12Il nous a pris dans ses bras.
38:14Puis il est sorti pour l'annoncer publiquement.
38:16Il s'est mis derrière le pupitre.
38:34La pièce était pleine à craquer de journalistes.
38:37On ne pouvait plus caser personne.
38:40C'était tellement bondé
38:41qu'on n'a pas pu avancer dans la salle
38:43pour écouter son discours.
38:45On était coincés à l'entrée.
38:55On était sous le choc.
39:01C'est la seule fois où j'ai vu des journalistes pleurer
39:03à une conférence de presse.
39:10Quand j'ai entendu son annonce,
39:12j'ai été partagé.
39:13Une petite partie de moi se disait
39:15qu'il allait s'en sortir.
39:17Mais l'autre n'était pas du tout optimiste.
39:19J'étais admiratif de sa force de caractère.
39:21C'était incroyable.
39:23Mais je pensais aussi qu'il était dans le déni
39:25et qu'il allait finir par décéder.
39:27Il était incroyablement fort.
39:43Magic devait accepter qu'il pouvait mourir
39:45et il devait mettre fin à sa carrière.
39:48Cette personne qui s'était toujours battue pour ses rêves
39:56était maintenant à l'article de la mort.
40:01C'était dingue.
40:01Jerry Buss est sorti précipitamment de la pièce.
40:24Il sanglotait quand il est passé.
40:26C'était la première fois que je voyais un homme pleurer.
40:31Ça m'a bien secoué.
40:34Karim était l'homme le plus grand
40:35que j'ai jamais eu l'occasion de rencontrer.
40:39Il s'est penché
40:40et il a maladroitement tenté d'enlasser mon père.
40:44On voyait bien qu'il n'était pas à l'aise du tout.
40:49Il était complètement perdu.
40:51Et ça, c'était vraiment surprenant.
40:57C'était dur.
41:00À ma connaissance, mon père n'a pleuré que deux fois depuis ma naissance.
41:04La première fois, c'était au décès de sa mère, ma grand-mère.
41:10La deuxième, c'était ce jour-là.
41:12On a pleuré tous les deux.
41:23C'était une journée
41:25vraiment éprouvante pour nous deux.
41:29C'était une période difficile.
41:31Comment est-ce qu'on allait s'en sortir ?
41:59Comment est-ce qu'on allait pouvoir jouer sans lui ?
42:03C'est ça.
42:05Comment est-ce qu'on allait se débrouiller sans Magic Johnson ?
42:09Les Lakers n'étaient rien sans lui.
42:10Magic a demandé
42:31à ce qu'on retire son maillot
42:36pour qu'on ne l'oublie pas.
42:46Il était tellement courageux.
42:48Et nous, on était morts de peur.
42:50Les Lakers n'étaient rien à l'autre.
42:52Les Lakers n'étaient rien à l'autre.
42:55Et c'était un long temps à l'heure
42:58quand nous avons eu lancé à ce jeune homme
43:00ici sur cette courte.
43:01Et dans l'interim, il nous a nous apporté beaucoup.
43:04Il nous a apporté beaucoup de lui.
43:06Il nous a apporté beaucoup de nous.
43:07Il nous a apporté beaucoup de nous.
43:08Il nous a apporté le jeu de basketball.
43:09Il a apporté de gagner.
43:11Je pense que le plus important pour moi
43:15c'est que Irvin m'a fait réaliser
43:20que j'avais un bon temps.
43:22Il s'est apporté dans la difficulte partie de votre travail
43:26et vous ne réalisez pas ce que vous faites
43:28et ce que vous partagez avec tout le monde.
43:31Je veux dire, je veux dire, Irvin.
43:41Nous vous aimez, je vous aimez.
43:43Bonne chance.
43:55Les gens me demandent tout le temps,
43:57ce que je me souviens le plus de ne pas jouer.
44:01Et ce n'est pas la partie de la jouer.
44:03Je me souviens le plus d'être un des enfants.
44:06Vous n'avez jamais le plus d'être un des enfants.
44:08Vous n'avez jamais le plus d'être un des 12 enfants.
44:14Vous arrivez et vous travaillez dur pour 8 mois.
44:20Et vous essayez de lutter contre un objectif.
44:24Je me souviens le plus d'un des enfants.
44:28Nous avons tout ce temps de partager avec tous ces enfants.
44:31C'est un homme qui s'est passé.
44:33C'est un homme qui s'est passé.
44:39Nous allons parler de deux hommes.
44:41C'est un homme qui m'a brought ici.
44:43C'est un homme qui s'est passé.
44:46C'est un homme qui s'est passé.
44:47C'est un homme qui s'est passé.
44:48C'est un homme qui s'est passé.
44:58C'est un homme qui unit, c'est un homme qui s'est passé.
45:07Et c'est ce qu'il a fait.
45:37C'est clair.
46:07C'est clair.
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