Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 mois
Marion Maréchal, députée européenne et présidente d'Identité Libertés, était l'invité de Guillaume Daret dans BFM Politique ce dimanche 28 septembre. 

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00– Vous êtes bien sur BFM Politique, notre invitée ce matin, Marion Maréchal.
00:09Bonjour, merci d'avoir accepté notre invitation.
00:12Vous êtes députée européenne, présidente du mouvement Identité et Liberté.
00:16Pour vous interroger ce matin, à mes côtés, Amandine Attalaya, éditeuriste politique BFM.
00:20Bonjour Amandine et Jules Pécnard de la tribune Dimanche.
00:24Un dimanche qui est particulièrement marqué par cette contre-attaque de Nicolas Sarkozy,
00:29l'ancien président de la République, qui a donc été condamné à 5 ans de prison pour association de malfaiteurs,
00:34qui connaîtra la date de son incarcération le 13 octobre prochain, et il ne lâche rien.
00:40C'est ce qu'il dit ce matin dans les colonnes du journal du dimanche.
00:44« Je ne cesserai le combat que lorsque j'aurai obtenu la vérité, » dit Nicolas Sarkozy,
00:50c'est-à-dire la reconnaissance de mon honnêteté.
00:53Comment est-ce que vous jugez l'attitude de l'ancien président, Marion Maréchal ?
00:57Écoutez, il se défend pour son honneur.
00:59À sa place, je pense que tout à chacun ferait la même chose.
01:02Mais c'est vrai que dans cette affaire, il y a moi quelque chose qui me dérange.
01:05Une sorte de mécanique qui donne un sentiment de déjà-vu, d'ailleurs, par le passé,
01:09sur l'affaire Fillon, sur l'affaire de Marine Le Pen,
01:11bien que les affaires n'aient strictement rien à voir sur le fond.
01:13C'est une espèce de mécanique qui voit une sorte d'association de malfaisants
01:17entre Mediapark, le Parti National Financier et un certain nombre de magistrats engagés politiquement.
01:25Je rappelle que dans cette affaire, nous avons l'une des juges,
01:28qui fait partie du Parti National Financier, Claire Tepot en l'occurrence,
01:32qui a elle-même est intervenue dans l'affaire de Marine Le Pen
01:35et qui est cadre du syndicat de la magistature.
01:37On apprend également qu'un des officiers de police judiciaire,
01:40qui a donc contribué à l'enquête du PNF, a liké des publications de Mediapark.
01:45Et si on va au bout de la chaîne, l'une des magistrates qui a donc jugé,
01:49en l'occurrence Nicolas Sarkozy, est également intervenue dans l'affaire François Fillon
01:53et dont on découvre par ailleurs que par le passé,
01:55elle a politiquement manifesté contre Nicolas Sarkozy.
01:59Donc il y a quand même, ça jette une sorte de suspicion quand même
02:03sur la neutralité de la justice et je vous le dis très franchement,
02:05et je ne suis pas la seule, on voit même des hommes de gauche,
02:08je pense par exemple à quelqu'un comme Jean-Michel Apathy,
02:10je crois qu'on ne peut pas soupçonner de sympathie pour Nicolas Sarkozy,
02:12qui sont interpellés, sans une fois de plus rentrer sur le fond du dossier,
02:16par cette volonté absolue de priver Nicolas Sarkozy du double degré de juridiction,
02:21donc du droit à l'appel, pour faire en sorte qu'il dorme en prison.
02:24Il aura droit à l'appel ?
02:25Oui, mais le fait qu'il dorme en prison avant la condamnation définitive de l'appel,
02:30puisqu'il a d'ores et déjà annoncé qu'il ferait appel.
02:32Association de malfaisants, vous dites, c'est une accusation extrêmement grave ?
02:35Oui, c'est une accusation grave, parce que comme je vous le disais,
02:38je vois un certain nombre d'indices qui m'interpellent.
02:40Et je note que lorsque le parquet national financier s'était par exemple autosaisi
02:44sur l'affaire des deux costumes de François Fillon,
02:47il n'a manifestant pas dénié nécessaire de se saisir ou de s'autosaisir
02:50sur les robes Dior de Madame Hidalgo.
02:52Mais vous mettez en exergue quelques profils,
02:57il y a des dizaines de magistrats qui ont instruit, enquêté pendant plus de dix ans
03:02cette affaire libyenne, donc il ne s'agit pas, ça veut dire dans ce cas
03:06que tous seraient à vos yeux politisés, désireux de faire tomber un homme de droite
03:10et qu'il y aurait une forme de complot ?
03:11Je pense qu'il y a une intransigeance à l'égard des dirigeants de droite
03:14qu'on ne retrouve pas nécessairement sur d'autres tranches de la politique.
03:18Je le dis une fois de plus, moi j'attends toujours des nouvelles, par exemple,
03:22de l'affaire des assistants parlementaires de Jean-Luc Mélenchon.
03:26C'est marrant, c'est resté au point mort.
03:27Je note qu'il y a 26 ou 27 ministres proches dans l'environnement d'Emmanuel Macron
03:33qui ont été cités dans des affaires et qui sont partie prenante dans des affaires
03:36et dont toutes sont soit en suspens, soit n'ont pas donné grand chose.
03:41Alors je veux bien, excusez-moi, que la vertu ne soit toujours que du côté du centre
03:46et de la gauche et qu'il n'y ait que de grands criminels à condamner à droite,
03:49mais il y a indéniablement dans les faits que je vous ai cités,
03:51que ce soit les engagements politiques ou les attitudes des uns et des autres,
03:54quelque chose de dérangeant dans le fait aussi qu'à travers l'organisation telle qu'il se fait...
03:57Rien ne vous dérange en revanche sur la condamnation qu'a subie Nicolas Sarkozy,
04:00sur le fond, c'est-à-dire le fait qu'il soit condamné pour association malfaiteur ne vous interpelle pas.
04:05Je vous en parle d'autant plus librement que moi, ça ne vous aura pas échappé,
04:09j'ai fait partie des grands déçus du sarkozisme.
04:12Vous n'avez jamais voté pour Nicolas Sarkozy ?
04:13Je suis très critique, j'ai trop jeune à l'époque pour en plus le faire, de surcroît,
04:17donc il se trouve que je suis très critique à l'égard de Nicolas Sarkozy sur le bilan de sa politique
04:21et j'ai été également extrêmement critique et très dure sur l'intervention en Libye.
04:26Donc je veux dire, je vous en parle, voilà.
04:28Moi, ce qui m'interpelle une fois de plus, sur le fond,
04:31c'est qu'on a de fait pas de corruption, pas d'enrichissement personnel.
04:35Il y a en effet cette accusation d'association de malfaiteurs,
04:39mais sur la base quand même, semble-t-il, d'une lettre révélée par Mediapart
04:44dont on découvre, excusez-moi, que c'était un faux.
04:49Et je dis juste qu'une fois de plus, au-delà du fond et de la décision,
04:52ce qui me choque le plus, c'est le fait de vouloir absolument faire en sorte
04:57qu'il dorme en prison avant l'appel.
04:59Et je vous pose une question à l'inverse, c'est-à-dire,
05:01est-ce qu'autour de cette table, on considère que Nicolas Sarkozy
05:05est à une menace pour l'ordre public ?
05:07Est-ce qu'on considère que Nicolas Sarkozy peut échapper à la justice
05:11et donc prendre le risque de la fuite ?
05:15Est-ce qu'on considère que Nicolas Sarkozy...
05:17C'est quand même un sujet fondamental.
05:19Est-ce qu'on considère que Nicolas Sarkozy peut risquer
05:21de réitérer les faits qui lui sont reprochés ?
05:23Je pense qu'objectivement, autour de cette table,
05:25tout le monde s'accordera pour dire que non.
05:26Et donc ça veut dire que ça fait tomber, pardonnez-moi,
05:28ce qui justifie précisément l'exécution.
05:31Quand vous évoquez plusieurs cas, Fillon, Sarkozy ou Marine Le Pen,
05:34est-ce que vous employeriez le mot de complot ?
05:37Est-ce que pour vous, il y a un complot ?
05:38Non, je ne crois pas qu'il y ait de complot.
05:39Je pense qu'il y a aujourd'hui des institutions
05:42qui sont assez marquées de fait à gauche,
05:45et je note que le résultat...
05:47Et qui ne s'en cachent pas.
05:48Excusez-moi, qui ne s'en cachent pas.
05:49Et je suis gênée, je vais vous dire, je vais au bout du raisonnement,
05:51je suis gênée par le fait que, je vous en ai donné les exemples,
05:54que ce soit toujours la même équipe.
05:56Vous voyez ce que je veux dire ?
05:56Ce sont les mêmes juges, et j'en finis par là.
05:59Est-ce que vous estimez, comme Nicolas Sarkozy,
06:01que l'état de droit est violé ?
06:03Est-ce que vous irez jusque-là ?
06:04Parce que sans même parler de complot,
06:07comment, en vous écoutant,
06:09c'est-à-dire qu'il ne faut plus faire confiance,
06:10on ne peut plus faire confiance à l'institution judiciaire ?
06:12Est-ce que ce n'est pas mettre en danger
06:14la crédibilité de l'institution judiciaire ?
06:15En tout cas, de fait, il y a quand même
06:18trois grands principes dans notre droit
06:20qui font que, justement, nous nous remettons volontiers
06:24à la décision de la justice pour pouvoir rendre des décisions équitables,
06:28c'est la présomption d'innocence,
06:30c'est le secret d'instruction,
06:32et c'est le double degré de juridiction.
06:35Et de fait, et c'était vrai d'ailleurs dans l'affaire de François Fillon,
06:37c'était vrai dans l'affaire de Marine Le Pen,
06:38c'est vrai dans l'affaire de Nicolas Sarkozy,
06:40ces trois grands principes sont, de fait, bafoués.
06:43Même sur le secret de l'instruction,
06:44on se rend compte que des éléments ont été donnés à la presse
06:46sans qu'aucune sanction n'ait jamais été recherchée
06:49pour les magistrats qui ont pu transmettre ces informations.
06:52Est-ce que vous diriez que l'état de droit a été violé ?
06:56Que toutes les règles de l'état de droit ont été violées ?
06:58Je viens de vous le dire, c'est-à-dire qu'à partir du moment
06:59où ces trois grands principes sont, selon moi, mis à mal,
07:02il y a, de fait, un ébranlement de cet état de droit
07:06et de la confiance dans la justice.
07:08Et je dis que, simplement, l'aboutissement de ça, quand même,
07:10que ça plaise ou pas, une fois de plus,
07:11sur trois affaires très différentes,
07:13c'est qu'on a un candidat à la présidentielle
07:16qui a quand même été torpillé en pleine campagne
07:18avant même le vote, qui s'appelle François Fillon.
07:20On a la candidate la mieux placée dans les sondages
07:22à l'élection présidentielle qui est empêchée de se présenter.
07:24Et on a un ancien président de la République
07:25qui, en effet, va dormir en prison
07:28avant même d'avoir pu avoir un jugement définitif.
07:30Question simple.
07:31Est-ce que vous, Marion Maréchal,
07:33vous avez encore confiance dans la justice française ?
07:36Non, je vais vous dire que non.
07:38Non, parce que je pense que, d'ailleurs,
07:40soyons quand même nuancés,
07:41évidemment, tous les magistrats ne sont pas politiquement engagés.
07:44Mais c'est vrai que, comme beaucoup de Français, je pense,
07:46je ne peux pas m'empêcher mécaniquement
07:48de faire la comparaison entre cette décision
07:51et le fait que, typiquement, par exemple,
07:53sur l'affaire du lynchage d'un policier à Tourcoing,
07:57on a des gens qui sont identifiés, interpellés
07:59et qui sont relâchés le soir même.
08:01Quand on voit que même dans la...
08:02Ils ne sont pas relâchés, je me permets de...
08:04Ils sont sous contrôle judiciaire dans l'attente d'un procès.
08:06C'est ces jeunes qui ont fait de la détention provisoire.
08:09Sauf que ces gens devraient être en préventive jusqu'au jugement.
08:11C'est ça, la réalité.
08:12Également, ce n'est pas possible.
08:12Je suis désolée de vous dire...
08:13On ne peut pas mettre en...
08:14Qu'est-ce que vous souhaiteriez sur l'affaire de...
08:17Pour ceux qui nous écoutent, ils ont agressé des policiers.
08:20Et vous voudriez préventivement avant un procès
08:22qu'ils restent en détention provisoire ?
08:23Bien sûr que vous pouvez, avant un jugement définitif,
08:25décider de la préventive.
08:26Évidemment, c'est justement pour protéger la population.
08:30Et je vais vous le dire, moi, je ne mets pas...
08:31La justice, pour moi, tout est dans le terme.
08:34C'est-à-dire que, oui, je ne mets pas tout à fait au même niveau
08:37un primo délinquant avec un récidiviste,
08:39un délit financier avec quelqu'un qui agresse au couteau,
08:42un violeur d'enfant avec...
08:44Donc, si vous voulez, je suis interpellée quand je vois, par exemple,
08:47prenons un équivalent.
08:48Condamnation pour association de malfaiteurs dans l'affaire du Bataclan.
08:50Tous ceux qui ont aidé logistiquement à l'accomplissement
08:53de ce qui a quand même abouti à la mort de 130 Français
08:55et 430 blessés.
08:56Les peines de prison, dans ce cas-là, vont entre 2 et 4 ans.
08:59Je suis désolée, mais franchement, je pense...
09:01Mais Salah Abdeslam a été condamnée à la perpétuité.
09:03Oui, d'accord.
09:04Mais là, je vous parle de la comparaison avec l'association de malfaiteurs
09:06de gens qui ont abouti à la mort de centaines de Français.
09:09Et oui, ça interpelle.
09:10Je suis désolée de vous le dire, que régulièrement,
09:13on a quand même le sentiment que dans des affaires extrêmement graves
09:15avec des profils d'une extrême dangerosité pour la population,
09:18une dangerosité physique,
09:20eh bien, les peines ne sont pas équilibrées.
09:23Ce n'est pas un peu simpliste comme argument de dire
09:24qu'en gros, il n'est plus aujourd'hui plus simple d'être un délinquant
09:26qu'un ancien président de la République ?
09:28Je ne vais peut-être pas jusque-là.
09:30Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est que oui,
09:32je pense qu'aujourd'hui, il y a quelque chose de choquant.
09:35Je ne sais pas, j'ai vu encore, mais c'est un exemple.
09:37Si vous voulez, vous allez me dire que c'est anecdotique,
09:38mais c'est révélateur, je pense, de précisément
09:40ce deux poids, deux mesures.
09:42Là, j'ai vu qu'encore récemment, un afghan
09:45avait été condamné à 5 ans pour le viol d'un adolescent.
09:50Il y a un moment donné, il y a quelque chose
09:52qui ne va pas dans l'échelle des peines.
09:53Il y a quelque chose qui ne va pas dans l'échelle des peines.
09:55Par contre, précisément, de la loi Marion Maréchal
09:57et de la façon dont elle est faite,
09:59l'exécution provisoire, elle a été votée par des députés.
10:02C'est pour ça qu'aujourd'hui, elle est souvent appliquée,
10:05choisie en tout cas par les magistrats.
10:06C'est très au crâne, d'ailleurs, Amandine,
10:07que Nicolas Sarkozy connaîtra la date de son incarcération.
10:09Tout à fait. Est-ce que sur ce débat
10:11de l'exécution provisoire, vous êtes pour sa suppression
10:14dans le cadre, à minima, des peines d'inéligibilité
10:18comme celle qui a touché Marie-Claire ?
10:19Je ne suis pas nécessairement pour une remise en cause
10:21par principe de l'exécution provisoire.
10:24Une fois de plus, je pense qu'il y a des cas
10:25où il y a des profils dangereux
10:27qui nécessitent de pouvoir recourir à cela.
10:29Et moi, je mets derrière dangereux
10:31des profils qui menacent l'intégrité physique des Français.
10:34Donc, je pense que là-dessus...
10:36C'est une question de mesure.
10:38Il n'y aura pas de menace de l'intégrité physique ?
10:41Une fois de plus, je pense que le sujet de l'insécurité,
10:43le premier qui interpelle les Français,
10:44c'est celui de la criminalité physique
10:46qui est aujourd'hui endémique et massive.
10:50Ce qui ne veut pas dire que les politiques, d'ailleurs,
10:52doivent être dispensées, d'être jugées
10:54au même titre que les Français.
10:55Il n'y a pas de gens qui sont au-dessus,
10:57mais il n'y a pas non plus de gens qui sont en dessous.
10:58Ça, c'est une évidence.
10:59Et une fois de plus, si on a des grands principes
11:01qui sont ceux de la prévention d'innocence,
11:02ceux du secret de l'instruction
11:03et ceux du double degré de juridiction,
11:06il faut quand même que les responsables politiques
11:08puissent y avoir le droit aussi.
11:10Et je le dis aussi, c'est-à-dire que,
11:11comme je vous dis, je vous en parle librement,
11:13il y a manifestement quand même un débat,
11:15y compris sur le fond de cette affaire,
11:17parce qu'on se rend bien compte quand même
11:20que la tangibilité des preuves
11:23n'est pas aussi clairement établie
11:25que ce qu'on aurait pu attendre
11:26face à une décision aussi dure, quand même.
11:28Vous avez pointé du doigt la responsabilité
11:30de la présidente du tribunal
11:32qui a manifesté en 2011
11:33contre celui qui était à l'époque Nicolas Sarkozy.
11:36Elle était à l'USM, l'Union syndicale des magistrats.
11:38C'est quoi la solution par rapport
11:40à la syndicalisation des magistrats ?
11:42C'est un problème pour vous ?
11:42Moi, je suis pour l'interdiction
11:44de la syndicalisation des magistrats.
11:46L'interdiction ?
11:46Oui, absolument.
11:47Je pense que quand on a la responsabilité
11:49de la vie d'individu,
11:52on doit faire apparaître
11:53une neutralité personnelle, politique, totale.
11:57Et le problème, c'est que la syndicalisation politique,
12:00en l'occurrence,
12:00parce que ce n'est pas une simple syndicalisation professionnelle
12:03en ce qui concerne un certain nombre de ces syndicats,
12:05puisqu'on voit bien,
12:06on parle souvent du syndicat de la magistrature,
12:07ce sont des gens qui prennent position politiquement
12:09dans les élections.
12:10Ce qui n'est pas la même chose que l'USM.
12:11Vous avez raison.
12:12Mais le problème, c'est que l'USM existe,
12:14mais d'autres existent aussi,
12:15puisque la syndicalisation existe.
12:17On voit le syndicat de la magistrature
12:18présent à la fête de l'humanité.
12:19On se souvient de cette polémique du mur des cons
12:20avec des paires de victimes,
12:22parents de victimes affichés sur le mur
12:23dans ses locaux.
12:24Donc, c'est vrai qu'il y a une dérive,
12:26me semble-t-il,
12:27de ce qui est censé être simplement
12:28une défense professionnelle
12:30vers une politisation.
12:32Je pense qu'il faut interdire cela.
12:33Mais ça, ça fait partie du bloc de constitutionnalité.
12:35La liberté syndicale, c'est dans le bloc de constitutionnalité,
12:37c'est dans le code de la magistrature.
12:38Je vous signale qu'il y a un certain nombre de professions
12:40aujourd'hui qui sont interdites de se syndiquer.
12:42On le voit par exemple dans l'armée.
12:43Et je pense que le statut aujourd'hui de la magistrature
12:45devrait induire, de par l'importance qu'elle a dans la société
12:50et l'attribut de ses fonctions,
12:51de ne pas pouvoir se syndiquer.
12:52C'est mon point de vue.
12:53Je considère aussi,
12:54on pourrait rentrer longuement dans le détail,
12:56je considère aussi qu'il faut changer la manière aujourd'hui
12:58dont nous recrutons les magistrats.
12:59C'est-à-dire ?
13:00Nous avons une voie royale à travers l'école nationale
13:02aujourd'hui de la magistrature.
13:03Je pense qu'il faut très largement ouvrir le tour extérieur
13:05à des professions comme des anciens commissaires,
13:08des avocats de la défense,
13:09pour sociologiquement, j'ai envie de dire,
13:11presque oxygéner un peu justement cette approche de la justice
13:14qui soit peut-être plus sensible à la réalité du terrain
13:16et plus sensible au point de vue de la victoire.
13:18Amandine Attalaya.
13:18La présidente du tribunal qui a condamné Nicolas Sarkozy
13:21a reçu des menaces de mort.
13:23Plusieurs enquêtes ont été ouvertes à ce sujet.
13:27Ça vous étonne ?
13:28Est-ce que vous condamnez fermement
13:30ces menaces dont elle est victime aujourd'hui ?
13:32Sans aucune hésitation.
13:34Le fait qu'on puisse, autour de cette table,
13:36débattre sereinement d'un certain nombre de faits,
13:38être interpellé par des choses
13:39et critiquer une absence de neutralité politique
13:42ne veut en aucun cas dire
13:44qu'on peut tolérer le fait
13:46qu'il puisse y avoir des menaces
13:48ou des agressions.
13:49C'est absolument évident.
13:50Vous ne voyez pas de lien
13:51entre le fait qu'une partie de la classe politique
13:53s'en prenne désormais ouvertement à la justice
13:55et ces menaces dont elle est aujourd'hui victime ?
13:57Excusez-moi, mais on ne peut pas
13:58interdire le débat sur le fonctionnement
14:01aujourd'hui de notre justice
14:02et notre politique pénale
14:03au prétexte qu'il y a des gens
14:04qui se tiennent mal
14:04et qui donc menacent des juges.
14:07Vous ne pouvez pas aujourd'hui
14:09me tenir responsable de ce qui se passe ?
14:12Non, mais de fait,
14:13c'est ce qui est un peu induit
14:14par votre question.
14:15Excusez-moi.
14:16Je suis désolée de vous dire
14:16qu'à un moment donné,
14:17on ne peut pas s'interdire
14:18de parler du fonctionnement
14:19de la justice en France
14:20Mais en nourrissant le soupçon ?
14:21Au prétexte qu'il y a des gens
14:22qui se tiennent mal,
14:23il faut que les gens
14:23qui se tiennent mal
14:24soient évidemment poursuivis
14:26et condamnés,
14:26c'est intolérable.
14:27Mais enfin, dans le même temps,
14:28on ne peut pas interdire le débat.
14:29Excusez-moi.
14:30Est-ce que vous estimez
14:30que le président Macron
14:31devrait grâcier Nicolas Sarkozy ?
14:34Écoutez, ça lui appartient.
14:35Je ne sais pas.
14:36Je crois que Nicolas Sarkozy
14:37a refusé de demander cette phrase.
14:38Il a dit qu'il ne le souhaitait pas.
14:39Donc, il me semble
14:40que le sujet est clos.
14:41Et si Marine Le Pen
14:42ou Jordan Bardella
14:43accèdent à l'Elysée,
14:44ils doivent la grâcier ?
14:45Mais une fois de plus,
14:46j'aurais préféré
14:46plutôt qu'on passe
14:47par la grâce présidentielle
14:49qui est toujours sujet à débat.
14:52J'aurais préféré
14:52que tout se fasse
14:53par le biais de la justice
14:55parce qu'en fait,
14:55c'est quand même ça
14:56qui doit être
14:56le cœur nucléaire
14:58quand même
14:58de l'autorité de l'État.
14:59Donc, je ne crois pas
15:00que ce soit la meilleure solution.
15:01Marion Maréchal,
15:03en fin de semaine,
15:03le premier ministre,
15:04le nouveau premier ministre,
15:05Sébastien Lecornu,
15:06a commencé à dévoiler
15:07quelques pistes
15:08pour le budget.
15:09Très clairement,
15:10il écarte en gros
15:11les propositions
15:11ou les souhaits de la gauche.
15:13Pas de retour de l'ISF,
15:14pas question non plus
15:15de mettre en place
15:15la taxe Zuckman.
15:17Ça doit vous satisfaire ?
15:17Vous n'y étiez pas favorable
15:18du tout à ça ?
15:19Alors, déjà,
15:21j'ai lu avec attention
15:21cette interview
15:22qui, je dois le dire,
15:23n'est pas très intéressante.
15:25Pourquoi ?
15:25Je m'étonne d'ailleurs
15:26parce qu'il n'y a pas
15:28grand-chose sur le fond
15:29en réalité.
15:30Deuxièmement,
15:30quand même,
15:31il n'y a pas un seul mot
15:32précisément sur la justice,
15:33sur l'insécurité,
15:34sur l'immigration.
15:36Dans un moment même
15:36qui est un sujet
15:37de très haute tension politique.
15:40Je vois encore
15:40le préfet des Bouches-du-Rhône
15:41il y a quelques jours
15:42qui expliquait que 45%
15:43des actes de délinquance
15:44dans le centre de Marseille
15:45étaient liés à des clandestins.
15:4645%.
15:47C'est un sujet quand même
15:48épidermique.
15:49Et puis, en fait,
15:50c'est marrant,
15:50je ne suis plus nuancée que vous
15:52sur la porte qu'il ferme
15:53parce qu'en fait,
15:53c'est vraiment en même temps
15:54macroniste.
15:55Il est vraiment le meilleur ami
15:56d'Emmanuel Macron.
15:57Donc, en effet,
15:57vous avez raison,
15:58il ferme la porte
15:59à la taxe Zuckman
16:00et j'en suis très heureuse.
16:02Mais dans le même temps,
16:03il explique,
16:03oui, mais enfin,
16:04il faudra quand même
16:04retravailler à s'assurer
16:06qu'il y ait véritablement
16:08une justice fiscale efficace
16:10et donc on ne s'attirera pas
16:11quand même d'augmenter
16:12certains impôts.
16:13Ce n'est pas nécessaire
16:14la justice fiscale ?
16:14Il le dit.
16:15Vous êtes contre vous
16:16toute hausse de taxes
16:17pour aujourd'hui les plus riches ?
16:18Absolument.
16:19Je vais vous dire,
16:20moi, je suis atterré
16:22par vraiment le socialisme mental
16:25dans lequel on est enfermé
16:26depuis maintenant des semaines.
16:27C'est-à-dire qu'on a
16:28un débat budgétaire
16:28qui est central
16:29et on a, je dois dire,
16:31chapeau la gauche,
16:32donc cet économiste
16:34d'extrême-gauche
16:35relayé par les élus de gauche,
16:36relayé d'ailleurs très largement
16:37par la propagande aussi
16:38du service public,
16:39disons-le,
16:39qui nous a enfermé
16:40intellectuellement
16:41dans, non pas,
16:43faut-il,
16:43de nouvelles dépenses
16:44ou une baisse des dépenses.
16:47Fermé intellectuellement,
16:47le débat est possible.
16:48Ah non, mais excusez-moi,
16:49maintenant, le seul débat...
16:50Des prises d'opposition.
16:50Non, mais vous l'avez vu
16:51sur votre plateau,
16:52maintenant, le seul débat,
16:52c'est pas est-ce qu'il faut
16:54une taxe en plus ou pas,
16:55c'est il faut une taxe
16:55et sur qui on va la mettre
16:56et comment ?
16:57Donc moi, je vous dis,
16:58je refuse de...
16:59Parce qu'il y a 9 Français sur 10
16:59qui, dans un sondage,
17:01en tout cas,
17:02demandent une taxe
17:03sur les plus riches aujourd'hui.
17:04Eh bien, figurez-vous
17:04que c'est beaucoup plus nuancé
17:05que ça, d'ailleurs.
17:06Et là encore,
17:06on a été face
17:07à une incroyable propagande
17:08parce qu'on regardait les sondages,
17:09ça y est, les Français
17:10voulaient tous taxer
17:10ce qu'on appelle
17:11les ultra-riches.
17:13La réalité, c'est que
17:13quand on interroge les Français
17:14sur ce sujet,
17:15le fait d'augmenter les impôts
17:16sur les plus riches
17:17arrive en septième position.
17:18Et avant cela,
17:19il y a la baisse
17:21des dépenses publiques,
17:21la réduction du train de vie
17:22de l'État,
17:23il y a la lutte
17:23contre la fraude sociale,
17:24la lutte contre la fraude fiscale,
17:25la réduction des dépenses
17:26d'immigration.
17:27Et les Français,
17:27donc, ont un bon sens.
17:28Mais vous ne jugez pas
17:29qu'il y a besoin
17:29de plus d'équité fiscale ?
17:31C'est ce que ressent
17:31peut-être les Français ?
17:33Moi, je crois,
17:34je vais vous le dire,
17:34qu'aujourd'hui,
17:35dans un pays
17:35qui a 1000 milliards d'euros
17:37de prélèvements obligatoires
17:38chaque année,
17:39qui est le pays
17:39le plus taxé du monde,
17:41il y a un mot
17:42qui devrait être interdit
17:42dans le débat budgétaire
17:43et économique,
17:44c'est hausse des taxes.
17:45On devrait être obsédé
17:46que par une seule chose,
17:46c'est West Coast.
17:47Qu'est-ce qui vous fait peur ?
17:47C'est que les entreprises
17:48quittent la France ?
17:50Les plus riches quittent la France ?
17:50Déjà parce que ça ne marche pas.
17:52Je ne vais pas vous l'apprendre,
17:53mais enfin,
17:53les bases de l'économie,
17:54la courbe de la forte,
17:55trop d'impôts,
17:55tout d'impôts,
17:56c'est une évidence.
17:57Regardez, rien qu'à Paris,
17:58sur une échelle plus petite,
17:59la taxe foncière a été augmentée
18:00de 67% sous Anne Hidalgo.
18:02On n'a jamais eu
18:12300 milliards d'euros
18:12qu'on lève chaque année
18:13sur les marchés financiers,
18:15c'est malhonnête intellectuellement.
18:16Maintenant,
18:16je vais au bout du raisonnement.
18:17Je vais vous dire,
18:18moi, je ne suis pas d'accord
18:19avec le fait qu'aujourd'hui,
18:21les personnes les plus favorisées,
18:23nos compatriotes les plus favorisées
18:25ne contribuent pas.
18:26On est quand même dans un système
18:27où le taux marginal
18:28de l'impôt sur le revenu
18:29pour les hauts revenus
18:29est de 45%.
18:30On a une taxe exceptionnelle
18:34sur les hauts revenus
18:35qui en fait n'est plus exceptionnelle
18:36et qui est devenue permanente.
18:38On a l'IFI,
18:40on a un taux de compensation
18:41de surcroît
18:42qui permet de s'assurer
18:43qu'ils sont prélevés à minima.
18:44Donc, je veux dire,
18:45on est déjà allé très loin
18:46dans la mobilisation aujourd'hui
18:48des hauts revenus.
18:49Donc, moi, je me refuse
18:49et d'ailleurs,
18:50j'ai retrouvé même ces chiffres
18:51qui sont extrêmement intéressants.
18:52Ce l'IFRAP,
18:53on note que l'augmentation
18:54des prélèvements
18:55pour les Français les plus riches
18:56est passée entre 2007
18:57et de 2022
18:58de 37,5% à 42,1%.
19:00L'IFRAP qui est un think
19:01très libéral.
19:02D'accord,
19:03mais très sérieux sur le fond,
19:06vous me l'accorderez.
19:07Et donc,
19:07la démonstration est faite
19:08que depuis des années,
19:09on fait cela.
19:10Donc, moi, je crois qu'aujourd'hui,
19:10la seule obsession
19:11qu'on doit avoir,
19:12c'est la réduction
19:13des dépenses
19:14du train de vie de l'État,
19:16public évidemment,
19:18mais aussi la question
19:18de l'assistanat
19:19qui, en fait,
19:19est le sujet central
19:20dans la dépense.
19:22Vous êtes bien sûr
19:23BFM Politique,
19:23notre invité Marion Maréchal,
19:25députée européenne,
19:26président du mouvement
19:26Identité et Liberté.
19:28On parle de la question budgétaire,
19:30la montagne Limayalaïa,
19:31comme disait François Bayrou,
19:32est devant Sébastien Lecornu
19:33désormais.
19:35Vous avez trois députés,
19:37si je ne me trompe pas,
19:38qui sont apparentés
19:39au groupe du Rassemblement national.
19:41En l'État,
19:42si vous, vous étiez député
19:43à l'Assemblée nationale,
19:44est-ce que vous voteriez
19:45une motion de censure
19:46contre Sébastien Lecornu ?
19:48Attendez de voir
19:48le détail de la proposition,
19:50mais moi,
19:51j'ai envie de vous dire
19:52que par principe,
19:52de toute façon,
19:53un gouvernement
19:53qui refuse de s'attaquer
19:55à la question,
19:55ne serait-ce que de l'immigration,
19:57pour moi,
19:57devrait être censuré,
19:58vu la gravité de la situation.
20:00Donc, à voir sur le détail,
20:02maintenant,
20:03une fois plus,
20:03ce qui m'interpelle
20:03dans les déclarations
20:04de Sébastien Lecornu,
20:05c'est le fait
20:05qu'il ne ferme pas la porte
20:07par principe
20:08à une augmentation
20:09encore des prélèvements obligatoires.
20:10Restons juste
20:10une minute sur l'immigration.
20:12Vous disiez
20:12qu'il n'en fait pas mention
20:13dans son interview,
20:14hormis à une question
20:16sur l'aide médicale d'État.
20:18Il ne propose pas
20:18de la supprimer,
20:19mais de chasser la fraude.
20:22Il ouvre la porte au débat.
20:24C'est quand même,
20:25excusez-moi,
20:26extrêmement mesuré.
20:27Comment est-ce que vous avez
20:28analysé sa réponse ?
20:30Écoutez,
20:30moi,
20:30je vais attendre
20:31à un moment donné
20:31que des actes soient posés,
20:32parce que je veux dire,
20:33là,
20:33on est au troisième gouvernement
20:35de déclarations d'intention.
20:36On en a eu quand même beaucoup.
20:37Je crains malheureusement
20:38que M. Lecornu,
20:39et c'est le drame d'ailleurs
20:40de cette Assemblée
20:41qui n'a pas de majorité,
20:42soit tenue à payer le prix
20:44de l'achat
20:44de la non-censure des socialistes.
20:45Voilà,
20:46donc je suis absolument convaincue
20:48que sur ce sujet,
20:49il fera peu et trop peu.
20:50Or,
20:50vous avez raison de le dire,
20:51sur la question budgétaire,
20:53le sujet incontournable
20:54est bien évidemment
20:55celui du train de vie de l'État.
20:57Celui de l'immigration
20:58n'est pas moins incontournable.
20:59Baisse de 6 milliards
21:00du budget de l'État,
21:01dit-il,
21:05attendons de voir.
21:06Quand on voit aujourd'hui
21:07qu'il y a en effet,
21:08je crois que c'est 776 agences
21:10de l'État,
21:1116 autorités indépendantes,
21:14il y a de quoi faire probablement
21:15en termes de fusion.
21:16Mais quand on voit aujourd'hui
21:17par exemple que des organisations
21:18comme l'ADEME
21:20servent souvent de cellules
21:24de sauvetage et de recrutement
21:25des anciens copains socialistes
21:26qui n'ont pas été réélus aux élections,
21:28on comprend que ce soit
21:29extrêmement compliqué
21:30de pouvoir supprimer
21:31ce genre de choses.
21:32Donc j'attends du courage politique.
21:33Vous n'êtes pas pour la taxe Zuckman,
21:34ça vous nous l'avez dit tout à l'heure.
21:36Est-ce qu'en revanche,
21:36la proposition que fait Marine Le Pen
21:38d'un impôt sur la fortune financière
21:40dont serait exclue
21:41la résidence principale,
21:42est-ce que cette proposition-là
21:43vous convient ?
21:45Alors vous l'aurez compris,
21:46moi en effet,
21:46je ne suis pas pour taxer
21:47en plus ce qu'on appelle
21:49les super riches.
21:49En revanche,
21:50je veux bien qu'on s'attarde
21:50un peu sur les super profiteurs.
21:52Parce que ce dont on parle
21:53un peu moins par exemple,
21:54c'est typiquement
21:55les dépenses de France Télévisions
21:57dont on découvre
21:59avec un déficit de 40 millions,
22:00là,
22:00qu'ils ont 126 000 euros par jour
22:02de dépenses de réception.
22:05Excusez-moi,
22:06je vais vous répondre sur le fond,
22:09mais j'aimerais quand même
22:09parler de ce sujet.
22:10Parce que, excusez-moi,
22:11c'est un scandale.
22:12On va dire,
22:12Madame Ernotte
22:13qui se permet d'aller
22:13sur les plateaux de télévision
22:14donner des grandes leçons de morale
22:15en allant traiter d'extrême droite
22:17les uns et les autres.
22:18Excusez-moi,
22:18mais est-ce qu'on peut demander
22:19des comptes à cette femme
22:20qui avec l'argent des Français
22:20permet et autorise,
22:22je sais que ça vous met mal à l'aise,
22:23mais enfin 40 000 euros
22:24de taxis par jour.
22:25Donc moi,
22:25je veux dire,
22:26parce qu'on parle du sujet budgétaire,
22:27je vous dis,
22:28commençons par traiter ça.
22:29Donc par exemple,
22:29vous cherchez des économies,
22:30il va falloir privatiser un jour
22:32l'audiovisuel public
22:32qui coûte 4 milliards d'euros par an
22:34pour faire la leçon aux Français.
22:35Maintenant,
22:36je vous réponds sur le fond.
22:36Sur la question d'Amandine,
22:37pour ou contre la proposition
22:38d'impôts sur la fortune financière
22:40du Rassemblement National
22:40et de Marine Le Pen ?
22:41Je ne vais pas d'ailleurs
22:42vous surprendre sur le sujet.
22:43J'ai un certain nombre
22:44de désaccords économiques
22:45avec le Rassemblement National
22:46et celui-ci en fait partie.
22:47Voilà, je vous l'ai dit,
22:48moi je m'interdis par principe
22:50aujourd'hui de poser le débat
22:52sur une nouvelle taxe
22:54ou une hausse de prélèvement obligatoire
22:55et je pense que la droite
22:56dans son ensemble
22:57devrait sortir...
22:57Donc Marine Le Pen est victime
22:58du socialisme ambiant
22:59comme vous dites.
23:00Du socialisme mental.
23:01Du socialisme mental.
23:02Mais en l'occurrence,
23:03non, je considère qu'en effet
23:04il ne faut pas poser les termes
23:05de cette manière-là
23:06et qu'on doit faire
23:07l'effort intellectuel
23:08d'aller chercher des économies
23:09et ces économies,
23:11immigration, train de vie de l'État,
23:12assistanat,
23:13quoi qu'on en pense aujourd'hui,
23:14sur 1000 euros de dépenses publiques,
23:16575 euros sont liés
23:17à la dépense sociale
23:18et donc le sujet des retraites
23:20de fait doit être traité.
23:21Ça ne vous aura pas échappé aussi
23:22que là-dessus,
23:23je n'ai pas tout à fait
23:24le bon point de vue
23:25que le Rassemblement national.
23:27Vous êtes pour la retraite
23:27par capitalisation ?
23:28Et je considère qu'il faut en effet
23:29intégrer une part de capitalisation
23:31dans les retraites.
23:32Je considère d'ailleurs
23:33qu'il faut chercher également
23:34à aligner le régime
23:36des retraites publiques
23:37dont on parle souvent
23:38beaucoup moins
23:38sur le système
23:39des retraites privées.
23:42Je pense que la question
23:43de l'assistanat en général
23:44et des dérives de l'assistanat
23:45doit nous interpeller.
23:46Encore cette semaine,
23:46vous l'avez peut-être vu,
23:47on découvre là comme ça
23:48que la dernière aide de la CAF,
23:50c'est d'aller jusqu'à 900 euros par mois
23:51pour des foyers
23:52qui ne travaillent pas
23:53pour s'acheter un grippin
23:54à la vaisselle
23:55ou un canapé-lif.
23:56Je reprends la question
23:58d'Amandine, effectivement.
23:59Vous n'avez pas dit juste
23:59mais taxer les super-profiteurs,
24:01ça veut dire quoi ?
24:01Non, pas taxer les super-profiteurs,
24:03je veux dire traiter
24:03le sujet des super-profiteurs.
24:05Donc là, en l'occurrence,
24:06privatiser l'audiovisuel public
24:07et licencier Mme Ernotte.
24:09Quand Amandine vous dit
24:10est-ce que Marine Le Pen
24:11est victime du socialisme mental
24:12avec sa proposition ?
24:13Est-ce que Marine Le Pen
24:14est une victime
24:15du socialisme mental ?
24:16De fait, Marine Le Pen
24:18a une position économique
24:19qui est plus social-étatiste.
24:21Je pense que tout le monde
24:22l'aura compris.
24:24C'est une socialiste ?
24:24Non, mais moi, je n'aime pas
24:26les caricatures et les raccourcis
24:28de ce point de vue-là.
24:29Mais de fait,
24:30de ce point de vue-là,
24:31nous n'avons pas la même position.
24:32Mais vous savez,
24:33c'est le propre des coalitions.
24:34Enfin, je veux dire,
24:34tout le monde s'en étonne.
24:36Mais le propre d'une coalition,
24:37ce n'est justement pas une fusion.
24:38C'est qu'on est des alliés.
24:39On a chacun nos singularités,
24:42nos particularités.
24:42Et justement,
24:43moi, c'est ce à quoi j'appelle.
24:44On doit être capable
24:44de se mettre autour de la table
24:45et de discuter avec nos différences
24:47pour pouvoir trouver un compromis
24:48et se donner les moyens
24:49de gouvernance.
24:49Ça va quand même plus loin
24:51puisqu'il y a quelques jours,
24:52Marine Le Pen avait du mal
24:53à dire, visiblement,
24:54si elle se sentait plus proche
24:55d'Olivier Faure
24:56ou de Bruno Retailleau.
24:58Vous, vous savez
24:59qui vous choisissez
25:00entre Olivier Faure et Bruno Retailleau ?
25:01Oui, mais je n'ai absolument
25:02aucun doute sur le fait
25:03que je suis bien évidemment
25:04idéologiquement beaucoup plus proche
25:05de Bruno Retailleau.
25:07C'est évident.
25:07Maintenant, ce que dit
25:08Marine Le Pen
25:08et ce que dit Jordan Bardella
25:09tous les deux, d'ailleurs,
25:10ils disent
25:10on ne veut pas sauver la droite,
25:12on veut sauver la France.
25:13Ils disent la même chose là-dessus ?
25:14De fait, ils ont tous les deux
25:16tenu cette phrase.
25:18Évidemment que je suis d'accord,
25:19je ne suis pas là
25:20pour sauver la droite,
25:20mais c'est vrai que
25:21je n'ai pas tout à fait
25:22le même diagnostic.
25:23C'est-à-dire que je considère
25:23que pour sauver la France,
25:24il faut battre la gauche
25:25et pour battre la gauche,
25:27je ne vois pas d'autre chemin
25:28que celui de la coalition des droites.
25:30Si on en trouve un autre,
25:31jusqu'ici, il n'a pas été trouvé,
25:32donnez-le-moi,
25:33mais de fait, je considère que oui.
25:34C'est-à-dire que Marine Le Pen,
25:35jamais à vos yeux,
25:36ne gagnera seule sans faire l'alliance.
25:37Je pense qu'aucun parti politique,
25:39ça dépasse d'ailleurs Marine Le Pen,
25:40aucun parti politique
25:41ne peut gagner seule.
25:43Et le Rassemblement national
25:44est incontournable,
25:45mais il n'est de fait pas suffisant.
25:46Et oui, moi je suis de celle
25:47qui plaide aujourd'hui
25:48pour qu'on puisse mettre
25:49autour de la table
25:49des gens comme Marine Le Pen,
25:51Jordan Bardella,
25:52Bruno Retailleau,
25:54Laurent Wauquiez,
25:55même Nicolas Dupont-Aignan,
25:56même évidemment
25:57Éric Zemmour de Reconquête.
25:59Edouard Philippe.
26:00Et j'irai jusqu'à
26:01une partie d'horizon.
26:02Je dis bien une partie d'horizon
26:03parce que, je ne veux pas vous mentir,
26:05je n'ai pas grand-chose à faire
26:06avec Nathalie Loiseau.
26:07En revanche, je pense
26:08qu'il y a des choses à faire,
26:09par exemple avec un profil
26:10comme Christelle Morancet.
26:12Christelle Morancet
26:13qui est présidente
26:13des pays de la Loire,
26:14qui a baissé les dépenses
26:15de 100 millions d'euros,
26:16qui s'est attaché
26:17aux subventions
26:18de la gauche culturelle.
26:20Oui, je pense que sur le régalien,
26:21notamment le sécuritaire,
26:22même sur l'immigration...
26:23Édouard Philippe,
26:24il est dans votre union des droites
26:25ou pas ?
26:25Édouard Philippe,
26:26c'est un sujet particulier.
26:27Je n'oublie pas quand même
26:28qu'il a appelé à voter communiste
26:30face au Rassemblement National
26:31aux dernières élections.
26:32Donc, de fait,
26:34je n'ai pas convaincu
26:34de pouvoir aujourd'hui
26:36me retrouver à la table
26:37avec quelqu'un
26:37qui préfère les communistes
26:38au camp national.
26:39Mais une partie, en effet...
26:41Vous évoquez la déclaration
26:41de Marine Le Pen
26:42qui dit
26:43« Moi, je me positionne
26:44au-delà de cela,
26:45l'union des droites.
26:45Je ne suis ni de droite
26:47ni de gauche, dit-elle.
26:48J'œuvre pour mon pays
26:49et pour mon peuple. »
26:50Pour vous, Marine Le Pen,
26:51elle est de droite
26:52ou elle est de gauche ?
26:53C'est à elle d'y répondre,
26:54là, pour le coup.
26:57Je suis de droite
26:58et je l'assume.
27:00Je pense qu'aujourd'hui,
27:00d'ailleurs,
27:01le grand clivage droite-gauche
27:03est en train de se repositionner.
27:04Marine Le Pen,
27:04pour vous,
27:04elle est de droite
27:05ou elle est de gauche ?
27:05Selon les critères
27:06que j'arrête,
27:08je pense qu'aujourd'hui,
27:09le grand clivage droite-gauche
27:10se repositionne
27:11sur la question de l'identité.
27:11Il a longtemps été
27:12sur le social et l'économique.
27:13Aujourd'hui,
27:13le clivage,
27:15la valeur cardinale
27:15est sur l'identité.
27:15Donc, sur Marine Le Pen,
27:16vous ne voulez pas
27:17lui assigner l'étiquette ?
27:20Sur l'identité,
27:21elle est de droite
27:21et économiquement,
27:22elle est de gauche.
27:22Moi, je pense que...
27:23Non, mais...
27:24Si on ne résume pas
27:25faire les caricatures,
27:25mais ce qui est sûr,
27:26c'est que...
27:27On parle de Mélanie souvent,
27:29comme vous l'avez dit tout à l'heure.
27:30Ce qui est intéressant
27:31dans le modèle Mélanie,
27:32qui est souvent évoqué
27:33par aujourd'hui
27:33les gens de droite
27:34et j'en suis très heureux,
27:35j'ai été un peu seule
27:35à le faire au début.
27:36Aujourd'hui,
27:36on est très nombreux,
27:37tant mieux.
27:38Sur les résultats économiques...
27:40Marine Le Pen préfère
27:41Mathéo Selvigny.
27:42Absolument.
27:42La fermeté migratoire.
27:44Le succès de Georgia Mélanie,
27:45c'est quoi ?
27:46C'est aussi une méthode
27:47de gouvernement.
27:48C'est-à-dire que c'est une femme
27:48qui a réussi précisément,
27:50elle,
27:50à faire une grande coalition
27:51qui va du centre droit
27:52jusqu'à une partie
27:53d'Edouard Philippe,
27:54si on devait faire un équivalent,
27:55jusqu'à la droite nationale.
27:57Exactement.
27:58Jusqu'à la droite nationale,
27:59avec même des parties
28:00qui font parfois
28:01ne serait-ce qu'un pour cent,
28:02mais qui sont considérées
28:03comme indispensables
28:04et respectées pour cela
28:05parce que face à la gauche,
28:06chaque voix compte.
28:07Mais aujourd'hui,
28:08votre union des droites
28:08est une chimère
28:09puisque Marine Le Pen
28:10et Éric Zemmour
28:10ne se parlent pas.
28:11Jamais Edouard Philippe
28:12ou qui que ce soit
28:13du côté d'Horizon ou autre
28:15n'ira avec le Rassemblement national.
28:16Ils l'ont invoqué pour l'instant.
28:17Eh bien,
28:18vous avez raison de dire
28:19qu'aujourd'hui,
28:19il y a encore beaucoup
28:20de chemin à faire.
28:21Il nous reste deux ans,
28:22sauf imprévus,
28:23jusqu'à la prochaine
28:23élection présidentielle
28:24pour travailler à cela.
28:25Moi, en tout cas,
28:26c'est la mission
28:26que je me donne.
28:28Restons sur le...
28:29C'est d'ailleurs,
28:29je vous le dis,
28:30une mission qui prend déjà
28:31un peu effet
28:32puisqu'au Parlement européen,
28:33vous qui suivez bien ce sujet,
28:34vous savez qu'aujourd'hui,
28:35j'appartiens à un groupe,
28:36le groupe des conservateurs
28:36dans lequel sont les Italiens
28:37qui travaillent d'ailleurs
28:38étroitement avec le PPE,
28:40donc le groupe des LR
28:41de centre-droit
28:41et avec le groupe
28:43du Rassemblement national.
28:44Cette coalition,
28:44elle prend forme
28:45avec des majeurs
28:45de droite.
28:45Au fond,
28:46vous vous sentez plus proche
28:47d'un Bruno Rotaillot
28:48qui s'assume de droite
28:49ou d'une Marine Le Pen
28:50qui ne choisit pas
28:51entre la droite et la gauche ?
28:51Moi, je me sens évidemment
28:53beaucoup plus proche
28:53de Bruno Rotaillot.
28:54Enfin, j'ai aucun doute,
28:54vous savez...
28:55Que de Marine Le Pen.
28:56Ah non, que de Marine Le Pen.
28:57Je n'ai pas allé au bout du chemin.
29:01Ah, je pense que
29:02sur les questions économiques,
29:03je suis plus proche
29:03de Bruno Rotaillot, oui,
29:04de fait.
29:05Mais maintenant,
29:05le problème de Bruno Rotaillot,
29:06à un moment donné,
29:06si vous voulez,
29:07c'est qu'au-delà des idées,
29:09il y a la question
29:09de la stratégie
29:11et du bilan.
29:11Oui, mais demain,
29:12je vous arrête.
29:13Demain, il y a une élection
29:14entre Bruno Rotaillot
29:15et Marine Le Pen.
29:15Vous votez pour qui ?
29:16La question ne se posera pas,
29:19à mon avis,
29:19en ces termes en 2027.
29:21Vous voteriez pour qui ?
29:21Et j'ai été très claire,
29:22d'ailleurs,
29:22de ce point de vue-là,
29:23puisque j'ai tout de suite dit
29:30qu'elle a été la mieux placée.
29:32Parce que je pense
29:32qu'aujourd'hui,
29:33Marine Le Pen
29:33est en capacité,
29:34excusez-moi,
29:35de rassembler.
29:36Elle a été d'ailleurs
29:37une interlocutrice,
29:38y compris pour des gens
29:39comme moi,
29:39avec qui elle a manifesté
29:41le souhait de vouloir travailler.
29:43Je considère qu'aujourd'hui,
29:44on a un Bruno Rotaillot
29:45qui, de fait,
29:46est quand même
29:46pas très clairement,
29:48comment dire,
29:49arraché au macronisme.
29:51Et je vais au bout
29:51du raisonnement,
29:52parce que c'est vrai
29:52que vous avez raison.
29:54J'ai écouté
29:54François-Xavier Bellamy.
29:56Ici même, il a dit
29:57entre Manuel Bonpart
29:58et Mario Maréchal,
29:59je ne choisis pas.
29:59Oui, et c'est vrai
30:00que, je vais vous dire,
30:02c'est étonnant
30:04parce que, honnêtement,
30:05quand on voit aujourd'hui
30:06le travail qu'on réalise
30:07même au Parlement européen
30:08avec François-Xavier Bellamy,
30:09moi, je vous le dis,
30:09je n'ai aucune espèce de doute
30:11de la même manière
30:11que j'ai aucun doute
30:12entre un Bonpart
30:13et évidemment
30:15un Jordan Bardella
30:15ou une Marine Le Pen
30:16et aucun doute
30:16entre un Bonpart
30:17et un Bruno Rotaillot.
30:19Voilà, donc,
30:19c'est vrai que je pense
30:20qu'on a encore
30:20un travail de fond à faire
30:22mais je suis convaincue
30:22qu'on sera poussé en cela
30:23par les Français.
30:28quand même très majoritairement
30:29RN compris,
30:30électeur RN compris
30:31pour cette coalition de droite.
30:33Donc, il y a une dissonance
30:34entre les dirigeants politiques
30:34et la volonté populaire.
30:35Est-ce que vous participeriez,
30:36Marion Maréchal,
30:37est-ce que vous participeriez
30:38à une primaire de la droite
30:39parce que Laurent Wauquiez,
30:40le patron de la droite,
30:41dit qu'il envisagerait,
30:43lui, aimerait en tout cas
30:44une primaire
30:44qui irait de Darmanin,
30:46Gérald Darmanin
30:47à Sarah Knaffo ?
30:48Déjà, comment vous comprenez
30:49que vous êtes dedans ou dehors
30:50et est-ce que vous iriez ?
30:51Moi, je vais vous dire,
30:51par principe,
30:52je suis très mal à l'aise
30:54avec les primaires.
30:55Enfin, je pense que vous l'avez vu,
30:56l'expérience en a été douloureuse
30:57d'ailleurs pour les LR par le passé.
30:59Moi, je suis assez traditionnelle
31:01à droite là-dessus.
31:01Je considère que c'est
31:02au président du mouvement
31:04en général d'être candidat.
31:06Donc, je n'ai aucune intention
31:07à me prêter à ce genre d'exercice.
31:09Et je vous le dis aujourd'hui,
31:09de toute façon,
31:10le sujet n'est pas là.
31:11Aujourd'hui, Marine Le Pen,
31:13jusqu'à peut-être,
31:15et je ne l'espère pas,
31:15la décision judiciaire
31:16est candidate à l'élection présidentielle.
31:18Elle est la présidente
31:20et le leader du premier parti
31:21de droite du camp national.
31:23Ne nous attardons pas
31:24sur les mots.
31:25À ce titre, elle est la mieux placée.
31:26Maintenant, je milite
31:27pour que Marine Le Pen,
31:28pardonnez-moi,
31:29parce qu'évidemment,
31:30je souhaite la soutenir,
31:31mais je souhaite la soutenir
31:31dans un cadre qui m'apparaît
31:33potentiellement victorieux.
31:35Et donc, évidemment,
31:36avec la possibilité
31:37d'élargir les alliances.
31:38Et c'est ce à quoi
31:39je veux travailler.
31:40Restons sur le Rassemblement national.
31:42Cet été, Marine Le Pen,
31:43justement,
31:44elle vous a expliqué
31:45en bureau politique
31:46qu'il n'y aurait pas d'alliance
31:48entre votre micro-parti
31:50et le RN.
31:52Et c'est surtout Jordan Bardella
31:53qui semble avoir appuyé
31:54cette décision.
31:55Pourquoi ?
31:56Est-ce que vos relations
31:56sont si difficiles
31:58avec Jordan Bardella ?
31:59Non, c'est à eux
32:00de demander.
32:01Je regrette, moi,
32:01et d'ailleurs, je déplore
32:02le fait qu'il n'y ait pas
32:03d'accord de parti.
32:04Alors bon,
32:05le modus vivendi
32:06consiste à quand même
32:07permettre à des gens
32:07de mon mouvement
32:08de pouvoir être soutenus
32:09par le Rassemblement national,
32:10mais sans accord officiel
32:11de parti.
32:11je pense que c'est une erreur.
32:14Mais ça me dépasse.
32:17Vous leur poserez la question à eux.
32:19Ça me dépasse.
32:20Je pense qu'il y a la tentation
32:22aujourd'hui de penser
32:23que l'alliance,
32:25d'ailleurs tout à fait heureuse,
32:26moi j'en suis très contente
32:27avec Éric Ciotti,
32:28est suffisante.
32:29Moi, je pense qu'il faut aller au-delà.
32:32Et je crois qu'aujourd'hui,
32:33la ligne que je porte,
32:35pas moi seulement d'ailleurs,
32:36qui est une ligne identitaire,
32:37libérale, conservatrice,
32:38doit avoir sa place
32:39parce qu'elle parle aussi
32:41à des Français
32:41qui ne sont pas nécessairement
32:43absolument représentés
32:44par le Rassemblement national
32:45et que nous sommes complémentaires.
32:48Mais je vais vous dire,
32:49l'Union est un combat.
32:50Moi, j'en démordrais pas.
32:52Et je suis...
32:53En fait, vous avez raison de dire
32:54aujourd'hui,
32:55ça apparaît de la science-fiction,
32:56mais vous savez,
32:56moi qui suis l'Italie depuis longtemps,
32:57ça apparaissait aussi
32:58pour la science-fiction
32:59à une certaine époque politique
33:00en Italie.
33:00Marine Maréchal,
33:02avant d'évoquer
33:02la situation internationale
33:04et notamment les déclarations
33:04de Donald Trump,
33:05vous étiez à Washington
33:06au moment de son investiture,
33:08quelques questions
33:09rapides,
33:10réponse rapide.
33:11S'il y a une dissolution,
33:13Marion Maréchal,
33:14est-ce que vous serez candidate
33:14à des législatives anticipées ?
33:17Alors déjà,
33:17je suis, moi,
33:18pour la dissolution,
33:19vous l'avez compris,
33:19puisque je suis pour un retour
33:20au peuple à un moment donné
33:21où il n'y a pas de majorité.
33:24Je n'ai pas réfléchi
33:26à ce sujet particulièrement,
33:27mais c'est vrai que, bon,
33:27moi je me suis quand même engagée
33:28pour un mandat jusqu'en 2029,
33:30donc j'ai envie d'a priori
33:31de vous dire...
33:32Voilà, exactement,
33:33j'ai a priori envie de vous dire
33:34que j'irai au bout de ce mandat,
33:36sauf si, à un moment donné,
33:37cela apparaît plus utile.
33:39Moi, j'essaie toujours d'être là
33:40où on est le plus utile
33:40pour battre la gauche
33:41et permettre la victoire.
33:42Dans quelques mois,
33:43ce seront les élections municipales.
33:44La mairie de Paris,
33:45votre candidature avait été envisagée,
33:46vous avez dit que vous ne seriez pas candidate,
33:48vous n'avez pas changé d'avis ?
33:49Non, je n'ai pas changé d'avis.
33:50Ça veut dire que vous soutiendrez qui ?
33:52Est-ce que ce sera Rachida Dati
33:53qui aura votre préférence
33:55qui est investie par LR
33:56ou Thierry Mariani,
33:56le candidat du RN ?
33:58Écoutez,
33:59si Thierry Mariani
34:00fait une liste,
34:01comme je le disais à l'instant,
34:02d'ouverture, d'union
34:03dans lequel le mouvement
34:04qui est le nôtre
34:05et d'autres sont représentés
34:06pour justement aller chercher
34:08un maximum d'électeurs de droite,
34:10évidemment qu'il aura mon soutien.
34:12Maintenant, Rachida Dati,
34:13je vais vous dire,
34:14moi, je suis assez peu convaincue
34:15par le personnage.
34:16Je vois ce qu'elle fait aujourd'hui
34:17au ministère de la Culture.
34:19J'y vois une néo-gauche.
34:22Objectivement,
34:22je ne vois pas de rupture.
34:23Donc, sincèrement,
34:24j'ai peu d'espoir
34:24sur le fait qu'elle puisse
34:25renverser la table à Paris.
34:26Oui ou non,
34:26un accord avec les Républicains ?
34:27Vous parliez d'élargir
34:28avec les Républicains
34:29pour les municipales ?
34:31Moi, je le souhaite partout
34:33où c'est possible et compatible.
34:35Voilà.
34:35Donc, une fois de plus,
34:37je milite pour ça
34:38au niveau national.
34:38Donc, je ne vais pas vous dire
34:39le contraire au niveau local
34:40parce qu'une fois de plus,
34:41je pense qu'il ne faut pas
34:41se tromper entre l'allié potentiel
34:43et l'adversaire existentiel.
34:45Aujourd'hui,
34:45la LFisation de la gauche
34:46nous impose de clarifier
34:48qui est l'allié potentiel
34:49de l'adversaire existentiel.
34:50Donc, il n'y a pas de...
34:51Là-dessus, je pense,
34:52une certaine clarté
34:53à voir avec qui on peut travailler.
34:54Alors, Marion Maréchal,
34:55la nuit dernière,
34:55on le disait,
34:56en Ukraine,
34:56il y a des centaines
34:57de drones et de missiles
34:58qui ont frappé le pays.
35:00Il y a quelques jours,
35:01des incursions de drones
35:02au Danemark également.
35:04Il y a quelques heures,
35:04le ministre des Affaires étrangères,
35:05Jean-Noël Barraud,
35:06a dit que la France
35:06n'excluait pas d'abattre les drones.
35:08C'est une bonne chose ?
35:09Alors, c'est vrai
35:10que sur l'affaire du Danemark,
35:12il semble qu'il y a
35:13une forme de confusion
35:13parce que j'en sens
35:14que les autorités danoises
35:15elles-mêmes ont l'air
35:16de parler de drones
35:17non identifiés.
35:18Donc, il faudra aller au bout
35:18de ce raisonnement-là.
35:20Maintenant, ce qui est sûr,
35:21moi, je m'en remets
35:21évidemment en droit international.
35:23Nous avons des espaces aériens
35:24qui nous appartiennent
35:26et si les autorités militaires
35:28considèrent qu'il y a
35:28une menace par le fait
35:30de cette intrusion,
35:31il ne va pas y avoir
35:31d'interdiction par principe
35:32d'éliminer ces drones,
35:33évidemment.
35:34Amandine.
35:34Est-ce que Vladimir Poutine
35:35est à vos yeux
35:36une menace existentielle,
35:37je reprends le terme
35:38d'Emmanuel Macron,
35:39pour l'Europe ?
35:40Je pense que c'est
35:41une menace existentielle,
35:42bien sûr, essentiellement
35:43pour l'Ukraine
35:44et les pays proches
35:46de son influence stricte.
35:48Je pense que,
35:49de fait, aujourd'hui,
35:50il y a une restauration
35:52de la puissance russe
35:53et une aggravation
35:55de la tension
35:56avec l'ensemble de l'Europe
35:57qui font que ses voisins proches
35:58évidemment ont des raisons
36:00jusqu'à une guerre
36:02avec des pays européens
36:04plus proches de la France ?
36:05Tout démontre, en tout cas,
36:06qu'il n'en a pas les moyens
36:08comme on aurait pu l'imaginer
36:09parce que le fait
36:10qu'il se, pardonnez-moi l'expression,
36:11casse les dents à ce point-là
36:12sur le dossier ukrainien
36:14laisse entendre quand même
36:16qu'il serait compliqué,
36:18on va dire rationnellement,
36:19de multiplier les conflits.
36:20Mais enfin,
36:21je crois que la leçon
36:22de l'histoire
36:23est quand même
36:23de nous appeler à l'humilité,
36:25donc il vaut mieux
36:26être prévenant.
36:26Maintenant,
36:27je ne crois pas,
36:27en revanche,
36:28je vous le dis,
36:28est-ce que demain,
36:29la Russie puisse envahir
36:30la France ?
36:31Marion Maréchal,
36:32vous étiez à Washington
36:33pour l'investiture
36:33de Donald Trump.
36:34Cette semaine,
36:35le président américain
36:35la tribune de l'ONU a jugé,
36:37je cite,
36:37que le changement climatique
36:38était la plus grande arnaque
36:40jamais menée contre le monde
36:42et que le concept
36:42d'empreinte carbone
36:43c'était une supercherie
36:44inventée par des gens
36:45aux intentions malveillantes.
36:47Est-ce que vous partagez
36:48son analyse ?
36:48Moi, j'ai écouté le discours
36:49attentivement,
36:50il parle plus précisément
36:51d'arnaque de l'hystérie climatique
36:53et en cela,
36:54je ne veux pas lui donner tort.
36:56Je ne veux pas lui donner tort
36:56parce que l'hystérie climatique
36:57c'est une réalité,
36:58c'est une forme de néo-marxisme
37:00décroissant.
37:00En vous, il y a une hystérie climatique
37:01aujourd'hui ?
37:02Oui, je pense très idéologisé
37:03quand on voit que des égéries
37:04comme Greta Thunberg
37:05qui était quand même
37:07au départ sur le climat
37:08et qui finit sur les flottilles
37:09à Gaza avec le drapeau palestinien,
37:11moi ça m'interpelle.
37:12Mais le réchauffement climatique,
37:13est-ce que c'est une arnaque ?
37:14Alors, je vais vous répondre
37:14sur le réchauffement climatique
37:15mais en revanche,
37:16il pose quand même un sujet
37:17que moi je partage.
37:18Excusez-moi,
37:19quand il dit aujourd'hui
37:20de fait,
37:21on a une logique climatique
37:23qui aboutit à détruire
37:25nos emplois,
37:26notre industrie,
37:27notre prospérité
37:28alors même que les deux tiers
37:29des gaz à effet de serre
37:30viennent de l'extérieur de l'Occident,
37:32que l'Europe c'est 7%,
37:33que la France c'est 0,7%.
37:34Mais arnaque ou pas
37:34le réchauffement climatique ?
37:35Vous y croyez-vous
37:36au réchauffement climatique ?
37:37Moi, je pense qu'il y a évidemment
37:38un bouleversement climatique.
37:40D'ailleurs, on voit...
37:40Le terme réchauffement climatique...
37:41Non, mais réchauffement
37:42ou rafraîchissement,
37:43les experts eux-mêmes
37:43d'ailleurs parlent de bouleversement
37:45et de fait,
37:45il y a eu sur certaines parties
37:46du globe,
37:47vous avez raison de le dire,
37:48un réchauffement attesté.
37:48Donc moi,
37:49je ne remets absolument pas
37:50en cause cela.
37:51Donc vous ne regrettez pas
37:52de l'avoir soutenu
37:52et d'avoir assisté
37:53à son inauguration en janvier dernier ?
37:55Non, je pense qu'il pose
37:57des vrais sujets
37:58qui doivent aussi nous interpeller
37:59sur ce sujet
37:59comme sur d'autres.
38:00On voit aujourd'hui
38:01l'échec,
38:01le coût démesuré
38:03de la transition énergétique.
38:05Je rappelle que
38:06les énergies renouvelables
38:07ces cinq dernières années,
38:08c'est 22 milliards
38:09et que là,
38:09avec les objectifs climatiques
38:10que nous nous sommes fixés,
38:11par exemple,
38:12pour l'éolien offshore,
38:14on devra recouvrir quasiment
38:15l'intégralité
38:16de la façon d'affronté
38:16de notre pays.
38:17Donald Trump
38:17nous menace commercialement.
38:19Excusez-moi,
38:19c'est deux sujets différents.
38:21Je veux dire,
38:21vous me parlez
38:22sur la question idéologique,
38:23je vous réponds
38:23sur la question idéologique.
38:24Maintenant que les États-Unis
38:25soient les États-Unis
38:26et que leurs intérêts
38:27ne convergent pas
38:27avec l'Europe et la France,
38:28excusez-moi,
38:29moi je n'ai pas attendu
38:29Donald Trump
38:30pour en avoir conscience.
38:31Moi je n'ai pas oublié Alstom,
38:32moi je n'ai pas oublié
38:33la demande à BNP,
38:34Paréba,
38:35moi je n'ai pas oublié
38:35l'espionnage
38:36des dirigeants européens
38:37et tout ça,
38:38c'était sous la gauche américaine.
38:39Mais c'est marrant,
38:39à cette époque-là,
38:40les dirigeants européens
38:41n'avaient rien à dire.
38:42Mario Maréchal,
38:42deux questions,
38:43je vous propose de me suivre.
38:43On va aller voir
38:44deux photos
38:45qui vont s'afficher
38:45sur notre écran
38:47qui se situe
38:48à quelques mètres de nous.
38:49Vous voyez s'afficher
38:50Gérald Darmanin à droite,
38:53Éric Dupond-Moretti,
38:54l'ancien ministre
38:55de la Justice à gauche,
38:57l'ancien ministre de la Justice
38:59qui a fait son retour médiatique
39:00cette semaine.
39:01Il dénonce aussi
39:01la dérive sécuritaire
39:03de son successeur Gérald Darmanin
39:05jusqu'à ce qu'il commet une faute
39:06quand Gérald Darmanin
39:07critique certaines décisions
39:08de justice.
39:09Alors si je vous fais choisir
39:09entre Gérald Darmanin
39:10et Éric Dupond-Moretti,
39:11vous êtes plutôt Darmanin
39:12ou Dupond-Moretti ?
39:13En termes de préférence ?
39:14Oui.
39:15C'est quand même
39:16un choix cornelien.
39:17C'est quand même
39:18un choix cornelien
39:18parce qu'honnêtement,
39:19moi j'ai écouté Dupond-Moretti
39:20sur son livre
39:21et j'aurais préféré
39:22qu'il appelle son livre
39:23« Je demande pardon ».
39:24Pourquoi ?
39:24« Je demande pardon »
39:25à Philippine,
39:26à Thomas,
39:28qui ont été les victimes
39:29du laxisme migratoire
39:30dont il s'est fait le héros.
39:32Lui qui expliquait quand même,
39:33je rappelle à l'époque
39:33où nous avons 150
39:34attaques au couteau par jour,
39:36que la France n'est pas
39:37un coup de gorge.
39:38Donc moi je suis...
39:39Et tout ça d'oubli en plus,
39:40disons-le quand même
39:40d'une espèce
39:41d'extrême arrogance.
39:42Maintenant,
39:43je ne veux pas rentrer
39:44dans le jeu du ping-pong
39:44entre les deux
39:45parce que Gérald Darmanin
39:46a des propos
39:46qui apparaissent plus fermes
39:47mais son bilan
39:48à la tête du ministère
39:49de l'Intérieur
39:50est quand même
39:51assez peu glorieux
39:51et je n'ai pas eu
39:52le sentiment à l'époque
39:53qu'il a été extrêmement cohérent
39:55avec ses propos.
39:56Je rappelle d'ailleurs
39:56puisqu'on parlait de l'Italie
39:57qu'il a été le ministre
39:58qui au moment où Mélanie
39:59a essayé de bloquer
40:00l'Aquarius,
40:01vous savez le bateau
40:01de migrants
40:02à ses portes,
40:04lui il a fait en sorte
40:04de les accueillir à Toulon
40:05alimentant en cela
40:07et bien évidemment
40:08un appel d'air migratoire.
40:08Autre choix que je vous propose
40:09de trancher,
40:10vous allez les découvrir
40:11et bien à gauche
40:13Grégory Doucet
40:14qui est le maire
40:14écologiste de Lyon
40:15Jean-Michel Olas
40:15ancien président de l'OEF
40:16qui s'est lancé cette semaine
40:17qui veut renverser
40:18Grégory Doucet
40:19qui veut conquérir
40:20la mairie de Lyon
40:21entre Doucet et Olas
40:21vous choisissez qui ?
40:23Je crois qu'il y aura
40:23d'autres configurations possibles
40:25puisqu'il y aura
40:25d'autres candidatures
40:26notamment issues du corps national
40:27qui sont en train
40:27de se déterminer
40:28mais si vous me demandez
40:30entre les deux comme ça
40:31si le choix était réduit à cela
40:32évidemment Olas
40:33sans aucun doute.
40:35Vous choisissez plutôt
40:36Jean-Michel Olas
40:37Merci beaucoup Marion Maréchal
40:39d'avoir été notre invité
40:40On a parlé aussi
40:41de l'élection présidentielle
40:42Vous ne serez pas candidate ?
40:43Non, je ne suis pas candidate
40:44puisque comme je vous l'ai dit
40:45je soutiens Marine Le Pen
40:46et non évidemment
40:47une coalition large
40:48qui est selon moi
40:49la clé de la victoire.
40:50Merci beaucoup Marion Maréchal
40:51d'avoir été l'invité
40:52de BFM Politique.
Commentaires

Recommandations