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  • il y a 4 mois
L'ancien président Nicolas Sarkozy a été condamné ce jeudi 25 septembre à cinq ans de prison avec mandat de dépôt à effet différé avec exécution provis oire, dans l'affaire des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007.

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Transcription
00:00Est-ce que vous, Didier Schuller, vous pouvez nous raconter dans quelle étape psychologique est-ce que vous étiez quelques jours avant votre incarcération ?
00:10Écoutez, c'est tout complètement différent. Moi, c'était il y a 25 ans. Il y a 25 ans, tout était différent. Je n'étais pas condamné.
00:20Je rentrais. J'avais quitté, sur instruction de la direction du RPR de l'époque, j'avais quitté la France pendant quelques années.
00:31Je suis rentré de mon plein gré en 2002. Et puis, j'ai donc été à la demande du juge d'instruction qui faisait l'enquête sur le problème du financement du RPR dans les Hauts-de-Seine.
00:43J'ai été, donc, il m'a incarcéré et il m'avait dit, c'était un juge extrêmement objectif. Il m'avait dit, j'ai parfaitement compris que vous êtes le steward de la compagnie.
00:55Vous n'êtes ni le commandant de bord, ni le président de la compagnie. Donc, je suis obligé de vous mettre quelques semaines en prison.
01:03Mais ça ne durera pas très longtemps. Effectivement, je suis resté trois semaines à la santé. À l'époque, les cellules n'étaient pas du tout les mêmes.
01:10C'étaient des très vieilles cellules. Les douches, il y avait des douches communes qui étaient complètement écaillées. La peinture tombait.
01:19C'était très différent. Et en même temps, je pense que l'avantage que nous avions, c'est que les portes dans la journée n'étaient pas fermées.
01:26Et donc, on n'était pas à l'isolement. On pouvait... Moi, j'avais d'autres détenus relativement célèbres avec moi, dont l'ancien ministre Maurice Papon,
01:36un colonel de l'armée qui avait donné des secrets militaires aux Serbes. C'était la guerre en Yougoslavie à l'époque.
01:45Donc, on pouvait parler. On pouvait se rencontrer. Il n'y avait pas l'isolement. Mais enfin, la prison, c'est quelque chose... C'est un choc épouvantable.
01:52Je veux dire que quand, comme moi, vous êtes haut fonctionnaire, homme politique, et que vous vous êtes...
01:58Tout d'un coup, vous vous retrouvez dans le monde de la prison. Le monde de la prison, il est identique pour tout le monde, que vous soyez au VIP ou ailleurs.
02:06C'est le bruit. Le bruit qui est permanent. Terriblement la nuit. C'est très particulier.
02:12Non, non. C'est un choc extrêmement fort. Et je suis préoccupé déjà.
02:19Moi, effectivement, en tant que détenu il y a 25 ans, je suis préoccupé de ce qui va pouvoir éventuellement arriver au président Sarkozy.
02:27– Justement, vous parliez, Didier Scholler, de cette partie VIP. Est-ce que vous pouvez nous en parler ?
02:33C'est quoi la différence avec le reste de la prison ?
02:37– D'abord, de mon temps, une fois encore, c'était il y a 25 ans. De mon temps, il n'y avait que soit des hommes politiques, soit des fonctionnaires.
02:49Il devait y avoir une quinzaine de personnes, à peu près. Il n'y avait pas ce qu'on appelle des droits communs, entre guillemets.
02:57Vraiment droits communs. C'était particulier comme clientèle. Et on était complètement coupé du reste de la prison.
03:05Et quand on descendait pour prendre l'air dans la petite cour qui nous était réservée, on ne croisait pas les détenus normaux.
03:14C'était prévu. On passait avant tout le monde ou après tout le monde. Mais on n'avait pas de contact avec les détenus normaux.
03:21– Sous-titrage Société Radio-Canada. – Sous-titrage Société Radio-Canada.
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