00:00Il y a quatre mois ou cinq mois, on a considéré, les juges ont considéré, quels qu'ils soient, je ne vise personne, maintenant soyons précis,
00:08on a pensé qu'il était logique de saper la prochaine élection présidentielle de Marine Le Pen.
00:15Désormais, et c'est beaucoup plus grave naturellement, on a un ancien président de la République dans ces conditions-là, aujourd'hui,
00:20avec des faits qu'on va certainement discuter en long, large, en travers, qui va se voir derrière les barreaux.
00:25Si on monte en arrière, ça fait maintenant un contentieux entre politique et juge qui date d'il y a des décennies, en fait.
00:30Et qui est en train de s'installer dans un duel qui, aujourd'hui, vit certainement le moment, l'acmé, l'acmé, je pèse mes mots, je pense,
00:38de ce qui ne va pas, de cette relation, de ce contentieux très profond, où on s'imagine qu'il est parfaitement logique
00:45que pour des faits discutables, dans ces conditions-là, on a un ancien président de la République qui aille derrière les barreaux.
00:50Je m'explique, je dis ça parce que ce qui se joue, ce n'est pas uniquement la personne de Nicolas Sarkozy.
00:55C'est que le président de la République, la clé de vous des institutions, va aller en prison.
00:59La clé de voûte.
01:00Donc au moment même où les institutions ne fonctionnent pas bien, au moment même où il y a un blocage à l'Assemblée,
01:05où la Sérieure va très mal, cette fonction-là se voit amputée de son membre d'il y a quelques années,
01:10dans ces conditions et dans cette configuration, honnêtement, par-delà la bombe judiciaire,
01:14la France va définitivement très mal.
01:16Ce que vous nous dites, c'est un très mauvais message qui est envoyé et aux Français,
01:20et à l'image aussi de la France qui rejaillit à l'étranger.
01:23C'est plus que seulement l'image de la France, c'est la fragilité de nos institutions.
01:25C'est la prise de pouvoir occulte des du juges, qui pour moi date d'il y a très longtemps,
01:29et qui aujourd'hui, en 2025, éclate dans cette affaire-là précisément.
01:32Sous-titrage Société Radio-Canada
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