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  • il y a 11 mois
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a reçu ce mercredi 24 septembre à Matignon les syndicats. Moins d'une semaine après leur démonstration de force dans la rue et l'ultimatum lancé au chef du gouvernement, ils ont déploré "une occasion manquée" et appellent à une nouvelle mobilisation le 2 octobre.

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Transcription
00:00Oui, l'intersyndicale a présenté six revendications très claires.
00:04La première, c'est l'enterrement du budget du prédécesseur de M. Lecornu,
00:09avec des points très précis qui ne passent pas pour les travailleurs et les travailleuses,
00:12le doublement des franchises médicales, l'année blanche, c'est-à-dire la baisse des pensions,
00:16la baisse des prestations sociales, la baisse du salaire des fonctionnaires,
00:19la baisse du budget des services publics.
00:22Nous lui avons demandé aussi s'il renonçait à la réforme de l'assurance chômage
00:26et à la suppression de 3000 postes de fonctionnaires.
00:29Il ne nous a fait aucune réponse sur ce point, à part sur l'assurance chômage
00:35où on a compris que peut-être ça serait enterré, mais rien de précis.
00:40Et par contre, sur les points, sur la question de l'année blanche,
00:45sur le doublement des franchises médicales, sur la suppression de 3000 postes de fonctionnaires,
00:50il ne nous a pas dit que ces pistes étaient enterrées,
00:53ce qui signifie que ces pistes, malheureusement, sont toujours sur la table.
00:56La deuxième chose sur laquelle nous l'avons interpellé, c'est la question de la justice fiscale,
01:02en lui disant qu'il fallait que les patrimoines soient mis à contribution,
01:06que les dividendes, les rachats d'actions soient mis à contribution,
01:08les très hauts revenus également.
01:10Et donc, il nous a dit qu'il avait compris qu'il fallait la justice fiscale,
01:14mais là, encore une fois, aucun élément précis sur ce point.
01:18Ensuite, nous l'avons interpellé sur les moyens pour les services publics,
01:22en lui disant que les fonctionnaires n'en pouvaient plus,
01:26et qu'il y avait besoin d'augmenter les salaires des fonctionnaires
01:28et de donner des moyens pour les hôpitaux, les écoles, les universités.
01:32Absolument rien sur ce point, aucune réponse.
01:36Nous lui avons évidemment rappelé notre revendication d'abandon de la réforme des retraites,
01:43d'abandon des 64 ans.
01:45Pour la CGT, j'ai redit que nous exigions l'abrogation de la réforme des retraites.
01:50Et là-dessus, il s'est contenté de dire qu'il continuait à examiner les conclusions du conclave,
01:57à savoir quelques mesures sur pénibilité et sur égalité femmes-hommes.
02:00L'ensemble des organisations syndicales lui ont dit que ces mesures ne faisaient pas l'affaire
02:05et que ce dont il s'agissait, c'est bien de l'abandon des 64 ans.
02:09Et puis enfin, nous l'avons interpellé sur la situation calamiteuse de l'industrie dans le pays
02:13et sur les licenciements qui se multiplient,
02:16et sur la nécessité d'investir pour réindustrialiser et décarboner notre industrie.
02:22Là encore, aucun élément précis, aucune réponse concrète et précise.
02:28C'est donc une occasion manquée.
02:30Nous sommes extrêmement en colère que un million de personnes qui se sont mobilisées,
02:34qui ont fait grève, qui ont manifesté la semaine dernière,
02:36n'aient aucune réponse précise à leurs demandes, à leurs inquiétudes.
02:41Et donc, c'est pour ça que nous sommes déterminés à continuer la mobilisation
02:44avec cette date du 2 octobre qui sera rendue publique par une déclaration de l'intersyndicale ce soir,
02:50pour laquelle nous appelons les travailleurs et les travailleuses à faire grève, manifester
02:54et amplifier leur mobilisation pour que, enfin, les exigences sociales soient entendues.
02:59Le Premier ministre nous a parlé de rupture et d'engagement concret.
03:02Le problème, c'est qu'il n'y a eu ni rupture ni engagement concret.
03:06La rupture, ça ne peut pas être seulement des mots.
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