Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 11 mois
C'est le retour des Journées de la fleur française les 20 et 21 septembre, organisées par le Collectif de la Fleur Française. Dorothée Barba, productrice des "Carnets de campagne" sur France Inter nous propose de partir à la rencontre d'Amandine Blondel, une exploitante agricole qui mise sur la production de fleurs locales qui cochent toutes les bonnes cases.

Image & post-production : Maxime Soulard
Transcription
00:00Est-ce que ça coûte beaucoup plus cher d'acheter des fleurs qui ont poussé en France ?
00:03Ce bouquet vient de très loin.
00:05Vous l'ignorez peut-être, mais l'immense majorité des fleurs qui sont vendues en France,
00:0985% ont poussé au Kenya, en Éthiopie, en Colombie et en Équateur, comme ces jolies roses.
00:16Souvent, elles ont transité par les Pays-Bas avant d'arriver chez notre floriste.
00:20Alors, on va essayer de faire un peu mieux.
00:22Je vous emmène dans une ferme florale française.
00:24Amandine fait partie de celles et ceux qui veulent relancer la fleur française.
00:28Les fleurs, c'est comme les légumes et c'est comme les fruits.
00:32C'est mieux quand c'est local et de saison.
00:34La fleur locale et la fleur française a des saisons.
00:38Elle a du coup une meilleure tenue en vase aussi selon les saisons.
00:41Les gens apprécient quand même beaucoup de retrouver un peu le parfum des fleurs,
00:46chose que chez les fleuristes, on ne connaît pas ou plus.
00:49Et le local, c'est favoriser le commerce de proximité, c'est favoriser aussi la culture sur nos terres.
00:56Ça favorise beaucoup de choses.
00:57Ça limite aussi le transport, mine de rien.
01:00C'est aussi au niveau phytosanitaire, moins de produits utilisés, voire pas du tout pour certaines exploitations.
01:08Donc voilà, au local, il y a un plus comme pour les fruits et les vies.
01:13On a déjà le parfum de l'eucalyptus.
01:14C'est génial.
01:16Et ça, des fois, l'eucalyptus chez les fleuristes, quand il vient du bout du monde, en fait, il ne s'en plus.
01:22Ce champ, pour le coup, il y a 35 ans, 38 ans à peu près, c'était de la bulbiculture.
01:27Donc papa faisait pousser de la tulipe pour garder les bulbes et revendre par la suite.
01:31Qu'est-ce que vous faisiez avant ?
01:32J'ai été infirmière.
01:34Sacrée reconversion.
01:35Et puis, il y a 5 ans, j'ai dit, je quitte l'hôpital et je relance la fleur coupée.
01:42Ça butine allègrement, là.
01:43C'est magnifique.
01:44Et avec des teintes, en fait, qui sont hyper différentes aussi.
01:47Qu'est-ce qui pousse ici, alors ?
01:49Le dahlia.
01:49C'est une fleur qui pousse très bien ici.
01:52L'avantage du dahlia, en fait, il va évoluer en fonction de la météo.
01:55Donc une météo pluvieuse ou trop sèche.
01:59La couleur du dahlia va être différente selon les conditions climatiques.
02:03Dans le Nord, on a quand même une belle diversité de fleurs, essentiellement l'été.
02:08On a une grosse fleuraison de début juillet jusqu'au début octobre, à peu de choses près.
02:13Donc il y a de plus en plus de demandes.
02:15Les gens commencent à prendre un peu conscience quand même qu'on fait venir de loin,
02:19qu'au niveau phytosanitaire, on n'est pas toujours sur la même longueur d'onde
02:23que ce que nous, on peut faire aussi en France.
02:26Est-ce que ça coûte beaucoup plus cher d'acheter des fleurs qui ont poussé en France ?
02:30Ça ne coûte pas nécessairement plus cher.
02:31D'avoir de la fleur locale dans les fleuristeries, c'est aussi un plus.
02:37Ça booste quand même les ventes, mine de rien.
02:40Les marges sont parfois, du coup, moins grosses pour le fleuriste
02:43et donnent toujours accès, en fait, à la fleur locale pour le consommateur.
02:47Est-ce que vous sentez que certains fleuristes sont complètement réticents
02:50à l'idée de se mettre au local ?
02:52Oui.
02:53Voilà, c'est vrai que de passer à la fleur locale, ça demande beaucoup plus d'intendance,
02:57beaucoup plus d'adaptation de la part du fleuriste,
02:59d'une créativité certaine aussi.
03:02Mais il y a quand même des réticents.
03:06On compte sur les écoles de fleuristes pour renouveler les générations.
03:11Alors bien sûr, Amandine n'est pas la seule à cultiver des fleurs en France.
03:15Il y a une association qui a été créée pour regrouper tout ce mouvement,
03:18c'est le Collectif de la Fleur Française.
03:20Il y a forcément, près de chez vous, quelqu'un qui vend des fleurs locales.
03:23Merci.
03:24Merci.
03:25Merci.
03:26Merci.
Commentaires

Recommandations