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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive
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00:00:00Jeudi 18 septembre 2025, Morandini Live numéro 1710 sur CNews, première chaîne Info de France, édition spéciale jusqu'à midi et toute l'après-midi également avec toutes les équipes de CNews pour vous faire vivre sur le terrain, la mobilisation.
00:00:17Vous voyez toutes nos équipes actuellement sur les images, nos équipes qui sont mobilisées partout en France, que ce soit à Marseille, que ce soit à Paris.
00:00:25On est également en direct du lycée Maurice Ravel, on sera en direct de Bordeaux, on est à la gare du Nord.
00:00:31Vous voyez toutes ces images en direct pour vous faire vivre le mieux possible cette mobilisation qui s'annonce importante.
00:00:38Vous le savez puisque certains parlent même d'un million de personnes qui pourraient être dans la rue.
00:00:42C'est l'une des questions et l'un des enjeux de cette journée d'ailleurs de savoir si le million de personnes va être franchie ou pas concernant cette mobilisation.
00:00:49Et puis l'autre question concerne les casseurs, les black blocs également, de savoir combien seront-ils et est-ce qu'ils vont réussir à être contenus par les forces de l'ordre.
00:00:59Les équipes de CNews mobilisées mais également les invités sur ce plateau.
00:01:03Alexandre Nicolique, bonjour.
00:01:04Bonjour.
00:01:04Merci d'être avec nous député européen et porte-parole du Rassemblement National.
00:01:07Axel Ronde, bonjour.
00:01:08Merci d'être là à porte-parole CFTC Police.
00:01:12On est également avec Gilles Casanova, bonjour.
00:01:14Consultant en stratégie et communication.
00:01:16Et puis Guillaume de Switch, bonjour.
00:01:17Merci d'être là, conseiller municipal PCF de Villejuif.
00:01:20Et puis pour CNews, Thomas Bonnet est là.
00:01:22Bonjour Thomas, journaliste politique.
00:01:24Et puis Marie-Victoire Diodonné, bonjour.
00:01:26Journaliste police-justice de CNews.
00:01:27On va commencer avec vous justement pour faire un point précis pour voir un peu partout en France les dernières infos qui vous sont parvenues.
00:01:34Eh bien les dernières infos les voici.
00:01:36On a une estimation d'environ 8000 manifestants qui sont déjà dans les rues depuis ce matin très tôt.
00:01:43Au total, c'est 48 interpellations qui ont été recensées sur le territoire national.
00:01:49Donc en zone gendarmerie, en zone police et également au sein de l'agglomération parisienne.
00:01:54Ce qu'il faut comprendre, c'est que nous sommes dans une journée 2 en 1 avec une première partie de jeu matinée marquée par des actions coups de poing.
00:02:02Et puis aussi des cortèges qui s'élanceront à partir de 10h, 10h30.
00:02:05Dans le détail, Jean-Marc, dans zone gendarmerie, nous avons par exemple un sabotage en Martinique qui a pu être résolu.
00:02:12Également des échos de lycées en Corse qui ont pu être bloqués.
00:02:17Nous avons appris à l'instant de la part de la préfecture de police que le lycée Maurice Ravel avait été débloqué depuis quelques instants.
00:02:24Nous avions vu des images des forces de l'ordre qui intervenaient.
00:02:27Au total, 136 événements en zone police, 75 blocages en cours.
00:02:33Bruno Rotaillot avait répondu et répété à quel point mobilité et réactivité devaient être les maîtres mots de cette semaine.
00:02:39Voilà. Et nous aussi, on sera mobile et réactif pour vous faire vivre ce qui se passe en direct.
00:02:44Et ça a commencé très tôt. C'est l'une des particularités d'ailleurs de cette journée.
00:02:47C'est que dès ce matin, il y a eu deux premiers incidents.
00:02:49Je vous propose d'ailleurs de regarder ce qui s'est passé ce matin.
00:02:52C'était dans un dépôt de bus de la RATP.
00:02:55C'était porte de Vincennes avec ce blocage qui a été tenté par ces grévistes.
00:03:02Ils ont tenté d'empêcher les premiers bus de sortir, mais très vite, comme l'avait promis d'ailleurs Bruno Rotaillot, le ministre de l'Intérieur.
00:03:09Très rapidement, les forces de l'ordre sont intervenues pour faire dégager ce blocage du dépôt.
00:03:15Vous allez voir l'intervention des forces de l'ordre.
00:03:19Les choses se sont passées assez tranquillement malgré tout.
00:03:22C'est vrai qu'avec des gaz lacrymogènes, Axel Ronde, c'est assez simple finalement de dégager ce type de blocage.
00:03:26Alors oui, c'est assez simple, mais en tous les cas, ça dépend quels profils ils sont.
00:03:32Si ce sont des black blocs, eux sont équipés de moyens de protection.
00:03:36Donc nos gaz ne font pas beaucoup d'effets.
00:03:38Donc là, ce sont plutôt des individus du mouvement Bloquons-Tout.
00:03:41Ceux qui n'avaient pas réussi le 10 septembre, ils retentent leur chance une nouvelle fois aujourd'hui.
00:03:46En tous les cas, la plus grande vigilance et la fermeté ont été rappelées aux forces de l'ordre par le ministre de l'Intérieur
00:03:52pour qu'on dégage immédiatement toute tentative de blocus.
00:03:56Parce qu'il y a des manifestations prévues par l'intersyndicale,
00:04:01qui, il y a des parcours par exemple à Paris bien définis,
00:04:05et les manifestants pourront venir revendiquer sur place.
00:04:09Mais en tous les cas, on ne laissera pas faire des débordements sur les côtés
00:04:13ou sur toute la capitale par exemple, ou sur tout le territoire national.
00:04:17Tout de suite, la grande réactivité des forces de l'ordre.
00:04:19Alexandre Hucolique, moi je dois avouer que je n'ai pas compris la position de l'Assemblée nationale.
00:04:23Vous soutenez ou pas cette journée ?
00:04:24On comprend évidemment la...
00:04:26Ça commence mal.
00:04:27Mais non, je vous explique.
00:04:29Évidemment qu'on comprend le ressenti des Français qui en ont marre de voir
00:04:36qu'ils payent toujours plus d'impôts et que leur vie est de moins en moins bien,
00:04:41que leur pouvoir d'achat est de moins en moins important.
00:04:43Et donc on comprend cette envie de manifester qui est légitime contre la Macronie.
00:04:49Après, évidemment qu'on n'appelle pas à la violence et qu'on dit...
00:04:52Non, à la violence, non, mais est-ce que vous nous appelez à manifester par exemple ?
00:04:54Et qu'on dit que la meilleure des réponses, elle est politique.
00:04:56Nous, notre rôle, c'est de travailler à avoir un projet alternatif qui leur permet de mieux vivre.
00:05:02Et on ne veut pas qu'ils puissent se dire que là, aller manifester...
00:05:09Mais vous soutenez les manifestations ?
00:05:11Ma question, elle est simple.
00:05:12Moi, d'habitude, vous êtes beaucoup plus clair.
00:05:13Vous dites, je comprends.
00:05:15Manifester de manière pacifique, évidemment.
00:05:17Ça, oui, vous soutenez.
00:05:18On soutient, évidemment.
00:05:19Voilà, d'accord.
00:05:19Mais on a conscience, évidemment, que la meilleure des réponses, elle est avant tout politique.
00:05:23On sait très bien, d'ailleurs, que ce mouvement, aujourd'hui, il est plutôt populaire.
00:05:2856% d'opinion favorable.
00:05:30D'ailleurs, comme tous les mouvements sociaux, quand ils démarrent, avant qu'ils soient repris par la gauche.
00:05:34On l'avait vu avec les gilets jaunes, où il y avait 75% de popularité.
00:05:37C'est tombé à 35-40 au bout de quelques mois, parce que la gauche l'a repris.
00:05:41Ils ont même changé les revendications.
00:05:43Mais surtout, ils ont commis des violences, comme ils commettent des violences tout le temps.
00:05:47Comme ils ont commis des violences à Sainte-Soline, à Notre-Dame-des-Landes,
00:05:51à chaque manifestation, aujourd'hui, sur la réforme des retraites, sur n'importe quelle manifestation,
00:05:56même des festivals.
00:05:57On se rappelle d'Aurillac cet été, où ils s'en étaient pris aux forces de l'ordre,
00:06:01et ils avaient cassé des vitrines.
00:06:02Aujourd'hui, il y a malheureusement, trop souvent, ce genre de mouvements sociaux,
00:06:07qui sont repris par des individus violents de gauche,
00:06:09et qui sont cautionnés par les élus de gauche,
00:06:11qui ont un problème de rapport à la violence face à l'opposition politique.
00:06:15Dans notre mosaïque, je vous précise qu'en bas, juste au centre,
00:06:18avec ce drapeau palestinien très visible, on est à Lyon.
00:06:22C'est une image de nos équipes à Lyon.
00:06:25C'est un peu comme la semaine dernière, pour le blocon de la semaine dernière,
00:06:29blocon tout, où on voyait des drapeaux palestiniens,
00:06:31qui n'ont rien à faire, a priori, là-dedans, mais qui, visiblement, y figurent.
00:06:34Guillaume Dussouich, vous êtes PCF à Villejuif.
00:06:37Ce mouvement, vous le soutenez à fond.
00:06:39Bien évidemment, je le soutiens.
00:06:41Je précise, parce que quand on vient à votre émission,
00:06:45on a un certain nombre de réactions sur ces réseaux sociaux.
00:06:49Je suis pacifiste.
00:06:50J'ai été porte-parole nationale du mouvement de la paix.
00:06:53Et j'ai sur ces questions des analyses qui parlent de projets alternatifs,
00:07:00qui parlent de mieux vivre ensemble, qui parlent de mieux vivre tout simplement,
00:07:06et qui sont aux antipodes de la réaction qui vient d'être celle de...
00:07:11J'ai une question très claire.
00:07:14Est-ce que tous les groupes qui cassent, les black blocs, les antifas, la jeune garde,
00:07:18tous ces mouvements qui, aujourd'hui, appellent à la violence ?
00:07:20Vous savez, il y a un collectif à Tours, qui s'appelle Collectif Action Féministe Tours,
00:07:24il colle partout des affiches.
00:07:25Brûlons les riches, ce terrain décapitation, décapitons les opposants.
00:07:29Il y a des panneaux comme ça qui sont collés.
00:07:30Est-ce que ces groupes-là, qui sont issus de mouvements d'extrême-gauche,
00:07:34doivent être dissous, monsieur ?
00:07:35Je vous répondrai en vous parlant de l'atmosphère qui règne dans les assemblées générales,
00:07:41puisqu'il y a des assemblées générales partout en France depuis le 10 septembre.
00:07:50Et ces assemblées générales, elles donnent un certain nombre de conseils
00:07:54autour de la répression policière,
00:07:57autour du fait que les manifestants subissent aujourd'hui
00:08:01de nouvelles formes de stratégie des forces de police,
00:08:05qui donne le mieux à la violence des violences.
00:08:11Vous faites réagir Axel Ronde, là.
00:08:13Et ces violences ne permettent pas d'exprimer les véritables...
00:08:15Vous faites bondir Axel Ronde.
00:08:16Axel Ronde vous répond.
00:08:17Vous mélangez, parce qu'on est pris en otage, encore une fois,
00:08:20les manifestants, parce que nous, la CFTC, on est dans l'intersyndicale,
00:08:24et on est pris en otage à chaque fois par les Black Blocks,
00:08:27par l'ultra-gauche qui vient pourrir, finalement, nos manifestations
00:08:30et nos revendications qui passent inaperçues,
00:08:32parce que, finalement, on ne va faire que les gros titres
00:08:35avec la casse qu'il va y avoir.
00:08:36Donc, ils sont complices de cela, ces casseurs.
00:08:40Donc, oui, il y en a marre d'avoir affaire à chaque fois
00:08:43à des Black Blocks, à l'ultra-gauche,
00:08:45qui vont uniquement...
00:08:47Le but, c'est de pourrir les manifestations.
00:08:49Bien sûr, il y en a marre.
00:08:51Bien sûr, il y en a marre de ce type d'expression.
00:08:55Et ces groupes s'activent au moment des NAS.
00:09:02Et ces NAS, ce sont des nouvelles formes de répression
00:09:06du mouvement social.
00:09:08Dès le départ, ils vont essayer d'attaquer la tête du syndicat,
00:09:13de l'intersyndicale.
00:09:14Ils vont essayer de nous attaquer, si vous voulez,
00:09:17pour essayer de rentrer dans le cortège.
00:09:19Et la police, bien évidemment, va répondre
00:09:21pour qu'on puisse commencer la manifestation,
00:09:23qu'on puisse s'élancer.
00:09:24Ce n'est pas du tout les NAS qui font ça.
00:09:26Ça, les NAS...
00:09:27Pour vous, les policiers sont coupables ?
00:09:29J'ai beaucoup de respect pour la police.
00:09:29Juste pour bien comprendre, Guillaume de Souilly.
00:09:31Beaucoup de respect pour le travail qui est effectué.
00:09:32Juste, excuse-moi.
00:09:34Est-ce que pour vous, les policiers sont coupables ?
00:09:36On a une responsabilité dans ces violences ?
00:09:38Pour moi, les ordres qui sont donnés
00:09:41et les nouvelles consignes qui sont celles
00:09:44des nouvelles stratégies de gestion de foule
00:09:46ont une part de responsabilité.
00:09:47Je vous ai interdit un instant, on part en direct à Marseille
00:09:49où Jean-Luc Mélenchon est en train de prendre la parole
00:09:51sur le Vieux-Port.
00:09:53À Marseille, Jean-Luc Mélenchon, en direct sur CNews.
00:09:55Allez.
00:09:55Monsieur Mélenchon, quelle est la manifestation aujourd'hui
00:09:58de cette manifestation ?
00:09:59Écoutez, la journée d'aujourd'hui se présente d'ores et déjà
00:10:03comme un immense événement.
00:10:08C'est évidemment un événement syndical,
00:10:10mais tout le monde comprend, compte tenu de son ampleur,
00:10:13qu'il s'agit aussi d'un événement qui aura un impact politique.
00:10:18Et il sera, à mon avis, assez profond pour que personne ne puisse plus s'en débarrasser.
00:10:27Que veut-il dire ?
00:10:28Eh bien, les syndicats, en appelant à la grève et à la manifestation,
00:10:33ont posé sur la table un certain nombre de revendications
00:10:36dont on voit bien qu'elles sont incompatibles
00:10:39avec la ligne politique et celle de M. Lecornu.
00:10:43Dès lors, la question politique, la question syndicale se surcharge
00:10:48d'une question politique, c'est quel genre de gouvernement
00:10:51est capable de prendre en compte les revendications sociales.
00:10:54C'est ça le plus important.
00:10:56Voyez-vous, il pensait s'être débarrassé du problème
00:10:59de la retraite à 64 ans qui est passée de force
00:11:02sans qu'il n'y ait jamais eu aucun vote parlementaire.
00:11:05La revoici qui vient sur la scène.
00:11:06Bien.
00:11:07Alors ça, c'est l'événement de la journée.
00:11:09Il est certain qu'il y aura des prolongements syndicaux
00:11:13comme il y aura des prolongements politiques.
00:11:15Les prolongements politiques, puisque c'est notre domaine,
00:11:18je dois maintenant les évoquer.
00:11:20Il est certain que ce qui se passe aujourd'hui
00:11:23est un renfort considérable pour le plan de marche qui est le nôtre.
00:11:28M. Lecornu, à mon avis, n'arrive à rien
00:11:31et c'était très prévisible.
00:11:33J'invite donc à ce qu'on cesse,
00:11:35c'est si malgré d'aller et retour de prétendus dialogues
00:11:38qui n'en sont pas,
00:11:40mais qui finissent par donner une impression de magouille générale
00:11:43qui écœure le peuple français.
00:11:45Qu'on en finisse.
00:11:47Et qu'il vienne comme c'est normal devant l'Assemblée
00:11:50et qu'il fasse le vote de confiance
00:11:53auquel s'est soumis son prédécesseur, M. Bayrou, après tout.
00:11:56Si M. Bayrou l'a fait, pourquoi M. Lecornu ne le ferait-il pas ?
00:12:00Et puis c'est la tradition parlementaire dans tous les pays du monde,
00:12:03que voulez-vous ?
00:12:04Un gouvernement arrive, il demande la confiance,
00:12:05il ne l'a pas, il s'en va, voilà.
00:12:07Donc M. Lecornu, s'il demande la confiance, ne l'aura pas.
00:12:11Pourquoi ?
00:12:11Parce que nous savons depuis ce matin
00:12:14que aussi bien Europe Écologie Les Verts,
00:12:17pour parler de la gauche, d'abord,
00:12:20ne votera pas la confiance
00:12:22et dit qu'à juste titre, d'ailleurs,
00:12:24M. Rotailleau, à lui tout seul, est un motif de censure.
00:12:27Et puis, j'ai entendu aussi le Parti Socialiste dire,
00:12:31alors il y a toujours une formule pour enrober le biscuit,
00:12:34alors c'est en l'État,
00:12:36alors en l'État, ils voteraient la censure.
00:12:38Eh bien, ils voteront la censure
00:12:40parce qu'on ne voit pas pourquoi
00:12:41le pactage de M. Lecornu changerait.
00:12:45Donc, nous aurons une gauche unie
00:12:48pour voter la censure.
00:12:50Si bien que M. Lecornu va tenir à petit fil,
00:12:54ce sera le Rassemblement National.
00:12:56Alors, peut-être que s'il paye bien,
00:12:59s'il donne des places pour le bureau de l'Assemblée
00:13:01ou des choses de cette nature,
00:13:03il pourrait circonvenir le Rassemblement National.
00:13:07Mais, ce n'est pas certain pour lui.
00:13:09Dès lors, ou bien il fait le vote de confiance,
00:13:13ou bien nous déposons la motion de censure
00:13:15que nous avons annoncée, nous autres insoumis,
00:13:18et nous sommes naturellement très heureux
00:13:19de penser qu'on se retrouvera tous
00:13:21pour voter la censure.
00:13:23Alors, il faut que cette comédie soit abrégée
00:13:27autant qu'on le peut.
00:13:28Et voici que le mieux serait que le vote intervienne
00:13:31le plus tôt possible.
00:13:32Ça sera forcément au début de session parlementaire,
00:13:35en toute hypothèse, que M. Lecornu le veuille,
00:13:38ou pas, puisque nous avons le pouvoir
00:13:40de déposer cette motion de censure.
00:13:43Voilà.
00:13:43Mais il n'y a pas de gouvernement encore ?
00:13:45Il n'y a pas encore de gouvernement en même temps ?
00:13:47Si, il y en a un, je vais vous le prouver.
00:13:50Il y a un gouvernement, parce que M. Lecornu
00:13:53a dit qu'il retirait les deux jours de ferrier.
00:13:56N'est-ce pas ? Qu'il comptait supprimer.
00:13:58Donc, nous avons déjà obtenu une victoire.
00:14:00Mais une victoire par rapport à quoi ?
00:14:02Au plan de M. Bayrou.
00:14:03Si donc il retire, ça veut dire qu'il maintient le reste.
00:14:07Donc, il y a un Premier ministre et un plan gouvernemental.
00:14:12Eh bien, pour être contre le reste du plan Bayrou,
00:14:16il faut être contre le gouvernement de M. Lecornu.
00:14:19C'est donc une simplification très formaliste
00:14:22de dire qu'il n'y a pas de gouvernement.
00:14:23Mais si, il y a un gouvernement, il y a une ligne politique,
00:14:26il y a une volonté.
00:14:27Vous le savez tous, comme moi.
00:14:28Tout ça tient à un personnage qui a décidé
00:14:32d'avancer sur la scène sa marionnette.
00:14:35Parce que, comment comprendre
00:14:37qu'après avoir nié le résultat du vote en 2024,
00:14:41après avoir proposé successivement deux personnes
00:14:44qui n'avaient aucune légitimité pour gouverner le pays
00:14:47puisque représentant des formations politiques ultra minoritaires,
00:14:51il persiste et signe en nous en mettant un nouveau,
00:14:54en plus en nous le présentant comme très proche de lui.
00:14:57Voilà.
00:14:57Bon, on a tous compris.
00:14:59Et puis tout ça est une mystification.
00:15:02On nous parle de 40 milliards d'économies,
00:15:04mais l'homme qui vient d'être nommé Premier ministre
00:15:07était le ministre des Armées
00:15:08qui a annoncé qu'il allait mettre 150 milliards dans les armées.
00:15:13Alors ils sont où ces 150 milliards ?
00:15:16Voilà.
00:15:16Non, nous avons bien affaire à quelque chose de cohérent
00:15:19et le peuple français, avec beaucoup d'intelligence,
00:15:22se déploie comme il faut, quand il faut,
00:15:25et sous les formes qu'il faut.
00:15:26Au final, ça passera par un gouvernement et un Premier ministre issu de la gauche ?
00:15:30Pardon ?
00:15:30Au final, ça passera par un gouvernement et un Premier ministre issu de la gauche ?
00:15:34Ça n'aurait plus aucun sens à l'étape actuelle.
00:15:36Comment voulez-vous faire un gouvernement issu de la gauche ?
00:15:40Déjà l'appellation est, comme vous le savez, très frelatée pour beaucoup.
00:15:43Mais comment ferait-il cela des mois après le résultat d'un vote qui a été nié
00:15:48et après que les organisations qui avaient d'abord signé le nouveau Front populaire
00:15:54et son programme aient passé tout ça par-dessus bord ?
00:15:56Non.
00:15:57Et puis, on n'en est plus au combine, que voulez-vous ?
00:15:59Peut-être qu'on aurait pu voir avoir il y a quelques mois,
00:16:03mais là, ça n'a plus aucun sens.
00:16:05Il faut que le Premier ministre s'en aille,
00:16:06mais il faut surtout que le Président de la République,
00:16:08lui, s'en aille, parce que c'est lui le responsable de tout ça.
00:16:12Et je vous rappelle qu'il a perdu toutes les élections depuis la sienne, n'est-ce pas ?
00:16:18Donc il a perdu trois fois et il a perdu quatre premiers ministres.
00:16:22Normalement, dans une ambiance, comment dire, normale de démocratie,
00:16:27on en tire les conséquences.
00:16:29Imaginez-vous que De Gaulle est parti pour un pauvre référendum sur les régions et le Sénat.
00:16:34Et bon, à la première secousse, ça a été terminé.
00:16:37Il a dit qu'il ne partira pas.
00:16:38Oui, mais on dit toujours que voulez-vous,
00:16:40et pas vous dire qu'il va partir, sinon il sait bien que demain il s'en va.
00:16:43Donc il tâche de résister, c'est dans son rôle.
00:16:46Mais ça n'ira pas bien loin, tout ça.
00:16:49La pente est prise et elle ira à son terme.
00:16:51Vous avez dit que votre stratégie, c'est le chaos.
00:16:53Est-ce qu'aujourd'hui, vous appelez à manifester dans le calme ?
00:16:55Alors, déjà, c'est pas parce que quelqu'un m'accuse du chaos
00:17:01qu'il faut que je l'accepte.
00:17:03Parce que pour l'instant, le chaos, mesdames et messieurs,
00:17:05ça ne peut pas être moi.
00:17:06Je ne gouverne pas, je ne suis pas le président de la République,
00:17:09je ne suis pas le Premier ministre,
00:17:11je ne suis pas le dirigeant des syndicats,
00:17:13ni non plus celui du 10 septembre.
00:17:16Ce que vous observez, ce sont des faits pour lesquels nous proposons un dénouement.
00:17:22Alors, je sais que c'est devenu étrange pour une bonne partie de notre pays
00:17:25qu'on parle d'élections, de démissions de responsables,
00:17:29mais pourtant, c'est la vie.
00:17:30Le président, c'est lui le chaos.
00:17:32Et tout ce qui a lieu en ce moment est le résultat de son action,
00:17:37à lui, pas la mienne.
00:17:39Après, si on doit appeler chaos toute mobilisation sociale ou politique dans ce pays,
00:17:45mes amis, on ferme, ce n'est plus une démocratie.
00:17:47C'est comme ça.
00:17:48Il faut se faire à l'idée.
00:17:50Une dissolution, ça peut être la solution ?
00:17:53Ça peut, s'il y a une dissolution que vous voulez qu'on fasse,
00:17:56on vous dira aux élections, mais ce n'est pas la solution.
00:17:59La solution, c'est le départ du président de la République,
00:18:02et vous savez tous comme moi,
00:18:04qu'à partir d'un certain niveau de tension dans notre pays,
00:18:08à partir d'un certain niveau de désorganisation de l'industrie, des finances,
00:18:13il faut en quelque sorte, à un moment, refondateur.
00:18:16Que voulez-vous ?
00:18:17Depuis 1958, maintenant, il y a une culture de la Ve République dans notre pays.
00:18:21Et l'élection présidentielle, qui parvient des côtés,
00:18:25est tout à fait disproportionnée par le rôle qu'elle donne à un individu,
00:18:28tout seul, mais n'empêche, c'est comme ça, c'est dans la culture populaire.
00:18:32On a besoin d'un moment refondateur, de renouveau.
00:18:35Des candidats s'avancent et disent, on va faire comme ci, on va faire comme ça,
00:18:39pour répondre à tous les grands problèmes.
00:18:41Le pays fait son choix, et souvent, vous avez remarqué dans le passé,
00:18:44qu'après avoir voté à la présidentielle,
00:18:46ils votent à la législative en conformité, pour donner du poids et du pouvoir.
00:18:51C'est de ça à celui ou à celle qui est désignée élue dans l'élection.
00:18:55Voilà, voilà ce dont on a besoin.
00:18:57Ça ne sert à rien de tourner autour du pot,
00:18:59avec des combinaisons politiciennes,
00:19:01qui n'ont plus rien à voir avec la culture politique des Français.
00:19:04Vous savez, ce qu'on vit en ce moment, c'est banal dans plein de pays.
00:19:07Mais en France, ça ne passe plus.
00:19:09On n'aime pas ça, les arrangements entre partis,
00:19:13qui vont contre leurs propres programmes,
00:19:15qui trahissent leurs meilleurs amis, tout ça, ça ne passe plus.
00:19:18Alors, tirons-en la conséquence, que M. Macron s'en aille,
00:19:21le slogan Macron dégage, et me paraît tout à fait adapté à la situation,
00:19:25et conforme à ce qu'on observe dans les autres pays,
00:19:27quand ça se présente comme ça.
00:19:28Et vous aimeriez le remplacer, peut-être ?
00:19:30Le remplacer à faire quoi ?
00:19:32Vous avez vu la galère que c'est ?
00:19:34Mais vous ne réfléchissez pas assez, mon ami, là.
00:19:36Où vous allez ?
00:19:37Non, voyons, restons sérieux, en blaguant,
00:19:39bien sûr, il faut un peu d'humour aussi,
00:19:41parce que sinon, on va mourir, de tristesse.
00:19:43Bon, il faut qu'il s'en aille,
00:19:45et je comprends que ça n'est pas dans sa manière de voir la vie et le monde.
00:19:50Mais, voyez-vous, la France n'est pas une espèce de jeu de société,
00:19:57où on va d'un coup à l'autre.
00:19:59Et le président Macron a souvent cette vision de la France.
00:20:03Il la connaît mal,
00:20:05il ne connaît pas ses lenteurs
00:20:07et ses exaspérations,
00:20:09qui sont des choses assez complexes.
00:20:10On connaît bien ça, ici, à Marseille.
00:20:12Mais lui, non, tout ça lui passe au-dessus de la tête.
00:20:14Il pense qu'il a fait un bon coup, alors c'est raté,
00:20:16il passe à un autre, et ainsi de suite.
00:20:18Mais non, nous sommes un grand peuple,
00:20:20une grande nation, ça ne se manie pas comme ça.
00:20:22Voilà, j'espère que vous avez répondu.
00:20:24Voilà, Jean-Luc Mélenchon,
00:20:26en direct de Marseille.
00:20:27Moi, je retiens cette phrase, Emmanuel Macron,
00:20:29c'est le chaos, Thomas Bonnet,
00:20:31c'est la phrase « choc » prononcée par Jean-Luc Mélenchon.
00:20:34Et Macron dégage, il signe totalement cette phrase.
00:20:36Il dit « ça peut être le slogan de la journée ».
00:20:37Exactement.
00:20:38Ça en dit long, parce que je ne suis pas certain
00:20:39que ce soit le slogan de tout le monde,
00:20:40mais en tout cas, c'est celui de Jean-Luc Mélenchon.
00:20:42D'ailleurs, si vous remarquez bien,
00:20:43il a très vite embrayé sur la situation politique.
00:20:45On l'interroge sur les mobilisations,
00:20:47les mots d'ordre des manifestants,
00:20:49et il embraye très rapidement sur Sébastien Lecornu,
00:20:52le budget, les discussions des socialistes.
00:20:54Voilà, il nous a livré son analyse,
00:20:55toujours avec la verbe qui est la sienne.
00:20:58Mais on comprend bien que le mot d'ordre des insoumises,
00:21:01c'est la démission d'Emmanuel Macron.
00:21:03Ce n'est pas le mot d'ordre de tout le monde.
00:21:05Enfin, je ne crois pas.
00:21:06Gilles Casanova, Macron dégage,
00:21:08c'est visiblement ce dont rêve Jean-Luc Mélenchon.
00:21:10Écoutez, il y a une situation qui fait
00:21:14qu'il n'est pas syndicaliste,
00:21:16donc il fait de la politique, c'est assez logique.
00:21:18Mais il y a une situation qui n'est pas habituelle.
00:21:20La Ve République, c'est un régime parlementaire rationalisé
00:21:26par un pouvoir du président
00:21:28qui permet d'éviter les confusions
00:21:30que connaissait la IVe République
00:21:32où les premiers ministres demandaient la confiance,
00:21:35ne l'obtenaient pas, se succédaient,
00:21:37puis refaisaient des combinaisons sans fin,
00:21:40sans avoir une vraie majorité.
00:21:42Et le pays se délitait.
00:21:45Et le général de Gaulle a été appelé pour changer ça.
00:21:48La Ve République, du point de vue du texte,
00:21:51elle rationalise ça.
00:21:52Et du point de vue de la réalité,
00:21:54elle l'a fait pendant des dizaines d'années.
00:21:56Mais aujourd'hui, on est en face d'un problème.
00:21:59Charles de Gaulle disait la même chose
00:22:01qu'Emmanuel Macron au début de son premier quinquennat,
00:22:05lorsqu'on n'a plus la confiance,
00:22:07ça se voit et on doit partir.
00:22:10Vous avez bien sûr tous cette vidéo d'Emmanuel Macron
00:22:13qui dit qu'on doit partir si on n'a plus la confiance.
00:22:16Or, là, il a perdu en faveur du Rassemblement national
00:22:21le premier tour de législative qu'il a convoqué lui-même.
00:22:24Il a perdu le deuxième tour en faveur du nouveau Front populaire.
00:22:29Et depuis, il s'obstine à choisir un gouvernement
00:22:33qui soit issu de 16 amis, c'est-à-dire le troisième groupe.
00:22:36C'est naturellement quelque chose qui est la tradition
00:22:40de la quatrième République.
00:22:41C'est-à-dire qu'on prend des gens qui sont au milieu
00:22:43et on essaie de grignoter à droite et à gauche.
00:22:46Mais sous la Ve République,
00:22:48non seulement ça ne marche pas,
00:22:50mais ça produit des effets sociaux délétères
00:22:53avec un aspect sur lequel je dirais un tout petit mot,
00:22:56cette affaire de blocage.
00:22:58Ça n'a jamais existé avant.
00:23:00Ceux qui veulent faire grève, ils font grève.
00:23:02Ceux qui ne veulent pas faire grève, ils ne font pas grève.
00:23:04Quand vous avez 90% de grévistes, c'est bloqué.
00:23:07Parce qu'il y a 90% de grévistes.
00:23:09Il n'y a pas besoin de se mettre devant pour empêcher.
00:23:13Or, cette idée de blocage, elle évoque le blocage de la situation politique.
00:23:18On est dans un pays très politique
00:23:20et il faut rétablir une forme d'harmonie.
00:23:24Sinon, le pays, ensuite, en paie les conséquences.
00:23:27Mais donc, quand Jean-Luc Mélenchon dit
00:23:29Emmanuel Macron dégage, je remploie son expression,
00:23:33vous dites que c'est en fait dans la logique de la Ve République ?
00:23:35C'est la logique de ce qu'Emmanuel Macron lui-même a dit
00:23:38quand il a pris possession de la présidente.
00:23:41Vous parliez des blocages également.
00:23:43Et justement, là, on apprend que la fac de Tolbiac est bloquée.
00:23:45Alors qu'il est, on part tout de suite en direct sur place
00:23:47rejoindre l'un des envoyés spéciaux de ces news fac de Tolbiac
00:23:50où les cours ont été annulés, visiblement.
00:23:58Absolument, Jean-Marc.
00:23:59Les cours annulés en raison d'actions violentes.
00:24:01Ça s'est passé ce matin.
00:24:02Des actions violentes à l'encontre du personnel de l'établissement
00:24:07et un blocage des entrées du bâtiment.
00:24:09À ce moment précis, aujourd'hui, à 11h,
00:24:12la situation est beaucoup plus apaisée.
00:24:14Seuls quelques étudiants sont présents devant les grilles.
00:24:17L'établissement est fermé.
00:24:19Aucun cours n'est assuré en raison des conditions
00:24:22autour de l'établissement.
00:24:24Et comme vous pouvez le voir,
00:24:25quelques vélos, quelques poubelles sont entreposées.
00:24:28Derrière une entrée du bâtiment de Tolbiac,
00:24:33les étudiants sont en train de partir
00:24:35pour rejoindre un autre point situé vers Bercy.
00:24:38Les étudiants se sont donné rendez-vous là-bas.
00:24:42Merci beaucoup l'un des envoyés spéciaux de ces news.
00:24:44On change de lieu.
00:24:45On va au lycée Maurice Ravel dans le 20e arrondissement de Paris
00:24:48où ce matin la tension est montée.
00:24:50On est en direct sur place, là encore,
00:24:52avec l'un des envoyés spéciaux de ces news.
00:24:58Oui, Jean-Marc.
00:24:58Pour l'instant, vous le voyez sur les images,
00:25:00le lycée Maurice Ravel a retrouvé son calme.
00:25:03Il y avait une centaine de jeunes ce matin
00:25:05à partir de 7h30.
00:25:07Et puis, comme d'habitude,
00:25:08beaucoup de jeunes qui scandaient des slogans
00:25:10anti-police, anti-État.
00:25:12Là aussi, comme d'habitude, vous l'avez dit
00:25:13dans votre plateau,
00:25:15beaucoup de slogans sur la Palestine
00:25:17avec un drapeau palestinien
00:25:19qui était brandi pendant tout le rassemblement.
00:25:22Ils ont aussi tagué à l'entrée du lycée.
00:25:25Il était écrit par exemple
00:25:26« Welcome Gaza » ou « Aqab ».
00:25:28Des poubelles ont aussi été placées
00:25:30devant l'entrée de l'école.
00:25:32Et puis, un peu plus tard,
00:25:33ils ont tenté de bloquer le boulevard
00:25:35qui est juste en face du lycée.
00:25:37Mais ils ont été vite restreints par la police.
00:25:40Tôt ce matin, les forces de l'ordre ont fait usage
00:25:42de gaz lacrymogène à deux à trois reprises.
00:25:45Et puis, la CGT et des élus
00:25:47étaient aussi présents,
00:25:48dont le maire du 20e arrondissement
00:25:50et des députés comme Daniel Simonnet,
00:25:52député écologique.
00:25:54Merci beaucoup.
00:25:55Comme la semaine dernière, je vous le précise
00:25:56parce que ça peut vous surprendre peut-être.
00:25:57On ne donne pas le nom de nos journalistes,
00:25:59bien évidemment, pour leur sécurité.
00:26:00Sur place, ça vaut mieux.
00:26:03Pour leur propre sécurité.
00:26:05Donc, c'est pour ça que le nom des journalistes
00:26:06n'est pas cité sur place.
00:26:07Merci à eux, en tout cas, pour leur travail.
00:26:09On repart tout de suite, cette fois,
00:26:10Gare du Nord, toujours à Paris,
00:26:12avec là encore une des équipes de CNews
00:26:14qui est sur place, Gare du Nord,
00:26:15où on a vu la police prendre position
00:26:17tout à l'heure, mais le calme
00:26:19semble régner sur place.
00:26:25Oui, Jean-Marc, vous l'avez dit,
00:26:26nous sommes Gare du Nord
00:26:27dans le 10e arrondissement.
00:26:29C'est très calme pour l'instant.
00:26:31Une dizaine de camions,
00:26:32de policiers et de gendarmes
00:26:33sont placés derrière la gare
00:26:34avec une équipe de la Bravem.
00:26:35Alors, des dizaines de CRS sont à pied,
00:26:37dispatchés dans et aux alentours
00:26:39de la Gare du Nord.
00:26:40Alors, le risque, vous l'avez dit,
00:26:42comme la semaine dernière,
00:26:43de radicaux qui avaient tenté
00:26:45de forcer l'entrée de la Gare du Nord
00:26:47le 10 septembre.
00:26:48Alors, gros dispositif,
00:26:50le ministre de l'Intérieur a rappelé hier
00:26:52que c'est entre 5 et 10 000 individus radicaux
00:26:54qui sont attendus en France aujourd'hui.
00:26:57Merci beaucoup pour ce point précis.
00:26:59On va continuer ce tour de France
00:27:01dans les minutes qui viennent.
00:27:02Avec vous, Marie-Victoire Diodonné,
00:27:03on va faire un nouveau point, justement,
00:27:04sur la situation partout en France
00:27:06et sur les informations
00:27:07qui nous parviennent en direct.
00:27:08Bien sûr, exactement.
00:27:09Donc, les informations,
00:27:10c'est toujours 48 interpellations
00:27:12sur l'ensemble du territoire.
00:27:14On a vu tout à l'heure,
00:27:16à travers le micro tendu,
00:27:17les images, évidemment,
00:27:18de Jean-Luc Mélenchon à Marseille.
00:27:20C'est une ville qui peut nous intéresser
00:27:21puisque la situation est particulièrement notable.
00:27:24Ici, avec 22 interpellations
00:27:26qui ont été relevées
00:27:27sur un total de 48 interpellations
00:27:29à l'échelle nationale.
00:27:30C'est assez important.
00:27:31Ce sont des personnes
00:27:32qui ont été contrôlées et interpellées
00:27:34sur les terrasses du port.
00:27:35On peut, évidemment,
00:27:36se douter que l'attroupement,
00:27:38compte tenu de la présence
00:27:39de M. Jean-Luc Mélenchon,
00:27:41peut expliquer, justement,
00:27:43des effectifs supérieurs.
00:27:45Je voulais revenir sur les images
00:27:46que nous avons eues
00:27:47des deux lycées bloqués ce matin.
00:27:51Les renseignements font vraiment état
00:27:53d'entre 8 000 et 10 000 casseurs.
00:27:56Ce qui est intéressant,
00:27:56c'est qu'à l'intérieur de ce panel,
00:27:58il y en a environ 2 500
00:28:00qui ont été ciblés
00:28:01comme des profils d'étudiants
00:28:02et de lycéens.
00:28:04Toute la question,
00:28:05c'est de savoir
00:28:05quelles sont leurs motivations
00:28:06et quels vont être
00:28:07leurs modes opérateurs,
00:28:08leurs passages.
00:28:09Alors, ça peut être
00:28:09des manifestants d'ultra-gauche
00:28:11de manière classique,
00:28:13mais aussi des black blocs.
00:28:14Dans ce cas-là,
00:28:14on a des mesures de prévention
00:28:16qui vont être mises en place,
00:28:17par exemple, des fouilles
00:28:17pour essayer d'interpeller
00:28:20et d'appréhender les objets
00:28:21qui pourraient être utilisés
00:28:22comme des armes.
00:28:23Merci beaucoup,
00:28:23Mara-Victoire,
00:28:23Dieu donné,
00:28:24service police, justice
00:28:25de CNews.
00:28:26Alexandre Nicolique,
00:28:26quand vous avez entendu
00:28:27Jean-Luc Mélenchon
00:28:28qui dit « Macron dégage »,
00:28:29vous pouvez signer ça ?
00:28:30Les mots sont peut-être
00:28:33un peu violents,
00:28:33mais je ne suis jamais agressif.
00:28:36Mais aujourd'hui,
00:28:37effectivement,
00:28:37il y a deux tiers des Français
00:28:38qui demandent
00:28:39la démission d'Emmanuel Macron.
00:28:40Dans vous ?
00:28:41Au regard...
00:28:41Oui, bien sûr
00:28:42qu'on demande la démission
00:28:43d'Emmanuel Macron
00:28:43et on considère
00:28:44que la situation,
00:28:46elle est bloquée.
00:28:46Vous parliez de 4ème République,
00:28:48elle est bloquée à l'Assemblée
00:28:48parce qu'aujourd'hui,
00:28:49vous avez trois blocs équitables.
00:28:51Donc, il y a un retour
00:28:52à la 4ème République.
00:28:53C'est pour ça que nous,
00:28:53d'ailleurs,
00:28:53on propose pour sortir
00:28:54de cette impasse démocratique
00:28:56une proportionnelle
00:28:57la prime majoritaire.
00:28:58Ça permettrait de dégager
00:28:59une majorité
00:28:59comme dans toutes les communes,
00:29:00dans toutes les régions de France.
00:29:03Mais pour autant,
00:29:04je rappelle juste
00:29:05que Jean-Luc Mélenchon,
00:29:06qui parle de chaos
00:29:06pour Emmanuel Macron
00:29:07et je suis d'accord
00:29:08au regard de la situation
00:29:09qui s'est dégradée
00:29:10tout le long du mandat
00:29:11d'Emmanuel Macron.
00:29:12Jean-Luc Mélenchon,
00:29:13il soutient la révolution
00:29:14bolivarienne au Venezuela.
00:29:16Je rappelle juste
00:29:17que l'hyperinflation,
00:29:19un chômage de masse,
00:29:20ça a conduit
00:29:21à un million de personnes
00:29:23qui ont dû fuir
00:29:24et ils sont passés
00:29:25de pays,
00:29:25peut-être le plus riche
00:29:26d'Amérique du Sud,
00:29:27aux plus pauvres.
00:29:27Donc, on applique
00:29:28la politique de Jean-Luc Mélenchon,
00:29:29ça donne ça.
00:29:31Sur les émeutes
00:29:32dans les lycées
00:29:33ou autres,
00:29:34je voudrais juste dire
00:29:35que moi,
00:29:35j'ai été un de ces jeunes.
00:29:37Donc, quand j'avais 14-15 ans,
00:29:38j'ai fait partie
00:29:39d'un groupe
00:29:39qui s'appelait
00:29:39Les Alternatifs.
00:29:40Peut-être que vous connaissez,
00:29:42c'était des groupes
00:29:44qui étaient devenus
00:29:44Alternatifs,
00:29:45Rouges et Verts,
00:29:46ces groupes-là.
00:29:47Et je me souviens
00:29:48qu'à l'époque,
00:29:48il y en avait...
00:29:49Je vous interromps
00:29:49parce que Bruno Rotaillot
00:29:50est en train
00:29:50de prendre la parole.
00:29:51On attendait
00:29:52sa prise de parole
00:29:53justement
00:29:53pour faire
00:29:54un nouveau point
00:29:54en direct.
00:29:55Bruno Rotaillot
00:29:56en direct sur CNews,
00:29:57le ministre de l'Intérieur
00:29:58qui fait un point
00:29:59sur la situation.
00:30:02Mesdames, Messieurs,
00:30:04bonjour.
00:30:04Nous venons
00:30:05de clore
00:30:06cette première réunion
00:30:07de la cellule
00:30:08interministérielle
00:30:09de crise
00:30:09qui réunissait
00:30:10évidemment
00:30:11plusieurs ministres,
00:30:13une douzaine de ministres
00:30:14et puis
00:30:14les représentants
00:30:15notamment
00:30:16des forces
00:30:17de sécurité intérieure,
00:30:18gendarmerie,
00:30:19police nationale,
00:30:20le préfet de police
00:30:22et nous avions en ligne
00:30:24aussi en visio
00:30:25les cinq préfets
00:30:27de zone
00:30:28de défense.
00:30:30Alors,
00:30:30cette journée,
00:30:31je l'ai qualifiée
00:30:32de deux journées
00:30:33en une.
00:30:33Pourquoi ?
00:30:33Parce qu'on avait
00:30:34ce matin,
00:30:36depuis tôt ce matin,
00:30:37des actions
00:30:38qui ressemblaient
00:30:39aux actions
00:30:40de blocage
00:30:41notamment que nous avions
00:30:42eues déjà
00:30:43le 10 septembre
00:30:45dernier
00:30:46et ensuite,
00:30:47dès maintenant,
00:30:48d'ailleurs,
00:30:48fin de la matinée,
00:30:49deuxième partie
00:30:50de la matinée
00:30:50et surtout
00:30:51l'après-midi
00:30:52des cortèges.
00:30:53Je veux rappeler
00:30:54que pour ce qui
00:30:55concerne ces cortèges,
00:30:56les prévisions
00:30:57étaient assez fortes
00:30:58puisque la fourchette
00:31:00va de 600 000
00:31:01à 900 000.
00:31:02À Paris,
00:31:03sur la plaque parisienne,
00:31:05entre 50 000
00:31:06et 100 000.
00:31:07La crainte,
00:31:08évidemment,
00:31:08c'était des milliers
00:31:09d'individus,
00:31:10black bloc,
00:31:11ultra-gauche
00:31:12et autres,
00:31:13qui se mêlent
00:31:13justement à ces cortèges
00:31:15pour pouvoir gâcher,
00:31:17pourrir,
00:31:17en réalité,
00:31:18les manifestations
00:31:20de celles
00:31:20et de ceux
00:31:21qui veulent librement
00:31:23et tranquillement
00:31:24avoir une expression
00:31:27du moment.
00:31:29Pour le moment,
00:31:30ce que nous voulons
00:31:31peut-être constater,
00:31:32c'est qu'un certain nombre
00:31:34d'actions de blocage
00:31:35ont été constatées
00:31:35dès ce matin.
00:31:37Je pense que le prépositionnement
00:31:38de nos forces
00:31:40de sécurité intérieure
00:31:41a pu dissuader
00:31:42et sans doute déstabiliser
00:31:44celles et ceux
00:31:45qui voulaient faire
00:31:45des blocages
00:31:46pour le moment.
00:31:49Des tentatives
00:31:50ont été observées.
00:31:51Il y a eu
00:31:52jusqu'à 10 heures
00:31:53dans toute la France,
00:31:55230 actions
00:31:56sur la voie publique,
00:31:5795 tentatives
00:31:58de blocage
00:31:59de sites
00:32:00et 10 000 personnes
00:32:01qui étaient engagées
00:32:02dans ces actions.
00:32:05Pour le moment,
00:32:06il n'y a eu
00:32:06qu'un seul sabotage.
00:32:09Une tentative,
00:32:10c'était en Martinique
00:32:11pour ce qui concerne
00:32:13un réseau
00:32:14d'eau potale.
00:32:15Sur l'ensemble
00:32:16de ces actions,
00:32:17ce qui ressort
00:32:18en réalité
00:32:19de l'ensemble
00:32:20des interlocuteurs,
00:32:22c'est qu'elles ont été
00:32:22moins intenses
00:32:23que prévues
00:32:25pour cette première partie
00:32:27de la journée,
00:32:29sans doute
00:32:29encore une fois
00:32:30déstabilisées
00:32:31par la présence
00:32:32massive
00:32:32des forces
00:32:34de l'ordre.
00:32:35Les tentatives
00:32:36de blocage
00:32:36se sont exercées
00:32:37sur des dépôts
00:32:38de bus,
00:32:39des taux ce matin
00:32:40sur des axes
00:32:41de circulation,
00:32:42des bretelles,
00:32:43sur un certain nombre
00:32:44de lieux,
00:32:45des lycées
00:32:45et à chaque fois,
00:32:47les forces avaient
00:32:48comme consigne
00:32:49évidemment
00:32:50de procéder
00:32:51à des déblocages.
00:32:53Voilà ce qu'on peut dire
00:32:54pour le moment.
00:32:56À 10 heures,
00:32:57ce que l'on peut constater
00:32:58aussi,
00:32:58c'est que les forces
00:32:59de l'ordre
00:33:00avaient procédé
00:33:00à 58 arrestations,
00:33:03dont 10,
00:33:03plutôt 11 à Paris.
00:33:05Évidemment,
00:33:06tout au long
00:33:06de la journée,
00:33:07ces chiffres
00:33:08vont évoluer.
00:33:10Pour les transports,
00:33:11il y a eu
00:33:11des perturbations
00:33:13sans paralysie.
00:33:14Le ministre des Transports
00:33:15s'en est expliqué
00:33:16il y a quelques instants.
00:33:19Sur les TGV,
00:33:20donc,
00:33:21le chiffre a été confirmé.
00:33:22C'est 9 TGV sur 10
00:33:23qui circulent.
00:33:25Sur les transiliens,
00:33:26c'est 70 %,
00:33:277 sur 10.
00:33:28Et enfin,
00:33:29sur les TER,
00:33:30c'est 3 sur 5.
00:33:32Les lycées,
00:33:33Elisabeth Borne
00:33:33nous a confirmé
00:33:34que ceux qui avaient
00:33:36fait la tentative
00:33:37de blocage
00:33:37ou qui font toujours
00:33:39une tentative
00:33:39de blocage.
00:33:40C'est 22 sur 2 500 lycées
00:33:43publics en France.
00:33:44Donc la proportion
00:33:44est très très faible.
00:33:46Voilà ce que l'on peut dire
00:33:47aujourd'hui.
00:33:49Évidemment,
00:33:50la matinée va se terminer.
00:33:51Déjà,
00:33:51les premiers cortèges
00:33:52se sont ébranlés
00:33:53un peu partout en France
00:33:55et notamment à Marseille.
00:33:57Et ces cortèges,
00:33:58donc,
00:33:59vont évoluer,
00:34:00vont grossir
00:34:00tout au long
00:34:01de l'après-midi.
00:34:02nous ferons un point
00:34:03évidemment
00:34:04et une nouvelle cellule
00:34:05de crise
00:34:05se tiendra
00:34:06à 19h.
00:34:07Merci à vous.
00:34:09Voilà,
00:34:09Bruno Rotailleau,
00:34:10donc le ministre de l'Intérieur
00:34:11qui a fait un point,
00:34:12un point sur lequel
00:34:12on retient
00:34:13ses 95 tentatives
00:34:15de blocage
00:34:15à travers la France
00:34:17et ses 58 arrestations.
00:34:19Axel Ronde,
00:34:19le ministre,
00:34:19a l'air surpris
00:34:21visiblement
00:34:21par l'efficacité
00:34:22de son dispositif
00:34:23puisqu'il nous explique
00:34:24que le prépositionnement
00:34:25de forces de l'ordre
00:34:26importantes finalement
00:34:27a modéré
00:34:28les actions ce matin.
00:34:30Ce qui est plutôt bon signe.
00:34:31Oui, c'est bon signe
00:34:32et je pense que c'est
00:34:33maintenant ce qui va
00:34:34avoir lieu.
00:34:35C'est à chaque fois
00:34:36qu'il va y avoir
00:34:36des rassemblements
00:34:38de prévus,
00:34:39on va prépositionner
00:34:40des effectifs.
00:34:40Mais le problème,
00:34:41c'est que nos effectifs
00:34:42ne sont pas extensibles.
00:34:43Il va falloir recruter
00:34:44massivement des fonctionnaires
00:34:45de police et de gendarmerie
00:34:46parce qu'on voit bien
00:34:47que plus rien ne se passe
00:34:49normalement dans notre pays
00:34:50sans qu'il y ait
00:34:51un déploiement massif
00:34:52de forces de l'ordre.
00:34:53Même quand vous voulez
00:34:54inaugurer un restaurant
00:34:55à Châtelet-Léal,
00:34:57c'est parti en émeute
00:34:59et il a fallu ramener
00:35:00le calme grâce
00:35:01à la mobilisation
00:35:03des Bravèmes.
00:35:04Donc voilà où on en est
00:35:05actuellement dans notre pays
00:35:06et on espère
00:35:08que ça va se passer bien
00:35:09sur la manifestation parisienne
00:35:12même si on est
00:35:12extrêmement inquiet.
00:35:14Il va y avoir
00:35:15le service d'ordre interne
00:35:17des syndicats,
00:35:18200 personnes
00:35:19qui vont encadrer
00:35:21cette manifestation
00:35:22et surtout la tête
00:35:23parce que c'est elle
00:35:23qui va être la cible
00:35:24de ces Black Blocs
00:35:25puisque c'est ça
00:35:26qu'ils recherchent
00:35:27c'est faire un effet
00:35:29si vous voulez
00:35:30sur eux
00:35:30un effet loupe
00:35:31en disant qu'on est là
00:35:32et le capitalisme
00:35:33le combat
00:35:34et vous de toute façon
00:35:36les syndicats
00:35:37vous êtes des vendus
00:35:38parce que c'est ça
00:35:38la réalité
00:35:39qu'ils nous disent
00:35:40donc on est
00:35:41réellement déterminés
00:35:43et on va être protégés
00:35:44par la police nationale
00:35:45qui va faire
00:35:46un travail fantastique
00:35:49encore une fois
00:35:50dans notre pays.
00:35:51Voilà,
00:35:52les images que vous voyez
00:35:52sont en direct
00:35:53bien évidemment
00:35:54on est à côté
00:35:54de la gare de Lyon
00:35:55me dit-on
00:35:56sur ces images
00:35:57qui nous arrivent
00:35:58on est en direct
00:35:58avec Jimmy Dalidou
00:35:59qui est cheminot
00:36:00et syndicaliste CGT
00:36:01bonjour
00:36:02merci beaucoup
00:36:03d'être en direct
00:36:04avec nous
00:36:05d'abord
00:36:06quelle est la revendication
00:36:07principale de cette journée
00:36:08parce que je crois
00:36:08qu'on tourne autour du pot
00:36:09depuis tout à l'heure
00:36:10Jean-Luc Mélenchon
00:36:11parle du départ
00:36:12d'Emmanuel Macron
00:36:13c'est votre souhait également ?
00:36:15Bonjour
00:36:16et merci de m'avoir invité
00:36:17bien écoutez
00:36:18la principale revendication
00:36:19de cette panif
00:36:20c'est très clairement
00:36:22l'augmentation des salaires
00:36:24la lutte contre
00:36:24la vie chère
00:36:25mais aussi et surtout
00:36:27le retrait
00:36:28de la réforme des retraites
00:36:29qui est une réforme
00:36:31inadmissible
00:36:32injuste
00:36:32et inconcevable
00:36:33donc
00:36:34il faut
00:36:36mettre en exergue aussi
00:36:38le fait que c'est d'abord
00:36:39un appel à la grève
00:36:39un appel à la grève
00:36:41qui est très suivi
00:36:42selon les informations
00:36:42que vous avez
00:36:43bien écoutez
00:36:45à la fin de la matinée
00:36:47c'est
00:36:48on va dire
00:36:48ce sont des chiffres
00:36:49qui continuent
00:36:50à influer
00:36:51la journée n'est pas terminée
00:36:53puisque
00:36:53je prends par exemple
00:36:55la SNCF
00:36:55ce sont des heures
00:36:56de travail décalées
00:36:57donc il faudra
00:36:58attendre la fin de la journée
00:37:00voire demain matin
00:37:01pour avoir des chiffres finaux
00:37:02mais en tout cas
00:37:03c'est un appel à la grève
00:37:04qui est complémentaire
00:37:05d'une manifestation
00:37:06et qui a pour principal objectif
00:37:08de mettre en exergue
00:37:09des revendications
00:37:11et qui permettrait
00:37:12de
00:37:12et nous espérons
00:37:14que le peuple opprimé
00:37:15de France
00:37:16puisse être écouté
00:37:17par le gouvernement
00:37:17puisqu'a priori
00:37:18malheureusement
00:37:19il n'a pas été écouté
00:37:20par le gouvernement macroniste
00:37:21le peuple opprimé
00:37:22le peuple est opprimé
00:37:24tout à fait
00:37:24tout à fait
00:37:25je pense qu'effectivement
00:37:26vous comprenez
00:37:27lorsque c'est un
00:37:28c'est un ticket de caisse
00:37:29qui a été remis
00:37:30au peuple opprimé de France
00:37:31un ticket de caisse
00:37:32qui exige
00:37:35des français
00:37:37de payer
00:37:37leur exige
00:37:39de payer
00:37:39211 milliards d'euros
00:37:40ayant conscience
00:37:42que ces 211 milliards d'euros
00:37:44qui ont été injectés
00:37:45dans les caisses
00:37:46du grand patronat
00:37:47sous forme d'aide publique
00:37:48et ceux-ci
00:37:50sont en contrepartie
00:37:51et dans le même temps
00:37:53le peuple opprimé
00:37:54de France
00:37:54voit son salaire
00:37:56qui stagne
00:37:56alors que ses factures
00:37:58augmentent
00:37:59donc vous comprenez
00:38:00que la situation
00:38:01est intenable
00:38:02inacceptable
00:38:03pour le peuple opprimé
00:38:05de France
00:38:05j'ai bien compris
00:38:06que peuple opprimé
00:38:07c'était l'expression
00:38:07du jour
00:38:08et vous l'avez bien placé
00:38:09à plusieurs reprises
00:38:10juste est-ce que
00:38:11vous n'avez pas peur
00:38:11malgré tout
00:38:12que ce soit un peu
00:38:13un fourre-tout
00:38:13cette manifestation
00:38:14parce qu'il y a
00:38:15des pharmaciens
00:38:16par exemple
00:38:16on en parlera tout à l'heure
00:38:17qui eux
00:38:18c'est par rapport
00:38:19aux médicaments
00:38:20et au prix des médicaments
00:38:22j'ai l'impression
00:38:23que en fait
00:38:24c'est un mouvement
00:38:25de colère
00:38:26mais c'est très compliqué
00:38:26d'y répondre
00:38:27parce que chacun
00:38:28a ses revendications
00:38:28vous c'est très clair
00:38:29ce que vous avez exprimé
00:38:30au nom de la CGT Cheminot
00:38:32mais chacun
00:38:33a des revendications
00:38:35différentes
00:38:36dans ce mouvement
00:38:36tout à fait
00:38:38vous savez
00:38:39d'une manière générale
00:38:40nous sommes
00:38:41financièrement persécutés
00:38:43sous des
00:38:44via des formes différentes
00:38:45et ce qui est
00:38:46toujours très compliqué
00:38:47c'est évidemment
00:38:47de trouver la convergence
00:38:49des luttes
00:38:49et la convergence des luttes
00:38:50je crois
00:38:51je crois
00:38:52elle n'est pas utopiste
00:38:53elle est nécessaire
00:38:55elle a été
00:38:55elle a été démontrée
00:38:57dans d'autres séquences
00:38:58historiques
00:38:58mais elle est compliquée
00:39:00et avouez quand même
00:39:01avouons quand même
00:39:01que nous sommes
00:39:02dans une séquence historique
00:39:03particulièrement compliquée
00:39:04donc nous devons trouver
00:39:05une convergence
00:39:06des luttes
00:39:07organiser
00:39:09les idées
00:39:10et des idées
00:39:11qui sont très clairement
00:39:12en opposition
00:39:12de la politique
00:39:14d'Emmanuel Macron
00:39:16qui est une politique
00:39:18particulièrement destructrice
00:39:19et qui
00:39:20particulièrement destructrice
00:39:22pour tous les
00:39:23pour tous les travailleurs
00:39:24qu'ils soient
00:39:24dirigeants de TPE
00:39:25qu'ils soient salariés
00:39:26qu'ils soient
00:39:27travailleurs autonomes
00:39:28qu'ils soient
00:39:29fonctionnaires
00:39:30etc
00:39:30Juste dernière question
00:39:32les images qu'on voit
00:39:33en ce moment
00:39:34sur l'écran
00:39:35ça nous vient de Lyon
00:39:36c'est la CGT
00:39:37à Lyon
00:39:37on a vu il y a quelques
00:39:38instants sur la droite
00:39:39alors on ne le voit plus
00:39:40trop mais il y avait
00:39:40un drapeau palestinien
00:39:41c'est un peu
00:39:43étrange non ?
00:39:45Écoutez
00:39:46vous savez
00:39:47on est là
00:39:48la manifestation
00:39:49elle est là
00:39:50pour organiser
00:39:51la totalité
00:39:53des oppositions
00:39:53vous savez
00:39:54la CGT
00:39:54nous avons
00:39:55une identité
00:39:57et l'internationalisme
00:39:58fait partie
00:39:59de notre identité
00:40:00nous l'avons toujours
00:40:01affirmé
00:40:02Et donc le seul
00:40:02problème dans le monde
00:40:03aujourd'hui
00:40:03c'est ce qui se passe
00:40:04sur les territoires
00:40:05palestiniens ?
00:40:06Non je pense que
00:40:07la principale
00:40:08rendication
00:40:08c'est d'abord
00:40:09l'augmentation
00:40:09des salaires
00:40:10la lutte
00:40:10la vie chère
00:40:11et surtout
00:40:11la réforme
00:40:13de la retraite
00:40:13et je pense que
00:40:14nous devons nous concentrer
00:40:15sur sa principale
00:40:16rendication
00:40:17mais vous savez
00:40:17une manifestation
00:40:18se passe dans la rue
00:40:19et la rue appartient
00:40:22je veux vous dire
00:40:23la rue appartient aux citoyens
00:40:24donc ensuite
00:40:25vous savez
00:40:25c'est
00:40:26D'accord
00:40:27donc vous n'êtes pas
00:40:28forcément solidaire
00:40:28de ces drapeaux palestiniens
00:40:29qui fleurissent ?
00:40:31Moi aussi
00:40:32j'ai toujours été
00:40:32solidaire
00:40:34de la résistance palestinienne
00:40:35mais moi
00:40:36je me concentre
00:40:37aujourd'hui
00:40:38sur une revendication
00:40:39qui est celle
00:40:40qui est mise en exergue
00:40:41dans cette manifestation
00:40:42et via l'appel à la règle
00:40:43qui sont les salaires
00:40:44et qui sont
00:40:46les salaires
00:40:46la lutte contre la vie chère
00:40:47et surtout
00:40:48le retrait
00:40:48de la réforme des retraites
00:40:50qui est inacceptable
00:40:51J'ai bien compris
00:40:52merci beaucoup
00:40:52Jimmy Dalidou
00:40:53merci Cheminot
00:40:54syndicaliste CGT
00:40:55merci d'avoir été
00:40:55en direct
00:40:56avec nous
00:40:57Gilles Casanova
00:40:59c'est vrai
00:41:00voilà
00:41:00alors je pense que son discours
00:41:02est plutôt cohérent
00:41:03à ce syndicaliste CGT
00:41:05effectivement
00:41:05mais c'est vrai
00:41:06que c'est un espèce
00:41:07de fourre-tout
00:41:07cette journée d'action
00:41:09alors un pays
00:41:10je vois Guillaume Desouich
00:41:11qui dit non
00:41:12donc je vous donne la parole
00:41:13juste après
00:41:13un pays qui est fort
00:41:15c'est un pays
00:41:16qui a une forme d'harmonie
00:41:17sans être pour Confucius
00:41:19il faut qu'il y ait un peu d'harmonie
00:41:20comment voulez-vous
00:41:21avoir une harmonie
00:41:23dans un pays
00:41:24où 500 personnes
00:41:25c'est une minorité
00:41:26500 personnes
00:41:27les 500 personnes
00:41:28les plus riches
00:41:29elles avaient 20%
00:41:30du PIB
00:41:31au moment où
00:41:32Emmanuel Macron
00:41:33est élu
00:41:33elles en ont 45%
00:41:36en 2022
00:41:37elles sont aujourd'hui
00:41:38passées à 47-48%
00:41:40c'est-à-dire
00:41:41en clair
00:41:41475 milliards
00:41:43pour 500 personnes
00:41:45quand Emmanuel Macron
00:41:46est élu
00:41:471228 milliards
00:41:49à Noël dernier
00:41:49pour les mêmes 500
00:41:50donc vous devenez communiste
00:41:51en fait
00:41:51au fur et à mesure
00:41:52que les missions avancent
00:41:53vous devenez communiste
00:41:54c'est ça ?
00:41:54non
00:41:54c'est votre voisin
00:41:56qui est contagieux
00:41:57non
00:41:57l'harmonie d'une société
00:41:59elle ne peut pas
00:42:01à une telle vitesse
00:42:02faire basculer
00:42:03dans un vase
00:42:05communiquant
00:42:06d'une rapidité
00:42:08terrible
00:42:09les choses
00:42:10sans qu'ensuite
00:42:11ça provoque
00:42:12des phénomènes
00:42:12comme les phénomènes
00:42:13qu'on voit
00:42:14alors ensuite
00:42:15les mélanges
00:42:16ils sont évidents
00:42:18dans d'une telle situation
00:42:20des tas de gens
00:42:21sont mécontents
00:42:22de ce qui se passe
00:42:23alors bien sûr
00:42:24le drapeau palestinien
00:42:25là il faut vraiment
00:42:26aller chercher loin
00:42:27pour voir sa place
00:42:29effectivement
00:42:29Guillaume Dussouich
00:42:30oui
00:42:31ce n'est pas un fourre-tout
00:42:32c'est effectivement
00:42:33une extraite contagion
00:42:35un fourre-tout
00:42:35ça peut paraître négatif
00:42:36mais en fait
00:42:36ce que je veux dire
00:42:37c'est que
00:42:37c'est compliqué
00:42:38de répondre à ça
00:42:38parce que
00:42:39quand on demande
00:42:40par exemple
00:42:40le retrait
00:42:41la réforme des retraites
00:42:41on peut se dire
00:42:42bon le gouvernement
00:42:42va retirer ou pas
00:42:43ce sera très clair
00:42:44là on ne sait pas
00:42:45ce qui peut calmer
00:42:45la colère au fond
00:42:46mais dans les
00:42:47dans les manifestations
00:42:49de ce mouvement populaire
00:42:50qui a
00:42:51peu ou prou
00:42:53commencé au 1er mai
00:42:54les premiers slogans
00:42:56c'était
00:42:56pas d'économie de guerre
00:42:58pas un euro
00:42:59pour détruire la planète
00:43:00il y a une conscience populaire
00:43:03il y a
00:43:03une grande maturité
00:43:05des françaises
00:43:06et des français
00:43:07face à une situation
00:43:08qui nous dépasse
00:43:09et qui ne se tient pas
00:43:11uniquement
00:43:11dans
00:43:12les
00:43:12les luttes
00:43:14intersectorielles
00:43:15qui sont
00:43:16celles de l'intersyndical
00:43:17aujourd'hui
00:43:18et qui ont leur pertinence
00:43:20le GIEC
00:43:20avait prévenu
00:43:21le GIEC avait dit
00:43:22à partir de plus
00:43:241,5 degré
00:43:26sur la planète
00:43:27les sociétés
00:43:28vont devenir
00:43:30très difficiles
00:43:31à gouverner
00:43:32il y aura
00:43:32des tensions
00:43:33sociales
00:43:33extrêmement fortes
00:43:35la trajectoire
00:43:36de la COP
00:43:392015
00:43:39c'était qu'on arrive
00:43:41à plus
00:43:411,5
00:43:42en 2035
00:43:43le rapport
00:43:45c'est que
00:43:46si on veut
00:43:46résoudre
00:43:47l'ensemble
00:43:47des questions
00:43:48déjà je trouvais
00:43:48que tout était mélangé
00:43:49dans cette manif
00:43:51alors si en plus
00:43:51vous mettez le climat
00:43:52au milieu
00:43:52on ne va pas s'en sortir
00:43:54le rapport
00:43:55c'est que
00:43:55si on veut
00:43:55répondre
00:43:56à l'ensemble
00:43:57des situations
00:43:58des françaises
00:43:59et des français
00:43:59et si on veut
00:44:01répondre
00:44:01à la situation
00:44:03palestinienne
00:44:04au Soudan
00:44:05à l'ensemble
00:44:06des besoins sociaux
00:44:08parce que
00:44:08les dérèglements
00:44:09sociaux et climatiques
00:44:11ils sont sur la planète
00:44:12et que les français
00:44:13en ont bien conscience
00:44:14il faut une trajectoire
00:44:16budgétaire
00:44:17qui respecte
00:44:17les objectifs
00:44:18du développement durable
00:44:19qui respecte
00:44:21les recommandations
00:44:22de la communauté internationale
00:44:23je ne pense pas
00:44:24que les gens
00:44:24qui manifestent aujourd'hui
00:44:25soient pour le respect
00:44:26vous ne pensez pas
00:44:27mais moi je suis dans les manifs
00:44:28et je discute
00:44:29avec l'ensemble des gens
00:44:30nous aussi on discute
00:44:30avec eux en permanence
00:44:31et personne ne parle
00:44:32du développement durable
00:44:33aujourd'hui
00:44:33quand ils manifestent
00:44:34je ne suis pas focalisé
00:44:36sur une extrême minorité
00:44:37et sur des violences
00:44:38vous n'êtes pas focalisé
00:44:39sur les salaires par exemple
00:44:40vous n'êtes pas focalisé
00:44:42sur les salaires
00:44:43vous n'êtes pas focalisé
00:44:44sur les retraites
00:44:44c'est ce que vous me dites
00:44:45vous vous êtes focalisé
00:44:46sur le climat
00:44:47excusez-moi je pense
00:44:48que c'est vous
00:44:48qui êtes à côté de la plaque
00:44:49je ne sais pas
00:44:50avec qui vous parlez
00:44:50mais on ne parle pas
00:44:51avec les mêmes personnes
00:44:52parce que moi
00:44:53les personnes qui manifestent
00:44:54elles me parlent des salaires
00:44:54elles me parlent des retraites
00:44:55je suis focalisé
00:44:55sur les dérèglements sociaux
00:44:57les dérèglements sociaux
00:44:59qui vont avec
00:44:59les dérèglements
00:45:00je pense qu'il faut
00:45:02attendre la conférence
00:45:03de presse
00:45:03à midi
00:45:04de l'intersyndical
00:45:05qui va vraiment dire
00:45:07pourquoi ils sont là
00:45:08et pourquoi ils vont
00:45:09manifester aujourd'hui
00:45:10et je pense qu'il faut
00:45:11arrêter de parler
00:45:12de tout et n'importe quoi
00:45:13l'intersyndical
00:45:15a choisi cette date
00:45:17du 18
00:45:17et cette date
00:45:20elle se continue
00:45:20le 21
00:45:21le 21
00:45:22c'est la journée internationale
00:45:23de la paix
00:45:24et elle précède
00:45:25l'ouverture de la paix
00:45:26il y a dans l'intersyndical
00:45:29et dans la compréhension
00:45:30des français
00:45:31une complexité
00:45:32de la situation
00:45:34une complexité
00:45:36de la situation
00:45:36qui n'est pas celle
00:45:37que vous résumez
00:45:38je ne sais pas
00:45:39si c'est pour récupérer
00:45:41tout le monde
00:45:41et pour avoir tout le monde
00:45:42mais enfin
00:45:42à force de vouloir tout le monde
00:45:44vous allez finir par avoir personne
00:45:45excusez-moi
00:45:45on est le 18
00:45:47c'est à nous
00:45:48c'est notre journée des syndicats
00:45:49quand on entend
00:45:51un représentant communiste
00:45:51comme ça
00:45:52on comprend pourquoi
00:45:52le PCF est à 3%
00:45:53chez les ouvriers
00:45:54et que les ouvriers
00:45:54votent à 51%
00:45:55pour le rassemblement national
00:45:57on voit quel discours
00:45:58leur parle le plus
00:45:59en plus c'est juste
00:46:00pour finir sur ce que vous disiez
00:46:01vos réponses simples
00:46:02ne vont en rien aider
00:46:03la situation
00:46:04mais allons-y
00:46:05de surtaxer encore plus
00:46:08les entreprises
00:46:09tout ce que vous proposez
00:46:10avec des normes
00:46:11vous parliez d'écologie
00:46:11et justement
00:46:12c'est très bien l'écologie
00:46:13mais tout ce que vous proposez
00:46:14au final
00:46:14en fausse norme écolo
00:46:16ça freine notre industrie
00:46:17et c'est ce qui fait
00:46:18qu'on importe beaucoup plus
00:46:19donc ça pénalise évidemment
00:46:21toutes les entreprises
00:46:22donc les salaires
00:46:23des salariés
00:46:24les plus pauvres
00:46:25mais en plus
00:46:26ça pollue plus
00:46:26parce que 51%
00:46:27des émissions de gaz
00:46:28effet de serre
00:46:28ce sont nos importations
00:46:30quand on en parle
00:46:30un petit peu sérieusement
00:46:31ensuite sur les manifestations
00:46:33en l'occurrence
00:46:34oui
00:46:35évidemment que c'est légitime
00:46:36de dire
00:46:37on veut gagner mieux notre vie
00:46:38mais comment on gagne mieux notre vie
00:46:40en fait il ne faut évidemment pas
00:46:41qu'on augmente encore les taxes
00:46:44vous savez dans notre pays
00:46:45on est passé en 75
00:46:46de 34% de prélèvements obligatoires
00:46:48dans le PIB
00:46:49à 46%
00:46:50et on voit une gauche
00:46:51qui dit
00:46:52il faut encore augmenter les impôts
00:46:53évidemment que ça ne marche pas
00:46:54ce qu'il faut évidemment
00:46:56c'est que les gens
00:46:57gagnent mieux leur vie
00:46:58et pour qu'ils gagnent mieux leur vie
00:46:59c'est ce qu'on propose
00:47:00une augmentation de 10% des salaires
00:47:01sans cotisation patronale
00:47:03et salariale
00:47:04pour que les entreprises
00:47:05puissent mieux payer les gens
00:47:06mais sans que ça pénalise
00:47:08les entreprises
00:47:09c'est ce qui permettra
00:47:10dans notre pays
00:47:10que les gens vivent mieux
00:47:11en réalité
00:47:12alors
00:47:12si vous disiez
00:47:14pour nous faire un point météo
00:47:15excusez-moi
00:47:16je préfère qu'on avance un petit peu
00:47:18on va prendre Nicolas Guillère
00:47:19qui est en direct avec nous
00:47:21qui est professeur
00:47:21bonjour
00:47:22merci beaucoup d'être en direct avec nous
00:47:24cette manifestation
00:47:24cette mobilisation
00:47:25que l'on voit aujourd'hui
00:47:27pour vous
00:47:28avec vos mots
00:47:29elle est pour quoi ?
00:47:30elle est pour la justice sociale
00:47:33elle est pour les salaires
00:47:34pour vivre décemment
00:47:36de son travail
00:47:37en tant qu'enseignant
00:47:38vous savez très bien
00:47:39qu'on est mal payé
00:47:40ça fait des années
00:47:41qu'on le dit
00:47:41qu'on le crie
00:47:42on est à 1000 euros de moins
00:47:44que les salariés de catégorie A
00:47:46de la fonction publique
00:47:47donc nous demandons
00:47:48tout simplement
00:47:49à être considéré
00:47:50bien considéré
00:47:51mieux payé
00:47:52le métier n'attire plus
00:47:53il y a des milliers
00:47:55de postes non pourvus
00:47:55chaque année
00:47:56les gens ne veulent plus
00:47:56être professeurs
00:47:58donc c'est totalement légitime
00:48:00aujourd'hui de manifester
00:48:01pour la justice sociale
00:48:03pour la justice fiscale aussi
00:48:05c'est-à-dire que tout le monde
00:48:07paie équitablement un impôt
00:48:09pour pouvoir avoir
00:48:10une bonne école
00:48:11des bons transports
00:48:12une bonne santé
00:48:13et puis pour avoir
00:48:14un service public
00:48:15de qualité
00:48:16c'est totalement normal
00:48:17de demander cela
00:48:18dans notre pays
00:48:18On est à peu près tous d'accord
00:48:21justement effectivement
00:48:21parce que les professeurs
00:48:22c'est vrai
00:48:23ne sont pas bien payés
00:48:23dans notre pays
00:48:24ne sont pas bien payés en France
00:48:25il faut leur rendre aussi du respect
00:48:26il faut leur rendre également
00:48:27de la dignité
00:48:28ça fait partie des choses importantes
00:48:30pour les professeurs
00:48:31parce qu'ils ont un rôle important
00:48:32et on voit
00:48:32à certains moments d'ailleurs
00:48:33l'éducation des jeunes
00:48:35qui n'est pas à la hauteur
00:48:36est-ce qu'il y a une décision
00:48:38que pourrait prendre ce gouvernement
00:48:39qui calmerait votre colère ?
00:48:42Alors oui par exemple
00:48:43une augmentation massive
00:48:44des salaires réclamée
00:48:45depuis des années
00:48:46par exemple
00:48:47on trouve de l'argent
00:48:48pour d'autres secteurs
00:48:49pourquoi pas pour l'école
00:48:50pourquoi ne pas décider
00:48:51que c'est une vraie priorité
00:48:54d'investir
00:48:55dans les générations futures
00:48:56un pays qui n'investit pas
00:48:58dans ces générations futures
00:48:59est un pays qui n'a pas d'avenir
00:49:00donc ça serait déjà
00:49:01un gros signal
00:49:02ensuite peut-être que
00:49:04et ça c'est gratuit
00:49:05que le ministère
00:49:06de l'éducation nationale
00:49:07cesse de soutenir
00:49:08le harcèlement
00:49:08comme méthode de management
00:49:09les syndicats
00:49:11sont régulièrement saisis
00:49:12d'affaires de harcèlement
00:49:13dans l'éducation nationale
00:49:14qu'ils soutiennent aussi
00:49:16les professeurs
00:49:16qui se font maltraiter
00:49:17parfois par des parents
00:49:18je pense à notre pauvre collègue
00:49:20Ducantal par exemple
00:49:21qui a été abandonné
00:49:23et qui s'est suicidé
00:49:24qui a été poussé au suicide
00:49:25par des monstres
00:49:26voilà des choses
00:49:28qui sont concrètes
00:49:28nous soutenir
00:49:29mieux nous payer
00:49:30mieux nous considérer
00:49:32refaire de l'école
00:49:33une priorité
00:49:33en dehors du blabla
00:49:35d'Emmanuel Macron
00:49:36qui a le pouvoir
00:49:37depuis plus de dix ans
00:49:38puisqu'il était là
00:49:38sous François Hollande
00:49:39il faut quand même le rappeler
00:49:40on l'oublie un peu trop souvent
00:49:41et ce Mozart de la finance
00:49:43a ruiné le pays
00:49:44même ses copains financiers
00:49:46ont dégradé
00:49:46la note de la France
00:49:47à cause de lui
00:49:48donc nous nous demandons
00:49:49à ce qu'on s'occupe
00:49:50de l'éducation nationale
00:49:51de la santé
00:49:52de la police
00:49:53de la justice
00:49:54des services publics
00:49:55et qu'on redonne
00:49:56un petit peu du lustre
00:49:57à notre pays
00:49:58qu'on le rehausse
00:49:59qu'on rehausse aussi
00:50:00son avenir
00:50:01en investissant
00:50:02dans les générations futures
00:50:03et ça ça passe
00:50:04par mieux payer les profs
00:50:05mieux les considérer
00:50:06et mieux gérer
00:50:07les services publics
00:50:08en les payant mieux
00:50:09en les finançant mieux
00:50:09Merci beaucoup Nicolas Guillaire
00:50:11merci d'avoir été avec nous
00:50:12vous êtes professeur
00:50:12merci d'avoir répondu
00:50:13à mes questions
00:50:14Thomas Bonnet
00:50:15en fait moi
00:50:15s'il y avait un mot
00:50:16pour résumer la situation
00:50:17aujourd'hui
00:50:17je dirais malaise
00:50:18en fait
00:50:18il y a un vrai malaise
00:50:19dans la société
00:50:20il y a un vrai malaise
00:50:20dans les professions
00:50:21et c'est ça en fait
00:50:22ce qui ressort aujourd'hui
00:50:23on voit sur la mosaïque
00:50:24que vous avez à l'image
00:50:25les différents lieux de France
00:50:26avec la population
00:50:28qui se mobilise
00:50:29on sent ce malaise
00:50:30moi ce qui me frappe
00:50:31c'est vraiment la conjugaison
00:50:33de toutes ces causes
00:50:34qui sont à chaque fois légitimes
00:50:36les professeurs en effet
00:50:37ont des raisons de se plaindre
00:50:38les pharmaciens
00:50:38ont des raisons de se plaindre
00:50:40les français globalement
00:50:41ont des raisons de se plaindre
00:50:42en matière de pouvoir d'achat
00:50:43etc
00:50:43et en fait face à tout cela
00:50:45moi je me demande
00:50:46quelle peut être
00:50:46la réponse politique
00:50:48à cela
00:50:48alors évidemment
00:50:49il peut y avoir des élections
00:50:49il peut y avoir un nouveau président
00:50:51on en a parlé
00:50:51effectivement je suis d'accord
00:50:52avec vous
00:50:52en l'état actuel des choses
00:50:54le premier ministre
00:50:55ayant été nommé
00:50:57il y a quelques jours
00:50:57quelle réponse il peut apporter
00:50:59de manière très concrète
00:51:00à vrai dire
00:51:02je vous le dis
00:51:02aucune réponse
00:51:04lui
00:51:04Sébastien Lecornu
00:51:05ne pourra pas apporter
00:51:05la réponse
00:51:06qui calmera les gens
00:51:07qui sont dans la rue
00:51:07ce qui veut dire
00:51:08qu'on n'est pas sortis
00:51:09de ce malaise
00:51:09et dans le même temps
00:51:10face à toutes ces revendications
00:51:11il y a la situation
00:51:12de la dette
00:51:13qui elle continue d'exploser
00:51:14donc en fait
00:51:14ça devient intenable
00:51:15et courage
00:51:16et bonne chance
00:51:18à celui qui prendra
00:51:18le pouvoir
00:51:19dans les années qui viennent
00:51:20alors je voudrais
00:51:20qu'on nous montre
00:51:21l'image de Marseille
00:51:22que je vois en haut
00:51:23à droite de l'écran
00:51:24Marseille
00:51:24où la manifestation
00:51:26est en train
00:51:27de débuter
00:51:28visiblement
00:51:29et on va écouter
00:51:30Jean-Luc Mélenchon
00:51:31parce que Jean-Luc Mélenchon
00:51:32a reparlé
00:51:32il y a quelques instants
00:51:33il s'est exprimé
00:51:34sur Bruno Retailleau
00:51:36et le chaos
00:51:37je vous propose
00:51:37d'écouter
00:51:38ce qu'a dit
00:51:39Jean-Luc Mélenchon
00:51:39il y a quelques instants
00:51:40à propos de Bruno Retailleau
00:51:41toute action violente
00:51:43ne sert qu'une seule
00:51:44et unique personne
00:51:45monsieur Retailleau
00:51:46qui a besoin
00:51:47de la violence
00:51:48qui a besoin
00:51:49des poubelles qui brûlent
00:51:50qui a besoin
00:51:51de tout ça
00:51:51pour affirmer son rôle
00:51:53de sauveur
00:51:54de je ne sais quoi
00:51:55en réalité
00:51:56cet homme
00:51:56est une provocation ambulante
00:51:58et le président
00:51:59de la république
00:52:00ferait bien
00:52:00de le ramener
00:52:01à la raison
00:52:01qu'a-t-on à faire
00:52:02d'un dirigeant politique
00:52:04national
00:52:04qui passe son temps
00:52:05vous avez dû à quoi
00:52:07exciter les uns
00:52:08contre les autres
00:52:08à se taire
00:52:09quand il y a
00:52:10certains crimes
00:52:10islamophobes
00:52:12ou racistes
00:52:13qui n'ont pas l'air
00:52:14de le déranger
00:52:15plus que ça
00:52:16cet homme est odieux
00:52:17il représente
00:52:18une forme
00:52:19de notre pays
00:52:21raciste
00:52:22rabougrie
00:52:22haineuse
00:52:24méfiante
00:52:25contre tout
00:52:25et tout le monde
00:52:26et qui donne
00:52:26continuellement
00:52:27le sentiment
00:52:28de détester la vie
00:52:29voilà
00:52:30Jean-Luc Mélenchon
00:52:30des propos très durs
00:52:31Thomas Bonnet
00:52:32pendant qu'on voit
00:52:32en direct
00:52:33les images de Marseille
00:52:34c'est pas possible
00:52:34d'entendre ça
00:52:35de la part de Jean-Luc Mélenchon
00:52:36lui qui met
00:52:37lui de l'huile
00:52:38sur le feu
00:52:38en permanence
00:52:39qui dit que
00:52:39s'il arrive au pouvoir
00:52:40il mettra les préfets
00:52:40en prison
00:52:41dont les députés disent
00:52:42la police tue partout
00:52:44ce sont des mots
00:52:44qui ont été postés
00:52:45par des députés
00:52:46de Jean-Luc Mélenchon
00:52:47donc à un moment donné
00:52:48ça suffit
00:52:48et j'entends un discours
00:52:50à gauche
00:52:50quand même
00:52:51qui excuse
00:52:52en partie
00:52:53ou qui atténue
00:52:54la responsabilité
00:52:54de ceux qui commettent
00:52:55des violences
00:52:56je crois que c'est
00:52:57vraiment notre responsabilité
00:52:58à ceux qui parlent
00:52:59à la télévision
00:53:00aux responsables politiques
00:53:01de dire
00:53:01quand on s'attaque
00:53:03aux forces de l'ordre
00:53:04lorsqu'on jette des pavés
00:53:05sur les forces de l'ordre
00:53:06c'est inacceptable
00:53:07quelles qu'en soient
00:53:08les conditions
00:53:09et vraiment je trouve
00:53:10que parfois
00:53:10il y a un discours
00:53:11qui flirte
00:53:12avec la ligne
00:53:13comment vous réagissez
00:53:14quand vous entendez
00:53:15le discours
00:53:15de Jean-Luc Mélenchon
00:53:16qui est très dur
00:53:16sur Bruno Rotaillot
00:53:17parce qu'en gros
00:53:18le chaos
00:53:19c'est Bruno Rotaillot
00:53:19c'est ce qu'il est en train
00:53:20de nous expliquer
00:53:21c'est que si les choses
00:53:22se passent mal
00:53:22cet après-midi
00:53:23ce sera la faute
00:53:24de Bruno Rotaillot
00:53:25c'est inconscient de dire ça
00:53:26d'habitude c'est la faute
00:53:27de la police
00:53:27bon là il est monté
00:53:28d'un cran
00:53:29il dit que c'est la faute
00:53:30du ministre de l'intérieur
00:53:31de notre chef
00:53:31mais encore une fois
00:53:32il faut arrêter
00:53:33quand vous avez
00:53:34des députés
00:53:35de la LFI
00:53:36qui insultent en permanence
00:53:38de criminels
00:53:39mes collègues
00:53:39en disant que la police
00:53:40tue
00:53:41et on voit bien
00:53:41que ça infuse dans la société
00:53:42puisque maintenant
00:53:43beaucoup d'individus
00:53:45comme à Tourcoing
00:53:46n'hésitent plus
00:53:46à attaquer les fonctionnaires
00:53:47de police
00:53:48à les passer littéralement
00:53:49à tabac
00:53:50pour un vol de trottinette
00:53:51on voit bien
00:53:51que cette parole
00:53:52qui s'est libérée
00:53:53donne des arguments
00:53:54et des argumentaires
00:53:55à ces individus
00:53:57en disant que si des hommes
00:53:57politiques et des femmes
00:53:58politiques peuvent dire ça
00:53:59alors ils ont raison
00:54:00donc non
00:54:01encore une fois
00:54:02ces mots ont de l'importance
00:54:04et à chaque fois
00:54:04qu'on touche un policier
00:54:05c'est la république
00:54:06qu'on touche
00:54:06et c'est la république
00:54:07qui recule encore une fois
00:54:08et il va falloir plus
00:54:09de fermeté
00:54:10par rapport à ça
00:54:11et si Rotaillot
00:54:13Bruno Rotaillot
00:54:14voulait laisser faire
00:54:15et s'installer le chaos
00:54:16il ne nous aurait pas
00:54:17prédisposé
00:54:19ce matin de bonheur
00:54:20et cette nuit
00:54:20et il aurait laissé
00:54:22les blocages s'installer
00:54:24et après on serait venu
00:54:26essayer de les libérer
00:54:28et là il y aurait eu
00:54:29des confrontations
00:54:29extrêmement violentes
00:54:31et il y aurait eu
00:54:31des très mauvaises images
00:54:32non absolument pas
00:54:33nous sommes en responsabilité
00:54:35en tout cas
00:54:35la police nationale
00:54:36la gendarmerie
00:54:37essayent de travailler
00:54:38le mieux qu'ils peuvent
00:54:39avec le peu de moyens
00:54:40que nous avons
00:54:41mais en tous les cas
00:54:42nous avons un ministre
00:54:43qui est aux commandes
00:54:44aux manettes
00:54:44et qui nous donne
00:54:45des instructions
00:54:46claires, nettes et précises
00:54:47et ça ça change
00:54:48alors on va faire
00:54:49une petite pause rapide
00:54:50on va faire juste
00:54:50une petite minute de pause
00:54:51et puis on va se retrouver
00:54:52ensemble en direct
00:54:53dans cette émission
00:54:55on fera un point global
00:54:55avec vous
00:54:56et puis vous voyez
00:54:58tous les cortèges
00:54:59qui sont en train de partir
00:55:00Marseille a démarré
00:55:00Lyon a démarré
00:55:02on suit ça en direct
00:55:03sur CNews
00:55:03à tout de suite
00:55:0411h34 sur CNews
00:55:12merci d'être en direct
00:55:13avec nous
00:55:13vous voyez
00:55:14toutes les équipes
00:55:14de CNews
00:55:15qui sont mobilisées
00:55:16pour vous faire vivre
00:55:17cette journée exceptionnelle
00:55:19jusqu'à très tard
00:55:20sans doute
00:55:20c'est ce qui a été dit
00:55:21aujourd'hui
00:55:22par les forces de l'ordre
00:55:24qui craignent
00:55:24que la soirée
00:55:25ne se prolonge
00:55:26vous voyez en bas à droite
00:55:27de l'écran
00:55:27vous voyez un syndicaliste
00:55:28on est garde de Lyon à Paris
00:55:29je vous propose
00:55:30d'aller écouter
00:55:30un petit peu
00:55:31ce qui se dit
00:55:31parce que c'est intéressant
00:55:32d'essayer de comprendre
00:55:33quelles sont les revendications
00:55:35on est garde de Lyon
00:55:36en direct
00:55:36c'est d'aller voir ses collègues
00:55:39il n'y a pas besoin
00:55:40d'être agent
00:55:41de l'RATP
00:55:42ou de l'SNC
00:55:43pour faire grève
00:55:44parce que si les grèves
00:55:45ça se limite
00:55:46à deux secteurs
00:55:47deux entreprises
00:55:48et bien je vous dis
00:55:49on ne va jamais gagner là-dessus
00:55:51il faut que dans
00:55:52un certain nombre
00:55:53de boîtes privées
00:55:54et j'en ai pour preuve
00:55:54par exemple dans les transports
00:55:56Transdev
00:55:56Transdev
00:55:57qui est une boîte privée
00:55:58ils se sont mis
00:55:59en grève
00:56:00New Rest
00:56:01de la restauration ferroviaire
00:56:02une boîte privée
00:56:03ils se sont mis en grève
00:56:05donc ça fait septi
00:56:06et c'est grâce à ça
00:56:08qu'on aura peut-être
00:56:09la possibilité
00:56:10de gagner
00:56:11alors le gouvernement
00:56:12il a commencé à reculer
00:56:14évidemment
00:56:14je vous dis
00:56:14ce n'est pas suffisant
00:56:15mais par contre
00:56:16ça veut dire quelque chose
00:56:17parce que si le gouvernement
00:56:20commence à reculer
00:56:20ça veut dire que nous
00:56:22on avance
00:56:23et oui
00:56:23la situation
00:56:24elle est comme ça
00:56:25et donc si on avance
00:56:27et s'il recule
00:56:28c'est qu'on a
00:56:29elle est bien favorable
00:56:30alors on verra
00:56:32ce qui se passe
00:56:32alors voilà donc
00:56:33ce qui se dit
00:56:33on va faire un point
00:56:34peut-être tout de suite
00:56:35Marie-Victoire Dieudonné
00:56:36avec vous
00:56:36un point sur tout
00:56:38ce qui se passe en France
00:56:39et les dernières infos
00:56:40que vous avez recueillies
00:56:40bien sûr à ce stade
00:56:41c'est 230 actions
00:56:43qui ont été recensées
00:56:44sur le territoire national
00:56:45dont 95
00:56:46qui concernent
00:56:47les blocages
00:56:48de sites
00:56:49évidemment
00:56:49ces blocages
00:56:50ils concernent
00:56:51l'ensemble du territoire
00:56:52français
00:56:53on se souvient
00:56:54de Bruno Retailleau
00:56:54qui tout à l'heure
00:56:55évoquait des actions
00:56:57moins intenses
00:56:58que prévues
00:56:59néanmoins
00:56:59nous avons 76 interpellations
00:57:01selon le chiffre
00:57:03de la police nationale
00:57:04alors un rapide
00:57:05état des lieux
00:57:05on a par exemple
00:57:06eu 7 interpellations
00:57:08à Toulouse
00:57:08après une tentative
00:57:09de blocage
00:57:10de voies ferrées
00:57:11ensuite à Marseille
00:57:12nous savons que
00:57:13900 personnes
00:57:14ont participé
00:57:14à des actions
00:57:15de blocage
00:57:17résultat
00:57:1722 interpellations
00:57:19au moins
00:57:19sur le port
00:57:20même si cela
00:57:21se fait en marge
00:57:22d'une mobilisation
00:57:23syndicale assez importante
00:57:24on voit en effet
00:57:24sur les images
00:57:26le cortège
00:57:26qui s'élance
00:57:27de même
00:57:28qu'à Lyon
00:57:29la manifestation
00:57:29débute
00:57:30nous savons aussi
00:57:31que des actions
00:57:32de blocage
00:57:33de lycées
00:57:33ont eu lieu
00:57:34à Lyon
00:57:34aussi à Brive
00:57:35et puis également
00:57:36ce sabotage
00:57:37en Martigny
00:57:38qui a marqué
00:57:38le début
00:57:39de cette matinée
00:57:40de mobilisation
00:57:41merci beaucoup
00:57:42on continue
00:57:42on continue à voir
00:57:42toutes ces images
00:57:43bien évidemment
00:57:44on a voulu
00:57:45avoir avec nous
00:57:46Jack
00:57:46bonjour Jack
00:57:47merci d'être
00:57:48en direct
00:57:48avec nous
00:57:48vous êtes un ancien
00:57:50gilet jaune
00:57:51vous faites partie
00:57:51de ceux qui se mobilisent
00:57:52aujourd'hui
00:57:52dans cette manifestation
00:57:53alors non
00:57:56malheureusement
00:57:56merci de m'avoir invité
00:57:57non malheureusement
00:57:59je ne peux pas
00:57:59aller en manifestation
00:58:00parce que
00:58:01j'ai mon travail
00:58:01qui est très important
00:58:02et surtout
00:58:03à l'heure actuelle
00:58:04où les factures
00:58:06se font de plus en plus
00:58:07hardcore
00:58:09donc non
00:58:10je n'ai pas pu aller
00:58:10sur les mobilisations
00:58:11mais en tout cas
00:58:12je les soutiens
00:58:12parce que
00:58:13gilet jaune
00:58:14on l'est un jour
00:58:14on l'est toujours
00:58:15et pourquoi
00:58:16vous les soutenez
00:58:17en fait
00:58:17vous les soutenez
00:58:18avec quelles revendications
00:58:19les revendications
00:58:21ont toujours été les mêmes
00:58:22même à l'époque
00:58:23des gilets jaunes
00:58:23en fait
00:58:24on est tous des travailleurs
00:58:25on se lève
00:58:25très très tôt le matin
00:58:26pour un salaire
00:58:28et on arrive à peine
00:58:29à boucler les fins de mois
00:58:30donc les revendications
00:58:31sont toujours les mêmes
00:58:32on veut juste
00:58:33vivre normalement
00:58:34et pouvoir
00:58:35faire
00:58:36partir en vacances
00:58:37normalement
00:58:38avec nos familles
00:58:38et pouvoir
00:58:39garnir le frigo
00:58:40comme il faut
00:58:41mais vous travaillez
00:58:41dans le privé
00:58:42ou dans le public ?
00:58:44alors moi
00:58:44je travaille dans le public
00:58:45je suis dans une société
00:58:46d'import-export alimentaire
00:58:48située sur Rungis
00:58:49pour les restaurants
00:58:51et hôtels
00:58:52basés en Asie
00:58:52donc ce qui pourrait
00:58:53satisfaire finalement
00:58:54votre colère
00:58:55c'est une hausse
00:58:56des salaires
00:58:56c'est ça ?
00:58:58exactement
00:58:59à ce qu'on puisse
00:59:00vivre normalement
00:59:01parce que
00:59:02ceux qui nous gouvernent
00:59:03ils sont bien gentils
00:59:04ils sont bien mignons
00:59:04ils nous disent
00:59:05de faire des efforts
00:59:06mais c'est toujours les mêmes
00:59:07qui font des efforts
00:59:08moi quand j'entends
00:59:09bon monsieur Bayrou est parti
00:59:10mais quand il dit
00:59:11oui pendant un an
00:59:12on va geler
00:59:13les hausses de nos salaires
00:59:14mais c'est pas ça qu'on veut
00:59:15c'est si vous voulez
00:59:17que nous fassent des efforts
00:59:18qu'on fasse des efforts
00:59:19mais commencez par en faire
00:59:20vous-même déjà
00:59:21et quand vous entendez
00:59:22tout à l'heure
00:59:23par exemple
00:59:23Jean-Luc Mélenchon
00:59:24qui dit
00:59:24Macron dégage
00:59:25est-ce que ça fait partie
00:59:26des choses
00:59:27que vous réclamez ?
00:59:30honnêtement
00:59:30je pense qu'on pourrait mettre
00:59:32monsieur Macron
00:59:33ou quelqu'un d'autre
00:59:34au pouvoir
00:59:34de toute façon
00:59:35ça serait la même chose
00:59:36je ne sais pas
00:59:37où réside la solution
00:59:38mais déjà
00:59:39arrêtez de taper
00:59:40sur le peuple d'en bas
00:59:42sur les premiers de cordée
00:59:43monsieur Macron a su dire ça
00:59:44mais les premiers de cordée
00:59:45on voit très bien
00:59:46qu'ils ne sont plus
00:59:47mis au-dessus
00:59:49à l'heure actuelle
00:59:50et est-ce qu'une dissolution
00:59:51de l'Assemblée nationale
00:59:52par exemple
00:59:53ça fait partie des choses
00:59:54également
00:59:54qui pour vous
00:59:55pourraient débloquer
00:59:55la situation
00:59:56ou finalement
00:59:56vous qui êtes sur le terrain
00:59:57vous qui vous battez
00:59:58pour votre salaire
00:59:59vous dites tout ça
00:59:59c'est un peu loin de moi
01:00:00et c'est du discours
01:00:01de politicien
01:00:02exactement
01:00:04je vais dans votre sens
01:00:05pour moi
01:00:06c'est déjà intervenu
01:00:07une fois
01:00:07qu'est-ce que ça a changé
01:00:08on voit que ça ne change rien
01:00:10pour moi
01:00:11tous les partis politiques
01:00:13ils mangent
01:00:14dans la même gamelle
01:00:15donc de toute façon
01:00:16ils se soutiennent
01:00:17les uns les autres
01:00:17quoi qu'on dise
01:00:18que ce soit la gauche
01:00:19la droite ou autre chose
01:00:20mais ça veut dire
01:00:21que s'il y avait des élections
01:00:22aujourd'hui par exemple
01:00:23vous savez pour qui
01:00:24vous voteriez
01:00:25ou vous dites tous les mêmes
01:00:26tous pourris
01:00:27en fait
01:00:27c'est un peu ça
01:00:28ce que j'entends
01:00:28moi j'en ai un point d'honneur
01:00:31à aller voter
01:00:31parce que nos aïeux
01:00:33nos anciens
01:00:33se sont battus pour ça
01:00:34pour qu'on ait le droit de vote
01:00:35donc je trouve que c'est important
01:00:36d'aller voter
01:00:37malheureusement
01:00:38on voit qu'à l'heure actuelle
01:00:39on peut mettre n'importe quel
01:00:40parti politique
01:00:41la politique du pays
01:00:42ne change pas
01:00:43et ça s'aggrave
01:00:45puisqu'on voit que la dette
01:00:46ne fait qu'augmenter
01:00:47merci beaucoup Jacques
01:00:48merci d'avoir été en direct
01:00:50avec nous
01:00:50j'ai vu Guillaume Deschouich
01:00:51que ça vous faisait réagir
01:00:53ce qui était dit
01:00:54mais voilà
01:00:54il y a un rejet
01:00:56des politiciens
01:00:56globalement en plus
01:00:57vous n'êtes pas concerné
01:00:59vous spécialement
01:00:59mais ils rejettent
01:01:00tous les politiciens
01:01:01ils disent
01:01:01c'est tous les mêmes
01:01:02tout pareil
01:01:03oui il y a un boycott
01:01:04ce qui est dangereux
01:01:05d'ailleurs pour la société
01:01:05il y a un boycott général
01:01:06des idées
01:01:07qui semblent s'échanger
01:01:09après moi je voudrais
01:01:10revenir sur cette question
01:01:11de la fiscalité
01:01:13qu'on m'a jetée
01:01:14au visage
01:01:15je suis désolé
01:01:17la gauche n'a pas parlé
01:01:19d'augmenter les impôts
01:01:19elle a parlé d'un impôt nouveau
01:01:21c'est l'impôt Zuckman
01:01:22un impôt auquel le RN
01:01:23s'est opposé
01:01:24parce que
01:01:25monsieur Bardella
01:01:26a déclaré sa flamme
01:01:28à Bernard Arnault
01:01:29et a dit que
01:01:31le fait qu'il ait
01:01:32multiplié sa fortune
01:01:33par trois
01:01:34faisait que
01:01:36il devait être
01:01:37il y a beaucoup
01:01:38d'économistes sérieux
01:01:39qui disent que
01:01:39c'est pas sérieux
01:01:41cette taxe
01:01:41elle est très sérieuse
01:01:44cette taxe
01:01:44elle est très sérieuse
01:01:45alors peut-être que
01:01:46monsieur Zuckman
01:01:47paye ses impôts en France
01:01:48déjà en totalité
01:01:49et puis
01:01:49déjà il pourra venir
01:01:51nous donner des leçons
01:01:51au lieu de payer
01:01:52une partie de ses impôts
01:01:53aux Etats-Unis
01:01:54c'est génial d'avoir
01:01:55des gens qui viennent
01:01:56vous donner des leçons
01:01:57dans les médias
01:01:57et qui payent une partie
01:01:58de leurs impôts
01:01:58aux Etats-Unis
01:01:59le monde est international
01:02:00et ça nous renvoie
01:02:01à ce que je disais
01:02:04tout à l'heure
01:02:04c'est-à-dire que
01:02:05les problèmes des français
01:02:06ont une résonance
01:02:08internationale
01:02:08et nous avons besoin
01:02:10d'un grand programme
01:02:11de coopération
01:02:12pour résoudre
01:02:13les problèmes
01:02:14des uns et des autres
01:02:15la France n'est pas seulement
01:02:16je vous disais juste
01:02:16que quand on vient
01:02:17donner des leçons
01:02:18aux français
01:02:18on essaie de payer
01:02:19ses impôts en France
01:02:20Alexandre-Henri
01:02:21vous répondez
01:02:22alors
01:02:22ce type de mesure
01:02:24simpliste de dire
01:02:25il faut taper
01:02:26sur ceux qui créent
01:02:27de la valeur
01:02:28de l'emploi
01:02:28et ça va arranger
01:02:31la situation
01:02:32d'ailleurs même
01:02:32Jean-Luc Mélenchon
01:02:33disait à l'époque
01:02:34en 2012
01:02:35que juste punir
01:02:36pour punir
01:02:37ça ne sert à rien
01:02:38si on veut juste taper
01:02:38sur les risques
01:02:3906 d'impôt
01:02:40je rappelle juste
01:02:41de manière concrète
01:02:41parce que moi aussi
01:02:42j'ai pu penser ça
01:02:42je disais
01:02:43je fais aux alternives
01:02:43à 14-15 ans
01:02:44mais il s'agirait
01:02:45de grandir monsieur
01:02:45quand vous avez
01:02:47quand vous avez
01:02:47moi j'en ai 50
01:02:48et j'ai eu un parcours
01:02:50qui m'a permis
01:02:51de compléter
01:02:51les impôts sur le revenu
01:02:54à 75%
01:02:56de taxe d'impôt
01:02:56sur les revenus
01:02:57donc testés
01:02:58par François Hollande
01:02:59au bout d'un an
01:02:59ils l'ont annulé
01:03:00parce qu'au final
01:03:00ça faisait perdre
01:03:01de l'argent
01:03:01quand les travaillistes
01:03:03anglais
01:03:03récemment
01:03:04ont décidé
01:03:05de mettre un impôt
01:03:06de la même manière
01:03:07sur les très riches
01:03:08ça a fait fuir
01:03:084000 personnes
01:03:09et on estime
01:03:10que ça fait perdre
01:03:10100 milliards
01:03:11au Royaume-Uni
01:03:12ils sont revenus dessus
01:03:13évidemment qu'il faut
01:03:14combler les inégalités
01:03:16mais de le faire
01:03:16de manière intelligente
01:03:17nous l'impôt
01:03:18sur la fortune financière
01:03:19qu'on propose
01:03:20il exonère
01:03:21il serait exonéré
01:03:23sur la résidence principale
01:03:25il serait exonéré
01:03:26sur les biens professionnels
01:03:27il serait exonéré
01:03:28sur les parts
01:03:29qu'on peut avoir
01:03:29sur les PME
01:03:30sur les ETI
01:03:31sur ce qui crée
01:03:32de la richesse
01:03:33parce que oui monsieur
01:03:34je préfère
01:03:35qu'il y ait un Mistral AI
01:03:36qu'un Tchad GPT
01:03:37je préfère
01:03:37que les grandes entreprises
01:03:38de demain
01:03:38soient des entreprises françaises
01:03:40et que vous ne les ruiniez pas
01:03:42et quand vous refusez
01:03:43de mettre d'autres sujets
01:03:44sur la table
01:03:45je vais y revenir
01:03:45quand vous refusez
01:03:46par exemple
01:03:46de toucher à l'immigration
01:03:47alors que ça coûte
01:03:4841 milliards d'euros par an
01:03:50que si on mettait
01:03:51la préférence nationale
01:03:52en place
01:03:53par exemple
01:03:53quand on parle de dépenses
01:03:54numiques
01:03:55qui est très important
01:03:55quand la préférence nationale
01:03:58c'est à dire
01:03:58que les français
01:03:59ou les étrangers
01:04:01qui ont travaillé
01:04:01cotisé durant 5 ans
01:04:02seraient les seuls
01:04:03à pouvoir bénéficier
01:04:04d'aide sociale
01:04:04ça ferait une économie
01:04:05de 18 milliards
01:04:06et bien ça
01:04:06vous refusez d'y toucher
01:04:07votre taxe Zoukman
01:04:08elle va concerner
01:04:091800 personnes
01:04:10si on suit votre raisonnement
01:04:11et vous dites
01:04:12que ça pourrait apporter
01:04:1220 milliards
01:04:13ça fait 11 millions
01:04:14d'euros
01:04:15sur ces personnes là
01:04:16moi je suis convaincu
01:04:17que malheureusement
01:04:18ces personnes là
01:04:19et qui en plus
01:04:20pour beaucoup
01:04:20créent de l'emploi
01:04:21et de la valeur
01:04:22ils vont partir
01:04:23parce qu'on est un monde ouvert
01:04:24ce qu'il faut aller chercher
01:04:25c'est l'argent
01:04:26dans les paradis fiscaux
01:04:27c'est l'argent
01:04:27et aller chercher
01:04:28des économies aussi
01:04:29c'est la fraude sociale
01:04:29et aller chercher
01:04:30des économies
01:04:30et chercher des économies
01:04:32parce que la dépense publique
01:04:33aujourd'hui
01:04:34elle est à 57% du PIB
01:04:35je citais le Venezuela tout à l'heure
01:04:36même le Venezuela de Chavez
01:04:38on était à 38%
01:04:40de dépense publique
01:04:40dans le PIB
01:04:41c'est-à-dire que vous
01:04:41vous voulez rajouter
01:04:42de la dépense publique
01:04:43mais c'est ça qui nous ruine
01:04:44en réalité
01:04:45arrêtez de toujours
01:04:46avoir cette vision
01:04:47on va rajouter des impôts
01:04:48parce que vous parlez de rupture
01:04:49c'est tout ce qui a été fait
01:04:52depuis
01:04:52il faut arrêter
01:04:52il faut arrêter
01:04:53de jeter l'anathème
01:04:54et de jeter des chiffres
01:04:56l'anathème sur les riches
01:04:57c'est vous qui le jetez
01:04:59ce n'est pas
01:05:00sur les gens qui ont réussi
01:05:01et les gens qui gagnent leur argent
01:05:02c'est vous qui jetez l'anathème
01:05:03que de faire un constat
01:05:05partagé par un certain nombre
01:05:07d'économistes
01:05:09extrêmement rationnels
01:05:10et de dire
01:05:11ceux qui sont d'accord
01:05:12avec nous sont les meilleurs
01:05:13on a bien compris
01:05:13comme l'a dit monsieur Casanova
01:05:15mais comme le disent
01:05:15beaucoup d'autres
01:05:16de reprendre
01:05:18des éléments
01:05:19de contrat social
01:05:20et des éléments
01:05:21de contrat social
01:05:21internationaux
01:05:23parce que moi
01:05:23je suis un homme de justice
01:05:24et un homme de justice sociale
01:05:27de justice fiscal
01:05:28alors justement
01:05:28je suis social
01:05:29attendez jour au jour
01:05:30je vous propose
01:05:31de parler du quotidien
01:05:32et d'une vraie solution
01:05:33dans un pays
01:05:35qui n'est pas une citadelle
01:05:36parce que c'est un fantasme
01:05:37il faut parler
01:05:39de l'immigration
01:05:40suivant
01:05:41les solutions
01:05:42qui sont possibles
01:05:43on aura l'occasion
01:05:43d'en parler
01:05:44je vous propose
01:05:44d'écouter le quotidien
01:05:45attendez arrêtez
01:05:46arrêtez
01:05:46je l'adore
01:05:46la solution
01:05:47à l'immigration
01:05:47quand même
01:05:48c'est la sécurité sociale
01:05:51universelle
01:05:52ah oui
01:05:53pour tout le monde
01:05:53d'accord
01:05:54l'ONU ne cesse de le dire
01:05:56si vous voulez
01:05:57fermer votre pays
01:05:58vous allez vers
01:05:59l'effondrement
01:06:00si vous voulez
01:06:01avoir une vraie capacité
01:06:03à avoir une société
01:06:05heureuse
01:06:06il faut que le monde
01:06:07soit en harmonie
01:06:08réservé aux français
01:06:09aux étrangers
01:06:09on a compris
01:06:11je vous propose
01:06:11d'écouter
01:06:12s'il vous plaît
01:06:12je vous propose
01:06:13d'écouter
01:06:13des français
01:06:14qui nous expliquent
01:06:15pourquoi
01:06:15aujourd'hui
01:06:16ils sont en grève
01:06:16on va parler
01:06:17des pharmacies
01:06:17on est avec
01:06:18Alexis Bérémy
01:06:19qui est en direct
01:06:19avec nous
01:06:20bonjour
01:06:20merci d'être
01:06:21en direct
01:06:21avec nous
01:06:22vous êtes devant
01:06:23votre pharmacie
01:06:23visiblement
01:06:24pourquoi cette grève
01:06:25aujourd'hui
01:06:26pourquoi cette grève
01:06:28parce que c'est simple
01:06:29l'état français
01:06:31veut la mort
01:06:31de la pharmacie française
01:06:32voilà
01:06:33on a un décret
01:06:34d'application
01:06:35qui date
01:06:36du 4 août
01:06:36qui va baisser
01:06:38les remises
01:06:39sur le générique
01:06:39qui constitue
01:06:40près de la moitié
01:06:41de la marge
01:06:42de la pharmacie française
01:06:43si demain
01:06:45cette mesure
01:06:46n'est pas supprimée
01:06:47il va y avoir
01:06:48une accélération
01:06:49des fermetures
01:06:50des pharmacies
01:06:50en France
01:06:51il n'y aura
01:06:52plus de capacité
01:06:54à investir
01:06:55sur les nouvelles missions
01:06:56qu'on nous donne
01:06:57la vaccination
01:06:57les tests
01:06:58on n'est pas
01:06:59dans une démarche
01:07:00belliqueuse
01:07:00nous c'est juste
01:07:01l'incompréhension
01:07:02qui domine
01:07:03pourquoi nous enlever
01:07:04les moyens
01:07:04alors qu'on nous demande plus
01:07:06et en France
01:07:07il y a des territoires
01:07:10perdus
01:07:10de la prescription
01:07:11il ne faudrait pas
01:07:12qu'il y ait en plus
01:07:12des territoires
01:07:13perdus
01:07:13de la pharmacie
01:07:14parfois
01:07:15il y a uniquement
01:07:16une croix verte
01:07:17qui subsiste
01:07:17la croix verte
01:07:18c'est le dernier pilier
01:07:19de l'état régalien
01:07:21et ce qui se passe
01:07:22c'est qu'on veut
01:07:23déstabiliser
01:07:24le premier pilier
01:07:25de la chaîne de santé
01:07:26en France
01:07:26et c'est pour ça
01:07:27que les pharmacies
01:07:27sont en grève
01:07:28pour demander
01:07:30la suppression
01:07:30parce qu'il y a
01:07:31des moyens
01:07:32de faire des économies
01:07:33par d'autres biais
01:07:34notamment l'extension
01:07:35du répertoire
01:07:36des génériques
01:07:36l'extension
01:07:37du répertoire
01:07:38des biosimilaires
01:07:39et la pharmacie
01:07:40est un amortisseur social
01:07:41moi je suis en 1993
01:07:42la pharmacie
01:07:44c'est un pacificateur social
01:07:45si demain
01:07:46on enlève
01:07:46ce modérateur social
01:07:47c'est les zones rurales
01:07:48qui vont en pâtir
01:07:49c'est les zones urbaines
01:07:50qui vont en pâtir
01:07:51c'est la population
01:07:51qui va en pâtir
01:07:52donc nous demandons
01:07:54sans aucune agressivité
01:07:56tout en étant responsable
01:07:57et lucide
01:07:58qu'il faut faire des efforts
01:07:58à ce que cette arrêtée
01:08:00soit supprimée
01:08:01pour trouver d'autres
01:08:01le biais
01:08:02de l'économie
01:08:03pour la sécurité sociale
01:08:04Alexis Périby
01:08:05je dois avouer
01:08:06que je pense
01:08:06que tout le monde
01:08:07est à peu près d'accord
01:08:07avec votre discours
01:08:09et c'est vrai
01:08:09qu'on a besoin
01:08:10des pharmacies
01:08:10c'est un vrai lien
01:08:12en particulier
01:08:12dans les campagnes
01:08:13en particulier
01:08:14dans les petites villes
01:08:15également
01:08:16c'est indispensable
01:08:17c'est nécessaire
01:08:17mais est-ce que vous ne pensez pas
01:08:18qu'aujourd'hui
01:08:20faire grève
01:08:20en fait
01:08:21vos revendications
01:08:22sont noyées
01:08:23dans un flot
01:08:24de revendications totales
01:08:25est-ce qu'en fait
01:08:26ce n'est pas une erreur
01:08:26de faire grève aujourd'hui
01:08:27et pas peut-être
01:08:28dans deux jours
01:08:29dans trois jours
01:08:29avec un mouvement isolé
01:08:31parce qu'aujourd'hui
01:08:32en fait
01:08:32vous êtes noyé
01:08:33dans ce flot
01:08:34de revendications
01:08:35vous avez les gens
01:08:35de la SNCF
01:08:36vous avez les profs
01:08:37tout le monde fait grève
01:08:38aujourd'hui
01:08:38alors effectivement
01:08:40on est noyé
01:08:42mais c'est le hasard
01:08:43qui fait que les circonstances
01:08:44soient noyées
01:08:45puisque nous avons décidé
01:08:45de cette grève
01:08:46en plein été
01:08:47au mois de juillet
01:08:49nous avons décidé
01:08:50de faire grève
01:08:50le 18 septembre
01:08:51il se trouve que
01:08:52le hasard a fait
01:08:53que le 18 septembre
01:08:54soit une date sociale
01:08:57pour cette rentrée
01:08:58donc effectivement
01:08:58on peut être noyé
01:09:00dans ce mouvement
01:09:00de contestation sociale
01:09:01mais est-ce que
01:09:03la pharmacie
01:09:03est dissociée
01:09:04de la paix sociale
01:09:06dans ce pays ?
01:09:07Non
01:09:07la pharmacie française
01:09:08c'est bien simple
01:09:10c'est un moyen
01:09:11à ce que les patients
01:09:12puissent rentrer
01:09:13tous les jours
01:09:14et avoir accès
01:09:15à un professionnel
01:09:15de santé qualifié
01:09:17comme sans aucune limite
01:09:20sans aucun frein social
01:09:21et finalement
01:09:23pourquoi ne pas
01:09:25revendiquer aussi
01:09:26une forme de responsabilité
01:09:27nous avons un devoir
01:09:29de responsabilité
01:09:30en tant que pharmacien
01:09:30et nous
01:09:31ce qu'on aimerait
01:09:33ce qu'on voudrait
01:09:33c'est que l'État
01:09:34nous entendre
01:09:35et sans aucun
01:09:37côté belliqueux
01:09:38nous sommes là
01:09:39juste pour
01:09:39exercer
01:09:41ce qu'on a fait
01:09:42pendant le Covid
01:09:42on était les soldats
01:09:43du quotidien
01:09:44on a fait reculer
01:09:45le virus
01:09:45on nous a donné
01:09:46les moyens de le faire
01:09:47et on a répondu présent
01:09:48donc voilà
01:09:50nous
01:09:50notre démarche
01:09:51est une démarche
01:09:52de construction
01:09:53mais aussi
01:09:54une démarche
01:09:55de respect
01:09:56parce que la profession
01:09:57se sent totalement méprisée
01:09:59et le gouvernement
01:10:01Bayrou est passé
01:10:01en force
01:10:02sans aucune concertation
01:10:03il faut dire
01:10:04merci beaucoup
01:10:04Alessi Berri
01:10:05merci
01:10:05je pense que votre appel
01:10:06a été entendu
01:10:07c'était important
01:10:08de vous entendre
01:10:10merci à tous
01:10:11on se retrouve
01:10:12demain
01:10:12en direct
01:10:13à 10h35
01:10:14dans un instant
01:10:14c'est Sonia Mabrouk
01:10:16il est beau cet effet
01:10:16à demain
01:10:17merci
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