00:00Écoutez, la journée d'aujourd'hui se présente d'ores et déjà comme un immense événement.
00:08C'est évidemment un événement syndical, mais tout le monde comprend, compte tenu de son ampleur,
00:14qu'il s'agit aussi d'un événement qui aura un impact politique.
00:20Et il sera, à mon avis, assez profond pour que personne ne puisse plus s'en débarrasser.
00:26Mais que veut-il dire ? Eh bien, les syndicats, en appelant à la grève et à la manifestation,
00:33ont posé sur la table un certain nombre de revendications dont on voit bien qu'elles sont incompatibles
00:40avec la ligne politique et celle de M. Lecornu.
00:44Dès lors, la question politique, la question syndicale se surcharge d'une question politique,
00:49c'est quel genre de gouvernement est capable de prendre en compte les revendications sociales.
00:55C'est ça le plus important.
00:56Voyez-vous, il pensait s'être débarrassé du problème de la retraite à 64 ans,
01:02qui est passé de force sans qu'il n'y ait jamais eu aucun vote parlementaire.
01:05La revoici qui vient sur la scène. Bien.
01:08Alors ça, c'est l'événement de la journée.
01:09Il est certain qu'il y aura des prolongements syndicaux comme il y aura des prolongements politiques.
01:15Les prolongements politiques, puisque c'est notre domaine,
01:18je dois maintenant les évoquer. Il est certain que ce qui se passe aujourd'hui est un renfort considérable
01:25pour le plan de marche qui est le nôtre.
01:28M. Lecornu, à mon avis, n'arrive à rien et c'était très prévisible.
01:33J'invite donc à ce qu'on cesse et si malgré d'aller et retour de prétendus dialogues qui n'en sont pas,
01:40mais qui finissent par donner une impression de magouille générale qui écœure le peuple français.
01:46Qu'on en finisse et qu'il vienne comme c'est normal devant l'Assemblée
01:50et qu'il fasse le vote de confiance auquel s'est soumis son prédécesseur, M. Bayrou.
01:55Après tout, si M. Bayrou l'a fait, pourquoi M. Lecornu ne le ferait-il pas ?
02:00Et puis c'est la tradition parlementaire dans tous les pays du monde, que voulez-vous ?
02:04Un gouvernement arrive, il demande la confiance, il ne l'a pas, il s'en va, voilà.
02:08Donc M. Lecornu, s'il demande la confiance, ne l'aura pas.
02:11Pourquoi ? Parce que nous savons depuis ce matin
02:14que aussi bien Europe Écologie Les Verts, pour parler de la gauche,
02:19d'abord ne votera pas la confiance et dit qu'à juste titre,
02:24d'ailleurs M. Rotailleau, à lui tout seul, est un motif de censure.
02:28Et puis j'ai entendu aussi le Parti Socialiste dire,
02:31alors il y a toujours une formule pour enrober le biscuit,
02:34alors c'est en l'État, alors en l'État, ils voteraient la censure.
02:39Eh bien ils voteront la censure parce qu'on ne voit pas pourquoi
02:42le pactage de M. Lecornu changerait.
02:45Donc nous aurons une gauche unie pour voter la censure.
02:50Si bien que M. Lecornu va tenir à petit fil,
02:54ce sera le Rassemblement National.
02:57Alors peut-être que s'il paye bien, s'il donne des places
03:00pour le bureau de l'Assemblée ou des choses de cette nature,
03:04il pourrait circonvenir le Rassemblement National.
03:07Mais ce n'est pas certain pour lui.
03:10Dès lors, ou bien il fait le vote de confiance,
03:13ou bien nous déposons la motion de censure
03:15que nous avons annoncé, nous autres insoumis,
03:18et nous sommes naturellement très heureux de penser
03:20qu'on se retrouvera tous pour voter la censure.
03:23Sous-titrage Société Radio-Canada
03:28Merci.
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