00:00Alors, d'abord, ce soir, je ne me sens pas que trahi, je me sens d'abord profondément en colère.
00:06Ce qui est en train de se passer, je crois qu'on ne le mesure pas bien encore à quel point c'est un coup de force inouï.
00:13On a un président de la République qui a perdu les élections, qui a nommé un Premier ministre, qui est tombé,
00:17qui a renommé un Premier ministre, qui est retombé, qui a renommé un Premier ministre, qui a duré 14 heures et qui est retombé.
00:21Pardon, c'était long à dire, mais en fait, quand je vous parle d'un coup de force,
00:26c'est quelque part même une forme de bras d'honneur à la démocratie, aux Françaises et aux Français.
00:33Et moi, on a un fou furieux qui est à la tête de l'Élysée et qui gouverne notre pays.
00:40Et au bout d'un moment, il va falloir redevenir sérieux cinq minutes et qu'il s'en aille.
00:45Quant au Parti Socialiste, je ne sais pas, à l'heure où on se parle, le rôle qu'il joue.
00:49Manifestement, on a du mal à avoir des réponses claires sur accords de non-censure ou pas.
00:57Mais je leur dis très solennellement, s'ils vont là-dedans, en fait, qu'ils disent adieu définitivement à la gauche.
01:04Et on a vu...
01:05C'est bien.
01:07Vous ne savez que être sur ce mode-là.
01:10Vous menacez vos partenaires du matin au soir.
01:12Continuer la politique macroniste, ce n'est pas une menace.
01:15On n'est pas là pour continuer la politique macroniste.
01:16Je vous espérais. C'est pour ça que je dis, à l'heure où on se parle, je ne sais pas.
01:21Je sais juste que la fable qui a consisté à croire un Premier ministre de gauche,
01:26même si j'aurais cru, j'aurais voulu un Premier ministre de gauche,
01:29on veut tous, quand on a fait campagne, on a fait campagne en l'occurrence sur un programme commun,
01:33on veut tous un Premier ministre de gauche.
01:35Mais le fait est que c'est raconté des dix-morts.
01:38C'est raconté des dix-morts.
Commentaires