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  • il y a 4 mois

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00:00Merci beaucoup d'être avec nous pour la suite de Culture Média.
00:03Dans un instant, nous recevrons Florence Lompré et Thomas N. Gijol pour la série de la rentrée Empathie.
00:08Mais on est toujours avec l'un des visages du Canal Champions Club.
00:12Et quel visage David Gignola.
00:15D'ailleurs, vous n'avez jamais voulu faire une carrière d'acteur ?
00:18Parce que vous avez une gueule, comme on dit dans le métier.
00:20Vous n'avez jamais voulu faire comme Cantona, aller vers le cinéma ?
00:23J'ai joué la comédie.
00:25Un peu ? Dans 4-0 ? 3-0 ?
00:26J'ai pris des cours à RADA, à Royal Academic Dramatic School de Londres.
00:34J'ai tourné un court-métrage.
00:38J'ai tourné un long-métrage avec Billy Zane, Michael Madsen en Roumanie.
00:45Qui s'appelle Opération Matchbox.
00:47Un film de guerre où j'ai joué le rôle d'un sniper.
00:50Corporal Dieter Max.
00:52J'ai fait Mr. Firecone.
00:58C'est en Angleterre, Lucifer.
01:02Pourquoi ne pas continuer ?
01:03Pourquoi ne pas continuer en tout cas ?
01:05Parce que je n'ai pas eu de propositions.
01:07Parce que je n'ai pas eu de...
01:08Mais ça vous intéresse, vous aimez ça.
01:10Oui, j'ai adoré pousser les choses jusqu'à comprendre un petit peu comment ça marche.
01:20C'était intéressant.
01:22On va revenir avec des petits sons sur certains grands moments de votre carrière.
01:26Voici le premier.
01:29Ça, c'est le périph' à Paris.
01:32C'est ça.
01:33Vous êtes né à Gassin, dans le Var, David.
01:36Là, juste à la fois.
01:38Bercé comme ça par les cigales.
01:40Vous avez grandi à Sainte-Maxime.
01:41Franchement, c'est dur.
01:42C'est dur comme naissance.
01:43Quel lien vous gardez d'ailleurs avec vos racines varoises ?
01:46Vous y retournez régulièrement ?
01:48C'est ma maison.
01:50C'est votre ville.
01:50Chaque fois que je passe le pont du Gratteloup,
01:54quand je passe, j'arrive à Grimaud,
01:57en descendant de la gare de Fréné, c'est chez moi.
01:59Vous faites du vin aussi, non ?
02:01Du rosé ?
02:01Non, j'ai fait.
02:02Vous avez fait ?
02:03J'ai fait.
02:05Ce n'est pas descriptible en fait.
02:06Parce qu'il y a vraiment une appartenance à cette région.
02:09Mon papa est tropésien de Saint-Tropez.
02:12Ma maman est maximoise.
02:14Et j'ai grandi dans cet environnement.
02:16Et c'est vrai que pour avoir faim dans cet environnement-là,
02:20ce n'est pas évident.
02:21C'est pour ça qu'il n'y a pas beaucoup de footballeurs qui sont sortis de là.
02:24Il y a Jean-Pierre Serra,
02:26il y a Marcel Aubourg,
02:27qui a été gardien de but de l'équipe de France en 1958,
02:30tropéziens,
02:31et il y a moi.
02:32Et c'est peut-être pour ça d'ailleurs, David Ginola,
02:34que très vite vous vous dites,
02:35il faut changer d'atmosphère,
02:36et vous êtes monté beaucoup plus au Naur.
02:38Il faut se mouiller la nuque.
02:43Vous arrivez au Brest-Armorik en 1990.
02:46Vous aviez fait un petit passage à Toulon juste avant,
02:48puis après, hop, Brest.
02:50L'année de votre première sélection en équipe de France
02:52par Michel Platini face à l'Albanie.
02:55Quel souvenir d'ailleurs vous gardez de votre premier match en équipe de France ?
02:58Je me dis que ça, ça doit être un truc de dingue.
03:00On va juste refaire le parcours,
03:03parce que là, au milieu, il y a quand même...
03:05J'ai commencé à Toulon,
03:07donc ça c'était mon premier club formateur.
03:10Après, je suis parti au Matra Racing avec M. Lagardère.
03:12Ah oui, c'est vrai.
03:13J'ai passé deux ans jusqu'à ce qu'il décide d'arrêter.
03:16Et là, je suis allé me refaire une santé en Bretagne,
03:19manger des huîtres,
03:20manger des crêpes,
03:22je me suis régalé.
03:23Ça a été vraiment...
03:24Je me suis ressourcé,
03:25et j'ai eu ma première sélection avec Michel Platini, effectivement.
03:29Et puis, vous avez tout vécu avec Brest,
03:30notamment une fin particulière,
03:32parce que le club a déposé le bilan en cours de saison, c'est ça ?
03:35Le club a déposé le bilan,
03:37alors ça a été un vaudeville, en fait.
03:40Épique, ouais.
03:40Oui, oui, oui.
03:41On a eu un petit peu tout.
03:43On a eu un marchand d'armes qui est venu investir.
03:45On a eu...
03:46Oui, oui.
03:47C'était vraiment...
03:50C'était quelque chose de très spécial,
03:52et c'était étonnant de voir en Bretagne.
03:54Nous, on pense que la Bretagne,
03:55c'est quelque chose de très calme, très carré.
03:57Pas du tout, là.
03:58Et là, on avait un président incroyable
04:01qui faisait tout pour son club,
04:04un pur breton,
04:04mais malheureusement, ça s'est mal fini.
04:06Et donc, en décembre 1991,
04:08l'équipe est dissoute.
04:09Plusieurs clubs vous sollicitent,
04:10David Gignola,
04:11dont l'OM,
04:12qui sera champion de France cette année-là.
04:14Mais vous faites un autre choix.
04:15Ici, c'est...
04:16Ici, c'est...
04:18Ici, c'est...
04:20Alors là, vous explosez,
04:22vous remportez le championnat de France en 1994,
04:25deux Coupes de France,
04:26une Coupe de la Ligue,
04:26vous êtes trois fois en demi-finale de la Coupe d'Europe.
04:29C'est là, d'ailleurs, qu'est né votre surnom,
04:31El Magnifico, ça vient de là ?
04:32Ça vient de...
04:32Avec les confrontations,
04:34avec les clubs espagnols.
04:35Ouais, c'est ça.
04:36Et puis, alors bon,
04:37évidemment, on ne va pas en reparler,
04:38parce que vous l'avez beaucoup fait,
04:39mais il y a ce fameux France-Bulgarie 93,
04:41en équipe de France,
04:42où votre sélectionneur vous tient pour responsable de la défaite.
04:44Donc, vous prenez un bashing ultra-violent à l'époque.
04:47Et en même temps, la même année,
04:48vous êtes élu joueur français de l'année
04:50par France Football.
04:53Et donc, mais...
04:54Par mes pères, surtout.
04:55Par vos pères, ouais.
04:56Par les journalistes, c'est une chose,
04:57mais par mes pères,
04:58parce que ça, la signification,
05:00elle est différente.
05:00Bien sûr.
05:01C'est comme si vous, par exemple,
05:03tous les journalistes radios disent
05:04le meilleur, c'est lui.
05:05C'est lui.
05:06Ça fait du bien, quand même.
05:07Ça réchauffe un peu le cœur.
05:07C'est le plus beau compliment
05:09qu'on puisse recevoir de sa profession.
05:11Mais alors, je ne sais pas
05:12si ça vous a pleinement consolé,
05:13mais vous décidez quand même,
05:14au même moment,
05:15de partir prendre l'air en Angleterre.
05:22À Newcastle.
05:23C'est quoi cette musique ?
05:25C'est l'hymne de Newcastle.
05:26Ah ouais, c'est vrai ?
05:26Ils passent dans les stades.
05:27Ah ouais.
05:28Alors, vous étiez tout près
05:30de signer avec le FC Barcelone,
05:32entraîné par votre idole de jeunesse,
05:34Johan Cruyff.
05:35Ouais, il va me faire.
05:36Mais vous décidez d'aller à Newcastle.
05:40Ah, je n'ai pas décidé.
05:41Ça s'est fait comment alors ?
05:42Non, ce n'est pas ça.
05:43C'est que j'avais rencontré Johan Cruyff
05:45au mois de...
05:46en fin de saison.
05:47Ouais.
05:48Et après les avoir éliminés
05:49en Ligue des Champions
05:51avec le Paris Saint-Germain,
05:52et on avait pris...
05:54Il a une fondation...
05:56Il avait, pardon,
05:57P.A. Sonam,
05:59il avait une fondation,
06:00la fondation Johan Cruyff.
06:02On avait fait un tour de golf
06:03parce qu'il ne voulait pas annoncer.
06:04À l'époque, c'était quand même...
06:06Et puis, il n'y avait pas l'arrêt Bossman.
06:07L'arrêt Bossman qui permet aujourd'hui au club
06:09de jouer avec 11 étrangers
06:10et d'avoir le nombre d'étrangers
06:11qu'ils veulent dans l'effectif.
06:13À l'époque, c'était sur la feuille de match,
06:14on n'avait droit qu'à 3.
06:16Donc, partir pour un étranger,
06:18arriver à l'étranger,
06:20c'était plus compliqué.
06:22Donc, lui, il en avait déjà 6-7.
06:24Il fallait qu'il en fasse partir 2.
06:26Et en fait, il n'y en a aucun qui est parti.
06:28Donc, il ne pouvait plus justifier au président
06:30l'arrivée d'un énième étranger.
06:32Donc, ça ne s'est pas fait.
06:35Et c'est dommage parce que je pense que
06:37le FC Barcelone,
06:39de la manière dont Cruyff développait son jeu à l'époque,
06:43qui était reconnu dans le monde entier
06:44comme la référence,
06:46je pense que j'aurais pu avoir
06:49un parcours différent après, on va dire.
06:52Oui, si j'avais explosé au FC Barcelone,
06:55je pense que le regard, déjà, aurait été différent.
06:57Il y a un bronzage aussi différent,
06:59parce que, disons-le,
07:00nord-est de l'Angleterre.
07:01Je suis assez latin,
07:02donc c'est vrai que ça aurait été compliqué.
07:03Mais il ne faut pas oublier une chose,
07:04c'est que partir en Angleterre,
07:06ça a été plus compliqué, en fait,
07:08au niveau du regard des gens du football,
07:12parce que l'Angleterre sortait d'une période de disette.
07:15Ils avaient été exclus des compétitions européennes
07:18pendant 10 ans.
07:19et, en fait, on avait perdu le regard sur la Première Ligue,
07:22alors qu'aujourd'hui, la Première Ligue
07:23est la plus grande ligue du monde.
07:25Donc, c'était plus compliqué d'avoir cette aura.
07:29Ça aurait été beaucoup plus facile,
07:30on va dire, au FC Barcelone.
07:31Mais vous avez réussi quand même à l'avoir à Newcastle
07:33et de très belles manières.
07:35Ça fait partie de votre très beau parcours,
07:37David Ginola, dans le foot.
07:39Et alors, aujourd'hui, c'est le canal Champions Club
07:41qui vous accueille.
07:43C'est à voir à chaque grande soirée de Ligue des Champions.
07:46Ce soir, c'est 18h15, d'ailleurs,
07:48sur Canal Plus Foot,
07:49suivi du match Bruges-Monaco,
07:5221h sur Canal Sport 360.
07:54Vous pourrez suivre, évidemment, le multiplex.
07:56Et puis, sur Canal Plus Foot,
07:57la rencontre Newcastle face au FC Barcelone.
07:59Ça aussi, j'imagine.
08:00De club de cœur, tiens.
08:00Que vous serez présente dans votre rencontre.
08:02Encore une belle soirée de foot sur Canal.
08:04Merci, David.
08:05Merci de m'avoir reçu.
08:06C'était un plaisir.
08:07Merci.
08:07Chaque fois.
08:07Merci.
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