00:00Plus on avance, plus on voit des dysfonctionnements.
00:02Et quand on part les yeux dans les yeux, ce n'est jamais la faute de personne.
00:06Ceux qui ont failli à la fonction n'ont pas eu un mot.
00:09Pour Philippine, aucun n'a envoyé une gerbe sur sa tombe.
00:13Alors ce sont des mots qui sont forts, de détresse aussi, de lucidité.
00:16Comment réagissez-vous à cela ?
00:18Philippine pourrait être notre fille à tous.
00:22Et ce qui est insupportable, c'est qu'on sait qu'on peut faire autrement.
00:26C'est que dans la plupart des pays du monde, on procède autrement.
00:31C'est-à-dire qu'on a la capacité de ne pas laisser sortir quelqu'un qui devrait être en prison.
00:37Et pire que tout, le Conseil constitutionnel vient de décider au mois d'août
00:42que la loi prévoyant, suite à cette abomination, l'extension du délai de rétention des étrangers
00:51a été annulée par neuf personnalités qui d'ailleurs ont gouverné la France
00:59et l'ont mis dans cet état depuis 40 ans.
01:02Donc il y a un moment, cette affaire au-delà de la détresse des parents et de tous les Français
01:09nous oblige à une vraie révolution pénale.
01:14Pas à des rustines, c'est-à-dire à revoir le politique.
01:20La politique, c'est-à-dire la souveraineté du peuple, doit l'emparter sur le gouvernement des juges
01:24et sur l'Union Européenne parce que les deux sont liés.
01:27Cela veut dire un bouleversement.
01:28Il faut que les Français le comprennent.
01:30On n'y arrivera pas avec des expédiants, avec des fausses solutions.
01:35Sous-titrage Société Radio-Canada
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