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  • il y a 11 mois
Le corps de Philippine avait été retrouvé sans vie le 21 septembre 2024 dans le bois de Boulogne à Paris. Cette jeune étudiante de 19 ans à l'Université Paris-Dauphine avait disparu quelques heures plus tard. Les médecins évoquent "l'hypothèse d'une psychopathie avec des éléments pervers" pour décrire le meurtrier présumé.

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Transcription
00:00D'abord, peut-être un mot, est-ce que cette affaire vous met en colère quand vous l'entendez ?
00:04Oui, elle me met en colère parce qu'en fait, c'est le fruit de tous les dysfonctionnements,
00:11le mot dysfonctionnement d'ailleurs est déjà choquant, de tous les scandales.
00:16C'est un peu le fruit du gouvernement des juges.
00:20Je veux dire par là que ce qui est insupportable pour moi,
00:24c'est que la représentation nationale, suite à ce drame, a voté une loi
00:28pour allonger la durée de rétention, comme dans tous les pays européens,
00:34à 210 jours, 180 à 210, alors qu'on est à 60 et 90.
00:40Et que ce qui est extravagant, c'est-à-dire que non seulement on subit ça,
00:44non seulement il y a ce drame, mais les neuf sages, qui ne sont pas sages,
00:49neuf personnes qui n'ont aucune élection, aucune légitimité,
00:54annulent cette loi votée par la représentation nationale, je crois quasiment à l'unanimité.
01:00Et ça veut dire quelque chose, ça veut dire quelque chose de notre société,
01:05ça veut dire quelque chose de l'impuissance publique.
01:07Parce que j'ai bien lu la décision, je l'ai relu encore cet après-midi,
01:12la manière dont ils interprètent la Constitution est spécieuse et politique.
01:19Ils font de la politique. Et là, il va y avoir une épreuve de force,
01:22pas que sur ce sujet, entre le peuple français et ces neuf juges,
01:28qui d'ailleurs entre nous étaient des anciens hommes politiques
01:30qui ont ruiné la France après 40 ans de travail.
01:33Donc il y a un moment où il va falloir dire aux Français,
01:37eh bien on va revoir la Constitution, il va y avoir un référendum,
01:40parce qu'on ne peut pas accepter que neuf personnalités aillent contre la volonté populaire.
01:45Vous trouvez que c'est ça qui coince aujourd'hui ?
01:47Aujourd'hui, dans notre pays, il y a ça.
01:50Mais il n'y a pas que ça, parce que où je serai d'accord avec Madame,
01:53vous voyez, ça va vous surprendre,
01:54c'est que le fonctionnement de la justice n'est pas que la faute des juges.
01:58Quand il n'y a pas de greffier, je vais regarder un chiffre impressionnant,
02:01la France dépense grosso modo par habitant,
02:04moitié moins que l'Allemagne pour faire fonctionner sa justice.
02:08Et donc, on n'a pas investi dans les places de prison.
02:11En 2017, j'en avais proposé 40 000,
02:13en utilisant les casernes désaffectées, etc.
02:15On n'a pas investi dans les greffiers,
02:18dans l'informatisation suffisante, dans la rapidité.
02:20Et donc, on a un problème majeur.
02:23Il y a des décisions politiques de certains juges, bien évidemment.
02:26Personne n'est parfait.
02:27Il y a une faiblesse des lois.
02:29Donc, ils appliquent des lois.
02:30Il faut les changer.
02:31Mais là, le conseil constitutionnel bloque.
02:33Et puis, il y a un problème de moyens pénitenciers.
02:36Et notamment, il faut créer ces places de prison.
02:38Il faut enfermer des gens dangereux.
02:42Il faut oser le dire.
02:42Pour vous, la justice est aussi victime, en quelque sorte, de ces dysfonctionnements ?
02:46Elle est à la fois, pour une part, victime,
02:48parce qu'il y a beaucoup de magistrats qui font leur métier,
02:50qui punissent.
02:52Mais il n'y a pas de place de prison.
02:53Et il y a des injonctions contradictoires à l'égard des magistrats.
02:56D'un côté, on leur dit, soyez plus fermes.
02:57Et de l'autre, on leur dit, libérez, il n'y a pas de place.
03:00Emmanuel Macron s'était engagé, je crois, sur 15 000 places.
03:03Il en a effectué réellement et réalisé 5 000.
03:06Il y en a 7 000 qui vont arriver.
03:07On sera à 7 000.
03:09Et il y a 20 000 de surpopulation.
03:11Donc, vous voyez déjà qu'on n'est même pas capable de gérer la surpopulation.
03:15Et on n'est même pas capable d'avoir le nombre de places suffisant
03:19pour assumer l'aggravation de la délinquance.
03:22Donc, c'est pourquoi, quand j'avais proposé 40 000,
03:25on m'avait traité au fou.
03:26Pas du tout.
03:27C'était un chiffre tout à fait raisonnable.
03:29C'était un chiffre tout à fait raisonnable.
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