00:00L'actualité internationale avec vous François Clémenceau, on va revenir sur cette visite du président américain Donald Trump
00:05qui est arrivé hier soir au Royaume-Uni, seconde visite d'État, ce qui est inédit pour un président américain.
00:10On pourrait croire, si l'on regarde les images, que cela reflète l'excellence des relations entre les États-Unis et le Royaume-Uni.
00:17Vous nous dites ce matin, François, qu'on est loin du compte.
00:19Oui, oui, on est très loin de cette séquence, vous vous rappelez, au mois de février où Keir Starmer était allé à la Maison Blanche
00:26pour offrir à Donald Trump une invitation royale à venir une deuxième fois au Royaume-Uni, ce qui n'est inédit, aucun président américain n'a fait cela.
00:34Et regardez, écoutez, hier soir, Donald Trump arrive au Royaume-Uni, écoutez-le, il était littéralement aux anges.
00:42Eh bien, ma relation avec le Royaume-Uni est très bonne et Charles, qui est maintenant roi, est mon ami.
00:48Et c'est un honneur de l'avoir pour roi.
00:51Alors, toute cette journée va être consacrée effectivement à la famille royale.
00:54Ça se passe à Windsor et non pas à Londres pour éviter les manifestations anti-Trump.
00:59Il aura droit au carrosse, à la revue des troupes, au recueillement sur la tombe d'Elisabeth.
01:04Il aime les phases de la monarchie et Charles a compris qu'il fallait lui dérouler le tapis rouge.
01:08Et pourtant, on verra aujourd'hui et demain qu'il y a de vrais sujets de contentieux entre Keir Starmer et Donald Trump.
01:13Oui, je vous en ai compté au moins cinq, mais on va d'abord parler du roi, ce n'est pas du tout anodin.
01:17Il se trouve qu'il préside une centaine d'ONG qui sont consacrées à la lutte contre le réchauffement climatique, à la lutte contre la pauvreté en Afrique.
01:26Ces ONG, une bonne partie, a été financée par les États-Unis, par le fameux programme USID que Donald Trump a décidé de supprimer.
01:34Il y a le sujet évidemment de Gaza.
01:36Donald Trump soutient inconditionnellement Netanyahou, en tout cas aujourd'hui, et les Royaumes-Unis ont pris la décision de soutenir la reconnaissance pour un État palestinien.
01:47Ça se passera la semaine prochaine.
01:49Troisièmement, et là on entre dans le dur, les travaillistes au pouvoir ne supportent pas l'influence qu'ont les trumpistes sur la politique britannique,
01:57et notamment le soutien accordé à Nigel Farage, le patron de Réforme UK, qui est aujourd'hui en tête dans les intentions de vote.
02:04Quatrièmement, ne croyez surtout pas que c'est drôle, l'affaire Jeffrey Epstein.
02:10Il se trouve que l'ambassadeur du Royaume-Uni à Washington, Peter Mandelson, un ancien conseiller de Tony Blair,
02:16a été limogé pour avoir été beaucoup trop proche du prédateur sexuel qu'était Epstein, et qui était aussi un ami de Donald Trump.
02:23On risque d'en parler pendant la conférence de presse.
02:25Je termine par la guerre commerciale, parce que ça, pour le coup, c'est évidemment un grand sujet.
02:29Les travaillistes et Kerr Starmer aimeraient que Donald Trump baisse les tarifs douaniers au lieu de les augmenter.
02:37Il ne comprend toujours pas comment on traite son meilleur allié de la relation spéciale de cette façon.
02:42Voilà, il y a les images des fastes que l'on voit, et puis il y a toujours les bras de fer, les discussions en coulisses.
02:46Merci François Clémenceau.
02:47Merci François Clémenceau.
Commentaires