00:00On va jeter un oeil à la pétition de Philippe Devilliers pour demander un référendum sur l'immigration.
00:04On découvre le chiffre en direct. On est à 1,393,983 signatures à l'heure où on se part.
00:10Ça veut dire que la barre des 1 million a été franchie allègrement, que la barre des 2 millions est en vue, Louis de Ragnel.
00:16Mais c'est déjà énorme. 1 million de signataires en seulement quelques jours.
00:20Et d'ailleurs, Philippe Devilliers l'a reconnu sur notre antenne. Il était le premier surpris.
00:24Maintenant, je pense qu'il y a beaucoup de Français qui ont envie de signer de manière encore plus nombreuse.
00:28Alors, on ne peut signer qu'une seule fois. Mais on voit bien, en fait, ce que ça dit.
00:31C'est à quel point ce sujet de l'immigration est une attente qui rassemble énormément de Français et qui dépasse les clivages politiques.
00:38Monsieur Gauthier ?
00:39Oui, mais un référendum, puisque c'est ce qu'il demande. Excusez-moi, quelle est la question ?
00:44Parce que faire un référendum sur l'immigration, c'est quasi impossible. Qu'est-ce que vous allez poser comme question ?
00:49Alors déjà, il faut changer la Constitution pour permettre la possibilité.
00:52Il faut faire un premier référendum pour permettre la possibilité de mettre...
00:57Oui, sauf si on le fait sur les aides sociales, sur le coup, l'immigration.
00:59Ou sur un projet de loi.
01:01Qu'est-ce qu'on demande alors ?
01:01Mais on demande à simplement déjà permettre le fait de faire un référendum sur la Constitution.
01:06Et ensuite, on fait les référendums sur l'immigration.
01:09J'ai dit quoi ?
01:10Sur la Constitution.
01:10Oh pardon, excusez-moi, sur l'immigration.
01:12Et ensuite, je pense qu'il faut réfléchir.
01:15C'est aux politiques de savoir ce qu'on met dans le référendum sur l'immigration.
01:19On parle souvent d'union des droites.
01:22Moi, quand je vois que Marine Le Pen ne signe pas la pétition de Philippe de Villiers,
01:26mais la soutient, tout comme l'appareil RN qui est assez gêné, j'ai trouvé,
01:31par rapport à cette grande mobilisation anglaise.
01:34Ce week-end, je me dis que ce n'est pas encore gagné pour...
01:38Alors l'union des droites, je n'y prends pas une seconde,
01:40mais pour même ce mouvement politique de la droite nationale qui va DLR au RN en passant par Reconquête.
01:46On a une pétition qui a été signée d'ailleurs par Éric Zemmour, Sarah Knafow et par Laurent Wauquiez,
01:51ancien patron des LR et qui dirige maintenant le groupe à l'Assemblée nationale.
01:56Bruno Rotaillot, lui, son entourage, a fait savoir qu'il ne signait pas des pétitions
02:00et qu'il était ministre et donc dans l'action.
02:01Mais donc, il y a quand même encore, vous voyez, on n'arrive pas à avoir un consensus
02:04de toute la droite nationale alors que le référendum est voulu par le RN
02:09pour que cette pétition rencontre...
02:13Alors le succès populaire, il est là, mais rencontre une adhésion totale
02:17de toute la classe politique de DLR à Reconquête.
02:20Est-ce que je peux poser une question fondamentale ?
02:22Oui, rapidement, Sophie.
02:23C'est mon prisme d'entreprise.
02:25L'union des droites, d'abord la gauche, on a compris qu'elle était unie
02:28et on comprend que le socle, c'est on n'aime pas le capitalisme,
02:32on n'aime pas l'argent, on n'aime pas ceux qui réussissent et on taxe.
02:35Bon, j'aimerais savoir, quand vous parlez d'union des droites,
02:39quel est le socle de cette droite ?
02:41Est-ce qu'ils peuvent se mettre d'accord sur quelques points économiques ?
02:44Parce que, pardonnez-moi, Marine Le Pen, je veux bien,
02:47mais on ne peut pas appeler ça union des droites.
02:49Elle est à gauche économiquement.
02:51Elle n'est pas extrémiste non plus d'ailleurs.
02:52Ni extrême droite, ni à gauche, ni extrême.
02:55Et là, elle peut avoir des bonnes idées, ce n'est pas un sujet.
02:58Elle n'est pas d'accord du tout.
03:00Donc, autant, par exemple, Sarah Knafo, tout à fait d'accord
03:03pour qu'ils se mettent d'accord sur un socle,
03:06on ne peut pas, aujourd'hui, dans l'état économique de la France,
03:10se passer de gens autour d'une table à droite
03:13pour dire sur quoi nous sommes d'accord vis-à-vis des entreprises.
03:16Mais Sophie, les LR vont peut-être accepter une nouvelle taxe
03:18sur les plus hauts patrimoines.
03:19Mais c'est pour ça que je vous dis, l'union des droites, c'est quoi ?
03:21Mais l'union des droites, ça n'aboutit pas.
03:24Sophie, on peut le répondre dans l'autre sens.
03:25C'est-à-dire que quand vous posez des questions dans les sondages
03:27sur les grandes idées économiques, immigration, sécurité,
03:31vous vous rendez compte que les gens des LR, globalement du RN,
03:34reconquêtent, et même une partie de la Macronie
03:36est d'accord entre 80 et 90% sur ces sujets-là.
03:41Donc l'union des droites, elle existe sur ces thématiques.
03:43Un socle économique.
03:44La droite, c'est-à-dire rapidement, s'il vous plaît, et Jean-Michel ?
03:46Je pense qu'il faudrait aller plus loin,
03:48et je trouve que c'est très bien la pétition de Philippe de Villiers,
03:50mais il faudrait aller plus loin, c'est-à-dire une initiative d'urgence.
03:52Je pense que pour sortir les Français aujourd'hui
03:54de ce « on est tous fâchés, on est responsables,
03:57on n'est pas entendus, on est machin,
03:59et on n'arrive pas à se mettre d'accord
04:00parce que chaque parti politique voie midi à sa porte »,
04:04eh bien, on devrait avoir un modèle suisse
04:06qui, heureusement, marche bien,
04:09c'est le droit d'initiative.
04:10C'est-à-dire que vous avez le droit de proposer,
04:13non pas des pétitions qui vont être mises
04:15dans une boîte quelconque,
04:17mais vraiment de proposer des lois.
04:19Et si vous avez assez de signatures,
04:22vous avez le droit après de voter.
04:23Ensuite de quoi ?
04:24Comme le référendum, mais pas le référendum tel qu'il est appliqué en France,
04:27c'est-à-dire un texte qui, en plus,
04:29doit avoir la valeur du président.
04:30Enfin, c'est un vrai texte de loi
04:32sur lequel les Français devraient après débattre,
04:34faire des débats complexes pour savoir
04:35est-ce que c'est dans leur intérêt, pas.
04:37Il y a une pédagogie autour de ça.
04:39Et surtout, après, les Français se sentent,
04:41quels que soient, après leurs opinions,
04:42plus investis et patrons, finalement, de leur destin.
04:45Et je pense que ça, c'est la première chose à mettre en France
04:48pour changer la situation.
04:50Sur la pétition, je trouve que c'est une initiative assez bienvenue
04:53qui vise quand même à forcer le chef de l'État
04:56à s'intéresser à ce sujet.
04:58Parce que c'est quand même incroyable que...
05:00Bon, c'est vraiment le...
05:03Comment dire ?
05:05L'angle mort de la politique du président de la République.
05:08Il n'a jamais voulu s'en saisir véritablement.
05:11Quand on lit les premières déclarations de Sébastien Lecornu,
05:13il n'en parle pas non plus.
05:15Alors que l'on sait très bien que ça fait partie
05:17des premières préoccupations des Français.
05:18Donc, il y a 1,3 million, je pense que ça peut aller beaucoup plus haut.
05:23On voit bien que, sur certaines chaînes de radio et de télévision,
05:27on est très gênés par le succès de cette...
05:28On commence à en parler, ils sont obligés, ils sont obligés maintenant.
05:31Je pose des questions dans les matinales, maintenant.
05:32Mais non, ils sont obligés.
05:33Mais on voit bien qu'il y a une dynamique très, très forte
05:36et il y a une exaspération des Français
05:38qui veulent véritablement que ce sujet soit mis en haut de l'agenda
05:41d'un président de la République, quel qu'il soit.
05:43Ok. Dernier mot, Gauthier ?
05:45Non, mais évidemment que c'est une préoccupation des Français.
05:47Je pense malheureusement que pour intéresser Emmanuel Macron
05:50au sujet migratoire et sécuritaire,
05:52il faudra attendre la prochaine décennie.
05:55Parce qu'il dit récemment,
05:56je me suis toujours battu pour remettre la sécurité partout
05:58alors qu'elle est nulle part.
05:59L'aveu même de son ministre de la Justice
06:01et ancien ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin,
06:04je pense qu'il n'est plus avec nous, le président.
06:05Il n'est plus dans la quotidienneté des Français,
06:09dans les mesures à prendre au quotidien
06:11pour améliorer le pouvoir d'achat,
06:13la sécurité des Français.
06:14Il parle d'international, il ne tweet que sur l'international.
06:16Il n'a même pas pris la parole
06:18après la chute de François Béroud.
06:20Il nomme Sébastien Lecornu.
06:21Si Sébastien Lecornu tombe,
06:22il en nommera peut-être un autre.
06:23Il ne pleut avec nous.
06:23Donc on va essayer de le retrouver.
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