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  • il y a 1 an

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Transcription
00:00Marie d'Orsay, comment se portent nos entreprises locales avec le contexte économique et politique actuel difficile pour les patrons de se projeter ?
00:07Et ces incertitudes, ils vont sûrement, ces patrons, en discuter aujourd'hui.
00:11C'est l'Assemblée Générale du club ETI Centre-Val-de-Loire.
00:14On explique, c'est un club d'entreprises intermédiaires et on fait le point avec votre invité maintenant.
00:19Bonjour Bertrand Chabanne.
00:20Bonjour Marie.
00:21Vous êtes dirigeant du groupe BEG implanté à Orléans, spécialisé dans les projets immobiliers et co-responsables.
00:27Vous êtes aussi membre de ce club ETI, entreprise intermédiaire, donc entre 250 et 5000 salariés pour aller un peu vite.
00:35Le contexte économique, on le sait, est vraiment particulier en ce moment.
00:38Est-ce qu'il y a une sorte d'attente de la suite sur le budget de l'État, notamment du côté des ETI, une sorte de flottement, de période de flottement ?
00:46Alors, je dirais, d'un point de vue d'entrepreneur et de dirigeant, on ne peut pas trop laisser de place à l'attente et au flottement.
00:53Il faut effectivement prendre des décisions et avancer.
00:57Néanmoins, effectivement, cette incertitude que Marc évoquait pèse sur les entreprises parce qu'on a du mal à se projeter.
01:05Donc, tous les projets long terme peuvent être suspendus.
01:08Notamment, quand on compare sur l'ensemble des ETI françaises, entre le premier trimestre et le deuxième trimestre,
01:17on a constaté une baisse des investissements de 14% et c'était avant les derniers événements politiques.
01:23Et ça, c'est principalement dû au manque de visibilité sur le budget, notamment de l'État, d'ici l'année prochaine ?
01:29Oui, alors c'est vrai que les ETI, pendant les cinq dernières années, ont toujours créé de l'emploi.
01:35Et là, étonnamment, entre encore une fois ce premier et ce deuxième trimestre, il y a eu 500 destructions d'emplois.
01:42Ce qui est un mauvais signal, c'est probablement dû à l'instabilité qui ne fait que se renforcer puisque les derniers événements sont en cours.
01:54Mais c'est également dû à toutes les crises qu'on a traversées.
01:56On a traversé le Covid, on a traversé la guerre en Ukraine avec ses conséquences sur le coût des matériaux et sur le coût de l'énergie.
02:05Puis, aujourd'hui, cette instabilité politique qui est un peu propre à la France.
02:09Et j'ajouterai à ça la guerre commerciale, les tarifs douaniers des États-Unis, la Chine, qui vient effectivement faire une concurrence vis-à-vis de nos ETI.
02:21Nos ETI, elles sont inscrites dans le territoire.
02:25Elles ne sont pas délocalisables pour la plupart.
02:29On travaille et on produit en France.
02:30On contribue effectivement au bien commun, on va dire, à travers des partenariats avec des associations qui peuvent être dans le social, qui peuvent être dans le sport, qui peuvent être dans la culture.
02:42Et aujourd'hui, on est confronté effectivement à ces problématiques.
02:45Alors, à vous écouter, on se dit qu'effectivement, c'est compliqué pour la plupart des ETI, des entreprises ETI intermédiaires.
02:51De serait-ce que se maintenira flot en attendant qu'il y ait des prises de décision d'ici la fin de l'année ?
02:57Alors, c'est compliqué pour toutes les entreprises.
02:59Je pense que plus les entreprises sont petites, plus c'est compliqué.
03:03Parce que quand on est face à des problématiques économiques, il faut avoir de la trésorerie.
03:08La taille des ETI versus les PMI, PME nous donne probablement un avantage.
03:12Mais par contre, versus les entreprises, les grandes entreprises, et le CAC 40, forcément, on est beaucoup plus fragile, oui.
03:19Il y a une crainte, justement, vis-à-vis du budget de l'État.
03:22C'est éventuellement une hausse d'impôts, ou de nouveaux impôts pour les entreprises.
03:26Et le patron du MEDEF, Patrick Martin, assure qu'il faut desserrer le frein à main, je cite, pour relancer l'investissement.
03:33C'est votre sentiment aussi ?
03:34C'est notre sentiment.
03:36On a trois sujets, en fait, qui sont la compétitivité des entreprises françaises, qui sont aujourd'hui taxées versus, on va dire, les entreprises européennes,
03:47de 130 milliards de prélèvements, qu'ils soient sociaux ou fiscaux, supplémentaires par rapport aux autres entreprises européennes.
03:57La transmission coûte plus cher en France que dans d'autres pays.
04:02Quand on compare à la moyenne européenne, ça coûte deux à cinq fois plus cher de transmettre une entreprise en France avec la fiscalité que dans d'autres pays.
04:11De la céder à quelqu'un ?
04:12De la céder à quelqu'un.
04:13Ce n'est pas un enjeu, il faut bien comprendre que ce n'est pas un enjeu de patrimoine pour les chefs d'entreprise, même si c'est le cas.
04:19Mais c'est aussi un enjeu de souveraineté pour le pays.
04:22C'est est-ce qu'on veut que nos OTI restent françaises, ou est-ce qu'on accepte qu'elles soient cédées, parce que c'est trop cher, à des investisseurs étrangers ?
04:29Et justement, en cas de hausse d'impôts, de nouveaux impôts, Patrick Martin, le patron du MNF, menace une grande mobilisation patronale.
04:37Sans donner de détails, s'il y a justement ces hausses d'impôts, est-ce que vous pourriez y participer ?
04:41Est-ce que pour vous, ça ferait sens, cette mobilisation patronale ?
04:44Alors, ce n'est pas notre positionnement.
04:45Nous, nous sommes un club ETI régional.
04:48Notre positionnement, c'est d'échanger entre dirigeants et de faire connaître la réalité des ETI à nos parties prenantes.
04:55Ce n'est effectivement pas notre positionnement, j'ai envie de dire, de descendre dans la rue.
05:00Il y a beaucoup de désordre aujourd'hui.
05:03C'est un fait.
05:03Il y a du désordre à l'Assemblée nationale, des clivages.
05:06Notre positionnement, en tous les cas, sur le centre Val-de-Loire, ce n'est pas d'ajouter du désordre à du désordre, mais c'est plutôt de trouver des solutions.
05:13Et pour ça, vous vous retrouvez justement avec le club ETI centre Val-de-Loire aujourd'hui.
05:17Merci beaucoup Bertrand Chaban, dirigeant de BEG à Orléans, d'être venu nous en parler ce matin.
05:23Bonne journée à vous.
05:24Bonne journée.
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