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  • il y a 1 an
Chaque jour, Arnaud Direct vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.

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00:00:00Bonjour à tous, bienvenue dans Arnaud Direct pour une nouvelle semaine avec nos chroniqueurs qui sont là en pleine forme, bien reposés après ce week-end, n'est-ce pas Lucie Robkin ?
00:00:08N'est-ce pas François Clémenceau ? Et n'est-ce pas Guillaume Daré ?
00:00:12Au programme aujourd'hui, le sabotage contre la SNCF. Vous avez vu ça hier, des incendies vraisemblablement criminels ont provoqué d'importantes perturbations entre Bordeaux et Toulouse.
00:00:21On verra si le trafic est bien rétabli et surtout où en est l'enquête et la sécurisation des voies.
00:00:25Des drapeaux palestiniens sur les mairies en France. C'est l'appel lancé par le patron du PS pour le 29 septembre, le lendemain de l'arrêt du Tour d'Espagne.
00:00:34La voie Elta stoppée par une manifestation pro-palestinienne. On verra comment cet appel est reçu.
00:00:39Et puis Sébastien Lecornu, va-t-il réussir, oui ou non, à Amadou et les syndicats ? Il les reçoit aujourd'hui, dans une heure maintenant.
00:00:45Alors qu'une grande mobilisation est prévue jeudi, nous vous dirons quelles sont les perturbations prévues.
00:00:50Mais on commence bien sûr par le journal.
00:00:55Journal présenté par Nargis Adji.
00:01:08Bonjour à vous Nargis.
00:01:09Bonjour Julien.
00:01:10Alors commençons justement par les suites de ces perturbations SNCF entre Bordeaux et Toulouse.
00:01:15Le trafic a repris normalement ce matin et c'est vrai qu'hier les perturbations avaient été importantes.
00:01:20Oui, des trains annulés, plus de 7 heures de retard parfois hier. La raison, 4 incendies de câbles près de plusieurs voies ferrées en Gironde.
00:01:28Acte probablement volontaire, annonce le parquet de Bordeaux. Une enquête est ouverte pour dégradation par incendie en bande organisée.
00:01:35Oui, on se demandera tout à l'heure si les voies peuvent être mieux sécurisées ou non pour éviter ce genre de désagrément pour les passagers.
00:01:40L'actualité politique, Nargis, elle est très dense également aujourd'hui parce que la semaine sociale s'annonce chargée pour le Premier ministre.
00:01:46Oui, et ça commence dès 11h avec Sophie Binet qui va aller à la rencontre de Sébastien Lecornu.
00:01:51Au total, 4 syndicats seront reçus aujourd'hui à Matignon au programme, notamment la réforme des retraites.
00:01:56Mais à 3 jours de la mobilisation du 18 septembre, la leader de la CGT demande des actes de rupture.
00:02:03Je vais lui dire que s'il ne veut pas rejoindre le cimetière des premiers ministres qui est déjà bien rempli, il faut qu'il pose des actes de rupture immédiats.
00:02:11Et ça commence par l'abrogation de la réforme des retraites, cette blessure démocratique et sociale.
00:02:16Il faut qu'il enterre le budget Bayrou définitivement.
00:02:20Il faut qu'il débloque de l'argent pour nos services publics qui n'en peuvent plus.
00:02:23Il faut qu'il prenne des mesures pour augmenter les salaires et les pensions.
00:02:27Et puis je vais aussi lui remettre la liste des plans de licenciement.
00:02:30Nous en sommes à quasiment 450 plans de licenciement en un an.
00:02:35C'est une catastrophe.
00:02:35L'actualité internationale, le torchon, Nargis, brûle ce matin entre Israël et l'Espagne. Pourquoi ça ?
00:02:43Plus de 100 000 manifestants pro-palestiniens hier ont interrompu l'étape finale de la vuelta à Madrid
00:02:48pour protester contre la participation d'une équipe israélienne.
00:02:52Manifestation saluée par le Premier ministre espagnol.
00:02:55Pedro Sanchez est une honte pour l'Espagne, a réagi le ministre des Affaires étrangères israélien.
00:03:00On va tout de suite prendre la direction du terrain à Madrid.
00:03:03Vous rejoindre Pierre Chaperon, vous êtes notre correspondant sur place.
00:03:06Quelle est la réaction ce matin des Espagnols ?
00:03:09L'ambiance est assez particulière ce matin, forcément de ce côté-ci des Pyrénées.
00:03:13Une triste fin titre le quotidien madrilène.
00:03:16On y voit la tête mi-chon, songeuse, mi-dépité de Jonas Vingegaard,
00:03:20vainqueur de son premier tour d'Espagne et qui a dû organiser avec les autres équipes
00:03:24un podium improvisé dans le parking d'un hôtel à Madrid.
00:03:28La fin que personne ne voulait pour le quotidien Marca,
00:03:31le premier journal d'Espagne qui parle du triomphe le plus triste pour Vingegaard.
00:03:36Cette édition aura été la plus chaotique de l'histoire, peut-on lire.
00:03:39Le quotidien Aymundo lui accuse Pedro Sanchez de s'être déclaré fier de ses protestations
00:03:45qui ont eu lieu tout au long du parcours de ce tour d'Espagne.
00:03:48Cette fin avortée de la vuelta ouvre une critique entre le parti populaire,
00:03:53la droite espagnole et le gouvernement central à gauche, dit de son côté El País.
00:03:57Si le gouvernement central soutient les manifestants,
00:03:59la droite parle d'une honte diffusée en modo vision.
00:04:02Cette bataille gauche-droite, on la retrouve également en une du quotidien généraliste catalan,
00:04:07la Vanguardia.
00:04:07C'est un peu la soupe à la grimace ce matin, donc en Espagne,
00:04:10où chacun accuse l'autre camp d'avoir fauté ou bien d'avoir mis de l'huile sur le feu.
00:04:16Les batailles politiques habituelles, mais qui se concentrent comme depuis quelques jours
00:04:19et les annonces de sanctions contre Israël par Pedro Sanchez sur le conflit au Proche-Orient.
00:04:24Oui, bataille politique et bataille diplomatique aussi.
00:04:26Merci beaucoup Pierre Chaperon.
00:04:28L'actualité judiciaire maintenant, Nargis.
00:04:31Un procès important s'ouvre à la mi-journée.
00:04:34Un procès sur l'aide à mourir.
00:04:36Oui, celui de docteur Bernard Senet et onze autres prévenus,
00:04:40tous soupçonnés d'avoir aidé des patients en fin de vie à se procurer.
00:04:43Un puissant anesthésique interdit en France.
00:04:46Bernard Senet, fervent défenseur de l'aide à mourir, reconnaît sa responsabilité.
00:04:50Il risque jusqu'à 10 ans de prison.
00:04:53Elsa Théobald, Nicolas Carme et Philippine David l'ont rencontré.
00:04:57Pendant 40 ans, ce médecin généraliste a aidé des malades en fin de vie à se procurer du peine total.
00:05:04Ce produit, un anesthésique utilisé pour euthanasier les animaux, est interdit pour l'être humain.
00:05:09Au total, il a aidé une vingtaine de ses patients à mourir.
00:05:12La médecine générale, c'est de l'accompagnement jusqu'au bout.
00:05:16Quand on accompagne quelqu'un pendant des années pour un cancer, pour un Parkinson,
00:05:21que la personne, on l'a aidé, on l'a même quelques fois presque obligé à se traiter.
00:05:25Enfin, on lui a tenu la main pendant des années pour traverser souvent des épisodes très difficiles.
00:05:32Et puis, on va pas dire au dernier moment, quand elle dit « bon, maintenant, je veux arrêter, il y en a marre »,
00:05:35on va pas lui lâcher la main en lui disant « des mères de toi ».
00:05:38Bernard Senet risque jusqu'à 15 ans de prison.
00:05:41Il espère que le procès pourra faire avancer le débat sur l'aide à mourir.
00:05:45Je suis serein, je suis même heureux qu'on relance le débat.
00:05:49Il a été lancé plusieurs fois, relancé plusieurs fois.
00:05:53À chaque fois, ça fait un tout petit peu avancer les choses.
00:05:56Ça fait prendre conscience à la population qu'il y a des gens qui accompagnent, qui aident.
00:06:02Je crois que c'est important.
00:06:04Derrière lui, un soutien de certaines associations militant pour la fin de vie assistées.
00:06:09Une cagnotte a été lancée pour financer ses frais d'avocat.
00:06:1220 000 euros ont été récoltés en six mois.
00:06:14Et on suivra évidemment ce procès sur BFM TV.
00:06:19On part pour les Etats-Unis maintenant parce que la nuit dernière, c'était un peu le grand rendez-vous pour les séries télé.
00:06:25C'est la cérémonie des Emmy Awards.
00:06:27Et une série a triomphé.
00:06:29Vous l'avez peut-être vu chez vous, ici autour du plateau.
00:06:30En tout cas, tout le monde l'a vu.
00:06:31Il s'agit d'adolescence.
00:06:32Meilleur mini-série, meilleur second rôle et meilleur acteur pour Owen Cooper, 15 ans aujourd'hui.
00:06:38Il devient le plus jeune acteur jamais récompensé.
00:06:40Au total, huit récompenses cette nuit pour la série Phénomène.
00:06:43Elle raconte, vous le savez tous autour de la table, l'histoire d'un Britannique de 13 ans accusé d'avoir tué une camarade de classe.
00:06:50L'impact des réseaux sociaux est pointé.
00:06:52Les séries Severance ou encore The Studio ont également été primées hier soir.
00:06:56Il est tout ému, regardez ça.
00:06:58C'est émouvant.
00:06:58Merci beaucoup Nargis.
00:07:01On vous retrouve évidemment à 11h pour de toutes dernières infos.
00:07:04Revenons d'abord sur ce qu'on vous a dit sur les perturbations entre Bordeaux et Toulouse.
00:07:09Parce qu'il y a la question du trafic qui a été rétablie.
00:07:12Mais il y a aussi la question de la sécurité et de l'enquête.
00:07:15On va aller sur place retrouver Vincent Hénin qui est là où les incendies se sont déclarés.
00:07:21Bonjour Vincent.
00:07:22Il semble que la piste du sabotage ce matin, elle se confirme.
00:07:24Oui, il y a une piste qui se confirme, on va en parler.
00:07:30Mais déjà, vous pouvez le voir, les travaux ne sont pas terminés.
00:07:32Au contraire, ils sont en cours.
00:07:34Vous le voyez sur ces images de Clara Planès.
00:07:37On voit ces câbles brûlés.
00:07:39Il y a énormément de travail.
00:07:41Il faudra du temps pour que ce soit rétabli.
00:07:43En tout cas, la signalisation, puisque ce sont des câbles liés à la signalisation des trains,
00:07:48ils ont été, il y a des câbles de remplacement qui ont été installés.
00:07:52Mais vous voyez encore beaucoup, beaucoup de travail.
00:07:54On nous parle d'encore au moins 24 heures de travail avec des équipes qui ont déjà travaillé toute la nuit.
00:07:59Les dégâts sont relativement importants.
00:08:01Et surtout, vous l'évoquiez, il y a eu hier matin, 4 incendies simultanés,
00:08:07ou quasiment simultanés, entre 8h et 9h, au long de cette voie que vous découvrez ici.
00:08:13Alors, le contexte, vous le voyez, on est dans un contexte de chantier,
00:08:16parce qu'on est ici, au sud de Bordeaux, dans le cadre de ce qu'on appelle les aménagements ferroviaires
00:08:21destinés à la future ligne LGV.
00:08:23Un chantier très contesté, qui est évidemment dans le viseur de nombreux opposants.
00:08:29Mais dans le contexte, il y a évidemment le mouvement social actuel,
00:08:33qui, lui, on le sait, sur les réseaux sociaux, mentionne des actions possibles,
00:08:39notamment dans le cadre de cette lutte contre la future LGV.
00:08:43En tout cas, la SNCF nous assure que, non seulement la signalisation, elle, fonctionne à nouveau,
00:08:49mais que la circulation a repris tout à fait normalement sur cette ligne.
00:08:53On a d'ailleurs vu passer, avec Clara, quelques trains depuis notre arrivée sur place.
00:08:58Quatre incendies.
00:09:00Donc, le procureur de la République de Bordeaux, lui, soutient la thèse, en tout cas, de la SNCF,
00:09:06qui parle d'actes de malveillance.
00:09:07Une enquête pour dégradation par incendie en bande organisée a été ouverte hier soir par le parquet de Bordeaux.
00:09:14Merci beaucoup, Vincent, de nous montrer comme ça les équipes de la SNCF encore au travail ce matin,
00:09:19après une nuit et une journée entière, à réparer les conséquences de cet incendie.
00:09:26Arnaud Aimé est avec nous, spécialiste des questions de transport.
00:09:28C'est vrai que sur la LGV, ça fait longtemps qu'il y a une contestation importante.
00:09:31Difficile de savoir si cet incendie vraisemblablement criminel est spécifique sur la LGV ou sur le mouvement social plus large.
00:09:38Oui, effectivement, l'enquête, j'espère, le montrera.
00:09:42Là, on parle du projet de ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse,
00:09:46qui a ses partisans, mais aussi ses opposants.
00:09:51Hélas, la SNCF, elle est confrontée à des actes de malveillance.
00:09:53Alors, du vol de câble, on en a beaucoup parlé ces dernières semaines, ces derniers jours,
00:09:57et aussi du sabotage.
00:09:59Et le sabotage dont on parle, il n'est pas forcément en opposition des projets d'extension ou de modernisation du réseau.
00:10:06Souvenez-vous, il y a un an, les sabotages, le jour de l'ouverture des Jeux olympiques,
00:10:12on peut y avoir aussi d'autres choses, d'autres raisons que ça.
00:10:15Comment expliquer qu'un incendie provoque autant de conséquences sur le trafic ?
00:10:20Alors, quatre incendies, si j'ai bien compris,
00:10:22ce qui contribue à la thèse de l'acte de sabotage volontaire, organisé, planifié.
00:10:30Les câbles dont on parle, qui ont brûlé à l'occasion de ces incendies,
00:10:34donc cette fois-ci, ils n'ont pas été volés, mais ils ont brûlé.
00:10:38Or, ils commandent, d'une part, la signalisation,
00:10:40donc ces équipements qui sont au bord des voies et qui donnent les indications aux conducteurs,
00:10:45et qui sont un équipement de sécurité, c'est-à-dire que sans ça,
00:10:48les trains ne peuvent pas circuler en toute sécurité et à pleine vitesse.
00:10:52Et puis, ils commandent aussi les aiguillages.
00:10:54Mais encore, évidemment, c'est quelque chose d'obligatoire pour la sécurité.
00:10:58Quand la signalisation est en dérangement,
00:11:01quand les aiguillages ne peuvent plus fonctionner,
00:11:04à ce moment-là, les circulations sont interrompues.
00:11:08Parfois, on peut quand même acheminer le train,
00:11:10mais à toute petite vitesse, c'est-à-dire qu'il circule à vue,
00:11:13ou bien sinon, on essaie de le détourner par d'autres voies,
00:11:16sauf qu'il y a beaucoup moins de voies ferrées que de routes.
00:11:18Donc, quand on le détourne, ça fait des grandes déviations.
00:11:20Comment mieux sécuriser les voies ?
00:11:22La SNCF, elle a déjà tout un ensemble de dispositifs pour sécuriser les voies.
00:11:28Des clôtures, évidemment, près des installations sensibles,
00:11:31des alarmes, des caméras, des tournées de surveillance, évidemment,
00:11:34même des drones qui commencent à apparaître pour surveiller les voies depuis le ciel.
00:11:39Sauf qu'elle ne peut pas faire toute seule,
00:11:41parce qu'on parle de presque 30 000 kilomètres de voies en France,
00:11:44dans des zones rurales, souvent très isolées.
00:11:47Donc, elle doit compter aussi sur les forces de l'ordre
00:11:49qui doivent surveiller le territoire, identifier des filières de revente de câbles
00:11:54ou des groupuscules, peut-être anarcho-autonome, dans ce cas-là aussi.
00:12:00Donc, il faut compter sur les forces de l'ordre pour y arriver aussi.
00:12:02Oui, on va surveiller, évidemment, l'évolution de l'enquête
00:12:05et voir si ce genre d'actes de malveillance se répètent ou pas dans les jours.
00:12:09Et les semaines qui viennent, merci beaucoup, Arnaud Aimé.
00:12:12Ça, c'était ce week-end.
00:12:13Autre événement de ce week-end qui fait énormément réagir ce matin,
00:12:16l'interruption de la Vuelta, le tour d'Espagne,
00:12:19à la suite d'une manifestation pro-palestinienne.
00:12:23Et cette manifestation, le chef du gouvernement espagnol
00:12:28ne l'a pas condamnée, l'arrêt de la Vuelta non plus.
00:12:31D'ailleurs, il a plutôt dit son admiration pour ceux qui se mobilisent.
00:12:34On écoute.
00:12:35Je tiens à exprimer notre reconnaissance et notre respect absolu envers les sportifs,
00:12:44mais aussi notre admiration pour le peuple espagnol
00:12:48qui se mobilise pour des causes justes comme celles de la Palestine.
00:12:51Et en France pour le PS, à la suite de cette déclaration,
00:12:56Olivier Faure a plutôt soutenu cette déclaration de Pedro Sanchez
00:13:00et il a ensuite appelé, adressé le drapeau palestinien sur les mairies le 2 septembre,
00:13:04date de la reconnaissance par la France d'un État palestinien,
00:13:07Guillaume Daré, cette sortie d'Olivier Faure.
00:13:10Elle a surpris, y compris dans son propre camp.
00:13:12Oui, parce que ce n'est pas la ligne habituelle où, effectivement,
00:13:14il y avait une tentative d'équilibre au sein du Parti Socialiste
00:13:16entre le droit et la liberté d'Israël à se défendre, effectivement, sur son territoire.
00:13:21Et la question de l'État palestinien,
00:13:23c'est plutôt, effectivement, quelque chose qui était tranché au sein de la France insoumise
00:13:27où on voyait des gens qui étaient beaucoup plus engagés.
00:13:30Et ce matin, il y a plusieurs députés,
00:13:32avec qui j'ai échangé rapidement, socialistes,
00:13:34qui m'ont dit que ce n'est pas quelque chose qu'on avait calé ensemble,
00:13:36ce n'est pas forcément la ligne officielle du PS.
00:13:38Ils n'étaient pas très à l'aise avec ça ?
00:13:39Ils n'étaient pas très à l'aise, non.
00:13:39Alors, justement, le débat politique, il s'ouvre.
00:13:42Et autour de la table, il y a Eléonore Carrois, députée macroniste pour les Français établis hors de France,
00:13:47ce qui comprend l'Espagne.
00:13:48Bonjour à vous.
00:13:50Et donc, vous êtes concernée politiquement.
00:13:51Alors, ce n'est pas ma circonscription de l'Espagne, mais je les connais très bien.
00:13:54D'accord, d'accord.
00:13:54Et il y a également Alma Dufour qui est avec nous, députée de la France insoumise de la Seine-Maritime.
00:13:58D'abord, Eléonore Carrois, qui vous choque, vous, cet appel d'Olivier Faure ou pas ?
00:14:02Écoutez, c'est un symbole, c'est une façon d'exister politiquement.
00:14:07Mais moi, ce qui, en revanche, m'intéresse, c'est ce qui va se passer dans quelques jours aux Nations Unies,
00:14:12grâce au leadership du président de la République et de l'Arabie Saoudite,
00:14:17c'est-à-dire la reconnaissance par la France de l'État de Palestine.
00:14:20Ça deviendra le 149e pays à l'offre.
00:14:22Mais d'accord, mais est-ce qu'il faut l'accompagner ?
00:14:24Je pense que c'est important.
00:14:24Est-ce qu'il faut l'accompagner de la présence des drapeaux palestiniens devant les mairies en France ou pas ?
00:14:30C'est ça que demande Olivier Faure ?
00:14:31Là, c'est un tweet, là, il veut un symbole.
00:14:35Moi, ce que je pense qui est important...
00:14:37Mais il a raison ou pas ?
00:14:37Sur le fond, quel est votre avis ?
00:14:39Sur le fond, ce qui est important, c'est de pouvoir accompagner la démarche du chef de l'État,
00:14:43arrêter d'instrumentaliser ce conflit, de l'importer en France.
00:14:45C'est une bonne façon de le faire, ça ou pas ?
00:14:47C'est une bonne façon de le faire ?
00:14:48Si la France n'est pas responsable de la tragédie qui est en train de se dérouler aujourd'hui au Moyen-Orient,
00:14:55la France peut jouer un rôle important pour sortir de ce conflit.
00:14:58Mais pourquoi vous ne répondez pas sur le drapeau ?
00:14:59Parce que je trouve que c'est vraiment dérisoire, parce que là, il y a des réponses,
00:15:02il y a une polémique Twitter, et je pense que ce n'est pas à la hauteur de ce qui est en train de se jouer aujourd'hui
00:15:06au Moyen-Orient et au Proche-Orient.
00:15:07Et moi, je ne trouve pas que ce soit une réponse adéquate.
00:15:09Et j'entends que l'on nous dit qu'il faut des symboles, il faut ceci, il faut cela.
00:15:13Moi, je pense qu'il faut de l'action.
00:15:14Et de l'action, ça veut dire ce qui va se passer dans quelques jours à New York.
00:15:17Moi, j'y serai.
00:15:18Et je pense qu'il faut accompagner, saluer cette démarche de la France,
00:15:21qui justement, contrairement à l'Espagne, parce que vous parliez de l'Espagne au début,
00:15:24contrairement à l'Espagne qui a déclaré qu'elle reconnaissait l'État de Palestine,
00:15:27et ça ne s'est pas du tout suivi des faits,
00:15:29lorsque la France l'a fait en plein milieu de l'été,
00:15:31plusieurs pays lui ont emboîté le pas, dont la Belgique il y a encore quelques jours.
00:15:35Et je pense qu'il faut le dire quand notre voix porte sur la scène internationale,
00:15:37et le rappeler, plutôt que de rentrer dans des polémiques sur Twitter.
00:15:40Est-ce que vous, Alma Dufour, vous saluez cet appel lancé par Olivier Faure hier ?
00:15:45Oui, enfin, oui, pourquoi pas ?
00:15:47Pourquoi pas ? Mais la question, elle n'est pas là.
00:15:48Vous parlez d'action concrète, d'action claire.
00:15:51Le problème de la reconnaissance de l'État palestinien,
00:15:53c'est qu'elle arrive très tard, elle arrive trop tard,
00:15:55et en fait, reconnaître l'État palestinien n'empêtera pas Netanyahou
00:15:57d'aller au bout de son plan génocidaire, en fait.
00:16:01Pardon, mais heureusement qu'il y a eu cette interruption du tour d'Espagne
00:16:05pour qu'on puisse reparler du nombre de morts qu'il y a à Gaza.
00:16:07Là, le chef, l'ancien chef de l'armée israélienne,
00:16:10vient d'admettre qu'il y avait eu plus de 200 000 morts.
00:16:12Est-ce qu'on va commencer à pinailler sur les chiffres ?
00:16:15Est-ce qu'on va dire, alors il faut les multiplier,
00:16:16puisque c'est le chef de l'armée israélienne ?
00:16:17Ce que je veux dire, c'est que ça fait des semaines
00:16:19qu'on n'entend plus parler de Gaza.
00:16:21L'ONU a dit que 500 000 personnes étaient en danger de mort imminente par famine.
00:16:26Ce que je suis en train de vous dire, c'est que moi,
00:16:27je vais partir sur une flottille humanitaire
00:16:29pour essayer de briser le blocus humanitaire dans pas très longtemps.
00:16:32Moi, ma réalité, c'est l'ambassadeur d'Israël qui dit
00:16:36« Ah, si les députés arrivent à rester en vie, tant mieux pour eux. »
00:16:38Sans aucune sanction, sans aucun émoi de la place politique.
00:16:42Est-ce que ce mode d'action, Alma Dufour…
00:16:44Juste pour finir, ma réalité, c'est mes proches qui me disent
00:16:46« Tu vas y laisser ta peau » et je ne suis pas la seule.
00:16:49Et c'est tous les humanitaires qui sont engagés dans les flottilles
00:16:51qui vivent ça aujourd'hui.
00:16:52Ça, c'est la vraie réalité.
00:16:53La vraie réalité, c'est qu'il y a un génocide qui est en train d'être commis
00:16:55et que l'Espagne et le président espagnol a pris des sanctions, pas la France.
00:16:59Est-ce que c'est le bon mode d'action ?
00:17:00Parce que vous voyez bien que d'aller sur un événement comme la Vuelta,
00:17:04ceux qui regardent le cyclisme, qui se passionnent,
00:17:05ils disent « Mais on ne comprend pas, même si on peut soutenir la cause palestinienne,
00:17:09pourquoi venir perturber ce genre d'événement ? »
00:17:11Ça n'a rien à voir.
00:17:12Alors déjà, si, puisqu'il y avait une équipe israélienne qui participait à la Vuelta.
00:17:16Comme toujours, la question de « On ne peut plus séparer le génocide d'art du sportif »
00:17:19au bout d'un moment.
00:17:20Ils ne sont pas israéliens, les cyclistes.
00:17:22Ah si ? Il y avait une équipe soutenue par Netanyahou en personne ?
00:17:26Le propriétaire de l'équipe, je parle sous votre contour,
00:17:28le propriétaire est une relation de Benyamin Netanyahou.
00:17:32Mais sur les 15 cyclistes de l'équipe, il n'y en a que deux qui sont israéliens.
00:17:35Les autres sont australiens, canadiens, français même.
00:17:38Moi, je ne vais pas juger les Espagnols qui, à la différence des Français aussi,
00:17:42se mobilisent beaucoup plus.
00:17:44Il y a une vraie empathie pour la cause palestinienne en Espagne.
00:17:49C'est leur pays, ils font ce qu'ils veulent.
00:17:51Et je pense effectivement que s'il y a un alignement entre le président et la rue,
00:17:55c'est parce qu'ils sont profondément choqués, scandalisés par ce qui se passe.
00:17:59Mais sans effet, pardon, sans effet, parce que lorsque vous voyez...
00:18:01La pauvre, on en parle.
00:18:03J'ai pu dire qu'il y avait 500 000 personnes qui étaient menacées.
00:18:05On ne parle jamais à la télé, madame.
00:18:07On en parle très souvent, bien sûr que si.
00:18:09Et l'honneur Carrois, chacun son tour.
00:18:10Le procès en mauvaise couverture journalistique, je pense qu'il n'est pas à la hauteur de ce qui est en train de se passer.
00:18:16Moi, ce qui m'intéresse aujourd'hui, c'est de voir comment on peut agir positivement.
00:18:19Et comment on peut agir aussi pour la reconstruction et pour la paix.
00:18:22À l'Assemblée nationale, il y a un groupe de liaison israël-palestine
00:18:25qui soutient des associations qui sont aujourd'hui sur le terrain,
00:18:28des associations israéliennes et palestiniennes,
00:18:30qui travaillent ensemble, les guerrières de la paix.
00:18:32Tout ça, peut-être qu'on n'en parle pas.
00:18:33Madame, vous avez compris que 200 000 morts ?
00:18:36Non, mais bien sûr que je le comprends.
00:18:38Deux ans d'inaction, d'aucune sanction diplomatique.
00:18:41Chacun son tour, s'il vous plaît.
00:18:43Chacun son tour, si, vous parlez, et l'honneur Carrois vous répond.
00:18:46Chacun son tour.
00:18:48Non, c'est un débat.
00:18:49Non, c'est pas un débat.
00:18:50Eh bien, nous, on agit.
00:18:51Et ce que je veux vous dire, c'est que ce que fait la France aujourd'hui,
00:18:53et ce qu'elle va faire aux Nations Unies,
00:18:54en étant un des premiers pays occidentaux à prendre cette décision
00:18:58et avoir des pays qui le suivent,
00:18:59parce qu'encore une fois, l'Espagne l'a fait,
00:19:00ça n'a pas été suivi des faits,
00:19:03et ça, on doit pouvoir le saluer.
00:19:04Et vous, vous êtes dans une obstruction permanente,
00:19:06dans une critique permanente.
00:19:08Et par rapport à ce qui s'est passé en Espagne, pardon.
00:19:11Est-ce que c'est une action que vous soutenez ou pas ?
00:19:13Les athlètes, les artistes ne sont pas comptables
00:19:16des actions d'un gouvernement que d'ailleurs,
00:19:17ils ne soutiennent souvent pas.
00:19:19Et il y a des manifestations aussi en Israël
00:19:21contre les actions de Benyamin Netanyahou.
00:19:23Et de mettre les personnes les unes contre les autres,
00:19:27de créer de la division,
00:19:28c'est pas ça qui apportera la paix Alma Dufour,
00:19:30et vous le savez.
00:19:30Tout le monde sera mort avant que vous ayez pris une action.
00:19:32En fait, je suis désolée, je suis très énervée.
00:19:35Et excusez-moi de ne pas vous laisser parler,
00:19:36mais vous avez eu 700 jours pour vous rendre compte
00:19:37de ce qui se passait.
00:19:38700 jours pour se rendre compte de l'état
00:19:40gravissime de la population à Gaza.
00:19:43Moi, tous les jours, je reçois des vidéos
00:19:44d'enfants qui sont en train de mourir, d'accord ?
00:19:46Donc à un moment donné, vous reconnaîtrez l'état palestinien,
00:19:48il n'y aura plus personne pour vivre dans l'état palestinien.
00:19:50Vous avez compris ça ou pas ?
00:19:51C'est une avancée quand même, c'est une avancée que vous saluez.
00:19:53Bien sûr que c'est une avancée, ça fait deux ans qu'on le demande,
00:19:55mais on n'en est plus là, on en est à briser le blocus humanitaire.
00:19:59Ces gens sont en train de mourir de...
00:20:00Vous croyez que ça leur fait quoi ?
00:20:02Une reconnaissance d'être un citoyen palestinien,
00:20:04alors qu'ils n'ont plus rien ?
00:20:05Vous faites construire un état.
00:20:07Quand est-ce que vous allez prendre le Hamas qui a tué 50 de nos concitoyens ?
00:20:13Les responsables politiques français, européens en général,
00:20:18suivent aussi en grande partie l'évolution de l'opinion publique.
00:20:22Or, il y a au moment du 7 octobre,
00:20:24c'était extrêmement rare de trouver des Européens
00:20:26qui soient sympathiques vis-à-vis de la cause palestinienne,
00:20:29même s'ils l'ont toujours soutenu.
00:20:30Aujourd'hui, c'est moins 50 points en moyenne
00:20:34dans la plupart des grands pays européens.
00:20:36Et donc, oui, les responsables politiques s'adaptent à ça.
00:20:38Je suis d'accord avec vous que c'est effectivement tard,
00:20:41mais c'est quand même une prise de position.
00:20:43Heureusement qu'elle arrive aujourd'hui.
00:20:44Heureusement.
00:20:45Le gouvernement qui s'empare de cette question,
00:20:48et l'exécutif, ce sera le 22 septembre.
00:20:49Et le gouvernement, en attendant, il est aussi sur la question sociale.
00:20:52Autre débat, évidemment, qui pourrait vous passionner,
00:20:54mais on l'ouvrira tout à l'heure.
00:20:55Dans quelques minutes maintenant,
00:20:56parce que Sébastien Lecornu reçoit aujourd'hui plusieurs syndicats.
00:21:00Ce sera dans quelques minutes.
00:21:01Voilà pour la suite du programme.
00:21:02A tout de suite.
00:21:02Il multiplie les rendez-vous.
00:21:06Le nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu,
00:21:08pour adoucir les syndicats.
00:21:10Il reçoit aujourd'hui la CFTC et la CGT.
00:21:13Justement, on va aller à Matignon directement
00:21:15pour retrouver Hugo Capilli qui est sur place.
00:21:17Hugo, dites-nous quel est le programme
00:21:18et que doit dire le Premier ministre à ses invités ce matin.
00:21:24Sébastien Lecornu qui reprend ses consultations ce matin à Matignon.
00:21:27Il va recevoir à 11h Sophie Binet de la CGT.
00:21:31Il y aura d'autres syndicats reçus cet après-midi,
00:21:34d'autres syndicats reçus demain.
00:21:36Demain, justement, ça fera exactement 7 jours
00:21:38que Sébastien Lecornu a été nommé à Matignon.
00:21:40Alors cette semaine, il va continuer à dérouler sa méthode,
00:21:43montrer qu'il est en rupture avec son prédécesseur.
00:21:46C'est vrai que le nouveau Premier ministre
00:21:47a tenté de soigner son image auprès des Français,
00:21:50auprès des syndicats en revenant sur cette mesure.
00:21:53La suppression de deux jours variés,
00:21:55ça ne devrait pas suffire pour calmer la colère sociale
00:21:58à l'approche des manifestations, des grèves
00:21:59de ce jeudi 18 septembre.
00:22:02Sébastien Lecornu qui a également tenté ces derniers jours
00:22:04de soigner son image auprès des partis politiques.
00:22:07D'ailleurs, il va recevoir les partis d'opposition,
00:22:09les partis de gauche ce mercredi,
00:22:11les écologistes, les communistes, les socialistes
00:22:13qui sont attendus du côté de Matignon.
00:22:16Sébastien Lecornu qui a dit qu'il était prêt
00:22:18à parler de justice fiscale.
00:22:21Les socialistes risquent de faire monter les enchères.
00:22:24Ils veulent notamment une taxe sur les plus hauts revenus.
00:22:26On verra donc dans les prochains jours
00:22:27jusqu'où est prêt à aller Sébastien Lecornu.
00:22:30Semaine décisive pour le nouveau Premier ministre.
00:22:33Oui, avec l'échéance notamment, non pas du 26,
00:22:35mais du 25 septembre pour les agriculteurs.
00:22:37Petite correction par rapport à ce qui est affiché sur l'écran.
00:22:38Merci beaucoup Hugo.
00:22:40Vous êtes avec Philippe Vigneault pour les images.
00:22:43Des rendez-vous qui interviennent, vous venez de le dire,
00:22:45alors que la forte mobilisation syndicale se profile.
00:22:48Ce sera donc ce jeudi.
00:22:49Que sait-on à ce stade des perturbations prévues ?
00:22:51On va se projeter d'ores et déjà grâce à nos éclaireurs.
00:22:54Et c'est Fanny Weckscheider qui nous éclaire ce matin.
00:23:00Dites-nous Fanny, à quoi faut-il s'attendre ?
00:23:01Bonjour Julien.
00:23:02Eh bien, il va falloir s'attendre à une mobilisation bien plus massive
00:23:04que celle du 10 septembre dernier à l'initiative de citoyens.
00:23:09Quelques 200 000 Français avaient s'était mobilisés.
00:23:12Cette fois-ci, ce sont les syndicats, une large intersyndicale, vous voyez,
00:23:15qui appellent à la mobilisation, donc qui s'apprêtent à être bien plus importante.
00:23:19Tout d'abord, regardez les perturbations annoncées dans le secteur des transports,
00:23:23secteur du rail tout d'abord.
00:23:25Trois syndicats de la SNCF annoncent des suppressions de trains, de TER, d'intercités.
00:23:31Les prévisions seront détaillées d'ici demain soir.
00:23:34À la RATP, en région parisienne également, il y aura des perturbations.
00:23:37Quatre syndicats appellent à des mobilisations et des coupures de services
00:23:41dans le métro, le bus, le RER ou encore le service de Transilien.
00:23:44Et dans l'aérien également, pour l'instant, c'est Air France au niveau des compagnies
00:23:47qui annonce donc par trois syndicats de la compagnie des mesures de grève.
00:23:53Là où le principal syndicat des contrôleurs aériens,
00:23:57qui avait initialement prévu une mobilisation le 18 septembre,
00:24:00elle a décidé de la reporter début octobre.
00:24:03Et on aura le détail des perturbations 24 heures plus tôt.
00:24:06Est-ce qu'il faut aussi s'attendre à un jeudi noir dans les secteurs de santé
00:24:09et puis surtout à l'école pour tous les parents qui nous regardent ?
00:24:11Ça va être très compliqué. En effet, regardez ces prévisions au niveau de la santé.
00:24:15Les pharmaciens appellent à fermer les officines,
00:24:17notamment après les annonces qui ont été faites sur la réduction de leur marge
00:24:22sur les médicaments génériques.
00:24:23Les kinésithérapeutes libéraux également, par la voix de l'un de leurs syndicats,
00:24:27appellent à fermer leurs cabinets.
00:24:29Et puis au niveau des hôpitaux, ça va être difficile évidemment,
00:24:32en dehors des services d'urgence.
00:24:34Au niveau de l'éducation, vous le disiez, très compliqué.
00:24:36Et également, plusieurs syndicats se joignent à l'intersyndical pour fermer des écoles,
00:24:40des collèges, des lycéens et étudiants également appellent à des manifestations.
00:24:45Et ce sera également compliqué dans les crèches ou encore certaines cantines scolaires.
00:24:49Voilà pour certains de ces secteurs.
00:24:51Il y en a encore beaucoup d'autres.
00:24:52Oui, alors justement, quels sont les autres secteurs qui seront touchés ?
00:24:54Alors il y en a qui vont poursuivre des mouvements déjà entrepris.
00:24:57C'est le cas notamment dans l'énergie.
00:24:58Des électriciens et gaziers, ils sont déjà en grève depuis le 2 septembre dernier.
00:25:02Dans la fonction publique, des services administratifs appellent à fermer les mairies,
00:25:06les préfectures ou les centres des impôts de manière également significative.
00:25:10Et chez les chauffeurs VTC également, c'est le syndicat FOINV qui appelle les chauffeurs de ce syndicat
00:25:16tout simplement à se déconnecter de leur application.
00:25:18Merci beaucoup Fanny.
00:25:19Et pour les agriculteurs, ce sera bien le 26.
00:25:21Voilà, pense sur les doigts.
00:25:23Le 26, cette mobilisation, ça a été changé en fait.
00:25:2625 dans un premier temps, puis 26.
00:25:27Nous sommes ici en plateau avec Fanny Dacoster pour la CGT.
00:25:32Dites-nous, ça va être une démonstration de force jeudi ou pas ?
00:25:34C'est surtout une démonstration des revendications sociales portées par les travailleurs.
00:25:38Oui, mais est-ce que vous attendez beaucoup, beaucoup de monde ?
00:25:40Bien sûr, et on invite d'ailleurs toute la population à rejoindre le mouvement
00:25:42pour faire entendre enfin les revendications sociales.
00:25:45Ça fait trop longtemps qu'elles ne sont pas entendues.
00:25:47Elles ont été un peu entendues ce week-end quand même.
00:25:48Vous avez lu l'interview de Sébastien Lecornu qui dit
00:25:50la suppression des jours fériés, c'est fini.
00:25:52Oui, peut-être, mais enfin s'ils voulaient vraiment être dans la rupture,
00:25:55ils supprimeraient d'abord le budget Bayrou pour repartir d'une page blanche.
00:25:58Parce que les jours fériés, ok, mais on savait dès le départ
00:26:01que c'est quelque chose qui pouvait être enlevé.
00:26:03C'est un petit peu comme un chiffon rouge, c'est ce qui a un petit peu focalisé les débats.
00:26:07Mais les mesures du budget Bayrou sont bien plus graves.
00:26:09Alors, il y a notamment ces demandes de la CFDT qui disent
00:26:11« c'est pas aux travailleurs de payer la note ».
00:26:13Ça veut dire quoi concrètement ?
00:26:14C'est quoi ces mesures qui frappent les travailleurs que vous dénoncez ?
00:26:17C'est l'année blanche par exemple, le gel des prestations sociales,
00:26:19le gel des salaires des fonctionnaires, tout ce gel qui va encore une fois
00:26:23atteindre le pouvoir d'achat des Français,
00:26:25qui a déjà été bien entamé par les différentes crises
00:26:28qui ont été connues ces derniers temps.
00:26:31Et en fait, ce qui se passe, c'est que les cadeaux vont toujours au même endroit,
00:26:35c'est-à-dire vers le patronat, vers les grandes entreprises
00:26:37où les bénéfices n'ont jamais été aussi grands.
00:26:39C'est pas nous qui le disons.
00:26:40Ce sont parfois des magazines qui ne sont pas réputés de gauche,
00:26:44qui estiment que les 500 plus grandes fortunes ont multiplié leur richesse par 5.
00:26:48Et à un moment donné, il faut plus de justice fiscale,
00:26:51de justice sociale dans ce pays.
00:26:53Et ça fait longtemps qu'on n'en a pas eu.
00:26:55Hélène Urkaroua est à vos côtés.
00:26:57Je rappelle que vous êtes députée, députée macroniste.
00:27:00Vous répondez à quoi à Fadida Costa quand elle présente ses revendications ?
00:27:04Et sur quoi vous êtes prête à céder en plus
00:27:06par rapport à cette version 1 du projet de budget Sébastien Lecornu ?
00:27:09Au-delà du jour férié ?
00:27:10Moi, j'aimerais déjà vous rassurer, madame,
00:27:12sur le fait que le Premier ministre a clairement indiqué
00:27:15qu'il était en train de faire des consultations.
00:27:18Et d'ailleurs, il reçoit en ce moment même dans son bureau
00:27:20des organisations syndicales, différents membres de partis politiques
00:27:23pour les écouter, pour construire, co-construire un budget.
00:27:26Et d'ailleurs, ce budget, une fois qu'il nous sera présenté,
00:27:28vous savez très bien qu'ensuite, il y a un débat à l'Assemblée nationale.
00:27:32Et nous, parlementaires, déposons des amendements.
00:27:34C'est ensuite au Sénat et ça revient à l'Assemblée.
00:27:36Donc, il ne faut pas se dire, on sait déjà quelle sera la fin de l'histoire.
00:27:40Et moi, je trouve plutôt encourageant d'avoir un Premier ministre
00:27:43qui montre qu'il parle non seulement avec des représentants politiques
00:27:46qui peuvent avoir des intérêts politiciens ou pas, d'ailleurs,
00:27:49mais qu'il parle aussi avec les représentants syndicaux.
00:27:52Et je pense que ce qui est important, et ce qui me semble intéressant, moi,
00:27:55c'est qu'on ait une idée très précise des revendications.
00:27:57Après, on peut être d'accord ou pas d'accord.
00:27:59Il y a pas mal de choses avec lesquelles je ne serais évidemment pas d'accord.
00:28:01Mais je pense que de savoir quelle est l'origine de cette colère
00:28:04et de pouvoir trouver des solutions et d'être dans une démarche constructive,
00:28:07c'est absolument nécessaire.
00:28:08Quand on fait le parallèle, par exemple, avec un mouvement comme le mouvement Bloquons-Tout,
00:28:12où le mot d'ordre était vraiment très diffus, c'était une forme de nébuleuse.
00:28:15Et d'ailleurs, c'était une bonne chose que les syndicats n'y participent.
00:28:17Il tend la main avec des mesures revendiquées par la gauche qui pourraient être reprises.
00:28:22Agnès, c'est vrai, vous qui faites partie en tant que LR du socle commun,
00:28:25avec des LR qui étaient présents dans l'ancien gouvernement,
00:28:30qui pourraient l'être dans le nouveau.
00:28:31Est-ce que ces pistes qui se profilent, elles vous inquiètent, elles vous choquent, elles vous dérangent ?
00:28:36Écoutez, très sincèrement, oui, ça me dérange,
00:28:39parce que tout le monde sait, en fait, que le bail de Sébastien Lecornu à Matignon
00:28:43sera assez précaire, par définition.
00:28:45On a eu cinq premiers ministres depuis 2022.
00:28:48Mais il risque d'être encore plus précaire s'il cède totalement à la démagogie de la gauche, en fait.
00:28:53Parce qu'aujourd'hui, les Français veulent quoi ?
00:28:55Ils veulent moins d'immigration, ils veulent plus de sécurité et ils veulent surtout moins d'impôts.
00:28:59Et quand on regarde le programme économique de la gauche, avec 27 milliards d'impôts supplémentaires
00:29:03sur les entreprises et les patrimoines, on se dit qu'en effet, alors que la note de la France a été dégradée,
00:29:09là, on va direct dans le mur, en fait.
00:29:11Et vous répondez quoi à la CGT qui vous dit, non, les entreprises, elles sont très bien traitées, trop bien traitées ?
00:29:15Vous savez, les entreprises, aujourd'hui, elles n'investissent plus.
00:29:18Malheureusement, les TPE, les PME souffrent aujourd'hui, on a une croissance quasi nulle,
00:29:22et on a besoin, en fait, des entreprises pour créer de la richesse et de l'emploi.
00:29:26Donc, j'entends parfaitement la colère et l'inquiétude.
00:29:29C'est pour ça que le pays, d'ailleurs, a besoin de stabilité.
00:29:32Et le prix de la stabilité, c'est de trouver des compromis.
00:29:34Donc, moi, j'entends parfaitement ce que vous dites sur l'année blanche.
00:29:36D'ailleurs, à titre personnel, j'y étais opposée, parce que pour moi, c'est l'absence de courage total,
00:29:40alors que la France a besoin, aujourd'hui, de réformes structurelles.
00:29:44Moi, je dis juste quelque chose, c'est qu'aujourd'hui, la droite reconnaît,
00:29:48elle est consciente qu'on a fait des choses à l'envers.
00:29:49C'est-à-dire qu'on était entrés au gouvernement sans avoir établi de feuilles de route précises,
00:29:55avec les convictions qui étaient les nôtres.
00:29:56Aujourd'hui, on fait des concessions.
00:29:58Par exemple, vous avez parlé, justement, des grandes fortunes.
00:30:00Moi, je suis pour commettre un terme à tous ces dispositifs, comment dire,
00:30:07qui, enfin, mettre un terme, pardon, à la suroptimisation fiscale, justement.
00:30:12Vous dites que la participation des LR au gouvernement n'est pas automatique.
00:30:15Je le dis très franchement, elle n'est pas automatique.
00:30:17D'autant qu'on le voit bien, aujourd'hui, il y a une surenchère, en fait, de la gauche.
00:30:21Et on a le sentiment que Sébastien Lecornu est en train de céder, en fait, à cette gauche-là.
00:30:25Et encore une fois, c'est très, très important de se dire, aujourd'hui,
00:30:28que la France a besoin de stabilité, mais que ce ne sera pas, pour nous, à n'importe quel prix.
00:30:32Réponse Fénida Coster.
00:30:33Moi, j'ai envie de dire qu'il y a des choses sur lesquelles
00:30:35les revendications de la CGT vont trouver un écho à l'Assemblée nationale,
00:30:39puisque vous dites que ça va être discuté après à l'Assemblée nationale.
00:30:42Nous, ce qu'on demande, dans un premier temps, au nouveau Premier ministre,
00:30:45c'est l'abrogation des retraites, de la réforme des retraites.
00:30:48– Mais ça, vous ne l'aurez pas.
00:30:49– Sauf qu'il me semble que l'Assemblée nationale est aussi d'accord pour l'abrogation.
00:30:52Il y a déjà eu un vote, notamment, alors pas sur la loi,
00:30:55puisque c'est passé par A49-3, mais il y a eu une motion qui a été votée
00:30:59et qui a été largement adoptée.
00:31:00Donc, je pense que ça, déjà, il y a un accord entre la population et l'Assemblée nationale.
00:31:03Donc, il faut que la réforme des retraites soit abrogée
00:31:06et qu'on revienne à 62 ans dans un premier temps.
00:31:08– Si vous mettez ça en préalable, il n'y aura pas de discussion.
00:31:10– Je ne sais pas.
00:31:11Vous savez quand même que cette réforme des retraites,
00:31:13ça a été un point de rupture avec la population.
00:31:15La population n'en voulait pas.
00:31:17La plupart des membres élus à l'Assemblée nationale n'en voulaient pas.
00:31:21– Oui, mais est-ce qu'on est dans un moment où chacun tend la main à l'autre ?
00:31:24C'est ce que vous avez dit, Eleanor Carrois, il y a quelques instants.
00:31:26Est-ce que la CGT aussi peut dire, ok, on est prêt à des concessions ?
00:31:30La CFDT, par exemple, elle est sur 63 ans.
00:31:32– Mais pas de concessions sur la réforme des retraites.
00:31:34– D'accord, d'accord.
00:31:34– Chez tous nos voisins européens, les salariés travaillent jusqu'à 65 ans,
00:31:38en Italie, en Espagne, en Allemagne.
00:31:40Nous, on travaillera trois ans de moins que les autres.
00:31:41– Oui, bien sûr, mais prendre le pire du pire de tous les autres pays européens
00:31:44n'est pas forcément l'assaut.
00:31:45– On a raison contre tous les autres pays ?
00:31:47– Non, pas forcément.
00:31:47Il y a d'autres pays européens qui ont certainement des mesures
00:31:49que nous n'avons pas non plus.
00:31:50Je pense qu'il faut comparer les systèmes avec les autres systèmes.
00:31:55Par exemple, vous parlez, excusez-moi, je finis juste là-dessus.
00:31:58Vous dites qu'ailleurs, on travaille plus longtemps.
00:31:59Mais est-ce qu'ailleurs, il y a autant de morts au travail qu'en France ?
00:32:02Par exemple, comparons ce qui est comparable.
00:32:04– Alors, il faut regarder ici.
00:32:05– Moi, j'entends parfaitement ce que vous dites, Madame,
00:32:07mais est-ce que vous savez qu'en fait,
00:32:08cette réflexion a été faite pour sauver notre système par répartition ?
00:32:11C'est la noblesse, justement, de dire que c'est des générations
00:32:14qui vont s'entraider pour sauver, en fait, ceux qui aujourd'hui…
00:32:17– Mais qu'est-ce que…
00:32:18– Mais alors, quelle est la solution alternative ?
00:32:20On baisse les cotisations ?
00:32:22– Déjà, qu'est-ce qui a abîmé le système par répartition ?
00:32:25Tout ce qui a été enlevé comme cotisation patronale, déjà,
00:32:28ça affaiblit le financement de tout ce qui est prestations sociales
00:32:32et notamment des retraites.
00:32:33– Madame, répondez juste à ma question.
00:32:34Est-ce que l'alternative, c'est de baisser les pensions
00:32:36ou d'augmenter les cotisations ?
00:32:37– Non, l'alternative, c'est déjà, par exemple,
00:32:39de payer les femmes autant que les hommes.
00:32:40Ça rapporterait des milliards.
00:32:41– Vous avez raison.
00:32:42– Voilà, déjà, premièrement.
00:32:44L'augmentation générale des salaires, pareil.
00:32:47Non seulement, ça financerait le système de retraite,
00:32:50mais en plus, ça remplirait les carnets de commandes
00:32:52et donc, ça ferait du bien aux enfants.
00:32:53– Et l'honore Carouane, deux choses.
00:32:54D'abord, la réponse à Agnès Sévrenne
00:32:56quand elle dit que la participation n'est pas automatique
00:32:58et la réponse aussi au patron du MEDEF,
00:33:00hier, Patrick Martin, qui dit
00:33:01« Si vous lâchez trop, les patrons vont se mobiliser ».
00:33:04– Mais c'est normal que chacun explique
00:33:07quelles sont ses priorités.
00:33:08Moi, je n'ai pas envie de parler de ligne rouge
00:33:09parce que sinon, on ne va pas s'en sortir.
00:33:11Mais qui explique quelles sont, finalement,
00:33:12ses priorités, sur quoi ils veulent mettre l'accent.
00:33:15Mais vous l'avez dit,
00:33:15et je pense que tout le monde dans ce plateau
00:33:17est d'accord, sur ce plateau est d'accord,
00:33:18sur le fait que s'il n'y a pas de compromis,
00:33:20si on n'arrive pas à trouver une ligne de crête
00:33:22avec des personnes qui pensent des choses très différentes,
00:33:25mais qui, je l'espère, ont à cœur l'intérêt
00:33:26de leur pays et de leurs concitoyens,
00:33:29on ne va pas y arriver.
00:33:29Donc, encore une fois, moi, je me concentre sur la méthode.
00:33:31Ça fait sept jours seulement
00:33:32que Sébastien Lecornu a été nommé Premier ministre.
00:33:35Moi, ce que je vois, c'est quelqu'un qui est en action,
00:33:37sur le terrain, qui parle aux régions,
00:33:40qui parle aux municipalités,
00:33:41qui parle aux différents acteurs
00:33:42et qui reçoit tout le monde à Matignon.
00:33:44Moi, je lui souhaite véritablement
00:33:45de réussir à trouver ce budget de compromis
00:33:46et ses orientations.
00:33:47– On aimerait bien qu'il nous parle aussi un petit peu à nous
00:33:48pour nous dire concrètement ce qu'il va faire.
00:33:50Parce que pour l'instant, ce n'est pas très, très clair.
00:33:52Mais on verra ce qui sort de ces réunions.
00:33:53– Il faut déjà qu'il consulte en réalité.
00:33:54– Et on verra ce qu'en pensent nos éditorialistes
00:33:57qui vont se pouiller maintenant
00:33:57parce que c'est l'heure des points de vue.
00:34:02– Et en commençant par l'économie,
00:34:04parce que Lucie, c'est un sujet qu'on vient d'aborder
00:34:06il y a quelques instants.
00:34:07Il y a ce coup de gueule des troncs,
00:34:09et notamment du président du MEDEF,
00:34:10hier donc dans les colonnes du Parisien, Patrick Martin,
00:34:12il dit si les impôts et les charges
00:34:14augmentent pour les entreprises,
00:34:16on va se mobiliser.
00:34:17Et bien vous, vous leur dites,
00:34:18franchement, vous feriez mieux de vous taire.
00:34:20– Oui, je crois que c'est un peu maladroit
00:34:21parce que plus les patrons se font entendre,
00:34:23plus ils se font détester en France.
00:34:24La France, historiquement, est un pays
00:34:26qui n'aime pas les patrons.
00:34:28Et c'est encore plus le cas en ce moment
00:34:29avec la montée des populismes
00:34:30qui détestent les élites.
00:34:32C'est d'autant plus maladroit
00:34:34que la politique d'Emmanuel Macron,
00:34:35elle a été assez favorable au patronat
00:34:37ces sept dernières années.
00:34:39Il n'y a donc pas grand monde pour les plaindre.
00:34:41Et c'est d'ailleurs là-dessus
00:34:42qu'a surfé Sophie Binet,
00:34:44la patronne de la CGT ce matin.
00:34:46Elle a dit, il faut que les patrons
00:34:47retrouvent la voie de la décence,
00:34:48ils passent leur temps à pleurnicher.
00:34:50Voilà, elle a dit ça sur TF1.
00:34:51Et ça, ça parle à pas mal de monde.
00:34:54En plus, les syndicats patronats,
00:34:55ils sont très divisés,
00:34:56beaucoup plus que les syndicats de salariés.
00:34:59Les PME sont énervées
00:35:00car elles payent beaucoup plus d'impôts
00:35:01que les grandes entreprises.
00:35:03Elles payent en moyenne 21% d'impôts
00:35:05sur les sociétés
00:35:05alors que les grandes boîtes sont à 14%.
00:35:07Vous aurez donc du mal
00:35:08à mettre tous ces patrons
00:35:09dans la même salle.
00:35:11Effectivement, c'est compliqué
00:35:12de mettre tout le monde d'accord, Lucie.
00:35:13Mais est-ce que vous, vous allez y arriver ?
00:35:15En fait, on voit dans l'histoire
00:35:17qu'il n'y a pas eu tant de mobilisation
00:35:19des patrons qui ont réussi
00:35:21la dernière grande mobilisation.
00:35:22Je ne sais pas si vous vous en souvenez.
00:35:23Elle date de 1982.
00:35:25Il y avait presque 25 000 patrons
00:35:27qui s'étaient réunis à Villepinte,
00:35:29au nord de Paris.
00:35:30C'était pour protester à l'époque
00:35:31contre la politique de François Mitterrand.
00:35:33Il disait, nous demandons moins d'État,
00:35:35moins d'administration,
00:35:36moins de bureaucratie.
00:35:37Donc, vous voyez que ça n'a pas pris une ride.
00:35:39Ils n'avaient rien obtenu de concret à l'époque,
00:35:41si ce n'est que l'Élysée avait dit,
00:35:42on va les recevoir,
00:35:43on va mieux les écouter.
00:35:45Aujourd'hui, les patrons,
00:35:46ils sont plutôt bien écoutés.
00:35:47Ils vont souvent à Bercy,
00:35:48ils vont souvent à l'Élysée.
00:35:50Leur crainte aujourd'hui,
00:35:50c'est surtout d'être de moins en moins entendus.
00:35:52Oui, c'est ça.
00:35:52Ils sont traités, comme on dit,
00:35:54par le gouvernement, les patrons.
00:35:56Mais évidemment,
00:35:56ils aimeraient bien être traités
00:35:58un petit peu plus.
00:36:00Guillaume Daré,
00:36:01on ne traite pas que les patrons
00:36:02du côté du gouvernement.
00:36:04On essaie de traiter un petit peu
00:36:05tout le monde en ce moment.
00:36:07On voit le Premier ministre
00:36:07qui essaie de marcher
00:36:09sur à peu près tous les terrains.
00:36:12Le Premier ministre qui,
00:36:13notamment hier,
00:36:14il n'a pas annoncé
00:36:15que la suppression des deux jours fériés
00:36:17il a aussi annoncé,
00:36:19ça avait déjà été annoncé par le passé,
00:36:20c'est pour ça qu'on est prudent,
00:36:21mais la fin des privilèges
00:36:23pour certains anciens ministres,
00:36:25il y a les Premiers ministres,
00:36:26il y a les ministres de l'Intérieur,
00:36:27même s'ils ont été ministres de l'Intérieur
00:36:28pendant trois quarts d'heure,
00:36:29protection à vie,
00:36:31chauffeur et compagnie.
00:36:32Et évidemment,
00:36:33quand on voit ça,
00:36:34quand on apprend ça,
00:36:34quand on apprend que c'est toujours en cours,
00:36:36on est toujours un peu sidéré.
00:36:37Donc vous dites,
00:36:38bah oui, bien sûr.
00:36:39Je veux dire, bien sûr,
00:36:40mais je vais peut-être vous faire hurler,
00:36:41mais financièrement,
00:36:42ce n'est pas très utile derrière.
00:36:43C'est le symbole !
00:36:44Symboliquement, oui, bien sûr,
00:36:46c'est important pour dire à tous les Français,
00:36:48il faut faire des efforts,
00:36:49mais on recherche combien aujourd'hui ?
00:36:51Allez, 44 milliards,
00:36:53allez, même peut-être 35,
00:36:54s'il y a des économies,
00:36:56finalement, si Sébastien Lecornu,
00:36:57pour négocier avec les socialistes,
00:36:58dit c'est un peu moins,
00:36:59mais regardez combien ça coûte,
00:37:014, 1,580,000 euros.
00:37:04Alors, ok, c'est symbolique,
00:37:05mais ce n'est pas avec ça
00:37:06qu'on va réduire le déficit.
00:37:08Autre réserve aussi,
00:37:10le secrétaire particulier.
00:37:11Ce qu'on voit, c'est les anciens premiers ministres,
00:37:13mais il y a aussi les ministres de l'Intérieur.
00:37:14Oui, mais je vais vous dire,
00:37:15on va y venir,
00:37:16vous allez voir combien ça coûte.
00:37:18Mais parmi les premiers ministres,
00:37:19ceux qui coûtent le plus cher,
00:37:20d'ailleurs, l'an dernier, en 2014,
00:37:21Dominique de Villepin,
00:37:22Bernard Cazeneuve,
00:37:23Jean-Pierre Raffarin.
00:37:24Dominique de Villepin,
00:37:25qui a dit hier devant Anne-Sophie Lapix
00:37:27que, bien sûr,
00:37:28qu'il fallait supprimer ces privilèges-là.
00:37:29Absolument.
00:37:30Combien coûtent les anciens premiers ministres ?
00:37:33Un peu plus de 200 000 euros
00:37:34pour Dominique de Villepin l'an dernier.
00:37:37Ils ont donc droit à un secrétariat particulier
00:37:38pendant 10 ans,
00:37:40mais seulement jusqu'à 67 ans.
00:37:41Ça veut dire quoi ?
00:37:42Déjà, il y a eu des choses
00:37:43qui ont été retoquées.
00:37:44Michel Barnier,
00:37:4590 jours à Matillon,
00:37:46il y a 74 ans,
00:37:47au moins lui,
00:37:48déjà,
00:37:49il n'y en aura pas,
00:37:50justement.
00:37:51Ça montre à quel point
00:37:52c'est n'importe quoi.
00:37:53Donc bon,
00:37:53déjà, ça n'existait pas.
00:37:55Il y avait déjà aussi des réserves
00:37:55qui avaient été faites.
00:37:56Par exemple,
00:37:56si vous avez une fonction
00:37:57qui vous permet un soutien financier
00:37:59ou matériel,
00:38:00vous n'avez plus droit
00:38:00à ces avantages.
00:38:02Laurent Fabius,
00:38:02quand il était au Conseil constitutionnel,
00:38:03il n'avait plus droit.
00:38:04Jean Castex,
00:38:05à l'air à taper.
00:38:06Ça veut dire,
00:38:06en gros,
00:38:07si vous ne bossez pas,
00:38:08vous y avez droit.
00:38:08Si vous bossez...
00:38:09C'est ça.
00:38:10Mais ce qui coûte le plus cher,
00:38:12c'est pour ça que je me fais
00:38:12un peu poil à gratter là-dessus,
00:38:14on voyait les sommes
00:38:14qui sont affichées
00:38:16pour le secrétaire particulier,
00:38:18le chauffeur,
00:38:18tout ça.
00:38:191,580,000 euros,
00:38:20on le disait l'an dernier.
00:38:21En réalité,
00:38:22ce n'est pas ça
00:38:22qui coûte le plus cher.
00:38:23Ce qui coûte le plus cher,
00:38:25c'est la sécurité,
00:38:26les officiers de sécurité
00:38:27qui sont dévolus
00:38:29aux anciens premiers ministres
00:38:30et aux ministres de l'Intérieur,
00:38:32aux anciens ministres de l'Intérieur.
00:38:33Parce que ce n'est pas compris
00:38:33dans les sommes.
00:38:33Ce n'est pas compris là-dedans.
00:38:34Ça représentait 2,8 millions d'euros
00:38:37pour les chiffres,
00:38:38par exemple,
00:38:38de 2019-2020.
00:38:40Alors quand je vous dis
00:38:41qu'effectivement,
00:38:41c'est symbolique,
00:38:42c'est important,
00:38:43mais ce qui a été renié
00:38:44ou annoncé comme renié,
00:38:45ce n'est pas forcément
00:38:46très utile financièrement,
00:38:47c'est que les 2,8 millions d'euros
00:38:48qui relèvent de la sécurité,
00:38:50ça, personne ne veut y toucher.
00:38:52Et honnêtement,
00:38:52même parmi les opposants politiques,
00:38:54la France Insoumise
00:38:55ou le Rassemblement National,
00:38:56personne ne dit
00:38:57qu'il faut retirer
00:38:58les officiers de sécurité
00:38:59aux anciens ministres
00:39:00de l'Intérieur
00:39:00ou aux anciens premiers ministres.
00:39:01Ça dépend pour qui
00:39:02les services de police
00:39:03savent évaluer la menace.
00:39:05Ils le font tout le temps.
00:39:06Tout à fait.
00:39:06Ils sont très bons pour le faire.
00:39:07Mais ça, personne ne veut y toucher.
00:39:08Même la France Insoumise,
00:39:09personne ne dit
00:39:10qu'il faut enlever
00:39:10les officiers de sécurité
00:39:11aux anciens premiers ministres.
00:39:12Ou aux ministres de l'Intérieur,
00:39:13même quand ils ont été ministres
00:39:1415 jours il y a 20 ans,
00:39:16il ne faut pas y toucher.
00:39:17Il y en a qui ont renoncé
00:39:18d'eux-mêmes.
00:39:18C'est vrai.
00:39:19Ah bon ?
00:39:20Oui, François Baroin, par exemple.
00:39:21Ah bon ?
00:39:22Jean Castex.
00:39:22D'accord.
00:39:23Ah Jean Castex, oui.
00:39:24On connaît tous la photo
00:39:25dans le métro de Jean Castex.
00:39:27Souvent, les autres pays d'Europe
00:39:29sont beaucoup plus exemplaires
00:39:30que la France
00:39:30sur ces questions-là,
00:39:31notamment dans le nord de l'Europe.
00:39:33On ne va pas aller dans le nord,
00:39:34mais on va aller à l'ouest,
00:39:35François, avec vous,
00:39:36voir ce qui s'est passé
00:39:37du côté du Royaume-Uni ce week-end.
00:39:38Il y a eu ces manifs monstres
00:39:39à Londres, manif anti-immigration.
00:39:42Et vous, ce matin,
00:39:42vous faites le parallèle
00:39:43entre le Royaume-Uni et la France
00:39:45et vous dites,
00:39:45mais ces manifestations,
00:39:46et pourquoi elles n'arrivaient pas en France ?
00:39:48C'est vrai qu'il y a
00:39:48d'énormes points de similitude.
00:39:50Évidemment que le premier point de comparaison,
00:39:53c'est la thématique de l'immigration
00:39:54au Royaume-Uni comme en France.
00:39:56Elle fait partie des cinq sujets prioritaires
00:39:59de préoccupation des Britanniques
00:40:01comme des Français.
00:40:02Le deuxième point de similitude,
00:40:03c'est évidemment le contexte.
00:40:05Les gouvernements britanniques et français
00:40:07sont à un degré d'impopularité
00:40:09jamais atteint.
00:40:10Et pourtant,
00:40:11Keir Starmer est là depuis un an,
00:40:13Emmanuel Macron depuis huit ans,
00:40:14et pourtant,
00:40:15c'est le même degré d'impopularité.
00:40:17Et puis,
00:40:18le troisième point,
00:40:19c'est évidemment
00:40:19les perspectives électorales.
00:40:21Parce que,
00:40:21au Royaume-Uni comme en France,
00:40:23l'extrême droite est en tête
00:40:24dans les intentions de vote.
00:40:26Je vous ai préparé
00:40:27les intentions de vote
00:40:28au Royaume-Uni
00:40:28si les élections devaient avoir lieu
00:40:30demain.
00:40:31En cas d'élection anticipée,
00:40:33eh bien,
00:40:34le réforme UK,
00:40:36c'est-à-dire le parti
00:40:37d'extrême droite
00:40:37de Nigel Farage,
00:40:38regardez,
00:40:38ils seraient largement en tête
00:40:41devant le parti travailliste.
00:40:43Et ce qui est incroyable,
00:40:44c'est que
00:40:45ils ont perdu,
00:40:47les partis au pouvoir
00:40:48ont perdu pratiquement
00:40:50dix points,
00:40:51largement,
00:40:52depuis le début
00:40:53de leur exercice.
00:40:54Et on voit bien
00:40:55que les partis traditionnels
00:40:56sont en chute libre
00:40:57et que l'extrême droite
00:40:59est largement en tête.
00:41:01Est-il possible
00:41:02que le gouvernement
00:41:04travailliste tombe
00:41:04dans ces circonstances
00:41:05ou pas ?
00:41:05Difficilement,
00:41:07parce que le parti
00:41:08travailliste aujourd'hui
00:41:08a une majorité
00:41:09extrêmement confortable
00:41:11aux communes,
00:41:12mais en même temps,
00:41:14il y a
00:41:14tout simplement
00:41:16le mode de scrutin.
00:41:17On n'a pas le même
00:41:18mode de scrutin
00:41:19au Royaume-Uni qu'en France.
00:41:20Eux,
00:41:20ils ont le scrutin
00:41:21majoritaire à un tour.
00:41:22Vous arrivez en tête,
00:41:23quel que soit votre score,
00:41:2515,
00:41:2520,
00:41:2525 ou 30,
00:41:26de toute façon,
00:41:27vous êtes élu.
00:41:28En France,
00:41:28il y a un deuxième tour
00:41:29et donc il y a la possibilité
00:41:30du fameux
00:41:31barrage républicain.
00:41:32Ça n'existe pas chez eux.
00:41:33Le leadership sociétal,
00:41:35c'est très important.
00:41:36Cette manifestation
00:41:37de 150 000 personnes
00:41:38au cœur de Londres,
00:41:39elle est organisée
00:41:39par un mouvement
00:41:40anti-immigration
00:41:40qui n'est pas
00:41:41le parti d'extrême-droite
00:41:43Reform UK
00:41:43de Nigel Farage,
00:41:45qui ressemble étrangement
00:41:46au mouvement Pegida.
00:41:47Vous vous souvenez,
00:41:48en Allemagne,
00:41:49ces mouvements
00:41:49qui orchestraient
00:41:50des manifestations
00:41:51dans toutes les grandes villes
00:41:52allemandes
00:41:52contre l'immigration
00:41:53et aussi,
00:41:54il faut le dire,
00:41:54contre l'islam.
00:41:55En France,
00:41:56des grands mouvements
00:41:56populaires comme ça,
00:41:57non,
00:41:58on a eu les Gilets jaunes,
00:41:59on a eu bloc et tout,
00:42:00ils n'ont aucun rapport
00:42:01avec la revendication
00:42:02sur le thème de l'immigration.
00:42:03Je termine par
00:42:04l'influence américaine
00:42:05sur le Royaume-Uni.
00:42:07Vous avez entendu
00:42:07Elon Musk s'exprimer
00:42:09au cours de cette manifestation
00:42:10sur le thème
00:42:10« ce gouvernement
00:42:11doit être renversé ».
00:42:13Non mais de quel droit ?
00:42:14Et l'influence
00:42:15de Donald Trump
00:42:16sur la droite britannique
00:42:17aujourd'hui,
00:42:18elle est très importante
00:42:18et vous allez le voir
00:42:19quand ça ?
00:42:20Mercredi,
00:42:21parce que Donald Trump
00:42:22débarque au Royaume-Uni
00:42:23en visite d'État
00:42:24et là,
00:42:25je ne serais pas étonné
00:42:25s'il y avait
00:42:26d'autres manifestations.
00:42:27Dans l'agenda,
00:42:28il y a aussi un peu plus tard,
00:42:29le 22 septembre,
00:42:30la reconnaissance par la France
00:42:31de l'État palestinien.
00:42:32Olivier Faure a lancé
00:42:33un appel ce matin.
00:42:34Il veut que les mairies
00:42:35hissent le drapeau palestinien
00:42:36sur leur fronton
00:42:38en ce jour.
00:42:39Une proposition
00:42:40qui est contestée
00:42:41y compris dans son propre parti.
00:42:43Que vont en penser
00:42:44nos invités ?
00:42:44On le voit dans
00:42:45quelques instants.
00:42:46A tout de suite
00:42:46de Arnaud Direct.
00:42:47Il est très précisément
00:42:4811h,
00:42:49vous êtes dans
00:42:50Arnaud Direct
00:42:51et regardez ce qui nous attend
00:42:52pour l'heure qui vient.
00:42:53On va d'abord vous montrer
00:42:54que le trafic a repris,
00:42:56le trafic SNCF
00:42:56entre Bordeaux et Toulouse
00:42:58après toutes les perturbations
00:42:59et les incendies d'hier.
00:43:01Vraisemblablement,
00:43:01très vraisemblablement même
00:43:02du sabotage
00:43:04de verre où en est l'enquête
00:43:04et comment faire
00:43:05pour tenter de mieux sécuriser
00:43:07les voies ferroviaires.
00:43:09L'appel d'Olivier Faure
00:43:10a hissé le drapeau palestinien
00:43:11sur les mairies en France
00:43:13le 22 septembre.
00:43:14Jour de la reconnaissance
00:43:15de l'État palestinien
00:43:16par Emmanuel Macron
00:43:18aux Nations Unies.
00:43:19Et cet appel intervient
00:43:20après l'arrêt du Tour d'Espagne
00:43:21par des manifestants.
00:43:23Et puis,
00:43:24faut-il suspendre
00:43:25le permis de conduire
00:43:26lorsqu'on est pris
00:43:26avec un téléphone portable
00:43:29au volant ?
00:43:29C'est la mesure radicale
00:43:30que le préfet des Landes
00:43:31veut mettre en place
00:43:32face à l'augmentation
00:43:33du nombre d'accidents.
00:43:40Mais on commence
00:43:41par les toutes dernières
00:43:42informations de la matinée
00:43:43avec Nargis Adji.
00:43:46Nargis,
00:43:47d'abord l'affaire
00:43:48de la petite Madi.
00:43:49On se souvient évidemment
00:43:50de cette histoire.
00:43:51le principal suspect
00:43:52devrait être libéré
00:43:53mercredi.
00:43:54Oui, Christian B,
00:43:55un Allemand de 49 ans
00:43:56suspecté en 2020
00:43:59dans la disparition
00:44:00de Madi McCann
00:44:01sera libéré
00:44:02après une peine
00:44:02pour viol.
00:44:03Et selon les informations
00:44:04de notre service
00:44:05police-justice,
00:44:06un expert psychiatrique
00:44:08déclare que l'homme
00:44:09est susceptible
00:44:10de commettre
00:44:10d'autres infractions,
00:44:11notamment des délits sexuels.
00:44:13Alors la petite Madi,
00:44:14on se souvient très bien
00:44:15de son visage
00:44:16le 3 mai 2007.
00:44:17Elle est âgée de 3 ans
00:44:18lorsqu'elle disparaît
00:44:19d'une maison de vacances
00:44:20au Portugal
00:44:21avec ses parents.
00:44:22Plus de 16 ans
00:44:22après la disparition
00:44:23de la petite fille,
00:44:24l'affaire continue
00:44:25de mobiliser
00:44:25les enquêteurs en Europe.
00:44:26L'actualité politique
00:44:27et sociale,
00:44:28elle est très dense
00:44:29à nouveau aujourd'hui.
00:44:30Nargis
00:44:31pour Sébastien Lecornu
00:44:32qui est sur le front.
00:44:34Oui, mercredi,
00:44:34les dirigeants
00:44:35du Parti Socialiste,
00:44:36du Parti Communiste
00:44:37mais aussi les écologistes
00:44:38seront reçus
00:44:39par le Premier ministre.
00:44:41Hier,
00:44:41François Hollande
00:44:42sur notre antenne
00:44:42a appelé Sébastien Lecornu
00:44:44à trouver un compromis
00:44:46avec les socialistes
00:44:47et aujourd'hui,
00:44:48les partenaires sociaux
00:44:49seront reçus
00:44:49à tour de rôle
00:44:50à Matignon
00:44:51où l'on vous retrouve
00:44:51Hugo Capelli
00:44:53car ça commence maintenant
00:44:54avec Sophie Binet,
00:44:55la leader de la CGT.
00:44:58Oui, exactement.
00:45:00C'est donc la CGT
00:45:01qui est reçue en premier
00:45:02ce lundi à Matignon.
00:45:04Il y aura d'autres syndicats
00:45:05qui vont être également reçus
00:45:06cet après-midi
00:45:07comme la CFTC
00:45:08ou un syndicat également
00:45:10de patrons.
00:45:11Les consultations
00:45:12avec les syndicats
00:45:12qui vont aussi
00:45:13se poursuivre demain.
00:45:15On a vu Sébastien Lecornu
00:45:16ces derniers jours
00:45:17essayer de leur tendre la main,
00:45:19de soigner son image
00:45:20auprès d'eux,
00:45:21en revenant notamment
00:45:21sur cette mesure
00:45:22très décriée,
00:45:23la suppression
00:45:23des deux jours fériés.
00:45:25Ça ne sera évidemment
00:45:26pas suffisant
00:45:27pour éteindre la colère
00:45:28alors qu'il va y avoir
00:45:29de grandes manifestations,
00:45:30des grèves prévues
00:45:31ce jeudi 18 septembre.
00:45:33Sébastien Lecornu
00:45:34qui doit également
00:45:35cette semaine
00:45:36penser à la composition
00:45:37de son gouvernement.
00:45:38Pour cela,
00:45:38il va continuer
00:45:39à consulter aussi
00:45:40les partis politiques.
00:45:42Ce sont les partis de gauche
00:45:43qui vont être reçus
00:45:43ce mercredi.
00:45:45Les écologistes,
00:45:46les communistes
00:45:47et les socialistes.
00:45:47On sait que Sébastien Lecornu
00:45:49compte beaucoup
00:45:50sur les socialistes
00:45:50pour dealer
00:45:51un accord de non-censure.
00:45:54Le patron Olivier Faure
00:45:55qui viendra évidemment
00:45:56en faisant monter
00:45:57les enchères.
00:45:58Il souhaite par exemple
00:45:59une taxe
00:45:59sur les plus hauts revenus.
00:46:01Jusqu'où Sébastien Lecornu
00:46:02est-il prêt à aller ?
00:46:04Son avenir à Matignon
00:46:05dépend notamment
00:46:06d'une partie de la gauche
00:46:07et donc on peut le dire
00:46:08cette semaine
00:46:09va être décisive
00:46:10pour le nouveau Premier ministre.
00:46:11Merci beaucoup
00:46:12Hugo Capelli
00:46:13avec Philippe Vigneault.
00:46:14À vos côtés,
00:46:15la sécurité
00:46:17des voies
00:46:18sur les rails
00:46:19et comment faire
00:46:20pour qu'elles soient
00:46:21davantage assurées ?
00:46:22C'est la question
00:46:23qu'on va se poser
00:46:23dans quelques instants.
00:46:24Mais d'abord,
00:46:25les informations pratiques
00:46:26Nargis avec vous.
00:46:27Le trafic est-il revenu
00:46:28à la normale
00:46:28entre Bordeaux et Toulouse ?
00:46:29Oui, depuis ce matin
00:46:31on le rappelle
00:46:31donc trafic fortement perturbé.
00:46:33Des trains annulés
00:46:34jusqu'à 7 heures de retard
00:46:35impactés donc
00:46:36par 4 incendies
00:46:37sur des voies ferrées
00:46:38en Gironde.
00:46:38Feu quasiment concomitant.
00:46:40Probablement un acte volontaire
00:46:42annonce le parquet de Bordeaux.
00:46:43Une enquête est ouverte
00:46:44pour dégradation
00:46:45par incendie
00:46:46en bande organisée.
00:46:47On ira plus loin
00:46:47donc dans quelques minutes
00:46:49sur cette question
00:46:50à l'étranger maintenant
00:46:51avec le torchon
00:46:51qui brûle
00:46:52entre l'Espagne
00:46:53et Israël.
00:46:54Oui, hier,
00:46:54plus de 100 000 personnes
00:46:56drapeau palestinien
00:46:57à la main
00:46:58ont interrompu
00:46:58la table finale
00:46:59de la Buelta à Madrid.
00:47:01Ils protestaient
00:47:01contre la participation
00:47:02d'une équipe israélienne.
00:47:04Pas de podium
00:47:04donc pour le tour d'Espagne
00:47:05et pas de condamnation
00:47:06de la part de Petro Sanchez
00:47:07qui salue la manifestation.
00:47:09Le ministre des Affaires étrangères
00:47:11israélien
00:47:12quant à lui
00:47:12qualifie le Premier ministre
00:47:13de honte pour l'Espagne.
00:47:15Merci Nargis.
00:47:16Vous nous avez dit
00:47:16que le trafic était rétabli
00:47:18entre Bordeaux
00:47:19et Toulouse
00:47:20mais les réparations
00:47:21elles se poursuivent
00:47:22parce que les dégâts
00:47:23sont évidemment importants
00:47:25et on va aller
00:47:25avec Vincent Hénin
00:47:27sur l'un des sites
00:47:28touchés par des incendies.
00:47:30Vincent,
00:47:31où en sont les réparations ?
00:47:35Écoutez,
00:47:35les opérations
00:47:36se poursuivent.
00:47:37Déjà,
00:47:37pour commencer,
00:47:38regardez sur ces images
00:47:39de Clara Planès,
00:47:40on voit ces câbles brûlés.
00:47:41On est à Villeneuve-d'Ornon
00:47:42sur l'un des quatre sites
00:47:43qui a été incendié hier soir.
00:47:45Vous le voyez,
00:47:46ces câbles sont ici
00:47:47et effectivement,
00:47:48la thèse
00:47:49d'une dégradation,
00:47:51d'un acte malveillant
00:47:52est privilégiée
00:47:53et parce qu'il y a
00:47:55quatre incendies
00:47:56comme ceux-là
00:47:56qui se sont propagés
00:47:58hier,
00:47:58qui se sont déclarés
00:47:59hier entre 8h et 9h
00:48:00le long de cette voie
00:48:02qui va de Bordeaux
00:48:03à Toulouse.
00:48:04Une voie qui est
00:48:06le long de plusieurs routes
00:48:08et d'ailleurs,
00:48:09on le voit très bien ici,
00:48:10on est juste derrière
00:48:12du grillage.
00:48:13Ces câbles sont ici
00:48:14tout simplement
00:48:15parce qu'on est dans
00:48:16le cadre d'un projet
00:48:17de création
00:48:19d'une ligne
00:48:19à grande vitesse.
00:48:21Ici,
00:48:21ce sont les aménagements
00:48:22en vue de cette ligne
00:48:23à grande vitesse.
00:48:24Un peu plus loin,
00:48:24au fond de cette image,
00:48:25vous découvrez
00:48:26l'endroit où sera créée
00:48:27une nouvelle ligne.
00:48:28Ces câbles
00:48:29qui alimentent
00:48:30la signalisation
00:48:31mais également
00:48:32les communications
00:48:32entre les différentes gares
00:48:34et la gestion
00:48:35des caténaires
00:48:35qui touchent directement
00:48:37à la sécurité.
00:48:38Tout ça est géré
00:48:39par ces nombreux câbles.
00:48:40Même si la signalisation
00:48:41est rétablie,
00:48:42ce qui permet au train
00:48:43de circuler à nouveau
00:48:44à vitesse ralentie,
00:48:45on l'a vu
00:48:45depuis notre arrivée,
00:48:47il y a encore
00:48:47de nombreux câbles
00:48:48à réparer
00:48:49et qui touchent
00:48:50directement à ces éléments
00:48:51de sécurité.
00:48:52Le contexte,
00:48:53je vous disais,
00:48:53ce chantier,
00:48:55il faut comprendre
00:48:55qu'on est sur un chantier
00:48:57de LGV
00:48:57qui est très contesté,
00:48:58qui a donné lieu
00:48:59à de nombreuses manifestations
00:49:00et dans le cadre
00:49:02du mouvement du 10 septembre,
00:49:03il y a eu très clairement
00:49:04sur Telegram
00:49:04des appels
00:49:06à la convergence d'élus.
00:49:07Donc plusieurs pistes
00:49:08qui sont étudiées
00:49:09par le procureur de la République
00:49:10qui a ouvert une enquête
00:49:11hier
00:49:12suite à ces différents incendies.
00:49:13Merci beaucoup Vincent,
00:49:16en direct de Gironde
00:49:18et justement
00:49:19dans cette région
00:49:20de Nouvelle Équité,
00:49:20on va retrouver également
00:49:21David Léraud
00:49:22qui est secrétaire national
00:49:22Alliance Police.
00:49:24Merci d'être avec nous
00:49:26en direct
00:49:26pour nous en dire
00:49:26peut-être un peu plus
00:49:27sur l'enquête.
00:49:28Est-ce que vous avez
00:49:29des informations ou pas ?
00:49:31Écoutez, bonjour.
00:49:32Je tiens à vous signaler
00:49:33que l'enquête est confiée
00:49:35à nos collègues
00:49:36de la section de recherche
00:49:37de gendarmerie de Bordeaux.
00:49:39L'enquête a commencé
00:49:40très rapidement hier,
00:49:41des signalements des faits
00:49:42et des placements
00:49:43des différents intervenants.
00:49:46Donc c'est un peu tôt
00:49:47pour vous donner
00:49:49des informations
00:49:49mais évidemment
00:49:50quatre incendies
00:49:52en l'espace de 45 minutes
00:49:54sur trois lieux différents
00:49:55distants de 15 kilomètres
00:49:57avec la même méthode,
00:49:58tout cela nous laisse à penser
00:50:00que c'est bien évidemment
00:50:01volontaire
00:50:01d'après ces premiers éléments.
00:50:03Vous aviez des infos
00:50:04qui vous remontaient
00:50:05sur une menace
00:50:06sur ces lignes de la LGV ou pas ?
00:50:09Oui, comme l'a rappelé
00:50:10votre journaliste,
00:50:12il y a un projet
00:50:13de construction
00:50:13de lignes à grande vitesse
00:50:14qui est contesté
00:50:15comme chaque projet en France
00:50:16et évidemment,
00:50:17il y a le principe
00:50:18de convergence des luttes
00:50:19avec ce mois de septembre
00:50:20sous tension sociale.
00:50:22Donc nous savons
00:50:22que les transports
00:50:24notamment sont des cibles
00:50:25même sans grand projet
00:50:27d'extension de lignes
00:50:27à grande vitesse.
00:50:29Le 10 septembre,
00:50:29il y a eu des sabotages
00:50:30qui ont coupé
00:50:32et interrompu
00:50:32la circulation des trains
00:50:33entre Toulouse et Roche
00:50:34par exemple.
00:50:36Alors qu'il n'y a pas
00:50:36véritablement de projet.
00:50:39Donc tout cela
00:50:39est dans un contexte
00:50:40quand même très particulier
00:50:42de fortes tensions sociales
00:50:43en ce mois de septembre 2025.
00:50:45Il y a aussi depuis pas mal de temps
00:50:46des vols de câbles
00:50:47sur les voies SNCF.
00:50:49Est-ce que les voies
00:50:50sont davantage sécurisées
00:50:52même si la SNCF le fait,
00:50:54on l'imagine,
00:50:54à bas bruit
00:50:55et en étroite collaboration
00:50:56avec les serveis de sécurité,
00:50:58police et gendarmerie ?
00:50:59Est-ce que des mesures nouvelles
00:51:00ont été prises ?
00:51:03Alors oui,
00:51:03tout cela se développe,
00:51:04le partenariat est fort,
00:51:05mais cela doit passer aussi
00:51:06par un effort
00:51:07de la SNCF
00:51:08vis-à-vis
00:51:09de ces agents
00:51:12de la police ferroviaire.
00:51:13Il ne faut pas hésiter
00:51:13évidemment
00:51:14à multiplier
00:51:15les caméras de surveillance
00:51:16sur les secteurs sensibles
00:51:18et qui sont parfois
00:51:18assez faciles d'accès.
00:51:20Il ne faut pas hésiter
00:51:21non plus, je le dis,
00:51:22à investir dans
00:51:22de la sécurité privée
00:51:23pour sécuriser
00:51:26ces kilomètres
00:51:27et ces kilomètres
00:51:27quand même
00:51:28de voies ferrées
00:51:29et de câbles.
00:51:30Donc il y a des mesures
00:51:31qui sont déjà prises,
00:51:32mais il y a encore
00:51:32des mesures à prendre
00:51:33face aux menaces existantes,
00:51:35persistantes et en hausse.
00:51:37Les recommandations
00:51:38d'un représentant policier
00:51:39au service de sécurité
00:51:40de la SNCF
00:51:41pour essayer de limiter
00:51:42ce genre d'actes
00:51:43de malveillance.
00:51:43Merci beaucoup David Léraud
00:51:44pour avoir été avec nous.
00:51:46C'est l'heure
00:51:46du match d'Arnaud Direct.
00:51:51Avec d'un côté
00:51:52Louis Boyard,
00:51:53député
00:51:54La France Insoumise
00:51:55et de l'autre
00:51:55Xavier Iacovelli,
00:51:57sénateur Renaissance
00:51:58des Hauts-de-France,
00:51:59vice-président du Sénat.
00:52:00Les Hauts-de-Seine.
00:52:01Pardon ?
00:52:01Les Hauts-de-Seine.
00:52:02Les Hauts-de-Seine,
00:52:02pardon, effectivement.
00:52:05Et puis bon,
00:52:05les Hauts-de-France,
00:52:06ce n'est pas une circonscription,
00:52:06c'est une région évidemment.
00:52:07Bonjour à tous les deux.
00:52:08Bonjour.
00:52:09Merci d'être là
00:52:09dans cette actualité
00:52:11qui est dominée
00:52:12notamment par les images
00:52:13qu'on a vues hier en Espagne
00:52:14sur l'arrêt de la Vuelta
00:52:15avec ces manifestants
00:52:17qui ont empêché
00:52:18la Vuelta
00:52:18de tourner l'Espagne.
00:52:20Donc,
00:52:21on a terminé
00:52:21avec des affrontements
00:52:23qu'il y a eu également
00:52:24avec les forces de l'ordre.
00:52:25Ça a été assez musclé
00:52:26du côté du Tour d'Espagne
00:52:28et écoutez comment a réagi
00:52:29le chef du gouvernement espagnol
00:52:32juste après,
00:52:32Pedro Sanchez.
00:52:33Je tiens à exprimer
00:52:37notre reconnaissance
00:52:38et notre respect absolu
00:52:39envers les sportifs
00:52:40mais aussi notre admiration
00:52:44pour le peuple espagnol
00:52:45qui se mobilise
00:52:46pour des causes justes
00:52:47comme celle de la Palestine.
00:52:49L'admiration de Pedro Sanchez
00:52:51après ces images
00:52:51de violences
00:52:53qu'on va voir
00:52:53et d'affrontements.
00:52:54Louis Boyard,
00:52:55est-ce que vous êtes d'accord
00:52:55avec Pedro Sanchez
00:52:56et est-ce que vous aussi
00:52:57vous êtes admiratif
00:52:58de ces manifestants ou pas ?
00:53:01Bien sûr.
00:53:02Nous sommes dans un moment
00:53:02de l'histoire.
00:53:04C'est-à-dire que nous avons
00:53:05sous nos yeux
00:53:05le premier génocide
00:53:06filmé en direct.
00:53:07Et ce génocide
00:53:08est fait avec une complicité
00:53:10occidentale
00:53:10dans la mesure où
00:53:11le président de la République
00:53:13américain,
00:53:13Donald Trump,
00:53:14est celui qui envoie
00:53:15toutes les armes
00:53:17avec lesquelles s'effectue
00:53:18le génocide.
00:53:19Mais quel rapport
00:53:19avec le Tour d'Espagne ?
00:53:20C'est-à-dire que
00:53:21quelle autre méthode
00:53:22nous avons pour réussir
00:53:23à mettre fin à l'horreur
00:53:24et au massacre ?
00:53:26La question n'est pas
00:53:27de se donner bonne conscience.
00:53:29La question est que là-bas
00:53:30on a des millions de personnes
00:53:31qui sont en situation de famine,
00:53:32des femmes,
00:53:33des enfants,
00:53:34et que les États-Unis
00:53:35continuent d'envoyer des armes
00:53:36avec la complicité
00:53:37par exemple
00:53:38d'un pays comme la France.
00:53:40Alors chaque fois
00:53:41qu'il y a des gens
00:53:41qui se mobilisent
00:53:42et qui disent
00:53:42vous ne le ferez pas
00:53:43en mon nom,
00:53:44ces gens honorent l'histoire.
00:53:45Et c'est pourquoi
00:53:46moi je veux les remercier
00:53:47et les féliciter.
00:53:47Xavier Jacovelier,
00:53:48est-ce que vous voulez
00:53:49féliciter également
00:53:50ces manifestants
00:53:50qui ont interrompu
00:53:51la Vuelta ou pas ?
00:53:52Moi je pense qu'on peut
00:53:53soutenir la cause
00:53:54palestinienne,
00:53:55on peut soutenir la volonté
00:53:56d'avoir un État palestinien,
00:53:58on peut dénoncer
00:53:59la disproportion
00:54:01dans la réponse
00:54:02du gouvernement Netanyahou.
00:54:05Mais honnêtement
00:54:06je ne vois pas l'intérêt
00:54:07aujourd'hui
00:54:08de bloquer
00:54:08des manifestations sportives,
00:54:10de faire des manifestations
00:54:11qui détériorent
00:54:13les biens publics,
00:54:14de se mettre en conflit
00:54:15avec les forces de l'ordre.
00:54:16Honnêtement
00:54:16je ne suis pas sûr
00:54:17que c'est ça
00:54:17qui fasse bouger un iota
00:54:18le gouvernement de Netanyahou.
00:54:21Ça passe par la diplomatie
00:54:22et d'ailleurs
00:54:22il y a eu
00:54:23notamment à l'ONU
00:54:24dernièrement
00:54:25une session
00:54:26qui a reconnu
00:54:27l'État
00:54:29de Palestine
00:54:30et donc
00:54:31honnêtement
00:54:32je pense qu'il y a besoin
00:54:33d'avoir de la diplomatie,
00:54:34de faire pression
00:54:35effectivement
00:54:35sur Netanyahou
00:54:36pour cesser
00:54:37les attaques
00:54:38contre Gaza
00:54:39mais je ne suis pas sûr
00:54:41que ce soit la meilleure
00:54:42des méthodes
00:54:42aujourd'hui
00:54:43d'aller manifester
00:54:44violemment
00:54:45dans la rue
00:54:45et empêcher
00:54:45des manifestations sportives
00:54:46qui n'ont rien à voir
00:54:47avec le conflit
00:54:48israélo-palestinien.
00:54:49J'ai une question,
00:54:49il y a combien de morts
00:54:50à Gaza actuellement ?
00:54:51Je ne peux pas vous dire,
00:54:53il y en a à mon avis
00:54:53plus de 50 000
00:54:54puisque c'est les chiffres
00:54:56qui nous remontent actuellement.
00:54:57On n'a plus de chiffres
00:54:58qui nous remontent
00:54:59parce que quasiment
00:54:59tous les journalistes
00:55:00ont été tués là-bas.
00:55:01Vous avez l'ancien chef
00:55:02de l'État-major israélien
00:55:03qui a dit qu'on était
00:55:04à plus de 200 000 morts
00:55:06blessés.
00:55:07Et juste,
00:55:08si j'aimerais pouvoir
00:55:08vous dire quelque chose,
00:55:09vous parlez de diplomatie,
00:55:11je vais vous le dire.
00:55:12Quand vous avez
00:55:13deux fois
00:55:14M. Netanyahou
00:55:14qui survole
00:55:15l'espace aérien français
00:55:16alors qu'il est sous
00:55:17mandat d'arrêt international,
00:55:19Macron se rend complice
00:55:19de ce génocide.
00:55:20Quand vous avez
00:55:21les dockers de Marseille
00:55:22qui eux-mêmes
00:55:23doivent arrêter
00:55:24des bateaux
00:55:24qui portent des pièces
00:55:25pour des fusils mitrailleurs
00:55:26et que l'Élysée
00:55:27n'a rien fait,
00:55:28c'est l'État-major
00:55:28qui doit le faire.
00:55:29Alors oui,
00:55:29la France est complice
00:55:30du génocide.
00:55:30Et pardon,
00:55:31mais vous n'êtes même
00:55:32pas capable
00:55:32de donner les chiffres
00:55:33du nombre de rafraques à ça.
00:55:34Permettez-moi de vous dire
00:55:35que vous avez
00:55:35une grande légèreté
00:55:36par rapport à ce qui
00:55:37est en train de se passer.
00:55:37En termes de légèreté,
00:55:38pardonnez-moi,
00:55:39mais je ne pense pas
00:55:39que la France insoumise
00:55:40ait des leçons à donner
00:55:41au gouvernement français
00:55:43et aux parlementaires français
00:55:43vu l'état
00:55:44de vos compétences,
00:55:46y compris en termes d'économie.
00:55:47M. Coquerel
00:55:47en a fait la preuve
00:55:48encore dernièrement.
00:55:49Alors ne mélangeons pas
00:55:50tous les sujets,
00:55:50s'il vous plaît.
00:55:51Il y a eu ce débat
00:55:52qui a été lancé
00:55:53également par Olivier Faure
00:55:55hier soir
00:55:55parce qu'il a relayé
00:55:56ses propos de Pedro Sanchez
00:55:58qu'on a vus
00:55:58il y a quelques instants
00:55:59et il appelle
00:56:00les maires de France
00:56:02à arborer
00:56:02le drapeau palestinien
00:56:03le 22 septembre,
00:56:04donc le jour de la reconnaissance
00:56:05de l'État palestinien
00:56:06par la France.
00:56:07Xavier Iacovelli,
00:56:07est-ce que vous dites
00:56:08bah oui,
00:56:08il a raison Olivier Faure ?
00:56:10Encore une fois,
00:56:12tout ça c'est des éléments symboliques,
00:56:14c'est pas ça qui réglera
00:56:15le sujet du conflit à Gaza.
00:56:18Je ne suis pas sûr
00:56:19que le fait de mettre
00:56:19un drapeau palestinien
00:56:20sur les frontons de nos mairies
00:56:23va changer quelque chose.
00:56:24C'est de la démagogie ?
00:56:25Oui, c'est du populisme,
00:56:26c'est de la démagogie,
00:56:27je ne suis pas sûr
00:56:27encore une fois
00:56:28que ça fasse avancer
00:56:28et encore une fois
00:56:29on peut être favorable
00:56:30à la création d'un État palestinien
00:56:32sans pour autant
00:56:33mettre le drapeau palestinien partout.
00:56:34On a vu un certain nombre
00:56:35de manifestations aujourd'hui,
00:56:37enfin dernièrement pardon,
00:56:38sur la question franco-française
00:56:40de l'économie,
00:56:41sur la question du chômage,
00:56:43sur la question du pouvoir d'achat
00:56:44avec des drapeaux palestiniens.
00:56:46Je ne suis pas sûr
00:56:47encore une fois
00:56:47que ça soit le lieu
00:56:48pour mettre un drapeau palestinien.
00:56:51Oui, Bayard.
00:56:52J'ai une question,
00:56:52il y avait sur de nombreuses...
00:56:53Vous avez beaucoup de questions
00:56:54monsieur Bayard.
00:56:54J'ai beaucoup de questions
00:56:55parce que vous êtes
00:56:55assez contradictoire
00:56:56sur des mairies macronistes,
00:56:57il y avait par exemple
00:56:58des drapeaux ukrainiens.
00:56:59Vous trouvez que c'est populiste
00:57:00et démagogue
00:57:00ou vous êtes dans le déploiement ?
00:57:01Mais pas du tout,
00:57:02moi je trouve effectivement
00:57:03que sur les frontons des mairies...
00:57:04Donc vous n'aurez pas du mettre
00:57:05des drapeaux ukrainiens
00:57:06sur les frontons des mairies...
00:57:06Si vous me posez une question,
00:57:07j'essaie de vous répondre.
00:57:08Je pense que sur les mairies
00:57:09des frontons des mairies
00:57:11françaises,
00:57:12le drapeau français
00:57:13et européen suffit.
00:57:14Alors,
00:57:15désolé pour tous les maires
00:57:17de votre parti
00:57:17que vous contredisez.
00:57:18Mais moi vous savez,
00:57:19il n'y a pas besoin...
00:57:20Moi vous êtes sur le filet,
00:57:21contrairement à vous,
00:57:21je ne suis pas endoctriné
00:57:22par un leader maximum.
00:57:24Non, parce que nous,
00:57:24on a une certaine
00:57:24cohérence idéologique.
00:57:26Ces symboles-là
00:57:27sont des symboles
00:57:27qui permettent
00:57:28de mettre une pression
00:57:29internationale
00:57:30qui nous permettront
00:57:31de réussir à faire en sorte
00:57:32que cette horreur s'arrête.
00:57:34Mais il ne s'agit pas...
00:57:34Et vous avez raison de ce point.
00:57:35Vous avez une autre opinion
00:57:37de vous-même,
00:57:37il s'agit aussi
00:57:38de mettre en place
00:57:39des sanctions.
00:57:40Et j'aimerais,
00:57:40parce qu'on a parlé de l'Espagne,
00:57:41vous donner des exemples.
00:57:42L'Espagne a mis un embargo
00:57:44sur les armes
00:57:45qui sont envoyées
00:57:46au gouvernement israélien.
00:57:47L'Espagne a pris
00:57:48des sanctions économiques.
00:57:49L'Espagne a pris
00:57:50des sanctions diplomatiques.
00:57:51Le gouvernement israélien
00:57:53ne comprend que les sanctions.
00:57:54Et j'aimerais terminer
00:57:55sur une chose.
00:57:56Nous avions eu les images
00:57:57de nombreux dirigeants européens
00:57:59qui étaient autour
00:57:59de Donald Trump
00:58:00pour parler de la question ukrainienne.
00:58:02Pourquoi à aucun moment,
00:58:04aucun moment,
00:58:05un dirigeant européen
00:58:06n'a levé la main
00:58:06et a dit
00:58:07« Monsieur Donald Trump,
00:58:08c'est vous qui envoyez
00:58:09les armes qu'il tue à Gaza,
00:58:10quand est-ce que vous allez arrêter ? »
00:58:12Pourquoi est-ce qu'aucun dirigeant
00:58:13n'a levé la main ?
00:58:13Donc vous voyez,
00:58:14bien sûr,
00:58:15c'est important d'avoir ces symboles
00:58:16et on soutient ces symboles.
00:58:17Mais Israël ne comprend
00:58:18qu'une seule chose,
00:58:19les sanctions
00:58:19et il faut les mettre en place.
00:58:20Il y a la question palestinienne,
00:58:21il y a aussi la question sociale
00:58:22qui est évidemment
00:58:23très importante cette semaine.
00:58:24Sophie Binet est en ce moment même
00:58:25dans le bureau
00:58:26du Premier ministre
00:58:27Sébastien Lecornu.
00:58:28On imagine Xavier Iacovelli
00:58:29qui est en train de lui dire
00:58:30« Après avoir lâché
00:58:32sur les jours fériés,
00:58:32je suis prêt à lâcher
00:58:33sur d'autres choses. »
00:58:34Sur quoi doit-il lâcher
00:58:35d'après vous ?
00:58:37Est-ce que vous pouvez
00:58:37tenter de convaincre
00:58:38Louis Boyard
00:58:39qu'il va y avoir
00:58:39des avancées importantes ?
00:58:40Non, convaincre
00:58:41la France insoumise,
00:58:42je pense que c'est peine perdue
00:58:43et d'ailleurs,
00:58:44le Premier ministre l'a dit,
00:58:45il souhaite avoir
00:58:45un discours
00:58:46et un débat
00:58:48moderne
00:58:49et fort
00:58:51avec les partis
00:58:51dits de gouvernement,
00:58:52c'est-à-dire le parti socialiste,
00:58:55les écologistes,
00:58:55les communistes
00:58:56s'ils le souhaitent
00:58:56et d'ailleurs,
00:58:57ces trois partis ont décidé
00:58:58de venir à la table
00:58:59des négociations,
00:59:00en tout cas de discuter
00:59:00avec le Premier ministre,
00:59:01force est de constater
00:59:02que la France insoumise,
00:59:03malgré qu'il représente
00:59:04une partie de l'électorat
00:59:05et une partie des Français,
00:59:06refuse de jouer leur rôle
00:59:08de représentant du peuple
00:59:09et d'aller parler
00:59:10avec le chef du gouvernement.
00:59:12Donc oui,
00:59:12il y a effectivement
00:59:13des négociations à mener
00:59:14comme il va le mener
00:59:15avec l'ensemble
00:59:16des groupes politiques.
00:59:17Il y a des avancées
00:59:18qui vont être concrètes.
00:59:20La suppression effectivement
00:59:20de ce qui était
00:59:21la suppression des deux jours fériés,
00:59:23je pense que c'est une avancée
00:59:24qui était demandée
00:59:24par l'ensemble
00:59:25des groupes politiques,
00:59:26y compris du bloc commun.
00:59:28Il y a la question aussi
00:59:29des retraités,
00:59:30l'abattement des 10%.
00:59:31Moi, je souhaite effectivement
00:59:32qu'on puisse revenir
00:59:32ou en tout cas sur la jauge,
00:59:34on puisse revenir
00:59:35sur la question
00:59:35de l'abattement des 10%.
00:59:37Il y a à mon sens aussi
00:59:38tout l'aspect
00:59:39sur la prévention,
00:59:41notamment sur la santé,
00:59:42pour avoir des coûts
00:59:43in fine moins importants,
00:59:44mais ça,
00:59:44ça demande aussi
00:59:45du courage politique
00:59:46sur du long terme
00:59:47et pas seulement
00:59:47sur des mesures d'urgence.
00:59:48Et les grands débats,
00:59:50à mon avis,
00:59:50devront être tranchés
00:59:51en 2027
00:59:52pour l'élection présidentielle
00:59:53et joués pour l'instant
00:59:54sur la question de l'urgence.
00:59:55Moi,
00:59:56on n'a pas le temps
00:59:58d'avoir jusqu'à 2027.
01:00:00On vient déjà
01:00:00de dépasser
01:00:01les 1,5 degrés
01:00:02de réchauffement climatique.
01:00:03On n'est même plus capable
01:00:04de donner des chiffres
01:00:04sur la précarité étudiante
01:00:05tellement tout est catastrophique.
01:00:07On avait 3500 professeurs
01:00:08qui n'étaient pas devant
01:00:09une salle de classe
01:00:09à la rentrée.
01:00:11Ceux qui ont manifesté
01:00:11le 10 septembre,
01:00:13c'était énormément de jeunes
01:00:14qui étaient justement
01:00:15en train de dire
01:00:15nous n'avons plus le temps.
01:00:17Et vous avez raison
01:00:18de dire qu'on n'arrivera pas
01:00:19à être d'accord
01:00:19parce qu'on n'a pas
01:00:20la même analyse de la situation.
01:00:21Nous avons un peuple
01:00:22qui a besoin de trancher
01:00:23des questions majeures.
01:00:25Que ce soit la question
01:00:25de notre rapport
01:00:26aux États-Unis d'Amérique
01:00:27qui veulent mettre 5%
01:00:28de notre PIB
01:00:28pour aller acheter leurs armes,
01:00:30la question des droits de douane,
01:00:31la question de la démocratie,
01:00:32la question de la planification écologique,
01:00:33la question du partage des richesses.
01:00:35Nous avons besoin
01:00:35d'un moment politique refondateur.
01:00:37Et c'est le rôle
01:00:37d'une élection présidentielle.
01:00:39Et moi, j'aspire
01:00:39à avoir une assemblée
01:00:41de citoyennes et de citoyens
01:00:42qui n'ont pas été élues
01:00:43dans la Ve République
01:00:44et qui rédigeront
01:00:45la constitution de la VI République.
01:00:46Et le débat,
01:00:46il va être dense
01:00:47d'ici à 2027
01:00:48puisque vous nous amenez
01:00:49sur la situation internationale.
01:00:52Parlons-en avec François Clémenceau.
01:00:54Merci beaucoup
01:00:55à tous les deux
01:00:56pour cet échange.
01:00:57Il y avait eu, François,
01:00:58c'est vrai,
01:00:58les drones russes en Pologne
01:00:59et on a vu ce week-end.
01:01:00On s'est demandé
01:01:01si c'était un one-shot,
01:01:02si j'ose dire.
01:01:03Ah ben non.
01:01:03Ce week-end,
01:01:04il y a également eu
01:01:04un drone russe
01:01:05qui a survolé la Roumanie.
01:01:06Et évidemment,
01:01:07on se demande ce matin
01:01:09si c'était une provocation
01:01:11de Vladimir Poutine,
01:01:12si c'était une erreur,
01:01:14si c'était par hasard
01:01:15et surtout,
01:01:15que doit faire l'OTAN en face ?
01:01:16Que ce soit une provocation,
01:01:18c'est assez évident.
01:01:19Je veux dire,
01:01:20ces drones russes,
01:01:21ils sont censés faire partie
01:01:23d'une offensive
01:01:25qui vise effectivement
01:01:26à saturer
01:01:27les défenses aériennes ukrainiennes.
01:01:29Qu'il y en ait un,
01:01:31cinq ou dix
01:01:31qui franchissent
01:01:32la frontière de l'Ukraine
01:01:34pour aller en Pologne
01:01:35ou en Roumanie,
01:01:36ça ne devrait pas être le cas.
01:01:37Donc, c'est une provocation.
01:01:39Après, la question,
01:01:40c'est évidemment
01:01:40comment vous faites
01:01:41par rapport à ça
01:01:42quand vous êtes
01:01:43un pays de l'OTAN
01:01:43comme la Pologne
01:01:44ou la Roumanie ?
01:01:45Est-ce que vous allez envoyer
01:01:46des F-16,
01:01:48des avions de chasse allemands
01:01:50ou des Pays-Bas ?
01:01:52C'est très difficile.
01:01:53Ils ont sous leurs ailes
01:01:54des missiles
01:01:55qui coûtent 250 000 dollars.
01:01:57Le drone
01:01:57qu'ils doivent abattre
01:01:58en coûte 10 000.
01:01:59C'est une guerre
01:02:01qui est une guerre
01:02:01totalement asymétrique.
01:02:03Et donc,
01:02:03il faut qu'avec l'Ukraine,
01:02:05ces pays-là
01:02:06trouvent les moyens
01:02:06de pouvoir brouiller
01:02:08ces drones
01:02:08ou pouvoir les abattre
01:02:10depuis le sol
01:02:11avec des moyens
01:02:11autrement moins sophistiqués
01:02:13que ceux qui aujourd'hui
01:02:14sont ceux de l'OTAN
01:02:15qui est une formidable coalition
01:02:17pour pouvoir servir
01:02:19de dissuasion
01:02:19par rapport à la Russie.
01:02:21Mais encore,
01:02:21il faudrait
01:02:21qu'elle ait l'agilité
01:02:23et le savoir-faire
01:02:24pour pouvoir précisément
01:02:26jouer dans ce genre
01:02:27de guerre asymétrie.
01:02:27C'est-à-dire,
01:02:28c'est une enclume
01:02:29sur une piqûre de mouche.
01:02:30C'est un petit peu ça,
01:02:31en fait.
01:02:31C'est exactement ça.
01:02:32Et très clairement,
01:02:34l'OTAN est en train
01:02:35de réfléchir aujourd'hui
01:02:36à utiliser
01:02:37les bonnes méthodes
01:02:39au bon moment
01:02:40face à l'adversaire.
01:02:41Cet adversaire,
01:02:42pour l'instant,
01:02:42il teste les résistances
01:02:44précisément de l'OTAN.
01:02:45Il s'aperçoit
01:02:46qu'il est gagnant
01:02:47dans cette guerre asymétrique
01:02:48en envoyant des petits drones
01:02:49face à des avions de chasse
01:02:50extrêmement modernes.
01:02:52Mais là, clairement,
01:02:53cette sorte de provocation
01:02:56ne peut pas durer
01:02:57non plus très longtemps.
01:02:58Parce qu'il va y avoir
01:02:58un moment
01:02:59où vous aurez d'autres cibles.
01:03:00Je pense à la Moldavie,
01:03:01je pense aux Pays-Baltes,
01:03:02je pense à d'autres pays
01:03:03qui sont bien plus clairement
01:03:04fragilisés que la Roumanie
01:03:05ou la Pologne.
01:03:06On verra s'il y aura
01:03:07d'autres provocations
01:03:08de ce genre
01:03:09dans les jours qui viennent.
01:03:11Mais avant ça,
01:03:11on va prendre le volant
01:03:12d'une voiture
01:03:13dans quelques instants
01:03:14et on va voir
01:03:14si vous téléphonez
01:03:17au volant ou pas.
01:03:17Je suis sûr que
01:03:18vous êtes nombreux à le faire
01:03:19et dire oui,
01:03:19c'est vrai,
01:03:20de temps en temps.
01:03:21Sauf que c'est grave,
01:03:22ça provoque des morts.
01:03:23Et dans les Landes,
01:03:24le préfet a décidé
01:03:24une méthode radicale.
01:03:25Maintenant,
01:03:26si vous vous faites prendre,
01:03:27suspension du permis immédiate
01:03:28pour ou contre
01:03:31l'avis de chacune des parties.
01:03:33A tout de suite.
01:03:34Un procès hors du commun.
01:03:36C'est ouvert ce matin
01:03:37et on va s'arrêter dessus.
01:03:39Maintenant,
01:03:39c'est celui de trois revenantes,
01:03:41comme on dit.
01:03:42Autrement dit,
01:03:42djihadistes
01:03:43qui étaient partis rejoindre
01:03:44l'État islamique
01:03:45et qui sont maintenant
01:03:46judiciarisés en France.
01:03:47Et parmi elles,
01:03:48il y a une membre de la famille
01:03:49des fameux frères Klein,
01:03:52sinistre nom du terrorisme français.
01:03:55Vous vous souvenez,
01:03:56c'est leur voix qu'on entend
01:03:57dans la revendication
01:03:58des attentats du 13 novembre.
01:04:00On va retrouver
01:04:01au palais de justice
01:04:02qui est sur place.
01:04:04Et alors que les débats
01:04:06ont commencé
01:04:06il y a un peu plus d'une heure maintenant,
01:04:08Vincent,
01:04:08vous allez nous dire
01:04:09où on en est.
01:04:09Et c'est vrai que ces noms,
01:04:10ils résonnent
01:04:11d'une façon particulière
01:04:12maintenant,
01:04:13dix ans après les attentats
01:04:14de 2015.
01:04:18Oui,
01:04:18effectivement,
01:04:19vous l'avez dit,
01:04:19trois revenantes,
01:04:20trois femmes,
01:04:21mais derrière une même famille
01:04:22tristement célèbre
01:04:23dans la sphère djihadiste.
01:04:24On a d'abord Christine Alain
01:04:25qui est la plus âgée,
01:04:2667 ans,
01:04:27et qui n'est autre en fait
01:04:28que la belle-mère
01:04:29des deux femmes
01:04:29qui l'accompagnent
01:04:30dans le prétoire,
01:04:31May-Halen Duarte,
01:04:33la première,
01:04:33et puis surtout,
01:04:34vous l'avez dit,
01:04:34Jennifer Klein,
01:04:35qui est la nièce
01:04:36des frères Klein,
01:04:37Jean-Michel et Fabien,
01:04:39qui avaient revendiqué
01:04:40les attentats du 13 novembre.
01:04:41Vous vous souvenez sans doute
01:04:42de cette revendication,
01:04:43de ces anarchides,
01:04:44ces chants religieux
01:04:45qui avaient été entonnés
01:04:46par les deux hommes
01:04:47pour se satisfaire
01:04:48du massacre perpétré
01:04:49par Daesh
01:04:50dans les rues de Paris.
01:04:51C'est donc leur nièce
01:04:52aujourd'hui
01:04:52qui est dans le prétoire,
01:04:54dans le palais de justice
01:04:54pour être jugée
01:04:55pour association
01:04:56de malfaiteurs terroristes,
01:04:57c'est-à-dire
01:04:57pour s'être rendue
01:04:59en Syrie
01:04:59sur le théâtre des opérations
01:05:01entre 2013 et 2017
01:05:02et bien sûr
01:05:03pour avoir adhéré
01:05:04aux thèses de l'État islamique.
01:05:06Alors il y a une particularité
01:05:07aussi ici, Vincent,
01:05:07c'est qu'elles sont poursuivies
01:05:08également pour avoir
01:05:09exposé leurs enfants
01:05:12dans cette lutte islamiste
01:05:15qu'elles ont soutenue.
01:05:15Exactement,
01:05:19on appelle ça
01:05:19la soustraction
01:05:20aux obligations
01:05:21d'être mère.
01:05:22En l'espèce,
01:05:23Mayelen avait 4 enfants
01:05:25qu'elle a emmenés
01:05:26et maintenus en Syrie
01:05:27à Raqqa
01:05:27sur le théâtre des opérations
01:05:29et Jennifer Klein
01:05:30avait elle 5 enfants
01:05:31qu'elle a maintenus
01:05:32elle aussi
01:05:32sur le théâtre des opérations
01:05:33et la justice
01:05:34leur reproche
01:05:35de les avoir exposés,
01:05:36de les avoir mis en danger
01:05:37physique et psychologie
01:05:38et puis d'avoir contrevenu
01:05:40à la scolarité,
01:05:41à leur moralité
01:05:42et à leur éducation.
01:05:43Voilà pourquoi
01:05:44elles comparaissent aujourd'hui.
01:05:45Ce qui est notable
01:05:46c'est que ces enfants
01:05:46aujourd'hui sont âgés
01:05:48de 9 à 19 ans
01:05:49et certains d'entre eux
01:05:50sont présents
01:05:50au palais de justice.
01:05:52Ils veulent se constituer
01:05:52partie civile
01:05:53dans cette procédure,
01:05:54dans ce procès
01:05:55qui se tient devant
01:05:55une cour d'assises spéciale.
01:05:57C'est-à-dire qu'il n'y a pas
01:05:58de jurés populaires ici,
01:05:59ce sont des magistrats professionnels
01:06:00qui vont juger ces trois femmes.
01:06:02Elles ont en cours pour cela
01:06:03une peine pouvant aller
01:06:03jusqu'à 30 ans de réclusion
01:06:05et 450 000 euros d'amende.
01:06:07Et le verdict doit être rendu ici
01:06:09le 26 septembre prochain.
01:06:11Ce sera évidemment
01:06:11très intéressant de les entendre.
01:06:13Merci beaucoup Vincent.
01:06:14Ce qui va être évalué aussi,
01:06:17c'est leur degré de sincérité
01:06:19lorsqu'elles disent
01:06:20que tout ça est derrière elles
01:06:21et qu'aujourd'hui
01:06:22elles ont tourné cette page.
01:06:24On se souvient, François,
01:06:25évidemment pendant longtemps
01:06:26on s'est demandé
01:06:26comment traiter ces cas
01:06:27de djihadistes ultra-radicaux,
01:06:31soutien de l'État islamique.
01:06:32Est-ce qu'on les laisse là-bas
01:06:33en gros ?
01:06:34Ou est-ce qu'on les fait revenir ?
01:06:35Avec évidemment
01:06:35la question des enfants.
01:06:36Bien sûr.
01:06:37En premier lieu,
01:06:38c'était la question des mères
01:06:39et en deuxième lieu,
01:06:40évidemment la question des enfants
01:06:41qui est intimement liée.
01:06:43Bien sûr.
01:06:43Et c'est vrai que
01:06:44Jean-Yves Le Drian,
01:06:45par exemple,
01:06:46ministre des Affaires étrangères,
01:06:47a très longtemps
01:06:48résisté à cette tentation
01:06:49de dire
01:06:50il faut les ramener en France
01:06:51pour être judiciarisés.
01:06:53Comme l'ont fait
01:06:54beaucoup d'autres pays européens.
01:06:55Et donc la question qui se posait
01:06:58c'était de savoir
01:06:59quel risque prenait-on
01:07:00de faire ramener en France
01:07:01des enfants qui n'ont vécu
01:07:03en gros que la guerre
01:07:04ou que l'internement
01:07:06gardé par les Kurdes
01:07:09qui géraient ces camps de prisonniers
01:07:11à l'est de la Syrie
01:07:13parce qu'il y avait
01:07:15dans leur possible éducation
01:07:16ou en doctrinement
01:07:17la possibilité que se deviennent
01:07:19des jeunes cadets du terrorisme
01:07:21sur le sol français
01:07:22et ça ils n'en voulaient pas.
01:07:23Et finalement,
01:07:24la décision a été prise
01:07:25de les faire revenir
01:07:26au compte-gouttes
01:07:27un par un,
01:07:28au cas par cas
01:07:28et c'est peut-être finalement
01:07:30cette solution
01:07:30qui a prévalu
01:07:32mais qui est peut-être aussi
01:07:33celle qui est
01:07:33d'un gage de succès
01:07:35en tout cas
01:07:35en termes de sécurité
01:07:36parce que pour le reste
01:07:37c'est absolument épouvantable
01:07:38sur un plan humain et social
01:07:40c'est horrible.
01:07:40Mais ce procès
01:07:41va sans doute répondre
01:07:43on espère en tout cas
01:07:43à certaines des questions
01:07:45que vous posez Vincent.
01:07:46Autre question maintenant
01:07:47comment assurer la sécurité
01:07:49aux volants
01:07:50et empêcher
01:07:50que les automobilistes
01:07:52prennent leur téléphone
01:07:53soit pour des conversations
01:07:54soit pour envoyer des messages
01:07:56évidemment à chaque fois
01:07:58on se dit
01:07:58non mais il y en a
01:07:59pour quelques secondes
01:07:59ça ne va pas durer
01:08:00je peux quitter
01:08:01la route des yeux
01:08:02sauf qu'il suffit
01:08:02d'un quart de seconde
01:08:04pour que tout bascule
01:08:05et il y a dans les Landes
01:08:07un préfet
01:08:08qui a décidé
01:08:09de passer
01:08:10une méthode plus radicale
01:08:11en gros si on prend
01:08:12en train de téléphoner
01:08:13ou de taper un message
01:08:14et bien ce sera
01:08:15la suspension du permis
01:08:16immédiate
01:08:17alors aujourd'hui
01:08:19c'est plutôt 3 points
01:08:20et 135 euros
01:08:21Pierre Chasseret
01:08:22est avec nous
01:08:22délégué général
01:08:23de l'association
01:08:2440 millions d'automobilistes
01:08:26qui est évidemment
01:08:26très très investi
01:08:27sur ces questions
01:08:28est-ce que cette initiative
01:08:29du préfet
01:08:30vous la soutenez
01:08:31ou vous pensez
01:08:32que c'est un petit peu trop ?
01:08:33C'est trop
01:08:35c'est trop
01:08:35alors attention
01:08:36parce que je ne voudrais pas
01:08:37qu'on caricature mon message
01:08:38évidemment
01:08:39le cancer
01:08:40de la sécurité routière
01:08:41actuellement
01:08:42c'est le smartphone au volant
01:08:43les stupéfiants
01:08:44l'alcoolémie
01:08:45c'est une évidence
01:08:46mais on n'est pas
01:08:47sur la bonne réponse
01:08:48pourquoi on n'est pas
01:08:49sur la bonne réponse
01:08:49et bien tout simplement
01:08:51parce que
01:08:51si on va sur une mesure
01:08:53aussi forte
01:08:54sans aucune alternative
01:08:56potentielle
01:08:57et bien derrière
01:08:58vous allez des jantes
01:08:59ils vont se retrouver
01:08:59sans permis de conduire
01:09:00et qu'est-ce qu'ils vont faire ?
01:09:01ils vont conduire
01:09:02quand même
01:09:03et cette population
01:09:04qui conduira quand même
01:09:05malgré la suspension
01:09:06du permis de conduire
01:09:07posera un véritable problème
01:09:09dans la société
01:09:09ce qu'il faut au contraire
01:09:11c'est imaginer quelque chose
01:09:12et je regrette
01:09:13que le préfet Deslandes
01:09:13ne nous ait pas appelé là-dessus
01:09:15parce qu'on avait
01:09:15une solution toute faite
01:09:17qui me paraissait
01:09:18bien plus intelligente
01:09:19on est d'accord
01:09:20le smartphone au volant
01:09:21c'est une catastrophe
01:09:22nous ce qu'on propose
01:09:24c'est des stages
01:09:25en alternative aux sanctions
01:09:26c'est-à-dire
01:09:27lorsque quelqu'un
01:09:28est pris au smartphone au volant
01:09:29et bien au lieu
01:09:30de lui mettre
01:09:30une simple amande
01:09:31et puis un retrait de point
01:09:32assez basique finalement
01:09:33dans lequel on n'apprend rien
01:09:35parce que la sanction
01:09:36elle est éphémère
01:09:37et bien au contraire
01:09:38on va essayer
01:09:39de lui faire retenir quelque chose
01:09:41on va prendre tous ceux
01:09:42qui sont pris au smartphone au volant
01:09:44et vous allez
01:09:45les obliger
01:09:46à faire
01:09:47un stage
01:09:48en alternative
01:09:49c'est-à-dire qu'on va
01:09:50aller leur expliquer
01:09:52pourquoi l'usage
01:09:53du smartphone au volant
01:09:54n'est pas conciliable
01:09:55avec la conduite
01:09:56parce que là
01:09:57il y a notre invité
01:10:02ici sur ce plateau
01:10:02qui lui soutient
01:10:03cette mesure
01:10:04qu'est maître
01:10:04Vincent Jullet-Parade
01:10:05que vous connaissez
01:10:06parce que c'est un avocat
01:10:06spécialisé dans la défense
01:10:07des victimes
01:10:08des accidents de la route
01:10:08vous avez entendu
01:10:09l'argument de Pierre Chasserey
01:10:10il essaie d'être constructif
01:10:11répondez quoi ?
01:10:13déjà
01:10:13pour une fois
01:10:15on partage le même constat
01:10:16c'est-à-dire qu'on a
01:10:17un vrai souci
01:10:18en matière de sécurité routière
01:10:19sur pas le téléphone
01:10:20mais le smartphone
01:10:21parce qu'aujourd'hui
01:10:21le problème c'est d'une part
01:10:22les appels
01:10:23les messages
01:10:24mais aussi l'usage
01:10:25qui en est fait
01:10:26en matière de concentration
01:10:27sur un écran
01:10:28il y a aussi des gens
01:10:29qui regardent des films
01:10:29ce genre de choses
01:10:30voilà
01:10:30mais si vous voulez
01:10:32après c'est faire preuve
01:10:33d'un peu trop d'angélisme
01:10:34que de se dire
01:10:35qu'il faudrait encore
01:10:37contourner la sanction
01:10:39au profit d'une information
01:10:40quand vous faites des sondages
01:10:42et quand vous interrogez les gens
01:10:44personne n'ignore
01:10:46aujourd'hui
01:10:46la dangerosité
01:10:48que ça peut constituer
01:10:49que d'utiliser son téléphone
01:10:50portable au volant
01:10:51donc ça c'est quelque chose
01:10:52qui est partagé
01:10:53mais par contre
01:10:54on a tous
01:10:55une bonne raison
01:10:56pour le faire
01:10:56donc si vous voulez
01:10:58continuer à dire aux gens
01:10:59à dire
01:10:59il faut pas sanctionner
01:11:01l'information
01:11:02bien sûr qu'il faut en faire
01:11:04mais l'argument
01:11:04selon lequel
01:11:05si on enlève leur permis
01:11:05ils vont continuer à conduire
01:11:07oui mais dans ce cas
01:11:08ils auront plus
01:11:08dans ce cas
01:11:11sur la route
01:11:11vous ne sanctionnez jamais
01:11:13voilà
01:11:13parce que ça veut dire
01:11:14que dès l'instant
01:11:14dans ce cas
01:11:15il faut pas sanctionner la vitesse
01:11:16parce qu'il faut faire preuve de pédagogie
01:11:18si les gens vont rouler son permis
01:11:19après on s'en sort pas
01:11:20il y a un moment
01:11:21il y a une règle
01:11:22alors c'est vrai que le préfet des Landes
01:11:24frappe fort
01:11:24bon pourquoi
01:11:26parce qu'on se rend compte
01:11:26qu'il y a un constat
01:11:27il y a une règle
01:11:28qui est actuellement
01:11:28largement bafouée
01:11:30il y a un autre problème derrière
01:11:32c'est celui de dire
01:11:34bon bah voilà
01:11:34si on est pris
01:11:35on encourt une suspension
01:11:37maintenant moi j'interroge aussi
01:11:39sur les moyens du contrôle
01:11:40parce que je pense qu'on pêche là-dessus
01:11:41Pierre Chasserey vous répond
01:11:42oui bon ça colle pas
01:11:44déjà je vais vous donner
01:11:45juste un exemple
01:11:46tout bête
01:11:46parce que en fait
01:11:47comme disent les jeunes aujourd'hui
01:11:48il faut savoir doser un petit peu
01:11:50quand vous avez quelqu'un
01:11:51qui est au feu tricolore
01:11:52et qui va avoir son téléphone
01:11:53tenu en main
01:11:54même pas en position
01:11:55utilisation du smartphone
01:11:56juste tenu en main
01:11:58car c'est bien ça
01:11:58qui est sanctionné
01:11:59donc vous avez quelqu'un
01:12:00qui est au feu rouge
01:12:01à qui on va enlever le permis
01:12:02non mais soyons réalistes un peu
01:12:04ça n'a pas de sens
01:12:05quand vous faites un excès
01:12:06de vitesse
01:12:06pour quelques kilomètres heure
01:12:07on vous enlève pas le permis
01:12:09et encore heureux
01:12:10vous imaginez
01:12:10avec votre posture
01:12:12de vouloir sucrer le permis
01:12:13de tout le monde
01:12:14du jour au lendemain
01:12:15à la première sanction
01:12:16et bien ça va être facile
01:12:17vu que personne
01:12:18n'est irréprochable
01:12:19mais même vous
01:12:20maître Jules et Parade
01:12:21vous n'êtes pas irréprochable
01:12:22alors vous savez quoi ?
01:12:24et bien dans ces cas-là
01:12:25puisque personne
01:12:26ne l'est irréprochable
01:12:27on va faire très simple
01:12:28on va enlever le permis
01:12:29de tout le monde
01:12:30comme ça il n'y a plus de voiture
01:12:31il n'y a plus de déplacement
01:12:32et on n'en parle plus
01:12:33et on a rien
01:12:33les problèmes de sécurité routière
01:12:35votre solution
01:12:36qui consiste à sucrer le permis
01:12:38de tout le monde
01:12:39de tous les français
01:12:40à la première infraction
01:12:42est un constat
01:12:43qui est mauvais
01:12:44qui n'est pas constructif
01:12:45et qui n'apporte rien
01:12:46en termes de sécurité routière
01:12:48c'est de la répression
01:12:49bête et méchante
01:12:50comment on fait pour doser
01:12:51maître Jules et Parade ?
01:12:53après naturellement
01:12:54je pense qu'il faut avoir
01:12:55une approche pragmatique
01:12:56des choses
01:12:56c'est-à-dire
01:12:57au cas par cas
01:12:59et encore une fois
01:13:00c'est pas ma mesure
01:13:01c'est pas moi
01:13:01qui l'ai inventé
01:13:04c'est pas moi
01:13:04qui l'ai projeté
01:13:05voilà
01:13:06je trouve simplement
01:13:07qu'aujourd'hui
01:13:08on a un préfet
01:13:08qui prend
01:13:09un problème majeur
01:13:11de sécurité routière
01:13:12sur laquelle on n'a pas de prise
01:13:13qui la prend à bras-le-corps
01:13:15et qui dit
01:13:15bah on va arrêter
01:13:16la mensuétude là-dessus
01:13:18il y a un mois de pédagogie
01:13:20il dit pendant un mois
01:13:21on va expliquer
01:13:22et puis ensuite
01:13:22si ça marche pas
01:13:23oui mais si vous voulez
01:13:25encore une fois
01:13:25d'abord
01:13:26le téléphone portable au volant
01:13:28depuis le mois de juillet
01:13:29c'est l'une des
01:13:29des circonstances aggravantes
01:13:31qui constituent
01:13:32le délit d'homicide routier
01:13:33ça veut dire que
01:13:34les parlementaires
01:13:34ont quand même
01:13:35enfin pris en compte
01:13:36le fait que l'usage
01:13:38du portable au volant
01:13:39pouvait au même titre
01:13:40que l'alcool
01:13:40au même titre
01:13:41que les excès de vitesse majeurs
01:13:42être une cause d'accident
01:13:44moi je veux bien
01:13:46qu'on vienne nous dire
01:13:46c'est pas grave
01:13:47c'est pas grave de téléphoner
01:13:48moi j'ai vu dans mon cabinet
01:13:51des dizaines de dossiers
01:13:52dans lesquels
01:13:53on n'avait pas d'alcool
01:13:54on n'avait pas de stup
01:13:55on avait simplement
01:13:56le téléphone portable au volant
01:13:57et c'était un quart de seconde
01:13:58et ça a coûté la vie
01:13:59à des gens
01:13:59et ça a bousillé la vie d'autres
01:14:01Pierre Chasserey
01:14:01on sait bien que sur les stages
01:14:03quand il y a des
01:14:03des retraites permis
01:14:04quand on y va
01:14:05ces stages
01:14:06honnêtement
01:14:06c'est quand même souvent
01:14:07un petit peu bidon
01:14:08pour dire les choses
01:14:08vous le savez
01:14:09non
01:14:09en fait ce qu'il faut faire
01:14:11c'est les cibler
01:14:12lorsque vous avez quelqu'un
01:14:13qui a un problème
01:14:14avec son smartphone au volant
01:14:15et que vous lui faites
01:14:16faire des stages
01:14:17pour lui montrer
01:14:18des problèmes d'excès de vitesse
01:14:22du stage en alternative
01:14:24à la sanction
01:14:25pour qu'il fonctionne
01:14:26il faut faire comprendre
01:14:27de manière définitive
01:14:29à quelqu'un
01:14:29que son utilisation
01:14:30du smartphone
01:14:31est terrible
01:14:32en fait
01:14:32soyons tous honnêtes
01:14:34s'il vous plaît
01:14:35mais arrêtons un petit peu
01:14:36de jouer les donneurs de leçons
01:14:37je ne supporte pas ça
01:14:39on a tous
01:14:40un jour
01:14:41au moins
01:14:41pris notre smartphone
01:14:43entre les mains
01:14:43on l'a suspect
01:14:44ça veut donc dire
01:14:46ça veut donc dire
01:14:47qu'avec le théorème
01:14:48du préfet des Landes
01:14:49qu'il concerne aussi
01:14:50de la même manière
01:14:51parce qu'à moins
01:14:52qu'il ne conduise pas
01:14:53ça lui est arrivé
01:14:54et bien ça veut dire quoi
01:14:55ça veut dire que
01:14:56lui aussi
01:14:57mais il n'y a plus de permis
01:14:58donc arrêtons
01:15:00mettons en place
01:15:00des sanctions efficaces
01:15:01faisons respecter
01:15:03déjà les règles
01:15:03sur la route
01:15:04et ça se passera très bien
01:15:05plutôt que vouloir
01:15:06laver plus blanc
01:15:07plus que blanc
01:15:08au bout d'un moment
01:15:08ça ne fonctionne pas
01:15:09merci beaucoup
01:15:11Pierre Chasseret
01:15:11pour avoir été avec nous
01:15:13en direct
01:15:14et avoir répondu
01:15:15à Maître Jules et Parade
01:15:16merci également
01:15:17à vous
01:15:17c'est l'heure
01:15:18de l'inviter
01:15:18d'Arnaud Direct
01:15:19maintenant
01:15:20et notre invité
01:15:24vous le connaissez
01:15:25c'est une figure
01:15:26du rassemblement national
01:15:27Laurent Jacobelli
01:15:28député de Moselle
01:15:29porte-parole du parti
01:15:30bonjour à vous
01:15:31et merci d'être là
01:15:32vous revenez de Gironde
01:15:33je reviens des universités
01:15:35d'été de Bordeaux
01:15:36ça a bossé ce week-end
01:15:37du côté du rassemblement national
01:15:39vous avez quand même eu le temps
01:15:39j'imagine de voir ces images
01:15:40en Espagne
01:15:41la Vuelta
01:15:42le tour d'Espagne
01:15:43qui a été interrompu
01:15:43par des militants
01:15:45pro-palestiniens
01:15:47et le vainqueur
01:15:47Younes Vingegaard
01:15:48n'a pas pu aller
01:15:50sur le podium
01:15:50et il n'y a pas eu
01:15:51de fin d'étape
01:15:53le président
01:15:55du gouvernement espagnol
01:15:57il s'est dit
01:15:58admiratif
01:15:59de ces manifestants
01:16:01vous allez nous dire
01:16:01si vous partagez
01:16:03cette opinion
01:16:04ou pas
01:16:05et surtout
01:16:05vous allez nous dire
01:16:06ce que vous pensez
01:16:06de ce tweet d'Olivier Faure
01:16:08qui a repris la déclaration
01:16:09de Pedro Sanchez
01:16:10pour la souligner
01:16:12et pour dire
01:16:12nous aussi
01:16:13faisons quelque chose
01:16:13en France
01:16:14dressons le 22 septembre prochain
01:16:16le drapeau palestinien
01:16:18devant les mairies françaises
01:16:20le 22 septembre
01:16:21c'est le jour
01:16:21de la reconnaissance
01:16:21de l'état palestinien
01:16:22par la France
01:16:23est-ce que ce sera le cas
01:16:25dans les mairies RN ou pas ?
01:16:26Bien sûr que non
01:16:27et j'appelle
01:16:27tous les maires de France
01:16:28à refuser
01:16:29cette espèce de folie
01:16:30qui vient de la gauche
01:16:31de vouloir pavoiser
01:16:33le drapeau palestinien
01:16:34partout
01:16:34aujourd'hui les français
01:16:35n'en peuvent plus
01:16:35de voir ce drapeau
01:16:36parce qu'il est synonyme
01:16:37quand on le voit
01:16:38de violence
01:16:39de non-respect de la loi
01:16:41parfois même
01:16:42d'antisémitisme
01:16:43aujourd'hui
01:16:43à chaque fois que la gauche
01:16:44et notamment la gauche radicale
01:16:46mais pas seulement
01:16:47veut aller dans les rues
01:16:48semer le désordre
01:16:49elle arrive
01:16:50aux couleurs
01:16:50du drapeau palestinien
01:16:52monsieur Faure
01:16:53qui dès qu'il voit
01:16:54un français
01:16:54qui pavoise
01:16:56les couleurs bleu blanc rouge
01:16:57le treste de raciste
01:16:58est plus prompt
01:16:59lui a développé
01:17:00le drapeau palestinien
01:17:01monsieur Faure ne traite pas
01:17:02de raciste
01:17:02les gens qui brangissent
01:17:03les drapeaux bleu blanc
01:17:04ou il ne faut pas dire ça
01:17:05regardez ce qui s'est passé
01:17:06à Bloquantou
01:17:07qui était une manifestation
01:17:08récupérée par la gauche
01:17:09et bien à chaque fois
01:17:10quelqu'un arrive avec
01:17:11le drapeau bleu blanc rouge
01:17:12pas seulement
01:17:12la gauche
01:17:13vous savez moi je ne fais plus
01:17:13la distinction
01:17:14et d'ailleurs
01:17:15monsieur Faure là
01:17:16à qui il parle
01:17:16il parle à l'électorat
01:17:18LFI
01:17:18qui l'a fait élire
01:17:19clairement
01:17:20monsieur Faure n'en a rien à faire
01:17:21de la Palestine
01:17:22c'est communautariste
01:17:23c'est démagogique
01:17:23mais bien sûr
01:17:24c'est de la démagogie
01:17:25communautariste
01:17:26et voyons si monsieur Faure
01:17:27est sincère
01:17:27à ce moment là
01:17:28qu'il y aille
01:17:29et qu'il aille vivre à Gaza
01:17:30et siéger à Gaza
01:17:32mais s'il reste en France
01:17:33qu'il s'occupe de la France
01:17:34et qu'il s'occupe du bleu blanc rouge
01:17:35vous savez
01:17:35nous sommes pour une solution
01:17:37au Rassemblement National
01:17:38à deux états
01:17:39mais lorsque le Hamas
01:17:40aura cessé son activité
01:17:42parce que sinon
01:17:43vouloir reconnaître la Palestine
01:17:44dans quelques jours
01:17:45c'est accepter
01:17:47une Palestine
01:17:47aux mains du Hamas
01:17:48et donc
01:17:49l'arrivée au pouvoir
01:17:51de terroristes
01:17:51Regardez d'abord
01:17:53la réaction
01:17:54d'Yonatan Arfi
01:17:55pour le CRIF
01:17:56et il a dénoncé
01:17:57cette proposition
01:17:58d'Olivier Ford
01:17:59de hisser le drapeau palestinien
01:18:00sur les mairies
01:18:01et il y a Jérôme Gage
01:18:02qui est un autre socialiste
01:18:03qui était sur BFM TV
01:18:05ce matin
01:18:06parce qu'il parle des otages
01:18:08ici
01:18:09Jérôme Gage
01:18:10il dit
01:18:10on peut hisser
01:18:12le drapeau palestinien
01:18:13mais ils sont aussi
01:18:13à côté du drapeau israélien
01:18:14est-ce que ça
01:18:15c'est une idée
01:18:16que vous pourriez reprendre ?
01:18:18Vous savez
01:18:18moi je crois par principe
01:18:19que sur les mairies de France
01:18:21il n'y a qu'un drapeau
01:18:22qui doit flotter
01:18:22un seul d'ailleurs
01:18:23le drapeau bleu blanc rouge
01:18:25même pas le drapeau européen
01:18:26non plus
01:18:27ce n'est pas un état
01:18:28en revanche
01:18:29c'est une union
01:18:30pas une union d'état
01:18:31c'est donc pas un état
01:18:33je comprends bien
01:18:34qu'on puisse être
01:18:36solidaires
01:18:37du peuple israélien
01:18:38ou même du peuple palestinien
01:18:39mais il faut le faire
01:18:41avec raison
01:18:41avec mesure
01:18:42ceux qui font
01:18:44de la cause palestinienne
01:18:45une cause
01:18:46exclusivement de gauche
01:18:48et qui cachent derrière
01:18:49un antisionisme
01:18:50qui parfois déborde
01:18:51sur l'antisémitisme
01:18:52ne doivent donner
01:18:53de leçons à personne
01:18:54n'oublions pas Israël
01:18:55n'oublions pas
01:18:56que les attentats
01:18:57du 7 octobre
01:18:57ont déclenché
01:18:59la riposte d'Israël
01:19:00qui se défend
01:19:01n'oublions pas
01:19:02que Israël
01:19:02est l'avant-garde
01:19:03d'un combat
01:19:04contre le terrorisme islamiste
01:19:06et donc
01:19:06il faut garder
01:19:07de la mesure
01:19:08la gauche est emparée
01:19:09du drapeau palestinien
01:19:10elle en a fait
01:19:10un étendard
01:19:11qui vient parfois
01:19:12jusqu'à l'Assemblée nationale
01:19:14je lui dis
01:19:14je ne suis même pas sûr
01:19:15d'ailleurs
01:19:16que ça serve la cause
01:19:16qu'ils veulent défendre
01:19:18qu'ils s'occupent
01:19:20mais ils veulent s'occuper
01:19:21du conflit israélo-palestinien
01:19:22qu'ils le fassent avec mesure
01:19:23François Clémenceau
01:19:24Juste un point
01:19:24quand vous dites
01:19:25que s'il y a reconnaissance
01:19:26de l'État palestinien
01:19:27c'est la reconnaissance du Hamas
01:19:28la déclaration de New York
01:19:31qui a été validée
01:19:32ce week-end
01:19:32par 142 États
01:19:33stipule que
01:19:34il y aura reconnaissance
01:19:36d'un État palestinien
01:19:36sans le Hamas
01:19:38parce qu'il faut condamner
01:19:39le Hamas
01:19:39précisément pour le 7 octobre
01:19:40Mais c'est exactement
01:19:41ce que je viens de dire
01:19:42c'est notre position
01:19:43c'est-à-dire qu'il faut
01:19:44une solution à deux États
01:19:45une fois que la Palestine
01:19:46sera libérée
01:19:47de l'islamisme du Hamas
01:19:48ce n'est pas la position
01:19:49du président de la République française
01:19:51qui veut reconnaître
01:19:51la Palestine
01:19:52dès le 22
01:19:53et excusez-moi de souvenir
01:19:55Mais selon les principes
01:19:56de cette déclaration de New York
01:19:57Oui c'est infamé en même temps
01:19:58c'est-à-dire que je respecte
01:19:59les principes
01:20:00mais je ne les respecte pas
01:20:01excusez-moi
01:20:01si en même temps
01:20:02on n'en peut plus
01:20:02y compris en politique internationale
01:20:04Alors ce week-end
01:20:04il a aussi été marqué
01:20:05il y a eu ces manifestations
01:20:06à Madrid
01:20:06mais il y a aussi eu
01:20:07des manifestations à Londres
01:20:08alors d'un tout autre genre
01:20:09d'un genre opposé même
01:20:12si l'on veut
01:20:13manifestation contre l'immigration
01:20:16est-ce que quand vous avez
01:20:17vu ces images
01:20:17vous vous dites
01:20:18moi je suis bien sûr
01:20:19que je soutiens ces manifestations
01:20:20et je souhaite voir
01:20:21la même chose en France
01:20:21Moi je vois déjà
01:20:23que ce qui flotte là-bas
01:20:24c'est le drapeau britannique
01:20:25et aucun autre
01:20:26Dans ces manifestations
01:20:27oui ça c'est sûr
01:20:28Oui
01:20:28qu'il n'y a pas eu de violence
01:20:29et pas d'agression
01:20:30ce qui montre bien
01:20:32qu'on peut parfois
01:20:33manifester pour des idées
01:20:34de manière sage
01:20:36En revanche
01:20:37nous la question de l'immigration
01:20:38nous voulons éviter
01:20:39que le peuple français
01:20:40s'en empare
01:20:41mais nous proposons
01:20:42un référendum
01:20:42ce qui paraît être
01:20:43Pas des manifs
01:20:44c'est pas une bonne idée
01:20:45Écoutez si quelqu'un
01:20:46veut organiser des manifs
01:20:46il n'y a pas de problème
01:20:47Pourquoi pas l'ORN ?
01:20:48Vous avez un député
01:20:49le député Renaud
01:20:51qui s'est interrogé
01:20:52en disant
01:20:52à quand la France ?
01:20:53Alors lisez bien son tweet
01:20:55il dit
01:20:56on peut avoir
01:20:57des manifestations massives
01:20:58où il y a le drapeau national
01:20:59et sans violence
01:21:00Bon je pense qu'il faisait référence
01:21:02aux manifestations
01:21:03qu'il y avait eu
01:21:04il y a une semaine en France
01:21:05avec violence
01:21:06sans le drapeau français
01:21:07mais avec le drapeau palestinien
01:21:08C'est bien d'être fier de son pays
01:21:10C'est bien de vouloir
01:21:11défendre son identité
01:21:12C'est bien de reconnaître
01:21:13l'état réel de la situation
01:21:14Pourquoi ne pas appeler
01:21:15à des manifs ?
01:21:16Parce que nous
01:21:16nous sommes un parti politique
01:21:17de gouvernement
01:21:18nous nous préparons
01:21:19à l'alternance
01:21:19et ce que nous avons
01:21:20à proposer aux français
01:21:21c'est quel est notre programme
01:21:23qu'est-ce qu'on fait
01:21:23le jour où on arrive
01:21:24à l'Elysée
01:21:25pour l'immigration ?
01:21:27Et bien c'est très simple
01:21:28un référendum
01:21:29et les français
01:21:30pourront se prononcer
01:21:31et je pense
01:21:32très sincèrement
01:21:32qu'ils iront
01:21:33dans notre sens
01:21:34pour la fin
01:21:34du regroupement familial
01:21:36tel qu'il est aujourd'hui
01:21:37pour le renvoi chez eux
01:21:38des délinquants
01:21:39et des criminels étrangers
01:21:40pour le fait qu'un étranger
01:21:41qui est sur le sol français
01:21:42en situation irrégulière
01:21:43doivent partir
01:21:44pour le fait
01:21:45que les allocations
01:21:46non conclutives
01:21:46seront réservées aux français
01:21:48Est-ce que ça fait partie
01:21:48des demandes
01:21:48que Marine Le Pen
01:21:49et Jordan Mardella
01:21:50vont mettre sur la table
01:21:51quand ils vont aller rencontrer
01:21:52Sébastien Lecornu
01:21:53le nouveau premier ministre
01:21:54quand ils seront consultés ?
01:21:55Pas directement
01:21:55parce que le référendum
01:21:56est à l'initiative
01:21:57du président de la république
01:21:58donc nous attendrons
01:21:59que Marine Le Pen
01:21:59soit présidente de la république
01:22:01en revanche
01:22:02qu'est-ce que vous allez mettre
01:22:02sur la table ?
01:22:03Nous allons dire à monsieur Lecornu
01:22:04ne touchez pas
01:22:06au pouvoir d'achat
01:22:07des français
01:22:08ne cédez pas
01:22:09à la radicalité fiscale
01:22:10pour équilibrer le budget
01:22:12aller chercher
01:22:13des économies
01:22:13dans les mauvaises dépenses
01:22:14parmi ces mauvaises dépenses
01:22:16et je dirais même
01:22:16très mauvaises dépenses
01:22:18il y a 18 milliards
01:22:19à trouver
01:22:20sur le coût
01:22:21de l'immigration en France
01:22:21si monsieur Lecornu
01:22:22fait ce pas-là
01:22:24qui est d'ailleurs
01:22:25une demande des français
01:22:25peut-être
01:22:27peut-être
01:22:27restera-t-il assis
01:22:28sur son siège éjectable
01:22:29quelques jours de plus
01:22:30Donc comme la gauche
01:22:30vous demandez
01:22:31que le premier ministre
01:22:32renonce au gel
01:22:33des prestations
01:22:34et des aides sociales ?
01:22:35Mais le premier ministre
01:22:36s'il nous annonce
01:22:37une année blanche
01:22:38et qu'il nous annonce
01:22:39par exemple
01:22:39que les retraités
01:22:41ne verront pas
01:22:41leur retraite
01:22:42indexée sur le coût
01:22:44de la vie
01:22:44alors oui
01:22:44bien évidemment
01:22:45c'est une ligne rouge
01:22:46Vous avez lu sans doute
01:22:47ce week-end
01:22:48monsieur Jacobelli
01:22:49l'interview de Patrick Martin
01:22:50c'était hier
01:22:51dans Le Parisien
01:22:51je ne sais pas
01:22:52si vous avez commenté
01:22:53ses propos
01:22:53quand vous étiez tous
01:22:54rassemblés
01:22:55du côté de Bordeaux
01:22:56il a poussé un coup de gueule
01:22:57pour le MEDEF
01:22:57il menace
01:22:58d'une mobilisation
01:22:59des patrons
01:23:01si le gouvernement
01:23:02impose des prélèvements
01:23:03supplémentaires
01:23:04est-ce que
01:23:04vous qui venez de défendre
01:23:06maintenant
01:23:06notamment les petites retraites
01:23:08est-ce que vous dites
01:23:08oui il a raison
01:23:09et moi je défends aussi
01:23:10les patrons
01:23:10il ne faut pas
01:23:11qu'il y ait de prélèvements
01:23:11supplémentaires
01:23:12pour les entreprises
01:23:12Mais soyons clairs
01:23:13il y a une convergence
01:23:14aujourd'hui
01:23:15qui est presque historique
01:23:16en tout cas depuis
01:23:16quelques décennies
01:23:17c'est que les TPE, PME
01:23:19ont les mêmes problèmes
01:23:20que les grands groupes
01:23:21c'est tous les patrons
01:23:22constatent que les normes
01:23:23et les taxes
01:23:23les freinent aujourd'hui
01:23:25nous sommes le pays
01:23:25le plus taxé du monde
01:23:26il faut le redire
01:23:27pourquoi vouloir à nouveau
01:23:29s'en prendre aux entreprises
01:23:31ou aux particuliers
01:23:32arrêtons avec cette folie
01:23:34fiscale
01:23:34pourquoi aujourd'hui
01:23:35on a un problème
01:23:36dans notre économie
01:23:37parce que les entreprises
01:23:38ne sont pas assez libres
01:23:39parce qu'elles ne peuvent pas
01:23:40créer d'emplois
01:23:40parce qu'elles sont étouffées
01:23:42de taxes et de charges
01:23:43desserrons les taux
01:23:45laissons-les tranquilles
01:23:46laissons-les créer
01:23:47travailler
01:23:48prospérer
01:23:48investir
01:23:49ça veut dire demain de l'emploi
01:23:51et ça veut dire
01:23:51après-demain des cotisations sociales
01:23:52on est dans un cercle vicieux
01:23:54il y a de moins en moins de gens
01:23:56qui créent de la richesse
01:23:57et donc de plus en plus
01:23:58de gens à aider
01:23:59et donc les taux se resserrent
01:24:00sur ceux qui bossent
01:24:01pour payer pour tous les autres
01:24:03et les entreprises sont exsangues
01:24:04et ne peuvent plus embaucher
01:24:05on va dans le mur
01:24:07il faut arrêter
01:24:07avec cette idéologie soviétique
01:24:09qui s'est emparée
01:24:10de l'extrême-gauche
01:24:11c'est pas une surprise
01:24:12jusqu'à la droite
01:24:13le rassemblement national
01:24:14il n'y a pas si longtemps
01:24:15pointait quand même du doigt
01:24:16certains patrons
01:24:18on sent que le discours évolue
01:24:19du côté du RR
01:24:20on l'a constaté aussi
01:24:21aux universités du MEDEF
01:24:22quand il y a des abus
01:24:24c'est-à-dire quand il y a
01:24:25un contournement de la loi fiscale
01:24:26pour déroger aux principes fiscaux
01:24:29et faire de l'évasion
01:24:30évidemment
01:24:30il faut rétablir l'ordre
01:24:32sur d'autres sujets
01:24:33comme la réforme des retraites
01:24:34vous n'êtes pas d'accord
01:24:36avec les patrons
01:24:36vous ne dites pas tout à fait
01:24:37la même chose
01:24:37absolument
01:24:38mais sur ce point précis
01:24:39on peut se rejoindre
01:24:40l'invité d'Arnaud Direct
01:24:41dans quelques instants
01:24:42vous retrouvez
01:24:42Christophe Delay
01:24:43et Roselyne Dubois
01:24:44nous on se retrouve demain
01:24:45salut
01:24:45merci
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