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  • il y a 4 mois
Regardez Le journal RTL avec Amandine Bégot du 15 septembre 2025.

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00:00Bonjour à tous et bienvenue dans RTL Midi. Nous sommes ensemble jusqu'à 14h, 1h30 d'info, de décryptage et de témoignage.
00:09Car cette émission, vous le savez, c'est d'abord la vôtre, c'est vous qui la faites.
00:14Comme chaque jour, vous avez la parole, vous réagissez. Je vous attends dès à présent au 3210, mais aussi par SMS au 64900.
00:21Vous commencez votre message avec le mot Midi. Et puis bien sûr, l'application RTL. Vous cliquez sur l'onglet Réagir.
00:27A la une, aujourd'hui, le préfet des Landes qui sort l'artillerie lourde pour combattre le téléphone au volant.
00:33Les automobilistes seront bientôt privés de permis à la première infraction.
00:38Dans ce journal également, le débat autour des privilèges des anciens premiers ministres.
00:41Sébastien Lecornu se dit prêt à les supprimer. Et vous, qu'en pensez-vous ? Bonne idée ou pas ?
00:46Faut-il aller plus loin ? J'attends vos appels. On évoquera aussi ce procès assez inédit.
00:5112 militants de l'aide à mourir jugés pour avoir aidé des personnes à se procurer des barbituriques.
00:56Ce procès, il s'ouvre tout à l'heure à Paris. On viendra aussi sur cet accident de bus à Cahors.
01:01Et puis un coup de gueule. Le coup de gueule de la fille de Gilbert Bécaud.
01:05Elle regrette qu'on n'entende plus son père.
01:08Notre météo avec vous, Louis Baudin. Bonjour, Louis.
01:10Bonjour, Amandine. Bonjour à tous.
01:11Et c'est une météo compliquée.
01:13Oui, compliquée parce qu'il y a à la fois une perturbation qui glisse vers le sud-ouest et l'est.
01:16Et puis quelques averses dans le nord-ouest. Et puis du vent.
01:19Et puis quand même du soleil près de la Méditerranée.
01:21Il y en a presque pour tous les goûts.
01:22C'est vrai.
01:23Météo complète à la fin du journal.
01:26Amandine Bégaud.
01:28RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
01:30Et d'abord, attention donc.
01:32Si vous circulez dans les Landes, téléphoner en conduisant va bientôt vous coûter cher.
01:36Très cher même.
01:37Le préfet a en effet décidé de durcir le ton.
01:40A partir du 1er novembre, c'est simple.
01:42Ce sera suspension de permis pour tous ceux qui téléphonent au volant.
01:46Bonjour Philippe Demaria.
01:47Bonjour.
01:48Vous l'avez constaté, on est encore nombreux à passer des coups de fil en conduisant.
01:52Eh oui, au volant.
01:53Un petit coup d'œil en bas à droite sur le portable.
01:55Léa, jeune maman, a failli se retrouver dans le fossé.
01:58Elle avoue consulter son téléphone.
02:01Souvent.
02:02Qu'est-ce que vous y faites ?
02:04Je réponds au message.
02:05Ce n'est pas bien de ne pas répondre.
02:07Mais bon, c'est top de bien le laisser aussi sur le côté pour ne pas avoir d'accident.
02:11Envoyer un message, ça vous le faites ?
02:12Oui.
02:13Il existe les vocaux.
02:15Généralement, moi je fais un vocal.
02:16Du coup, on est quand même concentré sur la route.
02:19Mais c'est vrai que c'est pareil, on a le téléphone en main.
02:21Donc, je ne me suis jamais fait arrêter encore.
02:24Mais attention Léa, les contrôles vont donc ici s'intensifier.
02:28Fin octobre, on pourrait donc se voir suspendre son permis pour téléphone au volant par décision du préfet Deslandes.
02:34Après, c'est bien parce qu'au moins ça empêche les gens de le faire.
02:38Parce que de perdre son permis à cause du téléphone, c'est malheureux.
02:41Ce n'est pas facile de se dire que je ne fais que conduire et que je me concentre sur la route.
02:45Moins facile pour les jeunes surtout.
02:46Moi, je sais que ma maman, par exemple, je la vois au volant et je n'ai jamais sur son téléphone.
02:50Et quand même le vois avec quand je suis au volant, elle manquait.
02:5423 personnes ont trouvé la mort sur les routes Deslandes en 2025.
02:57C'est ce qui motive ce durcissement potentiel de la réglementation.
03:00Les forces de l'ordre ont dans le même temps verbalisé plus de 3000 personnes pour usage du téléphone.
03:06Vous le voyez, pas facile de se débarrasser de cette sale habitude.
03:10Merci beaucoup Philippe Demaria en direct des Landes pour RTL.
03:13Et vous, qu'en pensez-vous ? Faut-il ou non généraliser cette mesure ?
03:17Vous êtes, vous déjà fait peur par exemple ?
03:19Tiens, en téléphonant au volant, j'attends vos appels.
03:22Et vos témoignages dès à présent au 3210.
03:25RTL midi.
03:27Les auditeurs ont la parole.
03:28On en vient présent à ce débat autour des avantages accordés aux anciens premiers ministres.
03:33À peine arrivés à Matignon, Sébastien Lecornu l'a dit.
03:36Il est prêt à les supprimer.
03:38Bonne idée ou pas ?
03:39Eh bien Frédéric Veil est allé poser la question aux habitants du Havre.
03:42Le fief d'Edouard Philippe, premier premier ministre d'Emmanuel Macron.
03:47Sur la place de l'hôtel de ville, abrité sous son parapluie,
03:50Jean-Michel La Quarantaine trouve que cette suggestion de suppression de toute forme de privilèges
03:55peut être une bonne chose.
03:57Au moins je suis pour.
03:58Je ne vois pas pourquoi ils auraient autant de privilèges.
04:00Surtout sûrement les premiers ministres et à vie.
04:02Moi ici, sur la ville, je trouve qu'il a fait des bonnes choses.
04:05Donc après, il est comme les autres.
04:09Il doit laisser un peu d'argent pour ceux qui en ont un peu plus besoin.
04:12C'est bien beau de taper sur toute la classe moyenne, mais à un moment donné, il faut qu'ils se regardent aussi en face.
04:17Les premiers qui doivent faire des économies, c'est eux.
04:20Ici, au Havre, où le maire, Edouard Philippe a été premier ministre.
04:23Evelyne, jeune retraitée, trouve que...
04:26C'est des économies de chandelle.
04:27Moi, je trouve qu'il fait ça pour justement garder, je pense, le gouvernement, pour que ça reste comme ça.
04:33Et puis, il faudrait que tout change parce que là, on arrive à un moment, on n'arrête pas de se priver de tout.
04:41Globalement, ici, les Havrais sont d'accord pour la suppression des privilèges alloués aux anciens premiers ministres,
04:47y compris pour l'actuel maire du Havre.
04:49Au Havre, le reportage de Frédéric Veil.
04:52Du côté des premiers intéressés, la question, on le sait, divise.
04:55Écoutez, par exemple, Dominique de Villepin, l'ancien Premier ministre,
04:58a trit hier soir l'invité du 2020, le nouveau rendez-vous d'Anne-Sophie Lapix sur M6.
05:02Moi, je suis pour la suppression de toute forme de privilège.
05:06Oui, sachant que Jean Castex, lui, il y a renoncé, pas vous.
05:08Oui, il y a renoncé parce qu'il est pris en charge par l'institution qu'il sert aujourd'hui.
05:13Il a renoncé immédiatement, il prend le métro, il a pris le chauffeur.
05:16Pourquoi ? Écoutez, c'est une bonne chose qu'il fasse fonctionner à l'époque l'administration dans laquelle il servait,
05:21c'est-à-dire la RATP.
05:22Mais pas, vous n'y avez pas renoncé, c'est pour ça que je vous pose la question.
05:24Mais parce que je n'ai pas cette fonction-là.
05:26Mais on présente toujours les mêmes têtes à livrer à la vindicte.
05:32Mais il y a beaucoup, beaucoup d'autres personnes qui bénéficient de ces avantages.
05:36Supprimer les privilèges me paraît une très bonne chose.
05:39Dominique de Villepin avec Anne-Sophie Lapix hier soir sur M6.
05:42Bonjour Jean-Baptiste Léon.
05:43Bonjour Andine Bégaud.
05:43Vous êtes le directeur des publications de l'association Contribuables Associés.
05:47D'abord, combien coûtent nos anciens premiers ministres ?
05:50Alors, il y a une enveloppe globale pour l'ensemble des anciens premiers ministres qui est de...
05:56En 2024, on n'a pas les chiffres de 2025 évidemment.
05:58En 2024, c'est 1 580 000 euros.
06:011 580 000 euros.
06:03On est loin des 44 milliards qu'on cherche pour essayer de combler la dette.
06:11Ce n'est pas en les supprimant qu'on va régler ce problème, on est d'accord ?
06:13Non, c'est certain.
06:14C'est certain, c'est comme le disait une auditrice ou du moins une personne qui a été interviewée au Havre,
06:17ce sont quelque part des économies de bout de chandelle.
06:19Mais après, la politique c'est aussi du symbole.
06:22Et quand nos élus demandent aux Français de se serrer la ceinture,
06:24il faut qu'eux aussi fassent quelques efforts, même modiques et même symboliques.
06:28Si on regarde dans le détail ces avantages dont bénéficient les anciens premiers ministres,
06:33qu'est-ce qu'il y a dans cette somme, ce 1 580 000 euros ?
06:36Les choses ont changé déjà.
06:37Elles ont changé depuis 2019 à l'instigation justement d'Edouard Philippe,
06:40maire du Havre et ancien premier ministre,
06:42qui a diminué entre guillemets les avantages.
06:44Certains courent sur 10 ans, certains sont à vie.
06:46Avant, c'était l'ensemble des avantages entre guillemets qui étaient à vie.
06:49Aujourd'hui, un ancien premier ministre dispose pendant 10 ans d'un collaborateur,
06:53d'un véhicule avec chauffeur à vie.
06:56Donc, le collaborateur c'est pendant 10 ans, la voiture et le chauffeur c'est à vie.
07:02Donc, je vais comprendre que notre actuel premier ministre voudrait revenir là-dessus.
07:05C'est-à-dire supprimer les avantages à vie et notamment ce véhicule avec chauffeur.
07:11Sachant que ça, il y a une petite nuance, c'est que ces avantages-là,
07:14vous n'avez pas le droit de les toucher, entre guillemets, si vous avez plus de 67 ans.
07:18Donc, François Bérou n'est pas concerné, Michel Bernier n'était pas concerné
07:22et vous n'avez pas ces avantages non plus si vous exercez une fonction publique
07:26type Jean Castex à l'ARATP ou Edouard Philippe, maire du Havre.
07:32Quand on regarde dans le détail, quel est l'ancien premier ministre qui nous coûte le plus cher ?
07:37Aujourd'hui, en 2024, c'était Dominique de Villepin, devant Bernard Cazenave.
07:42Cazenave, oui.
07:43Donc, c'est à peu près 200 000 euros, un peu plus de 200 000 euros de dépenses
07:46pour un monsieur de Villepin et essentiellement des frais de véhicules.
07:49On entendait Dominique de Villepin à l'instant qui dit
07:52mais il y a bien d'autres privilèges.
07:53Quels sont les autres privilèges qui touchent ?
07:56Les anciens présidents, par exemple ?
07:57Les présidents, effectivement.
07:59Les présidents ont des privilèges liés à leurs fonctions.
08:03Donc, notamment, ça aussi, ça a été revu, mais sous François Hollande, en 2016,
08:08c'est des privilèges.
08:10Notamment, il y a ce qu'on n'appelle pas une retraite,
08:13mais une dotation annuelle pour les anciens présidents de la République
08:16qui est de l'ordre de 65 000 euros par an, donc qui est à vie.
08:21Il y a même une notule dans le décret qui a été émis il y a quelques années,
08:26c'est qu'il y a une pension de réversion aussi.
08:28C'est-à-dire que l'époux ou l'épouse d'un président de la République,
08:32si le président décède, la veuve ou le veuf peut toucher,
08:35pas touche, 50% de la somme versée au titre de cette dotation.
08:40Est-ce qu'on sait combien coûtent les anciens présidents ?
08:42Oui, en 2024, donc il n'y en a plus que deux,
08:44c'est Nicolas Sarkozy et François Hollande, c'était 1 390 000 euros.
08:48Donc là encore, c'est un coup d'eau si on compare à la dette et aux économies à faire.
08:54Vous allez rester avec nous, Jean-Baptiste Léon,
08:56parce que ce sujet fait beaucoup, beaucoup réagir les auditeurs
08:59et on va continuer à débattre des économies qui seraient possibles ou pas.
09:04Beaucoup réagir, je le disais.
09:05Écoutez ce message qu'on a reçu il y a quelques minutes seulement, au 3210.
09:08Ce n'est qu'une fonction.
09:10Une fois qu'on a terminé son mandat, on revient à un citoyen lambda, comme tout le monde.
09:15Quand on demande aux gens qui gagnent très peu d'argent de serrer la ceinture,
09:19comment on peut se regarder dans la glace quand on est à l'arrière de sa voiture,
09:24conduit par le chauffeur, dont la voiture est payée par l'État ?
09:28Enfin, je ne sais pas, on est au 21e siècle.
09:29Et vous, qu'en pensez-vous ?
09:31Êtes-vous favorable à la suppression de ces avantages accordés aux anciens premiers ministres ?
09:35Faut-il aller plus loin en remettant par exemple en cause ceux des ex-présidents ?
09:40On attend vos témoignages, vos réactions au 3210.
09:42Vous pouvez aussi réagir via l'application RTL.
09:44Vous cliquez sur l'onglet « Réagir ».
09:46On revient bien sûr sur ce sujet.
09:48Dès 13h, débat relancé, on le disait, par le nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu,
09:54qui poursuit ses consultations.
09:56Il recevait ce matin la CGT.
09:59Mercredi, ce sont les socialistes qui seront reçus à Matignon.
10:02Olivier Faure, notamment, le premier secrétaire du PS,
10:04qui appelle les mairies à faire flotter le drapeau palestinien le 22 septembre prochain.
10:09Jours, la France doit officialiser la reconnaissance d'un État palestinien.
10:13Une prime aux terroristes, dit ce matin sur RTL, le député RN Jean-Philippe Tanguy.
10:18C'est une prime qui est donnée au terrorisme, puisque la reconnaissance de la...
10:21Prime au terrorisme.
10:22Oui, malheureusement, je le regrette.
10:23Moi, je suis pour deux États et je suis pour la reconnaissance à terme de la Palestine.
10:26Mais reconnaître l'État palestinien après, comment dire, les attentats,
10:29le pogrom qu'a subi Israël, c'est évidemment, et je le regrette,
10:33et je me surprends même à prononcer ces mots, à constater que mon pays en est là,
10:37reconnaître que la violence, la pire des violences, a donc porté ses fruits.
10:41C'est consternant.
10:42La réaction du député RN Jean-Philippe Tanguy sur RTL.
10:45Ce matin, lui, a déjà hissé le drapeau palestinien sur sa mairie.
10:49C'était en juin dernier.
10:51Mathieu Annotin, le maire socialiste de Saint-Denis, répondra à l'appel d'Olivier Faure.
10:55Nous le réhisserons pour marquer ce moment symbolique crucial de la reconnaissance par la France
11:03de l'État de Palestine à l'Assemblée générale de l'ONU.
11:07Là, à l'évidence, le 22 septembre, c'est un moment historique qui plus est porté par notre pays,
11:13par le président de la République, qui a finalement, autour de la France, réuni une coalition internationale.
11:19C'est particulièrement important de le faire quand on voit chaque jour les drames qui se cumulent les uns aux autres à Gaza.
11:28Le 22 septembre, nous y serons le drapeau de la Palestine.
11:31Bonjour Valentin Boisset.
11:33Bonjour.
11:33Qu'a-t-on le droit de faire ou de ne pas faire en la matière ?
11:36C'est une très bonne question parce que justement, la loi ne dit rien.
11:39Il y a un flou juridique sur le sujet.
11:42En fait, la seule décision de justice qui fait foi date de 2005.
11:46Le Conseil d'État était alors saisi concernant un drapeau indépendantiste sur une mairie martiniquaise.
11:52Le Conseil s'y était opposé, estimant qu'il fallait respecter un principe de neutralité politique.
11:59Vous allez me dire, oui, mais il y a le drapeau ukrainien partout.
12:02C'est vrai, l'explication se trouve sur le site du ministère de la cohésion des territoires.
12:06Ce drapeau est une exception. Il est admis devant les bâtiments publics car, je cite,
12:12« conforme avec les engagements internationaux de la France, son usage est donc toléré ».
12:17Reste le cas de la Palestine.
12:19Plusieurs fois, des préfets ont demandé à retirer les drapeaux comme à Gennevilliers en juin dernier.
12:25Mais peut-être que la reconnaissance justement de la Palestine par la France va changer cette jurisprudence ?
12:30Réponse le 22 septembre.
12:31Explication signée Valentin Boisset.
12:33Merci à vous Valentin. Ce qui est sûr, c'est que ce conflit israélo-palestinien, il s'invite jour après jour en Espagne.
12:39100 000 manifestants pro-palestiniens ont interrompu hier la Vuelta à Madrid,
12:44contraignant les organisateurs à annuler la dernière étape du Tour d'Espagne cycliste.
12:48Bonjour Aurélie Chamorrois.
12:50Bonjour.
12:50Vous êtes notre correspondante sur place et c'est désormais l'Eurovision qui est menacée.
12:55Absolument. Le ministre de la Culture, Ernest Hurtasun, s'est réjoui ce matin de l'interruption forcée du Tour d'Espagne et il pense déjà à la suite.
13:05La prochaine étape, c'est de réussir à ce qu'Israël ne participe pas à la prochaine édition de l'Eurovision.
13:10Si nous n'y arrivons pas, l'Espagne ne participera pas.
13:13Le grand message donné hier par les citoyens, c'est que nous ne tolérons plus en tant qu'Espagnols
13:18les événements culturels et sportifs qui servent à blanchir les pires atrocités du XXIe siècle.
13:24Le gouvernement espagnol fait bloc pour boycotter Israël sur tous les fronts et entraîner avec lui les autres pays européens.
13:31Lundi dernier, le Premier ministre Pedro Sanchez annonçait d'ailleurs l'interdiction de ses ports et aéroports
13:37à toute marchandise militaire à destination d'Israël.
13:40Entre les deux pays, le ton n'arrête pas de monter.
13:43Estelle Aviv accusait la semaine dernière le Premier ministre d'antisémitisme
13:47tout en faisant allusion aux affaires de corruption où sont embourbés plusieurs de ses proches.
13:51Et puis hier soir, Pedro Sanchez était, selon le ministre des Affaires étrangères israéliens, une honte pour l'Espagne.
13:57Aurélie Chameroy en direct de Barcelone pour RTL.
14:00Il est 12h44, vous restez avec nous.
14:03Dans un tout petit instant, un procès inédit.
14:0512 militants de l'aide à mourir devant la justice.
14:09Votre avis nous intéresse. Appelez le 30 de 10.
14:13Le code de la sécurité sociale.
14:16Amandine Bégaud.
14:17RTL Midi. Les auditeurs ont la parole.
14:20Ils ont entre 74 et 89 ans.
14:2312 militants de l'aide à mourir sont jugés à partir d'aujourd'hui à Paris.
14:27Accusés d'avoir aidé des personnes malades ou non à se procurer des barbituriques
14:31afin de mettre fin à leurs jours.
14:33Tous assument leurs gestes, Thomas Proutot.
14:35Oui, ils sont enseignants, orthophonistes ou cheminots à la retraite.
14:39Il y a même un médecin, lui aussi retraité.
14:41Tous assument d'avoir soit fourni une adresse mail sécurisée à des candidats au suicide
14:47pour acquérir une dose létale de pinto barbitale auprès d'un revendeur situé aux Etats-Unis,
14:52soit d'avoir acheté eux-mêmes une dose pour un proche ou pour stocker au sein de l'association.
14:57Bernard Sénet, le médecin retraité, milite depuis des années pour un droit des patients à choisir leur fin de vie.
15:03Le procureur, il va plaider qu'on a fait quelque chose d'interdit.
15:06Enfin, on est dans l'illégalité.
15:08Je dirais qu'on n'est pas dans l'illégitimité.
15:11Je trouve légitime d'accompagner les gens qui ne vont pas bien.
15:13Vous l'entendez, le médecin reconnaît l'infraction, mais la juge légitime.
15:16C'est le fond du débat, bien sûr.
15:18En l'occurrence, il est prévenu en cours 5 ans de prison et 375 000 euros d'amende
15:22pour importation ou complicité d'importation illicite de plantes ou de médicaments.
15:27Aucun, en revanche, n'est poursuivi pour emploi du produit.
15:29Cela veut dire qu'ils n'ont pas aidé concrètement à l'ingestion du barbiturique.
15:34La justice estime que sur 140 acheteurs identifiés, une trentaine se sont donnés la mort.
15:39Les explications de Thomas Proutot pour RTL.
15:42Bonjour Jonathan Denis.
15:43Bonjour Mélique Degault.
15:44Et merci beaucoup de répondre aux questions d'RTL.
15:47Vous êtes le président de l'Association pour le droit à mourir dans la dignité.
15:51Faut-il vraiment condamner ces 12 personnes qui comparaissent à partir d'aujourd'hui à Paris ?
15:55Sur le fond, il faut bien comprendre qu'il y a un accompagnement,
15:58semble-t-il, qui a été fait sur des personnes qui étaient malades,
16:00mais également des personnes qui ne présentaient aucun problème de santé.
16:03Ce n'est pas ce que je défends, moi, aujourd'hui, avec l'Association pour le droit de mourir dans la dignité.
16:08On défend une loi qui encadre et une loi qui protège à la fois les soignés et les soignants.
16:12Maintenant, ce procès, il montre quoi ?
16:14Il montre toute cette hypocrisie qui existe depuis plus de 40 ans.
16:17Mais au-delà de ça, ce procès, il montre une chose simple.
16:20C'est que, dans la réalité en France, vous avez des personnes qui se procurent des médicaments
16:25parce qu'elles n'en peuvent plus, parce que la vie n'est devenue que de la survie,
16:29parce qu'elles sont malades en phase avancée au terminal
16:31et qu'on ne peut pas leur proposer d'autres solutions dans notre pays.
16:34Moi, je l'ai vécu, mais il montre aussi que vous avez des médecins qui, aujourd'hui,
16:37dans nos autos, et ce depuis des dizaines et des dizaines d'années,
16:40accompagnent également par des aides actives à mourir clandestines.
16:43Donc, il faut bien qu'il y ait une loi aujourd'hui pour protéger tout cela
16:46et puis une loi qui fait qu'on n'aura plus besoin de partir en Suisse ou en Belgique
16:50ou alors se suicider violemment ou être accompagné clandestinement dans notre pays.
16:54Cette loi, elle existe.
16:56Elle a été votée au printemps dernier à l'Assemblée
16:59et est censée être débattue au Sénat début octobre.
17:03Est-ce que c'est toujours à l'agenda, d'ailleurs, malgré l'instabilité politique ?
17:06Il ne vous a pas échappé que sur cette loi, on fait face à d'énormes désillusions.
17:09Il ne faut pas oublier quand même qu'il y a eu une dissolution de l'Assemblée
17:11qui a mis à bas de la loi, qui a eu une censure ensuite de Michel Barnier,
17:14que François Bayrou a décidé qu'il fallait deux textes,
17:16l'un sur les soins palliatifs et l'autre sur l'aide active à mourir.
17:19Finalement, ça a été voté à l'Assemblée.
17:20Et puis aujourd'hui, on change encore de Premier ministre.
17:22Les discussions, normalement, sont maintenues au Sénat.
17:24Elles doivent commencer avec des votes qui ont lieu le 21 octobre.
17:27Il faut être très clair.
17:27Si les sénatrices et les sénateurs n'étudient pas ce texte dans ce calendrier,
17:31alors il n'y aura pas de loi avant 2027.
17:35Alors, on devra encore repartir de zéro.
17:38Et alors, ce seront encore les malades et leurs proches
17:40qui seront victimes des stratégies politiques.
17:42Et ça, ce n'est plus supportable dans une loi
17:44qui est soutenue par 90% des Français,
17:46qui a fait l'objet d'une convention citoyenne
17:48et qui a été votée en première lecture à l'Assemblée.
17:50Qu'est-ce que vous dites, Jonathan Denis, aux politiques
17:52et, tiens, au nouveau Premier ministre ?
17:54Je dis à Sébastien Lecornu
17:56qu'il doit respecter le travail parlementaire,
17:58qu'il doit respecter ce qu'ont demandé les Français.
18:01Ça fait plus de 40 ans qu'on parle de ce sujet.
18:03La première proposition de loi sur l'aide à mourir,
18:05c'est à la fin des années 70.
18:07Donc, ce message, je le lance solennellement au Premier ministre,
18:10il faut avoir le courage d'aller au bout des choses
18:12et de respecter ce travail qui a été fait.
18:15Si ce n'est pas le cas, ce sera une insulte,
18:17une véritable insulte qui sera faite face aux Français.
18:21Et alors, franchement, on ne pourra plus croire
18:23en déjà la démocratie parlementaire,
18:25mais même le respect de la démocratie sanitaire dans notre pays.
18:28Merci beaucoup, Jonathan Denis, d'avoir été avec nous sur RTL,
18:31président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité.
18:35RTL midi.
18:36Les auditeurs ont la parole.
18:37On en vient à cet accident de bus tôt ce matin à Cahors.
18:40Le véhicule qui transportait 38 collégiens et 2 adultes
18:43s'est couché sur le flanc gauche pour une raison encore inconnue.
18:4617 personnes ont été légèrement blessées.
18:49Le chauffeur, lui, n'avait visiblement consommé
18:52ni drogue, ni alcool.
18:53Écoutez le témoignage du père de Maël,
18:55qui était à bord du bus.
18:57Elle nous appelle immédiatement.
18:58Dans la fraction de seconde où il y a l'accident,
19:00oui, en état de choc, comme tous les enfants,
19:01ils n'ont pas vu arriver.
19:02Le bus a mordu sur le côté droit de la chaussée,
19:06déséquilibré,
19:06et s'est penchée entièrement sur son flanc au niveau de la voie.
19:11Toutes les vitres qui se sont penchées du côté route
19:14ne se sont pas brisées.
19:15Donc, elle n'a pas eu de dégâts de verre.
19:17Elle a eu surtout des hématomes dus aux copains et aux copines
19:20qui lui sont tombés dessus.
19:21Elle a pu verbaliser ce qu'elle a ressenti.
19:23Après, il y a plein de questions qui se posent.
19:25Et si le bus avait pris feu ?
19:26Elle a eu peur, en fait.
19:28Son cousin, dans le bus,
19:29son cousin a fait un petit vol plané.
19:32Donc, elle avait peur que son cousin soit plus grillement blessé.
19:34Donc, voilà.
19:35Elle était plus inquiète pour les autres
19:36que pour elle-même.
19:37Oui, une grosse rire.
19:38Ses parents sont arrivés extrêmement inquiets.
19:40Voilà, la vie défile.
19:40On se dit, une fraction de seconde,
19:42notre vie peut changer.
19:43Un témoignage requis pour RTL par Vincent Serrano.
19:46J'ajoute qu'une cellule psychologique
19:47a été mise en place pour ces collégiens,
19:50bien évidemment choqués.
19:52Retour à la normale à la SNCF
19:53après ces incendies sur des câbles électriques
19:55au sud de Bordeaux.
19:56Le trafic des trains entre Bordeaux et Toulouse
19:58a été très perturbé hier.
19:59Jusqu'à 7 heures de retard,
20:01le parquet de Bordeaux a ouvert une enquête
20:03et privilégie la piste de l'acte volontaire.
20:06Vous l'avez sans doute constaté,
20:07les bistrots dans nos villages disparaissent.
20:10Écoutez bien ces chiffres.
20:11Ils étaient 200 000 dans les années 60.
20:13Il en reste à peine 40 000 aujourd'hui,
20:15cinq fois moins.
20:17Alors dans les Côtes d'Armor,
20:18Vincent a une idée originale
20:20pour maintenir la convivialité,
20:21pour continuer à faire vivre les centres-villes.
20:24Il a créé un bar ambulant depuis deux ans.
20:27Il sillonne le département breton.
20:29Mathieu Lopineau,
20:30vous êtes allé au Plessis-Balisson,
20:3191 habitants près de Dinan,
20:33où Vincent s'installe tous les jeudis soirs.
20:36Sous un préau,
20:37des tables et des chaises sont installées.
20:38Les habitants attendent avec impatience
20:40ce rendez-vous du jeudi soir
20:42pour discuter autour d'un verre.
20:43Ça nous permet de nous retrouver
20:45entre copines,
20:46entre voisins,
20:47pour un petit moment sympa.
20:49Ça met de la vie,
20:50sinon le Plessis serait mort, je pense.
20:51Je viens tous les jeudis aussi.
20:52C'est bien de revoir tout le monde.
20:54Depuis deux ans,
20:54Vincent gare sa caravane
20:56transformée en bistrot ambulant
20:58dans les villages sans commerce
20:59pour recréer du lien social.
21:01On fait revivre ce qui n'existe plus
21:03dans les villages.
21:03Il y a 91 habitants.
21:05C'est ça.
21:05Vous arrivez à avoir combien de clients
21:06en moyenne les jeudis soirs ?
21:08On est pratiquement 80, 90 personnes.
21:11Quasiment tout le village.
21:12C'est ça.
21:13Ici, au Plessis-Balisson,
21:14le dernier bar-restaurant a fermé en 2009.
21:17Le maire Philippe Guédon
21:18se réjouit de retrouver enfin
21:19cette ambiance de convivialité.
21:21Dans les années 50,
21:22il y a eu jusqu'à 5 bars.
21:23Il y avait boucher,
21:25une boulangerie,
21:26il y avait pléthore de commerces.
21:27C'était foisonnant de vie.
21:28Ça me fait plaisir de voir que ça fonctionne.
21:30Derrière nous, on entend rire.
21:32Comme vous faisiez justement avant
21:34pour vous retrouver.
21:35En fait, on s'invitait les uns chez les autres.
21:37Et c'est quoi la différence
21:37entre invité à la maison et venir ici ?
21:39La différence, c'est qu'on voit plus de monde ici.
21:41Les gens que vous voyez moins souvent.
21:43Vincent espère installer son distro ambulant
21:45toute l'année,
21:45y compris les mois d'hiver.
21:47Dans les Côtes d'Armor,
21:48le reportage de Mathieu Lepineau.
21:49Et tiens, si vous aussi,
21:50vous avez des idées comme ça,
21:52des initiatives pour maintenir la convivialité,
21:54n'hésitez pas à nous appeler 3210.
21:56Et puis ce coup de gueule,
21:57le coup de gueule du jour.
22:07Gilbert Pécaud, vous l'avez bien sûr reconnu.
22:10Eh bien, sa fille Émilie monte au créneau.
22:13Elle regrette qu'on n'entende plus son père.
22:15Elle a posté un message sur les réseaux sociaux.
22:18Laurent Marcic l'a joint pour RTL.
22:20Pourquoi Gilbert Pécaud ne passe pas plus souvent ?
22:22Il ne passe plus à la radio,
22:23il ne passe plus à la télé.
22:24On n'arrête pas de me poser la question.
22:27Et comme je dis à tout le monde,
22:28ce n'est pas moi la programmatrice des ondes
22:30ou de la télé.
22:32Il faut demander à ceux qui sont concernés,
22:35à ceux qui font les programmations,
22:36pourquoi Gilbert Pécaud ne passe pas plus à la télé
22:38ou plus à la radio ?
22:39Pourquoi il n'est pas sur les playlists plus souvent ?
22:42C'est ma question et c'est la question des fans.
22:44Il y a bien Aznavour, il y a bien Serge Lamar,
22:46il y a bien tout le monde.
22:48Tout le monde est là sauf lui.
22:49Pourquoi ?
22:50Quel est votre souhait le plus cher aujourd'hui ?
22:51Qu'il laisse sa place, qu'il retrouve sa place.
22:54Il fait partie du patrimoine français.
22:59Et si vous aussi, comme Émilie,
23:01vous regrettez de ne pas assez entendre Gilbert Pécaud,
23:04si vous êtes fan de Gilbert Pécaud,
23:06que vous avez une anecdote avec lui,
23:08n'hésitez pas à nous appeler 3210.
23:10On attend vos appels.
23:14Avec vous, Louis Baudin.
23:15Et alors, vous me disiez, Louis, c'est une météo compliquée.
23:17Oui, parce qu'il y a plusieurs éléments.
23:18Il y a d'abord une perturbation qui traverse la France.
23:20Alors, en ce moment, on la retrouve du nord de l'Aquitaine à l'Alsace.
23:23Cet après-midi, elle sera entre les Pyrénées,
23:25le Massif central et la Franche-Comté,
23:27avec des nuages de la pluie.
23:28De part et d'autre, de cette perturbation,
23:30on a quelques éclaircies.
23:31Belles éclaircies dans le nord-ouest,
23:32mais avec là aussi quelques averses
23:34qui circulent en ce moment sur le littoral de la Manche.
23:36Tout ça avec du vent.
23:37On a dépassé les 100 km heure ce matin.
23:40On a encore 109 au Cap-Grinet dans le nord,
23:4288 à Carteret ou encore 68 à l'Île-de-Groix.
23:46Ça va souffler tout au long de l'après-midi
23:47jusqu'à 80-90 km heure près de la Manche.
23:50Et puis enfin, de l'autre côté,
23:52c'est la même perturbation,
23:53c'est-à-dire dans le sud-est,
23:54Languedoc-Roussillon, les Alpes,
23:56la Côte d'Azur, encore la Corse.
23:57Là, ça restera très ensoleillé.
23:59On n'est pas surpris.
24:01Les températures, cet après-midi,
24:03entre 18 et 22 degrés dans la moitié nord.
24:06Allez, on n'est pas très loin des valeurs de saison.
24:07On avance au mois de septembre.
24:0922 à 25 dans les régions du sud-ouest.
24:12Et alors encore 26 à 30 degrés
24:14du Lyonnais à la Méditerranée.
24:16Là-bas, c'est encore l'été.
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