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[#Journal] Le 19H30 du 14 Septembre 2025

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00:00Le chef de l'État a présidé vendredi une réunion du Conseil supérieur de la magistrature appelant à la mise à la retraite immédiate de magistrats ayant atteint l'âge limite.
00:27Mesdames et Messieurs, bonsoir, c'était le titre de votre journal.
00:31Nous ouvrons cette édition d'informations avec cette session du Conseil supérieur de la magistrature présidée par le Président de la République, Brice Clotaire, Oligine Guéma.
00:40Parmi les mesures annoncées, l'instruction faite au ministre de la Justice et à sa collègue de la fonction publique d'envoyer à la retraite tous les agents ayant atteint l'âge limite.
00:50Voyons cet élément.
00:51C'est une conséquence directe du dernier Conseil des ministres.
00:55Président de la réunion du Conseil supérieur de la magistrature ce 12 septembre 2025, le Président de la République, Brice Clotaire, Oligine Guéma, a instruit ses ministres de la Justice et de la fonction publique
01:06de la mise à la retraite immédiate des agents ayant atteint l'âge limite de départ.
01:11Une mesure qui vise à libérer les postes en vue de permettre le renouvellement des effectifs et d'offrir des opportunités aux nouvelles promotions sorties de l'école.
01:20Le communiqué final de cette session inaugurale de la Ve République rappelle que le chef de l'État a instruit le ministre de la Justice, Séraphin Akouré-Davin,
01:29et sa collègue de la fonction publique, Marcel Ibinga, épouse Itzitsa, de l'arrêt immédiat des maintiens en activité des personnels de justice ayant atteint l'âge limite de départ à la retraite.
01:41Une décision qui s'inscrit dans le cadre d'une volonté affichée de transparence et de renouvellement des ressources humaines afin de redonner souffle et dynamisme au système judiciaire.
01:52En ordonnant cette mise à la retraite automatique, le Président de la République entend mettre fin aux pratiques qui ont longtemps retardé l'intégration des jeunes magistrats dans le circuit judiciaire.
02:02Selon le texte officiel, l'objectif est clair. Libérer les postes budgétaires et favoriser le renouvellement des effectifs et la promotion des jeunes.
02:11Cette politique vise à garantir une meilleure représentativité des nouvelles générations formées à l'École nationale de la magistrature et à renforcer la performance de l'appareil judiciaire.
02:22Au-delà de la gestion administrative, cette décision répond à un impératif institutionnel.
02:27Le chef de l'État a rappelé que la justice doit rester fidèle à sa mission première, qui est celle de garantir l'état de droit, protéger les citoyens et les personnes qui vivent sur notre territoire, afin de favoriser un environnement économique stable et sûr.
02:42En rompant avec les pratiques du maintien prolongé et en activité, le gouvernement marque une volonté ferme d'assainir le système, d'instaurer un climat de confiance et de promouvoir une justice moderne, indépendante et adaptée aux réalités du pays.
02:56Pays riches, peuples pauvres, ce paradoxe gabonais persiste. Alors que le pays se classe à la cinquième place africaine en matière de revenus par habitant, cette performance peine à se ressentir de manière concrète et pour cause les inégalités persistantes en interne.
03:13Avec un revenu par habitant supérieur à 7000 dollars, le Gabon se classe parmi les cinq pays africains les plus riches en termes de moyenne statistique.
03:21Pourtant, la pauvreté y demeure structurelle, la précarité visible et les inégalités sociales abyssales.
03:28Un écart crié entre performance macroéconomique et réalité quotidienne que le dernier rapport de la Banque mondiale souligne avec acuité.
03:36Le Gabon est sur le papier un pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure.
03:40Le PIB par habitant le place même devant des géants démographiques comme le Nigeria, le Kenya ou le Ghana.
03:46Pourtant, selon les enquêtes les plus récentes, plus d'un Gabonais sur trois vit sous le seuil de pauvreté et des pans entiers du pays sont confrontés à l'exclusion sociale, au chômage massif des jeunes, à la malnutrition ou encore au manque d'accès à l'eau potable et aux soins de base.
04:01Dans son rapport 2025, la Banque mondiale ne mâche pas ces mots.
04:05Le Gabon reste confronté à des niveaux élevés de pauvreté, d'inégalité et de vulnérabilité.
04:09En dépit d'indicateurs macroéconomiques relativement favorables, précise l'institution de Bretton Woods.
04:15Autrement dit, la croissance n'irrigue pas le quotidien des populations.
04:19Ce paradoxe s'explique notamment par la concentration extrême de la richesse.
04:23Une économie dominée par les hydrocarbures, une fonction publique pléthorique et sur-rémunérée,
04:28et un secteur privé encore embryonnaire, incapable d'absorber la main-d'œuvre.
04:32L'État social est sous-performant et les mécanismes de redistribution largement captés par les couches déjà favorisées.
04:37Le modèle économique actuel profite à une minorité et laisse le reste de la population dans une situation de grande vulnérabilité.
04:43Note un économiste local interrogé par Gabon Media Time.
04:47Le contraste est également territorial alors que Libreville concentre services, emplois, infrastructures et ressources.
04:53Les provinces de l'intérieur vivent dans une marginalisation quasi structurelle.
04:57Dans certaines zones rurales ou périurbaines, l'accès à l'électricité, aux soins ou à un enseignement de qualité demeure un luxe.
05:04Ce déséquilibre nourrit une fracture sociale croissante et alimente le scepticisme des citoyens à l'égard des institutions.
05:11On nous parle de croissance, mais nos routes sont défoncées, nos écoles délabrées et nos enfants au chômage s'indignent un habitant de Muila dans un échange informel avec Gabon Media Time.
05:22La Banque mondiale plaide pour un modèle plus inclusif, reposant sur une meilleure efficacité de la défense publique,
05:27une politique sociale ciblée et la réduction des rentes captives.
05:30Pour sortir de ce paradoxe, le pays devra s'attaquer à la racine du problème, l'inégale répartition des richesses et des opportunités.
05:38Car le véritable développement ne se mesure pas seulement en PIB, mais en qualité de vie réelle pour la majorité.
05:44Et c'est là, précisément, que le modèle gabonais montre aujourd'hui ses limites.
05:49Selon le dernier Conseil des ministres, le Gabon a exécuté sa dette à hauteur de 99,8% en 2024,
05:57une performance qui renforce la crédibilité du pays vis-à-vis des bailleurs du fonds.
06:02Le lundi 8 septembre 2025, le Conseil des ministres, réuni au Palais du bord de mer,
06:07sous la présidence du chef de l'État, Brice Clotaire-Oligin-Guema, a passé au crible exécution de la loi des finances 2024.
06:14Résultat, les charges liées à la dette ont atteint 387,5 milliards de francs CFA, soit 99,8% du montant initialement prévu.
06:25Autrement dit, le pays a honoré ses engagements presque au franc prêt.
06:31Derrière ces chiffres, une réalité. Le Gabon tient sa discipline budgétaire.
06:36Priorité est donnée au remboursement de la dette, signe de sérieux auprès des partenaires financiers.
06:42Mais cette rigueur a un prix. Ces charges, composées surtout des intérêts, des emprunts extérieurs, pèsent lourdement sur le budget national.
06:51Même avec un excédent dégagé en 2024, la dette réduit les marges de manœuvre pour financer les politiques sociales et les investissements attendus par la population.
07:00L'équation reste donc complexe pour le gouvernement.
07:04Rassurer les créanciers tout en répondant aux besoins des Gabonaises et des Gabonais.
07:08La loi de finances 2024 rappelle une évidence.
07:11Pour rendre la dette soutenable, il faudra non seulement maintenir cette discipline financière,
07:16mais aussi investir chaque franc disponible dans des projets qui améliorent réellement le quotidien des Gabonais.
07:22Sur les 27 tonnes de café vendues en 2024, 23 sont allées en direction du Sénégal,
07:29ce qui en fait un partenaire stratégique du Gabon en matière de commercialisation de cette ressource.
07:35La filière café au Gabon poursuit sa dynamique de relance avec des résultats prometteurs au cours de la campagne 2023-2024.
07:42Selon le ministère de l'Économie, les achats de café sont passés de 16 à 27 tonnes, soit une progression de 70,5%.
07:49Cette performance s'inscrit dans le sillage des efforts entrepris dans la filière cacao
07:54et traduit l'importance des mesures de soutien de l'État malgré des moyens financiers encore limités.
07:59En effet, les subventions bloquées à 500 millions de francs CFA depuis plusieurs années
08:04demeurent cruciales pour l'ensemble de la chaîne caféière.
08:08Elles financent la réhabilitation des plantations abandonnées,
08:10l'acquisition de semences et d'engrains, la lutte phytosanitaire et l'assistance technique aux planteurs.
08:16Elles permettent aussi de sécuriser l'achat de la production, garantissant ainsi des revenus aux producteurs.
08:22Ce soutien reste le socle du rédéploiement du secteur, même si les besoins sont croissants.
08:28L'exportation représente un axe stratégique majeur pour la filière café au Gabon.
08:32Sur les 27 tonnes achetées en 2024, pas moins de 23 tonnes ont été exportées vers le Sénégal,
08:38soit 85% du volume total.
08:41Ce pays voisin s'impose ainsi comme le principal client du café gabonais,
08:45tandis que seulement 4 tonnes ont été écoulées sur le marché local.
08:49Cette dépendance à un partenaire dominant illustre à la fois une opportunité commerciale
08:53et une fragilité dans la diversification des débouchés.
08:56La filière a néanmoins enregistré une amélioration de sa rentabilité
09:00grâce à l'évolution des prix à l'exportation.
09:03Le kilogramme de café a atteint 1050 francs CFA,
09:05soit une hausse de 31,3%,
09:08entraînant une augmentation du chiffre d'affaires de 45,1%
09:12pour atteindre environ 29 millions de francs CFA.
09:15Par ailleurs, près de 3 000 planteurs continuent de bénéficier
09:19de l'encadrement technique de la Caisse-Tab,
09:21un gage de continuité dans la structuration de la filière.
09:24Malgré sa dépendance aux subventions et un marché d'exportation concentré,
09:28le Gabon semble progresser sur la voie d'une relance durable de son secteur caféier.
09:32Que prévoit le Code de la communication en matière de sondage
09:36à l'approche des échéances locales et législatives ?
09:40Je vous laisse regarder cet élément.
09:43À l'approche des élections législatives et locales prévues pour le 27 septembre 2025,
09:48une disposition du Code de la communication gabonaise
09:50rappelle les contraintes imposées à la presse.
09:53L'article 29 du dit Code adopté en 2016 interdit formellement
09:58à tout organe de presse écrite, audiovisuel ou numérique
10:01de publier ou commenter un sondage d'opinion
10:05dans les huit jours précédant les opérations électorales ou référendaires.
10:09C'est une mesure qui est en plein air numérique
10:12sous l'aide des débats sur la liberté d'expression
10:14et la transparence démocratique.
10:16Cette règle, loin d'être anodine,
10:18vise officiellement à préserver l'intégrité du scrutin
10:22en évitant toute influence sur l'électorat.
10:25L'idée est de créer un espace neutre
10:27où les citoyens votent en toute sérénité,
10:29sans être bombardés d'enquêtes d'opinions biaisées.
10:32Mais pour les professionnels de l'information,
10:34cette interdiction sonne comme un baillon.
10:37Si pour les acteurs des médias,
10:39cette disposition constitue une entrave
10:41à notre rôle de vigie sociétale.
10:43En ce sens que les sondages,
10:45quand ils sont rigoureux,
10:46informent le débat public
10:48et aident les électeurs à se forger une opinion éclairée.
10:51Pourtant, l'article 29 ne s'arrête pas là.
10:54En cas d'élection à deux tours,
10:56comme c'est souvent le cas dans les sièges à multiples candidats,
10:58la publication ou le commentaire de sondage
11:01est également prohibé entre les deux scrutins.
11:04Une double interdiction qui, selon les observateurs,
11:06pourrait amplifier les soupçons de manipulation.
11:09Cette loi héritage de l'ère Bongo-Père
11:11n'a pas été révisée,
11:13malgré les promesses de transition
11:15post-coup d'État du 30 août 2023.
11:18Aujourd'hui, avec l'essor des réseaux sociaux,
11:20l'application de la mesure pose un défi supplémentaire.
11:24Comment contrôler les publications sur X ou Facebook ?
11:27Les influenceurs échappent-ils à cette interdiction ?
11:29Au sein de l'appareil gouvernemental,
11:32cette mesure apparaît comme un rampas contre la désinformation.
11:36D'ailleurs, l'État estime que la presse doit informer,
11:39pas spéculer.
11:40Cette lecture étatique protège la souveraineté du peuple gabonais.
11:44À quelques semaines du vote,
11:45cette interdiction relance le débat sur l'équilibre
11:48entre régulation et mutisme entretenu,
11:50une équation qui hante les rédactions de Libreville
11:54où le silence imposé risque de creuser
11:56le fossé entre élites et citoyens.
11:59Passons au chiffre du jour.
12:01Il s'agit de 2 159,8 milliards de francs CFA
12:05selon le montant des dépenses du budget exécuté en 2024,
12:08soit un taux d'exécution de 83,4%.
12:13La source n'est autre que le communiqué final
12:15du Conseil des ministres du 8 septembre 2025.
12:19Le verbatim de ce soir est de Caméliane Totum Leclerc,
12:23ministre de l'Éducation nationale,
12:26qui était auditionné le 12 septembre 2025
12:29par la Commission des lois des finances
12:32de l'Assemblée nationale de transition.
12:35L'exécution des crédits de la mission Éducation nationale
12:38sur l'exercice 2023,
12:40fixée à 194,2 milliards de francs CFA
12:43conformément à la loi de finances rectificatives,
12:46a été fortement perturbée
12:48par les événements politiques du 30 août 2023
12:50et le chronogramme de la transition
12:52n'a pas facilité la réalisation
12:54de certains projets sur le terrain.
12:58Ainsi prend fin votre journal.
12:59Merci de nous avoir suivis.
13:01Je vous souhaite d'ores et déjà
13:02un excellent début de semaine.
13:04Bonne soirée à tous.
13:13Sous-titrage Société Radio-Canada
13:14Sous-titrage Société Radio-Canada
13:15Sous-titrage Société Radio-Canada
13:16Sous-titrage Société Radio-Canada
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