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  • il y a 4 mois
Le président du Medef a déclaré dans le Parisien, ce samedi, qu'une hausse des impôts pour les entreprises entraînerait une "grande mobilisation patronale". Il estime qu'il est "urgent de desserrer le frein à main".

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Transcription
00:00Écoutez, je voudrais commencer par une bonne nouvelle dans ce climat un petit peu difficile.
00:08Aujourd'hui, lorsqu'on interroge les Français, les sondages montrent que les Français n'ont jamais eu autant confiance dans leur entreprise.
00:16Et c'est suffisamment remarquable pour le souligner.
00:20Alors, par contre, les entreprises, et pas singulièrement leurs dirigeants, les chefs d'entreprise,
00:26eux, sont dans une situation où d'abord, ils expriment un ras-le-bol de l'instabilité politique
00:34que l'on subit depuis des mois et des mois, et du climat que cela génère.
00:40Ça génère un climat qui n'est pas bon pour les affaires, qui n'est pas bon pour le développement économique,
00:47qui n'est pas bon pour le commerce.
00:48Charles Nati, pardon de vous interrompre, mais on a envie de savoir à quoi va ressembler cette mobilisation.
00:51Parce que le patron du MEDEF menace aujourd'hui d'une grande mobilisation si les impôts augmentent.
00:58Qu'est-ce que c'est, un patron qui se mobilise contre le gouvernement ?
01:02C'est déjà le fait que parmi nos 240 000 grands membres, le MEDEF, c'est des petites entreprises,
01:08des PME, des PMI, des entreprises de taille intermédiaire, des start-up, des grandes entreprises,
01:14des toutes petites entreprises, tous nous disent qu'on ne peut pas rester muet devant une situation qui n'a que trop durée.
01:22Donc ils veulent s'exprimer, et c'est vrai qu'il y en a beaucoup qui sont exaspérés.
01:26Le patronat ne va pas descendre dans la rue, mais il sait aussi se mobiliser et il sait aussi se lever.
01:34Donc si effectivement de nouvelles taxes, parce que le monde économique supporte déjà énormément de taxes,
01:41mais si de nouvelles taxes venaient à être décidées, alors oui, les patrons sauront exprimer leur refus de ces mesures
01:49de manière républicaine et de manière pacifique.
01:53Charles Nathie, justement je voulais vous entendre à ce sujet, puisque vous avez certainement lu les propos de Sébastien Lecornu
01:58dans la presse quotidienne régionale. Il semble quand même avoir l'oreille un peu plus fine que François Bayrou sur cette taxation des riches.
02:04Il ne parle pas d'une taxe de Khmann, mais il dit qu'il réfléchit. Il faut plus de justice fiscale, dit-il.
02:09Est-ce que vous vous dites, il y a quand même une petite marge de manœuvre, ou non, on ne taxe absolument pas les ultra-riches ?
02:14Parce que j'entendais votre collègue, le président de la CPE-CGC, François Omryl, qui disait, nous on n'est pas complètement fermé à ça.
02:22Et vous ?
02:23Personne n'est opposé à la justice fiscale et personne n'est opposé au fait que s'il y a des abus dans la suroptimisation,
02:32je ne sais pas comment décrire ça, il faut les corriger.
02:36Simplement, le tissu économique français, ce n'est pas des ultra-riches, ce n'est pas des milliardaires, même s'il y en a un certain nombre.
02:46Donc dans la taxe Khmann, dont on ne sait pas finalement ce qu'elle pourrait être et comment elle viendrait à s'appliquer,
02:52si l'outil de travail devait être considéré dans sa valorisation, il est évident que ça causera des problèmes pour un certain nombre d'entreprises
03:05qui sont certes valorisées pour des grosses valorisations, mais qui ne font pas de dividendes et qui, ça correspond à une valeur qui est une valeur virtuelle,
03:15qui est celle que fixent les investisseurs quand ils décident de faire des augmentations de capital,
03:20mais en aucun cas les actionnaires disposent de cet argent et les créateurs de ces entreprises, ils ne disposent pas de cet argent.
03:29Donc ce serait extrêmement pénalisant.
03:30Merci.
03:31Merci.
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