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  • il y a 5 mois

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00:00Midi 33 sur Europe 1 et dans Eliott de Vallée-Vous, donc votre rendez-vous du week-end de 11h à 13h,
00:06et bien nous changeons de thématique dans cette deuxième heure avec une pétition qui dérange sur l'immigration à l'initiative de Philippe de Villiers
00:12et qui a recueilli plus de 700 000 signatures, pardonnez-moi.
00:16Mais ne vous excusez pas Estelle, il n'y a aucun problème.
00:19On est toujours avec Georges Fenech et Alexandre Devecchio, c'est intéressant parce qu'on donne la parole, je le disais, il y a des grands témoins.
00:26On a eu Yannick Alenaud en début d'émission, on a François Pierard, le fondateur de l'Institut Hexagone,
00:31qui nous a vulgarisé cette fameuse histoire de l'annotation que personne ne comprenait et qui nous a expliqué concrètement ce qui pouvait se passer.
00:40Et puis, il y a quelques instants, on recevait Bruno Guillaume, qui est un garçon qui a basculé dans l'islam, puis dans l'islam radical,
00:47qui était au plus près parfois, c'est ce qu'il l'a dit, et c'était assez troublant de cette idéologie qui pouvait pousser au terrorisme.
00:56Pour ensuite trouver une autre voie qui est celle, un repenti, et puis surtout une voie d'espérance qui le retrouve aujourd'hui avec la religion catholique.
01:07Mais maintenant, je voudrais qu'on parle de cette pétition, vous avez raison, chère Estelle, avec vous, Alexandre Devecchio et Georges Fenech,
01:13vous allez voir un peu plus la parole, là vous allez débattre.
01:16Et c'est un sujet qui dérange en fait.
01:19La question migratoire, ça dérange.
01:21Et si le tabou dans le tabou, c'est quoi ? C'est l'immigration et le référendum sur l'immigration.
01:25Pourquoi je vous dis ça ? Parce qu'effectivement, au moins d'une semaine, la pétition citoyenne lancée par Philippe De Villiers,
01:32exigeant un référendum sur l'immigration, a quand même recueilli plus de 700 000 signatures.
01:39Et les médias mainstream, aujourd'hui, ne vont pas sur le fond, mais vont sur la forme.
01:45C'est-à-dire qu'ils disent, pourquoi la pétition réclamant un référendum sur l'immigration lancée par Philippe De Villiers,
01:51ne peut pas être comparée à celle contre la loi Duplomb.
01:54Article de France Info.
01:56La loi Duplomb, il y a eu 2 millions de signataires, mais sauf qu'ils ont commencé à en parler après 50 000 signatures.
02:04Vous voyez ce que je veux dire ?
02:05Donc, quand ça concerne l'écologie, qu'il y a 50 000 signatures, hop, on fonce.
02:09Quand ça concerne l'immigration et que le fondateur, le penseur de cette pétition s'appelle Philippe De Villiers,
02:14là, ça dérange.
02:16Quel est le problème ?
02:17Alexandre Devecchio et ensuite, c'est Georges Fené.
02:18Je pense qu'il y a deux problèmes pour les gens de gauche.
02:21Il y a effectivement le sujet de l'immigration, qui reste pour eux, je dirais, un tabou.
02:30Le tabou ultime, la gauche ne veut pas évoluer sur cette question-là.
02:34Mais je dirais qu'il y a un deuxième tabou, c'est la question du référendum.
02:38Alors, ils peuvent être pour sur des questions périphériques,
02:41mais je crois que la gauche, qui est censée représenter le peuple,
02:44a tout de même peur du peuple, peur de la souveraineté populaire
02:49et donc veut absolument éviter qu'on gouverne un peu plus par référendum,
02:54ce qui est l'esprit de la Ve République.
02:56Mais aujourd'hui, pour la gauche, faire des référendums, c'est quelque chose qui est populiste
03:02et ça traduit aussi peut-être l'estime ou le manque d'estime, justement,
03:07qu'a une certaine gauche pour le peuple.
03:08Mais vous imaginez quand même la malhonnêteté intellectuelle,
03:11plutôt que d'aller sur le fond du sujet, de se dire, mais comment se fait-il ?
03:14Parce qu'ils ont compris qu'ils avaient perdu, que la majorité des Français.
03:17Soit 700 000 Français en moins d'une semaine qui signent une pétition,
03:21plutôt que de la comparer à la loi Duplon et de dire, en fait,
03:25ce n'est pas le même hébergeur, c'est-à-dire qu'il ne faut pas avoir les mêmes codes
03:29pour se connecter, c'est plus complexe.
03:31Ils savent qu'ils sont minoritaires, si vous voulez, sur la question de l'immigration.
03:35Donc ils n'osent pas affronter le sujet, mais ça dit aussi quelque chose du débat public.
03:38Moi, j'aurais vrai d'avoir, de discuter franchement de l'immigration
03:42avec des personnes de gauche, qu'ils assument leur position
03:45et qu'ils essayent de convaincre les Français sur des arguments rationnels
03:49plutôt que sur des questions techniques, si vous voulez, procéduraires.
03:55C'est une mainmise idéologique d'une minorité d'élus et d'idéologues
04:00et une minorité d'idéologues dans les médias, mais qui ont une puissance
04:06aujourd'hui dans les médias mainstream.
04:08Parce que, par exemple, le sondage Europe 1 C News, le JDD,
04:11êtes-vous pour ou contre l'instauration des quotas d'immigration par pays ?
04:15Vous avez 75% des Français qui répondent oui.
04:18Je vous disais, la bataille culturelle sur ce point est perdue par la gauche.
04:21C'est pour ça qu'ils ne veulent pas affronter le cœur du sujet.
04:24Ils préfèrent aller sur le droit.
04:27Et là, on voit, ça recoupe aussi la question de l'état de droit.
04:29Et là, je vais laisser la parole à Georges Fenegh parce que c'est son sujet.
04:32Comment l'état de droit permet aujourd'hui à la gauche
04:36ou à l'idéologie progressiste de verrouiller, finalement, complètement le système ?
04:40D'abord, un mot de félicitation pour notre ami Philippe Villiers, qui s'engage là.
04:44Là, ce n'est plus comme il a dit la parole, c'est de l'engagement.
04:48Pétition citoyenne.
04:49Pétition citoyenne qui donne sens à son prochain livre, un peu publicide,
04:53parce qu'il comprend, il les réalise, il alerte sur les dangers pour l'existence même,
04:58notre culture, notre identité, d'une immigration non contrôlée.
05:02Vous savez, depuis une trentaine d'années, vous avez à peu près une trentaine de lois sur l'immigration.
05:06On n'en sort pas.
05:07Et on n'en sortira pas. Pourquoi ? Et là, je rejoins ce que vient de dire Alexandre.
05:11C'est-à-dire que, finalement, c'est cet état de droit qui nous empêche de reprendre notre souveraineté.
05:16Et nous sommes corsetés par un conseil constitutionnel.
05:20Je vous rappelle quand même que la dernière loi qui avait été votée à l'initiative de M. Retailleau
05:25lorsqu'il était sénateur sur l'immigration a été censurée en très grande partie par le conseil constitutionnel.
05:32Que nous sommes corsetés par les juridictions et les conventions internationales.
05:36Et que, donc, la seule manière de s'en sortir, c'est effectivement un référendum qui s'impose à toutes ces institutions.
05:44Et c'est en ce sens que l'initiative, effectivement, de Philippe de Villiers doit être saluée.
05:48Le tabou dans le tabou du tabou, c'est la question migratoire, c'est l'insécurité et faire le lien entre l'insécurité et l'immigration.
05:56Force est de constater, chiffre à l'appui, qu'il y a une surreprésentation des étrangers en prison.
06:01Il y a un homme qui l'a bien compris, c'est le préfet des Hauts-de-Seine, Alexandre Brugère.
06:05Et il va sur le terrain.
06:07Il était hier à la maison d'arrêt de Nanterre, on va l'écouter.
06:10Il était devant 17 détenus.
06:12Et il a eu cette phrase qui va évidemment faire hurler une partie de la bien-pensance.
06:17Il a dit, aux détenus étrangers, vous n'avez plus votre place en France.
06:22Écoutez.
06:23Vous êtes étrangers, certains d'entre vous en situation irrégulière, d'autres en situation régulière.
06:29Vous avez été condamnés et donc vous n'avez plus votre place en France aujourd'hui.
06:33Vous devez rentrer dans votre pays d'origine.
06:36Il y a deux manières d'envisager les choses.
06:38Soit vous rentrez de manière forcée, soit vous rentrez de manière volontaire.
06:43Et on vous donne un coup de pouce pour que vous puissiez vous réinstaller dans votre pays d'origine et démarrer une nouvelle vie.
06:49Pour nous, c'est gagnant parce que le temps qu'on va mettre à vous éloigner, les démarches administratives, ça va nous prendre beaucoup de temps.
06:56Ça va être plus compliqué.
06:57Et puis pour vous, ça va être plus compliqué aussi.
07:00Donc il faut que vous saisissiez cette main tendue pour retourner dans votre pays d'origine.
07:04C'est le dispositif qu'on va vous présenter.
07:06C'est l'aide au retour volontaire.
07:07On a déjà mis en place un certain nombre d'actions pour éloigner davantage de détenus.
07:11On a signé une convention avec vos autorités.
07:14On a réussi, par rapport à toute l'année dernière et à l'éloignement de détenus, à augmenter de 50% depuis le début de l'année, par rapport à toute l'année dernière, l'année 2024.
07:26Donc ça marche.
07:27Et ce dispositif qu'on vous présente aujourd'hui, c'est une nouvelle corde pour pouvoir avancer et pour pouvoir favoriser l'éloignement de détenus qui n'ont plus leur place en France aujourd'hui.
07:37Georges Fenech, c'est rare d'entendre des préfets prendre la parole.
07:43C'est pas rare qu'ils aillent sur le terrain, mais médiatiser par exemple ces interventions en disant, vous n'avez plus rien à faire sur notre sol.
07:52Et je sais qu'il va être ciblé, bien évidemment, par une partie de la classe politique pour avoir fait ça.
07:56Et qu'ils risquent d'aller en prison si ça continue.
07:58Ah bah ça, effectivement. Il y en a certains qui veulent mettre les préfets en prison.
08:02Il faut évidemment saluer ce courage, cette initiative, qui est assez rare pour un préfet, de s'exposer de cette manière-là.
08:09C'est quand même le signe aussi d'une certaine impuissance des pouvoirs publics de manière générale.
08:13Où on en est effectivement à vous dire, monsieur, vous voulez bien partir, parce que franchement, ça nous aiderait.
08:18D'abord, ça nous demanderait moins de travail, ça nous coûterait aussi moins cher, et puis on éviterait peut-être aussi de les laisser passer consulaires.
08:24Donc, est-ce que vous voulez bien accepter de... Vous voyez, on en est là, aujourd'hui.
08:28Sans compter qu'une fois parti, avec l'argent qu'on va leur remettre, vous risquez bien de les voir revenir par la fenêtre, un jour ou l'autre,
08:35s'il n'y a pas une interdiction, et si cette interdiction n'est pas respectée.
08:38Oui, je préfère un certain franc-parler qu'on peut saluer, mais effectivement, je rejoins Georges Fennel.
08:44On connaissait les OQTF, ou plutôt les invitations...
08:48Les IQTF.
08:49Voilà, les IQTF, comme le dit toujours Georges Fennel, invitations à quitter le territoire,
08:55et là, le risque, c'est qu'on ait des chèques vacances, si vous voulez.
08:58On fait un chèque, vous rentrez chez vous, et puis, si vous voulez revenir,
09:03on sait bien que la France n'a pas les moyens de l'en empêcher,
09:05donc ça traduit effectivement une très grande impuissance de l'État.
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