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  • il y a 1 an
Y-a-t-il trop de restaurants ? Selon les derniers chiffres disponibles la France est l’un des pays qui compte le plus de restaurants par habitant (environ 1 pour 380). Bien plus qu’en Italie par exemple (1 pour 500). Thierry Marx, le président national de l’UMIH est favorable à un numerus clausus. Christophe Thiriet, président mosellan, préfère la régulation naturelle et encourage les restaurateurs à proposer une offre cohérente dans l’accueil, le service et les prix. Le président de l’UMIH 57 dresse également un premier bilan de l’été touristique dans le département.

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Transcription
00:00— Mon job et moi, la rubrique économique de Moselle TV en partenariat avec La Semaine.
00:12Ce soir, l'invité, c'est Christophe Thirier. Bonsoir. — Bonsoir.
00:15— Vous êtes le président de l'UMI Moselle, l'union des métiers et des industries de l'hôtellerie.
00:20Une récente enquête montrerait qu'en France, il y aurait trop de restaurants. Est-ce que vous êtes d'accord ?
00:26— Trop, je ne sais pas. Mais c'est vrai qu'en ce moment, on se pose des questions, puisque l'activité est difficile.
00:33On parle d'une vingtaine de fermetures au niveau national par jour, ce qui fait qu'à la fin de l'année, on aura perdu à peu près 5% du parc des 180 000 restaurants qui sont en France.
00:45Donc une des raisons qui est apportée, c'est celle de se dire qu'il y a trop de restaurants et il y en a trop qui ouvrent. Il faut peut-être régler ça.
00:52— Le patron de l'UMI au niveau national est bien connu. C'est Thierry Marx, que l'on a vu ici d'ailleurs pour le Michelin.
00:59Lui est en faveur d'un numerus clausus, un peu comme les étudiants en médecine. Est-ce que vous, vous êtes du même avis ?
01:07— Moi, je pense qu'on est dans une économie libérale et qu'il faut laisser peut-être les choses se faire. En revanche, il faut avoir une réflexion,
01:14qui est une réflexion qui est peut-être au niveau de chaque commune, au niveau des mairies qui ont la capacité de dire, d'autoriser un changement de destination ou pas.
01:25Un décret, par exemple, vient d'être signé dans la mairie du XIIe à Paris qui interdit l'ouverture d'un restaurant avec terrasse à moins de 50 mètres d'un autre.
01:35Donc c'est comme à chaque fois que l'on fait quelque chose. Il faut trouver un équilibre. Mais un numerus clausus, je pense que c'est très, très compliqué à mettre en place
01:42parce qu'une commune de 10 000, une commune de 15 000, une rue où il y a beaucoup de restaurants, une autre où il n'y en a pas, vous voyez, c'est, je pense,
01:50c'est pour alerter que Thierry Marx a donné cette explication. Mais je pense que c'est très, très difficile à mettre en place.
01:56— Néanmoins, vous êtes d'accord avec moi. C'est un principe économique simple. Le nombre de clients n'augmente pas. Ce sont toujours à peu près les mêmes.
02:02Donc lorsqu'on ouvre un restant, il faut être, pardon l'expression peut-être un peu triviale, sûr de son coup pour pouvoir réussir à se maintenir au-delà de 18-24 mois.
02:10— Oui. Alors c'est une vraie question. Et c'est pour ça qu'on a un autre sujet à l'UMI, qui est le permis d'entreprendre.
02:17On voit qu'aujourd'hui, la restauration, c'est un métier comme n'importe quel autre métier, présentateur d'événements ou d'émissions télévisées.
02:25Ça s'invente pas. Et la restauration, c'est exactement la même chose. Et donc on parle d'un permis d'entreprendre où là, je suis vraiment très favorable à cette mesure
02:34si on arrive à la faire passer, puisque ça permettra d'aider les jeunes entrepreneurs à travailler sur différents éléments,
02:41qui sont des éléments juridiques, qui sont des éléments réglementaires, qui sont des éléments commerciaux, pour réussir et tenir au-delà de ces 18 mois.
02:48— Sur les chiffres cités par Thierry Marx, donc une vingtaine de restaurants par jour qui fermeraient.
02:55Est-ce qu'en Moselle, on est à peu près sur la même tendance ? Comment se comporte le département ?
02:59— On se comporte plutôt bien et plutôt mieux, poussés ou entraînés par le tourisme. On parlait au premier trimestre d'à peu près 19 défaillances,
03:09qui est un petit peu moins, si on tient compte, des mille restaurants à peu près que comporte la Moselle aujourd'hui.
03:16Donc on est tirés, je pense, par le tourisme. Le département progresse chaque année par de plus en plus de touristes qui nous rendent visite
03:27et qui équilibre peut-être ce déficit que peuvent avoir nos confrères sur des régions comme le sud de la France
03:34où cet été, par exemple, ils ont énormément souffert.
03:36— La rentabilité d'un restaurant, c'est quelque chose d'assez simple à atteindre lorsqu'on est un bon professionnel ?
03:42— Alors quand on est un bon professionnel, oui, et je l'espère encore. En revanche, on voit bien qu'aujourd'hui, c'est devenu de plus en plus compliqué.
03:49On a à la fois la hausse de l'énergie, la hausse des matières premières, la hausse des salaires et le prix qu'il faut aussi augmenter.
03:57Mais d'un autre côté, les gens qui font aussi également très attention à leurs dépenses.
04:00Et donc on se retrouve dans un petit effet de ciseau. Ici, on en discutait tout à l'heure avant l'émission.
04:07On a aussi la pression du Luxembourg qui fait que les salaires sont aussi un petit peu plus importants peut-être qu'ailleurs.
04:13Et donc tout ça, ça pèse et la rentabilité est compliquée.
04:17Il y a une étude très intéressante qui est sortie des experts comptables l'année dernière et qui démontrait que les gérants ou les patrons de restaurants travaillent de plus en plus
04:26et gagnent de moins en moins et que la rentabilité était difficile à obtenir sur des tranches de chiffre d'affaires entre 300 et 800 000 euros,
04:34alors que c'est la majeure partie de nos établissements.
04:36Dans la restauration, est-ce qu'il y a des typologies qui s'en sortent mieux que d'autres ?
04:41Oui, il y a des restaurants. Encore une fois, c'est peut-être aussi un appel.
04:44Et c'est à nous de pousser les restaurateurs à réfléchir, à réfléchir à une cohérence à la fois sur la qualité de ce qu'ils servent,
04:50du rapport qualité-prix, du service, de la décoration. Et il faut que tout soit cohérent.
04:55Le restaurant qui était le restaurant un petit peu basique, conservé avec une carte longue et tout ça, c'est fini.
05:01Aujourd'hui, on a des tendances.
05:03Vous avez des coffee shops qui ne sont rien d'autre qu'un café qu'on avait à l'époque,
05:07mais avec une tendance particulière qui offre souvent des boissons non-alcoolisées,
05:11qui se mettent à une mode et qui répondent à une demande.
05:15Vous avez des restaurants qui font vraiment de la qualité.
05:17J'étais tout récemment chez Miel et Safran à Yutz qui fait du couscous.
05:22On se dit un couscous. Mais non, c'est de la vraie cuisine.
05:24Il vient régulièrement ici dans les studios pour cuisiner.
05:28C'est fameux. Et quand on fait quelque chose qui est cohérent, quand on a une belle déco,
05:32et quand on fait quelque chose de bon, ça fonctionne.
05:34Il vient dans les studios de Moselle TV, non pas pour nous, mais pour Recette Gourmande avec René Arnaque.
05:39Mais vous mangez quand même un peu.
05:41Évidemment, il y a toujours un peu de monde pour que la recette est faite.
05:45J'en profite, puisque vous êtes là, Christophe Thierry, et je rappelle que vous êtes le président de l'UMI Moselle,
05:49donc l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie.
05:52Un bilan de cet été Moselland ?
05:55Écoutez, il est comme j'avais envie de vous le dire tout à l'heure, c'est-à-dire, je pense qu'il va être positif.
05:59On a eu un début d'année plutôt chaotique avec des hauts et des bas,
06:02notamment dans l'hôtellerie en termes de fréquentation.
06:04Mais juillet et août va être un bon cru.
06:07On pense que sur la Moselle, globalement, on sera entre 5 et 10.
06:10Alors, je n'ai pas les chiffres précis, parce qu'on a toujours un mois et demi de décalage.
06:13Mais la tendance est plutôt quand même positive.
06:16Et Metz a tiré vraiment son épingle du jeu.
06:18Je pense qu'on sera plus aux alentours des plus 10 en termes de fréquentation.
06:23Nos clients habituels, allemands, néerlandais, belges, français, qui sont venus comme d'habitude et en masse.
06:29Et puis, une nouveauté, les groupes asiatiques qui sont revenus, cette fois, de façon très importante,
06:34à la fois de Chine, de Corée, du Japon, et qui ont visité la ville, ce qui est plutôt positif.
06:40On parlait de la cérémonie Michelin.
06:42Je pense que ça a été...
06:43Un effet Michelin ?
06:44Ah oui.
06:44Indéniable ?
06:45Indéniable.
06:45Je pense que ça a été une visibilité très, très forte au niveau international pour la ville et pour le département.
06:53Et en plus, comme ça a été une vraie réussite et qu'on a parlé très, très positivement du département, de la Moselle, de la ville, de la métropole,
07:01tout ça, ça a été très, très positif.
07:02Avant de se quitter, un dernier mot sur le festin urbain.
07:05Vous avez fait une opération qui s'appelait Frit & Frit, ou le contraire, Frit & Frit.
07:11Et donc là, l'UMI reproduit un autre événement en pleine semaine.
07:15En deux mots, de quoi s'agit-il ?
07:16Alors, le festin urbain, c'est Place d'Armes, à Metz.
07:18C'est le 1er et le 2 octobre, donc le mercredi et le jeudi.
07:22C'est 12 restaurateurs qui se mettent face directement à leurs clients et qui font déguster des bouchées qu'on peut...
07:28Donc, c'est pas un amuse-bouche, c'est pas trop petit, c'est pas une entrée pour qu'on puisse en faire plusieurs.
07:31C'est deux ou trois bouchées au prix de 7 euros et 5 pour les étudiants,
07:36parce que ça leur donne aussi l'envie et la possibilité de déguster des plats.
07:41Et dernier, on avait des étoiles et Michelin, je vais pas encore dire,
07:44mais avec plaisir, une prochaine fois, il y aura 12 restaurateurs,
07:48il y aura des boissons, un petit peu de musique.
07:50Et ça se fait juste sur la Place d'Armes, devant la mairie, à Metz.
07:531er et 2 octobre prochains.
07:55Merci Christophe Thirier d'être passé dans Mont-Jobé-moi.
07:58Je rappelle que vous êtes le président de l'UMI de la Moselle.
08:01L'information continue sur Moselle TV.
08:03Bonsoir.
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