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  • il y a 41 minutes
Après la disparition de Carlo Molinari, emblématique président du FC Metz, le Graoully a bousculé son programme pour une émission spéciale. Pour l'occasion, Emeric Guillaume était entouré des chroniqueurs de l'émission. Au programme de nombreux hommages, des anecdotes et des témoignages en vidéo. Tous ceux qui aiment le FC Metz ont une anecdote liée à Carlo Molinari et cette émission vise à mettre une dernière fois l'homme en lumière.

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Sport
Transcription
00:00Tous derrière les grenats, en regardant le Graoulimag avec les centres Leclerc de Moselle.
00:05Et pour toujours plus de promos, téléchargez l'application Mont Leclerc.
00:14Presque 50 ans de présidence, 37 ans en Ligue 1.
00:1937 ans de présidence et de Ligue 1.
00:22Après j'ai dû faire quand même comme président.
00:24J'ai connu aussi la Ligue 2 comme président.
00:27Non, je ne pensais pas. Parce que je ne pensais pas.
00:30Par contre, ce dont je n'imaginais jamais, je saute du coq à l'âme.
00:33Ce que je n'imaginais jamais, c'est qu'on puisse se retrouver un jour au national.
00:39Je vois, les plus ressentis, les plus forts, ce sont les victoires en Coupe de la France et en Coupe
00:43de la Ligue.
00:44Parce que ça se passe, c'est sur le coup.
00:46Ce n'est pas comme sur un championnat où ça dure 38 journées.
00:50Là, c'est émotionnel, c'est très très fort.
00:54C'est émotionnel, c'est très très fort.
00:56Alors, qui de mieux que Carlo Molinari pour décrire, on va dire, l'entièreté de sa vie ?
01:00C'est la triste nouvelle de ce mercredi 4 novembre.
01:03La disparition de l'ancien président emblématique du UFC Metz.
01:07Mais pas que.
01:08Pour l'occasion, le Graoulimac s'est rassemblé avec l'ensemble de ses chroniqueurs.
01:12En tout cas, ceux qui étaient présents.
01:14Ceux qui ne sont pas là, évidemment, sont quand même de tout cœur avec nous.
01:17Il y a ceux qui sont autour, évidemment, de ce canapé que vous connaissez désormais presque par cœur.
01:21Mais aussi ceux qui sont derrière et qui auront l'occasion, pendant cette émission, de venir raconter leurs anecdotes et
01:28de venir raconter qui était Carlo Molinari.
01:30On est aussi, évidemment, avec vous, les supporters, puisqu'on est en direct.
01:34On aura l'occasion de faire remonter aussi vos commentaires.
01:37Mais on a encore pas mal de choses à se dire, évidemment, dans cette émission.
01:40Je vais commencer par un truc tout simple.
01:43C'est un petit peu bateau.
01:44Mais qui était Carlo Molinari ?
01:46Vous en avez sûrement la réponse.
01:47Mais Jonathan Vaucher nous présente la carrière d'un bonhomme, pas comme les autres.
01:51Lui, il avait les larmes.
01:53Il va me les donner à moi aussi.
01:55Il va me les déclencher à moi aussi.
01:58Le président emblématique du UFC Metz n'est plus.
02:01Carlo Molinari avait 93 ans.
02:04Connu pour avoir dirigé pendant près de 37 ans le club à la Croix de Lorraine,
02:07le natif de Villerue faisait partie des figures de la première division de football.
02:12Comme Gervais Martel, son ami et ancien patron du RC Lens,
02:16il était de ses présidents qui géraient des clubs comme des pères de famille.
02:19Mais Carlo, avant d'être un amateur de football, était un champion de moto.
02:23Il remporte le championnat de France à trois reprises, entre 1952 et 1955.
02:29Il rencontre alors les dirigeants du club Messin qui l'invitent aux entraînements.
02:33Il y devient président en 1967 et le restera jusqu'en 2009.
02:37Avec une pause entre 1978 et 1983.
02:42C'est sous ces ordres que les Lorrains ont connu leurs plus grandes épopées.
02:45Deux victoires en Coupe de France, en 84 et 88.
02:49Et il l'arrête ! Et Metz gagne la Coupe de France !
02:52Vainqueur de la Coupe de la Ligue en 96.
02:58Finaliste en 99.
02:59L'exploit à Barcelone en 84.
03:02Et bien sûr la folle saison 98 avec le titre de vice-champion.
03:05C'est un souvenir merveilleux.
03:07C'est un souvenir qui...
03:10C'est une date pour le club qui aura marqué à jamais.
03:14C'est exceptionnel.
03:16Voilà.
03:17Je crains de ne pas pouvoir revoir ça dans le futur.
03:20Humain, proche des joueurs, bienveillant.
03:23Carlo Molinari était apprécié par tous les membres du staff, mais aussi les supporters du FC Metz.
03:28Il avait lancé Zvenka, Curbos, Zenier, Michich ou Pires.
03:32Et avait fait confiance à Brown, Curioni ou les entraîneurs Marcel Husson et surtout Joël Muller.
03:39Présent au bord du terrain et auprès des supporters, son côté pudique et exigeant l'a maintenu éloigné des médias
03:44pendant plusieurs années.
03:45Sa parole était très rare.
03:47Depuis le passage de relais à Bernard Serin en 2009, il était devenu vice-président et président honoraire du club.
03:53Toujours proche de l'effectif, il faisait quelques incursions auprès des jeunes générations et des événements organisés par le FC
03:59Metz.
04:00L'occasion d'y revoir d'anciens collègues devenus des amis qui pleurent aujourd'hui sa disparition.
04:08Merci encore une fois à Jonathan Vauchin qui a pu, on va dire, contracter un petit peu toute une vie
04:13en une seule vidéo, messieurs.
04:16Il n'y a pas de question évidemment, c'est à chaque personne, on va dire, son histoire avec Carlo
04:20Molinari.
04:20Bernard, on a vu, on va dire, quelques chapitres de sa vie.
04:24Qu'est-ce qu'on doit retenir de Carlo Molinari ?
04:28On doit retenir que c'est quelqu'un qui a, qui, dans tout ce qu'il a fait, il a
04:33réussi.
04:34Je veux dire, dans sa vie professionnelle, il a été très, très performant.
04:38Il avait un garage, il vendait des camions et c'était un garage extraordinaire à l'époque-là, qu'il
04:44a revendu après à Iveco.
04:46Dans le foot, il a amené Metz à des sommets, les Coupes de France, les Coupes de Ligue, la victoire
04:53de Barcelone,
04:54qui est un exploit qui est égalé maintenant par le PSG, mais avec des moyens 100 fois plus importants.
05:03Donc voilà, il a fait des trucs de fous.
05:05Et toute sa vie a été comme ça, pleine de réussite.
05:08Et jusqu'à il y a peu de temps, je sais que tout le monde le pense et tout le
05:12monde le dit,
05:13il était encore là, présent et très présent au club.
05:17Donc voilà, moi je pense qu'il a eu une vie très bien remplie et pleine de succès.
05:22C'est vrai Arthur, on parle de la présence de Carlo Molinari.
05:25Alors évidemment, quand on est joueur du FC Metz ou au club, c'est plus facile de le côtoyer.
05:29Mais même nous qui sommes en dehors de tout ça, on a la chance de partager plus d'un moment
05:33avec Carlo Molinari
05:34parce que la proximité, c'est vraiment ce qu'il définit.
05:37C'était vraiment le super président à l'ancienne, du plus jeune au moins jeune,
05:42de ses interlocuteurs, des supporters, des joueurs.
05:46Il y avait toujours cette bienveillance.
05:47Alors bien évidemment, sur ce plateau, il y a des personnes qui l'ont davantage côtoyé.
05:52Mais si on a la chance, ne serait-ce que d'une fois, d'avoir pu échanger avec ce grand
05:57monsieur,
05:58il y avait toujours cette bienveillance, cette classe.
06:02On entendait les anecdotes des anciens joueurs.
06:06Ils connaissaient les proches des uns, des autres.
06:10Gérer le FC Metz comme un père de famille, un président, comme on n'en fait plus aujourd'hui dans
06:17le football français.
06:18Et ce n'est pas pour rien aujourd'hui que ce football français lui rend hommage à l'unanimité.
06:25Je connais vraiment très peu de personnes qui ont une opinion négative de tout ce qu'a pu faire Carlo
06:29Molinari à la tête du FC Metz.
06:32Il a gagné vraiment le respect de tout le monde grâce à ses résultats, mais en grande partie aussi grâce
06:38à ses valeurs.
06:38Il y a évidemment une grande tristesse après cette nouvelle, mais on veut quand même essayer dans cette émission de
06:44se remémorer les meilleurs souvenirs.
06:47Stéphane, je suppose qu'il doit y en avoir plus d'un.
06:49Malheureusement, évidemment, on ne pourra pas tous les lisser parce que sinon, on en a tous pour des heures et
06:52des heures.
06:52Mais qu'est-ce que ça t'évoque si je te parle de Carlo Molinari ?
06:56Bien plus que, j'ai envie de dire, tout ce qu'il a réussi ici au FC Metz.
07:02Parce que la première chose qui me vient là comme ça à l'esprit, c'est à l'époque où
07:09cette tribune sud n'existait pas.
07:11Il y avait cette tribune qui était peut-être un peu plus vieille, mais il y avait derrière un terrain
07:15rouge pour ceux qui étaient.
07:17Et moi, j'ai joué quand j'étais gamin ici sur ce terrain rouge.
07:21Et l'entrée des joueurs professionnels se faisait juste à côté dans un petit couloir un peu sombre.
07:26Et de temps en temps, il passait là et il serrait la main de tous les gamins qui sortaient du
07:35vestiaire.
07:36Alors nous, on était évidemment devant un homme charismatique à une aura.
07:40C'était le président.
07:41Il y avait quelque chose de sacré.
07:45Mais il avait cette bonhomie, puisque c'est toujours ce mot qui revient, cette gentillesse de serrer la main aux
07:52gamins.
07:54Et la deuxième chose qui me revient, c'est qu'il y a très peu de temps, justement, c'est
07:59pratiquement au même endroit,
08:00puisque c'est dans cette tribune où je rentre dans la tribune par le bas, juste au parking.
08:06Et puis, je rentre avec le président serein qui arrive au même moment.
08:11Et puis, on prend l'ascenseur et là, l'ascenseur, elle est fermée.
08:13Je vois le président Carlo Molinari arriver.
08:15Et puis, je lui dis président, on prend l'ascenseur, je vous attends.
08:19Il me dit, non, non, moi, j'ai la forme, Steph, je monte les escaliers.
08:22Et il est parti pratiquement au courant.
08:24Et ça m'a fait super plaisir parce que je me suis dit, malgré son âge, il prend soin de
08:30lui.
08:30Il a envie encore de montrer à tout le monde que c'est quelqu'un de dynamique.
08:34J'ai adoré l'image, en fait, de cet homme qui prend les escaliers
08:38et qui part rejoindre tout le monde en haut là-bas au boulevard des Légendes.
08:41Tu parlais, évidemment, de Bernard Serein, l'actuel président du Football Club de Meuse
08:46que nous avions reçu hier lors de notre journal Tévisé spécial après cette triste nouvelle.
08:51On va l'écouter, justement, on reviendra après sur le lien qu'il y avait entre les deux hommes.
08:56Gérer aussi le football professionnel.
08:58Donc, c'était un très grand monsieur du football depuis des décennies.
09:04Ça fait près de 60 ans qu'il a accompagné ce club.
09:09D'abord, il l'a dirigé, puis il m'a passé un témoin,
09:13mais il est resté près de moi tout le temps.
09:17Il avait gardé son bureau, il venait au club presque tous les jours.
09:21Et donc, c'est vraiment une émotion considérable de la part de la mienne,
09:27mais celle de tout le monde, des joueurs, de l'entraîneur, évidemment, Greg Promont.
09:33qui l'a connu depuis les années du centre de formation.
09:37– Vous l'avez annoncé cet après-midi à l'effectif ?
09:39– On l'a annoncé aux joueurs, on l'a annoncé au personnel aussi,
09:44réuni à 16h dans le hall de notre siège.
09:50Et évidemment, c'est dramatique.
09:54C'est une perte immense parce que Carlo représentait énormément.
09:59Il a été et il est toujours l'âme du club.
10:06– Bernard, avant de parler de la relation un petit peu particulière,
10:10parce qu'elle était un petit peu particulière entre ces deux présidents,
10:12c'est vrai que Carlo Molinari, aujourd'hui, tout le monde l'appelle encore président
10:15ou prézi pour certains.
10:17C'est, on va dire, l'un des mandats les plus longs,
10:20parce que même quand il n'était plus officiellement le président,
10:22en fait, il était toujours à la tête plus ou moins de ce club,
10:24ou en tout cas à vouloir veiller sur tout ça.
10:28– Après, je ne sais pas comment il faudra poser la question à Franck Signorino,
10:31mais les gens de ma génération, les anciens joueurs de ma génération,
10:37on le croisait encore récemment.
10:40Pour nous, c'était le président.
10:42On l'appelait président, tous, tout le monde l'appelle comme ça.
10:45C'est le président du FCMS.
10:47Je veux dire, moi, quand je pars en dehors de la Lorraine
10:50et que je me retrouve, je ne sais pas, dans le sud de la France ou en Bretagne,
10:55quand les gens parlent de football,
10:57à un moment donné, « Ah, tu as été footballeur ? »
10:59« Ouais, j'étais footballeur à Metz. »
11:00« Ah, c'est Molinari ! »
11:03Quelles que soient les personnes avec qui on discute,
11:05le FCMS est associé à Molinari.
11:07Voilà, c'est lui le président,
11:08et ça restera le président du club pour des siècles et des siècles encore.
11:13Je crois que c'est juste ce que tu dis, Bernard.
11:16Et en fait, je pense que tout le monde, aujourd'hui,
11:22qualifie et à juste titre le personnage comme quelqu'un
11:25de foncièrement bienveillant, gentil, humain.
11:30Moi, je pense aussi que c'était quelqu'un de foncièrement intelligent
11:32parce qu'il a compris à une certaine époque
11:36que si tu veux construire un club et que tu n'as pas beaucoup d'argent,
11:41en tout cas moins que les autres, il fallait jouer sur d'autres valeurs.
11:44Et lui, la valeur qui était la sienne, il l'a transmise.
11:48Il a donné cette capacité à chaque strate du club
11:52d'être des gens qui créent un club familial
11:55en étant lui-même quelqu'un qui aimait les gens
11:59et qui avait besoin de sentir que dans toutes les strates du club,
12:04on aimait les gens.
12:05Et ça, ça se ressentait.
12:07Mais ce que tu dis, Stéphane, c'est très vrai.
12:09Et moi, quand j'étais encore au club, je me rappelle de ça.
12:14Tu parlais qu'il a serré la main à tous les gamins.
12:18Tous les matins, quand il arrivait au siège,
12:20tous les matins que le bon Dieu faisait,
12:22il passait dans tous les bureaux du siège du FC Metz actuel
12:26et il allait serrer la main à tout le monde.
12:29Alors, il ne restait pas une demi-heure à discuter.
12:31Mais tous les matins que le bon Dieu faisait,
12:34il faisait le tour de tous les bureaux du club
12:35pour aller serrer la main à tout le monde et dire bonjour.
12:39Donc, c'est une preuve de respect par rapport à tout le monde.
12:42Et ce n'étaient pas les footballeurs.
12:44Tu aurais pu dire, moi, je le dis tout le temps,
12:47il était amoureux de ses joueurs.
12:48Il était super content d'être avec les joueurs
12:51et de revoir les anciens joueurs.
12:54Tous les anciens qui sont passés par le club,
12:55qui revoient, tu voyais que ça lui faisait plaisir.
12:58Mais là, c'était des gens du club,
13:00donc ils n'étaient pas des footballeurs.
13:01Et tous les matins, il leur disait bonjour.
13:03Mais il faisait pareil dans sa société
13:05où moi, je l'ai vu aller...
13:08C'était donc un garage de camions.
13:11Il y avait le mécano qui était dans la fosse,
13:13qui était plein de cambouis,
13:14qui réparait les camions.
13:16Tous les matins, il allait lui serrer la main dans la fosse.
13:19Donc, c'était quand même quelqu'un de foncièrement...
13:22Comme tu dis, qui aimait les gens, quoi.
13:24Voilà.
13:24Arthur, on a vu, évidemment,
13:26passer les mots du président Bernard Seurat.
13:29Très affecté, on peut le courant,
13:30parce que, comme je le disais après l'extrait,
13:33c'est un lien assez particulier
13:35entre le président Seurat et le président Molinari.
13:38Après, est-ce qu'on veut dire
13:39que le FCM avait deux présidents,
13:41plus ou moins, en tout cas ?
13:42Oui, parce qu'encore tout récemment,
13:45on a souvenir de passages
13:47de Carlo Molinari
13:49dans le vestiaire du FCMES
13:52dans des périodes en difficulté.
13:54On a vu aussi l'anniversaire fêté
13:57par la Slobolognie et son équipe.
14:00Donc, c'était tout récent.
14:02Et ce qui m'a marqué dans les images qu'on voit,
14:04c'est tous ces regards
14:06pleins de bienveillance et de tendresse
14:09de jeunes personnes
14:12envers Carlo Molinari,
14:13parce qu'on sait ce qu'il a représenté
14:16et ce qu'il représentait encore tout récemment.
14:19sa présence au FCMES,
14:22il incarnait vraiment ce club.
14:26Et c'est lui qui a, pour ainsi dire,
14:30ramené Bernard Serin.
14:31On se souvient des...
14:33comment dire, quand il a ramené Solak
14:36aussi au niveau du sponsoring du FCMES,
14:39parce que Carlo Molinari,
14:41c'était le président qui a tenté
14:44de défendre les intérêts
14:45de la sidérurgie Lorraine
14:46aux oreilles de François Mitterrand.
14:49Malheureusement, il n'a rien pu faire
14:51devant les plus hauts sommets de l'État.
14:54Mais c'était ça aussi.
14:55Non seulement il incarnait le FCMES,
14:57la ville de Metz
14:58et tout un territoire
15:00avec des valeurs très proches
15:03et très communes.
15:04Évidemment, le président Berlinson
15:06qui était avec nous hier
15:07a dit qu'il voudrait faire un hommage
15:09à la hauteur de Carlo Molinari.
15:10Ce ne sera pas une mission évidente,
15:12c'est-à-dire que vous voyez un petit peu
15:13l'ampleur que peut avoir
15:14l'ancien président de l'FCMES.
15:16Il faut essayer de se retrouver un petit peu.
15:18Je vais laisser la parole désormais
15:20à d'autres personnes
15:20qui étaient très proches du président,
15:22en tout cas bien plus que moi.
15:23Malheureusement pour moi,
15:25je peux citer notamment Robert Pires
15:27ou encore Jacques Rousselot.
15:27On les écoute.
15:29Carlo Molinari, c'est un club,
15:32c'est un grand nom du football français.
15:35C'est quelqu'un qui a servi le FCMES
15:37de belle façon,
15:38qui avait vraiment le club chevillé au corps
15:41et qui était vraiment un homme formidable.
15:44On dit toujours ça quand les gens sont partis,
15:46mais c'est vraiment le cas,
15:48avec une bonhomie extraordinaire.
15:50C'est chacun pour soi
15:51et pour essayer de gagner le match
15:56et être le plus haut possible dans la compétition
15:59et surtout être devant son voisin.
16:02Mais quand le match était terminé,
16:04on buvait un coup,
16:05on échangeait de bonnes paroles,
16:07on était vraiment très proches l'un de l'autre.
16:10Je vous dis, on se voyait deux,
16:12même encore maintenant.
16:13Moi, j'ai quitté le football il y a six ans.
16:15Lui, il l'a quitté il y a bien plus longtemps,
16:17mais il était encore un peu actif au FCMES.
16:20Il en avait besoin,
16:21mais on se voyait pour échanger.
16:24Comme si c'était un peu mon père
16:26qui avait décidé de prendre soin
16:29ou de protéger un peu son fils,
16:31alors qu'on ne se connaissait pas.
16:31La dernière fois qu'on s'est vu,
16:34non, ce n'était pas au jubilé,
16:35mais bien évidemment,
16:36que j'étais hyper fier et heureux
16:38qu'il soit là.
16:40Pour moi, c'était important.
16:42Puis la preuve,
16:43c'est que quand j'ai décidé
16:45de faire le jubilé,
16:47la première personne que j'ai coché,
16:48c'était Carlo.
16:50Pour moi, c'était important.
16:53Donc là-dedans,
16:53la dernière fois que je l'ai vu,
16:55on a regardé le match ensemble.
16:56C'était Messe-Mess-aux-Chaux.
16:59À la mi-temps,
16:59il est parti dans sa boxe.
17:01Il m'a dit,
17:02écoute, on se verra bientôt.
17:04Et voilà, c'est la dernière fois
17:06que j'ai vu Carlo.
17:08Des messages, évidemment,
17:09plein d'émotions
17:11pour parler de Carlo Molinari.
17:12Alors, on a un petit peu
17:12changé les chroniqueurs en plateau
17:14pour donner évidemment
17:15la parole à tout le monde.
17:16Les autres reviendront.
17:16Ne vous en faites pas.
17:18Franck, je vais commencer par toi
17:19parce que Bernard Zenné
17:20t'envoyait un message tout à l'heure.
17:21Alors lui, il a appelé Carlo Molinari
17:23président.
17:24Je suppose que toi,
17:25c'était pareil.
17:26Il a bien résumé.
17:27C'était le président de tout le monde.
17:30Plus que de tous les joueurs,
17:32je pense que c'était le président
17:34de tous les Français,
17:36le président du FCMES,
17:37de toute une région.
17:39Tout à l'heure,
17:40on parlait de liens.
17:41C'était la véritable connexion
17:42entre les gens du passé,
17:44les gens du présent
17:45et même certainement
17:46dans un futur
17:47où il savait rallier
17:49toutes les personnes
17:50à sa cause.
17:51Et forcément,
17:52c'était mon président
17:53parce qu'il y avait un lien
17:55entre le joueur et lui,
17:58mais aussi entre l'humain.
17:59et j'aime à rappeler
18:01qu'outre le sportif,
18:03tu peux être bon,
18:04tu peux être mauvais,
18:06tu peux être sous contrat
18:07parce que ça reste notre métier.
18:09Au-delà de ça,
18:10lorsque tu le revois,
18:11il y a toujours un mot
18:13pour la famille.
18:15Je rappelle qu'encore,
18:17il y a une semaine,
18:18on s'est recroisé
18:18lors d'une manifestation.
18:20Première chose
18:20qu'il me demande
18:21avec sa compagne,
18:23comment va Marie ?
18:24Marie, le prénom de ma femme,
18:26il se souvient encore,
18:27il sait qu'il a insisté
18:29à mon mariage
18:30et il y avait cette proximité.
18:32Et ce n'est pas parce
18:32qu'on ne s'était pas
18:33toutes les semaines au téléphone
18:34ou pendant 2-3 ans,
18:35on ne s'était pas parlé
18:36parce que chacun avait suivi
18:38son chemin,
18:39que lorsqu'on se revoyait,
18:41il se souvenait
18:41de la petite attention
18:44toujours à mon égard.
18:46Donc, comme disait Robert Pires,
18:47c'était le père des uns.
18:50Moi, je vois sa date de naissance,
18:51c'est 1933,
18:52c'était mon grand-père
18:53et le 32.
18:55Donc, c'était mon grand-père.
18:57Donc, voilà,
18:59c'était une proximité
19:01et il jouait ce rôle-là
19:02aussi au quotidien.
19:03Je rappelle que lorsqu'il y avait
19:04des manifestations
19:05dans la région,
19:07c'était lui qui représentait
19:08l'institution WebCMS,
19:09c'était lui qui représentait
19:11la population.
19:12On parlait de sidérurgie,
19:14on peut parler du bassin minier
19:15et il véhiculait ses valeurs.
19:17On était plus une équipe
19:18et moi, le premier,
19:20de besogneux.
19:21Alors, on avait forcément
19:21besoin de talent
19:22à Robert Pires,
19:23à des bailleurs,
19:24mais la base était faite
19:27sur les valeurs
19:27de la région,
19:29représentatives
19:29et surtout
19:30symbole d'une identité.
19:32Gérald,
19:33évidemment,
19:33cette proximité,
19:34alors, on l'a entendu
19:35président,
19:36on l'a entendu
19:36parfois père spirituel,
19:37on voit dans les commentaires
19:38des gens qui parlent
19:39de grand-père.
19:40Est-ce que c'est un lien
19:41que déjà,
19:43que tu arrives à comprendre
19:44et peut-être un lien
19:45que, à ta manière,
19:46tu as pu un petit peu
19:48ressentir ou pas ?
19:49Oui, complètement.
19:50C'est vrai que quand Franck
19:51parlait de président
19:52de tout le monde,
19:53j'ai presque envie de dire
19:54que c'était aussi
19:55le grand-père,
19:56le père,
19:57le frère,
19:58multigénérationnel,
19:59finalement,
19:59de tout le monde.
20:00Et le FC Metz,
20:02on a toujours dit
20:02que c'était une grande famille
20:03et lui,
20:04c'était le patriarche.
20:06Donc,
20:07dans les sociétés
20:08où la famille
20:10a une grande importance,
20:11quand le patriarche
20:12s'en va,
20:14excuse-moi,
20:14c'est un peu difficile
20:15de passer après
20:16toutes ces personnes.
20:20À tout moment,
20:21tu me regardes,
20:21je te sauve la mise.
20:22Il n'y a aucun problème
20:23avec ça.
20:23Je ne suis pas pour ça
20:24qu'on baisse.
20:25Il y a tellement de choses
20:26à dire.
20:26Moi, je l'ai connu
20:27dans les années
20:29fin 80
20:29jusqu'à la fin
20:30des années 2000,
20:31à la grande époque.
20:33Donc, forcément,
20:34comme beaucoup de personnes
20:35de ma génération,
20:37ils représentent,
20:37quand tu le croisais,
20:40tu avais un miroir
20:41sur une époque révolue,
20:42malheureusement.
20:43Tu avais un miroir
20:45sur une époque
20:47que tu aimerais revivre.
20:49Et donc,
20:50tu étais projeté
20:51un peu
20:52par une madeleine de Proust
20:54dans un espèce
20:55de paradis
20:57pour le club,
20:58en tout cas,
20:58avec ce qu'on a connu.
21:00Les meilleures époques,
21:01les meilleures années
21:02du FC Metz,
21:03c'était lui.
21:05Je me demande maintenant
21:06comment on va s'en sortir
21:08pour justement retrouver
21:11cette petite madeleine de Proust
21:13vers qui on va se tourner.
21:15Peut-être pas vers qui,
21:16mais peut-être que le terme
21:17union sacrée
21:17n'aura jamais aussi bien
21:18porté son nom.
21:20Bertrand,
21:21je sais que c'est une notion
21:22qui te tient particulièrement
21:24à cœur,
21:24l'aspect humain.
21:25On l'a vu déjà
21:26dans tout ce que vous avez pu dire
21:28tous autour de ce plateau.
21:29On a vu déjà passer
21:31des messages,
21:31soit là dans les commentaires
21:32ou même sur les écrans,
21:33sur les réseaux.
21:34On voit les larmes
21:35de certains,
21:36ce genre de choses.
21:37C'est le mot parfait
21:40pour définir ça,
21:41humain en fait ?
21:42Le président,
21:43c'était l'humanité,
21:45Prési comme il aimait
21:46qu'on l'appelle.
21:48Et c'était la bonté
21:49pour ma part.
21:53Le Prési,
21:54pour moi,
21:54c'était mon enfance déjà.
21:58J'ai aimé le FCMES
22:00qu'il a construit,
22:02qu'il a tant aimé également.
22:04Et j'ai vécu des émotions fortes
22:07quand j'étais gamin.
22:09Et après,
22:10j'ai eu la chance
22:11de le côtoyer
22:12d'un peu plus près.
22:13Et j'ai deux anecdotes
22:14avec lui.
22:16une à mon arrivée
22:18et une à ma sortie.
22:20Et entre-temps,
22:21il y a eu 16 années.
22:22Je ne le côtoyais pas
22:23au quotidien,
22:24bien entendu,
22:25parce que moi,
22:26j'étais plus sur la sphère
22:27du centre de formation.
22:30Et je me rappelle
22:31d'une anecdote.
22:32En fait,
22:32c'était 2007,
22:34Noël.
22:36Et j'étais en bas
22:37avec un papa
22:38et un jeune garçon
22:39qui manquaient
22:40de temps de jeu
22:40et ont discuté
22:41éventuellement
22:41d'une éventualité
22:42d'aller jouer
22:44dans un club
22:45de la banlieue Messines.
22:46C'était Mani à l'époque.
22:47Et le gamin pleurait.
22:49Et le président y est arrivé.
22:52Et moi,
22:53qui étais nouveau au club,
22:55de voir le président
22:56qui s'assoit
22:56à la table
22:58et qui écoute
23:00ce jeune garçon
23:01qui était triste,
23:04déjà,
23:04ça m'a marqué.
23:06Je me suis dit
23:07quand on parle de famille,
23:09en fait,
23:09ce n'est pas un mot.
23:10Il met des actes
23:11à ses paroles.
23:12Et quand je suis parti
23:1316 ans après,
23:15il m'a accueilli
23:16dans son bureau
23:17et il y avait
23:18le même regard,
23:19en fait.
23:20Il m'a écouté
23:22parce qu'en fait,
23:23il s'intéressait aux gens.
23:24Pas moi,
23:25Bertrand,
23:25pas le jeune garçon,
23:27mais quelles que soient
23:28les personnes
23:28qui travaillaient
23:29au sein du club.
23:30Bernard en parlait
23:31tout à l'heure,
23:31à juste titre,
23:33même dans une sphère
23:33autre que le football.
23:35Il avait ce côté humain
23:37et c'est pour ça
23:38que je parlais d'humanité
23:39mais de bonté également.
23:41Pour moi,
23:41c'était une personne rare
23:43et c'est pour ça
23:44qu'il était unique.
23:45Tu parles d'humanité,
23:46évidemment.
23:47Alors,
23:47les chroniqueurs
23:47sont réunis aujourd'hui
23:49pour ceux qui sont là,
23:50pour ceux qui ne sont pas là,
23:51en tout cas en partie.
23:51Ils ont aussi voulu apporter
23:53un petit peu leur pierre
23:53à l'édifice de cette émission
23:55qui rend hommage
23:56à Carlo Molinari.
23:57Je vous propose
23:57de les écouter.
23:59Je ne l'ai pas connu
24:00personnellement
24:00comme certains de mes camarades
24:02mais je garde de lui
24:03l'image d'un homme
24:06hyper simple
24:07et avec des valeurs humaines
24:09juste incroyables.
24:10Je pense qu'on est tous d'accord
24:11pour se dire
24:12que ça faisait partie
24:14de ses plus belles qualités.
24:15Son côté humain,
24:16son côté disponible,
24:17son côté bienveillant
24:18qui resteront à jamais gravés
24:20dans ma mémoire.
24:21Je l'ai encore croisé
24:22pas plus tard
24:23qu'il y a 3-4 semaines
24:24pour l'inauguration
24:26de la salle Marcel Husson
24:28et il m'a clairement impressionnée.
24:31Clairement impressionnée.
24:32Au-delà de ça,
24:32c'est un homme
24:33qui a toujours été disponible
24:34pour tout le monde.
24:36J'ai eu la chance
24:37de le croiser
24:38à plusieurs reprises
24:39autour du stade
24:40pour encourager
24:41les féminines du FC Metz.
24:43Ce qu'il laisse derrière lui,
24:45c'est une autre époque,
24:46un moment où des contrats
24:47se signaient
24:48par une poignée de main,
24:50par la parole donnée,
24:51par le respect des engagements
24:53et une vision d'homme à homme.
24:56C'est ça qui était fantastique
24:57avec Carlo
24:58et ça existait aussi
24:59dans le rapport
25:00qu'il pouvait avoir
25:01avec les journalistes.
25:02C'était à quelques moments
25:05un tout petit peu tendu
25:06à la marge,
25:08mais souvent on se réconciliait
25:09une poignée de main,
25:10un petit mot.
25:11Et puis moi,
25:11il m'appelait Bernard Zénier
25:13parce qu'il me disait
25:14« je te préfère à Bernard ».
25:16Quand il me disait
25:16« je te préfère à Bernard
25:17et toi je t'aime bien »,
25:19il dit « moi, ma journée,
25:20j'ai été dans les étoiles ».
25:21Voilà, ma journée a été gagnée.
25:23Non, mais je pense
25:25qu'il faut sourire
25:25parce qu'on est tous,
25:27honnêtement,
25:28on a le cœur brisé
25:29parce qu'on pensait
25:29que cet homme-là
25:30était éternel
25:31et on se disait
25:32« mais en fait,
25:32il va tous nous enterrer
25:33Carlo comme il est parti ».
25:35Mais je crois
25:36qu'il ne faut pas être triste,
25:37il faut vraiment
25:38penser à toute la place
25:39qu'il va laisser,
25:40à l'impact qu'il va laisser.
25:41Je suis parti du FC Metz
25:43au Maroc.
25:45Il m'a appelé,
25:47il m'a appelé,
25:48on a discuté pendant,
25:49je crois que c'était
25:49au moins pendant 45 minutes.
25:51il m'a donné des mots
25:54et un message très touchant
25:57qui resteront entre lui et moi.
25:59Et à chaque fois
26:00que je revenais ici à Metz,
26:03il me demandait
26:04« alors le Marocain,
26:05comment vas-tu ? »
26:07Mais par contre,
26:08j'ai une anecdote,
26:10c'est que tous les ans
26:13pour la fête de fin d'année,
26:16pour les fêtes de fin d'année,
26:17il m'envoyait une carte,
26:19je pense qu'il le faisait
26:21aussi à tous les anciens joueurs.
26:22Il m'envoyait une carte
26:23pour me souhaiter
26:24la bonne année à moi
26:25et à ma famille.
26:26Et je la recevais par courrier
26:27dans le club où j'étais.
26:29Donc je pense qu'il a dû faire
26:31beaucoup de courrier
26:32parce qu'il était très attaché
26:36aux valeurs.
26:37Monsieur Carlo,
26:38c'était l'humanité même.
26:41Et c'est certainement
26:42grâce à cette qualité humaine
26:44qu'il avait
26:44qu'on a réussi à récupérer
26:46au FC Metz
26:47certains des plus grands joueurs
26:49du championnat de France
26:50à l'époque.
26:51C'est cette notion
26:52qu'il avait
26:53de fédérer tout le monde
26:54autour de lui
26:55dont le football amateur.
26:57Donc oui,
26:58on n'a que ce souvenir
27:00d'un Carlo Molinari
27:02très proche de nous
27:03qui a toujours fait le maximum
27:05pour que le FC Metz
27:06travaille avec le foot Mosellan.
27:07C'est la personnalité
27:08du football français
27:09de ces 50 dernières années.
27:12Je crois qu'on n'a pas
27:13un dirigeant
27:14du football français
27:15qui ne connaît pas Carlo,
27:16même les dirigeants actuels.
27:19Alors,
27:19me voilà dans une sacrée situation.
27:21D'abord,
27:21je vois Bernard Zénier
27:22qui est en train
27:23d'affûter sa lame sûrement
27:24pour aller retrouver
27:24Patrick Muller juste après.
27:25On lui donnera
27:26un droit de réponse.
27:27Ne vous en faites pas.
27:28Et ensuite,
27:28j'ai Laurent Agouasi
27:29qui nous parle
27:29de cette fameuse carte de vœux.
27:30J'espère que tout le monde
27:31l'a reçu.
27:31Sinon,
27:32je ne suis pas bien franc
27:32que je te vois réagir.
27:34Est-ce que tu reçois
27:35toi aussi des cartes de vœux ?
27:36J'ai reçu des cartes
27:37de Carlo
27:39alors que même
27:40que je ne m'y attendais pas.
27:42L'anecdote,
27:46entre temps,
27:47j'ai fait un intérim
27:48de deux ans à Nantes
27:49et je me retrouve en Espagne.
27:51À peine 15 jours
27:52après ma signature
27:53à Arretafé
27:53dans la banlieue madridaine,
27:55je reçois un courrier
27:56du président manuscrit
27:59avec une lettre
28:00en disant
28:00écoute,
28:00je viens de voir
28:01que tu as allé signer
28:02en Espagne.
28:03Félicitations
28:04dans ton nouveau club.
28:05J'ai mon petit-fils
28:06qui est dans cette ville
28:10qui fait des études
28:11de cinématographie.
28:12Ça lui fera plaisir
28:12de te voir avec Marie.
28:15est-ce que pour toi
28:17ça te fera aussi
28:18un point d'ancrage
28:19pour t'adapter
28:20à ta nouvelle vie,
28:21à un nouveau pays,
28:21ton expérience à l'étranger ?
28:23J'avais été vraiment surpris
28:25parce qu'il n'avait pas
28:26à ce moment-là
28:27mon numéro de téléphone.
28:29Il avait pris le soin
28:30d'écrire au club
28:31que la lettre me parvienne
28:32à établir une connexion
28:33avec un de ses proches.
28:35Et ça,
28:38après la surprise,
28:39j'en suis très reconnaissant.
28:40J'avais bien évidemment
28:41répondu à l'invitation.
28:43On avait tissé des liens
28:44avec Julien, son petit-fils.
28:47Et autre anecdote
28:48que je voudrais ajouter
28:50par rapport à des témoignages,
28:51tellement il fédérait
28:52les personnes autour de lui.
28:54Et je suis d'accord
28:55avec la dernière personne
28:56qui a parlé
28:57en disant que grâce
28:58à son humanité,
28:59à sa bonté,
29:00à son investissement,
29:01il a su ramener à sa cause
29:02des joueurs
29:03qui ne seraient peut-être
29:04jamais passés au FC Metz.
29:05Je prends encore mon cas.
29:07Première saison
29:08où j'explose
29:10au niveau
29:11de la notoriété
29:13au public à Metz.
29:14À la fin de saison,
29:15malheureusement,
29:15on descend en seconde division.
29:17On repart en deuxième division.
29:19Le club est
29:20dans une panade financière.
29:23DNCG,
29:23mon contrat professionnel
29:25n'est pas homologué
29:25deux fois de suite.
29:27Le président m'appelle,
29:28il me dit,
29:29écoute Franck,
29:29on ne peut pas te donner
29:30ton contrat professionnel.
29:33il faudrait que tu joues
29:34sous licence amateur
29:36avec nous.
29:36Et après,
29:37dès qu'on peut régulariser,
29:38on régularisera.
29:41On te dit,
29:42tu ne peux pas signer professionnel.
29:44Financièrement,
29:45c'est compliqué.
29:46Pas de contrat,
29:47tout ce qui en suit.
29:48Donc,
29:48tu es libre.
29:50Et là,
29:51je réfléchis.
29:52J'avais des sollicitations,
29:53honnêtement,
29:53pour aller signer
29:55à Rennes,
29:56Lens,
29:57etc.,
29:57à l'étranger.
29:58Et le fait que ce président
30:00m'appelle
30:01et me dit,
30:02voilà,
30:02il m'expose clairement
30:03la situation,
30:05je dis,
30:05président,
30:06pas de souci,
30:07je signe amateur.
30:10Aviendra ce qui aviendra,
30:11mais vous m'avez donné ma chance,
30:12je suis formé au club,
30:13ce que vous faites,
30:14je vois la situation.
30:15Et à ce moment-là,
30:16tu n'hésites même pas
30:17une seule seconde
30:17quand c'est le président lui-même
30:18qui t'appelle
30:19pour t'exposer la situation,
30:20alors que jusqu'à présent,
30:21vous savez,
30:22les négociations de contrat,
30:23c'est avec le directeur général,
30:25l'administratif,
30:26etc.
30:27Et ça,
30:28ça vous prouve
30:29que de ces situations
30:30ont certainement dû
30:31se renouveler
30:32plusieurs fois
30:33dans la carrière
30:33qu'il a eue
30:34au bout de 37 ans
30:35et que beaucoup de joueurs
30:37ont réagi de la même façon
30:38parce que c'était
30:38Carlo Molinari
30:39qui prenait la parole.
30:41Bertrand, Gérald,
30:42on a entendu parler
30:43du Zitrick,
30:44des féminines,
30:45on a entendu parler
30:45des jeunes,
30:46des professionnels,
30:47des journalistes,
30:47des passants,
30:48qui vous voulez.
30:50Je n'aimerais pas voir
30:51la tête de l'emploi du temps
30:52de Carlo Molinari.
30:53Comment on trouve
30:53tout ce temps,
30:54selon vous,
30:55pour aller voir
30:55tout ce monde ?
30:56Parce que je trouve ça
30:56assez incroyable.
30:57Il n'y a pas un moment
30:58où on ne le voit pas
30:59avec quelqu'un.
30:59C'est marrant ce que tu dis
31:00parce que j'allais dire
31:01justement que c'était
31:02quelqu'un qui prenait le temps.
31:04En fait,
31:04il faisait partie
31:05de ces rares personnes
31:07qui prenaient le temps.
31:09Quand ils croisaient quelqu'un,
31:10ils prenaient le temps
31:12de dire bonjour,
31:13de taper amical,
31:15un petit mot.
31:16Ils prenaient le temps,
31:17en fait.
31:17Donc,
31:18il faut une vie entière
31:19au moins pour prendre
31:20le temps pour tout le monde.
31:21Et le vrai charisme,
31:22c'est ça, en fait.
31:23Surtout pour un dirigeant,
31:24ce n'est pas juste
31:25de diriger quelque chose,
31:26c'est de prendre vraiment
31:29le temps avec tout le monde,
31:31quel que soit ton niveau social,
31:34quel que soit ton rang
31:35dans la société.
31:37Je me souviens d'ailleurs
31:38d'une interview
31:39qu'on avait faite
31:39il y a quelques années
31:41où il y avait
31:45la correspondante du FCMES
31:47qui était à côté
31:48et qui râlait
31:49parce que ça durait.
31:50Ça durait,
31:50l'interview durait.
31:51On est resté plus
31:52d'une heure et demie,
31:53deux heures.
31:53On n'aurait même pu
31:54rester trois heures,
31:54en fait,
31:55parce que ce n'était
31:55plus une interview.
31:56Tu passais ton temps,
31:59ils nous racontaient
32:00des choses
32:01et on buvait ses paroles
32:02et il avait le temps.
32:05Il prenait le temps
32:06pour tout le monde
32:06et quand tu voulais
32:08passer du temps
32:08avec lui,
32:09tu pouvais y aller.
32:11En complément
32:12avec ce que vient
32:13de dire Gérald,
32:14il prenait le temps
32:15même au-delà
32:16du football.
32:18C'est-à-dire que
32:19moi,
32:20j'ai perdu mon papa
32:21il y a 14 ans.
32:22Il était venu
32:23aux obsèques
32:23et ma maman,
32:26on en discutait
32:27hier soir.
32:30Ah,
32:30ça y est,
32:30je l'ai fait partir là.
32:32Ah oui,
32:32mais on touche
32:32les cordes sensibles là.
32:34À tout moment,
32:35je te rattrape.
32:35Tu me regardes
32:36un peu.
32:37Je finirai par
32:37quelque chose
32:38de plus marrant.
32:40Et ma maman,
32:41elle se souvient
32:42de deux personnes
32:42aux obsèques
32:43et une personne
32:45et de Carlo Molinari
32:48dans son regard.
32:53Et d'une manière
32:54un peu plus joyeuse
32:56ou marrante,
32:59en fait,
33:00une dernière anecdote
33:01avec lui
33:01que je veux vous faire partager.
33:03Au début,
33:04il m'appelait Benoît.
33:06Moi aussi,
33:07j'ai confondu
33:07tous vos prénoms au début.
33:09Oui,
33:09alors,
33:10avec tout le respect
33:11que je te dois,
33:12tu n'étais pas
33:13le président face de moi.
33:14Non, oui,
33:14c'est pour ça
33:14que tu m'as notifié.
33:16Je n'osais pas,
33:16en fait.
33:16Je n'osais pas lui dire
33:17que je m'appelais Bertrand.
33:20Et un jour,
33:21je me suis permis
33:21de lui dire,
33:22je me suis dit,
33:22au fait,
33:22le président,
33:23c'est Bertrand.
33:25Et donc,
33:25après,
33:26il m'appelait Bertrand Benoît.
33:27Voilà.
33:28Et comme ça,
33:29tout le monde,
33:30il est content.
33:30C'était un petit peu
33:32plus marrant.
33:33Pour rebondir également,
33:34c'est aussi l'aspect,
33:36le mot qui me vient,
33:36c'est authenticité.
33:38Il était authentique
33:39parce que,
33:39comme tu dis,
33:41il y a beaucoup de gens,
33:41des fois,
33:42tu les vois,
33:43ils prennent le temps
33:43de dire bonjour,
33:44mais tu vois que ce n'est pas sincère.
33:46Il te dit...
33:46Alors,
33:46il passe du temps.
33:48C'est déjà une chose.
33:49Mais il te serre la main
33:50parce que c'est politiquement correct.
33:54C'est politisé.
33:55C'est l'image.
33:56c'est aussi pour gagner en notoriété
34:02ou gagner en sympathie
34:03auprès du grand public,
34:04mais sans véritable sincérité.
34:07Et Carlo, lui,
34:08tu voyais que c'était authentique
34:10et que s'il prenait le temps,
34:13c'est parce qu'il avait décidé
34:14que c'était comme ça,
34:15parce qu'il prenait plaisir
34:16et qu'il aimait son prochain.
34:18Et c'est surtout là-dessus
34:19que je voulais insister
34:20parce que,
34:21que ce soit les arbres de Noël,
34:22que ce soit les manifestations,
34:24que ce soit les interviews,
34:25c'est parce qu'il avait décidé d'être là
34:27et de prendre le temps
34:28et non pas pour paraître bien.
34:32Alors, vous l'aurez compris,
34:33Bertrand, c'est Benoît.
34:34Patrick Muller, c'est Bernard Zénier.
34:36Enfin, tout ça.
34:37Il faut faire un petit peu le tri là-dedans.
34:39Justement,
34:40on va parler de ceux
34:41qui ont parlé en leur nom.
34:42Et là, c'est pas bien compliqué
34:43pour les identifier.
34:44On va regarder un petit peu
34:45d'autres réactions.
34:46On en a vu passer pas mal.
34:47On l'a dit sur les réseaux sociaux,
34:48notamment.
34:49On a évidemment Hélène Schreub
34:51qui était longtemps au club,
34:53qui est aujourd'hui à la LFM,
34:55Les mots me manquent aujourd'hui.
34:56Le président Molinari
34:57a énormément compté
34:58dans ma vie professionnelle
34:59et personnelle.
35:00J'ai eu l'immense honneur
35:01de grandir à ses côtés
35:02pendant 20 ans au FC Metz.
35:04On a des joueurs également.
35:05Mathieu Hudol,
35:06on peut le citer sur les réseaux.
35:08Difficile de trouver les mots.
35:09Après cette triste nouvelle,
35:11je mesure encore plus
35:12ce que représente
35:12un homme comme lui.
35:15Ensuite,
35:15d'un joueur à un autre,
35:16Georges Mikotadze.
35:17Carlo Molinari,
35:18c'était bien plus qu'un président.
35:19C'était le FC Metz.
35:21L'attachement aussi fort
35:22et aussi sincère au FC Metz,
35:24c'est le souvenir
35:24que gardent justement
35:25les joueurs.
35:25Et pour continuer
35:27du côté des joueurs,
35:28on a Thibaut Bourgeois également.
35:30Je voulais simplement
35:31que tu saches
35:31que je n'ai jamais oublié
35:33ce que tu as fait pour moi
35:34et que je t'en serai
35:34toujours reconnaissant.
35:37Toujours dans les citations,
35:38en montant un petit peu
35:39dans les sphères du football
35:40parce qu'on l'a dit,
35:41c'est local,
35:41mais pas que.
35:42Philippe Diallo,
35:42le président
35:43de la Fédération française
35:44de football,
35:45qui en parle également.
35:46Le football français
35:47perd aujourd'hui
35:48une figure de son histoire.
35:51C'est un homme chaleureux,
35:52bienveillant,
35:53dont le parcours
35:53et l'engagement
35:54ont profondément marqué
35:55l'histoire de son club
35:56et de toute la Lorraine.
35:58Oui, j'ai lu en même temps,
35:58vous m'avez pris,
35:59j'ai été pris en flagrant délit.
36:01C'est comme ça.
36:01On a, on l'a dit,
36:02des extraits
36:04un petit peu à vous partager.
36:06Il y en a deux
36:06qui actuellement
36:07sont assez occupés,
36:08qui vont avoir pas mal
36:08de choses à faire
36:09ces prochains temps,
36:10mais qui ont évidemment
36:11pu prendre un petit peu le temps
36:12de parler de Carlo Molinari.
36:13Vous verrez,
36:14ce sont des visages
36:14un petit peu connus
36:15sur ce plateau.
36:16C'était quelqu'un
36:16qui était profondément humain
36:18et proche de ses joueurs,
36:20un peu un président
36:21à l'ancienne.
36:23Et voilà,
36:24après des anecdotes,
36:27on discutait un peu de moto
36:28parce qu'au début de ma classe,
36:30j'avais eu la bonne idée
36:31d'acheter une petite moto.
36:33Et comme tout le monde le sait,
36:36il est passionné de moto,
36:38il a été champion de France,
36:39donc il est tout de suite venu
36:40pour voir le carbu,
36:42la motorisation, etc.
36:43Donc moi,
36:44à cette époque-ci,
36:45je connaissais pas grand-chose,
36:46donc il me parlait,
36:47c'était un peu du charabia,
36:49mais voilà,
36:50toujours très proche.
36:52Et puis voilà,
36:54on perd comme un petit peu
36:56un grand-père aujourd'hui.
36:59On cherche tous,
37:00quelque part,
37:01en tant que joueur,
37:02l'approbation du père.
37:04L'approbation du père
37:07en sociologie,
37:08ça veut dire
37:08de l'entraîneur,
37:10en tout cas de l'autorité.
37:11Et c'est vrai
37:12que j'ai toujours cherché
37:13à le rendre fier.
37:14Je savais qu'il était fier
37:15des gamins du cru,
37:17mais quand on a négocié
37:19mon départ,
37:20il voulait pas que je parte
37:22et je me suis senti
37:23privilégié ce jour-là
37:24quand il m'a invité
37:25dans un de ses restaurants
37:27fétiches,
37:28qui était le bon samaritain
37:30et où il a essayé
37:32de me convaincre
37:34de rester pour piloter
37:37le projet à venir
37:39avec la présentation
37:41des changements du stade.
37:43Et on a vécu
37:44un moment particulier
37:44ce jour-là
37:45parce qu'il laissait
37:48le petit oisillon
37:50voler de ses propres ailes.
37:52Ça a été dur pour lui,
37:53ça a été dur pour moi,
37:54ce départ,
37:54parce que j'avais pas dans l'idée.
37:56Mais donc,
37:57il y a eu beaucoup
37:57d'émotions à ce repas.
37:58Et voilà,
37:59c'est le souvenir
38:01que j'en garde,
38:01c'est que je me suis senti
38:04au moins crédible
38:07et reconnu à ses yeux
38:09à ce moment-là
38:10et ça a été
38:10un grand moment pour moi.
38:12C'est une nouvelle
38:13qui nous a tous
38:13très peiné.
38:14On a tous traversé
38:16nos années médecines
38:17avec lui,
38:18donc moi comme d'autres.
38:20Après,
38:21moi me concernant,
38:23je suis revenu au club
38:25sur les années
38:26où il a fait
38:27la passation de pouvoir
38:28avec le président serein.
38:29C'était quelqu'un
38:30qui était proche
38:31de ses joueurs,
38:31qui aimait ses joueurs.
38:33Pas vraiment d'anecdote,
38:34mais voilà,
38:34c'était quelqu'un
38:35qui était toujours là,
38:37bienveillant,
38:38dans l'entraide
38:38et en tout cas,
38:40quelqu'un de vraiment iconique.
38:41Et aujourd'hui,
38:41quand on voit
38:42tous les nombreux témoignages
38:44qui affluent
38:46sur Metz,
38:47en France,
38:48on voit vraiment
38:49le poids
38:50qu'avait cette personne
38:51dans le monde du foot.
38:53Évidemment,
38:53nouveau chamboulement
38:54sur le plateau.
38:55Je suis obligé
38:56de le regarder.
38:56Il a déjà armé
38:57le micro.
38:59la différenciation
39:00entre Patrick Muller
39:01et Bernard Zénial
39:02est si proche
39:02que ça,
39:03Bernard ?
39:04On l'a.
39:05Il a pris l'inspiration.
39:06Je pense que là,
39:07le président,
39:07il a été super sympa
39:09avec Patrick
39:10parce que moi,
39:12je me rappelle
39:13de Patrick au foot
39:14en salle
39:14et il avait un peu de mal
39:16à faire des contrôles
39:17et des passes
39:17donc le président
39:18voulait être gentil
39:19avec lui.
39:20On ne peut pas lui reprocher.
39:22Il était tout content.
39:23On l'avait tous dit,
39:24le président était super sympa
39:26et super adorable
39:27avec tout le monde
39:27et là,
39:28il a continué
39:29dans ce truc-là
39:32parce que Patrick Muller,
39:33c'est catastrophique
39:34au niveau foot.
39:35Il ne pouvait pas aimer
39:37un joueur comme ça.
39:38Bon,
39:39ça s'est dit.
39:40Tâchons de rebondir là-dessus.
39:41Je vais essayer.
39:42On parle évidemment
39:42d'anecdotes autour
39:43de Carlo Molinari
39:45qui peut-être est meilleur,
39:46sûrement meilleur
39:46que Patrick Muller au foot.
39:47À voir,
39:48on regardera ça
39:48un petit peu plus tard.
39:50Pierre,
39:50évidemment,
39:51tu es avec nous.
39:52Tu nous contes
39:52pas mal d'histoires
39:53autour du FC Metz,
39:55que ce soit dans ses années glorieuses,
39:56que ce soit dans ses acteurs.
39:57Évidemment,
39:58il y a un nom
39:58qui revient assez souvent,
39:59c'est celui de Carlo Molinari.
40:00Je ne vais pas te lancer
40:01sur les anecdotes de Carlo Molinari
40:02car toi,
40:02tu en as sûrement
40:03des dizaines et dizaines
40:04et qui en plus
40:04appartiennent à beaucoup de monde.
40:06Mais on va dire
40:07que dans l'écriture
40:08de tout ce que tu as pu faire,
40:09dans le récit
40:10de tout ce que tu as pu faire,
40:11c'est évidemment,
40:11on va dire,
40:11presque un pion central
40:12ou en tout cas
40:13un dénominateur commun.
40:14Oui,
40:15on avait écrit
40:16une biographie ensemble
40:17en 2016,
40:20biographie qui devait ressortir
40:21là dans quelques...
40:23Tu as ramené d'ailleurs
40:24le livre.
40:24Oui,
40:24c'était l'exemplaire
40:25qui est aujourd'hui
40:26tirage épuisé.
40:29Donc,
40:29on avait décidé
40:30de ressortir
40:31ce livre ensemble
40:32dans une version actualisée.
40:34On s'était revu
40:35pour la dernière fois
40:35il y a une quinzaine de jours.
40:37Il était très heureux
40:38de ce projet,
40:39que ce projet
40:40se concrétise.
40:41Il s'était beaucoup investi.
40:43J'ai encore...
40:44Il y a quelques semaines,
40:46un samedi soir,
40:46il m'appelait
40:47pour un choix de photos.
40:48Il était vraiment
40:49très concerné
40:50par ce projet.
40:52Il appelait
40:53Bertrand Benoît.
40:54Moi,
40:55il m'a appelé
40:55pendant tout le temps
40:57où nous avons eu
40:58à travailler ensemble.
40:59Il m'a appelé Peter.
41:00Pas Pierre,
41:01mais Peter...
41:01Ça ajoute un petit accent
41:02international,
41:03c'est bien ça.
41:03Parce que Peter Wagner,
41:04un ancien journaliste
41:05du Républicain Lorrain.
41:06Donc, du coup,
41:07j'étais devenu Peter
41:08pour lui.
41:10Mais oui,
41:11pour le reste,
41:11tout a été dit.
41:14C'était
41:16une incarnation
41:17très forte.
41:18C'est une époque
41:20où les présidents
41:21de clubs
41:22avaient un nom
41:23et une notoriété.
41:25Carlo Moïnari
41:25n'était pas loin
41:26d'être le premier
41:27d'entre tous.
41:28Je voudrais aussi
41:29avoir une pensée
41:30aujourd'hui
41:30pour les deux femmes
41:31de sa vie.
41:32J'espère que la formule
41:32n'est pas maladroite.
41:34Yolande s'accompagne
41:35évidemment
41:37qui était
41:38de toutes
41:39ses aventures
41:40actuelles.
41:41Et Maya,
41:41son épouse
41:42qu'il avait eu
41:42la douleur
41:43de perdre
41:43il y a
41:44de nombreuses années,
41:46il en parlait
41:46encore avec
41:47beaucoup
41:47d'émotion.
41:49Et je crois
41:50que c'est
41:50une émotion
41:51qu'on ressent
41:52tous aujourd'hui.
41:54Évidemment,
41:54ces pensées,
41:55on les partage
41:56avec toi.
41:56On espère évidemment
41:57que cette émission
41:57servira aussi
41:58à apaiser
41:58un petit peu
41:59la tristesse
42:00chez chacun.
42:02Rémi,
42:02on parlait
42:03beaucoup d'expérience.
42:04Tu en as
42:04une très grande
42:05au Graouli Mag
42:06et je t'en fais voir
42:07des vertes
42:08et des pas mûrs.
42:08Je te lance
42:08dans des débats
42:09qui n'ont ni queue
42:09ni tête.
42:10Et je te demande
42:11de ressortir
42:11de ton tiroir
42:12des chroniques
42:14qui étaient là
42:15avant même
42:15que je ne sois
42:16une idée
42:16pour Moselle TV.
42:17La lettre
42:18de Rémi Alésine,
42:19tu avais l'habitude
42:20de la compter
42:21à pas mal d'invités.
42:22Malheureusement,
42:23Carlo Moulieri
42:24n'est pas avec nous
42:24quoique peut-être
42:25qu'il l'est sur ce plateau
42:26vu que lui
42:26qui a regardé
42:27toujours Graouli Mag.
42:28D'ailleurs,
42:28lui,
42:28il ne m'appelait pas
42:28Emmery,
42:29il m'appelait Graouli Mag.
42:29Comme ça,
42:30moi,
42:30c'est plus simple,
42:31j'ai carrément
42:31une dénomination.
42:32Tu as décidé
42:33d'écrire
42:34une lettre
42:35à Carlo Molinari.
42:37Oui,
42:38cher président,
42:39il n'existe peut-être
42:40aucun jour
42:41plus douloureux
42:42que ce mercredi 4 novembre
42:432026
42:43pour tous les Mosellans
42:44qui,
42:45à cause d'un fichu virus
42:46que vous avez contribué
42:47à propager
42:47durant quasiment
42:48quatre décennies,
42:49sont épris du club
42:50que vous incarnez
42:51plus que quiconque.
42:52Le football club de Metz,
42:54Carlo Molinari,
42:55il est votre œuvre.
42:56La Ve République
42:56a été portée
42:57par le général de Gaulle,
42:58la construction européenne
42:59a été imaginée
43:00par Robert Schumann,
43:01l'émancipation des femmes
43:02s'est trouvée accélérée
43:03par Marie Curie
43:03ou Simone Veil,
43:04la souris la plus célèbre
43:05du monde
43:06porte la signature
43:06de Walt Disney.
43:07L'expression de notre passion
43:08la plus folle,
43:09elle,
43:10nous vous la devons,
43:11Carlo,
43:12plus qu'à n'importe qui.
43:13Tant que votre silhouette
43:14apparaissait quelque part
43:15dans un coin de ce stade
43:16ou que vous nous receviez
43:17dans votre bureau
43:18situé au premier étage
43:19du siège du club,
43:20nous savions que l'institution
43:21Grenat était bien gardée.
43:22Peu importe
43:23les croix de Lorraine rabotées,
43:24les insipides relégations
43:25ou les recrutements hasardeux,
43:27vous étiez toujours là.
43:29Avant même,
43:30Caston Dutch,
43:31Inberger,
43:32Braun,
43:32Pires,
43:33Zénier,
43:34je le dis parce que sinon
43:35il me frappe.
43:36Oui, je comprends,
43:37je fais ça toutes les semaines.
43:38Curbos ou Michel Ettore,
43:40il y avait Carlo Molinari.
43:41Ceux que vous avez aimés
43:42comme des fils
43:43pleurent aujourd'hui
43:43une disparition
43:44qui semble irréelle.
43:45Carlo Molinari,
43:46n'étiez-vous pas éternel ?
43:47Comment ce petit garçon
43:48élevé en partie
43:49sur les berges du lac majeur
43:50peut-il manquer
43:50le prochain match
43:51de son FMS ?
43:52Pétard,
43:53comme vous souffliez
43:54à chaque occasion manquée,
43:55vous aviez pourtant
43:56dompté des motos
43:56de 180 kg
43:57à travers tous
43:58les circuits français
43:58dans les années 1950.
44:00Pétard,
44:01vous êtes un expert
44:02de la route,
44:02spécialiste des camions
44:03et des belles bagnoles.
44:04Alors même à 93 printemps,
44:06on n'accepte pas
44:07cette sortie de route.
44:09Comment pouvez-vous
44:09nous faire croire
44:10qu'avec vous,
44:10il existe un quelconque héritage ?
44:13Bien sûr,
44:13votre FMS possède
44:15une telle histoire
44:15que d'autres garants
44:16de son passé glorieux
44:18est peut-être à votre place
44:19le rôle d'ambassadeur.
44:21Ils expliqueront
44:22qu'avec vous,
44:23le FMS défiait
44:23le Napoli de Dinosov
44:24et tapait le Barça
44:26de Bernd Schuster.
44:27Ils diront
44:27que les sidérurgistes
44:28mausélons
44:29ont trouvé l'ambassadeur
44:29parfait pour souffler
44:30leur colère
44:31à l'oreille de François Mitterrand
44:32dans les années 80.
44:33Ils scanderont
44:34que l'histoire
44:34n'aurait pas été aussi belle
44:35sans votre présence
44:36sur le banc en 98.
44:38Ils diront aussi
44:38que le football
44:39de moins en moins infamilial
44:40des années 2000,
44:41il n'était pas
44:42pour les seigneurs
44:42qui considéraient
44:43qu'une poignée de main
44:44valait 1000 par half.
44:45Carlo Molinari
44:46nous souffrons tous énormément
44:47car l'amour
44:48que nous portons au FMS
44:49et à votre personne
44:50il est indissociable.
44:52Si j'aimais ce club
44:53même lorsqu'il affrontait
44:53Eusas Pont-du-Gare
44:54en national,
44:55c'est parce que
44:55j'ai appris de vous
44:56qu'il n'existe finalement
44:57qu'un seul FMS.
44:58Il joue en grenat
44:59comme le Torino,
45:01il est toujours possible
45:01d'y bricoler quelque chose
45:02comme sur une gilera
45:04et il rayonne
45:05bien au-delà de Ville-Rue.
45:07Surtout,
45:08le FMS sera immortel
45:09aussi longtemps
45:10que nous nous acharnerons
45:11à répéter
45:11à toutes les générations futures
45:13que seul le seul club
45:14à la Croix-de-Lorraine
45:15il porte l'âme
45:16de l'éternel Carlo Molinari.
45:18Adieu Président.
45:20Merci Rémi,
45:20désolé en même temps
45:21je sais que c'est un exercice
45:22pas facile
45:23encore une fois réussi
45:24avec brio
45:25vous l'avez entendu
45:26évidemment
45:26il y a plein de choses
45:28à raconter autour
45:29de Carlo Molinari
45:30mais je ne vais pas
45:31m'aventurer sur les terrains
45:32où Pierre est bien meilleur
45:33que moi
45:34je ne vais pas le raconter
45:35à la place des autres
45:36je le ferai sûrement
45:36beaucoup moins bien.
45:38On va laisser évidemment
45:38la parole à d'autres
45:39anciens joueurs
45:40du Football Club de Metz
45:42qui ont accepté
45:43de nous témoigner
45:43un petit peu
45:44leurs souvenirs
45:44de Carlo Molinari.
45:46Moi il m'appelait
45:47toujours mon petit beau gien
45:48parce que
45:49je pense qu'il aimait
45:50beaucoup
45:51les gens
45:51qui charbonnaient
45:53qui mouillaient le maillot
45:56et moi il m'a toujours
45:58appelé comme ça
45:58et c'est quelque chose
45:59qui m'a toujours
46:02fait plaisir
46:03parce que c'était
46:03quelqu'un
46:04qui était proche
46:05de ses joueurs
46:05et quand il avait
46:07un petit surnom
46:07comme ça pour toi
46:08c'était que tu répondais
46:11aux valeurs du club.
46:12Ce n'est pas facile
46:13ce matin au réveil
46:14il me manque quelque chose
46:14il me manque quelque chose
46:16et je crois que
46:17le plus beau des exemples
46:19c'est mon fils
46:20qui a 20 ans
46:21qui me dit ce matin
46:22papa c'est pas vrai
46:23le Président
46:24il n'est plus là
46:25et il a 20 ans
46:26donc ça veut dire
46:26qu'il a aussi
46:28traversé
46:30son adolescence
46:31et son jeune âge
46:32avec le président
46:34Molinari
46:34autour de lui
46:35qui lui faisait
46:36des petits clins d'oeil
46:36quand il était
46:37dans les travées
46:37de Saint-Symphorien
46:38donc il me manque
46:40quelqu'un ce matin
46:41dans mon équilibre
46:42et puis il y a une fois
46:44j'ai été convoqué
46:45après l'entraînement
46:46j'ai été convoqué
46:47après l'entraînement
46:48en me disant
46:49Sébastien
46:49viens me voir dans mon bureau
46:50à ton retour d'entraînement
46:51le Président vous convoque
46:52vous n'êtes quand même
46:53pas très à l'aise
46:53et en fait
46:54c'était simplement
46:55pour me demander
46:57le nom
46:58d'un jeune joueur
46:58qui avait mis
46:59une superbe reprise de volet
47:00pendant l'entraînement
47:01ce joueur là
47:02c'était un jeune joueur
47:03qui était avec nous
47:04et qui derrière
47:05a fait une belle carrière
47:06aussi au FC Metz
47:07on était donc
47:09descendu malheureusement
47:10en Ligue 2
47:11ou D2 à l'époque
47:12je ne me rappelle plus
47:12si le nom avait changé
47:14ou pas
47:16et on avait très mal
47:17commencé le championnat
47:19très très mal
47:20et on va à Valence
47:21on prend 3-0
47:23il est descendu
47:24dans le vestiaire
47:26il n'y en a pas un
47:27qui a bougé
47:28il nous a mis
47:29une soufflante
47:29mais quand je te dis
47:30une soufflante
47:32voilà
47:32je ne l'avais jamais vu
47:33énerver comme ça
47:34il n'y a pas eu un bruit
47:35parce que des fois
47:36tu peux dire
47:37quand tu pars
47:38quand tout le monde part
47:39dans l'avion
47:39ou dans le train
47:41rigoler
47:41ou dire
47:42qu'est-ce qu'il nous a dit
47:43il n'y en a pas un
47:44que ce soit un jeune
47:46qui commence
47:46un avec un peu plus d'expérience
47:48ou un mec
47:49qui avait déjà une carrière
47:50qui a dit quoi que ce soit
47:51et après
47:52cette soufflante là
47:54on a réussi
47:55à remonter la pente
47:56et on est remonté
47:57directement
47:59cette année là
48:00avec cette 3ème place
48:02je crois
48:02pour remonter
48:03en Ligue 1
48:04mais
48:06ce côté là
48:07je ne l'ai vu qu'une fois
48:10mais franchement
48:11il avait
48:13un charisme
48:14il avait
48:14une personnalité
48:15qui était très très forte
48:16mais cette
48:20cette soufflante
48:20qu'il nous a mis
48:21franchement
48:21elle reste mémorable
48:23donc il y avait quand même
48:24un aspect un petit peu dur
48:25parfois
48:26de Carlo Molinari
48:28on retrouve
48:29Mathéo
48:29qu'on n'a pas encore
48:30vu jusqu'à présent
48:31je vous poserai une question
48:32avec un dénominateur
48:33un peu coin
48:33mais Steph
48:35tu l'avais
48:36cet aspect un petit peu
48:36plus dur de l'homme
48:37parce que c'est vrai que
48:38je pense que quand il y a
48:39une soufflante de Carlo Molinari
48:40tu ne bronches pas
48:40ça c'est une évidence
48:41claire et nette
48:41beaucoup plus que les miennes
48:42en tout cas
48:43où j'ai du mal à me faire
48:43écouter sur ce plateau
48:44mais ça c'est une autre histoire
48:45avec des parenthèses
48:46et des tunnels
48:47dont je tairai les secrets
48:49non mais pendant les 3 années
48:50dans lesquelles
48:50j'ai travaillé
48:51dans les bureaux du FCMES
48:53on savait
48:54que le président
48:55était là parfois
48:55parce que
48:56quand il arrivait
48:57il y avait quelque chose
48:58comme je le disais tout à l'heure
48:59d'assez charismatique
49:00il exprimait une aura
49:02et puis
49:04il ne faisait pas peur
49:05loin de là
49:05c'est juste que
49:06c'était le président
49:07qui arrivait
49:07et puis
49:08non
49:09moi je l'ai vu une fois
49:11arrivé dans une des réunions
49:12du lundi matin
49:13où l'ensemble des coachs
49:14en fait faisait
49:15un débriefing
49:16du week-end
49:17et puis
49:19il est arrivé
49:20et puis il a simplement dit
49:22quand je viens en réunion
49:24je veux entendre
49:24que toutes les équipes
49:25ont gagné
49:25et ça j'ai trouvé ça sympa
49:27parce que
49:29c'est pas quelqu'un
49:31qui prenait
49:32son équipe première
49:34et puis
49:36il était dans
49:38toutes les strates du club
49:39c'est la présidence
49:40je ne sais pas comment ça se passe
49:42aujourd'hui
49:42je ne sais pas comment ça se passe
49:43dans tous les clubs
49:43mais je crois que
49:45ce qui s'en va
49:46avec Carlo Molinari
49:47c'est le football
49:48qu'on aimait
49:49c'est-à-dire un peu
49:50le football
49:53des gens
49:54qui
49:56s'identifier
49:57au club
49:58aujourd'hui
49:59avec les rachats
49:59avec les grands groupes
50:01avec les clubs
50:04qui viennent racheter
50:05d'autres clubs
50:05etc
50:06en fait
50:06on ne voit même plus
50:07trop qui est président
50:08c'est vrai
50:09dans les clubs
50:10maintenant
50:10on ne sait même plus
50:11qui est président
50:11président délégué
50:12des trucs comme ça
50:13là aujourd'hui
50:14il fait partie
50:14de ces présidents
50:15Carlo Molinari
50:17qui a incarné
50:18un club
50:18comme Louis Nicolin
50:19comme
50:21Jarvis Martel
50:22qu'on a vu
50:23Jean-Pierre
50:24Vraud
50:24etc
50:24donc c'était des gens
50:26en fait
50:26qui portaient
50:27leur structure
50:28et qui en donnaient
50:29une fière allure
50:30Rémi
50:31Mathéo
50:32il y a un événement
50:34qui ressort beaucoup
50:35dans les témoignages
50:35c'est vrai que
50:36beaucoup de monde
50:36était là
50:37c'est ce jubilé
50:38de Robert Pires
50:39quand on remet
50:41en avant
50:41l'entièreté
50:42de la vie
50:43qui était celle
50:43de Carlo Molinari
50:44on a un petit peu
50:45l'impression
50:46que ce jubilé
50:47qui était
50:47finalement
50:48une grande fête
50:49de famille
50:49c'est quand même
50:51on va dire
50:52le meilleur souvenir
50:53qui peut rester
50:54à la fin
50:54de tout ça
50:56effectivement
50:56forcément
50:57c'était la fête
50:58de Robert Pires
50:59mais
50:59comme l'avait dit
51:00Robert Pires
51:01dans son interview
51:02qu'on a réalisé hier
51:04c'est en grande partie
51:05grâce à Carlo Molinari
51:07qu'il était
51:07qu'il est présent
51:08ici au FC Metz
51:10donc
51:10c'était une belle fête
51:11du football
51:12où tous les anciens
51:13ont pu
51:14le revoir
51:15pour certains
51:15ça faisait un moment
51:16et ça faisait plaisir
51:18de le voir
51:18au stade
51:19être présent
51:20dans ce moment
51:21marquant
51:21de la vie
51:22de Robert Pires
51:23c'est un moment
51:24marquant forcément
51:24aussi pour le club
51:26et puis pour les supporters
51:27forcément
51:28ça faisait plaisir
51:29de le voir
51:30en bord pelouse
51:31comme ça
51:31toujours souriant
51:32c'est ce qu'on retient
51:34de toutes les interviews
51:35qu'on a pu réaliser
51:35depuis hier
51:36de tous ceux
51:37qui ont pu le côtoyer
51:39c'est vraiment
51:39cet aspect
51:40humain
51:41cette humanité
51:42ce sourire
51:43le fait qu'il soit
51:44toujours avenant
51:47j'ai très peu
51:48de lien avec lui
51:49mais ce lien
51:50que j'ai à distance
51:51c'est parce que
51:52pour moi
51:52c'est l'image du FC Metz
51:53Carlo Molinari
51:54mais l'une des seules fois
51:56où j'avais pu le voir
51:56c'était lors
51:57de mes premiers déplacements
51:58pour le FC Metz
51:59à Paris
52:00au Red Star
52:01et j'arrivais au stade
52:02tout seul
52:03je ne savais pas exactement
52:04où c'était le stade
52:05et j'avais aperçu
52:06au loin
52:06le bus du club
52:08et les joueurs
52:10étaient déjà
52:10sûrement dans le vestiaire
52:11et Carlo
52:12était là
52:13proche du bus
52:14et me voit arriver
52:15grand sourire
52:16je ne sais pas
52:17s'il savait qui j'étais
52:18je ne pense pas
52:19mais un tout
52:19grand sourire
52:20merci
52:22d'être là
52:23bon match
52:24c'est juste là
52:25voilà
52:26moi j'étais stupéfait
52:28qu'il était là
52:29à me sourire
52:30à me saluer
52:32comme ça
52:32et c'est vraiment
52:33ce qu'on retient
52:34je pense que
52:34depuis hier
52:35de tous ces témoignages
52:36qu'on a pu entendre
52:37Rémi
52:38on te voit aussi
52:39beaucoup sur le plateau
52:40du Dragon Mac
52:40pour parler de
52:41Messandball
52:42il y a eu un match
52:42hier
52:43on peut revoir les images
52:44il y a eu une minute
52:44d'applaudissement
52:45qui était réservée
52:47à Carlo Molinari
52:49on pourra peut-être
52:50aussi le voir
52:50derrière nous
52:51on n'a pas le temps
52:51de mettre
52:52tout ce qu'on aurait aimé
52:53mettre dans cette émission
52:54mais il y a aussi
52:54d'autres personnalités
52:55comme Thierry Weizmann
52:56le président de
52:57Messandball
52:58qui en a beaucoup parlé
52:59on a aussi
53:00le maire de Metz
53:01François Grodidier
53:02on a aussi Thierry Ori
53:03qui a pris un peu de temps
53:04pour discuter avec nous
53:07c'est au-delà du sport
53:09on l'a déjà dit
53:10plus d'une fois
53:11tu es un amour aussi
53:13du stade Saint-Symphon
53:13tout comme des arènes
53:14c'est un petit peu
53:15une histoire multiple
53:16que tu vis
53:17il va y avoir un match
53:18contre Boulogne
53:19pas tout de suite
53:19malheureusement pour nous
53:21il y aura deux déplacements
53:22avant ça
53:22mais le président
53:24Bérard Saurin
53:24promettait un hommage
53:25vibrant
53:25avec les supporters
53:27est-ce que
53:28toi en tant qu'amoureux
53:29du GFCMS
53:30tu redoutes un peu
53:30ce match à domicile
53:31qui va arriver
53:33c'est un peu schizophrène
53:35comme réaction
53:36parce que
53:38on n'avait pas envie
53:39d'être là
53:39à parler de Carlo Molinari
53:41maintenant on n'a qu'une envie
53:42c'est de rendre hommage
53:43à cet homme là
53:44on sait la ferveur
53:45on sait le totem
53:46qu'il représente
53:47parce que tu parlais
53:48de la réaction
53:48du maire de Metz
53:49imaginez-vous que
53:51les plus jeunes
53:52comme toi
53:53comme Mathéo
53:53si je vous parle
53:54de Raymond Mondon
53:55ils font que vous ouvriez
53:56un livre d'histoire
53:57c'est le maire de Metz
53:58qui était à l'hôtel de ville
53:59Messin
54:00lorsque Carlo Molinari
54:01avant même Jean-Marie Roche
54:02a pris les rênes
54:03du GFCMS
54:04il a traversé
54:06des époques
54:06des époques du football
54:08et je faisais cette lettre
54:10parce que pour moi
54:11il l'incarne
54:12et il incarnera toujours
54:13le GFCMS
54:15et je dis ça
54:17parce que
54:18malgré
54:19le dernier quart de siècle
54:21qui n'est pas du tout
54:22en rapport
54:23avec les années fastes
54:24qu'il a connues
54:25et qu'il a présidées
54:27on a toujours eu
54:28une petite touche de rappel
54:29qui venait de Carlo Molinari
54:31parfois c'était sur ce plateau
54:33il regardait beaucoup
54:33cette émission
54:34à chaque fois qu'il me croisait
54:35il me parlait
54:36de ce qu'on avait dit
54:36je suis très content
54:37parce qu'il était souvent
54:38d'accord avec moi
54:40et parfois
54:41c'était beaucoup plus
54:42interventionniste
54:43moi j'ai toujours
54:44et c'était pas un hasard
54:45cette conférence de presse
54:46de présentation
54:47de Philippine Berger
54:48où on sortait
54:49de 5 mois
54:49de José Rega
54:50avec un écoutement exotique
54:52et Carlo Molinari
54:54rentre
54:54dans la salle de conférence de presse
54:56et il sort
54:57c'était pas par hasard
54:58on va enfin de nouveau
54:59respirer Grenat ici
55:00en rapport à l'arrivée
55:02de retour
55:03de Philippine Berger
55:04au club
55:05et on a senti
55:06qu'il était jamais très loin
55:07et s'il devait avoir
55:08une intervention
55:09de Carlo Molinari
55:10c'était pour démontrer
55:11aux joueurs
55:12ou au club
55:13qu'il y avait des valeurs
55:14qu'il fallait respecter
55:15quand on joue dans ce stade
55:16et quand on porte
55:17ce maillot Grenat
55:19donc maintenant
55:20il va falloir penser
55:21à l'après Molinari
55:23c'était pas en 2009
55:24c'est aujourd'hui
55:24l'après Molinari
55:25parce que maintenant
55:26il n'est plus là
55:27pour le rappeler
55:27alors il y a d'autres
55:30Bernard Zénier
55:30on a d'autres
55:31il y en a Sylvain Castendutch
55:32qui est de plus en plus présent
55:33maintenant en Moselle
55:34on a Robert Pires
55:36on a des garants
55:37de cette histoire Grenat
55:38qui sont toujours là
55:39et je pense qu'à chaque fois
55:40que ces personnes
55:41vont intervenir
55:42ils auront en eux
55:43un petit peu
55:44la parole du patron
55:45du Présil
55:48qui incarne en fait
55:49ce qu'on veut voir
55:50ce qu'on a vu
55:51et ce qu'on a aimé
55:52on aimerait continuer
55:53des heures et des heures
55:54on pourrait le faire
55:55à n'en douter aucunement
55:56malheureusement
55:56nous on arrive
55:57un petit peu
55:57à la fin de cette émission
55:58qu'on a espéré
55:59à moindre mesure
56:01au moins à la cheville
56:01de ce qu'était
56:02Carlo Molinari
56:04merci messieurs
56:05c'est un merci tout particulier
56:05que je vous adresse
56:06pour m'avoir accompagné
56:07évidemment dans cette émission
56:08un petit peu plus
56:08que pour les autres
56:10merci aussi à vous
56:11de nous suivre
56:12évidemment chacun
56:12est désormais libre
56:13de célébrer la mort
56:15de Carlo Molinari
56:15à sa manière
56:16il y aura des célébrations
56:17avec les supporters
56:18devant la fresque
56:19de l'ancien président
56:20du GFC Metz
56:21évidemment
56:21en fin d'après-midi
56:22il y aura ces matchs aussi
56:24qui vont arriver
56:25en championnat
56:25il y aura aussi
56:26tous les autres jours
56:27qui suivront
56:29nous évidemment
56:30on va s'arrêter là
56:30malheureusement
56:31je vous dis à très vite
56:32sur Moselle TV
56:33mais ne partez pas tout de suite
56:35je crois que Carlo Molinari
56:36a tout dernier message
56:37quand même
56:37à adresser
56:39quelque part
56:40je suis content
56:40d'avoir
56:41d'avoir
56:44eu
56:44la vie
56:45que j'ai eue
56:47parce que
56:48en fait
56:48j'ai fait
56:50j'ai rempli
56:51que ce soit
56:52dans le domaine
56:52familial
56:53ou
56:54dans les affaires
56:58j'ai eu la chance
56:59de
57:01de faire les choses
57:02avec passion
57:34tous derrière les grenats avec les centres leclerc de moselle et pour
57:38toujours plus de promos télécharger l'application mont leclerc
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