- il y a 4 mois
MEDI1TV Afrique : MEDI1 SOIR - 11/09/2025
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Good evening, thank you for choosing Mediain TV to inform you.
00:20Here are the titles of your journal.
00:22Au Maroc, les recettes fiscales de l'État au cœur du Conseil de gouvernement de ce jeudi. En 2020, elles tablaient à 199 milliards de dirhams.
00:31Et d'ici 2026, elles pourront atteindre les 363 milliards de dirhams.
00:39L'avenir des relations euro-méditerranéennes aujourd'hui au cœur d'une rencontre de haut niveau organisée à Rabat par le ministère des Affaires étrangères.
00:49Après les frappes israéliennes sur Doha, le Qatar a réévalu son rôle de médiateur dans la guerre à Gaza.
00:58Benjamin Netanyahou doit être traduit en justice, estime le Premier ministre Qatar.
01:03Nous sommes jeudi au Maroc. Le Conseil de gouvernement s'est réuni aujourd'hui avec notamment au menu des discussions les recettes fiscales de l'État.
01:15Selon le porte-parole du gouvernement, en 2020, elles étaient à 199 milliards de dirhams.
01:22Et d'ici 2026, elles pourraient atteindre les 363 milliards de dirhams.
01:28Dirham a noté que le déficit budgétaire, qui était d'environ 7% en 2020, a connu une baisse annuelle d'environ 0,5 points chaque année.
01:38Il sera autour de 3,5% cette année et 3% en 2026.
01:43Annonce Mustapha Baytes qui a qualifié de sans précédent ce taux de déficit.
01:50Nous restons à Rabat où l'avenir des relations euro-méditerranéennes était aujourd'hui au cœur d'une rencontre de haut niveau organisée par le ministère des Affaires étrangères.
02:02L'objectif de cette retraite était d'établir un bilan des relations entre l'UE et ses partenaires du Sud, mais aussi d'explorer des pistes concrètes de coopération renforcées sur des questions prioritaires et stratégiques pour les deux rives de la Méditerranée.
02:21L'interconnexion électrique entre le Maroc et la Mauritanie. Une question au cœur de la visite de travail de la ministre marocaine de la Transition énergétique et du Développement Durable à Nouakchott.
02:35L'Ela Ben Ali s'est entretenue avec son homologue mauritanien. Ensemble, nous l'écoutons.
02:41Cette série de réunions à Nouakchott que nous avons tenue en début de semaine était juste un suivi d'abord de l'excellente relation bilatérale qui existe aujourd'hui entre le Royaume du Maroc et la République de la Mauritanie
02:53et l'excellence de la relation entre les deux chefs d'État qui ont une vision partagée de prospérité commune entre les deux pays.
03:01Sur le volet énergétique, nous avons bien entendu continué notre travail sur les interconnexions gazières, énergétiques qui existent entre les deux pays,
03:13notamment le gazoduc nigérien-maroc qui est aujourd'hui devenu le gazoduc Afrique-Atlantique.
03:19Mais surtout, nous voulons opérationnaliser cette interconnexion électrique entre le Maroc et la Mauritanie
03:27qui est une phase très importante dans la consécration de notre intégration régionale.
03:32L'intégration régionale en énergie, c'est le troisième pilier de notre stratégie énergétique.
03:36Donc le principal but de ces discussions, c'était de pousser, d'abord de se mettre d'accord sur un calendrier de lancement des appels d'offres
03:44avant la fin de l'année de ces câbles de 400 KV qui vont relier le Maroc et la Mauritanie,
03:51mais surtout essayer de faire de telle sorte à ce que les énormes potentialités en termes d'énergie renouvelable entre les deux pays
03:59et les projets que nous sommes en train de pousser de part et d'autre, notamment d'hydrogène vert et de fioul vert,
04:06qui sont adossés à des grands projets d'énergie renouvelable, nous permettent justement d'avoir accès à nos populations,
04:13à une énergie propre, mais aussi une énergie beaucoup plus abordable.
04:17Et toujours selon la ministre de la Transition énergétique, le gazoduc Afrique-Atlantique qui avance à pas de géant
04:24permettra à l'Afrique de produire son propre gaz.
04:28Ce méga-projet vise essentiellement à valoriser les ressources gazières africaines au bénéfice des Africains.
04:36L'Ella Ben Ali que nous écoutons.
04:38Le grand projet Afrique-Atlantique aujourd'hui est à une phase très avancée.
04:44Et surtout, nous étions d'accord avec mon homologue mauritanien, côté énergie,
04:49justement, que la première phase qui relie le Sénégal, la Mauritanie et le Maroc est très avancée.
04:57Alors aujourd'hui, nous sommes, et le Sénégal et la Mauritanie sont dans cette phase de réflexion
05:02sur la quantité de gaz qu'ils peuvent mettre dans ce gazoduc par rapport à la quantité de gaz qu'ils mettent dans du LNG flottant.
05:11Alors le LNG flottant est une manière de développer du LNG offshore, en offshore,
05:19mais qui malheureusement, qui a été développé parce que, pour des raisons principalement géopolitiques dans le monde,
05:25mais ce n'est pas la manière la plus économique de développer des champs de gaz offshore.
05:30En tout cas, le transport par pipeline est toujours le plus économique
05:33et c'est ce qui revient le plus avec le plus d'impact économique pour le pays producteur et exportateur.
05:40Donc aujourd'hui, nous sommes tous d'accord qu'il devrait y avoir une partie du gaz ouest-africain offshore
05:48qui serait consacrée à ce pipeline.
05:50Et donc la phase 1 du pipeline gazoduc Afrique-Atlantique est en bonne marche.
05:59Et puis surtout, Rachid Barkhi, c'est un pipeline qui nous permettrait de complètement changer la donne
06:05pour la façade atlantique de l'Afrique, grâce à la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohamed VI que Dieu l'assiste,
06:13qui rappelle qu'il y a des pays du Sahel qui ont besoin d'accès à la façade atlantique
06:20pour des raisons de prospérité, de sécurité, etc.
06:23Donc aujourd'hui, nous avons plus de 600 millions de personnes en Afrique qui ont besoin d'accès à une énergie moderne
06:30pour justement pouvoir se développer.
06:33Et 400 millions de ces personnes sont dans cette façade qui traverse les 13 pays
06:38que traverse le gazoduc Afrique-Atlantique.
06:42Et nous espérons bien entendu qu'après, en parallèle, cela mettra en phase également des interconnexions électriques.
06:50Pourquoi pas ? Pour continuer justement cette belle interconnexion entre le Maroc et la Mauritanie
06:56pour qu'elle puisse continuer et que nous ayons un nouveau marché aujourd'hui sur la façade ouest-atlantique.
07:03Et parce qu'au final, le monde a besoin de l'Afrique pour produire du PIB dans les prochaines années.
07:11Nous ne pouvons plus compter sur l'Asie ou sur l'Amérique latine pour produire le PIB
07:18et pour pouvoir avoir ces chaînes de valeurs qui sont concentrées dans ces pays-là.
07:24Donc aujourd'hui, le monde a vraiment besoin que l'Afrique se désenclave.
07:30Et le Maroc, étant ce corridor unique entre l'Afrique et le monde, va jouer un rôle, je l'espère, de manière beaucoup plus progressiste.
07:38Dans le reste de l'actualité, il y a l'horreur qui se poursuit à Gaza avec des frappes, les unes plus meurtrières que les autres.
07:46En 24 heures, la machine de guerre israélienne a coûté la vie à 70 personnes.
07:51Malgré la pression internationale, Israël a ordonné à 1 million de Gazaïdes quitter Gazaville
07:56pour se diriger vers une zone humanitaire au sud de l'enclave.
08:00Un autre révoltant, selon l'Organisation mondiale de la santé, qui souligne que la zone désignée est déjà surpeuplée
08:07et ne dispose pas d'infrastructures nécessaires pour accueillir de nouveaux arrivants.
08:15Deux jours après la frappe israélienne sur Doha, l'émir du Qatar a participé ce jeudi au funérail des personnes qui ont perdu la vie dans cette attaque.
08:23La veille, le Premier ministre Qatari a affirmé que son pays allait tout réévaluer concernant son rôle de médiateur
08:30annonçant la tenue prochaine d'un sommet arabo-islamique à Doha pour discuter de la réponse à l'attaque israélienne.
08:40Il écoute les siens avant d'ouvrir sa porte aux oppositions en France.
08:44Le nouveau Premier ministre a reçu des responsables des partis Renaissance, Modem, Horizon et Les Républicains
08:50au lendemain de sa passation de pouvoir avec François Bayrou.
08:54Pour Sébastien Lecornu, la nomination des ministres pourrait prendre du temps.
09:01Aux Etats-Unis, les commémorations du 11 septembre ont servi de cadre aujourd'hui
09:07à un hommage appuyé de Donald Trump et de ses ministres à l'influenceur de la droite radicale Charlie Kirk
09:14qui a assassiné la veille le porte-drapeau de la jeunesse trumpiste a été un géant de sa génération
09:21et un champion de la liberté, a dit Donald Trump, qui accuse la gauche radicale, le président américain
09:28qui compte remettre à Charlie Kirk, à titre posthume, la plus haute distinction civile américaine,
09:34la médaille présidentielle de la liberté.
09:39On poursuit cette édition avec le Ghana, le Ghana qui a accepté sur demande de Washington
09:44d'accueillir des ressortissants originaires d'Afrique de l'Ouest expulsés des Etats-Unis.
09:50C'est ce qu'a fait savoir le président ghanaïen John Mahama.
09:5414 personnes sont déjà arrivées au Ghana dans le cadre de cette politique.
09:5814 personnes, dont plusieurs Nigériens, retournés depuis dans leur pays d'origine.
10:04L'expulsion de personnes vers des pays tiers dans lesquels elles n'ont souvent jamais vécu
10:10est une des mesures phares du président américain Donald Trump contre l'immigration clandestine
10:15avec des centaines d'expulsions déjà réalisées vers le Panama, le Salvador et le Soudan du Sud.
10:22Le nouveau maire de Dakar, Abbas Fala, a pris officiellement ses fonctions hier.
10:31Il est eu le 25 août dernier par le conseil municipal de Dakar.
10:35Il promet une gestion performante et une ville modèle.
10:39Le maire nouvellement installé a lancé un appel à l'unité et à la solidarité
10:43pour faire de Dakar une capitale plus dynamique et attrayante.
10:47C'est un compte-rendu de Maghette Khaledjouf et Moussadir.
10:53La passation de service à la mairie de Dakar entre la maire intérimaire et son successeur à la tête de la ville
10:59marque une étape importante dans la vie politique de la capitale sénégalaise.
11:05Un moment emprunt d'émotions et de témoignages.
11:08Je croissant l'homme qui vient d'être porté à la tête de cette ville.
11:12Parce que j'ai eu à le côtoyer, il était le premier adjoint au maire, j'étais la deuxième de 2022 à 2023.
11:21Je connais votre disponibilité, je connais votre engagement à faire du bien, à partager humainement tout ce qui vous passe par la main.
11:31Donc, je me sens très rassuré, très rassuré, très rassuré, monsieur le maire, que vous allez mener cette barque qui est Dakar à bon port.
11:40Le maire, nouvellement installé, se dit conscient de sa responsabilité, après avoir rendu hommage à l'administration municipale, il a invité à faire de Dakar une ville performante et efficace.
11:52La performance doit être le résultat d'une organisation au sens large du terme, avec tout ce qui fait la demande comme moyens humains, logistiques, financiers et autres.
12:06Je m'engage donc à faire de la ville de Dakar une municipalité performante, adaptée à l'environnement qui évolue chaque jour,
12:21mais uniquement portée vers la satisfaction des préoccupations des Dakaroises et des Dakarois.
12:29Je voudrais leur dire que c'est avec une forte émotion, aujourd'hui, et profonde, que je prends les rênes de la ville de Dakar aujourd'hui.
12:46J'en mesure la responsabilité, comme vous le savez.
12:48L'unité et à la solidarité ont d'ailleurs été les maîtres mots au cours de cette cérémonie.
13:08Le nouveau maire de Dakar était jusqu'à son élection à la tête de la ville, le ministre sénégalais du Travail et des relations avec les institutions.
13:16Un poste qu'il a quitté suite à son élection le 25 août dernier par le conseil municipal de Dakar.
13:24La rentrée scolaire en Tunisie, un moment attendu, mais aussi redouté par de nombreuses familles,
13:30entre la hausse des prix des fournitures scolaires, les frais d'inscription et les défis logistiques,
13:37les parents se retrouvent face à de nombreuses difficultés.
13:40C'est un reportage à Tunis de notre correspondante Najwa Béch.
13:46À l'approche de la rentrée scolaire, les familles tunisiennes font face à une nouvelle épreuve.
13:53L'explosion des prix des fournitures scolaires.
13:56Un défi de plus dans un contexte économique déjà fragile.
14:01Dans les librairies et les grandes surfaces de Tunis, les parents scrutent les étiquettes avec inquiétude.
14:08Cahiers, stylos, sacs à dos.
14:11Chaque article coûte plus cher que l'année précédente.
14:14J'ai deux enfants scolarisés. Les dépenses de la rentrée sont particulièrement lourdes.
14:21Les fournitures scolaires sont très coûteuses.
14:23Surtout que cette période arrive juste après les vacances d'été et plusieurs fêtes.
14:28Les livres d'activité parascolaire pourtant indispensables coûtent chacun entre 10 et 15 dinars.
14:34Ce qui alourdit encore le budget.
14:38Le cahier subventionnaire reste la principale préoccupation des citoyens.
14:44Malgré les assurances des autorités quant à l'augmentation de la production,
14:49ce produit demeure introuvable dans de nombreux points de vente.
14:54Cette pénurie persistante soulève des interrogations sur la transparence de la distribution
15:00et l'efficacité des mécanismes de contrôle, surtout à l'approche de la rentrée scolaire
15:06où la demande atteint son pique.
15:10Je suis arrivée en retard et je n'ai pas trouvé le cahier subventionné.
15:14La libraire m'a dit de revenir demain.
15:16Je suis professeur, père de deux enfants et malgré mon salaire,
15:21je n'arrive pas à subvenir aux besoins scolaires de ma famille.
15:25Je viens de la région d'Ejdaïda, 20 km de Tunis.
15:28J'ai attendu longtemps pour obtenir seulement deux cahiers subventionnés,
15:33un par enfant, alors que les médias parlent de leur disponibilité.
15:37En réalité, ils sont introuvables ou vendus sous condition.
15:40En réponse aux interrogations des parents,
15:45l'Organisation de l'Orientation du Consommateur a affirmé
15:48que l'État a distribué plus de 12 millions de cahiers subventionnés cette année
15:53afin de répandre aux besoins de tous les élèves.
15:57Elle a également reconnu une augmentation des prix
16:00concernant les autres fournitures scolaires.
16:05Les cahiers subventionnés sont disponibles en quantité suffisante,
16:08ce qui justifie notre appel à mettre fin à la vente conditionnée.
16:13Nous invitons également le ministère du Commerce
16:16à renforcer les contrôles sur le marché.
16:20Les prix des autres fournitures scolaires
16:22ont enregistré une hausse estimée entre 10 et 12 %.
16:27Dans ce climat tendu, la rentrée 2025 est loin d'être une fête.
16:33Pour des milliers de Tunisiens,
16:35elle est surtout synonyme de sacrifice.
16:38En Tunisie, l'éducation est une priorité nationale.
16:42Mais pour qu'elle le reste, il faudra trouver des solutions durables
16:46afin de soulager les familles et garantir l'égalité des chances.
16:52Retour dans le Royaume où certains établissements d'enseignement public,
16:57comme privés, connaissent une réelle digitalisation de leur processus pédagogique.
17:03L'objectif est de promouvoir l'auto-apprentissage pour un savoir un peu plus
17:06suivant ce reportage de Younes Mazer et Dinamrini.
17:09A l'école pionnière Kasbat Lamine à Casablanca,
17:15le numérique s'est invité comme un outil central dans le processus pédagogique.
17:20Ici, les cours sont dynamiques, interactifs et s'appuient sur les nouvelles technologies
17:25pour stimuler l'auto-apprentissage des élèves.
17:28L'intégration de la technologie et du numérique dans le système éducatif marocain
17:38a permis de faciliter l'apprentissage.
17:41Les cours sont devenus plus dynamiques et plus accessibles aux élèves,
17:45comparativement aux anciennes méthodes d'enseignement
17:48qui consistaient en l'apprentissage à partir des manuels scolaires, du tableau et des cahiers.
17:54Le numérique permet donc aux élèves d'acquérir plus d'informations.
17:58Mais l'expérience ne se limite pas au secteur public.
18:07Dans les établissements privés de la métropole,
18:10le numérique s'impose également comme un levier d'innovation.
18:13Ordinateurs, plateformes d'apprentissage, logiciels de suivi,
18:18autant d'outils mis au service d'une pédagogie interactive et participative.
18:23Le tableau interactif permet d'interagir directement avec les contenus pédagogiques.
18:32Il permet aussi de transformer la salle de classe en un espace d'apprentissage plus dynamique
18:38en utilisant des vidéos.
18:40Cette technologie nous fait également gagner du temps grâce à la correction automatique des exercices.
18:45L'intégration du numérique dans le système éducatif n'est plus une option,
18:53mais il devient de nos jours une exigence.
18:55Des plateformes nationales telles que Masar, destinées à la gestion administrative et tilmitis,
19:01axées sur l'éducation et l'accompagnement pédagogique, ont été mises en place.
19:06Toutefois, le principal obstacle réside dans le manque d'équipement.
19:09Dans les établissements privés, le processus avance à un rythme plus soutenu,
19:14grâce à l'usage des tableaux interactifs et d'applications
19:17permettant une communication instantanée avec les parents d'élèves.
19:22Dans les établissements d'enseignement marocains, tant publics que privés,
19:26les expériences convergent vers un même objectif,
19:29faire de la numérisation un levier essentiel pour développer la pratique pédagogique
19:34et préparer une génération mieux armée pour faire face aux mutations imposées par l'ère numérique.
19:41Et tout de suite, place à l'invité de la rédaction.
19:44Et nous parlons de dette publique en France.
19:57Nous en parlons avec notre invité, Camille Sari,
20:02qui est professeure universitaire de l'économie et des relations internationales.
20:07Il est en direct de Paris avec nous.
20:10Camille Sari, bonsoir et merci d'avoir accepté notre invitation.
20:18Camille Sari, bonsoir.
20:21Bonsoir, bonsoir.
20:23Alors, je le disais, la dette publique atteint un niveau record en France,
20:29élevant à plus de 3 300 milliards d'euros à la fin du premier trimestre 2025,
20:34ce qui représente 114% du PIB.
20:38La dette publique est-elle hors de contrôle en France aujourd'hui ?
20:44Non, on ne peut pas dire que la dette publique est hors de contrôle.
20:48Il faut prendre des mesures.
20:51La dette publique a atteint un niveau qui est quand même critique et qui interroge,
20:58parce que non seulement on a dépassé tous les critères de Maastricht,
21:04je rappelle que la France fait partie de la zone euro.
21:10Et la zone euro exige, c'est une monnaie qui a une valeur et qui est partagée,
21:16et que les membres de la zone euro sont garants de la stabilité de la monnaie.
21:23Et donc, ça impose une discipline en matière d'endettement.
21:30Normalement, la dette publique ne doit pas dépasser 60% du PIB.
21:35On est vraiment, on en est loin.
21:39Et le déficit budgétaire ne doit pas dépasser 3%.
21:43On est presque à 6%.
21:46On est à 5,60 ou 80.
21:49Donc, la dette, elle est importante.
21:56En plus, le service de la dette, qui inclut les intérêts et une partie du capital,
22:01qui est remboursée chaque année, elle est de 60 milliards d'euros, 64 milliards d'euros.
22:09Et c'est plus que le budget de l'éducation nationale.
22:13Et ça signifie aussi que si rien n'est fait, nous allons atteindre 100 milliards d'euros.
22:21Et ça, c'est une dépense qu'on peut dire qui est inutile, qui n'est pas productive, qui est.
22:29C'est ça le drame aussi de la dette publique française.
22:33Elle est là pour financer les retraites, les dépenses sociales, les dépenses de l'État, les dépenses publiques.
22:42Et ils ne contribuent pas à l'investissement.
22:45On peut être endetté ou contracter une dette ou un crédit,
22:52mais à condition que ce soit remboursé et surtout qu'on a la capacité d'investir et de rembourser avec les investissements.
23:00Camille Sari, les dépenses liées à la protection sociale, comme le chômage partiel et les aides sociales,
23:06constituent une part importante des déficits qui augmentent la dette publique.
23:10Donc l'impact du social sur la dette publique en France est significatif.
23:15Les politiques d'austérité visant à réduire la dette peuvent aussi avoir des conséquences négatives sur le climat social, n'est-ce pas ?
23:23Oui, absolument. Nous sommes dans un cercle vicieux.
23:31Plus la dette augmente, moins on a des capacités d'investir dans des investissements productifs.
23:38Et de ce fait, on réduit ces investissements.
23:45Donc on réduit les marchés publics, les collectivités locales qui sont asphyxiées.
23:52Donc tout ça, ça ne contribue pas à la croissance.
23:55Et dans le ratio de la dette, il y a la dette et le PIB.
24:01Si le PIB augmente, il n'y a pas de problème, ça veut dire qu'il y aura des recettes fiscales.
24:08Mais si le PIB n'augmente pas, et c'est le cas actuellement, là, la dette devient insoutenable.
24:15Donc il faudrait moins de dette et plus d'investissement, plus de réindustrialisation d'emplois industriels pour justement avoir une croissance et des emplois.
24:30Parce que les emplois, il y a beaucoup de jeunes qui ne trouvent pas de travail.
24:35Et aussi les seniors qui ne sont pas gardés par leur employeur parce qu'ils ne sont pas productifs, ils sont fatigués.
24:48Donc il y a beaucoup de seniors, c'est à partir de 50 ans, on va dire, qui ne sont pas employés.
24:57Et il faut faire un effort dans ce sens-là.
25:01Il faut faire un effort dans ce sens, vous l'avez dit.
25:05Concernant toujours la question de la dette publique, est-ce qu'une réforme est aujourd'hui envisageable, notamment dans ce contexte social très tendu ?
25:15Justement, si tout le monde admet, à quelques exceptions, il y a certains qui disent que l'État peut s'endetter indéfiniment.
25:23Mais l'État ne peut pas s'endetter indéfiniment. Un jour, il faut rembourser et on le rembourse.
25:30Et puis on est dans un cercle vicieux, on s'en soucie, on est dégradé, la dette coûte plus cher.
25:40Donc tout le monde est d'accord sur le diagnostic, mais c'est les solutions.
25:45Et les solutions, chaque parti essaye de rester fidèle à ses électeurs et ses électrices.
25:52C'est ça le problème.
25:54C'est que si on prend les parties du centre et de la droite et même de l'extrême droite, ils veulent ménager les retraités.
26:04Donc ils ne veulent pas qu'il y ait une désindexation des retraites sur l'inflation.
26:09Vous savez, c'est ce qu'a voulu faire M. Barnier. Il est tombé sur ce point-là.
26:18Donc il y a tous les employés, les cadres, les ouvriers.
26:26Comment on appelle ça ? La gauche veut les protéger.
26:33Il veut les protéger, il ne veut pas les laisser tomber.
26:37Et puis on a également la droite classique qui dit qu'il ne faut pas augmenter les impôts, mais il ne faut pas taxer les riches et il ne faut pas taxer le patrimoine.
26:57Camille Chary, aujourd'hui, avec un endettement qui s'élève à plus de 3 300 milliards d'euros et 114% du PIB, est-ce que l'épargne des ménages est capable de sauver ou de compenser le déficit public ?
27:18C'est exact qu'au Japon, la dette représente 200%, même plus 200%, et elle est détenue que par les Japonais.
27:31Mais en France, ce n'est pas le cas.
27:32En France, les Français épargnent beaucoup.
27:40On est presque à 6 000 milliards d'euros de bas de laine, d'épargne.
27:47Mais les Français préfèrent des placements dans le livret A, dans les obligations, dans l'assurance-vie, et ne sont pas portés sur la bourse.
28:00Donc, il n'y a aucune corrélation entre l'épargne des Français et la dette de l'État.
28:08Les Français ne vont pas sacrifier leur épargne pour l'État.
28:16Et d'ailleurs, tous les économistes sont d'accord pour dire que c'est malsain qu'il y ait trop d'épargne.
28:22Pourquoi ? Parce que s'il y a beaucoup d'épargne, ça veut dire qu'on dépend de la consommation et donc de la croissance.
28:35Si tout le monde épargne...
28:36Justement, en parlant de croissance, il y a le FMI qui dit que la France, aujourd'hui, doit, comme beaucoup de pays européens,
28:47s'attaquer à la question de sa dette en renforçant sa croissance.
28:52Aujourd'hui, les Français parlent d'une exagération de l'ancien gouvernement Beyrou.
28:59Et minimisent le risque de cette réforme forcée, notamment celle qui peut venir du FMI.
29:05On peut s'attendre à une réforme du FMI ?
29:10Pour le moment, il y a eu utilisation et même diabolisation de la situation française.
29:20C'était pour pousser.
29:21Ça a été fait par M. Beyrou à un moment donné, même par le ministre de Finances.
29:27C'est de dire, attention, le FMI frappe à nos portes et il faut voter ce budget, le budget qu'il a proposé.
29:35Mais après, ils ont fait marche arrière parce que ça peut aussi créer une panique
29:40et puis une désolidarisation des investisseurs internationaux par rapport à la dépension de la dette française.
29:51En parlant de panique, à Bruxelles, l'inquiétude monte sur la dette française.
29:57Quelles seraient, selon vous, les conséquences économiques et politiques d'une réduction éventuelle de la contribution française au budget européen ?
30:06Non, il n'y aura pas de réduction.
30:10La réduction, la dotation ou l'engagement de chaque État, il est inscrit dans le budget, il est respecté.
30:20La France n'a pas l'intention de réduire.
30:22Par contre, la Commission européenne peut lancer un avertissement et même une amende aux autorités françaises
30:34s'ils ne respectent pas les seuils de déficit par rapport au budget et par rapport surtout au PIB et par rapport à la croissance.
30:47Donc ça, ça peut. Mais pour le moment, l'Europe laisse faire les gouvernements
30:54parce que l'Europe ne peut pas non plus rajouter à la panique et aux difficultés de la France.
31:01Elle a toujours essayé d'attendre et de regarder, mais avec beaucoup de suspicion par rapport à l'évolution.
31:11En tout cas, pour l'instant, les marchés ne sanctionnent pas trop l'instabilité politique française.
31:20Aujourd'hui, Camille Sarri, les grandes agences de notation vont se prononcer sur la dette de la France au cours de l'automne.
31:30Dès ce vendredi, ce sera pour Fitch.
31:32Quels sont les scénarios à venir ?
31:33Là, la France, elle est classée double A moins.
31:43Et il est possible que sa note soit dégradée à A plus, c'est-à-dire on lui supprime un A.
31:53Mais ça reste 17 sur 20, on va dire.
31:58C'est comme si on a donné une note de 17 sur 20 pour la France.
32:06Mais il ne faut pas que ça, si ça descend de trop,
32:09et si toutes les agences, les trois agences descendent à un niveau bas,
32:16là, le FMI ne bouge pas tant qu'il n'y a pas une alerte sur le non-remboursement de la dette.
32:27Quand est-ce qu'il intervient, le FMI, il intervient lorsqu'un État est en cessation de paiement,
32:34ce qui n'est pas le cas de la France.
32:36Les obligations françaises, elles sont vendues trois fois.
32:39Trois fois, c'est-à-dire que quand on demande 300 milliards,
32:44on a 900 milliards d'euros de demandes.
32:50C'est-à-dire qu'on ne peut même pas satisfaire tout le monde.
32:53Pourquoi ? Parce que la France, c'est un pays qui est quand même solide.
32:57Il a des biens matériels, il a une situation géographique, stratégique,
33:07une industrie, des activités.
33:09Le tourisme qui est quand même rapporte à peu près, il y a 76 millions de visiteurs.
33:19Il y a beaucoup, il y a des atouts.
33:21Donc, la France ne va pas cesser demain de rembourser sa dette.
33:26La France ne va pas cesser de rembourser sa dette.
33:29Vous l'avez dit, Camille Serhi, on est un peu rattrapé par le temps.
33:32En tout cas, merci.
33:33Merci pour toutes ces précisions.
33:35Merci d'avoir répondu à nos questions.
33:38Ok, merci beaucoup.
33:41Et tout de suite, l'essentiel de l'actualité économique, c'est avec Younes Benzine.
33:46À la lune de l'actualité économique, le chef du gouvernement, Aziz Khanouche,
33:51a indiqué que l'exécutif a créé environ 600 000 postes d'emploi au cours de son mandat,
33:57en plus des postes créés par l'administration.
34:00Concernant le secteur agricole, il a précisé que la production connaît cette année une hausse de 100% pour les olives,
34:0750% pour les dates, 20% pour les légumes et 25% pour les agrumes.
34:12Le chef du gouvernement a également déclaré que 4 millions de ménages,
34:16soit environ 12 millions de personnes, bénéficient actuellement du programme des directs.
34:21Parmi eux figurent 1 million de personnes âgées de plus de 60 ans et plus de 300 000 veuves,
34:27alors que 97% des demandes d'inscription sont acceptées.
34:32On reste toujours au Maroc, où 72% des grossistes anticipent une stabilité du volume global des ventes au troisième trimestre de cette année,
34:45alors que 20% d'entre eux prévoient une hausse.
34:48Selon le Haut Commissariat au plan, cette évolution serait principalement attribuée à la hausse des ventes
34:53dans les secteurs de commerce, de gros de biens domestiques et de l'information et de la communication.
34:59Pour les commandes, 72% des chefs d'entreprise estiment qu'elles se rendent à un niveau normal.
35:05Côté emploi, 80% des grossistes s'attendent à une stabilité des effectifs.
35:10Au deuxième trimestre de cette année, les ventes sur le marché local ont connu une hausse selon 27% des grossistes
35:17et une stabilité selon 63%.
35:20Dans un autre secteur d'activité, la valeur des produits commercialisés de la pêche côtière et artisanale
35:27atteint 7,37 milliards de dirhams à fin août contre 7,41 milliards un an auparavant.
35:35Selon l'Office national des pêches, le volume total commercialisé est de 682 672 tonnes,
35:43soit une baisse de 11% par rapport à fin août 2024.
35:47Dans les ports méditerranéens, 11 426 tonnes ont été débarquées, soit une hausse de 5% par rapport à la même période de l'année précédente.
35:56En valeur, ces ports enregistrent une progression de 4% atteignant près de 532 millions de dirhams.
36:03Dans les ports atlantiques, le volume a reculé de 11%, en valeur la baisse est de 1%, soit 6,83 milliards de dirhams.
36:13Place maintenant à l'actualité économique internationale.
36:17La Banque Centrale Européenne a maintenu son principal taux directeur inchangé à 2%.
36:22Il s'agit de la deuxième fois consécutive que ce taux reste stable.
36:26Selon le communiqué de la Banque Centrale Européenne, l'inflation se situe autour de l'objectif à moyen terme de 2%,
36:34alors qu'avant la première baisse de temps en juin 2024, le taux de dépôt était fixé à 4%.
36:41La Banque a également mis à jour ses prévisions économiques.
36:44Elle prévoit une croissance de 1,2% cette année, 1% l'année prochaine et 1,3% en 2027.
36:52L'inflation est attendue à 2,1% en 2025, 1,7% en 2026 et 1,9% en 2027.
37:01Direction à présent la Turquie où la Banque Centrale a baissé son taux directeur de 2,5 points,
37:11le faisant passer de 43 à 40,5%.
37:15La Banque avait précédemment baissé son taux de 3 points en juillet après une hausse de 3,5 points en avril.
37:23Elle a déclaré que la tendance sous-jacente de l'inflation a ralenti en août.
37:28L'inflation annuelle s'établit désormais à 32,95% contre plus de 85% fin 2022.
37:36A noter que les prévisions de la Banque Centrale Turque estiment que l'inflation atteindra 24% fin 2025 et 12% fin 2026.
37:46Avant de terminer notre journal, sachez que la production mondiale de pétrole atteint en août 106,9 millions de barils par jour,
37:56un niveau record selon le dernier rapport de l'Agence Internationale de l'Énergie.
38:01Cette hausse est liée principalement à une augmentation de l'offre des pays hors OP-Place
38:06ainsi qu'à l'assouplissement des réductions de production de l'OP-Place.
38:10La production mondiale de pétrole devrait atteindre 105,8 millions de barils par jour en moyenne sur l'année 2025
38:18et 107,9 millions de barils par jour en 2026.
38:22La demande mondiale quant à elle est attendue à 103,87 millions de barils par jour cette année
38:29et 104,57 millions de barils par jour en 2026 contre 103,1 millions de barils en 2024.
38:40À présent, place au Journal des Sports avec Anas Baha.
38:45Bonjour à toutes et à tous, bienvenue sur Médian TV pour l'essentiel de l'actualité sportive.
38:50On débute cette édition avec la sélection nationale féminine de futsal
38:54qui a concédé hier soir sa deuxième défaite face à l'Italie.
38:57Score final 6 buts 1 durant son stage de préparation à Aversa dans le sud du Pays-Hôte.
39:03Un écart de niveau explicable par le classement FIFA.
39:06La squadra Azoura est en 7e, tandis que la sélection dirigée par Adil Saeh n'occupe que la 31e position.
39:12Une deuxième défaite de rang de 5 buts d'écart pour la sélection marocaine après le 5-0
39:17qu'ont cédé la veille sur le même parquet de rencontres qui ont servi de préparation pour les Lyonnes de l'Atlas
39:23avant la toute première édition de la Coupe du Monde de la Discipline.
39:26Ce sera aux Philippines du 21 novembre au 7 décembre prochain.
39:30Pour rappel, le Maroc a pu se qualifier à cette compétition
39:33après avoir remporté la Coupe d'Afrique des Nations à domicile face à la Tanzanie en finale à la fin avril.
39:39Dans un classement dévoilé par le site spécialisé Transfermarkt,
39:43le Maroc se hisse à la 14e position des nationalités les plus sollicitées lors du mercato estival.
39:48Au total, ce sont près de 195 millions d'euros dépensés par les clubs
39:53pour s'adjuger les services de joueurs marocains, ce qui fait du Maroc la première nationalité arabe et africaine du classement.
40:00Un classement dû aux nombreux transferts de marocains cet été,
40:03les plus chers étant Elias Bensreira Leverkusen contre 32 millions d'euros,
40:07Neyl El-Hinaoui à l'Ais-Rome contre 25 millions et Nayef Egerd à l'Olympique de Marseille contre 23 millions.
40:14Au niveau continental, les Lyons de l'Atlas dépassent la Côte d'Ivoire et le Nigeria
40:17et à l'échelle internationale, le classement est dominé par la France qui a dépassé le milliard d'euros
40:22tandis que le Brésil et l'Angleterre complètent le podium.
40:26La FIFA a annoncé hier l'ouverture officielle de la période d'inscription pour la phase de pré-vente Visa
40:31des billets de la Coupe du Monde 2026 qui se déroulera en Amérique du Nord.
40:36Une première étape de vente qui se fera via un tirage au sort désormais accessible sur le site officiel
40:41fifa.com slash ticket comme indiqué dans le communiqué.
40:45Les détenteurs de cartes Visa éligibles, partenaires officiels des services de paiement de la FIFA
40:50ont 10 jours jusqu'au 19 septembre prochain pour s'inscrire au tirage au sort.
40:56Selon la FIFA, les billets pour les matchs de la phase de groupe débutent à 60 dollars américains
41:00et les personnes sélectionnées par le tirage au sort seront informées par courriel
41:05à partir du 29 septembre avant de se voir attribuer un créneau spécial de paiement
41:10à partir du 1er octobre en fonction des disponibilités.
41:15La Fédération anglaise de football a publié un communiqué ce jeudi indiquant que le club de Chelsea
41:19a été chargé de 74 infractions au règlement des agents de la FA entre 2009 et 2022.
41:26Des manquements au règlement qui remontent à l'époque où le club londonien était dirigé par l'oligarque russe Roman Abramovic.
41:33La grande instance du football outre-manche laisse un droit de réponse au CFC jusqu'au 19 septembre prochain.
41:38Il s'agit là de résultats d'une enquête initiée par la Première Ligue en 2023
41:43sur une série de paiements secrets effectués par Abramovic
41:47sans en informer les autres membres de la direction des Blues,
41:50Samuel Eto'o, Willian ou encore Eden Hazard.
41:53Plusieurs gros transferts seraient concernés par ces transactions cachées
41:56et de son côté, Chelsea s'est dit prêt à collaborer avec la Fédération
42:01afin de parvenir à une conclusion comme précisé par le communiqué.
42:04L'ancien gardien de but français chez Steve Mandanda, champion du monde en 2018 avec les Bleus,
42:10a annoncé mettre fin à sa carrière à l'âge de 40 ans.
42:13Révélé en Ligue 2 avec son club formateur du Havre,
42:16le footballeur français avait notamment évolué à l'Olympique de Marseille
42:19où il s'était imposé dès sa première saison en 2007.
42:23Durant ses 14 saisons passées à Marseille,
42:25il a remporté un titre de championnat, trois Coupes de la Ligue et deux Trophées des Champions
42:30sous la houlette de l'entraîneur Didier Deschamps.
42:32L'ancien gardien a également participé avec les Bleus
42:35à la finale du championnat d'Europe en 2016 à domicile
42:38ainsi qu'à la finale de la Coupe du Monde 2022 au Qatar
42:41avant de finalement annoncer la fin de sa carrière internationale l'année suivante.
42:47L'allemand Tatiana Maria s'est qualifiée hier soir
42:49pour l'écart de finale du tournoi WTA 500 de Guadalajara
42:52aux dépens de la Canadienne Rebecca Marino.
42:55Score final 6-3, 7-5.
42:57La tête de série numéro 6 a pourtant connu une deuxième manche compliquée
43:01puisqu'elle a vu cinq balles de break se faire effacer par la 121e mondiale
43:06qui avait atteint les quarts de finale de cette compétition l'an passé
43:09avant de céder finalement au bout d'une heure et trente et une minute de jeu.
43:13Au prochain tour, elle affrontera la vainqueur du huitième de finale
43:15qui voit s'affronter la belge Elise Mertens,
43:17tête de série numéro 1 du tournoi mexicain
43:20et la française Elja Jacmo,
43:22un match interrompu par les précipitations que connaisse la ville haute.
43:25Et on termine ce point sport avec l'histoire de la semaine qui nous vient de la Malaisie.
43:30Avant la Coupe du Monde de football qui arrive en Amérique du Nord,
43:33la ville de Geor a accueilli le mondial des créateurs de contenu.
43:37Plusieurs nations ont participé à cette compétition,
43:39notamment l'Espagne, l'Angleterre ou encore la Malaisie,
43:42pays haute du tournoi.
43:43Et c'est au final la France qui a remporté la toute première édition de ce tournoi
43:47aux dépens du Chili.
43:48Un match remporté un but à zéro grâce à un pénalty MLS d'un créateur de contenu franco-marocain.
43:54Il s'appelle Théo Mehdi Eliazidi, plus connu sur les réseaux sociaux sous le nom de Tsoldat Théo.
44:00Et il a tenu à nous raconter leur petite aventure en Malaisie
44:03dans une vidéo accordée à Median TV.
44:05Je vous laisse l'écouter et je vous dis à la prochaine pour un prochain point sur l'actualité sportive.
44:09Bonjour Median TV, je me présente, je m'appelle Théo Mehdi Eliazidi, franco-marocain
44:13et j'ai été sélectionné pour jouer la Coupe du Monde en Malaisie, des créateurs de contenu.
44:17Dans un premier temps, on a été invité par l'office de tourisme de la Malaisie
44:20pour pouvoir participer à cette Coupe du Monde.
44:22Et le premier lieu de destination, c'était Kuala Lumpur
44:24pour dans un premier temps visiter le pays, voir leur culture
44:27et c'était tout simplement extraordinaire.
44:28Ensuite, on a enchaîné avec la ville de Jor.
44:30On a pu y affronter des équipes qui sont venues du quatre coins du monde
44:33et c'était une expérience tout simplement extraordinaire.
44:35A l'heure actuelle où je vous parle, on est officiellement champions du monde.
44:38On a joué la finale contre le Chili, on a remporté 1-0 avec un but de ma part,
44:44que normalement à partir de l'année prochaine,
44:46donc normalement on n'attendra pas tous les quatre ans,
44:49il devrait y avoir une nouvelle Coupe du Monde dans un autre pays.
44:52C'était Maxi Sport, à présent place à l'invité Culture de Soir Info,
44:58l'invité Culture présenté par Mariam Khamnichi.
45:08Mesdames et Messieurs, bonsoir et bienvenue dans notre rendez-vous Culture.
45:15Notre invité ce soir nous plonge au cœur de l'un d'elle aussi médiéval.
45:19Son dernier roman, Le dernier roi de Séville.
45:22Une fresque historique, envoûtante, qui retrace la vie d'un souverain en multiples facettes.
45:28Al-Muassamid, il est le dernier roi de Séville, poète,
45:31il a fait de sa cour un centre d'art et des lettres.
45:35Il est également un stratège politique qui a tenté de sauver son royaume en vain.
45:39Son histoire, une ascension fulgurante et une chute tragique,
45:44c'est le récit de la gloire, mais aussi de la trahison,
45:47du déclin d'un empire et de la puissance de la poésie face à la fatalité.
45:52Et cette histoire, c'est Omar Varada qui nous la raconte dans son dernier roman,
45:58que je vous montre, Le dernier roi de Séville.
46:03Omar Varada, bonsoir, c'est un plaisir de vous avoir avec nous.
46:06Je fais votre petite biographie.
46:09Vous êtes écrivain, auteur de plusieurs romans en langue française,
46:15L'encensoir, Tête de serpent, Vol de Gouéland,
46:19Richard Coeur de Lou, La Ferté, Le dernier roi de Séville,
46:25des ouvrages plus traduits en espagnol, mais aussi pour certains en arabe.
46:29Vous êtes également peintre, sculpteur et membre fondateur du Parlement
46:33des écrivains de la Méditerranée.
46:34En bref, une vie d'artiste marocain,
46:39donc partagée entre la création artistique et l'écriture littéraire.
46:42C'est un plaisir de vous avoir avec nous.
46:44Merci de tout le plaisir et pour moi.
46:45Merci.
46:45Merci d'avoir accepté notre invitation.
46:48Donc, on va parler de ce dernier livre que vous avez publié,
46:50Le dernier roi de Séville.
46:52Racontez-nous cette histoire qui est centrée sur Téamide.
46:56Qu'est-ce qui vous a donné envie d'écrire là-dessus ?
46:59Je précise, oui, merci.
47:01Je précise d'abord que le livre a été édité chez les éditions africoriennes, en Maroc.
47:05L'idée est partie d'un récit que j'ai lu et qui retrace la vie singulière de ce roi qui est poète.
47:19D'abord, un poète-roi plutôt que roi-poète, de l'Andalousie médiévale, comme vous l'avez bien précisé tout au début.
47:25C'est son ascension et la trahison qu'il avait subie par ses pères et la fin tragique qui se retrouve de Séville jusqu'à Arbet, au sud de Marrakech.
47:40Ce personnage qui est donc un roi, qui est également poète, il a dédié sa vie à l'art, à la littérature.
47:47Il a fait de sa cour, je le disais tout à l'heure en préambule, justement une cour qui est dédiée aux lettres.
47:53Qu'est-ce qu'on peut dire de ce personnage et de sa poésie ?
47:56Qu'est-ce qu'il a laissé ? Quelle trace a-t-il laissé derrière lui, justement ?
48:00Alors, on peut considérer de prime abord, pour comprendre un peu le personnage,
48:05c'est que ses aïeux sont venus de la haie d'Egypte
48:08et ils ont fui les persécutions des Omaïades.
48:14Donc, sa famille se retrouve, lui, il est né à Beja, au Portugal, l'actuel Portugal,
48:19parce qu'Algarve, le sud du Portugal, faisait partie de l'Andalousie.
48:26On oublie souvent cette chose.
48:28Et puis, avec la chute et la décadence de l'empire Omaïade d'Occident,
48:34qui se trouvait à Grenade, sévie, donc, s'est retrouvée à la pointe de la culture et des arts,
48:45sous la bannière de la famille de l'Aïdou Mouassib d'Abel, qu'on appelle les Abadides.
48:52Voilà comment les choses se sont retrouvées à partir du, on peut dire, à partir du 8e siècle.
48:56Quelle partie de sa personnalité a été la plus fascinante à explorer quand vous avez écrit ce sujet ?
49:01C'est une très, très bonne question.
49:03D'abord, il était poète, il était un très grand poète.
49:08Et il avait un ami qui s'appelle Ibn Ammar, qui était son ami d'enfance,
49:12qui était gouverneur de Chaleb, qui s'appelle Sylvès en latin.
49:18Et ils se sont liés d'amitié par et à cause des arts et des lettres et de la poésie.
49:27Et il a rencontré Ibn Ammar, sa future épouse, qui s'appelait Omaïqia et qui était une esclave.
49:33C'est un point très important aussi et bénéfique pour lui et exceptionnel à l'époque.
49:39Ils se sont mariés, ils sont restés toute leur vie malgré l'exil qu'il avait subi.
49:45Et elle était aussi poétesse. Ils se sont connus parce qu'elle était poétesse.
49:49Bon, cette anecdote, comment ils se sont rencontrés sur les rives d'Al-Ouad al-Kébir, à Séville, est éloquente.
50:00On le disait tout à l'heure, l'histoire d'une ascension fulgurante, une chute également tragique.
50:05Comment vous avez abordé la complexité de cette trajectoire, finalement ?
50:10D'abord, j'ai beaucoup lu parce que c'est une histoire.
50:14L'histoire était déjà écrite par d'autres.
50:17J'ai compulsé aussi bien les sources arabes qu'espagnoles et aussi anglaises.
50:24Et j'ai abordé d'abord le côté poète.
50:28C'est ce qui m'intéresse le plus.
50:29Dans ce roman, il y a aussi bien sa poésie en arabe qu'en français et traduite aussi en français
50:35pour que les trois cultures, si vous voulez, puissent aborder ce personnage
50:43qui est malheureusement oublié par le côté musulman.
50:47Parce qu'on trouve beaucoup plus de la littérature concernant le Moëtamide,
50:51ainsi que les Abadides, aussi en Espagne, en Portugal et en Europe.
50:58Mais très peu dans la littérature arabe.
51:00– En tout cas, votre roman mêle faits historiques et combinés à de la fiction.
51:08– Absolument.
51:08– Quelles frontières entre les deux ?
51:11– D'abord, je n'ai jamais écrit un livre historique.
51:15Je ne suis pas historien.
51:16Mais ce sont des faits historiques sur lesquels je me suis basé pour écrire une fiction
51:20à travers les yeux d'un narrateur que j'ai appelé Mounir, qui n'existe pas.
51:24Mais c'est comme ça que l'histoire commence, comme un conte.
51:29Moi, j'adore les contes.
51:30Et c'est pour que les générations futures puissent l'aborder,
51:35aborder ce personnage que le Maroc, normalement, devrait avoir,
51:39parce qu'il est andalou, en fait.
51:42Mais que le Maroc s'approprie parce qu'il a passé quatre ans de sa vie,
51:48à la fin de sa vie, à Armats, donc au sud du Maroc,
51:50et il est mort, exilé, malheureusement.
51:52– Au Maroc.
51:53– Au Maroc.
51:54Et la ferveur de sa poésie, les meilleurs instants de cette poésie,
51:59ainsi que ceux de Romé Pia, c'est-à-dire Etimède,
52:02qui porte le nom féminin de Moït Abid, ce sont les meilleurs.
52:06– Une poésie qui était finalement un refuge à cette tragédie,
52:11ou à cette trajectoire tragique de sa vie.
52:13– Ça, c'est la fin. C'était un refuge.
52:14Mais au début, il écrivait ses poèmes comme il en parlait.
52:20C'est comme chez les Arabes, le soukhoqad,
52:26où les gens faisaient de la poésie et des rimes,
52:31comme s'ils parlaient un langage de tous les jours.
52:34– En tout cas, un récit fictif, mais dans Julien d'Ale aussi médiéval,
52:40– Basé sur la réalité. – Tel qu'elle était au XIe siècle.
52:43– Absolument, absolument. Qu'est-ce que cette histoire nous apprend sur la gloire,
52:49sur la fatalité, sur la trahison, sur le pouvoir finalement aussi ?
52:55– Le pouvoir, comme tout le monde le sait, use.
52:58Parce que le Moït Abid n'était pas destiné à être roi.
53:01C'est son frère aîné qui devait être roi.
53:03Mais comme il y a eu une trahison, son père, Al-Muasadrid,
53:07donc Abed II, l'a tué de ses propres mains.
53:10Et tout de suite, Al-Muasadrid, notre poète,
53:14s'est retrouvé sur la selle du pouvoir.
53:17Il a été quand même un excellent roi,
53:20parce qu'il a réuni les taïfas autour de lui.
53:25Et Ichbiliya, comme il l'avait nommé,
53:27Ichbiliya qui était sévi, s'est retrouvé capitale
53:31de pratiquement toutes les taïfas du sud.
53:33Et ça, c'est un point qui revient à...
53:37Parce que là, il était quelqu'un de superpuissant.
53:41Et l'histoire nous dira par la suite
53:43que les Castillans qui commençaient à l'attaquer du nord,
53:47il a fait appel à des Marocains,
53:51c'est-à-dire les Almoravides,
53:53et qui par la suite se sont retournés contre lui
53:56et ils l'ont pris prisonnier.
53:57– On va conclure donc ce chapitre concernant ce livre
54:02qui est le dernier roi de Séville.
54:04On va parler de vos futurs projets.
54:07Je sais que vous travaillez sur un certain nombre de nouvelles
54:09inspirées des chansons de Jacques Brel.
54:11– Oui.
54:12– Pourquoi ce choix de Jacques Brel, déjà ?
54:15– J'ai été bercé par Jacques Brel depuis mon enfance.
54:19Mon grand frère l'aimait beaucoup.
54:20– Oui, je l'écoutais tout le temps,
54:22Fredonné, Brel, etc.
54:23Et quand j'ai commencé à comprendre,
54:26j'ai vu que la poésie était exceptionnelle.
54:29Et ça reflétait pratiquement ma personnalité
54:31parce que Jacques Brel décortiquait les gens.
54:34Et c'est ce que j'ai aimé.
54:36C'est en fait celui qui m'a pratiquement peut-être
54:38aimé le conte et l'écriture.
54:41– Qu'est-ce qui dans ses chansons a particulièrement raisonné
54:45pour vous faire écrire plusieurs nouvelles ?
54:48– Les bourgeois, par exemple.
54:50Les bourgeois, c'est une peinture burlesque
54:56et carrément écrite avec un bistouri chirurgical.
55:00C'est exceptionnel.
55:02Il y a Jeff, il y a Fernand sur l'amour, l'amitié,
55:07le bonheur, la trahison, c'est-à-dire les thèmes de tous les jours.
55:13Mais écrit d'une façon… il écrivait avec ses tripes.
55:16C'est quelqu'un qui perdait…
55:17– Il chantait avec ses tripes également.
55:18– Il chantait avec ses tripes.
55:19Mais la chanson, c'était uniquement un accompagnement à l'écriture.
55:25– Rien qu'un peu de tendresse, ce sera le titre de ce recueil de nouvelles.
55:30– Oui, parce que dans une de ses chansons, il disait « pour un peu de tendresse ».
55:36Donc moi, j'ai mis rien qu'un peu de tendresse pour faire résonner un peu les chansons.
55:41J'ai l'aval et l'amitié de sa fille, France, qui a lu quelques nouvelles.
55:50Parce que ce prochain manuscrit contient 51 chansons de Jacques Brahelle.
55:55En fait, ce ne sont pas des chansons, c'est une inspiration des chansons.
55:58C'est des nouvelles dont l'histoire n'a rien à voir avec la chanson.
56:04Donc j'ai réinventé un peu ces nouvelles, mais inspiré de Jacques Brahelle.
56:09– Justement, parlez-nous de ce processus.
56:12Comment ça s'est passé pour transposer une chanson,
56:16justement, en une nouvelle, en une écriture qui est différente ?
56:22– Comment ça s'est passé ?
56:22– C'est une réécriture, tout simplement.
56:25J'ai le cœur de la chanson qui vibre dans mes oreilles
56:30parce que c'est une écriture chantée.
56:33Et je la réécris d'une autre façon,
56:37mais toujours avec ce ton acerbe de Jacques Brahelle.
56:42C'est-à-dire, il y a une patte.
56:44C'est-à-dire, si vous connaissez Jacques Brahelle,
56:45vous allez lire une nouvelle où il y a un certain Brahe,
56:50mais Khadija ou je ne sais pas quoi,
56:51ou Fernand, mais vous allez comprendre qu'il y a une fibre de Brahelle quelque part.
56:58– Vous empruntez un petit peu son style, d'une certaine manière.
57:00– Un petit peu, un petit peu, un petit peu son style.
57:02– Merci à vous, Omar Varada.
57:04C'était un plaisir de vous avoir avec nous ce soir.
57:05Je rappelle que vous êtes écrivain, auteur de plusieurs romans
57:08qui ont été traduits en d'autres langues.
57:10Vous êtes peintre, sculpteur et membre fondateur
57:13du Parlement des écrivains de la Méditerranée.
57:15C'était un plaisir et je rappelle que votre dernier livre,
57:18c'est « Le dernier roi de Séville » que je tiens entre les mains.
57:20– Merci beaucoup, merci pour votre invitation.
57:22– Merci à vous, merci, c'était un plaisir.
57:25C'est la fin de notre rendez-vous culture.
57:27Très bonne soirée.
57:28– C'était aussi la fin de cette édition.
57:40On marque une courte pause et on se retrouve dans quelques instants.
57:43– Sous-titrage Société Radio-Canada
57:58– Sous-titrage Société Radio-Canada
58:00– Sous-titrage Société Radio-Canada
Écris le tout premier commentaire