Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 6 mois
Selon la dernière note de conjoncture de l'Insee, le PIB tricolore devrait progresser de 0,8% cette année, contre 0,6% estimé jusqu'alors. L'activité est toutefois freinée par la crise politique et budgétaire qui pèse sur le moral des ménages et des entreprises.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00La croissance française devrait finalement atteindre 0,8% en 2025, nous dit l'INSEE.
00:06Avant les grandes vacances, on nous disait plutôt 0,6%,
00:09mais c'est vrai qu'on a un deuxième trimestre, le printemps, qui a été plutôt assez dynamique.
00:15Et au vu du bilan de santé que dresse l'INSEE, on se dit quand même qu'elle est résistante,
00:21cette économie française, pour affronter les vents contraires qui viennent de l'étranger,
00:24les droits de douane de Donald Trump et les vents contraires qui soufflent aussi à l'intérieur
00:29avec la crise politique permanente depuis la dissolution de 2024.
00:34On a quelques secteurs notamment qui portent l'économie, c'est le tourisme, c'est le marché immobilier,
00:39c'est l'aéronautique, c'est l'agriculture, il y a d'autres qui vont mieux.
00:42Et c'est peut-être la meilleure nouvelle d'ailleurs de cette nouvelle prévision de l'INSEE,
00:46c'est le redressement du secteur de la construction.
00:49Vous savez qu'il était en grande difficulté et puis quand le bâtiment va, on va.
00:53Donc quand la construction va mieux, on se dit que l'économie française va aller mieux,
00:57ça reste dur pour l'automobile en revanche.
00:58Alors justement, vous parliez de la crise politique,
01:00comment se manifestent les effets de cette crise sur l'économie ?
01:04Eh bien par des comportements anormalement pessimistes et prudents au regard de la réalité économique.
01:10Prenez les consommateurs par exemple.
01:12Les gains de pouvoir d'achat sont plus importants en France que partout ailleurs en Europe.
01:18L'inflation est plus basse en France que partout ailleurs en Europe.
01:21Et pourtant, les Français sont ceux qui épargnent le plus et sont ceux aussi qui consomment le moins.
01:27Prenez par exemple les inquiétudes par rapport au chômage.
01:30Elles sont au plus haut depuis 10 ans.
01:33Alors que l'INSEE nous dit que le marché du travail, il est plutôt porteur
01:36et que le chômage n'augmentera quasiment pas pendant le reste de l'année.
01:40Et ça, c'est lié à l'inquiétude politique.
01:42Et on voit la même chose du côté des entreprises.
01:44L'investissement redémarre un peu, mais il redémarre moins vite que chez nos voisins européens,
01:49alors que la situation financière des entreprises n'est pas particulièrement malsaine.
01:54Et donc ça, c'est l'INSEE qui le dit, si l'incertitude politique disparaissait, la croissance pourrait repartir assez vite.
02:00Et c'est dans ce contexte dont je disais que l'agent de notation Fitch va rendre son verdict.
02:05Ce soir, il se passe quoi si elle dégrade la note de la France ?
02:07Franchement, il ne se passe pas grand-chose. La dégradation, elle est déjà anticipée.
02:11La meilleure preuve, c'est que nos taux d'intérêt sont quasiment au même niveau, voire un peu plus élevés
02:16que ceux de pays qui ont déjà des notes beaucoup plus basses que nous.
02:19Donc le message de Fitch, puisqu'il faut rappeler que la seule mission d'une agence de notation,
02:23c'est d'évaluer si un pays est capable ou pas de rembourser sa dette.
02:26Et donc le message de Fitch, c'est grosso modo, on n'a pas de doute sur la capacité de l'économie française
02:33à créer de la richesse. Par contre, on a des doutes sur la capacité de la classe politique
02:39à réduire les déficits publics. Et il faut rappeler qu'il y a la dette actuelle
02:42et que les déficits publics, c'est quand même la dette future.
02:46Tout ne va pas si mal.
02:48Non, tout ne va pas si mal.
02:48On aime quand vous venez nous voir avec de bonnes nouvelles le matin. Merci.
02:51J'aime tellement vous en donner.
02:52Merci.
Commentaires

Recommandations