00:00Les réseaux sociaux, dont le viseur de l'Assemblée nationale, pendant près de 6 mois, 180 personnes ont été auditionnées.
00:07Parmi elles, Virginie. Sa relation avec ses filles s'est dégradée après leur arrivée sur TikTok.
00:12L'une d'elles s'est totalement renfermée.
00:14Elle ne parlait plus ou très peu. Elle s'énervait pour un oui, pour un non.
00:19Elle a commencé à avoir des images très sombres qui n'ont pas arrangé son état.
00:24Sa fille a même envisagé le suicide. Pour éviter ces situations, la commission d'enquête parlementaire propose plusieurs mesures.
00:31D'abord, l'interdiction totale des réseaux sociaux au moins de 15 ans.
00:35Mais aussi, un couvre-feu entre 22h et 8h pour tous les utilisateurs mineurs.
00:40Ces propositions interrogent les parents.
00:4215 ans, oui, pourquoi pas. Ensuite, je pense que les enfants savent détourner l'interdiction.
00:47Les parents sont impuissants parce que c'est une génération, ils sont nés dedans.
00:49Donc depuis, je pense que c'est aussi une faute de nous, parents, que dès tout petit, on leur met les écrans.
00:57Le président de la commission vient de saisir la procureure de la République de Paris.
01:01Selon lui, TikTok a une responsabilité dans la mise en danger des jeunes.
01:05C'est eux qui choisissent l'algorithme, c'est eux qui le designent.
01:08Et ils n'ont pas mis de mécanisme de prévention suffisant pour empêcher les jeunes de se voir proposer des contenus incitants au suicide.
01:14C'est encore le cas aujourd'hui, des modérations des contenus à caractère terroriste, des contenus masculinistes qui aujourd'hui sont présents,
01:20des contenus qui favorisent le harcèlement.
01:22Et donc, on ne peut pas considérer qu'ils font bien leur travail, bien au contraire.
01:25De son côté, l'application chinoise assure qu'elle mène une politique exigeante pour protéger ses utilisateurs.
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