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  • il y a 11 mois

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00:00Bonjour et bienvenue Laurent Nunez.
00:02Bonjour.
00:03Merci d'être avec nous, vous êtes le préfet de police de Paris, c'est votre grande interview sur CNews Europe 1.
00:07Au lendemain, M. Nunez du mouvement Bloquons Tout, qui ressemblait davantage à un mouvement Casse-sons-tout,
00:12qui a donné lieu à des violences, des heurts, entre forces de l'ordre et groupuscules masquées avec des slogans antifa, pro-palestiniens.
00:19On va en parler, mais tout d'abord, de quel bilan définitif vous disposez ce matin,
00:23aussi bien en termes d'interpellations, de gardes à vue et aussi de policiers ou de forces de l'ordre blessés ?
00:30Alors sur le bilan, d'abord l'action Bloquons Tout a été un échec, il n'y a eu aucun blocage.
00:37On y reviendra malgré les nombreuses tentatives, nombreuses tentatives en des points très multiples.
00:46Blocage du périphérique, il y a eu énormément de tentatives, des blocages de lycées.
00:49Il y a eu une dizaine de fois, vous bloquez le périphérique.
00:50Il y a eu au moins une dizaine de tentatives de blocage du périphérique,
00:53dans des endroits différents, pour éclater évidemment les forces de l'ordre
00:56et rendre la mission des forces de sécurité intérieure plus difficile.
01:00Blocage des lycées, blocage de dépôt de bus, tentative d'intrusion dans la gare du Nord.
01:04Donc tout ça a été empêché grâce au travail formidable des forces de sécurité intérieure.
01:08Policiers, gendarmes qui étaient mis à ma disposition hier.
01:12Le bilan du Bloquons Tout, c'est que c'est un échec, il n'y a pas eu de blocage du tout.
01:17Il y aura évidemment dans les heures, les jours et les semaines qui viennent,
01:20la même détermination à empêcher les blocages,
01:23puisque hier soir, après notamment la cellule de crise interministérielle qui s'est tenue,
01:29il y a eu d'autres tentatives de blocage du périphérique.
01:32Ce matin, il a fallu encore débloquer un certain nombre d'établissements d'enseignement supérieur,
01:36notamment une intervention qui vient d'avoir lieu à Sciences Po pour débloquer les accès.
01:40Voilà, donc on aura évidemment la même détermination,
01:42comme nous le demande le ministre d'État, à empêcher ces blocages.
01:46Ce qui n'est pas chose facile quand les actions sont aussi...
01:49Effectivement, parce qu'il est vrai que la mobilité des forces de l'ordre a été très soulignée hier
01:55pour justement lever tous ces blocages.
01:57En termes de bilan, M. le Préfet, où en êtes-vous ce matin ?
02:00Sur le bilan, alors comme vous le dites, effectivement, la clé du succès, c'était la mobilité,
02:03puisqu'on ne peut pas être partout, donc il faut être mobile, réactif, et la fermeté.
02:07Et donc, dans le bilan, il y a forcément énormément d'interpellations,
02:10puisque à chaque intervention, il y avait des interpellations.
02:14Et donc, les chiffres qui ont été annoncés hier soir par le ministre,
02:18on était un peu plus de 200, 203 pour l'agglomération parisienne.
02:22Et puis, les policiers ont continué à travailler hier soir.
02:24Il y a eu d'autres incidents, notamment sur la place des fêtes à Paris,
02:28puisque c'est un mouvement qui s'est quand même,
02:30en termes d'actions, de tentatives de blocage et d'actions violentes,
02:33la concentration était très forte sur Paris, en fait,
02:35pour l'ensemble de la région de France et la glo-parisienne.
02:38Et donc, hier soir, les policiers ont encore travaillé.
02:40Et on n'est pas très loin, là, ce matin, je regardais les chiffres,
02:43on était à 280 interpellations, dont énormément de garde à vue.
02:50Donc, la procureure de Paris qui communique aujourd'hui le dira.
02:54J'imagine que vous serez attentif.
02:55Et on va être évidemment attentif.
02:56Pour comparution immédiate.
02:57Bien sûr, bien sûr.
02:58Vous demandez, Laurent Nunes a la plus grande fermeté
03:00eu égard à ces images, aux attaques des France-de-Mort.
03:02Bien sûr, mais c'est ce qu'a annoncé Madame la procureure de la République de Paris
03:05hier dans une conférence de presse.
03:06C'est toujours le cas, et ce sera le cas.
03:08Elle a bien indiqué qu'elle poursuivrait chaque fois qu'il était établi,
03:13qu'il y avait un groupement constitué, enfin, participation plus exactement
03:16à un groupement constitué en vue de commettre des violences,
03:18qu'elle prononcerait des interdictions de paraître sur Paris,
03:22ce qui est important pour nous.
03:24Vous attendez, ces interdictions de paraître,
03:26elles vont être importantes pour la suite,
03:27y compris pour le mouvement du 18 septembre.
03:30Mais Madame la procureure de la République de Paris est toujours à nos côtés
03:33dans le maintien de l'ordre.
03:35Nous, nous sommes sur le terrain pour maintenir l'ordre public.
03:37On l'interpelle, et ensuite, évidemment, les services enquêteurs
03:39sous l'autorité des partis prennent le relais.
03:41Et c'est la justice de faire son travail, comme vous le dites.
03:42Sur le terrain, Laurent Nunes,
03:44on est loin des revendications de pouvoir d'achat et de baisse des impôts.
03:47Quel est le profil ?
03:48Quel est le profil de ces casseurs, de ceux qui harcèlent et attaquent la police ?
03:52On a vu des images extrêmement choquantes,
03:54de poubelles qui sont jetées, qui sont incendiées.
03:58L'incendie dans le quartier idéal, je précise qu'il y a une enquête,
04:00donc on va laisser cette enquête se poursuivre.
04:03Il y a eu des slogans antifa, des slogans pro-palestiniens.
04:06Est-ce que vous arrivez ce matin à dresser un portrait robot de ces individus ?
04:09Le profil, on va évidemment y travailler,
04:12notamment les services de renseignement,
04:15dont d'ailleurs, j'ouvre une petite parenthèse,
04:17je tiens à saluer le travail qui a été réalisé en amont
04:20par notamment la direction du renseignement de la préfecture de police
04:24et la direction nationale du renseignement territorial,
04:27qui travaille sur tout le territoire national en dehors de la plaque parisienne.
04:29Mais vous savez qu'il y a des interactions importantes
04:31et donc ces deux services ont remarquablement travaillé
04:33et ont pu nous annoncer les types d'actions qui allaient être mises en place
04:38et parfois même, ce qui est important évidemment, précieux pour nous,
04:41les endroits où elles pouvaient se dérouler.
04:42C'est pour ça que les déblocages ont été d'une célérité assez importante.
04:47Et les services de renseignement vont travailler sur ces profils.
04:50On va avoir aussi...
04:50Et vous les connaissez déjà, monsieur le profil.
04:51Je vais y venir, je vais y venir.
04:53Donc on va ensuite avoir connaissance d'une connaissance plus précise
04:57et s'interpeller quand Mme la Procureure de la République de Paris communiquera.
05:01Mais ce qu'on a vu hier,
05:02c'est que ce mouvement qui partait au départ d'un engagement qui semblait...
05:06d'un appel à mobilisation qui semblait un peu plus large,
05:10il a été quand même capté par l'ultra-gauche.
05:12Bon, il y a un parti politique, la France Insoumise, qui a appelé à le rejoindre
05:15et puis on a vu que beaucoup de groupuscules d'ultra-gauche,
05:19de l'écologie radicale aussi,
05:21qui ont appelé à rejoindre le mouvement et à commettre des actions de blocage.
05:26Parfois même des actions avec des mots d'ordre qui étaient assez violents.
05:28Je tiens à rappeler qu'il y avait des actions à se rendre sur le forum des Halles
05:34qui étaient plus ou moins des appels implicites à commettre,
05:38voire même très explicites en réalité, à commettre des dégradations.
05:41Par des élus ? Par des élus de la République notamment ?
05:43Non, sur les réseaux sociaux,
05:44un rassemblement sur le forum des Halles,
05:47la Châtelet-les-Halles, le lieu de grande consommation, le Grand Capital, etc.
05:50Donc on a eu beaucoup d'appels en ce sens
05:52qui de notre point de vue étaient directement des appels à commettre des dégradations,
05:55ce qui fait qu'on avait un gros dispositif autour du forum des Halles
05:58et d'ailleurs, en accord avec les responsables,
06:01on a même fermé le forum pour éviter qu'il y ait des dégradations
06:03à cet endroit où il est extrêmement commerçant.
06:06D'ailleurs, c'est à cet endroit que se produit l'incendie partiel
06:11d'une brasserie qui part d'un restaurant
06:13et qui, évidemment, détériore toute la façade animale.
06:17Mais justement pour empêcher des groupes violents d'accéder au forum des Halles.
06:20Semble-t-il peut-être un tir de gaz lacrymo, involontaire évidemment,
06:25mais l'enquête se poursuit ?
06:25Cette possibilité n'est pas exclue, il y a eu une enquête en cours,
06:27il faut rester prudent, mais je n'exclus pas ce matin de cette antenne,
06:32cette possibilité, mais je tiens à dire que c'était pour riposter,
06:35repousser des individus, qu'on le voit bien sur les images,
06:37qui étaient cagoulés, qui projetaient des pierres, des pavés,
06:42des jetts projectiles sur les forces de l'ordre
06:44pour accéder au secteur du forum des Halles
06:47et évidemment pour commettre des dégradations.
06:49Donc on a surtout empêché des dégradations.
06:50Évidemment, si c'est le geste, si l'incendie, la cause ont une action des forces de sécurité intérieure,
06:57évidemment je le regrette, mais je veux quand même en rappeler la cause,
07:00qui était quand même de pousser des individus extrêmement violents.
07:03Je décris ces images pour les auditeurs d'Europe 1,
07:06évidemment elles sont très impressionnantes,
07:08et on voyait des clients qui sortaient du restaurant totalement pleurés.
07:10Absolument, et des policiers qui courageusement sont rentrés à l'intérieur
07:13pour commencer à éteindre l'incendie immédiatement,
07:15et évacués surtout les personnes à l'intérieur et dans les immeubles voisins.
07:18Alors, en une asile, il y avait aussi beaucoup, beaucoup de jeunes,
07:21de très jeunes, des lycéens qui étaient dans les rues,
07:23qui ont été appelés à se mobiliser par l'extrême-gauche,
07:25parfois même à la porte du lycée.
07:28Ensuite, ils se sont dispersés sur la voie publique.
07:31Est-ce que c'est un élément particulier, ce rajeunissement,
07:35qui vous inquiète pour la suite ?
07:37Oui, évidemment c'est inquiétant.
07:39Ce qui est plus inquiétant, d'abord ça commence par des blocages de lycées.
07:43On a eu des blocages de lycées,
07:45sur Paris, sur l'agglomération parisienne.
07:47Sur Paris, ils sont quand même un peu plus durs que dans l'agglomération parisienne.
07:51Ça a été le cas hier, où il a fallu intervenir à deux endroits.
07:54Sur le lycée Sophie Germain, d'une part,
07:56et puis sur Hélène Boucher,
07:57où ça a été plus compliqué.
07:59Alors, intervention pour débloquer évidemment les établissements scolaires.
08:01En racontant ce qui s'est passé sur Hélène Boucher, c'était impressionnant.
08:04Sur Hélène Boucher, il y a eu des prises à partie des effectifs.
08:06Ce sont des images qui passent sur votre antenne au moment où je vous parle.
08:10On a eu affaire à des groupes extrêmement violents,
08:12très déterminés, très jeunes,
08:13et qui, donc, se sont pris violemment à des policiers.
08:16Alors, évidemment, on va travailler sur ces images, cette vidéo,
08:19c'est ce que disait Mme la Présidente.
08:20Avec aucune crainte de s'en prendre quand même,
08:22directement, à des forces de l'ordre,
08:24en nombre et en groupe, qui étaient présentes.
08:26Aucune crainte, donc, de s'en prendre aux forces de l'ordre.
08:29Et puis ces groupes sont ensuite partis en déambulation sauvage.
08:32Et là, ensuite, on a pu, évidemment, procéder à un certain nombre d'interpellations.
08:35Mais on va bien sûr, à postériori,
08:37travailler sur ces images,
08:38et essayer d'identifier les auteurs de jets de projectiles
08:40sur les forces de l'ordre,
08:41qui sont restées extrêmement impassibles.
08:45Alors, il y a évidemment l'usage de moyens intermédiaires pour se dégager.
08:48Mais voilà, on est loin de ce qu'on peut décrire,
08:50ici ou là, de policiers qui agressent des manifestants
08:53pour réprimer un mouvement social.
08:55On a bien vu ce dont il s'agit.
08:57C'est des gens qui s'en prennent directement aux policiers.
08:58Mais vous avez dit tout à l'heure, en début d'entretien,
09:00que c'est un échec de la part de ce mouvement.
09:03Le ministre de l'Intérieur, Bruno Rotaio, avait dit « tolérance zéro ».
09:06Vous estimez, ce matin, évidemment, on salue le travail des forces de l'ordre,
09:09que ça a été plutôt une réussite ?
09:11Oui.
09:12Du côté des forces de l'ordre, du côté de l'intérieur,
09:14du côté du renseignement ?
09:15Malgré ces images ?
09:17Oui, il faut toujours rester modeste.
09:18Mais oui, c'est une réussite.
09:21Il y a des gens qui appelaient au blocage du pays.
09:23Ils n'ont pas bloqué le pays.
09:25Mais malgré les dégradations, la casse, le bilan, tout cela.
09:27Les dégradations, il y en a très peu.
09:31Pardon, mais il y en a très peu, des dégradations.
09:33Donc les policiers les ont systématiquement empêchés.
09:36Et ce n'est pas parce que c'est toujours pareil.
09:38On est toujours obligé de se justifier d'images.
09:40Vous avez des gens qui veulent commettre des dégradations
09:41et des forces de l'ordre qui interviennent,
09:43qui vont au contact pour les en empêcher.
09:45Et finalement, ça donne des images,
09:47qui sont des images d'affrontement
09:48entre des forces de l'ordre et des manifestants.
09:51Mais du côté des forces de l'ordre,
09:52si vous avez une intervention qui est légitime,
09:54c'est pour empêcher des dégradations.
09:55Vous n'empêcherez jamais ces images.
09:56Par contre, on empêche les dégradations.
09:58Et c'est ça qui est essentiel pour nos concitoyens.
09:59Qu'est-ce que vous redoutiez le plus hier,
10:01monsieur le préfet de police ?
10:02Qu'est-ce que vous redoutiez le plus ?
10:03Un bâtiment public envahi, une préfecture prise d'assaut ?
10:08On redoutait des blocages, ce qui est intolérable.
10:10Il n'y en a pas eu.
10:11On redoutait des dégradations à l'occasion des manifestations.
10:14Elles ont surtout eu lieu à Paris hier,
10:17où il y avait trois lieux de rassemblement
10:19en même temps, au même moment,
10:21sur la place du Châtelet,
10:23sur la place de la République et place des Fêtes.
10:24Et puis, des déambulations d'un site à l'autre.
10:29Donc, on ne souhaitait pas avoir de dégradations
10:34aussi pendant ces cortèges,
10:36ce qui n'a pas été le cas.
10:37Évidemment, on regrettait,
10:38on voulait éviter absolument
10:40des pillages de magasins,
10:43comme il peut s'en produire parfois,
10:45rarement, mais parfois cela peut arriver.
10:47Et donc, ça n'a pas du tout été le cas.
10:50La question, c'est la suite.
10:51Laurent Nunez, est-ce qu'un tel dispositif
10:53aussi conséquent peut tenir ?
10:55Hier, on voyait bien qu'il y a une volonté
10:57de tester le dispositif policier.
10:59Est-ce que pour la journée du 18,
11:01je le rappelle, journée de rassemblement,
11:03intersyndicale, à laquelle peuvent s'agréger,
11:06évidemment, et à laquelle vont sans doute
11:07s'agréger ces profils violents,
11:09est-ce qu'il faut un même dispositif aussi important ?
11:11Alors, sur le oui, bien sûr, oui.
11:15Parce qu'il y a eu un appel à manifestation
11:18de l'intersyndicale le 18 septembre,
11:21mais un certain nombre d'assemblées générales
11:23se sont tenues dès hier soir,
11:25et notamment initiées par des mouvements
11:29d'ultra-gauche,
11:30qui ont appelé à poursuivre les actions.
11:32Alors, ce ne sera probablement pas
11:33la même intensité que ce qu'on a connu hier,
11:35mais il y aura encore des tentatives d'action,
11:38de blocage.
11:38On l'a vu encore cette nuit et ce matin.
11:40Donc, vous demandez le même dispositif,
11:42on parle de milliers de policiers et de gendarmes.
11:44On a la même vigilance,
11:45on aura la même...
11:47En tout cas, je ne vais pas donner de chiffres
11:49de mobilisation des policiers et des gendarmes,
11:50ce que je peux vous dire,
11:51c'est qu'on aura la même doctrine,
11:52la même détermination,
11:53et c'est ce que nous a demandé
11:54le Premier ministre hier
11:56au Comité interministériel de crise,
11:59en celle qu'il a présidé,
12:00et le ministre d'État,
12:01le ministre de l'Intérieur.
12:01Et c'est ce qu'on va faire,
12:02et c'est ce qu'on a commencé à faire,
12:03encore une fois, je le dis,
12:04dès hier soir, sur la Porte des Lilas
12:06pour éviter une invasion du périphérique,
12:08et ce matin, pour débloquer déjà
12:09au moins Sciences Po,
12:12et on va rester vigilants sur le périphérique.
12:13Sciences Po ce matin,
12:14donc bloqués et débloqués immédiatement,
12:17donc blocage à l'accès
12:18pour évidemment les étudiants
12:20et tous ceux qui peuvent entrer,
12:21tout le personnel.
12:22Absolument.
12:23C'est passé ce matin,
12:24tôt ce matin.
12:25Voilà, c'est passé ce matin,
12:25et vous parliez du 18,
12:27effectivement,
12:28je rejoins votre analyse totalement.
12:30Une manifestation intersyndicale
12:32va réunir plusieurs milliers,
12:34dizaines de milliers de personnes,
12:35et comme on le sait,
12:36traditionnellement,
12:37quand il y a ce type de manifestation,
12:39on a toujours,
12:40en marge du cortège syndical,
12:41ce ne sont pas les organisations syndicales
12:43qui sont en cause,
12:43loin de là,
12:44puisque on travaille avec elles.
12:45Mais vous les appelez à rester
12:47ce cordon,
12:48cette protection
12:49par rapport à ces groupicules ?
12:50Bien sûr,
12:51on travaille avec elles
12:51sur l'itinéraire,
12:52le cortège,
12:53mais vous avez toujours
12:55des groupes qui viennent s'agréger,
12:57généralement devant
12:57le cortège syndical,
12:58et c'est au sein de ces groupes
13:00que se constituent
13:00les fameux black blocs.
13:01Le parcours va être très important aussi,
13:03notamment dans la capitale,
13:04pour éviter certains lieux stratégiques.
13:06Vous vous êtes mis d'accord
13:07sur le parcours ?
13:07Non, il a été déclaré hier,
13:09ce qui est 8 jours avant.
13:10Et quel est son point d'arrivée ?
13:11Je ne préfère pas le dire
13:12parce que je ne suis pas d'accord
13:13avec le point d'arrivée
13:14qui m'a été déclaré.
13:15Donc on imagine
13:16que c'est un point d'arrivée
13:17qui peut être sensible
13:18sur la capitale.
13:19On va discuter comme d'habitude
13:20avec les organisations syndicales
13:21et je ne doute pas
13:22qu'on trouvera comme d'habitude
13:23un accord sur un itinéraire
13:25qui permette à la fois
13:27d'assurer aux organisations syndicales
13:29d'exercer leur liberté
13:30de manifester,
13:31d'expression,
13:32et qui permette de garantir
13:33la sécurité de nos concitoyens,
13:35la sécurité du cortège surtout.
13:36Parce qu'il n'y aurait rien de pire
13:37pour les organisations syndicales
13:39que leur cortège
13:39Il ne faut pas oublier
13:40qu'il peut y avoir une colère légitime
13:42et qu'il y ait des manifestants aussi.
13:44Ce contexte,
13:45M. le Préfet de police de Paris,
13:46c'est un contexte malgré tout
13:47de violences qui perdurent
13:49dans notre pays.
13:49Il y a des divisions,
13:50il y a des fractures
13:51sur lesquelles comptent
13:52des forces étrangères,
13:53semble-t-il,
13:54pour nous déstabiliser.
13:55Je vous pose la question
13:56car vous avez été le premier
13:57à évoquer la piste étrangère
13:59qui semble se confirmer
14:00désormais dans l'affaire
14:01des têtes de cochons
14:02devant les mosquées
14:02d'Île-de-France.
14:04Votre secteur
14:05avec des suspects
14:06qui ont fui le pays.
14:08Donc cette piste-là
14:09de déstabilisation,
14:10elle est actée,
14:11elle est confirmée.
14:12Vous faites allusion
14:13à l'action odieuse,
14:15abjecte,
14:16de dépôt de têtes de cochons
14:17devant neuf mosquées
14:18de l'agglomération parisienne,
14:19un 4 à Paris,
14:205 en petite couronne.
14:21Oui,
14:22Madame la Procureur
14:22de la République de Paris
14:23a communiqué hier
14:25et elle a confirmé
14:27qu'on était sur
14:28des auteurs étrangers
14:29qui avaient quitté le pays
14:30et qui ont engagé
14:32cette action
14:33pour porter atteinte
14:34aux intérêts de la nation.
14:35Donc souffler sur les braises
14:37la division ?
14:37Ça nous a divisé,
14:38souffler effectivement
14:39sur les braises
14:40de la division.
14:41Avec l'objectif,
14:42Monsieur le préfet d'une guerre,
14:43quand on fait ça
14:44avec un tel objectif
14:45dans un pays fracturé,
14:46ça peut aller jusque-là,
14:47évidemment.
14:48Une guerre civile,
14:48des affrontements ?
14:49Évidemment,
14:49c'est pour opposer
14:50nos concitoyens entre eux,
14:53évidemment.
14:54Et puis,
14:54on a bien vu,
14:56ça a été dit,
14:57ça a été relayé
14:58par la presse,
14:59que ces individus
15:00sont mandatés
15:01pour venir commettre
15:02ces actions
15:03et puis repartent très vite
15:03dans leur pays
15:04et ça ressemble
15:05étrangement
15:06aux actions
15:07qu'il y a eu précédemment
15:08avec ces mains rouges
15:09qui étaient apposées
15:10sur un certain nombre
15:11de lieux de culte juif
15:13sur le mur de la Shoah.
15:16On a eu
15:16d'autres actions
15:19de TAG
15:19dans Paris,
15:20souvent la nuit
15:20et on a pu établir
15:22que c'était
15:22des ingérences étrangères.
15:24Donc là,
15:24c'était un peu
15:25notre intuition
15:25de départ immédiatement
15:27quand on a vu
15:28cette action
15:29qui se confirme
15:30effectivement.
15:31Et donc là,
15:31les enquêteurs
15:32qui sont d'ailleurs
15:32des enquêteurs
15:33de la préfecture de police
15:33de Paris,
15:34c'est la brigade criminelle
15:35qui est en charge,
15:36vont poursuivre
15:36leur travail.
15:38Mais Madame la Procureure
15:39de la République
15:39disait hier
15:40que les individus
15:41avaient probablement
15:42déjà quitté
15:42le territoire national.
15:43Je voudrais conclure
15:44et évoquer ce qui s'est passé
15:45parce qu'il y a peut-être
15:46un lien,
15:46on ne l'espère pas,
15:47avec la France.
15:48Hier,
15:49aux Etats-Unis,
15:50c'est un choc
15:50lors d'une figure de proue
15:53du camp conservateur
15:54Charlie Kirk.
15:55Il a été tué devant
15:56des milliers de personnes
15:58sur le campus
15:59d'une faculté.
16:00Il est tombé
16:01sous les coups de balles.
16:02C'est un proche
16:03de Donald Trump.
16:04Alors Donald Trump,
16:04le président américain,
16:05il voit à lui
16:05un assassinat politique
16:06perpétré par l'ultra-gauche.
16:09C'est une violence politique
16:10qui explose.
16:10Une violence politique
16:11sur une violence sociale.
16:13La crainte,
16:13évidemment,
16:14ce matin,
16:14c'est qu'un jour
16:15ça puisse arriver
16:15en France.
16:17Vous êtes aux avant-postes
16:18vraiment de la sécurité
16:19sur l'île de France
16:20mais bien au-delà.
16:21Beaucoup saluent
16:21votre parcours,
16:22votre expérience,
16:24votre calme aussi
16:25à gérer les situations
16:26dont nous venons de parler.
16:27Est-ce que c'est une crainte
16:28pour vous ?
16:29Est-ce qu'un tel climat
16:30quand même
16:31dont on voit un peu légèrement
16:32en France
16:32peut s'installer
16:33et s'enquister chez nous ?
16:34Oui,
16:34c'est une crainte.
16:36C'est-à-dire
16:36quand on arrive
16:36à une telle division
16:38dans la société,
16:39à des débats
16:39qui s'expriment
16:40de manière aussi violente.
16:41Il y a la violence du verbe,
16:43il y a la violence des actions.
16:45On l'a vu hier encore
16:46dans les rues parisiennes.
16:48Et puis on se dit toujours
16:49un jour
16:49il peut y avoir
16:49le cran d'eau dessus,
16:51c'est-à-dire
16:51des violences physiques.
16:53Il y en a déjà eu malheureusement.
16:54L'assassinat ciblé.
16:56La violence qui va
16:57jusqu'à l'assassinat.
16:58Et donc évidemment
16:59ça reste toujours
17:00une crainte.
17:01quand vous avez
17:02une violence verbale,
17:03quand vous avez
17:04une telle division,
17:06vous avez des individus
17:07plus fragiles psychologiquement,
17:08plus fragiles psychologiquement,
17:10qui peuvent se laisser
17:11entraîner
17:12dans la préparation
17:13d'actions violentes.
17:14Vous savez,
17:14on l'a vu,
17:15mon expérience passée
17:17m'a fait suivre
17:18un certain nombre
17:18de groupes d'individus
17:19qui étaient un peu plus fragiles,
17:20un peu plus déboussolés,
17:21et qui à un moment
17:22finalement adhèrent
17:24à cette violence verbale,
17:25à cette dénonciation
17:26de l'autre,
17:27et peuvent avoir
17:29comme projet
17:30de procéder
17:31à des éliminations.
17:32Y compris en France.
17:32On n'en est pas là,
17:34mais il faut rester
17:34extrêmement prudent.
17:36Et c'est pour ça
17:36qu'il faut retrouver aussi
17:38une forme de...
17:40D'apaisement.
17:41D'apaisement
17:41et qu'on retrouve
17:43des espaces
17:44de discussion
17:45entre nous
17:46de manière effectivement
17:47extrêmement apaisée.
17:48C'est important.
17:48Merci de l'avoir fermé
17:49ici même ce matin.
17:50Alors, on a l'aissé à travers vous.
17:51On salue évidemment
17:52l'action de nos forces de l'ordre
17:54qui viennent souvent
17:54sur ces news européens,
17:55policiers et gendarmes.
17:57C'est important
17:57et on sait qu'ils vont rester
17:58mobilisés pendant
17:59un certain temps.
18:00Ils ont fait un travail
18:00encore une fois remarquable hier.
18:02Je les en remercie
18:03parce que ça s'est très bien passé
18:04et on avait
18:06plein de bonnes raisons
18:07de penser que ça ne pouvait
18:08pas être le cas.
18:09Mais ils ont tenu le choc
18:10comme l'a demandé
18:10nous l'a demandé
18:11le ministre d'État.
18:12Merci à vous.
18:13Merci Laurent Nunez.
18:14Bonne journée.
18:15Merci Laurent Nunez.
18:16Merci Sonia Mabrouk.
18:17Vos signatures Europe 1
18:18dans un instant.
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