00:00Alors j'ai beaucoup d'amis dans le pays, parce que vous avez vu qu'il y avait des députés LFI dans tous les blocages un peu partout, vous avez l'air de soutenir le mouvement.
00:08Oui, écoutez, il y a eu effectivement beaucoup de gens dans la rue, comme ça a été dit par l'officier, sous des formes diverses et variées,
00:16et je crois, et vous serez d'accord avec moi, puisque vous avez vu les images circuler sur les réseaux sociaux, de grandes et belles mobilisations dans beaucoup de villes,
00:24des petites, des moyennes, des plus grandes, des milliers de personnes.
00:27Combien de personnes selon vous ?
00:27C'est très difficile à dire, parce que justement, la particularité de ce mouvement, c'est qu'il ne ressemble à aucun autre.
00:34Il y a une diversité d'actions, il y a eu effectivement des diffusions de tracts devant des écoles, il y a eu beaucoup, beaucoup de piquets de grèves.
00:43Mais il y a eu aussi des blocages, des tentatives de blocage.
00:45Ça, ce sont effectivement des amis syndicalistes, des salariés en lutte que nous soutenons.
00:50Il y a eu des actions symboliques, oui, pour renvoyer, parce que pourquoi est-ce qu'il y a ce mot d'ordre de blocage ?
00:57Je voudrais peut-être expliquer cela.
00:59Parce qu'on est aussi dans une situation de blocage institutionnel et politique qui est créée par Emmanuel Macron.
01:05Et d'une certaine manière, on a vu comment les citoyens et les citoyennes ont spontanément sorti ce slogan pour renvoyer au président de la République l'image, justement, de ce qu'il fait au pays.
01:15Parce qu'en définitive, il faut quand même rappeler que si on en est dans cette situation, si des gens vont dans la rue aujourd'hui, s'il y a cette mobilisation, c'est bien parce qu'on est dans un blocage causé par l'obstination des manières Macron.
01:27– Par exemple, un axe routier, finalement, on bloque aussi des Français. On bloque des chauffeurs-livreurs qui ne pourront pas travailler.
01:35– Bien sûr, bien sûr.
01:36– On bloque des chauffeurs VTC qui ne peuvent pas circuler.
01:39– Vous avez raison.
01:40– Est-ce qu'il faut dresser les Français les uns contre les autres ?
01:43– Malheureusement…
01:43– On a entendu aussi la colère de ceux qui ne pouvaient pas travailler aujourd'hui.
01:46– Oui, mais malheureusement, aujourd'hui, la politique d'Emmanuel Macron a dressé beaucoup de Français les uns contre les autres,
01:51a approuvri beaucoup de ces… Vous parlez des salariés, des plus précaires, etc.
01:57Quel est le bilan d'Emmanuel Macron ? Pourquoi les gens en sont arrivés ?
01:59– C'est 2 millions de sommets au moins, par exemple, c'est 150 000 emplois industriels créés en plus, c'est la recréation d'usines partout dans notre territoire.
02:09– Allez dire ça aux salariés d'Amazon, dans votre propre circonscription.
02:14– Mais c'est aussi le résultat des dernières années.
02:17– C'est tellement une réussite, c'est tellement une réussite qu'on est dans une situation de crise économique et sociale.
02:22– C'est un succès cette journée parce que le pays n'est pas bloqué, madame Obonneau.
02:24– Et que même l'OFCE dit que c'est les politiques d'austéritaires qui vont à nouveau impacter l'action.
02:28– Le pays n'est pas bloqué aujourd'hui, c'est une réussite selon vous ?
02:31– Écoutez, moi je trouve que c'est quand même historique qu'un mouvement social ait obtenu une première victoire majeure avant même qu'il ait lieu,
02:37c'est-à-dire la chute de M. Beyrou.
02:39Parce que je vous rappelle que c'est M. Beyrou lui-même…
02:42– Oui mais pourquoi a-t-il enfin demandé la confiance ? Il l'a dit lui-même.
02:47C'est bien l'appel à la mobilisation du 10 septembre, cet appel au blocage,
02:51qui l'a poussé à enfin entendre raison et à comprendre qu'il ne pouvait pas à nouveau passer en force avec un budget d'austérité.
02:58Et c'est ça qui a conduit effectivement deux tiers de l'Assemblée nationale
03:01à voter la défiance à l'égard de votre ancien Premier ministre.
03:05Oui.
03:06Joui-même.
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