Passer au playerPasser au contenu principal
Avec Benjamin Cauchy, entrepreneur, ancien porte-parole des Gilets jaunes / Nicolas Vidal, fondateur de Putsch


Retrouvez Bercoff dans tous ses états avec André Bercoff du lundi au vendredi de 12h à 14h sur #SudRadio.


Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://www.dailymotion.com/video/x75...
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : www.facebook.com/SudRadioOfficiel?locale=fr_FR
▪️ Instagram : / sudradioofficiel
▪️ Twitter : / sudradio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

☀️ Et pour plus de vidéos de Bercoff dans tous ses états : • 😤 Bercoff dans tous ses états

##LE_FAIT_DU_JOUR-2025-09-10##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Sud Radio Bercov dans tous ses états, le fait du jour.
00:04Oui, nous nous sommes préparés ici, vous savez, ça va être 10 jours qu'on dit que c'est l'insurrection qui commence.
00:09Et je vous dirai les manifestations, oui, la chienlit, non.
00:13Comme disait un certain général, il y a un peu plus de 50 ans maintenant.
00:18Non, soyons sérieux, le 10 septembre.
00:21Alors le 10 septembre, vous avez au jour le jour, on vous parle des rassemblements, de certaines manifestations, de poubelles qui bouillent, de lycées attaquées, de ça et là.
00:37Il y a quelque chose qui se passe et qui se passe et on va en parler vraiment longuement avec Benjamin Cauchy.
00:43Bonjour Benjamin Cauchy.
00:45Bonjour André, bonjour à tous les auditeurs.
00:46Bonjour, vous êtes entrepreneur, vous êtes président du cabinet Archimède et je rappelle que vous êtes ancien porte-parole des Gilets jaunes.
00:54Et évidemment, on va en parler des Gilets jaunés.
00:56Bonjour Nicolas Vidal.
00:58Bonjour André Bercov.
00:59Bonjour, toujours aussi le plaisir de vous recevoir.
01:02Vous êtes fondateur et animateur de l'excellent plateforme Pouch Média.
01:07Et effectivement, alors, je voudrais juste commencer par vous Nicolas Vidal.
01:11Vous êtes dans un café, je crois, de Montpellier.
01:14Qu'est-ce qui se passe en ce moment ? Qu'est-ce que vous avez vu depuis ce matin ?
01:21Oui André Bercov, ce matin j'étais sur un point de rassemblement à Nîmes, notamment hier soir sur une AG, parce que vous savez, le terrain est important pour se rendre compte de ce qui se passe.
01:30Ça change un peu des plateaux mainstream.
01:31Et ce matin, je suis allé à ce rassemblement à Nîmes avec un regroupement, je dois vous le dire, très hétéroclite.
01:38Très hétéroclite, pourquoi ? Parce qu'il y avait des Gilets jaunes, il y avait des étudiants, il y avait des retraités, il y avait quelques militants syndicalistes, quelques personnes de l'extrême gauche.
01:47Mais concrètement, c'était assez hétéroclite et c'est assez en différence avec ce qui se passe dans les grandes villes.
01:52Et maintenant, j'ai fait le long trajet André Bercov entre Nîmes et Montpellier, où il y a 22 minutes de route.
01:57Et bien sûr, la manifestation ici a changé de bord, j'ai envie de vous dire.
02:01Ici, c'est plutôt gauche, extrême gauche.
02:03Je l'ai vu ce matin en arrivant sur la place de la Comédie.
02:05Et on voit bien que peut-être qu'il y a à faire une différence aussi entre la ruralité, les villes moyennes et les mobilisations.
02:13Tout à fait.
02:13Voilà où on en est aujourd'hui.
02:15Alors, ce que vous avez vu juste hier à Nîmes et aujourd'hui à Toulouse, est-ce qu'il y a beaucoup de monde ou pas ?
02:21Très franchement.
02:23Alors, très franchement, je vais être très clair avec vous.
02:25Hier soir à Nîmes, il y avait 80 personnes.
02:27Ce matin, il y avait une petite centaine qui se sont regroupées.
02:30Et aujourd'hui à Montpellier, il y a beaucoup plus de monde, effectivement.
02:33Il y a plusieurs milliers de personnes qui se sont regroupées à la place de la Comédie.
02:36Il y a énormément de CRS, un gros service d'ordre, vous le savez, avec des canaux en haute.
02:41Et donc, on craint des débordements, bien entendu, puisque là, on est carrément sur une manifestation, un rassemblement beaucoup plus politisé.
02:47Je pense que ça va être l'objet de l'émission là-dessus.
02:51C'est-à-dire à quel moment il y a le côté des Français en colère.
02:54Et à quel moment l'extrême gauche et la gauche reprennent, bien entendu, la mobilisation à leur compte.
02:58Très exactement.
02:59C'est une question fondamentale qui, à mon avis, va animer nos prochaines heures et nos prochains jours.
03:03Et même au prochain mois, André Bercoff, sincèrement.
03:06Voilà. Oui, complètement.
03:07Donc là-dessus, je crois qu'il y a différentes expressions de ces manifestations-là.
03:13Et après, la question que je me pose, moi, et je pense qu'on est légitimement tous en train de se poser,
03:19c'est à quel moment les Français en colère qui n'en peuvent plus.
03:21Parce que moi, j'ai eu des discussions hier soir avec des Français, des citoyens,
03:26qui me disaient, en fait, on ne peut plus bouffer, on ne s'en sort plus.
03:30Voilà la revendication.
03:31Et si vous me permettez, André Bercoff, de le dire,
03:34comme j'ai beaucoup travaillé sur les Gilets jaunes, j'ai beaucoup suivi les Gilets jaunes,
03:38aujourd'hui, pendant les Gilets jaunes, il y avait une volonté,
03:40et Benjamin Cochy nous le dira, on verra si on est d'accord là-dessus,
03:43mais il y avait la justice fiscale, vous voyez, il y avait la taxe diesel,
03:46mais ce n'était pas que la taxe diesel, il y avait un problème de dignité aussi,
03:49il y avait un mépris de classe qui est ressorti énormément des ronds-points,
03:52et il y avait une aversion manifeste pour Macron.
03:54Mais aujourd'hui, André Bercoff, ce qui me semble absolument clair,
03:58et on le voit d'ailleurs dans les plateaux et on le voit dans les discussions,
04:01aujourd'hui, c'est un dégagisme tout azimut de la méfie au RN,
04:05c'est-à-dire que la désespérance populaire et le mépris que la classe politique affiche
04:10pour la majorité des Français, en n'écoutant pas, manifestement,
04:13ni les élections, ni les décisions, ni les changements de majorité,
04:18aujourd'hui, il y a un dégagisme qui est là.
04:20Je pense que tous les députés, tous les députés n'ont pas bien compris
04:23que ce dégagisme-là, il est en train de se sédimenter,
04:26et quoi qu'il se passe à l'occasion de cette journée,
04:28je pense que ça va être quelque chose à suivre de très près,
04:31ce fameux dégagisme tout azimut.
04:33Et ce dégagisme n'est pas nouveau, et vous le savez Nicolas Dividal,
04:36il date déjà d'il y a quelques années,
04:38et justement, vous avez parlé des gilets jaunes, et vous avez raison d'en parler,
04:40Benjamin Cauchy, pas du tout pour amener simplement vos gilets jaunes,
04:44mais vous étiez un des anciens porte-parole de la première heure des gilets jaunes,
04:48si vous aviez, en dehors, la journée n'est pas finie,
04:52nous sommes un peu plus de midi,
04:55mais au-delà de ça, Benjamin Cauchy,
04:57s'il y avait à tracer, je n'irai pas des parallèles,
05:00mais la situation qui prévalait en 2018,
05:03nous sommes sept ans plus tard, un septennat,
05:06qu'est-ce qui, pour vous, peut être un peu similaire,
05:12ou qu'est-ce qui a changé, peut-être, fondamentalement ?
05:15– Bonsoir, bonjour André,
05:18et moi, ce qui m'interpelle le plus,
05:20et qui me fait penser que les gilets jaunes
05:21ont fait voler leur mouvement de la même manière
05:25que le mouvement du 10 septembre est en train de se faire voler,
05:27le 17 novembre 2018, c'était la France qui casque
05:32qui était dans la rue,
05:33en juillet 2025, c'est la France qui casque
05:36qui était en train de se plaindre,
05:38et finalement, dans les semaines qui ont suivi les gilets jaunes,
05:41comme aujourd'hui, le 10 septembre,
05:42c'est la France qui casse,
05:43c'est la France qui casque contre la France qui casse,
05:46et malheureusement, ce mouvement est en train de se faire phagociter
05:50par l'extrême gauche,
05:51qui n'est autre que l'idiot utile du système.
05:54Voilà le point de comparaison que je pourrais vous faire,
05:56ça c'est sur la forme,
05:57mais sur le fond, soyons clairs,
05:59effectivement, en l'espace de 8 ans,
06:00il y a beaucoup de choses qui n'ont pas été réglées,
06:02Nicolas disait jusqu'au titre que les gilets jaunes,
06:05initialement, c'était un ras-le-bol fiscal
06:06contre la taxe carbone qui devait arriver sur le carburant,
06:09je vous rappelle que les gens sont sortis dans la rue
06:11parce que le litre de diesel était à 1,48€,
06:15on est monté jusqu'à 2€ et quelques centimes
06:17il y a encore un an, un an et demi,
06:20donc les gens sont sortis
06:22parce qu'ils étaient écrasés par la fiscalité,
06:24et du coup, il y a une part de la taxe d'habitation
06:26qui a été supprimée.
06:28Le bilan des gilets jaunes,
06:29sur les 17 milliards que ça a coûté,
06:32entre guillemets, à l'État,
06:33c'est 10 milliards de baisses d'impôts
06:35qui ont pu être générées.
06:37Et pour moi, ce mouvement du 10 septembre,
06:39c'était un ras-le-bol fiscal
06:39qui s'annonçait de nouveau dans la rue,
06:42et aujourd'hui, l'extrême gauche,
06:44dans une volonté tacticienne
06:46et, comme on dirait, malveillante,
06:48eh bien, cherche à récupérer le mouvement
06:49dans l'objectif de prochaines élections,
06:52mais certainement pas pour répondre
06:53aux problèmes de fonds de la France,
06:56c'est-à-dire, nous sommes écrasés
06:57par les charges,
06:58nous sommes écrasés par la dette,
07:00nous sommes écrasés par la fiscalité.
07:02Si les petits salaires
07:03avaient moins de charges sur leur salaire,
07:04ils pourraient mieux consommer,
07:06et l'idée, ce n'est pas que l'État donne plus,
07:08mais que l'État fasse le moins de choses possibles
07:11et que les Français se déployent par eux-mêmes.
07:13Grosso modo, c'est pas bloquons-tout
07:14qu'il fallait penser,
07:15c'est débloquons-tout.
07:16Oui, et que l'État dépense moins,
07:19parce que la manière dont il dépense,
07:21et on le sait,
07:22est absolument dingue.
07:24Mais ce qui est frappant,
07:25et c'est la question que je pose à vous deux,
07:27Nicolas Vidal et Benjamin Cauchy,
07:29c'est que, moi, ce qui m'a frappé
07:30dans cette histoire,
07:31c'est que, dix jours avant,
07:33on commençait,
07:34et c'est là où le narratif
07:36veut absolument l'emporter sur le réel,
07:38et vous savez que c'est valable
07:39pour du Covid à la guerre
07:41en Russie-Ukraine,
07:42en passant par le climat et autres,
07:44on ne veut plus de réel,
07:46en tout cas le pouvoir,
07:47tous les pouvoirs ne veulent plus de réel,
07:48mais ils veulent imposer leur narratif sur le réel.
07:51Donc, vous avez très très bien dit
07:53qu'effectivement les Français,
07:55enfin en tout cas une bonne partie des Français,
07:56pas tous,
07:57il y en a qui sont très bien,
07:59qui sont contents,
07:59qui sont heureux,
08:00et tant mieux pour eux,
08:01mais il y en a qui ne sont pas contents du tout,
08:03pour les raisons que vous avez énumérées,
08:05et beaucoup d'autres,
08:05peut-être,
08:06ils ne savent plus où ils habitent,
08:07ils ne savent plus où ils sont,
08:08que ce soit l'insucrite et autre chose,
08:10et puis surtout l'économie.
08:11Bon,
08:12mais qu'est-ce qui se passe ?
08:13Et que chaque fois qu'il se passe aujourd'hui une manifestation,
08:15sauf les émeutes,
08:16ça c'est encore trop autre chose,
08:18et bien on dit,
08:19ça y est,
08:20c'est récupéré,
08:21et effectivement,
08:22par l'extrême gauche,
08:23ou par un certain nombre de gens qui viennent,
08:25et on ne voit plus que les casseurs,
08:27et est-ce que,
08:28au fond,
08:29est-ce qu'on n'arrive pas à un moment donné,
08:30j'exagère à peine,
08:32on dira,
08:32mais ce n'est plus à peine de manifester,
08:33puisque de toute façon,
08:34il n'y a plus que les casseurs,
08:35donc restez chez vous,
08:37mettez-vous en télétravail,
08:38et tout ira bien.
08:39Benjamin Cauchy.
08:40Oui,
08:41vous avez en partie raison,
08:42vous avez en partie raison,
08:43effectivement,
08:45aujourd'hui,
08:46dans un gouvernement qui est,
08:48entre guillemets,
08:49enfin,
08:49qui ne même pas entre guillemets,
08:50qui est démissionnaire,
08:51un nouveau Premier ministre,
08:52le seul symbole d'autorité
08:54que peut aujourd'hui incarner nos gouvernants,
08:56c'est celui de l'ordre,
08:57et on sait très bien que les Français aspirent
08:59à plus d'ordre et de sécurité,
09:00donc c'est un dénominateur commun
09:02qui est plus important que celle du mécontentement,
09:04donc c'est un narratif qui répond,
09:05entre guillemets,
09:06à un besoin de sécurité et d'ordre,
09:08donc soyons limpides là-dessus,
09:09finalement,
09:10nos gouvernants nous donnent
09:12ce que nous souhaitons,
09:13à savoir plus d'ordre et plus de sécurité.
09:14Je peux vous assurer
09:15qu'avec 80 000 forces de l'ordre
09:17dans la rue aujourd'hui,
09:18il y aura moins de cambriolage,
09:20il y aura moins d'agression,
09:22je peux vous assurer
09:23que ça va fonctionner.
09:24Donc il y a une réponse finalement
09:25à ce que les Français veulent,
09:26mais encore une fois,
09:28pour moi,
09:30le problème de fond,
09:31c'est que ces modes d'action
09:32desservent finalement la cause.
09:35Aujourd'hui,
09:35les Français ne se retrouvent plus
09:36dans la classe politique,
09:37c'est ce que disait Nicolas.
09:38En 2018,
09:39au moment des Gilets jaunes,
09:41les Français appelaient au secours
09:42à leurs élus
09:43et leur disaient
09:44« S'il vous plaît, écoutez-nous ».
09:45C'est pour ça.
09:46Voyez-nous.
09:47Aujourd'hui,
09:48ils ne pensent même pas
09:49à les appeler.
09:50Ils leur disent
09:50« Partez ».
09:52Ils leur disent « Partez »
09:54soit par de la violence dans la rue
09:56ou leur disent « Partez »
09:58en se désintéressant
09:59complètement de ce qui se passe.
10:01Et ça, pour le coup,
10:02ce n'est pas le Radio Bistro,
10:03mais je peux vous assurer
10:04que les gens,
10:05quelle que soit leur classe sociale,
10:07leurs revenus,
10:08sont désabusés,
10:09résignés
10:10et, entre guillemets,
10:11attendent finalement
10:12sans doute le départ
10:13du Président de la République.
10:14Mais en attendant,
10:15ils se moquent complètement
10:16des boutiqueries partisanes.
10:18Alors, justement,
10:19Nicolas Vidal,
10:21d'abord,
10:21effectivement,
10:22on dit 80 000,
10:23effectivement,
10:24avec 80 000
10:24comme autant des Jeux Olympiques,
10:26mais est-ce que ce n'est pas
10:27le curasse ?
10:28Ce n'est pas le système Potemkin,
10:30le village Potemkin.
10:31Effectivement,
10:32pendant 15 jours,
10:33c'était formidable.
10:34Paris était paisible,
10:36peint.
10:36Bon,
10:37sauf qu'on ne pourra pas
10:37mobiliser en permanence
10:3980 000 policiers
10:40aujourd'hui,
10:41demain et après-demain.
10:42Nicolas Vidal,
10:43cette espèce de,
10:44justement,
10:45cette espèce de rage contenue,
10:46cette espèce de rage,
10:47mais aussi de résignation
10:50parce qu'on dit
10:50qu'est-ce qu'on peut faire ?
10:52Est-ce qu'on n'est pas
10:53en train d'arriver
10:55par une espèce de,
10:57vous savez,
10:57de retrouver
10:58ce que disait,
10:59on l'a souvent cité,
11:00mais recitons-le,
11:01Bertolt Brecht,
11:02le dramaturge allemand,
11:03quand il disait
11:03que le peuple maugré
11:05contre le gouvernement
11:06et le gouvernement excédé
11:07décident de changer de peuple.
11:08Est-ce qu'on en est là ?
11:09Est-ce qu'on en est
11:10non pas à la dissolution
11:11de l'Assemblée nationale,
11:12mais à la tentative
11:13de dissolution du peuple ?
11:14Nicolas Vidal.
11:16Bien sûr,
11:16bien sûr.
11:17Le retour du peuple est là,
11:19bien entendu,
11:20quand vous y opposez
11:21le mépris populaire
11:21et le mépris de classe,
11:22parce qu'il y a
11:23cette idée aussi,
11:24bien entendu,
11:25c'est absolument impossible.
11:26Et puis regardez,
11:26André Bercoff,
11:27qu'a fait Emmanuel Macron
11:28hier soir ?
11:28Il a nommé Sébastien Lecornu.
11:30C'est un doigt d'honneur,
11:31un bras d'honneur
11:31au peuple français
11:32en ne voulant pas
11:33chercher nos systèmes.
11:34Donc finalement,
11:35depuis 2005,
11:36et je fais rapidement
11:36le parallèle,
11:37depuis 2005,
11:38je répète aux nos auditeurs,
11:39c'était le référendum
11:41sur le traité constitutionnel.
11:42Ils n'ont pas...
11:43De européens.
11:47Une classe politique
11:47main dans la main
11:48droite et gauche
11:49en 2008 sous Sarkozy,
11:51sous le Congrès de Versailles,
11:52est revenue
11:53sur la décision
11:54souveraine du peuple.
11:55Donc depuis ce temps-là,
11:56depuis cette époque-là,
11:57il y a manifestement
11:58une classe politique
11:59qu'on pourrait appeler
11:59presque une caste politique
12:00qui a délibérément
12:01décidé de manœuvrer,
12:03de diriger
12:04contre le peuple
12:04et contre ses intérêts.
12:06Et je reprends le mot
12:07de Benjamin Cauchy,
12:08c'est un côté boutique
12:10qui est aujourd'hui
12:10et on le voit encore plus.
12:11Moi, je suis effaré,
12:12André Bercoff,
12:13de voir les plateaux télé
12:14depuis trois jours.
12:14On est véritablement
12:15dans des luttes de pouvoir,
12:16on est dans des luttes de poste.
12:18Chacun s'invectit
12:18sur les plateaux,
12:19chacun s'accuse de trahison.
12:21Mais la réalité,
12:22c'est qu'aujourd'hui,
12:22ce dégagisme,
12:23il est meurtrier
12:25pour le pays
12:25dans lequel nous sommes
12:26et nous arrivons,
12:27et je le dis,
12:28mais très sereinement
12:28et très gravement,
12:29j'ai envie de vous dire,
12:30notre système politique
12:31est arrivé à un niveau
12:32de mort cérébrale,
12:34de véritable mort cérébrale
12:35parce qu'une grande partie
12:35de la population
12:36ne croit pas à ça.
12:37Et c'est-à-dire,
12:38et ça se transcrit par quoi aussi,
12:39regardez les critiques
12:41tout à fait légitimes
12:42qui sont posées
12:43sur les privilèges des élus.
12:44D'ailleurs,
12:44je note que l'ancien Premier ministre,
12:46François Bayrou,
12:47avait commencé à poser la question
12:48d'aller regarder les indemnités
12:50ou les privilèges
12:51induits des ministres.
12:52Je rappelle qu'il a rapidement
12:53oublié cette idée
12:54et que nos chers députés aussi
12:55ont rapidement balayé ça
12:56sous le tableau.
12:57Et donc,
12:58aujourd'hui,
12:58ce qui arrive aussi,
12:59c'est que la première étage
13:00de la fusée,
13:01c'est les mobilisations,
13:02c'est le désarroi,
13:03mais c'est aussi
13:05la fin du consentement à l'impôt
13:06parce que cette question
13:07aujourd'hui
13:07d'impôt confiscatoire,
13:09de taxes confiscatoires,
13:12ce n'est ni plus ni moins
13:13que la fin de la démocratie
13:14parce que ça constitue
13:15notre contrat social.
13:17Et à un moment donné,
13:18quand ces gens vont continuer
13:19à pousser le curseur,
13:20ce qu'on appelle cranter finalement,
13:22en essayant par des jeux
13:23de boutiques politiques
13:24pour essayer de rentrer
13:25au gouvernement
13:25parce que c'est le cas,
13:27les Français,
13:28le précipice,
13:29vraiment,
13:30est de plus en plus grand,
13:31de plus en plus profond.
13:32Et vous avez,
13:33bien entendu,
13:34des gens,
13:34comme on l'a dit
13:35avec Benjamin Cauchy
13:36sur les manifestations,
13:37récupérés par l'escrème gauche,
13:39mais ça n'enlève pas
13:40qu'à un moment donné,
13:41vous avez une ferveur
13:42une colère populaire
13:43qui est absolument incontrôlable.
13:45On le voit d'ailleurs
13:45avec,
13:46vous avez vu,
13:47avec ces appels
13:48à ne plus utiliser la carte bleue,
13:49à retirer son argent des banques.
13:51Et donc,
13:51on se rend compte
13:52que manifestement,
13:52même s'il y a sur le terrain
13:54dans la rue
13:55cornaquée,
13:56phagocytée
13:57par l'escrème gauche,
13:58on se rend compte tout de même
13:59qu'il y a une partie
13:59de la population
14:00qui est complètement accablée,
14:02concassée
14:03par une politique néolibérale
14:04qui est en train
14:04de nous tuer,
14:05littéralement.
14:06Et par contre,
14:07les gens essaient
14:07de voter leur pied.
14:08Le problème,
14:09c'est que ce système
14:09ne peut pas tenir.
14:10Imaginez,
14:10par exemple,
14:11faisons la politique fichienne
14:12à 48 heures.
14:13Imaginons que l'agence Fitch
14:15nous classe en single A.
14:17Oui,
14:17mais dévalue la note
14:18de la France,
14:19oui,
14:19de A après A.
14:20Voilà.
14:21Ce que j'appelle
14:22les autruches
14:23est objectif de ce pays.
14:24Je pense qu'à un moment donné,
14:25la claque économique
14:26va être tellement énorme
14:28qu'ils vont être contraints
14:29au moment donné
14:29de se mobiliser
14:30pour ne pas mourir.
14:31Et nous nous retrouvons
14:32dans une situation
14:32complètement dingue
14:33dans le sens
14:33où il y a une fracture.
14:34C'est la sécession
14:35des élites
14:36de Christophe Erlache.
14:37C'est une véritable
14:37sécession des élites
14:38dans laquelle aujourd'hui
14:39tout l'arc politique
14:40des partis
14:41qui sont à l'Assemblée,
14:42soyons précis,
14:44les partis qui sont
14:44à l'Assemblée
14:45et au Sénat,
14:46manifestement,
14:47sont absolument décriés
14:48par une partie
14:49de la population
14:49et on voit bien
14:50qu'on sent une impuissance
14:51et pourquoi on sent
14:52une impuissance aussi.
14:53Je finis là-dessus
14:53très vite.
14:55Qu'est-ce qu'est la grande muette,
14:56la grande omerta
14:57de notre situation ?
14:58C'est qu'il n'est jamais
14:59question de mondialisation.
15:00Il n'est jamais question
15:01d'Union Européenne.
15:02Il n'est jamais question
15:02de rien.
15:03Regardez un seul plateau,
15:04je décide quiconque
15:05aujourd'hui
15:06de me donner
15:06une intervention
15:07d'un député LFI
15:08en député RN
15:09passant par l'arc républicain,
15:11je ne sais pas trop
15:11ce que c'est,
15:11mais apparemment
15:12le bloc central qu'on voyait,
15:13de mettre en avant
15:14à un moment donné
15:15la mondialisation
15:16et le déclassement
15:17de la France
15:18à cause de l'Union Européenne.
15:20Parce que finalement,
15:21nous vivons
15:21une mascarade démocratique
15:22dans laquelle
15:23nos hommes politiques
15:23ne sont que les mauvais acteurs
15:25d'un théâtre de boulevard
15:26et d'ailleurs
15:27dans la scène,
15:27dans la scène,
15:28il n'y a absolument plus personne.
15:29Mais Nicolas Vidal,
15:30c'est vrai,
15:30mais le problème aujourd'hui,
15:31je vais vous dire,
15:32on n'est plus chez Christe Verlache,
15:33on n'est plus dans...
15:34Le problème,
15:34c'est la sécession du peuple,
15:36ce n'est plus
15:36la sécession des élites.
15:38Les élites,
15:38il y a longtemps
15:39qui sont parties
15:39sans laisser d'adresse.
15:41Laissez le peuple
15:41et que va donner le peuple ?
15:43Est-ce qu'il va
15:43s'enfermer
15:44dans une espèce
15:45de passivité
15:46qui peut-être
15:47à un moment donné
15:48va exploser ?
15:49Mais comment ?
15:50On n'en sait rien,
15:50on ne va pas jouer
15:51le marque de café.
15:52Restez avec nous.
15:54Benjamin Cochy,
15:55on vous donne la parole
15:55tout de suite après
15:56cette petite pause.
15:57restez avec nous
15:58parce que c'est
15:59effectivement vital
16:00et c'est très important
16:01pour ce qui va se passer.
16:03Sud Radio.
16:05Sud Radio Bercoff
16:07dans tous ses états
16:07midi 14h.
16:09André Bercoff.
16:10Et pendant
16:11qu'à la Gare du Nord
16:13on se combat
16:14entre manifestants
16:16et CRS,
16:18il y a la passation
16:19des pouvoirs.
16:20Matignon,
16:20très très très important
16:21puisque Sébastien Lecornu
16:24va succéder
16:24à François Bayrou,
16:26c'est en ce moment même
16:27et Benjamin Cochy,
16:29ça va tout changer ça.
16:30C'est évident.
16:31Oui, forcément.
16:33Forcément.
16:33Demain,
16:34tout va aller mieux.
16:34L'herbe sera plus verte
16:35et on va raser gratis.
16:37Non, plus sérieusement.
16:39Je ne pense pas
16:39que ce changement
16:40de gouvernement
16:40va changer quoi que ce soit
16:42et si on peut
16:44faire un parallèle
16:44avec l'événement du jour
16:46et la résignation
16:47qu'expriment les Français
16:49finalement
16:49en n'allant pas voter.
16:51Il y a un Français sur deux
16:52qui ne vont plus voter.
16:53Il y a une grande majorité
16:54des Français
16:55qui ne croient plus
16:55en la classe politique.
16:57J'ai envie de porter
16:58une proposition
16:59aujourd'hui, André,
17:01et puis essayer
17:01d'avancer un petit peu
17:02et de se dire
17:03qu'à défaut de voter
17:05pour des hommes
17:06et des femmes,
17:07je pense que les Français
17:08ont besoin
17:08de voter
17:09et de s'exprimer
17:10pour des idées.
17:11Et je crois
17:11qu'à force
17:13d'utiliser
17:13les élections législatives
17:15comme des exutoires
17:16démocratiques,
17:17des exutoires
17:18de colère
17:18et des soi-disant
17:19respirations démocratiques
17:21qui ne font finalement
17:22que remettre
17:22les mêmes équilibres,
17:24cette France des trois tiers,
17:26un tiers de gauche,
17:27un tiers central
17:27et un tiers de droite
17:28de trois nationales,
17:30on va dire.
17:32Je crois qu'on ne résout pas
17:33le problème
17:33et que pour autant,
17:35il y a une majorité
17:35de Français
17:36qui s'accordent
17:36sur des sujets
17:37pour plus de sécurité,
17:39pour moins d'assistanat,
17:41pour moins d'immigration.
17:42Il y a des sujets
17:43qui sont aujourd'hui
17:44capables de rassembler
17:47plus de 60, 65,
17:4870 % des Français
17:49et que peut-être,
17:50c'est peut-être une idée
17:51qu'on peut émettre,
17:52que notre nouveau Premier ministre,
17:55s'il veut peut-être
17:56changer la donne
17:56et peut-être prendre de court
17:58tous ces partis politiques
17:59qui sont dans des calculs
18:00politiciens
18:00pour les projets municipaux,
18:02pour les projets législatifs
18:03et la prochaine présidentielle,
18:05c'est de rendre la parole
18:06aux Français
18:06sur des sujets référendaires.
18:08Voilà la solution.
18:09Oui, oui,
18:09c'est le fameux référendum
18:11d'initiative populaire
18:11ou d'initiative citoyenne,
18:13c'est vrai,
18:13mais c'est une idée
18:15qui, hélas,
18:16marche bien en Suisse,
18:17mais en France,
18:18depuis 2005,
18:19et Nicolas l'a dit,
18:20on ne veut plus parler
18:21de référendum,
18:212005,
18:22attendez,
18:23c'est un cauchemar,
18:24vous n'allez pas nous refaire ça.
18:25Mais Nicolas Vidal,
18:26justement,
18:27au fond,
18:28qu'est-ce qu'on peut faire
18:29aujourd'hui ?
18:30C'est-à-dire qu'on voit
18:31une situation bloquée,
18:32vous l'avez dit,
18:33alors, justement,
18:35et Benjamin Cauchy,
18:36vous avez bien dit,
18:37le problème n'est pas de bloquer,
18:38le problème est de débloquer,
18:39justement.
18:40Mais, au fond,
18:42on a l'impression
18:43d'assister
18:44à une espèce
18:45de théâtre d'ombre,
18:46hélas,
18:47qui fait des dégâts
18:47et qui en fait des dégâts.
18:49Donc, Nicolas Vidal,
18:50au fond,
18:51qu'est-ce qu'on peut,
18:52quelle est la marge
18:53de manœuvre aujourd'hui ?
18:54Elle existe
18:55ou elle n'existe pas ?
18:56Ou il faut attendre,
18:57juste là,
18:58ce qui va se passer
18:58à l'extérieur,
18:59en Europe et ailleurs,
19:00actuellement,
19:00avec les bruits de bottes
19:01du côté de Napoléon
19:02et ailleurs ?
19:05Il est question
19:06de ne pas
19:07que mort s'en suive,
19:08on est d'accord,
19:09et puis on vit
19:10sur un régime parlementaire,
19:11donc on est censé
19:11avoir des partis
19:13d'opposition,
19:14concrètement,
19:14qui auraient dû,
19:15à un moment donné,
19:16bloquer Emmanuel Macron
19:18dans sa direction
19:19du pouvoir,
19:19bloquer Emmanuel Macron
19:20en ayant nommé
19:21Michel Barnier,
19:22vous savez,
19:22Michel Troïka Barnier,
19:24le rédacteur du groupe Amato,
19:25bloquer,
19:26notamment François Bayrou,
19:27et là,
19:28aujourd'hui,
19:28avoir Sébastien Lecornu,
19:30la réalité aujourd'hui,
19:31c'est que notre système
19:32est bloqué,
19:32puisque nous avons
19:33un régime parlementaire
19:34et des parlementaires
19:35qui sont affiliés
19:36à des partis,
19:37André,
19:37des partis,
19:38donc vous voyez bien
19:39qu'à un moment donné,
19:40les députés répondent
19:41à des logiques de partis,
19:43et la logique de partis
19:43est très simple,
19:44et la logique de partis,
19:44c'est attendre
19:45de prochaines élections législatives
19:47et attendre
19:47la présidentielle de 2027.
19:49Donc,
19:49quand vous avez
19:50une divergence d'intérêt,
19:51une divergence d'objectif
19:52entre des partis,
19:54des députés qui votent
19:54en fonction des désidératas
19:56du parti,
19:57des bureaux nationaux,
19:57que ce soit de la FI,
19:58ORN,
19:59et bien concrètement,
20:00dans ce régime-là,
20:01que peuvent faire les Français ?
20:02Et puis,
20:02on le rappelle,
20:03on l'a rappelé
20:03tout au long de cette émission,
20:04vous avez eu les gilets jaunes,
20:05il y a eu les bonnets rouges,
20:06bien plus vieux,
20:08vous avez eu la réforme des retraites,
20:10vous avez eu les agriculteurs
20:12après à deux reprises,
20:13et bien vous voyez bien
20:13que finalement,
20:14la classe politique
20:15a défendu ça
20:16sur les plateaux télé,
20:17tout ça est très bien,
20:18mais la réalité,
20:18quand il s'agit d'appuyer
20:19sur un bouton rouge
20:20ou un bouton vert,
20:21on appuie souvent
20:21sur le bouton
20:22qui est recommandé
20:22par le bureau national,
20:23et c'est souvent,
20:24c'est pas l'intérêt finalement
20:26du peuple français,
20:27et c'est en ce sens
20:28qu'aujourd'hui,
20:29cette séparation
20:31entre les députés
20:32et le peuple français
20:33qui sont censés
20:34être nos représentants,
20:35enfin,
20:35j'essaie d'enfoncer
20:36les portes ouvertes,
20:37je dis des trucs peut-être
20:38de dingue,
20:39mon cher André Bercoff,
20:40mais manifestement,
20:41ce sont des gens
20:41qui sont censés
20:42s'opposer,
20:43et quand vous avez
20:43des gens finalement
20:45qui laissent passer,
20:46parce qu'on peut me dire
20:48oui,
20:48la LFI a posé
20:49la motion de destitution,
20:50le RN a posé
20:50la motion de censure,
20:51mais la réalité,
20:52c'est que tous ces gens
20:52savent très bien
20:53que le camp d'en face
20:53ne votera pas
20:54ce genre de motion,
20:55ils la voteront
20:56quand vraiment
20:56la situation sera terrible,
20:57et finalement,
20:58c'est un jeu de dupe,
20:59c'est un jeu de dupe
21:00avec des gens
21:01qui se tirent du col,
21:01qui se poussent
21:02sur les plateaux télé
21:03ou les matinales radio
21:03pour nous expliquer
21:04que la solution,
21:05ils l'ont,
21:05mais la réalité,
21:06c'est que cette classe politique,
21:07ça fait 30 ans
21:08qu'elle nous amène
21:08dans le mur,
21:09et je le répète
21:09au risque de paraître
21:11un peu lourdingue,
21:12c'est-à-dire que la question
21:12de l'Union Européenne
21:13qui aujourd'hui
21:14est au centre
21:15de notre déclassement
21:16et la matrice même
21:17de notre déclassement
21:17avec une complicité
21:18de la classe politique
21:19qui nous a jeté
21:20dans ses bras,
21:21on a reparlé de 2005,
21:22pour ne pas en reparler,
21:23ça a été le grand viol démocratique,
21:25et bien finalement,
21:26nous aujourd'hui,
21:26nous obtenons
21:32très très faibles,
21:33ils sont très très faibles,
21:34et ça ne peut pas bien finir,
21:35comment penser aujourd'hui
21:36que cette situation
21:36peut bien finir ?
21:37Comment penser
21:38que Sébastien Lecornu,
21:39nommé par Emmanuel Macron
21:40qui a pris un très très proche,
21:42il faut quand même rappeler
21:42aux auditeurs
21:43que Sébastien Lecornu
21:43est un très très proche
21:44d'Emmanuel Macron ?
21:45Bien sûr,
21:46ils le savent,
21:46ils le savent.
21:47Voilà,
21:48je n'en doute pas,
21:49et c'est un valet
21:50d'Emmanuel Macron,
21:51et il n'y a aucun espoir
21:52sur la façon d'eux,
21:53mais je serai député
21:54de l'opposition
21:54quel que soit le bord politique,
21:56et je ne suis pas,
21:57et bien heureusement,
21:57j'ai envie de vous dire,
21:58et je ne m'y hasarderai jamais,
21:59mais tout de même,
22:00j'aurais pris ça
22:01comme un crach à André,
22:02j'aurais pris ça
22:02comme un crach à la démocratie,
22:04et on continue
22:04dans une espèce de folie,
22:06de fuite en avant,
22:07une espèce de politique
22:08kamikaze d'un Emmanuel Macron
22:09qui finalement
22:10ne mène qu'une politique
22:11de l'Union Européenne,
22:12une politique
22:13de la mondialisation,
22:14on a bien vu
22:15avec le Mercosur,
22:16on a bien vu avec tout ça,
22:17ça aurait dû,
22:18à un moment donné,
22:19déclencher une tempête parlementaire
22:20quand vous avez
22:21Ursula von der Leyen
22:22très vite là-dessus,
22:24qui valide
22:25avec la Commission Européenne
22:26le Mercosur
22:26le traité de libre-échange,
22:27bien sûr, bien sûr,
22:28qui est reçu le lendemain
22:30en grande pompe
22:31par Emmanuel Macron.
22:31Bien sûr,
22:32mais Nicolas,
22:32tout ça,
22:33on le sait,
22:34tout ça,
22:34on le dit,
22:35tout ça,
22:35on l'entend.
22:36Une fois de plus,
22:37on va être là,
22:38et nous sommes,
22:39évidemment,
22:39nous sommes ministres
22:40de la parole,
22:41donc on parle,
22:41et c'est très bien,
22:42et c'est notre boulot.
22:43Tout à fait.
22:44Le problème,
22:45et je voudrais finir
22:46avec ça,
22:47Benjamin Cochy,
22:48vous dites,
22:49et vous avez raison Nicolas,
22:50vous dites,
22:51la marge de manœuvre,
22:51en fait,
22:52elle est très étroite,
22:54mais à un moment donné,
22:56on tranche le nœud gordien,
22:58on l'a vu,
22:59écoutez,
22:59on aime ou on n'aime pas
23:00Trump ou Musk ou compagnie,
23:02mais on a vu qu'aux Etats-Unis,
23:04avec,
23:04on a vu que les choses,
23:05encore une fois,
23:06on peut le déplorer,
23:07c'est pour ceux qui détestent Trump,
23:09c'est terrifiant,
23:10pour les autres,
23:11c'est formidable,
23:12mais on a vu que quand
23:13peut arriver au pouvoir
23:15des gens qui disent,
23:16allez,
23:16qui ont le courage,
23:17ou qui ont en tout cas,
23:18la populisation,
23:20de braver l'impopularité,
23:22d'y aller,
23:23et bien c'est faisable,
23:24et Benjamin Cochy,
23:25en France,
23:26est-ce que c'est faisable,
23:27ou pour le moment,
23:28il faut attendre,
23:29laisser venir,
23:30je ne dis pas attendre le pire,
23:32qui pourrait souhaiter le pire,
23:34mais on a l'impression
23:34que jusqu'aux élections présidentielles
23:36de 2027,
23:37on a l'impression que rien ne va bouger,
23:39ou peut-être des législatives,
23:41si dissolution il y a,
23:43sinon,
23:44on voit que les mouvements,
23:45on parle du 10 septembre,
23:46aujourd'hui,
23:47bon ça va être là,
23:48ça va faire ce que ça va faire,
23:50et puis après,
23:51on comptera effectivement,
23:53les dégâts,
23:54et vous le savez,
23:54que nous avons tous payé,
23:55puisque nous allons tous payé,
23:57le prix des émeutes et des dégâts,
23:59c'est pas,
24:00tous les contribuables,
24:01et pas seulement,
24:02ceux qui cassent.
24:03Benjamin Cochy.
24:04Oui,
24:05la question,
24:06c'est que va-t-il se passer le 11 septembre,
24:08finalement,
24:08que va-t-il se passer demain matin,
24:10demain matin,
24:11on va compter le nombre d'abribus,
24:12de vitrines cassées,
24:13de poubelles brûlées,
24:14on va savoir que ça va coûter 500,
24:16600,
24:16700 millions d'euros,
24:17et d'ailleurs,
24:18juste un petit point,
24:19vous savez,
24:19vous ne le savez peut-être pas,
24:20mais en tout cas,
24:21je suis courtier,
24:22et lorsqu'il faut que j'annonce
24:23à mes clients
24:23qu'à partir de l'année prochaine,
24:25ils vont payer 5% de plus
24:27pour cotiser un fonds émeute,
24:29puisque l'État
24:30n'est plus en capacité
24:32d'assurer la sécurité des Français,
24:34et que du coup,
24:36c'est chaque détenteur
24:38d'un contrat d'assurance
24:39qui va devoir s'acquitter
24:40d'une cote-part
24:42pour réparer les dégâts
24:43de ceux qui cassent dans la rue,
24:45bref,
24:46l'État,
24:46à défaut de pouvoir sécuriser,
24:48se détache
24:49et finalement délègue
24:50aux citoyens,
24:51une fois encore,
24:53cette capacité
24:54à pouvoir réparer les dégâts.
24:56Encore une fois,
24:57pour moi,
24:58le régime parlementaire
25:00a toutes ses raisons d'exister,
25:02et jusqu'à présent,
25:03il a fait force
25:03et de preuves
25:05de bons fonctionnements,
25:07mais il faut
25:08d'autres respirations démocratiques
25:10que celles
25:10que de choisir
25:11des hommes et des femmes.
25:12Et celles que vous avez évoquées.
25:13Pour moi,
25:14c'est la seule option,
25:15c'est la seule option
25:16en attendant 2027,
25:18et encore,
25:19vous avez un postulat
25:19dans votre question
25:20qui est celle de considérer
25:21que l'élection présidentielle
25:22sera en 2027,
25:24les paris sont ouverts.
25:26Oui,
25:26on n'en sait rien,
25:27on verra qui s'accroche à qui,
25:28mais je vais vous dire,
25:29Nicolas Vidal
25:30et Benjamin Cauchy.
25:31Vous avez tous les deux
25:32mis la lumière
25:34sur quelque chose
25:35de fondamental,
25:37et c'est là,
25:37et vous venez le dire
25:38par rapport
25:38à votre métier de courtier,
25:40Benjamin Cauchy,
25:41mais dites-moi,
25:43si l'État n'est pas là
25:44pour protéger les citoyens,
25:45où est sa légitimité ?
25:47L'un des devoirs fondamentaux
25:50régalien de l'État,
25:52c'est pour ça
25:52qu'il a le monopole
25:54de la violence légitime,
25:55légale,
25:55etc.,
25:56c'est de protéger
25:57les citoyens.
25:58S'il avoue,
25:58et il vient de l'avouer
26:00en faisant cette réforme,
26:03en disant,
26:03oui,
26:03vous allez payer tous
26:04pour les émeutes.
26:05Attendez,
26:06alors si vous n'êtes pas là
26:07pour nous protéger,
26:09on fait quoi ?
26:09On se protège nous-mêmes.
26:11Est-ce que ça va être ça ?
26:12Je ne le souhaite pas.
26:13Mais je crois
26:14qu'on est devant
26:14quelque chose
26:15qui est vraiment,
26:16vraiment grave,
26:18c'est que jusqu'où
26:19on va aller
26:19dans ce divorce,
26:21dans cette sécession,
26:22dans cette séparation
26:23entre effectivement
26:25l'État
26:26et les citoyens.
26:27Je crois qu'on y est
26:28quelque part.
26:29En tout cas,
26:30merci,
26:30merci Benjamin Cochy,
26:31merci Nicolas Vidal.
Commentaires

Recommandations