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  • il y a 7 mois

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00:00Bienvenue au Cœur du Crime, un podcast issu des archives d'Europe 1.
00:11Savez-vous que plus d'un tiers des crimes et délits commis en France sont traités par la Gendarmerie Nationale ?
00:19Je m'appelle Yann Kermadek, je suis commandant de gendarmerie.
00:25Je dirige une section de recherche dont la mission essentielle est une mission de police judiciaire.
00:41L'histoire que je vais vous raconter est une histoire vraie.
00:46Tous les faits sont réels et se sont déroulés en France.
00:50Seuls, les noms des personnes et des lieux ont été changés.
00:55Je m'apprête à entamer un troisième pack de bières quand Billy se décide enfin de téléphoner.
01:08Oui ?
01:09Frankel, la cargaison vient de partir, me dit Billy.
01:15La cargaison, Frankel, tu piges ? Hein ?
01:19Ouais, je pige Billy, fais-je en réprimant un rien d'irritation.
01:26Je sais bien qu'il ne faut pas brusquer Billy, il a besoin de temps pour ordonner ses pensées.
01:32Billy est un peu, comment dire, simple d'esprit.
01:35Du moins, est-ce l'impression qu'il laisse à tous ceux qu'il rencontre ?
01:39C'est ce que j'ai cru au début quand ils l'ont placé dans ma cellule à la prison d'État.
01:43Il y a déjà une petite éternité.
01:47Non, en fait, Billy est plus coincé et archi-sensible que simple d'esprit.
01:53Confiant et vulnérable.
01:55Raison pour laquelle je l'ai pris sous ma protection dans ce panier à crabes.
02:00Aujourd'hui, je m'en frotte les mains parce que Billy, Billy petite tête,
02:05vient de me brancher sur le plus beau coup de ma carrière.
02:08Le chargement, Frankel. Tu comprends ? Hein ? Oh, t'es encore là ?
02:16Oui, oui, Billy, je suis encore là.
02:18Non, je réfléchissais.
02:20Bon, je passe te prendre à une heure à ta pension.
02:23Et nous filons quai 62 au coin de la 21e rue et de l'Hudson River,
02:28lui dis-je patiemment, comme si je m'adressais à un gosse.
02:33Dans une heure à ma pension ?
02:35Attends, je vais écrire tout ça.
02:36À propos, tu m'as promis...
02:39Attends, Billy.
02:40J'ai pas dit dans une heure.
02:43J'ai dit à une heure du matin, une heure après minuit.
02:47Billy, je sais ce que je t'ai promis.
02:50Billy, je ne ferai de mal à personne.
02:52Personne ne souffrira.
02:55Je te crois, Frankel.
02:57Bon, alors, je note le rendez-vous.
03:00Il répète à voix haute les mots qu'il écrit soigneusement sur son petit carnet.
03:05Je hausse les épaules et je raccroche.
03:09J'inspecte une dernière fois le matériel.
03:12Les cagoules, les valises, le revolver avec ses fléchettes, les cordes et les poids.
03:21Parfait.
03:21J'annonce au troisième pack de bière et je me prépare à un café instantané.
03:29À une heure et demie du matin, nous nous glissons dans l'obscurité des entrepôts.
03:34Pour un gros type, Billy est loin d'être malhabile.
03:38Il évolue avec silence et légèreté.
03:40Quant à moi, je suis plutôt à l'aise dans ce genre d'exercice.
03:44Des projecteurs éclairent le hangar où sont entreposées les cargaisons de valeurs.
03:52Un gardien patrouille le long de la clôture.
03:54À l'intérieur du hangar, deux autres gardiens tulent tant en tapant le carton.
04:00Je pousse Billy du coude.
04:02« Du velours, Billy, tu vas voir. »
04:05Il ouvre la bouche pour répondre, puis, se souvenant que je lui ai demandé de garder le silence, acquiesce tout simplement de la tête.
04:12Je glisse une fléchette dans le revolver et j'attends que le gardien arrive à notre hauteur.
04:20La détonation ne fait pas plus de bruit qu'une légère toux sèche et je lui expédie une fléchette dans le dos.
04:27« Hé ! » fait-il plus surpris qu'effrié.
04:30« On m'a tiré dessus ! Je suis touché ! Hé ! »
04:34Sur quoi, le sérum entre en action et il s'effondre dans le royaume des songes.
04:41« N'oublie pas que tu m'as juré que tu ferais de mal à personne, hein, Frankel ? Tu m'as juré, hein ? »
04:48S'inquiète Billy.
04:49« Mais oui, Billy, je n'ai qu'une parole. Personne ne souffrira. »
04:54« Si ça se trouve, ce type est déjà en train de ronfler et de faire de beaux rêves. »
05:00Alertés par les cris de leurs collègues, les deux autres ont malheureusement le mauvais réflexe.
05:06Ils bondissent arment au point à l'extérieur.
05:08Il ne m'en faut pas plus pour faire deux beaux cartons en leur expédiant une dose de paix et de tranquillité.
05:15Le plus dur est fait.
05:18Je cisaille la stupide chaîne qui défend l'entrée et Billy et moi pénétrons dans la lumière des projecteurs.
05:25« Effectivement, les trois gardiens ronflent comme des bienheureux.
05:32Je les ligote et enlève cette fichue cagoule dans laquelle je marine à feu doux.
05:38Le reste n'est qu'une formalité.
05:40Billy indique deux caisses tamponnées Columbia Express, la boîte où ils travaillent.
05:45« Les voilà, Frankel. T'es content ? »
05:49« Ouais, Billy, je suis content. Allez, on les prend et on se tire. Allez ! »
05:54En sortant, je m'aperçois qu'un des gardiens commence à se réveiller, beaucoup trop tôt.
06:00Il remue un bras et se met à grogner.
06:03J'aurais jamais dû enlever ma cagoule, surtout avec tous ses projecteurs.
06:07Si jamais il ouvre les yeux et me voit, je dépose ma caisse, m'approche de lui et lui administre un coup de crosse sur la tempe.
06:15« Frankel ! » s'exclame Billy.
06:18« Frankel, t'avais promis que personne souffrirait. »
06:22« Oh, ta gueule ! J'ai pas le choix. Allez, viens, on se casse ! »
06:26Billy me considère avec un regard que je ne lui connais pas, mais garde le silence.
06:34Soixante kilomètres plus loin, je m'arrête sur une aire de pique-nique au bord de l'autoroute, pour deux raisons.
06:40Le silence boudeur de Billy m'exaspère et, avouons-le, la curiosité.
06:48J'ouvre le coffre et je sors une caisse que j'ouvre avec un pied de biche.
06:53Elle est pleine de carnets à ras-bord.
06:56« Neuf cent cinquante mille dollars de traveleurs chèques de la Columbia Express, soit cinq cent mille dollars en argent frais, plus ou moins ce que Jack m'a promis. »
07:08À moi, la belle vie, les champs de course, les jolies femmes, je suis riche, riche !
07:15« Tu es riche ou nous sommes riches ? Je ne fais plus ton ami, Frankel ? »
07:23murmure Billy derrière mon dos.
07:26Il parle d'une voix étrange, implorante, comme un gosse qui va éclater en sanglots.
07:33Je sursaute, je ne l'ai pas entendu arriver, le bougre.
07:36« Oh, Billy, combien de fois faudra-t-il te répéter que tu es mon ami, mon ami, Billy ? »
07:43« Je dis « je » parce que tu n'étais pas là, je te croyais encore dans la voiture. »
07:51« Tu as frappé le garde, » murmure-t-il, faisant la sourde oreille.
07:56« Ah quoi, je lui ai juste fichu une migraine. Allez, viens, on part. »
08:02Après avoir enterré les planches des caisses et transféré les traveleurs chèques dans les valises, nous regagnons l'autoroute.
08:09« Une demi-heure de silence boudeur plus tard, Billy me dit qu'il a faim. »
08:17« Un môme de 135 kilos, ce type. »
08:21« Je regarde machinalement la jauge. »
08:24« Nous allons faire le plein, Billy, t'en profiteras pour acheter des hot-dogs, OK ? »
08:28« Oui. »
08:31« Quand Billy, les bras chargés de hot-dogs, quitte le snack de la station-service, j'ai payé l'essence et caché une fléchette, la dernière, sous mon siège. »
08:42« Nous ne sommes plus qu'à 30 kilomètres de la ferme que j'ai héritée de mes parents, détail que Billy ignore. »
08:49« Dix minutes plus tard, je quitte l'autoroute et m'engage dans un chemin forestier que je reconnais malgré l'obscurité. »
08:57« Oui, c'est là que j'allais chasser avec mon père quand il n'avait pas trop bu. »
09:01« Je roule jusqu'au fleuve et je m'arrête le long d'un bosquet. »
09:04« Hein ? » fait Billy, sortant de sa torpeur.
09:08« Où sommes-nous ? Pourquoi tu t'arrêtes ? »
09:12« Besoin de me dégourdir les jambes et puis j'en ai marre de conduire. Tu veux prendre le volant ? »
09:16« Ah oui ! » dit Billy, qui adore ça.
09:20Alors qu'il s'extirpe de la voiture, je sors la fléchette et l'habit plante dans la cuisse.
09:26« Ah ! Tu m'as planté une fléchette, Frankel ! » dit-il en se retournant.
09:34Son regard ne marque aucune surprise.
09:36« Bon Dieu ! C'est comme s'il s'y attendait. »
09:41« Je savais que t'étais pas vraiment mon ami. »
09:45« Fait-il la voix pâteuse avant de perdre connaissance. »
09:52Ligoter Billy et le lester des deux poids avant de le jeter dans le fleuve est la seconde formalité de la soirée.
10:00Pauvre Billy, si confiant.
10:03Sacré Billy, il avait toutes les qualités.
10:10Confiant, lent à réagir et travaillant à la Columbia Express.
10:17Le complice idéal pour un coup comme celui-ci.
10:20Il ne reste qu'une troisième formalité et à moi la dolce vita.
10:25Comme vous allez vous en apercevoir dans quelques instants.
10:37À la prison d'État, Billy, archi sensible, archi coincé, avait la réputation d'un simple d'esprit.
10:45Et c'est pourquoi Frankel l'a pris sous sa protection.
10:49Il peut s'en frotter les mains, Frankel, car Billy lui propose un coup tout simple.
10:53950 000 dollars en traveleurs chèques.
10:57Le coup réussit.
11:00Malheureusement pour Billy, car en guise de remerciement,
11:04Frankel le descend et le jette dans un fleur.
11:07Le gros Billy, lesté de deux poids de 25 kilos, coule comme une pierre.
11:17Excite Billy.
11:19Je me sens un peu coupable, mais...
11:22Il n'aurait vraiment pas été prudent de le laisser courir après un coup comme ça.
11:26Il aurait suffi que quelqu'un prononça mon nom pour qu'il lâchât le morceau, n'est-ce pas ?
11:31Il était tellement fier d'être mon pote.
11:34La vue de la ferme que m'ont laissé mes parents efface mes derniers remords.
11:41Ah, ma jolie petite ferme !
11:43Vingt hectares près d'un petit lac encastré dans les collines.
11:47Malgré les mauvaises herbes qui ont envahi les vignobles et les cerisets, les clôtures qui s'affaissent,
11:53elle n'a rien perdu de son attrait, ma petite ferme.
11:57Le calme, la paix, la planque.
12:02Bien que, pour les honnêtes gens, ce soit l'heure du petit-déjeuner,
12:07je me sers un Jameson et allume un bon cigare.
12:11Ces gourmandises, somme toute banale, prennent la saveur particulière d'une promesse.
12:18En les dégustant, je caresse distraitement les valises de traveleurs chèques que j'ai posées près de mon fauteuil.
12:25J'en suis à me demander si je vais louer la ferme ou la garder comme résidence secondaire
12:32quand je me rappelle que je dois téléphoner à Jack dans le Nevada.
12:37Une voix d'homme répond.
12:39Oui ?
12:41Un des gardes du corps de Jack, j'imagine.
12:44C'est Frankel, dis-je.
12:45Une minute plus tard, j'ai Jack au bout du fil.
12:48« J'ai la marchandise, Jack. »
12:52« Parfait. Combien ? »
12:53« Neuf cent cinquante mille. »
12:56Jack émet un sifflement admiratif.
12:59« Le score est élevé, Franck. En coupure de combien ? »
13:04« Dix et vingt, Jack. »
13:06« De mieux en mieux. »
13:08Puis, après une pause.
13:10« Sincèrement, je ne croyais pas que tu réussirais, Frankel. »
13:15« Tiens donc, et pourquoi ? »
13:17« À cause du type qui t'a branché sur le coup, cet idiot qui devait t'indiquer où serait la marchandise. »
13:23« Rassure-toi, l'idiot, comme tu dis, a été parfait. Simple d'esprit ou pas. »
13:30« Oui, admettons. »
13:31« Et où est-il maintenant ? »
13:33« L'esprit en paix dans la nature, Jack. »
13:36« Je voulais simplement être sûr qu'il ne parlera pas. C'est dans l'intérêt général, n'est-ce pas, mon vieux ? »
13:43« Il ne parlera pas, Jack, je te le garantis. »
13:45« Non, si tu le dis. »
13:47« Ok, Franck. »
13:49« Vous pourrez-je te joindre dans une semaine ou deux ? »
13:52« Je préfère être sûr que les fédéraux ne te filent pas le train, tu comprends ? »
13:56« Tout à fait, Jack. Tu peux me joindre dans ma ferme, mais sois sûr qu'il n'y a pas un chat sur mes talons. »
14:01« C'est un coup bien préparé, Jack. Tu trouveras mon téléphone dans la nuire, sous mon vrai nom, pour changer. »
14:07« D'accord, Franck. Je te contacterai sans faute. »
14:11« N'oublie pas d'apporter le fric, hein, Jack. D'après ce que j'ai calculé, ça va chercher dans les 500 000 dollars. »
14:18« T'inquiète pas pour ça. »
14:21Je raccroche en souriant.
14:22« La bouteille de Jameson est là, à portée de la main. Je me resserre un verre en regrettant un peu que Billy soit absent. »
14:32« C'est vrai, j'ai horreur de boire seul. »
14:36« À ta santé, Billy. J'espère que tu ne m'en voudras pas trop quand j'irai te rejoindre, le plus tard possible, bien entendu. »
14:45Avec son organisation, Jack écoulera sans problème les traveleurs-chèques dans le monde entier.
14:51L'avantage avec lui, c'est qu'il peut se permettre de travailler à long terme.
14:55Il peut attendre des années, si nécessaire, avant de remettre les traveleurs-chèques en circulation.
15:01En effet, les ordinateurs finissent tôt ou tard par se fatiguer, au bout de deux ou trois ans,
15:07si aucun traveleur-chèque volé ne réapparaît dans une banque.
15:10Quoi qu'on en dise, les ordinateurs ont quelquefois la mémoire courte.
15:19Exactement une semaine plus tard, le téléphone sonne.
15:23Je lance mon journal sportif dans un coin de la pièce et bondis de mon siège.
15:27« Tiens, Jack a dû écourter la période d'attente, pensais-je avec quelque inquiétude.
15:32Ce n'est pas dans ses habitudes, lui, si prudent. »
15:36Encore que, après tout, la radio répète depuis une semaine que la police n'a trouvé aucun indice
15:41lui permettant d'avancer dans son enquête à propos du vol du quai 62.
15:46J'hésite quand même avant de décrocher.
15:50« Oui, allô ? »
15:53« Eldon Frankel ? »
15:55« Ce n'est pas la voix de Jack. »
15:58« À qui est-ce l'honneur ? »
15:59« C'est à propos d'une enquête téléphonique, monsieur.
16:02Nous appelons un certain nombre de résidents du comté pour savoir s'ils suivent le programme
16:06de la commission du comté à la télévision. »
16:09« Ah ! Je n'ai ni la télévision, ni le téléphone ! »
16:13Fais-je en raccrochant avec un sourire.
16:18Moins d'une heure plus tard, une chevrolet poussiéreuse s'engage dans la cour
16:22et se parque devant la grange.
16:24Deux types descendent, s'approchent de la maison et cognent à la vitre de la porte de la cuisine.
16:29Comme ils peuvent me voir à travers le rideau, je suis bien obligé de me manifester.
16:34« Ouais, qu'est-ce que c'est ? »
16:36« Bonjour, monsieur Frankel. Content de vous trouver chez vous. Nous pouvons entrer ? »
16:41« Non, mais c'est à quel sujet ? Je suis très occupé. »
16:44« Une simple formalité, monsieur Frankel.
16:46C'est à propos des traveleurs-chèques que vous avez volés quai 62 à New York la semaine dernière. »
16:54« Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? »
16:58« Vous ne croyez pas que nous serions mieux à l'intérieur pour parler, monsieur Frankel ? »
17:02« Ouais, » dis-je en ouvrant la porte à contre-cœur.
17:05« Corrie du FBI, » dit-il en brandissant une plaque dorée.
17:12« Et mon collègue, c'est Fred Tibet de la police de New York. »
17:17Je reste face à eux, sentant la panique m'envahir.
17:20« C'est une plaisanterie ou quoi ? »
17:23« Je crains fort que non, monsieur Frankel. Nous avons un mandat d'arrêt. »
17:28« J'arrive pas à y croire. Bon, le tout est de garder son calme. »
17:35« Bon, ben, entrez. Ainsi, vous avez fait tout ce chemin pour m'arrêter ? »
17:41« Monsieur Frankel. D'ailleurs, vous avez l'habitude, n'est-ce pas ? Vous avez déjà passé trois ans en prison, non ? »
17:46« Finalement, de quoi est-ce qu'on m'accuse ? »
17:50« Oh, une broutille ! »
17:52« Pour l'instant, recel de marchandises volées. »
17:55« Recel ? »
17:57« Quelle marchandise ! »
18:02« Sambia Express numéro 767 456 687. »
18:08« Une petite coupure de 10 dollars remis en paiement au Harry's Snack dans la nuit de vendredi à samedi. »
18:16« Une scène me revient avec une précision dérisoire. »
18:21« Billy ! Ce vieux Billy, quand il a été chercher ces fichus hot dogs ! »
18:26« L'imbécile ! L'ordure ! »
18:30« Mais j'ai jamais utilisé de traveleur chèque, croyez-moi ! »
18:33« Je veux bien vous croire, monsieur Frankel. »
18:35« Le problème, voyez-vous, est qu'il porte votre signature en deux endroits. »
18:39« Signature et contre-signature. »
18:45« Je revois les protestations de Billy quand j'ai assommé le garde. »
18:50« Je revois ses yeux quand il m'a surpris à faire mes projets de solitude dorée. »
18:56« J'imagine la possibilité qu'il a eue de subtiliser un traveleur chèque quand on remplissait les valises. »
19:02« Et surtout, surtout... »
19:06« Je me rappelle que Billy a été envoyé en prison pour contrefaçon et faux en écriture. »
19:12Vous venez d'écouter Au cœur du crime, un podcast issu des archives d'Europe 1.
19:23Réalisation, Julien Tarot.
19:25Production, Estelle Laffont.
19:28Patrimoine sonore, Sylvaine Denis, Laetitia Casanova et Antoine Reclut.
19:35Au cœur du crime est disponible sur le site et l'appli Europe 1.
19:38Écoutez aussi l'épisode suivant en vous abonnant gratuitement sur votre plateforme d'écoute.
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