- il y a 5 mois
Avec Françoise Degois et Robert Ménard
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NewsTranscription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger.
00:04Et le Grand Débrief avec vous, évidemment, au 0826 300 300.
00:09J'aimerais vous entendre. Qu'est-ce que vous en pensez, vous, de cette situation ?
00:13Est-ce qu'il y a, est-ce que derrière, il doit y avoir une dissolution ?
00:16Si Bayrou chute, une dissolution, et puis, donc, de nouveau, un autre gouvernement ?
00:22Ou est-ce qu'Emmanuel Macron devrait se poser la question de la démission ?
00:25J'aimerais vous entendre, on va en parler dans un instant.
00:28Et puis, il y a l'autre sujet qu'on va évoquer aussi avec Françoise Degoy et Robert Menard.
00:32C'est, tout de même, cette discussion, alors certes, ils ont été filmés à leur insu,
00:37mais tout de même, de deux journalistes du service public
00:40qui échafaudent des hypothèses avec des gens du Parti Socialiste.
00:43J'aimerais vous entendre, en fait, dans un instant.
00:46Avant ça aussi, je vous rappelle que vous avez encore quelques minutes pour jouer.
00:50Vous envoyez le petit message Sud au 7-20-18, 7-20-18,
00:54et vous pouvez gagner une radio portable d'AB+, et FM,
00:58pour pouvoir nous écouter partout en France, et même au-delà.
01:03Donc, Françoise Degoy et Robert Menard.
01:08Alors, Bayrou chute, c'est ce qu'on se dit.
01:11On va aller dans cette hypothèse, quand même, puisque, a priori, c'est fait.
01:14Est-ce qu'il y a la possibilité d'un gouvernement à droite ou à gauche ?
01:19On a beaucoup vu, Robert Menard, la droite et des LR qui étaient réunis ce week-end,
01:25et qui ont écouté Bruno Retailleau, et il y a eu des voix à droite qui ont dit
01:29qu'il faudrait qu'on forme une grande coalition, quoi.
01:35Chose qu'on n'avait pas entendue jusqu'à présent.
01:37Robert Menard.
01:38Écoutez, j'y étais, figurez-vous, à la réunion des LR,
01:42parce qu'il m'avait invité, pas parce que je ne suis pas un militant des LR,
01:45je ne suis pas un déranger des LR,
01:46mais parce qu'il faisait un débat sur est-ce qu'il est autorisé d'interdire ?
01:49Vous savez, pour renvoyer au slogan de mai 68, interdit, d'interdire.
01:53Et comme moi, je suis de cette génération-là, je parlais de ça.
01:57Attendez, j'ai entendu tout et son contraire chez les LR.
02:01L'intérêt des LR, c'est que vous pouvez avoir tous les points de vue.
02:04En un quart d'heure, tout le monde vous dit des choses et son contraire.
02:09La réalité, c'est quoi ?
02:11La réalité, c'est que M. Bayrou ne sera plus chef du gouvernement ce soir.
02:17Une dissolution, expliquez-moi donc pourquoi le résultat serait à ce point différent
02:23de ce qu'il a été il y a un an.
02:24Oui, il y aura sûrement plus d'élus du RN et moins du centre,
02:29mais peut-être pas suffisamment pour qu'il y ait quelque chose de stable,
02:34de quelque chose qui fonctionne.
02:35Et en France, surtout, et c'est là-dessus que je veux finir,
02:38en France, il y a juste quelque chose qui s'appelle l'élection présidentielle.
02:41Tout découle du choix du président de la République dans ce pays.
02:44Alors, vous pouvez ne pas être d'accord avec la Constitution.
02:46Vous pouvez dire la Ve République, c'est n'importe quoi et tout.
02:50Vous avez le droit de le dire.
02:51Mais en tout cas, c'est celle-là aujourd'hui.
02:53Donc, moi, je pense qu'on ne pourra pas faire l'économie de se poser une question.
02:58Est-ce qu'il ne faut pas que le chef de l'État parte ?
03:01Le problème, c'est que ce n'est aucun de nous trois qui allons décider que M. Macron parle,
03:06c'est la preuve du contraire, et que ça dépend de lui.
03:09Est-ce qu'il va se dire que peut-être que le plus grand service qu'il rende à son pays,
03:14qu'il aime, je n'en doute pas un instant, c'est de quitter l'Élysée ?
03:19Je n'en suis pas sûr, mais je vous propose, je vous propose à Sur Radio,
03:22de l'appeler, de lui poser la question en disant,
03:24est-ce qu'il est prêt à se sacrifier pour la France et quitter l'Élysée ?
03:28Et vous me direz la réponse.
03:29Oui.
03:30Françoise de Gois, sur cette hypothèse évoquée par Robert Ménard ?
03:35Écoutez, vous savez, pour connaître les présidents de la République,
03:37et Robert Ménard les connaît, dans leur entité,
03:40je n'ai pas dit les présidentes, parce que pour le moment,
03:42aucune femme n'a accédé à la présidence.
03:44Pour les connaître, en connaître certains, au moins deux,
03:47François Hollande et Nicolas Sarkozy, plus François Hollande,
03:51vous savez toujours qu'il y a dans les recoins de la tête d'un président de la République,
03:55des hypothèses qu'aucun de nous ne pouvons imaginer autour de cette table.
03:59C'est-à-dire, c'est la surprise du chef, non c'est un peu trivial,
04:01mais en tout cas, c'est une possibilité.
04:04Il y a la possibilité d'une île.
04:05Donc, je ne fermerai pas la porte en disant qu'Emmanuel Macron restera jusqu'au bout.
04:10Je ne m'amuserai pas à ça, parce qu'il est peut-être possible
04:13que dans un coin de sa tête, il y ait cette hypothèse.
04:16Et vous connaissez Robert Ménard et Emmanuel Macron comme moi,
04:18vous le connaissez bien, et vous savez très bien
04:21qu'il est tout à fait capable, par tempérament,
04:24d'utiliser à un moment donné cette hypothèse-là
04:27à des fins personnelles, bien sûr, pour se faire regretter.
04:30Ce que vous sous-entendez, c'est qu'il est un peu imprévisible.
04:34Il est totalement imprévisible.
04:34Robert Ménard, vous êtes d'accord avec ce qu'évoque Françoise Degouard ?
04:38Françoise, elle a raison.
04:40Il nous l'a fait le coup, parce que quand même,
04:42aucun d'entre nous, deux heures avant la dissolution,
04:46n'aurait mis un copec sur « il va dissoudre ».
04:49Et attendez, j'ajoute, aucun d'entre nous n'aurait pensé
04:53que François Bayrou mettrait en jeu un vote de confiance, honnêtement.
04:59Après coup, c'est toujours...
05:00Vous savez, les journalistes, je dis « on »,
05:02parce qu'il y a été tellement longtemps,
05:04on est tout le temps malin.
05:05Vous savez, après coup, on dit « ouais, mais tout était prévu,
05:07bien sûr que ça allait être ça ».
05:09Mais enfin, aucun d'entre nous n'imagine,
05:11et vous avez raison, Françoise,
05:13ce qu'il est capable de faire demain.
05:14Je ne le connais pas assez, je ne le connais pas bien,
05:17j'ai discuté deux ou trois fois avec lui,
05:18mais je ne sais pas, moi, je vois comme observateur,
05:21comme homme politique, puisque c'est ce que je fais maintenant,
05:24oui, il est capable de tout.
05:25Aujourd'hui, en tout cas, il y a un blocage.
05:28Attendez, le problème, Patrick, c'est quoi ?
05:31Comment vous pouvez diriger un pays,
05:34quand le chef de l'État, il a en tout et pour tout,
05:36qu'est-ce que c'est, Françoise ?
05:3715% de la vie favorable,
05:39et le chef de gouvernement, qu'en moins 14.
05:42À un moment donné, c'est...
05:43Si personne n'écoute Sud Radio, vous pouvez aimer la radio,
05:47il y a un problème.
05:48Et là, ils sont dans ce cas-là, ils sont dans ce cas-là.
05:51Ce que dit Robert, moi, je vais encore l'aggraver,
05:54c'est-à-dire qu'en réalité, c'est le principe de la cinquième,
05:58c'est-à-dire que le Premier ministre sert de bouclier.
06:01Et ce qu'on constate, depuis qu'on a compris,
06:04en quelques heures, je ne sais pas comment a fabriqué son coup,
06:07François Bayrou, est-ce qu'il a même passé des coups de fil
06:09pour s'assurer que le RN ne devrait pas contre lui,
06:11je ne s'en suis même pas sûre.
06:13En tout cas, il pensait faire un coup d'enfer.
06:15En quelques heures, on savait qu'il serait renversé.
06:18Il n'y avait plus aucune surprise le jour même.
06:22Et en réalité, qu'est-ce qu'on voit à partir de ce moment-là ?
06:25Bayrou qui sort du jeu dans toutes les enquêtes d'opinion.
06:27Et en réalité, on a maintenant Emmanuel Macron
06:30qui est seul face au pays.
06:33Bayrou, aussi imperfait soit-il,
06:36continuait quand même de servir un peu de bouclier,
06:39si ce n'est d'airbag dans l'opinion au Président de la République.
06:41Et qu'est-ce qu'on voit depuis que Bayrou finalement est liquidé par l'opinion ?
06:46Les gens, pour eux, il n'y a pas d'histoire et il n'est plus là.
06:48Eh bien, on voit finalement tous les traits de caractère et d'image en réalité
06:53d'Emmanuel Macron s'effondrer.
06:55Et qu'est-ce qu'on voit monter ?
06:56Eh bien, on voit monter le désir de démission.
06:59Je parlais avec un grand élu de droite,
07:01vraiment la droite sociale, un type formidable ce week-end.
07:04Il me disait, j'ai passé,
07:06humainement, je veux dire, ce n'est pas ma caméolithiquement,
07:09mais il m'a dit, j'ai passé ma journée dans mon département
07:13avec les maires, même les plus modérés.
07:16Il n'y en a pas un qui ne m'a pas dit, il faut qu'ils partent.
07:19Même les plus modérés.
07:20Et moi, je leur explique, je fais la pédagogie.
07:22Vous vous rendez compte, qu'est-ce que ça veut dire,
07:24la démission du Président de la République ?
07:26Qu'est-ce que ça signifie ?
07:27On ouvre, on crée un précédent.
07:29On s'en fout, il faut qu'ils partent.
07:30Il est seul face au pays maintenant, Robert Ménard, je pense, Emmanuel Macron.
07:33Robert Ménard, oui, c'est ça.
07:35Il est seul de plus en plus, quoi.
07:38Vous savez, à un moment donné, moi, je vous le dis,
07:40ils peuvent dire ce qu'ils veulent,
07:42même des choses de bon sens.
07:44Attendez, François Bayrou, il dit aussi des choses de bon sens,
07:47il ne faut pas rigoler.
07:48Sur l'analyse de la crise, on ne peut pas dire qu'il a tort.
07:51Ils pourraient dire n'importe quoi.
07:54Aujourd'hui, ils sont inaudibles.
07:57Et ça, c'est un problème.
07:59Ils sont inaudibles.
08:00Or, il n'y a pas que le problème de la dette à régler.
08:02Il n'y a pas que le fait qu'on rembourse avec des taux d'intérêt de plus en plus importants.
08:07Il y a la question des questions que les gens se posent aussi.
08:09Enfin, je ne sais pas, les gens, moi, ceux que je vois,
08:11je ne vais pas parler des gens, je n'en sais rien.
08:13Ceux que je rencontre, moi, chez moi, Françoise,
08:16c'est qu'ils me parlent des questions de sécurité
08:18parce qu'ils en ont marre des dealers qui les font chier à longueur de temps.
08:21Ils me parlent d'une immigration qui n'est pas contrôlée.
08:24Et ils ont l'impression que leur pays est en train de changer
08:27et que ce pays change comme ils n'ont pas envie de le changer,
08:30comme ils n'ont pas envie de le voir changer.
08:31Vous pouvez ne pas être d'accord avec ça.
08:33Ce n'est pas le problème.
08:34Le problème, c'est ça qui les préoccupe.
08:36Un problème d'école, ils se disent, enfin, à l'école,
08:39où elle est l'autorité, comment ça se passe ?
08:42Enfin, il y a tout ça.
08:43Et ces questions, il faut y répondre.
08:45Et aujourd'hui, les gens qui dirigent ce pays,
08:47ils sont incapables d'y répondre
08:49parce qu'ils n'ont plus l'autorité pour y répondre.
08:51Ils font renverser la table.
08:52Et je le dis, je ne l'aurais pas dit, Françoise ou Patrick,
08:55je ne l'aurais pas dit il y a six mois.
08:57Parce que je suis attaché à un minimum de tranquillité.
09:00Un minimum, vous avez compris,
09:02il ne faut pas se tromper.
09:03Je continue à ne pas le dire,
09:07ne pas dire qu'il faut qu'il démissionne.
09:08Parce que je pense que là, pour le coup,
09:10tous les ressorts de la tragédie, pour moi, sont remontés
09:12si Emmanuel Macron démissionne.
09:14Je pense qu'il a deux options.
09:15Vous savez, moi j'adore jouer aux échecs depuis que je suis petite.
09:17Je ne sais pas si quelqu'un joue aux échecs ici.
09:19Il reste très peu de pièces sur le jeu.
09:22En réalité, Emmanuel Macron, ce matin, il a deux choix.
09:24Soit il part sur la gauche,
09:27avec l'option Olivier Faure, gauche minoritaire.
09:30On s'enlève le 49.3 et on négocie texte par texte.
09:34On sait très bien, parce que les discussions sont menées entre le PS,
09:38qu'au niveau des parlementaires, notamment de droite,
09:40on peut trouver des accords de la minorité attale.
09:44On peut trouver des accords, notamment sur Zuckman.
09:47Deuxième hypothèse.
09:48Il continue.
09:49On tombe toujours du côté où on penche.
09:51Il renomme le bloc central, avec l'idée qu'il ne sera pas censuré au budget.
09:56Et je pense que c'est les deux seules options qu'il a.
09:59Et les pleins pouvoirs.
10:00Certains évoquent aussi un article, les pleins pouvoirs, pour trois mois.
10:03Non, non, mais je vous dis ça.
10:06Sur le budget, peut-être.
10:07Sur le budget.
10:08Les pleins pouvoirs sur le budget.
10:09Allez, on continue dans un instant.
10:11Robert Rénard et vous, Françoise de Gois.
10:13Et vous, au 0826 300 300, vous pouvez réagir sur ce qui vient d'être dit.
10:16Et puis, tiens, puisque vous avez dit qu'il y avait des choses qui étaient inaudibles.
10:20Il y avait une conversation qui était un peu inaudible, mais on a réussi à comprendre parce que certains l'ont décrypté.
10:24Vous voyez ce que je veux dire ?
10:25Deux journalistes du service public qui dialoguent avec le PS.
10:29Dans un instant, sur Sud Radio.
10:30Évidemment, le grand matin, c'est jusqu'à 10h.
10:33Ensuite, il y aura la vérité en face avec Jean-François Akili.
10:35Le grand matin Sud Radio, 7h10, Patrick Roger.
10:43Et le grand débrief avec Robert Ménard, Françoise de Gois.
10:45Et on va revenir avec vous.
10:47Et vous, au 0826 300 300, parce que je sais que vous êtes en train d'appeler.
10:51Avec vous, dans le hashtag, on en parle, Benjamin Glaze.
10:53L'une des polémiques du week-end.
10:55Donc, c'est la rencontre entre deux journalistes du service public et deux dirigeants du PS dans un café, dans une brasserie parisienne.
11:01Oui, la polémique a éclaté vendredi dernier avec une vidéo publiée par le média L'Incorrect.
11:06Dessus, on y voit deux journalistes du service public.
11:08Effectivement, Thomas Le Grand et Patrick Cohen discutaient avec deux cadres du PS.
11:13Cette vidéo, elle a été prise à leur insu en juillet dernier.
11:15Dans la conversation, il est notamment question de Rachida Dati et de sa campagne à la mairie de Paris.
11:20À ce sujet, Thomas Le Grand assure, je cite, faire ce qu'il faut avec Patrick Cohen.
11:31Nous, on fait ce qu'il faut depuis la diffusion de cette séquence.
11:35Les deux journalistes sont accusés de complot, de connivence avec le PS.
11:38Rachida Dati, elle-même, a vivement réagi.
11:40La ministre de la Culture dénonce des propos graves et contraires à la déontologie.
11:45France Ater a immédiatement décidé de suspendre Thomas Le Grand à titre conservatoire.
11:49Celui-ci reconnaît des propos maladroits, mais assume de s'occuper journalistiquement, dit-il, des mensonges de Madame Dati.
11:55De son côté, Patrick Cohen n'a pas été mis à pied.
11:57Il dénonce dans la tribune du dimanche un vol de conversation privée sorti de son contexte.
12:03Défense mise à mal par une vidéo d'archive ressortie ce week-end sur les réseaux sociaux.
12:07Écoutez, nous étions en 2018.
12:10Patrick Cohen avait justifié la diffusion d'un quotidien d'enregistrement
12:13issu d'un dialogue à huis clos entre Laurent Wauquiez et des élèves de l'école de commerce de Lyon.
12:17On se rappelle que ce n'est pas un bureau politique de LR qui a été espionné.
12:21Ce n'est pas un rendez-vous secret, une enceinte scolaire ou universitaire.
12:24C'est un endroit public, bien sûr.
12:26La loi dit qu'on ne doit pas enregistrer les gens à leur insu.
12:29Mais il y a une démarche journalistique, moi, qui me semble tout à fait légitime.
12:33Et le résultat est très intéressant.
12:35Voilà, l'arroseur à rose et peut-on lire sur les réseaux sociaux.
12:37À propos de la vidéo publiée par l'Incorrect, Patrick Cohen a annoncé en tout cas son intention de porter plainte.
12:43Il invoque le droit à la vie privée.
12:44Oui, Robert Ménard, Françoise Degoy.
12:47Françoise, d'un mot, commentaire.
12:49Moi, écoutez, je trouve que d'abord c'est de la faudércherie générale.
12:52Et Robert a été patron de Reporteurs Sans Frontières pendant des années.
12:57J'en ai un peu marre de ce procès qui est fait déjà sur les journalistes qui parlent et qui discutent avec les politiques.
13:03Ça se fait à gauche, ça se fait à droite.
13:05J'aimerais bien être petite souris pour savoir de quoi parlent les journalistes du Figaro
13:08quand il déjeune avec Ciotti ou quand il déjeune avec Eric Ciotti ou avec Jordan Bardella.
13:14Ça, c'est un fait.
13:15Moi, je suis journaliste politique pendant des années.
13:17Je peux vous dire que ça fait partie...
13:20Moi, j'entends le procès qui est fait franchement à Thomas Legrand et Patrick Cohen.
13:24Est-ce qu'on découvre aujourd'hui qu'ils sont de gauche ?
13:26Dire qu'ils sont en train d'élaborer la stratégie pour la gauche, c'est vraiment nawak.
13:30Comment dirais-je ? C'est n'importe quoi.
13:32Moi, la vidéo, je l'ai regardée de A jusqu'à Z.
13:35Je trouve en plus que le niveau général, c'est quasiment de la conversation de bistro.
13:40Et vous avez des conversations de bistro qui sont plus intelligentes que ça.
13:43J'entends des trucs.
13:45Je vous assure, toutes les vierges effarouchées qui disent
13:49« C'est horrible, le service public, nos impôts, ces journalistes ! »
13:53Faisons la même chose.
13:54Alors, on va me dire « Oui, ce n'est pas le service public. »
13:55Faisons la même chose avec les journalistes du Figaro
13:57quand ils déjeunent avec Bardella,
13:59les journalistes qui couvrent la droite,
14:01qui partaient en week-end avec Sarkozy.
14:03Je ne suis pas d'accord.
14:04Robert, Robert Mellor.
14:05Françoise, ce n'est pas la question.
14:07Oui, vous avez raison.
14:09Vous savez très bien, franchement.
14:10On ne va pas donner des noms.
14:12On découvre...
14:13Attendez, Françoise, vous mélangez tout.
14:15Oui, pardon.
14:15Vous avez raison en disant que
14:17tous les journalistes ont des points de vue.
14:19Les Figaro, ils sont plutôt de droite.
14:22Et CNews, ce n'est pas une bande de gauchistes.
14:25On s'en est aperçus.
14:26On est d'accord avec vous là-dessus.
14:28Moi, ça ne me choque pas.
14:28Ce qui m'exaspère, c'est que vous avez ces journalistes-là.
14:33C'est de là.
14:33Parce que Thomas Legrand, il a fait la même chose
14:36quand il y avait eu une enquête sur Liliane Bettencourt.
14:38Vous vous rappelez sur le fait qu'elle donnait de l'argent et tout ça.
14:42Il avait trouvé que ce n'était pas un problème,
14:44qu'il y ait des éléments privés qui soient utilisés.
14:47Ce qui m'exaspère, c'est d'abord
14:49qu'ils sont les premiers à donner des leçons au reste du monde.
14:52Et ils font la même chose.
14:53Au moins, on sera d'accord là-dessus, François.
14:55Oui, mais il n'y a pas que qui donne des leçons.
14:58Mais alors, tu ne dis rien.
15:00Tu la fermes.
15:01Tu ne fais pas une leçon de morale.
15:02Moi, je ne viens pas faire une leçon.
15:03Il n'y a pas que la gauche qui fait des leçons de morale.
15:05Vous écoutez CNews toute la journée.
15:07Attendez, je n'ai pas dit ça.
15:09Donc, ça, c'est la première chose.
15:10La deuxième remarque.
15:11On découvre quoi ?
15:12Que les journalistes ont des idées politiques ?
15:14Bien sûr.
15:15Et ça transparaît sans arrêt.
15:17Moi, j'entends des interviews.
15:19Même pas besoin que les journalistes disent
15:21ce qu'il en pense dans sa question.
15:23Tu sais ce qu'il en pense.
15:24Enfin, on le sait.
15:26Patrick, il y a combien de temps que vous êtes journaliste ?
15:27Vous ne l'avez pas remarqué ?
15:29Vous ne savez pas que dans cette profession,
15:30en plus dans cette profession,
15:31ça change un petit peu.
15:33Mais tu avais 75% de mecs qui étaient de gauche.
15:35Enfin, il y avait eu des...
15:36Vous vous rappelez ?
15:37On avait fait dans les écoles de journalisme
15:39Fais voter.
15:41Fais voter pas comme ça.
15:43Dans une urne, les étudiants,
15:44et tu avais des scores de l'extrême-gauche phénoménaux.
15:48Mais surtout, François,
15:50ce sur quoi vous passez vite
15:52et vous avez tort,
15:54c'est qu'ils travaillent pour le service public.
15:57Encore une fois, on en parlait tout à l'heure avec Patrick.
15:59Enfin, Sud Radio,
16:00si tu as envie de devenir une radio d'extrême-gauche,
16:03si tes patrons, ils ont envie de faire ça.
16:04T'as m'étonnerie quand même.
16:06Non, mais oui, ça, je n'ai pas l'impression.
16:07Ça n'a pas l'air d'un coup de dur maison.
16:09Mais je veux dire, ils font ce qu'ils veulent.
16:11Et puis les journalistes, ils ne sont pas contents,
16:13ils vont travailler ailleurs.
16:14Non, là, le service public, pardon,
16:16c'est avec l'argent du public.
16:18Et avec l'argent du public,
16:19tu ne fais pas n'importe quoi.
16:20Et pardon de France Inter,
16:22France Inter, c'est un bastion de gauche.
16:24Alors, vous pouvez...
16:26Moi, je suis là-dedans parce que...
16:27Robert, je vais contredire ce que vous allez dire.
16:31D'abord, ça me fait beaucoup marrer
16:33parce que j'ai vu un certain nombre
16:34de militants socialistes
16:36qui ont ressorti en collier de nouilles
16:38la somme des éditos de Patrick Cohen
16:41et de Thomas Legras
16:43contre le Parti Socialiste,
16:44hormis Raphaël Hussmann.
16:46C'est hallucinant.
16:47Alors, si vous appelez ça de la connivence,
16:49alors moi, je veux dire, je veux bien...
16:51Vous n'avez pas besoin d'ennemis
16:52quand vous avez des amis de cette nature.
16:55Deuxièmement,
16:56ce que je trouve malhonnête, Robert,
16:58vous me l'accorderez, s'il vous plaît,
17:00c'est peut-être pas à 100%.
17:01C'est de faire de ces deux journalistes
17:04l'entité générale du service public.
17:07Patrick Roger le sait très bien,
17:08il est un enfant du service public
17:10et moi aussi,
17:10et Jean-François Aquilie aussi d'ailleurs.
17:12Je vous rappelle quand même
17:14que pendant des années,
17:15notre directeur,
17:16dans une grande radio dont nous parlons,
17:18il était de droite et d'ultra droite,
17:20le directeur de l'information.
17:21Il n'y a pas que des gauchistes.
17:23Enfin bon, il y a eu beaucoup plus, en fait...
17:24Oui, mais moi, je ne suis pas d'accord
17:26de tirer de deux journalistes
17:28un enseignant.
17:28Attendez, parce qu'il y a des auditeurs aussi
17:30qui s'expriment,
17:31Robert et Françoise.
17:32Tiens, c'est Samy Delion avec nous, justement.
17:34Bonjour, Samy.
17:35Bonjour, Patrick.
17:36Bonjour, Françoise.
17:38Bonjour, monsieur le maire.
17:39Oui, monsieur le maire, c'est mieux, c'est bien.
17:40C'est vrai.
17:41Dites-moi, qu'en pensez-vous ?
17:42Je vais rejoindre Françoise et monsieur le maire.
17:45C'est vrai qu'il faut distinguer
17:46les discussions en off
17:47entre journalistes et politiques
17:49qui ont toujours existé.
17:49Ça permet de mieux connaître
17:51certaines stratégies.
17:52Mais il faut distinguer ces discussions en off
17:54des stratégies médiatico-politiques
17:57pour favoriser tel ou tel candidat.
17:59Et c'est ce qui pose un peu
18:00le problème de fond.
18:01C'est le problème de fond...
18:02En fait, le problème,
18:02c'est que ça va contribuer
18:03à discriminer les journalistes
18:05dans leur ensemble
18:06et alimenter le discours de connivence
18:08entre certains journalistes
18:09et les politiques.
18:10Et les gens vont dire
18:11que c'est la même tambouille.
18:12Bien sûr, bien sûr.
18:13Donc, au final, c'est...
18:14Après que monsieur Cohen,
18:16monsieur le grand,
18:17soit de gauche,
18:17bon, c'est pas une grande découverte.
18:19Quand on écoute Europe 1
18:21ou d'autres médias
18:21ou Figaro,
18:22comme disait Françoise,
18:23on sait bien qu'on regarde
18:24des médias de droite.
18:25On n'est pas non plus des neuneus.
18:27Mais là, c'est...
18:28On a l'impression
18:29qu'ils s'accordent
18:31pour mettre en place...
18:32Pour favoriser monsieur Glucksmann.
18:34Et c'est pas la même chose
18:35que les discussions offrent, Françoise.
18:37Oui, alors...
18:38Moi, j'entends bien la partie
18:39et ça m'intéresse,
18:40l'histoire de Glucksmann.
18:41C'est quand même pas si clair que ça.
18:43C'est-à-dire que vous avez
18:43Thomas Le Grand qui dit
18:45le marais, en fait,
18:46qui écoute France Inter
18:47vote plutôt Glucksmann.
18:48Il n'est pas en train de dire
18:49je vais diriger le marais
18:51qui écoute France Inter.
18:52C'est sous-entendu,
18:53François, arrêtez un moment.
18:54Non, non, non, je ne suis pas d'accord.
18:55Non, non, vraiment,
18:56honnêtement, honnêtement.
18:57Non, mais honnêtement, si.
18:59Il le dit, il le dit.
19:00On fait tout.
19:01Il faut dire entre les deux.
19:02Non, non, non, non, non.
19:04Excusez-moi.
19:04Ce que je veux vous dire...
19:06Il ne faut pas être dupe.
19:06À un moment donné,
19:07il ne faut pas être dupe.
19:07Il faut dire les choses.
19:08J'ai le droit, moi, de penser...
19:09Oui, ben, vous avez le droit, mais...
19:11Moi, je parle vrai.
19:11Je pense qu'il y a plein de gens
19:12qui écoutent
19:12et qui sont absolument d'accord
19:13pour dire en plus de ça
19:14que cette polémique, finalement,
19:17elle ne concerne que notre petit milieu.
19:19Non, je ne pense pas.
19:20Mais non, Robert l'a dit tout à l'heure,
19:22ce n'est pas que le petit milieu
19:23puisque c'est un service public
19:25avec des gens qui doivent nous délivrer
19:26une information avec une forme de neutralité.
19:29Et je pense qu'à partir de ce moment-là,
19:31il y a quand même des questions à se poser.
19:32Merci.
19:33Un dernier mot en dehors.
19:34Allez-y, Robert.
19:35Oui, François,
19:36je ne mets pas tous les journalistes français.
19:38Merci.
19:39J'en connais qui ne sont pas tous de gauche.
19:41mais que la tonalité du service public
19:43soit de gauche,
19:44à part de...
19:45Attendez,
19:46je vous vois sourire,
19:47on est à distance.
19:47Non, mais France Culture, c'est bien.
19:49France Culture, c'est bien.
19:49Oui, non, mais attendez.
19:50C'est vrai que France Culture,
19:52c'est un bastion du Rassemblement National.
19:55Enfin, il ne faut pas rigoler, quand même.
19:57Merci, François Segoire, Robert Ménard
20:00et les auditeurs
20:02qui vont pouvoir continuer de réagir
20:04dans un instant,
20:05dans la vérité en face,
20:06évidemment, avec vous,
20:07Jean-François Aquili.
20:09Oui, avec un thème.
20:10Oui, avec un thème
20:12qui va dépasser
20:13ce qui va se passer aujourd'hui
20:14avec François Bayrou,
20:15parce qu'avec ce qui se passe
20:16vu la crise politique
20:17qui secoue le pays,
20:18est-ce qu'il faut changer le système ?
20:20Vous savez,
20:21il y a certains qui parlent
20:21de la 6ème République.
20:23Est-ce qu'il faut changer
20:24nos institutions,
20:25les faire évoluer ?
20:26Pas tout concentrer
20:27dans les mains
20:28d'un seul homme
20:29ou d'une seule femme.
20:30Qu'est-ce qu'on fait demain
20:31après ce qui va se passer aujourd'hui ?
20:33Voilà, c'est ça.
20:34Et ce sera cet après-midi
20:35et ce soir à suivre en direct
20:36avec une émission spéciale
20:38des vraies voix
20:39entre 18h et 21h.
20:41Ce soir,
20:42Philippe David
20:42et Cécile de Ménibus.
20:44Bravo à Bernadette
20:45qui a envoyé Sud
20:46au 7-20-18
20:47et qui gagne,
20:48Bernadette Dupuy-en-Velay,
20:49qui gagne,
20:49évidemment,
20:50la radio portable
20:51DAB Plus
20:52et FM.
20:53Dans un instant,
20:54donc,
20:54la vérité en face,
20:54Jean-François Aquili,
20:56avant Valérie Expert,
20:57Gilles Gansman,
20:57et tiens,
20:58qui seront avec
20:58les Chevaliers du Fiel.
20:59Tout à l'heure
20:59et André Bercoff ce midi.
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