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  • il y a 5 mois
Lors de l'émission Le Grand RdV du 7 septembre, Thierry Breton, ancien commissaire européen au Marché Intérieur, 

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Transcription
00:00– Non, je crois que, bien sûr, on a un état…
00:02– Vous vous dites libéral, je m'attends à ce que vous soyez d'accord.
00:04– Oui, bien entendu, moi j'ai vu quand même qu'on a aujourd'hui
00:085,8 millions de fonctionnaires, c'est-à-dire pratiquement 3 millions de plus
00:12qu'en 1981, que je sache, la France ne donne pas le sentiment
00:17d'être le mieux administré du monde.
00:19– Non, et puis la population française n'a pas augmenté autant
00:21que les nombres de fonctionnaires.
00:22– Bien entendu, donc il y a vraiment clairement un sujet, bien entendu,
00:25mais ce n'est pas le principal, M. Bocoté, le principal,
00:28c'est que la France, aujourd'hui, je vais le dire en quelques phrases,
00:33je le dis pour que Pierre Domino ne m'interrompe pas,
00:36la France, c'est 1 500 milliards, aujourd'hui, de rentrées, voilà.
00:40Pour faire marcher la machine France, si je puis dire, pardon cette expression,
00:42je mets des triples guillemets, c'est 1 500 milliards,
00:451 300 milliards de prélèvements obligatoires, et 200 000, c'est-à-dire les impôts,
00:49et de toutes sortes, et 200 milliards de diverses rentrées.
00:53La France dépense 1 670 milliards, on a 170 milliards de trop.
00:57Où on les dépense ? 900 milliards, pas 300, 900 milliards pour l'État-providence,
01:03nos retraites, la protection sociale.
01:05300, autour de 300 milliards pour faire fonctionner ce que vous devez décrire,
01:10300, 350 milliards.
01:12Un peu moins de 300 milliards pour les collectivités locales.
01:15Et puis le reste pour les agences, je sais qu'elles sont dans le collimateur,
01:18et autres administrations parallèles.
01:20Eh bien, évidemment qu'il faut s'attaquer, bien sûr, on peut s'attaquer aux 300 milliards,
01:24mais c'est de vos côtés. Mais moi, vous voyez, j'ai été chef d'entreprise aussi.
01:28Quand j'ai un problème comme ça à régler, je commence par m'attaquer au plus gros problème.
01:31Eh bien, le plus gros problème, c'est pas encore une fois pour accuser,
01:35pour, je dirais, responsabiliser, responsabiliser en le faisant mal de côté,
01:44nous tous qui sommes les bénéficiaires de cet État social, de cet État-providence.
01:49Donc, vous vous attaquez aux 900 milliards.
01:50Mais bien entendu, c'est là qu'il faut commencer à regarder les choses.
01:54Vous savez, c'est très simple.
01:55Je vais le dire de façon encore plus simple.
01:57Ça veut dire qu'on dépense 10% de plus que ce qu'on gagne.
02:01Eh bien, 10% de plus que ce qu'on gagne, ça veut dire que quand vous allez à la pharmacie
02:05pour acheter des médicaments, enfin acheter pour qu'on vous donne,
02:07parce qu'on ne les paye pas, des médicaments avec la carte vitale.
02:11On les paye indirectement.
02:12Évidemment, vous allez voir, je vais aller dans votre sens.
02:14On vous donne un reste à charge de 1 euro.
02:17Non, le reste à charge, il n'est pas de 1 euro.
02:19Le reste à charge, il est de 10% du médicament.
02:21Parce que vous, vous payez un euro de votre poche.
02:23Mais vos enfants, ils payent 10% dans la dette
02:26pour que vous puissiez vous acheter votre plaquette de Doliprane.
02:2910%.
02:29Quand vous travaillez, quand vous avez travaillé toute votre vie,
02:32que vous avez enfin une retraite méritée,
02:35eh bien, c'est pour vous traduire ce que ça veut dire, 10%.
02:38Alors, pendant 27 jours du mois, vous avez votre pension
02:42qui est payée par votre travail et le travail des actifs.
02:46Et puis, les trois derniers jours, 10%, ils sont payés par qui ?
02:49Par les enfants.
02:50Est-ce que vous trouvez ça normal que, dans un État digne de ce nom,
02:55au XXIe siècle, on fasse payer ça par nos enfants ?
02:58Moi, personnellement, je dis non.
02:59Sous-titrage Société Radio-Canada
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