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  • il y a 4 mois

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Animaux
Transcription
00:00Le Portugal, paysages envoûtants, peuplés d'une faune sauvage et rare, qui se découvre au plus près.
00:14Milieux naturels saisissants de contrastes, qui englobent vastes étendues et grottes insoupçonnées.
00:21Entre falaises vertigineuses et plages de sable dorés, les parcs naturels portugais ont tout pour ravir les amateurs d'aventure, de beauté et d'harmonie, au cœur d'une nature préservée.
00:51Le parc naturel international du Douro est situé tout au nord du Portugal, à la frontière avec l'Espagne.
01:05Il s'étend le long du fleuve du même nom, à partir du village de Barca d'Alva.
01:11C'est un parc magnifique qui offre de superbes panoramas sur les gorges spectaculaires du Douro.
01:16Ces falaises granitiques sont le dernier refuge de plusieurs rapaces menacées d'extinction.
01:27Cette nature préservée abrite l'une des plus vieilles régions viticole du monde et séduit tous les amateurs de nature sans exception.
01:46Le Douro est l'un des principaux fleuves de la péninsule ibérique.
01:54Il serpente au milieu des collines sur près d'un millier de kilomètres.
01:59Plus de 150 espèces d'oiseaux s'ébattent sur ses rives.
02:04Le vautour fauve est l'un des plus impressionnants, avec une envergure de 2 mètres 80.
02:09C'est magnifique.
02:17On aurait envie de s'envoler avec eux.
02:22Quand on est là à les regarder, on perd la notion du temps et on se laisse porter par la contemplation des merveilles de la nature.
02:30C'est un bonheur de les observer.
02:39Et ça semble si facile de voler.
02:46José Jean Mbache est ornithologue et garde nature.
02:51Aujourd'hui, il tourne un film animalier et profite de l'occasion pour compter les oiseaux.
02:56Ces paysages rassemblent une faune aviaire très intéressante.
03:05Avec des espèces comme le vautour fauve, le vautour moine, la cigogne noire, l'aigle royal, l'aigle de Bonnelli ou le faucon pèlerin.
03:18C'est ce qui m'a convaincu de m'installer dans cette région.
03:22Je me consacre à la protection de ces espèces, dont le parc international du Douro et le parc naturel Arribas del Duero.
03:34On est ici à la frontière entre les territoires de deux oiseaux différents.
03:49Celui de l'aigle de Bonnelli et celui de l'aigle royal.
03:55Des espèces différentes aux territoires bien délimités.
03:57On recense quelques 1800 couples de vautours fauves.
04:09Ils mettent en péril la petite population d'aigle de Bonnelli
04:12parce qu'ils occupent la quasi-totalité des aires de nidification en hiver.
04:16La construction d'un nouveau nid demande beaucoup d'énergie à l'aigle de Bonnelli.
04:37Et cette énergie, dépensée à récupérer tout un tas de brindilles,
04:41va lui manquer au moment de la reproduction et du développement embryonnaire.
04:44José oeuvre à la protection des espèces menacées
04:54et propose des balades ornithologiques depuis une trentaine d'années.
05:00L'autre partie de mon temps est consacrée à la photo et à la vidéo.
05:09J'essaie d'associer ces deux activités en investissant l'argent de la vente de mes images
05:13dans des projets pour la protection des oiseaux, en particulier celui-ci.
05:27José a acquis un hectare de terre sur la commune d'Atenor.
05:32Il y a aménagé des observatoires ornithologiques
05:34qu'il propose à la location depuis 2010.
05:42Ses cachettes lui servent aussi à filmer les oiseaux.
05:46Pour les attirer, il dépose de la viande.
05:50L'aigle royal est toujours le premier à table.
05:54C'est un oiseau prudent qui reste au bord de l'air de nourrissage.
05:58José est ravi de le voir ici.
06:00L'aigle de Bonnelli, un peu moins.
06:02Grâce aux revenus générés par ses observatoires,
06:09José peut nourrir les vautours perchnoptères.
06:12Il met la viande à faisander plusieurs semaines avant de la leur donner.
06:18On a constaté qu'au début de la reproduction,
06:21les vautours perchnoptères préféraient manger les larves
06:23plutôt que la viande elles-mêmes
06:24parce qu'elles sont plus riches en protéines.
06:26José a beaucoup de mal à trouver des cadavres d'animaux pour les rapaces
06:33parce qu'il y a moins d'élevage qu'autrefois
06:36et que la réglementation en matière d'hygiène est plus stricte.
06:45L'aigle royal est récompensé de son attente.
06:48Les vautours fauves arrivent en premier et mangent tout.
06:56Quand on les éloigne, les perchnoptères en profitent davantage
06:59parce qu'ils se servent les premiers sur le site.
07:02Ils n'ont pas besoin des thermiques pour se déplacer.
07:05Pareil pour l'aigle royal,
07:07qui cède des thermiques pour voler,
07:08mais qui peut s'en passer.
07:09Le vautour perchnoptère reste invisible aujourd'hui.
07:19Mais José observe des centaines de vautours fauves.
07:30Je ne sais pas s'ils imitent le comportement des uns et des autres,
07:33mais il suffit qu'un de ces oiseaux repère une carcasse
07:35pour qu'en l'espace d'une demi-heure,
07:37ils se retrouvent à 200 ou 300 à tournoyer dans les parages.
07:43La façon dont ils communiquent entre eux est vraiment fascinante.
07:49Je me demande vraiment comment ils font de là-haut.
07:58Le vautour fauve est doté d'une vue perçante.
08:01Il est capable de repérer un cadavre de mouton
08:05ou d'un animal de taille équivalente
08:07depuis 3000 mètres de haut.
08:09Sa tête est presque nue,
08:28ce qui lui permet de la plonger dans la charogne
08:30sans trop se salir.
08:31La terre de Miranda
08:50est une région du nord-est du Portugal
08:53riche en traditions.
08:54L'Anne Mirandais
08:59occupe une place particulière
09:01tant dans l'écologie
09:02que dans la culture locale.
09:05C'est une race rustique
09:06et haute sur pattes,
09:08parfaitement adaptée à son habitat.
09:12Ils sont têtus
09:14parce qu'ils veulent à tout prix
09:15comprendre ce qu'on leur demande.
09:18Pour moi,
09:20c'est ce qui les rend si particuliers.
09:21Et malgré leur taille imposante,
09:25ils se laissent approcher facilement.
09:26Ils sont très dociles.
09:29Par leur curiosité
09:30et leur entêtement,
09:31ils prouvent que ce sont des animaux
09:33particulièrement intelligents.
09:40L'association Apega
09:42œuvre à la sauvegarde
09:43de l'Anne Mirandais
09:44qui était au bord de l'extinction.
09:47Johanna Bragada Concezao
09:49se dévoue entièrement à cette cause.
09:51Vous leur avez donné
09:56des anti-inflammatoires ?
09:58Vous avez contrôlé leurs yeux ?
10:01Tout va bien ?
10:02Pas encore.
10:03Ok.
10:04C'est important de bien
10:06s'occuper des petits.
10:08Roberta va chercher les brosses
10:10et on va les coiffer ici.
10:12D'accord ?
10:13Suivez-moi.
10:17C'est toujours une espèce
10:19menacée d'extinction.
10:22Le nombre de femelles
10:23reproductrices
10:24est inférieur à 3000.
10:26Ce qui correspond au seuil
10:27de la FAO
10:27à partir duquel
10:28l'espèce animale
10:29est considérée
10:30comme étant menacée
10:31d'abandon.
10:31le centre mirandais
10:36accueille une soixantaine
10:37d'Annes.
10:39C'est à la fois
10:39un lieu d'hébergement,
10:41une pouponnière,
10:42un centre d'éducation
10:43et une maison de retraite
10:45pour Anne.
10:46Il attire également
10:48de nombreux touristes.
10:52Les soigneurs
10:53sont des bénévoles
10:54originaires du monde entier.
10:56Roberta vient d'Italie.
10:58Je sais que ces animaux
11:05sont très dociles
11:06et qu'ils n'ont généralement
11:07pas besoin de licol
11:08ni de bride.
11:09Mais c'est bien
11:10de les habituer
11:11à ce matériel
11:12et de leur montrer
11:13que ça ne leur fait pas mal.
11:23L'Anne mirandais
11:24est un animal
11:25emblématique de la région.
11:26Il occupe une place
11:28importante dans l'écotourisme.
11:38Les ânes nous apprennent
11:40à rester calmes
11:41et à les approcher
11:43avec douceur
11:44et bienveillance.
11:45Ils font de nous
11:48de meilleures personnes.
11:51Le fait de les côtoyer,
11:53la chaleur qu'ils dégagent,
11:55leur douceur,
11:57leur docilité
11:57si caractéristique
11:59nous rendent plus sereins
12:00que nous ne le serions
12:01sinon.
12:02tournons-nous plus tranquilles
12:04et plus calmes.
12:06Bon dia !
12:08Bonjour !
12:09Bon dia !
12:11Bonjour !
12:14Une ânesse et son ânon
12:18âgés de 4 mois
12:19séjournent à la clinique
12:20du centre.
12:22L'anon bénéficie
12:23de deux séances
12:24de kinésithérapie par jour
12:25pour soigner
12:26un problème au genou.
12:31On le pense quotidiennement
12:33pour le socialiser.
12:37C'est très important.
12:41Ne serait-ce que pour créer
12:42une relation de confiance
12:43avec eux.
12:47Tu sais qu'elle agit là ?
12:49Je dirais entre 4 et 6 mois.
12:52Oui, ça doit être ça.
12:55Ils viennent d'une éleveuse
12:58passionnée par les ânes.
13:02C'est vrai ?
13:04Outre le patrimoine génétique
13:09qu'ils représentent,
13:11il ne faut pas oublier
13:12qu'ils font partie intégrante
13:13de la culture de cette région.
13:16Donc c'est important
13:19d'avoir un élevage raisonné
13:20pour que les animaux
13:22qui naissent
13:22soient confiés
13:23à de bons éleveurs
13:24qui s'intéressent vraiment
13:25à leur bien-être.
13:33Le koa est un affluent
13:35du Douro.
13:36Il traverse une région sauvage
13:38peuplée de nombreux oiseaux.
13:40Les cormorants,
13:59les martins-pêcheurs,
14:00les hirondelles
14:01et les perdries
14:02se plaisent sur ces rives.
14:04La vallée du koa
14:17est connue
14:17pour son art préhistorique.
14:20Elle figure sur la liste
14:21du patrimoine mondial
14:22de l'UNESCO
14:22depuis 1998.
14:25Un parc archéologique
14:27a été créé
14:28sur les 17 derniers kilomètres
14:29de la vallée.
14:30Cette vallée est magique.
14:33C'est vraiment un privilège
14:34de pouvoir la traverser.
14:38On ressent cette connexion
14:39avec le passé.
14:41On y trouve
14:42les premières formes
14:43d'expression artistique.
14:44C'est presque un dialogue
14:45entre ce que nous étions,
14:48ce que nous sommes
14:48et peut-être
14:50ce que nous serons.
14:50Aïda Carvalho
14:54est présidente
14:55d'une association
14:56qui entretient
14:57et protège
14:57les gravures rupestres
14:59du koa
14:59depuis 1996.
15:07Le plus grand défi
15:08avec ces gravures,
15:12c'est leur conservation.
15:15Elles se trouvent
15:16sur des panneaux
15:16verticaux en schiste
15:17et la fragilité
15:20de cette pierre
15:21nous incite
15:22à beaucoup de prudence.
15:26Donc le défi
15:26est sans doute
15:27de trouver un équilibre
15:28entre cette protection
15:30et le flux
15:31des visiteurs.
15:35Ces gravures
15:36datent du paléolithique.
15:39Les plus anciennes
15:40ont 33 000 ans.
15:41Donne-moi l'emplacement.
15:55C'est vertical.
15:5790 degrés.
16:01Nord 42.
16:05Pendant qu'on y est,
16:06on peut regarder l'autre.
16:11une équipe de géologues
16:17a entrepris
16:17de conserver
16:18les gravures
16:19qui se dégradent
16:20à cause des inondations
16:21et du réchauffement climatique.
16:25Bonjour.
16:27Bonjour.
16:28Comment ça se passe ?
16:30Tout se passe bien.
16:33On a commencé
16:34de ce côté
16:34avec cette auroque.
16:37Il a une deuxième tête
16:38tournée vers l'arrière.
16:39On a déjà tracé
16:41le contour de la pierre
16:42avec les fissures
16:43et on va pouvoir
16:45décalquer la gravure.
16:53Les chercheurs
16:54ont identifié
16:55plus de 1 200 motifs
16:56d'époques
16:57et de styles différents,
16:59même si tous
17:00datent du paléolithique.
17:02Notamment une gravure
17:03de grande taille
17:04représentant un auroque.
17:05Le site est ouvert
17:09au public
17:10mais il n'est pas
17:11en accès libre.
17:12Des visites guidées
17:13permettent de le découvrir.
17:24Je suis très fière
17:25de faire partie
17:25de ce projet culturel,
17:27de cette communauté
17:28scientifique
17:29qui a découvert
17:30la plus grande gravure
17:31rupestre du paléolithique
17:32au monde.
17:35En plus de cette auroque,
17:36on a des superpositions
17:38avec tout un tas
17:39d'autres gravures.
17:41Des auroques plus petits,
17:42des chèvres pyrénéennes.
17:45Tous ces motifs
17:46font partie
17:46de ce langage,
17:48de cette forme
17:48de communication
17:49que l'homme
17:50du paléolithique
17:51utilisait.
17:51Le parc naturel
17:58du Douro
17:59comprend des terres
18:00agricoles
18:01et des petits villages
18:02comme Freixo d'Espada
18:03à Cinta
18:03ou Miranda
18:04d'Odouro.
18:05La réserve de Fayabrava
18:33est la première zone
18:34naturelle protégée
18:35privée du Portugal.
18:38Ses fondateurs
18:39l'ont créée
18:40en l'an 2000
18:40pour protéger
18:41par rachat de terre
18:43des espaces naturels
18:44dans le nord-est
18:45du pays.
18:47Elle couvre
18:48plus de 1000 hectares
18:49le long du Coa.
18:51Elle offre
18:52un asile
18:52à l'aigle royal
18:53et plusieurs espèces
18:55menacées
18:55comme le vautour fauve
18:57ou le percnoptère.
18:59Les vautours fauves
19:01jouent un rôle
19:01très important
19:02dans les écosystèmes
19:03méditerranéens.
19:05Ils éliminent
19:06tous les animaux morts.
19:1050 couples
19:11de vautours fauves
19:12nichent actuellement
19:13dans la zone.
19:14Le biologiste
19:15Antonio Araujo
19:16est le président
19:17de l'association
19:18qui gère la réserve.
19:20Il milite
19:20pour la création
19:21d'aires protégées
19:22privées
19:22dans le monde entier
19:23afin de protéger
19:24les oiseaux.
19:25La réserve
19:28de Fayabrava
19:29est un défi
19:30incroyable.
19:32Mon objectif
19:33est de lancer
19:33un mouvement,
19:34de partager
19:35notre expérience,
19:37d'encourager
19:37et de donner
19:38envie à d'autres
19:39propriétaires
19:40d'intégrer
19:40un réseau national
19:41de zones protégées
19:42privées.
19:46Les falaises
19:47de Fayabrava
19:48offrent des conditions
19:49de nidification
19:50idéales
19:50pour le vautour fauve.
19:51Les vautours fauves
19:57sont des animaux
19:58passionnants.
19:59Ils observent
20:00tout ce qui se passe
20:01autour.
20:02Ils savent parfaitement
20:03qu'à cette distance
20:04ils sont en sécurité
20:05et ils reconnaissent
20:06la voiture
20:06de Fayabrava.
20:08En ce moment,
20:09on leur apporte
20:09à manger
20:10et on transporte
20:11la viande
20:11dans cette voiture.
20:15Sur les 170 espèces
20:17d'oiseaux
20:17qu'on observe
20:18dans la réserve,
20:19120 s'y reproduisent.
20:21Dans la réserve,
20:30pendant une certaine
20:31période de l'année,
20:32on approvisionne
20:33des placettes
20:33d'écarissage
20:34pour les vautours.
20:37C'est essentiel.
20:40Il faut le faire
20:40avant que certaines espèces
20:42partent en migration.
20:48Le vautour
20:49se nourrit
20:50exclusivement
20:51de charogne.
20:53Autrefois,
20:53quand de grands troupeaux
20:54de bovins
20:54parcouraient le Portugal
20:55du nord au sud,
20:57ils trouvaient
20:57une abondance
20:58de nourriture.
20:58salut.
21:01Vous avez trouvé
21:02de la viande ?
21:03Salut,
21:04ça va ?
21:05Salut,
21:06Louis.
21:06Vous avez trouvé ?
21:08On a de la viande ?
21:09Oui,
21:09un peu.
21:11Super.
21:12Il y a même
21:13des petits morceaux,
21:14c'est parfait ça,
21:15pour les percnoptères.
21:19Ils sont au-dessus,
21:20non ?
21:20Oui.
21:20voici ce qu'on appelle
21:34un restaurant pour vautours.
21:37L'association y dépose
21:38de la viande
21:39et de l'eau
21:39pour les charognards.
21:40Au départ,
21:46on n'avait pas conscience
21:47de l'importance de l'eau.
21:49On a essayé
21:50de leur en donner une fois
21:51et depuis,
21:52on leur en apporte
21:53systématiquement.
21:54Ils boivent beaucoup.
22:03La viande provient
22:05de la région.
22:06Aujourd'hui,
22:07Antonio espère voir
22:08des vautours fauves
22:09ainsi que des percnoptères
22:10qui sont l'emblème
22:11de la réserve.
22:13C'est super que vous ayez
22:15cassé les os.
22:17Comme ça,
22:17les percnoptères
22:18peuvent manger la moelle.
22:20Les vautours fauves
22:21aussi adorent ça.
22:29On a déjà essayé
22:31de déposer de la viande
22:32tous les jours
22:32pendant une semaine.
22:35Et ils sont venus
22:35tous les jours.
22:38En général,
22:38on ne distribue pas
22:40de nourriture
22:40aussi régulièrement.
22:42Mais on sait
22:43que si on apporte
22:44de la viande,
22:45il y aura toujours
22:46des animaux
22:46pour venir manger.
22:53L'empoisonnement
22:54est l'une des premières
22:55causes de mortalité
22:56chez les vautours.
22:58Nourrir les charognards
22:59avec une viande
23:00dont on a contrôlé
23:00la qualité
23:01est donc une mesure
23:02de sauvegarde importante.
23:03Au milieu de la masse,
23:12on distingue
23:13un vautour moine.
23:14L'espèce est rare.
23:16Il n'y a plus que 80 couples
23:17dans tout le Portugal.
23:20Le moine
23:20domine ses congénères
23:22de sa haute taille.
23:23C'est le plus grand
23:24des vautours.
23:26Un Milan royal
23:27plane dans le ciel.
23:29Il préfère
23:30se tenir à l'écart.
23:31Le percnoptère,
23:39quant à lui,
23:40ne se laisse pas impressionner
23:42par la bande
23:42de vautours
23:43faux-affamés.
23:57C'est ici
23:58que le percnoptère
23:58se reproduit
23:59le plus au Portugal.
24:00C'est une espèce migratoire
24:02qui passe l'hiver
24:02dans le sud du Sahara.
24:04Elle ne dépend
24:05donc pas uniquement
24:06des conditions
24:06que nous leur offrons ici,
24:07ni des mesures
24:09de protection
24:09prises en Europe.
24:18Le percnoptère
24:19est en voie
24:19de disparition.
24:22À ce titre,
24:23c'est une espèce
24:23emblématique
24:24de la réserve
24:25de Faia Brava.
24:27Ses effectifs
24:28ne dépassent pas
24:28130 couples
24:29au Portugal.
24:32La compétition
24:35est limitée,
24:36mais on aimerait
24:37pouvoir les alimenter
24:38de façon plus efficace.
24:40Quand les vautours
24:41fauves arrivent,
24:42les percnoptères
24:43doivent attendre.
24:44Et nous n'avons pas
24:45encore réussi
24:46à trouver la méthode
24:47qui nous permette
24:48de les nourrir
24:49en priorité
24:50sur ces placettes.
24:51Le parc du Douro
24:55offre une variété
24:56de microclimats
24:57et de paysages
24:58allant de gorges
24:59impressionnantes
25:00à des hauts plateaux
25:01en passant
25:02par de douces vallées.
25:04C'est un haut lieu
25:04de biodiversité
25:05avec des étés
25:07globalement chauds
25:08et des hivers froids.
25:09La marjolaine,
25:22le laurier
25:23et le genévrier
25:24se plaisent
25:25sur ces sols pauvres.
25:27Les falaises
25:28polies par le temps
25:29et les éléments
25:29offrent une aire
25:30de reproduction
25:31idéale
25:32pour le vautour moine.
25:33L'espèce
25:40est revenue
25:41au Portugal
25:41il y a une dizaine
25:42d'années.
25:44Un programme
25:44baptisé
25:45Life Egyptius
25:46vise à doubler
25:47le nombre
25:47de couples reproducteurs.
26:01Incroyable !
26:02C'est incroyable
26:04de pouvoir être
26:05aussi près
26:05des vautours moines
26:06en plein vol.
26:09Ils passent parfois
26:09à quelques mètres
26:10de nous.
26:13Quelle chance
26:14de pouvoir
26:14les observer
26:15en liberté !
26:16Le biologiste
26:20Ivan Gutiérrez
26:21suit les quatre couples
26:22qui nichent
26:22dans le parc
26:23cette année.
26:32Ces dernières années,
26:39grâce à notre suivi,
26:41on a découvert
26:42beaucoup plus
26:42de nids
26:42parmi les quatre
26:43colonies identifiées.
26:46Et on constate
26:48une meilleure reproduction,
26:51c'est-à-dire
26:51que les petits
26:52qui naissent
26:52parviennent
26:53à survivre
26:54et à quitter le nid.
26:55les scientifiques
27:05ont équipé
27:06un juvénile
27:07d'un émetteur GPS.
27:08Le GPS nous transmet
27:20les informations
27:21via cette application.
27:24Elle nous permet
27:25de suivre
27:25les déplacements
27:26des vautours.
27:29On apprend
27:29beaucoup de choses
27:30sur les secteurs
27:31qu'ils survolent
27:32et ceux
27:32où ils s'alimentent.
27:35Et on peut déterminer
27:36s'il y a des dangers
27:37pour eux
27:37dans certaines zones
27:38comme des lignes électriques
27:39ou des éoliennes.
27:50Le vautour moine
27:52vit dans des milieux
27:53ouverts et rocailleux.
27:55Il aime nicher
27:55dans les vieux arbres.
27:57Comme il n'y en a pas assez,
27:59Ivan et son association
28:00installent des nichoirs.
28:08Le plus difficile
28:10a été de choisir la zone.
28:12Il fallait qu'elle soit
28:13adaptée aux vautours.
28:16Une vingtaine
28:17de nichoirs
28:18sont prévus.
28:19Mais encore faut-il
28:20que les vautours
28:21se les approprient.
28:22Je ne sais pas si c'est
28:38une plume de vautour fauve
28:40ou de vautour moine
28:41parce qu'elle est abîmée
28:42et qu'elle date un peu.
28:47Je préfère ne pas me prononcer
28:48mais je vais continuer
28:49à chercher des signes
28:50qui m'indiqueraient
28:51si le nid est occupé
28:52par des vautours.
28:56Le parc du Douro
28:57borde le parc naturel
28:59espagnol
28:59Arribes del Duero
29:00avec lequel il forme
29:02un seul et même écosystème.
29:09Il y a une frontière naturelle
29:11entre l'Espagne
29:12et le Portugal.
29:12Mais pour moi,
29:15il n'y a aucune différence.
29:16Les cultures sont très proches
29:19et les vautours
29:19ne connaissent pas de frontières.
29:30Uva,
29:31dans la commune de Vimyozo,
29:33est connue
29:34pour ses petites constructions rondes
29:35dépourvues de fenêtres.
29:39Il s'agit de pigeonnier.
29:46A l'origine,
29:52les pigeonniers servaient
29:53à l'élevage des pigeons.
29:58Ils étaient consommés
29:58par la population locale
30:00et les fientes des pigeons
30:03étaient utilisées
30:04comme engrais
30:05dans l'agriculture.
30:05Violetta Villassa
30:30est ingénieure environnement.
30:32Elle travaille depuis 6 ans
30:34pour Palombar,
30:35une association de sauvegarde
30:37du patrimoine culturel local.
30:40Rien qu'à Uva,
30:41on compte une trentaine
30:42de pigeonniers traditionnels.
30:45Voici le dernier
30:46qui reste à restaurer
30:47avant l'hiver.
30:48On rénove ces pigeonniers.
30:57Ils font partie
30:58du patrimoine culturel
30:59et environnemental
31:00de la région.
31:03Notre travail
31:04permet de protéger
31:05ce patrimoine architectural
31:06et d'entretenir
31:08les traditions rurales.
31:12Nous contribuons aussi
31:13à la préservation
31:14de la nature
31:15et de la biodiversité.
31:30Je crois que je vais
31:32plus vite que toi.
31:33J'ai tout mis.
31:34Les pigeonniers
31:39les plus anciens
31:40datent du XVIIe siècle.
31:42Pour les rénover,
31:44l'association a recours
31:45à des techniques traditionnelles.
31:46C'est une technique traditionnelle.
32:00Ces pigeonniers
32:01ont été construits
32:02selon une technique
32:02transmise de génération
32:04en génération.
32:06Ces trous permettent
32:08aux pigeons
32:08d'installer leurs nids
32:09et d'y pondre leurs oeufs.
32:11Ces pierres
32:15qui sortent du mur
32:16permettent aux pigeons
32:17de sortir du nid
32:18mais elles sont aussi
32:20un point d'appui
32:21pour le propriétaire
32:22du pigeonnier
32:22quand il veut atteindre
32:25les petits pigeons
32:26qui se trouvent en haut.
32:26Une des caractéristiques
32:45de cette construction
32:46est la porte surélevée
32:48par rapport au sol
32:49pour empêcher les serpents
32:50ou les rats de rentrer.
32:54Quant aux pierres plates
32:56installées au sommet,
32:57elles protègent les pigeons
32:58des prédateurs
32:59en les empêchant
33:00de s'introduire à l'intérieur.
33:18Le principal défi
33:21à relever est financier.
33:24Il y a beaucoup de gens
33:25qui aimeraient restaurer
33:26leurs pigeonniers
33:26mais ils n'ont pas
33:28les moyens financiers
33:28de le rénover.
33:35Et tout le monde
33:38ne sait pas travailler
33:39la pierre.
33:40Ce sont des techniques
33:41et des savoirs
33:42qui se sont perdus.
33:42Violetta et ses amis
33:59élèvent des pigeons
34:00dans plusieurs endroits
34:01du parc naturel
34:02du Douro.
34:03Ils leur apportent
34:04régulièrement à boire
34:05et à manger.
34:06Les pigeons d'élevage
34:20ne sont plus destinés
34:21à l'alimentation humaine
34:22comme autrefois.
34:23L'élevage des pigeons
34:31est principalement là
34:32pour nourrir
34:32les oiseaux de proie
34:33dont l'alimentation
34:34se fait de plus en plus rare.
34:37Le lapin a pratiquement
34:39disparu
34:39et les perdries
34:41perdent de plus en plus
34:41leur habitat.
34:43Cet élevage permet donc
34:44de nourrir les aigles.
34:45J'espère qu'on réussira
34:58à préserver
34:59et à faire connaître
34:59ces constructions.
35:02Mais pas trop non plus
35:03parce que l'excès
35:05de tourisme
35:05n'est pas souhaitable
35:06s'il n'est pas durable.
35:15De nombreuses espèces
35:18de vautours
35:18sont menacées
35:19dans une partie
35:20de leur ère de distribution.
35:23Les associations
35:24de protection
35:24de la nature
35:25comptent sur la mise
35:26en place
35:27d'une collaboration
35:27avec les éleveurs
35:28pour inverser la tendance.
35:35Le vautour moine
35:36rend de grands services
35:37à la nature.
35:38En recyclant
35:39les matières
35:39en putréfaction,
35:40il contribue
35:41à endiguer
35:41les maladies
35:42telles que le botulisme
35:43ou la maladie du charbon.
35:45et donc
35:46à stabiliser
35:47l'écosystème.
35:49La région viticole
35:50du Haut-Douraud
35:51est classée
35:51au patrimoine mondial
35:53par l'UNESCO.
35:55Ces vignobles escarpés
35:56sont aménagés
35:57en terrasses
35:58sur un sol d'ardoise
35:59et produisent du vin
36:00depuis 2000 ans.
36:03Les vignerons
36:03de Sébadelli
36:04cultivent un raisin
36:06d'exception
36:06à 400 mètres
36:07d'altitude.
36:15Le plus important
36:19avec ce vin
36:19c'est le terroir,
36:22le sol.
36:24Ici,
36:24c'est un sol
36:25de schiste
36:25où on produit
36:26parmi les meilleurs
36:27vins du monde.
36:29Même si ce n'est pas
36:30une déclaration officielle,
36:32c'est sans doute
36:33un des meilleurs.
36:33La Quinta do Sosego,
36:39la ferme de la tranquillité,
36:41est le domaine
36:42de Joachim Félix.
36:44Il l'a hérité
36:45de ses parents.
36:53C'est une très bonne nouvelle.
36:56Ils sont magnifiques
36:57ces raisins.
36:58Regardez ça.
36:59Oui,
36:59ils sont magnifiques.
37:02Impeccable.
37:03Le produit phare
37:07du haut d'Ouro
37:08est le vin
37:09de Porto.
37:22On fait du vin
37:24de Porto
37:24depuis de nombreuses années.
37:28Mes parents
37:29en faisaient déjà.
37:30nous sommes fiers
37:35de venir
37:35d'une des régions
37:36viticoles
37:37les plus célèbres
37:37au monde.
37:41Et je suis très fier
37:42d'avoir pris
37:43la suite
37:43de mes parents.
37:50Joachim
37:50n'a pas toujours
37:51été viticulteur.
37:53Il a longtemps
37:53travaillé comme policier
37:54dans une grande ville.
37:55à la mort
37:57de son père
37:58il a repris
37:59l'exploitation
37:59avec sa femme
38:00non sans difficulté.
38:04Finalement
38:04il y a beaucoup
38:05de raisins
38:05mais pas beaucoup
38:06d'argent
38:07c'est ça ?
38:08C'est ça.
38:09Beaucoup de raisins
38:09et peu d'argent.
38:14Apparemment
38:14c'est parce que
38:15le raisin
38:15ne coûte rien
38:16cette année.
38:16il n'y a plus
38:19d'acheteurs.
38:22C'est la fierté
38:25qui nous donne
38:26envie de continuer.
38:28Sans ça
38:29j'aurais tout arrêté.
38:31Surtout en ce moment
38:32nous n'avons pas
38:35une rentabilité
38:36suffisante.
38:40Autrefois
38:40le climat
38:41était propice
38:42à la viticulture
38:43avec des étés chauds
38:45et des hivers froids.
38:46mais le changement
38:47climatique
38:48fait grimper
38:49le thermomètre
38:49en été
38:50et la récolte
38:51en pâthie.
38:55Cette année
38:57les températures
38:59sont montées
39:00à plus de 45
39:0150 degrés
39:02au mois d'août.
39:05Ça brûle
39:08les raisins
39:08et la production
39:10est bien moins
39:11importante.
39:11notre plus gros
39:18problème
39:18en ce moment
39:19ce sont
39:20les prix.
39:25Tous les frais
39:26fixes
39:26ont augmenté
39:27la main d'oeuvre
39:29nous coûte
39:30beaucoup plus cher
39:30qu'avant
39:31et le prix
39:32du raisin
39:33a bien baissé.
39:33C'est ça
39:37le grand défi
39:38actuel
39:38des viticulteurs.
39:42Le père
39:43de Joachim
39:44a créé
39:44une coopérative
39:45baptisée
39:46Vallée d'Ateja.
39:48Elle soutient
39:49les vignerons,
39:50les éleveurs
39:50et les producteurs
39:51d'huile d'olive
39:52et promeut
39:53l'agriculture
39:53traditionnelle,
39:55la culture régionale
39:56et le développement
39:57durable
39:57de la vallée
39:58du Douro.
39:58C'est un vrai plus
40:07pour les petits producteurs.
40:10Déjà parce que
40:11Vallée d'Ateja
40:12existe depuis
40:13plus de 60 ans.
40:16Tous les vignerons
40:17apportent leurs raisins
40:18à la coopérative.
40:20Au début
40:21du processus
40:22on mesure
40:22la teneur
40:23en sucre
40:23des fruits.
40:24Plus elle est élevée
40:25mieux c'est.
40:26Katia vous avez
40:29m'en reçu
40:29c'est bon ?
40:30Oui.
40:39Je récolte
40:40en moyenne
40:4070 tonnes
40:41de raisins par an
40:42mais cette année
40:44on fera moins.
40:48Ça n'a pas été
40:49une très bonne année
40:50pour mes vignes
40:52en tout cas.
40:56mais il semblerait
41:00que la production
41:01globale
41:01dans la région
41:02du Douro
41:03soit meilleure
41:04que l'année dernière.
41:17Pour le viticulteur
41:18chaque grappe
41:19de raisin
41:20compte.
41:20on n'oublie rien
41:23c'est notre gaine-pain
41:25donc il faut en récolter
41:26le plus possible
41:27mais du raisin
41:28de qualité
41:29bien sûr.
41:29bien sûr.
41:59Le parc naturel du Douro joue un rôle clé dans la sauvegarde de la biodiversité et du patrimoine naturel du Portugal.
42:18De nombreuses personnes font en sorte qu'il reste encore longtemps un refuge pour les espèces menacées.
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