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Plongez au cœur de la Lorraine avec Denis Jacquat, une figure emblématique de la région ! Découvrez le parcours fascinant de cet ancien député de Moselle et médecin du FC Metz, de son enfance atypique sur le site du cimetière américain de Thieucourt à ses multiples engagements.

Explorez avec nous l'église de Silénie, surnommée la "Sixtine de la Seille", un joyau méconnu. Laissez-vous captiver par les anecdotes et les réflexions de Denis Jacquat sur la vie politique locale et son attachement à sa terre natale.

Un voyage passionnant à travers le temps et l'histoire, en compagnie d'un témoin privilégié de la Lorraine.

#Lorraine #HistoireLocale #Moselle #FCMetz

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Transcription
00:00Ici Lorraine, crack pour l'émission, sur Marouk, sur Moselle TV et Vosges Télévisions.
00:06Ici, votre radio de proximité en Lorraine.
00:30Bonjour chers amis de Sur ma Route et bienvenue dans cette nouvelle émission.
00:35Mon invité cette semaine est Denis Jacquin.
00:38Denis Jacquin, vous pouvez dire le bon docteur Jacquin, parce que c'est comme ça que beaucoup l'appelaient,
00:42et l'appellent sans doute encore, qui a eu une très longue vie politique, presque 50 ans, des années 70 à 2020.
00:51Il a donc un regard très intéressant sur la vie politique de la ville de Metz, dont il a été aussi adjoint au maire,
00:58mais aussi de la vie politique mozélane et française.
01:04Il a été député pendant plus de 30 ans, mais le docteur Jacquin, c'était aussi le médecin du FC Metz.
01:11D'ailleurs, le journal L'Équipe l'a un jour baptisé « Docteur Miracle ».
01:15Et il a beaucoup de choses à nous raconter sur cette ville, ce département, cette région,
01:22et sur ce temps qui passe et qui est aujourd'hui ensoleillé.
01:26Nous serons d'abord à Silénie, dans la très belle église de Silénie,
01:30et puis nous reviendrons sur différents sites à Metz pour parler avec Denis Jacquin.
01:35A tout de suite avec lui.
01:36Bonjour Denis.
01:48Salut Vianney.
01:49Comment ça va ?
01:50Parfaitement.
01:51Tu as choisi un bel endroit pour qu'on se donne rendez-vous pour le début de cette émission.
01:55Ah ben Silénie est merveilleux.
01:56Silénie.
01:56Voilà, on va à Silénie, on est devant la mairie.
01:59Et on va bien sûr aller.
02:01Tu as voulu qu'on aille visiter cette magnifique Sixtine de la Seille.
02:06On va rembobiner d'abord l'enfance.
02:091944, naissance du petit Denis à Tchoucourt.
02:13Au cimetière américain.
02:14Alors est-ce que, j'ai entendu plein de trucs parce qu'il y a eu beaucoup d'articles sur toi,
02:19au cimetière américain.
02:21Donc est-ce que tu aurais pu avoir la nationalité franco-américaine ?
02:23Est-ce que tu es né sur territoire américain ?
02:25Alors je suis né sur territoire américain, mais en fait, quand j'étais gamin,
02:30les autorités américaines avaient donné à mes parents un papier que j'ai eu pendant très longtemps,
02:34jaune, je me souviens encore, sur lequel c'était inscrit que je ne pouvais pas revendiquer la nationalité américaine.
02:40D'accord.
02:40Mais qu'est-ce qu'il fait alors que tu es là ?
02:42Ton papa, ta maman, vivent là, à ce moment-là ?
02:45En fait, c'est l'hasard de la guerre.
02:47Mon père avait été fait prisonnier, donc il était en Allemagne,
02:50mais il a été libéré comme Alsatien à Moselland.
02:52Revenu à Mose, comme il détestait les nazis, il a pris son vélo,
02:56il est parti de ratio court, où il avait travaillé auparavant à la mise en place du cimetière américain.
03:00Et là, vraiment les hasards de la vie, le superintendant qui était américain devait partir.
03:06Il lui dit, écoute, je vais te proposer pour me remplacer.
03:09Mon père avait dû être un bon employé, je pense.
03:11Et là, mon père était le superintendant du cimetière américain de 1940 jusqu'en, il est parti en 47, il est revenu, en 46, quand les Américains sont revenus.
03:24Un des grands cimetières américains de notre région.
03:27Oui, de la Première Guerre mondiale.
03:30D'ailleurs, Thieucourt a été la première ville, village, libérée en France, dans la guerre de 14-18.
03:37Parce qu'en fait, les troupes américaines, qui étaient des troupes de volontaires,
03:42venaient ici et ils étaient formés dans notre région.
03:47C'est comme ça que le fameux Walt Disney s'est retrouvé avec le château ambulancier.
03:51Mais exactement, Walt Disney, il force d'ailleurs un peu sur son âge, il exagère un peu.
03:55Il était mineur, et il avait été refusé, il a falsifié sa carte pour combattre.
04:01Histoire extraordinaire.
04:02Ma fille qui habitait à un moment à San Francisco, je suis allé voir dans un musée à San Francisco,
04:08et on voit des photos de Walt Disney à nos châteaux.
04:11C'est extraordinaire.
04:12Alors Denis, ton parcours, on le connaît bien, on va reparler de la politique, etc.
04:18Après tout, je ne savais pas, il y a aussi des...
04:21Alors, beaucoup d'horticulteurs, d'amoureux de la nature dans la famille Jacquin, à l'origine, c'est ça ?
04:26Ah oui, oui, oui, oui.
04:28C'est la terre, en fait.
04:29Oui, c'est la terre.
04:29Moi, je suis le premier à avoir trahi.
04:32Je voulais faire médecine.
04:33Sinon, c'était agriculteur, horticulteur, fleuriste, paysagiste.
04:37On est des gens de la terre.
04:39De la terre.
04:40De l'enfance, globalement, tu en tires quoi ?
04:44Est-ce qu'il y a des valeurs, plus particulièrement, que tu retiens ?
04:49De mes parents, principalement, qui étaient travailleurs, qui étaient honnêtes,
04:56qui m'ont appris ces vertus de base, du respect de l'autre.
05:02Et j'avoue que mes parents, pour moi, c'est un exemple.
05:06D'ailleurs, je disais toujours à mon père, après, parce que les gens lui disaient,
05:12mais votre papa, c'est Laurent Jacquin, je disais, oui, ah, vous avez un père merveilleux,
05:17au point, alors je disais à mon père, punaise, ne te présente pas aux élections, je suis battu.
05:22On va tenir, on va poursuivre, on va redérouler le fil de ta vie.
05:27Là, on va ouvrir une parenthèse, on va aller à l'intérieur de l'église rejoindre Daniel.
05:31Daniel Perrette, oui, qui est la présidente de l'association de la Sixtine de la Seille.
05:39C'est comme ça qu'on dit ?
05:39C'est ça, la Sixtine de la Seille.
05:41Allez, on part rejoindre Daniel.
05:57Bonjour Daniel.
05:58Bonjour Denis.
05:59Bienvenue.
06:01Bonjour Daniel.
06:02Bonjour, bienvenue dans notre belle église.
06:05Je suis content de vous revoir, parce qu'on se connaît.
06:08Denis a tenu absolument à venir ici.
06:12Alors, on en reparlera, mais c'est d'ailleurs dans ta circonscription.
06:15Mon ancienne circonscription.
06:16C'est un peu d'ancienne circonscription.
06:17J'étais député ici pendant 31 ans.
06:19Pendant 31 ans.
06:21Daniel, un mot, il faut que vous nous parliez, parce qu'elle est fantastique,
06:25cette église qu'on appelle la Sixtine de la Seille.
06:29Moi, j'entends parfois dire la Sixtine de la Moselle ou la Sixtine de la Lorraine.
06:33Pourquoi la Sixtine, précisément ?
06:36Tout simplement parce que c'est notre curé, l'abbé Pyrus, quand il a fondé l'association le 9 décembre 1987,
06:44à la suite de la visite de M. Léotard, d'ailleurs.
06:47On va en reparler, oui.
06:48Alors, on a des peintures là-haut, c'est écrit 1540.
06:52Alors, c'est au niveau de la tête du Christ, en chiffre romain.
06:58Et donc, à l'époque, Michel-Ange est terminé la chapelle Sixtine à Rome.
07:02Donc, Jean-Marie a fait un clin d'œil à Michel-Ange et il a appelé l'association la Sixtine de la Seille.
07:08En fait, c'est l'association qui s'appelle comme ça.
07:10Mais ce sont les médias et tout le monde qui ont nommé l'église, bien sûr, la Sixtine de la Seille.
07:16– Ça sonne bien.
07:17– Ça sonne bien.
07:18– Et en plus, c'était un peintre italien.
07:21– On n'est pas prétentieux.
07:22– Alors, on pense qu'ils sont italiens, mais on n'est pas sûr.
07:26– Et puis, on a tellement de liens en Moselle, en Lorraine avec l'Italie.
07:30Il y a tellement de connexions qu'on est heureux encore.
07:34– Mais au Moyen-Âge, tout venait d'Italie, bien sûr.
07:37– Beaucoup, oui, beaucoup.
07:39Et alors, il y a une histoire au-delà de cette flamboyance, vraiment, c'est magnifique.
07:46Il y a une histoire qui n'est pas drôle, mais qui est quand même cocasse.
07:50Ça se découvre… C'est découvert par hasard ? Comment ça se passe ?
07:54– Oui, on va dire par hasard, parce qu'à une époque inconnue,
07:58tout a été recouvert de badigeons.
08:00– Ah, c'est ça.
08:00Donc, les gens ignoraient qu'il y avait des peintures.
08:03Et en 1845, lorsque le conseil de fabrique décide de repeindre, parce que c'est sale,
08:10il y avait l'abbé Schnabel qui était curé de l'époque,
08:13et ils ont découvert donc les peintures.
08:16– Et là, ils les découvrent ?
08:17– Alors, ils ont fait venir la Société d'Histoire et d'Archéologie de Metz,
08:21et ce sont eux qui ont décidé de conserver les peintures, voilà, notre héritage.
08:26– Et après, j'imagine, il y a une volonté de rénovation, enfin de remise en valeur.
08:32– Oui, c'est Malardo, le peintre médecin Charles-André Malardo,
08:37qui a donc été chargé de cette grande restauration, enlevé les repas.
08:41Ça a duré 20 ans, mais bien sûr qu'il n'était pas là tous les jours,
08:45mais voilà, ça a duré 20 ans, et en 1865, tout est terminé.
08:50– D'accord, et bien plus tard, il y a de nouveau…
08:52– Alors, il y a eu plusieurs restaurations, notamment en 1911,
08:57mais c'était chaque fois des morceaux, ce n'était pas tout,
09:00et c'était surtout avec les moyens du bord,
09:03alors ça veut dire les peintures existantes,
09:06donc ce n'était pas forcément les bonnes peintures pour nos peintures murales.
09:09– D'accord, et donc, beaucoup plus récemment,
09:13c'est là que le député intervient et que le ministre de la Culture arrive dans l'histoire.
09:18– Oui, c'est ça, alors, moi, jeune député, ici, dans la circonscription,
09:22le maire, Paul l'Espagnol, Popol, comme tout le monde l'appelait ici,
09:28me dit, écoute, Denis, très chaleureux, etc.,
09:30il me dit, j'ai un grand malheur, j'ai une superbe église,
09:33bon, elle est toute noire, ce n'est pas parfait, etc.,
09:36mais il y a des belles fraises comme sous, et je n'ai pas d'argent.
09:40Donc, que faire ?
09:41Bon, c'est le rôle de l'élu, dans ces cas-là, j'étais conseiller général, j'étais député,
09:45je suis allé voir Julien Schwartz, c'était président du conseil général,
09:48qui n'était pas insensible à l'art,
09:51et je lui fais part de la conversation, en plus il connaissait M. l'Espagnol,
09:54et il me dit, si l'État donne de l'argent, j'augmente, je donne de l'argent.
10:01Donc, je suis allé voir François Lothard, qui était nouveau ministre de la Culture,
10:03que je connaissais très bien, je lui en parle, il me dit, oui, c'est bien,
10:07puis, bon, on s'appréciait beaucoup, je lui dis, écoute, François, c'est très bien,
10:11viens, viens, c'est lui, pour voir.
10:12Et il est venu, il est venu, et ici, donc, nous avons, outre une visite,
10:17alors officielle, l'ABF, le préfet, le cabinet du ministre de la Culture,
10:21on a eu une réunion, ici, à côté, à la salle,
10:24et entre Julien Schwarz, d'une part, et François Léotard,
10:28mais en bout d'une demi-heure, tout était réglé,
10:31bon, j'avais bien préparé le terrain, je pense, à ce sujet-là,
10:34et il a été convenu qu'à ce moment-là, on donnait 40% d'État,
10:3940% donc le département, donc avec la récupération de la TVA,
10:43c'était presque une opération blanche pour la commune,
10:45et puis c'est parti, alors là, bon, l'État a pris la main,
10:48la restauration était un peu longue,
10:50mais il faut dire que c'était parfait,
10:52c'était des professionnels à ce sujet-là,
10:55et quand on voit cette Église, donc actuellement,
10:58je dis, il faut la voir, la rencontrer.
11:01C'est marrant ce que tu dis, il faut la rencontrer,
11:03c'est une rencontre, c'est pas seulement une vision.
11:05Oui, oui, oui, oui, vraiment.
11:06Tous les jours, on a des visiteurs, tous les jours.
11:09Tous les jours, oui.
11:10Et il y a des nouveautés en termes d'audition pour les langues, c'est ça ?
11:13Oui, alors c'est magnifique luminaire,
11:16donc qui éclaire que tous les détails des peintures,
11:18et c'est combiné avec le commentaire sonore.
11:22Donc vous mettez 3 euros là-bas dans le monnayeur,
11:25et vous avez les lumières qui s'allument,
11:28et vous choisissez la langue, alors c'est français, anglais, allemand.
11:31Très bien, merci Daniel,
11:32et vraiment, on conseille à vos téléspectateurs de venir,
11:35c'est fabuleux, fabuleux.
11:37Là, notre deuxième séquence,
11:59on est au cœur de Metz, là, vraiment.
12:01Alors, place Catherine Jacquin en parlait, ton épouse,
12:05et puis deux très belles églises,
12:08cette église et cette chapelle,
12:10ce choix était important pour toi,
12:14c'est un beau cœur de Metz rénové ici.
12:17Eh bien, d'une part, c'est une place qui porte le nom de mon épouse,
12:21déjà d'une part,
12:22d'autre part, c'est au centre-ville,
12:24c'est un endroit que nous avons toujours apprécié,
12:27parce que, bon, l'église Notre-Dame, ici, à côté de nous,
12:31est une église dans laquelle Paul Verlaine,
12:33donc, a été baptisé,
12:34c'est-à-dire partie de l'histoire, donc, Metzine,
12:37et ici, donc, il y avait avant l'école de la Miséricorde,
12:41donc, tenue par des sœurs,
12:43avec la chapelle de la Miséricorde,
12:45et pour la petite histoire, c'est ici que Mme de Fontenay,
12:48Miss France, a fait ses études.
12:50Geneviève a fait ses études-là,
12:52Paul Verlaine a été baptisé,
12:53et nous sommes place Catherine Jacquin, ton épouse.
12:56Alors, parlons-en, une femme engagée,
12:58je pense au Secours Populaire,
13:01je pense à la présidence du Centre d'art contemporain de Delme,
13:04et puis, ce moment-là, de conseiller régional,
13:06président de la Commission culture, etc.,
13:07très engagée.
13:09Oui, il y avait le concert baroque,
13:11il y avait le FRAC Lorraine,
13:13l'Association Saint-Nicolas des Lorrains,
13:15enfin, toujours autour de l'art,
13:16autour de la culture,
13:19et, bon, ça, c'est les gens qui le disent,
13:22elle a marqué son histoire à ce sujet,
13:25en disant, femme de l'ombre,
13:27elle n'aimait pas se mettre en avant,
13:28mais elle adorait travailler,
13:30et ça s'est toujours très, très bien pâti.
13:33Parce que quand on est, comme Catherine,
13:36la femme d'un politique,
13:38députée,
13:40et puis conseiller général,
13:41conseiller départemental,
13:42c'est quand même toute une organisation familiale,
13:45c'est compliqué, non ?
13:46Oui, oui, en plus,
13:46et en plus, à Jean-Homère,
13:48à l'époque,
13:48le non-cumul était possible à ce sujet-là.
13:52Et puis, moi-même, je vois,
13:53elle était très forte en français,
13:55par exemple,
13:56je lui demandais conseils sur mes discours,
13:58sur mes expressions,
13:59ce qu'elle en pensait,
14:00et elle avait un bon esprit critique.
14:02Ah oui, c'est bien, c'est bien.
14:04Alors, cette place a été inaugurée,
14:05place Catherine Jacquet,
14:06est venue récemment,
14:07par François Gros Didier,
14:09il y avait Gérard Longuet,
14:10je crois, qui était là aussi.
14:11Oui, donc Gérard Longuet était là,
14:14il a parlé,
14:15François Gros Didier,
14:16donc également,
14:17ça a été voté à l'unanimité
14:19par le conseil municipal de Metz,
14:20les votes unanimes au conseil municipal de Metz,
14:22ça ne court pas les rues.
14:23Et il y avait aussi,
14:25ces anciens,
14:26les amis d'elle du conseil régional,
14:28de Jean-Pierre Masseret,
14:29étaient là,
14:30Jean-Marc Thaudet-Chigny également.
14:32Il est marqué enseignante sur la plaque,
14:33elle était enseignante ?
14:35Elle était enseignante ici, à Metz,
14:37elle a été dans deux établissements,
14:39donc d'une part à la Miséricorde,
14:42qui est maintenant sur les Hauts-de-Seine-Croix,
14:44et elle a été à Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle,
14:45à Culeux.
14:46Et puis,
14:47je ne sais plus si je l'ai cité,
14:48le Secours Populaire,
14:49très engagé au sein du Secours Populaire.
14:51Oui, elle était trésorière,
14:53donc départementale,
14:54elle s'occupait au côté de Marie-François Stuhl,
14:56elle s'occupait aussi
14:57de la distribution alimentaire sur Metz,
15:00elle avait mise en informatique
15:02toutes ces personnes,
15:03donc qui l'aidaient,
15:05enfin,
15:05elle avait, j'irais,
15:06aidée à la professionnalisation
15:08de l'aide aux personnes les plus démunies.
15:11Denis, on poursuit sur ta vie politique,
15:14donc c'était aussi une vie familiale,
15:16c'était tout ça en lien très étroit
15:18avec Catherine,
15:19ton épouse,
15:20mais tu as eu une vie quand même politique
15:22très longue,
15:23démarrée dans les années 70,
15:26tu as donc été aussi un observateur
15:28de l'évolution de cette vie politique.
15:30Qu'est-ce qui a changé finalement,
15:32entre 1975 et 76,
15:34je crois, où tu démarres ?
15:35Je démarre en mars 77.
15:3777,
15:38et la fin 2018,
15:40le dernier mandat de député.
15:422017, oui,
15:43de député.
15:43Qu'est-ce qui a changé ?
15:45Non, j'étais conseiller général,
15:46j'étais encore député,
15:47mais je reste...
15:47Jusque 2021 ?
15:49Jusque 2021.
15:50C'est ça.
15:50Qu'est-ce qui a changé fondamentalement
15:52dans la façon d'être avec les gens,
15:54d'être un représentant du peuple ?
15:56J'ai l'impression comme ça
15:58que les élus,
16:00en particulier les nationaux,
16:01mais bien d'une façon générale,
16:02sont nettement moins sur le terrain
16:04que les élus de ma génération,
16:06je dirais,
16:07à ce sujet-là.
16:07Quelle que soit la tendance politique,
16:09les gens étaient sur le terrain,
16:11je trouvais qu'il y avait un meilleur suivi,
16:12et surtout,
16:13on arrivait à des résultats concrets,
16:15rapides.
16:16Oui.
16:16D'accord ?
16:16Alors que maintenant,
16:18ça traîne,
16:19alors est-ce que c'est le Covid
16:20en cours de route ?
16:21Mais ce n'est pas vieux,
16:22le Covid,
16:22c'était il y a quelques années.
16:24Est-ce que c'est une envie
16:25de moins travailler qui existe ?
16:27Mais on le retrouve même
16:28au niveau national.
16:29Je fais partie du groupe
16:30des anciens députés,
16:32on en discute avec élus
16:33communistes, socialistes et autres,
16:36et chacun a tous la même opinion,
16:39et même le personnel,
16:40pourtant,
16:41qui est un personnel administratif
16:43qui ne parle pas beaucoup,
16:44nous le dit,
16:45on vous regrette.
16:47Et ça, ça fait plaisir.
16:48Oui, bien sûr,
16:49ça fait toujours plaisir.
16:50On dit aussi beaucoup,
16:52on entend beaucoup dire aussi
16:53Denis Jacquin,
16:54c'est toujours d'ailleurs
16:56le stratège.
16:58C'est-à-dire toujours consulter,
16:59quand même,
17:00toujours un pied
17:01dans la politique aujourd'hui.
17:02Oui, ce n'est pas faux.
17:04J'ai aussi bien des élus de gauche,
17:05de droite et d'autres
17:06qui viennent me demander conseil
17:08en me disant,
17:09Bourgmès,
17:09c'est la mémoire de la ville,
17:10mais même au niveau national,
17:12bon, j'ai été spécialisé
17:13sur les problèmes de retraite,
17:14le social,
17:15le sport,
17:16donc,
17:17puis ça passait bien.
17:18Il faut reconnaître,
17:19la mémoire marchait un peu,
17:20donc,
17:21je disais,
17:21toutes ces conjugaisons
17:22ne faisaient qu'eux.
17:23Et alors,
17:23ce qui me surprend parfois maintenant,
17:25c'est que les gens ne connaissent pas
17:27l'histoire de ce qui s'est passé avant.
17:28Pourquoi on a fait ceci ?
17:29Pourquoi on a fait cela ?
17:32Il y a toujours une cause exacte.
17:34On ne fait pas de la politique
17:35où on doit mouiller.
17:36Oui, c'est vrai.
17:38Alors,
17:38Denis Jacquin,
17:40on en a,
17:40on a effleuré au début
17:41la profession de médecin,
17:45c'est aussi un médecin,
17:46on dit d'ailleurs beaucoup,
17:47on disait,
17:47le bon docteur Jacquin.
17:49Oui.
17:50Et c'était le médecin du FCMES.
17:52Alors,
17:52on va ouvrir une parenthèse
17:53sur le FCMES.
17:55D'ailleurs,
17:55le journal d'équipe,
17:56un jour,
17:56tu as baptisé
17:58docteur Miracle.
17:59C'est exact.
17:59Un article important.
18:02J'étais content.
18:02Mais pourquoi docteur Miracle ?
18:04Pourquoi tu l'as remettées tous sur le terrain ?
18:05Mais en fait,
18:08ça venait que,
18:09bon,
18:09j'étais médecin au club
18:11et d'autre part,
18:12on avait d'excellents résultats.
18:13Et d'autre part,
18:14les joueurs,
18:16on avait des pros
18:16et des internationaux
18:18et ils me demandaient tous
18:20sur mes journaux,
18:22tout ça,
18:22ils étaient d'accord,
18:23ils venaient à mes réunions,
18:24etc.
18:25Ça se passait bien,
18:26il y avait une bonne ambiance
18:27et je me souviens très bien
18:28de l'envoyé spécial de l'équipe
18:29qui était venu à Metz
18:31et donc il m'avait interrogé
18:32et tout ça
18:33et qui sort le bon docteur Miracle.
18:35Alors pour le bon docteur Jacquin,
18:37c'est Jean-Louis Bourleau.
18:38Ah, c'est Jean-Louis Bourleau.
18:39Oui, oui, oui.
18:39Ah non,
18:40mais le plus terrible,
18:40c'est que Jean-Louis Bourleau,
18:41la première fois qu'il l'a dit,
18:43c'est dans l'hémicycle,
18:44en séance publique,
18:45ah oui, d'accord.
18:45aux questions d'actualité,
18:47en disant,
18:48monsieur le bon docteur Jacquin,
18:49etc.
18:49Alors moi, simplement,
18:50j'ai expliqué toujours après,
18:52c'est bon,
18:52mais ça ne s'écrit pas
18:53avec un C.
18:54Oui, bien sûr.
18:55Et tiens, justement,
18:56tu parlais du Parlement,
18:57de Jean-Louis Bourleau,
18:59etc.
19:00Toi qui a été parlementaire
19:01très longtemps,
19:01plus de 30 ans,
19:02donc,
19:03qui a croisé des gens
19:04d'horizons très différents,
19:06quelles étaient l'image
19:08de la Lorraine,
19:10on va élargir un petit peu
19:11de la Lorraine à l'extérieur,
19:12qu'est-ce qu'on véhicule
19:13aujourd'hui comme image ?
19:14Alors, à l'époque,
19:16on avait quand même
19:16une image forte,
19:17parce qu'on avait quand même
19:18des élus puissants,
19:20on prenait,
19:21moi je me souviens,
19:22au Conseil général,
19:23par exemple,
19:24j'étais avec Pierre Messmer,
19:27qui était là,
19:27Jean-Marie Roche
19:28avait quand même
19:28une certaine présence,
19:30au Conseil régional,
19:31parce qu'il y a des conseils
19:32régional à un certain moment,
19:33il y avait aussi bien Bijard,
19:35qui était là,
19:35avec sa personnalité,
19:37mais il y avait Poncelet,
19:38il y avait Seguin,
19:39il y avait Rossino,
19:40qui était là,
19:42il y avait,
19:42enfin, j'en oublie,
19:44mais il y avait
19:44beaucoup de gens
19:46connus à envergure nationale,
19:48et là,
19:49ça comptait quand même
19:50dans la défense
19:51de la Lorraine,
19:52et plus particulièrement
19:53de la Moselle,
19:54parce qu'on était
19:55Mosellans avant d'être Lorrain,
19:56là.
19:57Oui, oui, ça,
19:57alors, j'ai appris ça
19:58en venant habiter en Moselle.
20:00Mais les Vosgiens
20:01sont un petit peu comme ça aussi,
20:02Vosgiens avant d'être Lorrain.
20:03Oui, oui, oui, je sais.
20:04Vosgiens et Vosgiens
20:05avant d'être Lorrain.
20:07Je saute du coq à l'âne,
20:08le FC Metz.
20:09Est-ce que je peux te demander,
20:10allez, on est en septembre 2025,
20:13il y a eu deux, trois matchs,
20:14bon, c'est pas terrible,
20:16je peux te demander
20:16un pronostic,
20:17est-ce qu'on va,
20:18comment,
20:19c'est difficile un pronostic,
20:20c'est même un peu idiot
20:20de demander ça,
20:21mais tu dirais quoi,
20:22toi, aujourd'hui ?
20:23Il me fait peur.
20:24Il me fait peur.
20:25Certains disent,
20:26ça va être long.
20:26Ça peut être long,
20:28mais j'avoue que je ne comprends pas très bien
20:30les décisions,
20:32je dirais,
20:33d'achat de joueurs,
20:34les décisions managériales,
20:37etc.
20:38C'est quand même terrible.
20:39Ces dernières années,
20:40on s'ennuie au match,
20:41de temps en temps,
20:42c'est grave
20:42de s'ennuyer au match.
20:45on ne sent pas la fibre
20:47qui existait auparavant
20:49dans cette équipe.
20:51Moi, j'ai vécu
20:52des moments merveilleux.
20:54Je n'étais pas de médecin
20:54ce jour-là,
20:55j'étais à Barcelone
20:56quand on a été gagné.
20:57C'est vrai,
20:57c'est seulement.
20:59J'étais là quand on a gagné,
21:00mais j'ai fait avec le FMS
21:02des déplacements,
21:03je vois aussi bien
21:03à Split,
21:04à Drest,
21:05etc.,
21:06dans le cadre européen,
21:08et on sentait une équipe.
21:10Je me souviens
21:10quand on montait dans l'avion,
21:11à l'époque,
21:11on partait de Frescati,
21:13en montant dans l'avion,
21:14on se disait,
21:15ils en veulent,
21:16ça va me dire quelque chose.
21:18Là, quand on les voit,
21:19même les joueurs
21:19arriver au stade
21:20ou partir,
21:21je trouve que ça fait
21:22plus triste.
21:23Une équipe et une région
21:24qui étaient derrière.
21:25Oui, oui, oui.
21:26Ils sont une serveur.
21:27Ah non, mais ici,
21:28on est une terre
21:28qui adore le sport,
21:29qui adore le football.
21:31Les gens,
21:31il suffit que Metz
21:32gagne deux matchs
21:32et puis ça y est,
21:33c'est reparti à ce propos.
21:35Mais c'est quand même,
21:37je dirais,
21:37c'est quand même dommage.
21:38Il y a un potentiel.
21:39La chance qu'on a,
21:40c'est le handball.
21:41D'accord ?
21:41C'est bien de le signaler.
21:43Denis, on va poursuivre
21:45et on va aller,
21:46tu veux qu'on fasse
21:47un tour du côté
21:47du quai Paul Vautrin.
21:49C'est ça.
21:49Il y a une raison ?
21:51Oui, alors,
21:51oui, oui,
21:52il y a une raison.
21:52Ma première permanence
21:53parlementaire
21:54était quai Paul Vautrin
21:55mais surtout quai Paul Vautrin,
21:56il y a une magnifique vue
21:58sur le Temple Neuf,
21:59sur le bras mort
22:00de la Moselle.
22:01C'est un endroit repousant.
22:02Très, très beau.
22:03Eh bien, on y va.
22:03C'est parti.
22:03Dernière étape, Denis.
22:21On est en bord de Moselle
22:22mais près du quai Paul Vautrin.
22:25Et le quai Paul Vautrin,
22:26ça renvoie évidemment
22:27à quelque chose d'important.
22:28dans ta vie ?
22:28Ma première permanence
22:29parlementaire ici,
22:32au Quai Paul Vautrin,
22:33on la voit.
22:34C'était un endroit,
22:36je dirais,
22:36premier,
22:37un emplacement magnifique
22:38près du Temple Neuf,
22:40près des barges de Moselle,
22:42etc.
22:43Puis c'était un lieu
22:44de travail aussi extraordinaire.
22:46J'ai toujours eu la chance
22:47d'avoir de bonnes équipes
22:48parlementaires avec moi.
22:50On avait quelques bénévoles
22:51aussi qui existaient.
22:53Il y avait même tout au début,
22:55on avait des jeunes,
22:57des très jeunes,
22:57des jeunes discardiens.
22:59Je vous souviens
22:59qu'ils étaient
22:59en plus de santé,
23:01bénévole,
23:02puis bien élevé,
23:03bien éduqué.
23:05C'était vraiment extraordinaire.
23:07La particularité
23:08du mandat de député,
23:08c'est d'être à la fois
23:09sur du travail de terrain,
23:11en rencontre,
23:11on était à Silénie tout à l'heure,
23:13en rencontre d'association,
23:15et puis un travail législatif
23:16au Parlement.
23:18Est-ce qu'il y a,
23:18alors c'est difficile,
23:20mais est-ce qu'il y a
23:21peut-être un texte
23:22ou un autre
23:22sur lequel tu es
23:23particulièrement fier
23:24d'avoir fait avancer
23:25la loi ?
23:26J'ai fait avancer
23:29la loi,
23:30par exemple,
23:31concernant les retraites.
23:33Je trouvais qu'il y avait
23:33une injustice
23:34qui existait,
23:35c'est que
23:37beaucoup de personnes
23:38avaient fait
23:39la guerre d'Algérie.
23:40Or,
23:40s'ils avaient fait
23:41des études
23:42avant la guerre d'Algérie
23:43et qu'au moment
23:44de leur départ,
23:45ils n'avaient
23:46donc jamais travaillé,
23:47eh bien,
23:48la durée,
23:49je dirais,
23:50de leur temps
23:51d'incorporation
23:52en Algérie
23:52ne comptait pas
23:53dans le temps
23:55de la retraite.
23:57Et alors que
23:57s'ils avaient travaillé
23:58auparavant,
23:59les années
23:59qu'ils avaient passées
24:00en Algérie
24:00comptaient,
24:01étaient validées,
24:02comme on disait.
24:03Donc,
24:04à l'époque,
24:05or,
24:05j'ai fait,
24:06je dirais,
24:06niveler tout ça,
24:08que les gens
24:09qui avaient fait des études
24:10ne soient pas sanctionnés
24:11parce qu'ils n'avaient
24:12pas pu travailler
24:12donc avant,
24:14je dirais,
24:15d'être appelés
24:15ou incorporés
24:16donc en Algérie.
24:17Autre point
24:18aussi très important
24:20en tant qu'élu
24:21Moselland,
24:22c'est que mon père,
24:24quand il a appris
24:24que je me présentais
24:25au législatif,
24:26m'a dit,
24:27écoute,
24:27il y a une chose
24:28que je ne veux plus,
24:28c'est présenter
24:29mon certificat
24:30de réintégration.
24:31Ah oui,
24:31alors il faut expliquer
24:32ce que c'était alors.
24:33Oui, alors,
24:33mon papa était né
24:34en 1912,
24:35ici,
24:35donc dans la banlieue
24:37donc médecine
24:38et il devait
24:40donc présenter,
24:41donc il était né
24:42Prussien,
24:43donc à l'époque,
24:44or il devait présenter,
24:46même après la Deuxième
24:47Guerre mondiale,
24:47un papier,
24:48quand il renouvellement
24:49de carrément d'identité,
24:50un passeport ou n'importe quoi,
24:52qu'on croit
24:52qu'il était bien français.
24:53Or,
24:53ils avaient tous,
24:54tous les Mosellans
24:55qui étaient dans son cas
24:56avaient ce papier
24:56de réintégration.
24:57Et ils trouvaient ça
24:58comme un déshonneur
24:59terrible à ce sujet-là.
25:01Donc,
25:02j'ai présenté
25:04lors d'une discussion
25:06à l'Assemblée nationale,
25:07ça a été accepté
25:08et appliqué.
25:09Ça a mis deux ans
25:10pour être appliqué,
25:11mais ça a été
25:12appliqué.
25:14Donc là,
25:15on parlait plutôt
25:16des textes
25:16et des choses
25:17qui font avancer
25:18les lois.
25:20Est-ce qu'il y a
25:20maintenant des rencontres,
25:22parce qu'il y a des milliers
25:23des rencontres
25:24plus marquantes
25:27que d'autres
25:27de ces périodes
25:30de députés ?
25:31Oui,
25:32en étant parlementaire,
25:33surtout que je siégeais
25:34en même temps
25:34au Conseil de l'Europe,
25:36j'avais la chance
25:38de rencontrer
25:38beaucoup de monde,
25:39de rencontrer des personnes.
25:40Alors,
25:40je dirais,
25:41les personnes
25:41qui m'ont marqué,
25:43Jean-Paul II,
25:44d'accord,
25:45avec Jean-Marie Rouge
25:46et nos épouses.
25:47On a invité,
25:48invité,
25:48enfin,
25:48au pays,
25:49notre pape,
25:49chacun,
25:50à Rome
25:51pour la bénéfication
25:52d'un frère
25:53Moselland,
25:53frère Arnoux.
25:54Et j'avais dit
25:56à Jean-Marie Rouge,
25:57oh,
25:57attention,
25:58le pape va venir
25:59au Parlement européen
26:01et au Conseil de l'Europe.
26:02Je dis,
26:02il faut que tu l'invites.
26:03Il me dit,
26:03t'es sûr d'information ?
26:04Je lui dis,
26:05sûr,
26:05à ce sujet-là.
26:06Et donc,
26:07le lendemain,
26:08on a été reçu
26:09en audience privée
26:10par le pape Jean-Paul II.
26:12Jean-Marie Rouge
26:13lui a dit,
26:14je vous invite à Metz,
26:15etc.
26:16Je me souviens encore,
26:17il lui a demandé,
26:18il lui a dit,
26:19vous venez à Trasbourg
26:19et le pape lui a dit,
26:21Strasbourg,
26:22Metz,
26:22c'est le mois de Strasbourg.
26:23Et Rolfi lui fait,
26:24t'es prêt,
26:24t'es prêt,
26:25t'es prêt,
26:25t'es prêt.
26:25Je m'en souviendrai toujours.
26:27Un tout dernier mot,
26:28parce que là,
26:28l'émission vraiment touche
26:29à sa fin.
26:31J'ai lu un très beau papier
26:32sur toi dans
26:33Le Républicain Lorrain
26:33cet été,
26:34où tu racontais
26:35tes colonies de vacances
26:36dans l'Oise.
26:39Et je lisais
26:39qu'en arrivant,
26:41tu passais,
26:41je crois,
26:41par Paris.
26:42Et à chaque fois
26:43que tu repassais
26:43Gare de l'Est,
26:44tu avais cette pensée-là.
26:45Est-ce que Denis Jacquin,
26:46c'est un homme
26:47qui est aussi nostalgique
26:48parfois
26:49quand il repense
26:50à ces années-là ?
26:52C'est-à-dire
26:52qu'on y repense
26:54parce que c'était
26:55le beau temps,
26:55c'était la belle époque.
26:56Je me souviens
26:57la toute première fois,
26:58c'était mes premières
26:58colonies de vacances.
27:00C'était une des premières fois
27:00que j'allais à Paris.
27:01Et puis le Sacré-Cœur,
27:02il y avait du soleil,
27:03c'était beau.
27:04Oui.
27:04Et c'est vraiment extraordinaire.
27:06Et à chaque fois
27:07que tu vas à Paris,
27:07tu penses aux colonies de vacances.
27:09Je pense aux colonies de vacances.
27:10C'est un sacré-cœur.
27:11Un grand merci, Denis,
27:12pour cette balade.
27:13Merci beaucoup.
27:15Merci, Vianney.
27:16Ici Lorraine,
27:30craque pour l'émission
27:31sur Marouk,
27:32sur Moselle TV
27:33et Vosges Télévisions.
27:35Ici,
27:36votre radio de proximité
27:37en Lorraine.
27:38Sous-titrage Société Radio-Canada
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