- il y a 6 mois
A la une de cette édition, derrière les discussions à cœur ouvert à Paris, la réalité du terrain militaire et les dessins américains devraient rapidement doucher les espoirs d’Emmanuel Macron.
En France, le cordon sanitaire à l’épreuve du temps. Alors qu’une possible dissolution est évoquée, le fameux barrage contre le RN semble de plus en plus dépassé.
Et une page municipale déjà avec la mise en orbite de la candidature de Jean-Michel Aulas à la mairie de Lyon qui tentera de débarrasser la capitale des Gaules des écologistes.
En France, le cordon sanitaire à l’épreuve du temps. Alors qu’une possible dissolution est évoquée, le fameux barrage contre le RN semble de plus en plus dépassé.
Et une page municipale déjà avec la mise en orbite de la candidature de Jean-Michel Aulas à la mairie de Lyon qui tentera de débarrasser la capitale des Gaules des écologistes.
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00:00Générique
00:00Madame, Monsieur, bonsoir à la une de cette édition.
00:16Derrière les discussions à cœur ouvert à Paris, la réalité du terrain militaire et les dessins américains
00:21devraient rapidement doucher les espoirs d'Emmanuel Macron en France.
00:25Le cordon sanitaire à l'épreuve du temps, alors qu'une possible dissolution est évoquée,
00:30le fameux barrage contre l'ERN semble de plus en plus dépassé.
00:35Et enfin une page municipale, déjà avec la mise en orbite de la candidature de Jean-Michel Aulas à la mairie de Lyon,
00:41qui tentera de débarrasser la capitale des Gaules des écologistes.
00:49Emmanuel Macron jouait les gros bras jeudi en recevant le président Zelensky
00:53avec sa coalition des volontaires pour prêter assistance à l'Ukraine.
00:57Mais derrière ces apparentes démonstrations de force des Européens
01:00se dessinent en réalité leur mise en coupe réglée par les États-Unis.
01:04Nicolas de Lamberterie.
01:05S'offrant le luxe d'oublier pendant 48 heures les graves difficultés
01:09auxquelles il était confronté en politique intérieure,
01:13Emmanuel Macron semblait particulièrement fier, derrière son air grave,
01:17de recevoir le président ukrainien Volodymyr Zelensky
01:20et les partenaires européens de la dite coalition des volontaires.
01:25L'objectif de cette coalition des volontaires,
01:28menée principalement par la France et le Royaume-Uni,
01:30est de mettre en place des forces dites de réassurance
01:34dès lors qu'un cessez-le-feu aurait lieu en Ukraine.
01:37En l'état actuel des choses, cette hypothèse reste encore assez spécieuse,
01:41étant donné que le conflit se poursuit
01:43et que les Russes continuent de bombarder de nombreuses cibles
01:46sur l'ensemble du territoire ukrainien,
01:49en particulier usines ou autres installations
01:51pouvant avoir un caractère militaire.
01:54Bien que moins bien dotées,
01:55la partie ukrainienne n'est pas non plus en reste
01:57et s'est assez efficacement attaquée
01:59aux installations énergétiques russes ces dernières semaines,
02:02avec de nouvelles frappes la nuit dernière
02:04sur la réfinerie de Ryazan.
02:06Du côté du front, la ligne n'a pas beaucoup bougé
02:08depuis la petite percée russe de début août au nord de Pokrovsk,
02:12même si l'Ukraine affirme que la Russie aurait massé jusqu'à 100 000 hommes
02:15en vue de la prise d'assaut
02:17de cette importante ville fortifiée du Donbass.
02:21De l'autre côté du front,
02:22plusieurs témoignages semblent confirmer
02:24que l'armée russe aurait pénétré
02:26dans la ville fortifiée de Kupyansk,
02:28située dans l'oblaste de Kharkov,
02:30qui ne fait officiellement pas partie
02:32des actuelles revendications territoriales de la Russie.
02:35En cas de prise de Kupyansk,
02:37ville située sur une colline,
02:38les forces russes se trouveraient alors en capacité
02:41de pilonner Slovyansk avec leur artillerie.
02:43Avec Kramatorsk,
02:44la ville de Slovyansk est le dernier gros morceau du Donbass
02:47que les Russes tiennent absolument à conquérir,
02:50d'autant qu'il revêt une importance symbolique
02:52pour la partie russe,
02:53étant donné que début 2014,
02:55c'est dans cette ville de Slovyansk
02:57qu'avaient eu les premières insurrections contre le Maïdan.
02:59L'autre dimension assez spécieuse
03:01de la coalition des volontaires
03:03est que la partie russe
03:04a toujours martelé son opposition ferme
03:07à la présence de troupes européennes
03:09sur le territoire ukrainien
03:10et réaffirmé que ces troupes
03:12constitueraient des cibles légitimes.
03:14Surtout, derrière le volontarisme
03:16affiché par le président français,
03:18les autres pays européens font surtout semblant
03:20et attendent en réalité de connaître
03:22la nature précise de l'engagement américain en Ukraine.
03:25Emmanuel Macron s'est d'ailleurs gardé
03:26de répondre précisément aux questions de la presse
03:29lorsque les journalistes lui ont demandé
03:31quels étaient les engagements précis des 26 pays,
03:34en particulier lesquels sont disposés
03:35à envoyer des troupes au sol,
03:37arguant de la nécessaire confidentialité
03:39de ces informations stratégiques.
03:40Le président Zelensky a quant à lui évoqué
03:42plusieurs milliers de soldats européens
03:45qui pourraient être envoyés en Ukraine,
03:46preuve qu'a priori,
03:48en dehors de la France
03:49et peut-être du Royaume-Uni,
03:50personne n'est réellement disposé
03:52à envoyer des troupes en Ukraine.
03:53Mais derrière tout ce rideau de fumée,
03:55d'autres enjeux beaucoup plus sérieux
03:57ont pu transparaître.
03:58C'est ainsi que lors de la visioconférence
04:00entre les pays membres
04:01de la dite coalition des volontaires réunis à Paris
04:04et le président américain Donald Trump,
04:06il est apparu que Trump a demandé aux Européens
04:09de faire pression économiquement sur la Chine,
04:12étant donné qu'elle est en partenariat serré
04:13avec la Russie.
04:15Trump aurait également exprimé son mécontentement
04:17quant au fait que l'Europe achète toujours
04:19des matières énergétiques à la Russie.
04:20Une déclaration qui semble en contradiction
04:22avec le message amical envoyé par Trump
04:25à Viktor Orban et Robert Fizzo
04:27lorsque ces derniers se sont plaint
04:29des attaques ukrainiennes
04:30sur l'oléoduc Droujba
04:32qui alimente la Hongrie et la Slovaquie
04:34en pétrole russe via l'Ukraine.
04:36Emmanuel Macron s'est publiquement réjoui
04:38de cette position de Trump
04:39à propos des pays européens
04:41qui achètent toujours du pétrole russe,
04:43oubliant au passage que la France
04:45a considérablement augmenté
04:46ses importations de GNL russes en 2024
04:48sans que cela ne semble susciter le même agacement.
04:51En réalité, ce qui se dessine
04:53semaine après semaine
04:54et mois après mois
04:55derrière toutes ces gesticulations
04:57autour du conflit en Ukraine,
04:59c'est la mise en coupe réglée
05:00toujours plus brutale de l'Europe
05:01au profit des Etats-Unis,
05:03étant donné que ces derniers
05:04ne sont parvenus à ne contenir
05:06ni la Chine ni l'Inde
05:07et que la Russie semble maintenir son cap
05:09sans faire attention
05:10aux rodomontades de Trump.
05:12D'ailleurs, lors de leur récente rencontre,
05:14les présidents Poutine et Xi
05:16ont négocié un accord énergétique
05:18gigantesque entre la Russie et la Chine
05:20qui obtiendra une énergie russe
05:21encore moins chère
05:22que les tarifs dont bénéficiaient
05:24les Européens
05:24qui en sont maintenant réduits
05:26à être les clients des Etats-Unis.
05:28Mais les Européens pourront prochainement
05:29se réconforter
05:30en ayant une nouvelle facture à payer
05:33puisque les Américains
05:35entendent facturer aux Européens
05:37leur stationnement
05:38sur le flanc est-européen de l'OTAN
05:40comme vient de le révéler
05:41le Financial Times
05:42sur les mêmes modalités
05:44qu'ils font payer aux pays asiatiques
05:46le coût de leur présence
05:47en Corée ou au Japon.
05:48Au final, le seul et unique point
05:51sur lequel absolument tout le monde est d'accord
05:53que ce soit Trump, Poutine, Zelensky
05:55ou les Européens
05:56c'est sur l'adhésion de l'Ukraine
05:58à l'Union Européenne
05:58puisque ce sera aux Européens
06:00de se saigner à blanc
06:01pour payer la reconstruction
06:02d'une Ukraine démolie
06:04par un conflit déclenché par d'autres.
06:06Et l'illusion qu'il y aurait
06:07en compensation des marchés
06:09à conquérir serait bien vaine
06:10puisque les Américains ont d'ores et déjà
06:12faut-il s'en souvenir
06:13passé des accords avec Kiev
06:15sur l'exploitation des terres rares en Ukraine.
06:17Outre celui des soldats
06:19et des civils morts durant le conflit
06:20la guerre en Ukraine sera bel et bien
06:22le tombeau possiblement définitif
06:25de l'Europe
06:25qu'importent les gesticulations
06:27d'Emmanuel Macron.
06:28La chute J-3 alors que François Béroux
06:35semble irrémédiablement poussé vers la sortie.
06:38Le parti de Marine Le Pen réclame la dissolution
06:41et se prépare à affronter un front républicain
06:44qui semble de plus en plus fragile.
06:46Explication Édouard Chaneau.
06:47Le front républicain, ce rempart historique
06:51contre le Rassemblement national,
06:53survivra-t-il à une nouvelle bataille électorale ?
06:56Alors que le vote de défiance du 8 septembre
06:58pourrait précipiter une dissolution
07:00de l'Assemblée nationale,
07:02ce barrage politico-médiatique vacille.
07:04Dans les coulisses,
07:05les partis s'activent déjà en vue d'une dissolution
07:08puisque l'hypothèse d'un premier ministre de gauche
07:10qui reflèterait la victoire du nouveau front populaire
07:12aux dernières élections législatives
07:14ne garantit pour l'heure aucune stabilité institutionnelle.
07:18LFI reste en embuscade,
07:20les Républicains aussi,
07:21et le Rassemblement national, de son côté,
07:23a prévenu être prêt à censurer tout gouvernement
07:25qui mènerait la même politique que François Bayrou.
07:28Celui-ci a fait son temps,
07:30selon la députée du Var, Laure Lavalette,
07:32qui en appelle à la dissolution.
07:34Ce qui est certain, c'est que François Bayrou
07:36vit ses derniers moments de premier ministre,
07:38de ne pas avoir, j'allais dire, écouté Marine Le Pen
07:41qui déjà, dès le 25 juillet,
07:43lui disait que les prévisions pour son budget
07:45étaient absolument catastrophiques
07:47et qu'elles allaient aggraver la crise budgétaire
07:49dans laquelle nous sommes
07:51et aggraver le quotidien des Français.
07:53Il a préféré faire la sourde oreille,
07:55donc évidemment, nous ne voterons pas la confiance
07:57à François Bayrou et à son gouvernement
07:59qui est rempli de ministres
08:01qui sont responsables de la situation terrible
08:04dans laquelle se trouvent les Français.
08:06Donc voilà, nous allons faire tomber ce gouvernement lundi,
08:09faire tomber ce Premier ministre,
08:11après au Président de la République
08:13de voir ce qu'il compte faire.
08:15Nous nous plaidons toujours pour un retour au peuple.
08:18Le général de Gaulle disait que le peuple
08:20était la cour suprême.
08:23Nous partageons évidemment cette analyse.
08:25Si nous en sommes là aujourd'hui,
08:27c'est parce que les Français ont été privés
08:28de l'alternance qu'ils appelaient de leurs voeux
08:32à la suite des élections européennes
08:34et du premier tour des élections législatives.
08:37S'il n'y avait pas eu ces alliances
08:39absolument contre nature
08:40entre LR, le Bloc central
08:42et le nouveau Front populaire,
08:44nous n'en serions pas là.
08:45Jordan Bardella serait déjà Premier ministre
08:47depuis un an.
08:48En juin 2024, le Front républicain
08:50avait joué un rôle clé
08:52après la victoire du RN au premier tour
08:54avec 33,2% des voix.
08:56210 candidats, 130 du nouveau Front populaire
08:58et 80 d'ensemble s'étaient alors désistés
09:01pour réduire le nombre de triangulaires
09:03de 306 à 89.
09:05On connaît la suite.
09:06L'ERN échouait à obtenir la majorité
09:08malgré un record de 143 élus.
09:11Le NFP décrochait 182 sièges
09:13et ensemble 168.
09:15Mais plus d'un an après,
09:16les sondages donnent pour l'heure
09:17l'ERN largement en tête des intentions de vote
09:19à 31,5% selon l'étude LAP-BFMTV du 30 août,
09:24suivie par la gauche à 23,5% si elle est unie
09:26et à 16,5% en cas de désunion avec LFI
09:29qui n'atteindrait que 10%.
09:31D'ailleurs, ce dernier scénario semble se dessiner
09:33puisque Raphaël Glucksmann et Place Publique
09:36ont rejeté l'alliance au premier tour
09:38avec la formation de Jean-Luc Mélenchon,
09:40craignant dans les colonnes de libération
09:41faire un cadeau au RN en adoubant des candidats LFI.
09:45En disgrâce, le parti présidentiel
09:47culminerait quant à lui à 14%
09:49et jouerait ainsi sa survie.
09:50Mais, point crucial de l'étude,
09:5353% des Français refusent l'idée d'un barrage ORN
09:56en cas de dissolution
09:57contre 46% en faveur,
10:00signe donc d'une lassitude grandissante.
10:03L'ancien président Nicolas Sarkozy,
10:05dans les colonnes du Figaro le 2 septembre dernier,
10:08enfonçait le clou,
10:08jugeant d'une part que la dissolution
10:10était la seule solution,
10:11avant de prophétiser que la stratégie du Front républicain
10:14ne marchera pas une deuxième fois.
10:17Un avertissement crucial,
10:18puisque dans les années 80 et François Mitterrand,
10:21le cordon sanitaire a été élaboré par la gauche
10:23pour contraindre la droite dite de gouvernement.
10:27Son succès dépend de la soumission de cette dernière.
10:30Or, déjà en 2024,
10:32dans la foulée des dernières élections législatives,
10:34la Fondation Jean Jaurès soulignait dans une étude
10:37que plus de la moitié des sympathisants LR, 56%,
10:40partageaient l'idée que le Front républicain
10:42n'était qu'une tactique
10:44permettant aux partis traditionnels de garder le pouvoir.
10:47En 2024, face à un candidat d'ensemble,
10:50ils étaient 21% à avoir choisi l'abstention
10:53et 26% à avoir choisi le vote RN.
10:56Et en cas de duel avec un candidat de gauche,
10:58LFI ou socialiste,
10:59ils étaient moins d'un tiers à avoir choisi le Front républicain.
11:03Si l'on en croit le RN,
11:04l'enjeu est de taille.
11:0650 à 100 de leurs candidats
11:07auraient été défaits à quelques centaines de voix près
11:10en 2024 dans des triangulaires.
11:12Un an plus tard, tout pourrait changer.
11:14Laure Lavalette souligne en effet
11:16que la situation tragique des Français
11:17et le ras-le-bol généralisé
11:19annonce une véritable révolution dans les urnes.
11:23Plus à craindre, je n'en sais rien.
11:24C'est aux Français de décider.
11:26Mais moi, en tout cas, je peux vous dire
11:27que sur le terrain,
11:28j'ai l'impression qu'il s'est fortement estompé.
11:31La situation de blocage dans laquelle le dernier Front républicain
11:34nous a menés est absolument délétère pour les Français.
11:38Encore plus de précarité, on n'avance sur aucun sujet.
11:42Vous savez, les Français, ils veulent toujours moins d'immigration,
11:44toujours plus de sécurité,
11:46toujours plus de pouvoir d'achat,
11:47toujours plus de pouvoir public qui fonctionne.
11:50On a encore 2700 professeurs qui ne sont pas devant les classes.
11:54Vous prenez la situation de l'hôpital,
11:55c'est absolument catastrophique.
11:56Un tiers des Français n'ont plus que 100 euros le 18 mois.
12:01La situation n'a jamais été aussi hors contrôle dans tous les domaines.
12:06Il est temps qu'il y ait un sursaut.
12:07Ce sursaut, il ne pourra venir que des urnes.
12:10Après, à nous aussi de convaincre encore,
12:12d'être encore meilleurs,
12:14d'aller convaincre les gens qui ne voulaient pas voter
12:16pour le Rassemblement national
12:17qu'effectivement, nous sommes capables d'incarner cette alternance.
12:21Président historique de l'Olympique lyonnais
12:28et peut-être demain, maire de Lyon,
12:30Jean-Michel Aulas a annoncé sa candidature
12:32dans la capitale des Gaules.
12:33Jeudi, il part sans étiquette,
12:35mais soutenu par la droite.
12:37Jean-Michel Aulas !
12:39Jean-Michel Aulas !
12:40Jean-Michel, Jean-Michel, Jean-Michel Aulas !
12:43Une rockstar à la mairie de Lyon.
12:45Jeudi, le président emblématique de l'Olympique lyonnais,
12:47Jean-Michel Aulas, a annoncé son intention
12:49de se présenter à la mairie de Lyon
12:51pour les élections municipales de 2026.
12:54Lors d'un point presse,
12:55aux côtés de Laurent Wauquiez,
12:56chef de file des députés LR
12:57et ancien président de région,
12:59et Pierre Oliver,
13:00maire LR du 2e arrondissement,
13:03Aulas a déclaré qu'il officialisera sa candidature
13:05dans quelques jours,
13:06sans étiquette politique,
13:07prenant une union large
13:09pour reconquérir la ville.
13:10Vous le savez, je vais prochainement déclarer
13:14un certain nombre de projets
13:17que vous attendez tous.
13:19Je ne vous donnerai pas la date encore aujourd'hui,
13:21mais sachez qu'on est dans les starting blocks.
13:24Un vocabulaire résolument sportif
13:26pour celui qui a emmené l'Olympique lyonnais au sommet
13:28et qui a dirigé ce club de football
13:30pendant quelques 36 années.
13:32Loin d'être seulement un homme du foot,
13:34Aulas est avant tout un entrepreneur à succès,
13:36fondateur de la société CIGI,
13:38d'entreprise de traitement de données informatiques.
13:40D'hébergement et d'activité.
13:42Son annonce intervient dans un contexte marqué
13:45par une nouvelle règle électorale
13:46issue de la loi PLM,
13:48Paris-Lyon-Marseille,
13:49qui régit les élections dans ces trois villes.
13:52Cette réforme, perçue comme favorable,
13:53agent Michel Aulas ajuste le mode de scrutin
13:56pour renforcer l'influence des arrondissements,
13:59facilitant potentiellement une victoire
14:01pour un candidat fédérateur comme lui.
14:03Le soutien des Républicains
14:05constitue un atout majeur pour Aulas.
14:07Pierre Oliver, initialement candidat LR,
14:10s'est retiré en sa faveur,
14:11s'élante une alliance orchestrée par Laurent Wauquiez.
14:14S'il n'endosse pas la tenue d'un candidat de droite,
14:17Aulas entend néanmoins viser tout particulièrement
14:20les écologistes et notamment le maire actuel,
14:22Grégory Doucet.
14:23Ce sentiment, bien sûr, de sécurité,
14:28mais quand je vois cette ville très sale,
14:31très taguée,
14:33qui ne correspond plus du tout à l'attractivité que nous avions.
14:37Ni droite ni gauche,
14:38comme en témoigne sa proximité passée
14:40avec l'ancien maire PS,
14:41puis macroniste Gérard Collomb,
14:43mort en novembre 2023
14:45et dont il a repris le micro-parti
14:46prendre un temps d'avance.
14:48Aulas bénéficie également du soutien
14:50du camp présidentiel avec Renaissance, Horizon et le Modem
14:53et cherche à rallier des figures de la société civile
14:56ainsi que des personnalités de gauche
14:58comme l'ancien maire Georges Kepenekian,
15:01ex-PS et macroniste.
15:02Il entend également constituer une liste
15:05à 50% non politique.
15:07Son approche des élections
15:08semble osciller entre pragmatisme, bon sens,
15:11mais également avec une touche de démagogie
15:14que les amateurs de football connaissent bien
15:15chez ce personnage toujours enclin
15:17à défendre les intérêts de son club
15:19au risque de la mauvaise foi.
15:20Ou de la langue de bois.
15:22Ici, difficile de ne pas en voir quelques traces.
15:24Et donc je me rends compte que
15:25il faut à partir de là aussi
15:27avoir une approche qui est une approche de partage.
15:29Et pour partager les choses,
15:31il faut d'une part être unis
15:32et puis il faut en créer.
15:34Il faut créer de la valeur.
15:35Crédité fin juin de 55% d'opinions favorables
15:38contre seulement 36% pour Grégory Doucet,
15:41l'ancien patron de l'OL a une carte à jouer.
15:43D'autant que sa communication
15:45n'est pas dénuée d'une certaine forme de populisme
15:47qui pourrait faire mouche
15:48contre les écologistes à Lyon.
15:49Côté concurrence,
15:50l'union des gauches devrait se faire contre LAS
15:52qui sera qualifiée d'affairiste,
15:54tandis que le Rassemblement National
15:55et l'Union des Droites Républicaines d'Éric Ciotti
15:57n'ont pas encore présenté de champion officiel
16:00et pourraient se trouver bien embarrassés
16:02par cette candidature.
16:03Passons à présent à l'actualité.
16:09En bref, en France.
16:13Macron, champion d'humain et d'une France.
16:15La célèbre marque Petit Bateau a été cédée
16:17au fonds américain Régente,
16:18comme l'a annoncé sa direction jeudi.
16:20Un nouveau revers pour l'industrie textile française,
16:22malgré un chiffre d'affaires de 240 millions d'euros
16:24en 2024, plus 3%.
16:25La marque iconique fondée en 1920
16:27illustre le déclin économique tricolore
16:29face à la concurrence mondiale
16:30et la baisse de la natalité.
16:32Avec ses nouveaux patrons américains,
16:34la marque aux petits navires
16:35devra peut-être en finir
16:36avec ses lubies inclusives,
16:38la marque étant en pointe sur ce sujet.
16:39De son côté,
16:40la production des cachous-la-jaunis,
16:41passée toulousaine emblématique depuis 1880,
16:44s'est arrêtée à l'automne 2024
16:45après son rachat par Perfetti-Vanmel.
16:48Ce choix,
16:48motivé par une évaluation défavorable
16:50des nouveaux propriétaires hollandais,
16:51symbolise là encore
16:52l'effondrement industriel français.
16:54Une pétition pour relancer
16:55les confiseries toulousaines
16:56est disponible en ligne.
16:58Des voleurs et profanateurs d'églises
17:00bientôt devant les juges.
17:01Lundi,
17:01trois individus ont été arrêtés
17:02après le cambriolage de 27 églises
17:04dans les Landes et les Pyrénées Atlantiques
17:05depuis le mois de mai,
17:06un phénomène de vol
17:07qui inquiétait les paroisses du sud-ouest.
17:10Plusieurs ciboirs et calices
17:11ont été retrouvés,
17:12notant que les voleurs ont indiqué
17:13s'être débarrassés des hosties
17:15consacrées après leur méfait.
17:18Selon les premiers éléments de l'enquête,
17:19ce n'étaient pas les hosties
17:20mais plutôt la valeur pécuniaire
17:21des objets liturgiques
17:22qui les intéressaient.
17:23Tous les trois inconnus de la police
17:24y sont placés en détention provisoire
17:25et seront jugés en octobre
17:26pour 28 faits qualifiés
17:28de vols de biens
17:29dans des édifices affectés au culte
17:30accompagnés d'actes de dégradation.
17:32Une attaque envers le patrimoine
17:34d'une région.
17:35Jeudi,
17:35à Limoges,
17:36le musée Adrien du Boucher,
17:37véritable institution
17:38dans la capitale de la porcelaine,
17:39a été cambriolée.
17:41Les pièces volées étaient visibles
17:42dans le cadre d'une exposition temporaire
17:43de porcelaine chinoise.
17:45Notons qu'elles appartenaient
17:46à un particulier.
17:46Le préjudice est estimé
17:48à 9,5 millions d'euros.
17:51Encore une importation
17:52du conflit israélo-palestinien.
17:53Jeudi soir,
17:54à Nice,
17:54trois individus
17:55d'apparence extra-européenne
17:56portant des drapeaux palestiniens
17:58ont été interpellés
17:59et placés en garde à vue
18:00après avoir tenté
18:00d'entrer de force
18:01dans une synagogue.
18:02Une femme enceinte
18:03aurait été bousculée
18:04dans la mêlée.
18:05Les trois prévenus
18:05sont deux femmes quadragénaires
18:07et un homme sexagénaire.
18:08Ils font l'objet
18:08d'une enquête en flagrance
18:09ouverte pour violence
18:11aggravée par trois circonstances
18:12sur personnes vulnérables
18:13en réunion
18:14et en raison de la religion
18:15et injures publiques
18:17en raison de la religion.
18:18Le maire de Nice,
18:19Christian Estrosi,
18:20qui n'est pas non plus
18:20le dernier à apporter
18:21ce conflit
18:22dans sa municipalité,
18:23a naturellement
18:23condamné ses exactions.
18:28L'actualité internationale
18:30en bref.
18:31Tension en mer.
18:35Le Pentagone accuse
18:36des avions vénézuéliens
18:37de survols provocateurs.
18:39Le 4 septembre,
18:41le commandement américain
18:42a dénoncé le survol
18:43de son destroyer,
18:44l'USS Jason Dunham,
18:46par deux chasseurs
18:46F-16 vénézuéliens
18:48dans les eaux internationales
18:49du sud de la mer
18:50des Caraïbes.
18:51Selon un responsable
18:52cité par le New York Times,
18:54le navire n'a pas réagi
18:55à cette provocation.
18:56Dans un communiqué
18:57publié sur X,
18:58le département de la Défense
19:00a averti Caracas
19:01contre toute escalade,
19:02accusant le régime
19:03de Nicolas Maduro
19:04d'entraver les opérations
19:06antidrogues
19:06et antiterroristes
19:07américaines.
19:09Washington,
19:09qui a déployé
19:10des navires dans la région,
19:11intensifie sa pression
19:12sur Maduro,
19:13accusé par Donald Trump
19:14de diriger
19:15un réseau de narcotrafic.
19:17Le président américain
19:18a revendiqué
19:18une frappe pressante
19:19ayant tué
19:2011 narcoterroristes
19:21du cartel vénézuélien
19:22Tren de Aragua.
19:24Maduro,
19:25dénonçant
19:25une menace d'invasion,
19:26a promis une lutte armée
19:28pour défendre son territoire,
19:29bien que Washington
19:30n'ait pas explicitement brandi
19:31la menace
19:32d'intervention militaire.
19:34Un dîner
19:35à la Maison-Blanche
19:36scelle l'alliance
19:37entre Trump
19:38et la tech.
19:39Jeudi 4 septembre,
19:40Donald Trump
19:41a réuni à Washington
19:42un parterre
19:43deux poids lourd
19:44de la tech américaine
19:45dont Mark Zuckerberg
19:47de Meta,
19:47Tim Cook
19:48d'Apple,
19:49Bill Gates
19:49de Microsoft,
19:50Sam Altman
19:51d'OpenAI
19:52et Sundar Pichai
19:53de Google.
19:54Ce dîner,
19:55marqué par l'absence
19:56d'Elon Musk
19:56en froid avec le président,
19:57a mis en lumière
19:58le ralliement massif
19:59des géants de la tech
20:00aux républicains.
20:02Zuckerberg a salué
20:03l'initiative,
20:04soulignant les investissements
20:05des entreprises
20:05dans les infrastructures
20:07aux Etats-Unis.
20:07Tim Cook
20:08et Sam Altman
20:09ont loué le soutien
20:10de Trump aux entreprises,
20:11contrastant avec les tensions
20:12de son premier mandat.
20:13Bill Gates,
20:14lui,
20:14a plaidé pour une IA
20:15au service
20:16du développement mondial.
20:18Ce rapprochement
20:18s'accompagne
20:19d'une réorientation
20:20des priorités,
20:21fin des aides internationales,
20:22abandon de programmes
20:23de diversité
20:24et de lutte
20:25contre les fake news
20:26au profit
20:26d'une politique
20:27pro-entreprise.
20:29Couteuse rémigration
20:30pour l'Australie.
20:31Le pays dirigé
20:32par des travaillistes
20:33a conclu un accord
20:34avec la République
20:34de Norou
20:35pour y transférer
20:36jusqu'à 354 migrants
20:38en situation irrégulière
20:39pour un coût
20:40de 1,4 milliard d'euros
20:41sur 30 ans,
20:42incluant un paiement initial
20:44de 229 millions d'euros
20:45et 39 millions annuels.
20:47Confirmé mercredi
20:48au Parlement australien,
20:49cet accord ravive
20:50une politique controversée
20:51d'externalisation
20:52de l'asile,
20:53suspendue en 2023.
20:55Norou,
20:55troisième plus petit
20:56État mondial
20:57avec 12 500 habitants,
20:59est un désert inhabitable
21:00ravagé par l'exploitation
21:01du phosphate
21:02et menacé
21:03par la montée des eaux.
21:04Cette décision,
21:05critiquée comme cynique
21:06par ses détracteurs,
21:07est néanmoins prise
21:08par la gauche majoritaire.
21:10Giorgio Armani
21:12est décédé.
21:13Le styliste s'est éteint
21:14jeudi à 91 ans,
21:16laissant un héritage
21:16monumental dans la mode.
21:18Né en 1934
21:19à Plaisance
21:20en Émile-Romagne,
21:21il a révolutionné
21:22l'élégance
21:22avec sa veste déstructurée
21:24et son style minimaliste,
21:26incarnant
21:26la spreezzatura italienne.
21:28Fondé en 1974
21:29avec Sergio Galeotti,
21:31sa marque s'est imposée
21:32grâce à des créations
21:33intemporelles,
21:34du prêt-à-porter
21:35à la haute couture
21:35et des collaborations
21:36avec Hollywood
21:37habillant Diane Keaton
21:39ou Richard Gere.
21:40Armani a diversifié
21:41son empire
21:41avec 500 boutiques,
21:43des parfums
21:43et même de l'hôtellerie
21:44tout en restant indépendant.
21:46Une veillée publique
21:47aura lieu
21:47les 6 et 7 septembre
21:48à Milan,
21:49célébrant un visionnaire
21:50qui a redéfini
21:51la mode mondiale
21:52avec une élégance discrète.
21:54Ce soir,
21:59un numéro d'Open Box TV
22:01et pour le retour
22:01du samedi politique,
22:03Élise Blaise reçoit
22:03le député européen
22:04et ancien ministre
22:05Thierry Mariani
22:06pour évoquer
22:07le marasme politique
22:08en France
22:08et l'obsession guerrière
22:09d'Emmanuel Macron.
22:11Dimanche,
22:12terre de mission
22:12et contre-enquête,
22:14lundi dès 7h,
22:15Open Box TV.
22:16C'est la fin de cette édition.
22:17Merci de votre fidélité.
22:18Bonne fin de semaine
22:19à tous.
22:20À lundi.
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