- il y a 5 mois
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00:01Bonsoir à tous et à toutes et bienvenue sur notre nouvelle émission dédiée à l'entrepreneuriat
00:07Entreprendre aujourd'hui. Alors je m'appelle Wassima et je suis ravie de vous accueillir.
00:12Si tout comme moi vous êtes passionné par l'entrepreneuriat ou tout simplement vous êtes curieux,
00:18cette émission est faite pour vous. Les invités nous partageront leurs secrets, conseils et parcours
00:24avec des thématiques différentes. Ce soir nous parlerons de Bruxelles et de l'entrepreneuriat
00:30avec notre invité Alain Heureux. Bonjour Alain. Bonjour. Merci d'être là parmi nous.
00:36Alors on te décrit comme un serial entrepreneur et business angel. Tu bouscules les codes pour
00:41transformer des idées en succès et inspirer les leaders de demain. Créateur, mentor et innovateur,
00:49tu connectes les écosystèmes européens pour stimuler l'audace et la transformation. Alors pour résumer,
00:55depuis plus de 40 ans, tu es un véritable caténiseur d'innovation et d'entrepreneuriat. Est-ce que je te
01:01décris bien ? Oui, bien joué. Bien joué, parfait alors. Alors qu'est-ce qui t'a donné envie d'entreprendre
01:08et à quel âge ? Alors le tout a commencé il y a bien longtemps puisque j'avais 18 ans. J'en ai 59
01:15aujourd'hui, donc 41 ans sont passés entre temps. Et j'étais, j'étudie à Bruxelles, à Saint-Louis,
01:22le droit. Je crois qu'à cette époque-là, dans les années 80, on était encore forts, poussés, orientés
01:28par les parents. J'avais fait latin grec. Ma mère avait dit, t'aimes bien parler, fais le droit. Tu verras,
01:35ça peut te mener à tout. Et ça ne me stimulait pas fortement. J'ai terminé le droit par respect pour
01:41les parents parce qu'ils nous ont toujours enseignés de travailler pour pouvoir se permettre
01:46des choses. C'est pas qu'on avait une situation aisée. Donc depuis le tout jeune âge, j'ai toujours
01:52appris à bosser. Mais là, je me retrouvais sur les bancs d'université et j'ai rencontré
01:58un ami qui est toujours ami, 41 ans plus tard. C'est Cédric Donc. Et au fond, on a découvert
02:04là que l'entrepreneuriat, c'est quoi ? C'est résoudre des problèmes. Et notre problème
02:10à cette époque-là, c'était qu'on n'avait pas des moyens illimités. Donc si on voulait
02:16sortir, se payer des vacances, il fallait trouver des petits jobs. Les seuls jobs qu'on trouvait
02:21à cette époque-là, c'était dans des restos ou dans des bars. Et on ne trouvait pas
02:25ça intéressant. Et donc on a créé au sein de Saint-Louis un job d'inst, donc un service
02:30d'emploi pour les jeunes. L'université flamande Sinta-Louis, juste Saint-Louis. Et on a
02:37commencé à développer ça. Et puis voilà, à la fin de nos études, on se retrouvait
02:42avec 27 personnes temps plein, près de 2000 jeunes qui travaillaient pour nous tous les
02:46week-ends. Et donc ça a été une époque fabuleuse. Un peu naïvement.
02:51Je ne suis pas tombé dedans, mais je ne regrette jamais.
02:54Donc tu as été le premier lien entre les entreprises, en tout cas les restaurateurs
02:58et les étudiants. Donc ça n'existait pas encore sur Daoust et tout. Je ne sais pas
03:03si encore ce genre d'agence existait à ce moment-là.
03:05Nous justement, on voulait sortir des restaurants et des bars. Et on se disait, il doit y avoir
03:10d'autres genres de jobs. Et à cette époque-là, les Daoust et les uns et les autres, c'était
03:16quand même souvent orienté vers des personnes plus âgées, pas les jeunes de 18-19 ans,
03:2120 ans. Et donc nous, on a été voir des tas de sociétés, des Procter & Gamble, des
03:25Inulé Vert, des Coca-Cola. On a dit, si vous avez besoin d'une main-d'oeuvre jeune, fougueuse,
03:32dynamique, appelez-nous. Et puis voilà, on a eu un jour un premier contrat avec L'Oréal
03:37où il fallait trouver 367 filles, je me souviens encore toujours, où il n'y avait
03:43pas de téléphone, il n'y avait pas de mobile, il n'y avait pas d'email, il n'y avait
03:48pas de WhatsApp. Donc il fallait aller dans tous les campus universitaires de Belgique
03:52et aller recruter 367 jeunes filles pour promouvoir un parfum qui était Loulou, un parfum
03:59qui a été lancé en 84-85. Et donc on a dû trouver 367 filles. Mais on les a trouvées
04:05et ça s'est très bien passé. Ok, super. Ça c'est une super expérience du coup.
04:10Et dis-moi, du coup, malgré tout, même si tu as fait du droit, si tu as quand même
04:15aidé dans l'entreprenariat ? Oui, je crois. Il reste à voir des débats. Tout le monde
04:21se pose la question, est-ce qu'il faut un diplôme ou pas ? Il y a beaucoup de jeunes
04:26aujourd'hui qui n'ont pas de diplôme, qui se retrouvent sur le marché de l'emploi
04:30à 16, 17, 18 ans. J'aurais toujours tendance à dire, pour ceux qui ont un peu
04:35de persévérance et qui savent se le permettre, essayer. C'est toujours bien d'avoir un diplôme
04:40d'humanité. Et puis le droit, c'est vrai que ça m'a discipliné. Pendant 5 ans, j'ai
04:45dû emmagasiner des milliers de pages de droit qui, certes, dans l'entreprenariat, aident.
04:52Parce qu'il faut quand même savoir compter un peu. Donc les finances, c'est utile. Le droit,
04:57à tout moment aussi, des contrats, des conventions d'actionnaires. Donc le droit est imprégné
05:03dans l'entreprenariat, tout comme l'économique. Mais donc ça a certainement aidé. Aidé,
05:10d'une part, à se discipliner et à se battre pour obtenir quelque chose. Mais aussi, la
05:15matière en tant que telle, le droit n'est jamais très loin de l'entrepreneuriat.
05:19Et avec du recul, tu referais des études en droit ou tu trouverais une autre filière ?
05:23Non, je crois que je le ferais. Ceci dit, je suis, depuis 12 ans, avec ma virtuologie
05:32académie, je suis devenu formateur. Et j'ai un avis qui est assez critique sur l'éducation.
05:39Parce que je trouve qu'au XXe siècle, on formait des perroquets partout. Il fallait répéter
05:45ce que les professeurs disaient. Et si on répétait bien, on avait de bons résultats.
05:49Je crois qu'au XXIe siècle, on n'a plus besoin de perroquets. On a besoin d'un autre
05:54genre d'animal qui est plus créatif, qui est plus curieux, qui est plus... Et or, tout
06:00ça, on l'a perdu dans l'éducation. Depuis les six ans, on nous met dans un carcan où
06:05il faut suivre les petites règles et on ne peut pas dévier. Et donc, je réinventerai
06:10le droit, mais je ferai peut-être bien le droit.
06:22Nous sommes de retour sur Arabelle avec Entreprendre Aujourd'hui, avec notre invité Alain
06:28Heureux, avec lequel nous parlons d'entrepreneuriat et surtout entreprendre à Bruxelles.
06:33Merci. Alors, je te reviens avec une autre question qui est, tu as créé l'entreprise
06:39de Haig. Pourrais-tu nous en dire un peu plus ?
06:43Alors, comment amorcer de Haig ? Au fond, la première partie de mon entrepreneuriat
06:50était cette entreprise créée pendant mes études. Mais après les études, on a réussi
06:57à vendre cette entreprise à un groupe américain qui était déjà aussi en soi riche
07:02comme apprentissage. Et là, on devait recommencer à zéro. Et à cette époque-là, une fois
07:09il faut se mettre dans les années 80 et 90, l'entrepreneuriat, ce n'est pas vraiment
07:13ce à quoi les gens pensent. C'était quand même, les parents aussi, c'était va travailler
07:17dans une grande boîte. Et puis voilà, un jour, tu trouveras une petite femme et puis
07:24tu auras ta petite maison, tu auras des enfants. Mais créer soi-même une boîte, ce n'était
07:28vraiment pas quelque chose aussi sexy, aussi évident qu'aujourd'hui.
07:33Encore aujourd'hui, pas un moment aussi. Donc c'est déjà beaucoup plus, ça rentre
07:36déjà beaucoup plus dans les mœurs qu'il y a 40 ans.
07:39Aujourd'hui, dire à un banquier, je suis une start-up, ça va. Dans les années 80,
07:43c'était assez fou. Et donc on se lance dans les années 95, 96, on se lance dans l'Internet
07:50qu'on avait vu démarrer aux États-Unis. Et on lance des activités sur le web. Et
07:56puis arrive l'an 2000. Et j'ai toujours beaucoup aimé voyager. C'est une espèce de
08:01curiosité que j'ai en moi qui est de voyager en Belgique, mais aussi à l'étranger.
08:06Et j'avais vu aux États-Unis, mais aussi au Danemark, j'avais vu des centres d'incubation.
08:12Et un centre d'incubation, qu'est-ce qu'on fait ? On met toutes des start-up ensemble
08:16et on essaye de les aider. Parce que pour revenir sur l'éducation, si demain tu veux
08:22devenir docteur, tu suis des études de médecine. On ne dirait jamais à un médecin
08:28sans diplôme, tu peux opérer. Or, les entrepreneurs, il n'y a pas d'école. Il n'y a pas d'université
08:35pour l'entreprenariat. Et donc qu'est-ce qu'on fait ? On lance une entreprise et puis souvent
08:39on est étonné, globalement, partout au monde, il y a à peu près 80% d'échecs.
08:45Alors 80% d'échecs, ça veut dire qu'au début on a une petite idée, puis après quelques
08:49mois on arrête, c'est une forme d'échec. Parfois ça peut durer 5 ans, 10 ans, et parfois
08:54on peut aussi échouer. Mais rien que ce démarrage est assez vaste dans l'échec.
09:01Mais pourquoi ? Parce que justement, au nouveau, il n'y a pas d'études. Et donc une façon
09:05de pallier à ce manque-là est de créer un centre d'incubation. Parce que tu mets tous
09:09les start-up ensemble, tu les fais accompagner par des coachs et des mentors, et tu essayes
09:15de petit à petit, les aider pendant 6 mois, 9 mois, 1 an, à passer de l'idée à un
09:20business. Et donc je me suis dit, il me faut ça à Bruxelles. Et j'ai été voir la région
09:25de Bruxelles, je leur ai dit, est-ce que vous avez des bâtiments livres en 2007 ? Et en
09:292007 ils m'ont proposé des tas de bâtiments, c'était City Def à cette époque-là, avait
09:34un autre nom, et Bruxelles Finance aussi. J'ai été voir Bruxelles Finance comme un grand,
09:38et City Def, j'ai dit, qu'est-ce que vous avez à m'offrir ? Et ils m'ont trouvé un lieu
09:43qui pour moi est resté magique, et c'est là que j'habite encore tout le temps, c'est
09:47mon petit quartier de cœur, c'est Kureguem. Or aujourd'hui on critique souvent Kureguem
09:52parce qu'il y a parfois d'autres incidents que de l'entrepreneuriat, mais merveilleux.
09:58J'ai trouvé 15 000 m2 des vieux chais abandonnés dans la rue Barra au numéro 175. Et je me suis
10:06dit, je vais créer un centre d'incubation, un des premiers en Belgique. Il a fallu le financer,
10:11on a dû trouver 10 millions d'euros de financement.
10:14Le financement, tu l'as trouvé principalement par la région, par des privés ?
10:19La région, déjà à cette époque-là, n'était pas très riche. Mais du coup, j'ai quand
10:26même réussi à trouver un fonds européen, le FEDER, qui m'a donné 3 millions. Donc ça
10:31m'a quand même aidé. Et 7 millions, j'ai dû aller chercher dans le privé, soutenu
10:35par une banque. Donc j'ai été voir littéralement tous les amis que je connaissais, qui de près
10:42ou de loin étaient quand même connectés à l'entrepreneuriat. Et je leur ai dit, il
10:46faut soutenir ce projet parce que c'est un des premiers en Belgique, mais ça va développer
10:51le quartier, ça va aider des jeunes à se lancer. Et donc on a réussi à louer le bâtiment
10:58en 2007, trouver le financement et faire les aménagements en 2008-2009. Premier événement
11:032010, on est aujourd'hui 2025, on a vu passer des milliers de gens dans l'événementiel,
11:09parce que le rez-de-chaussée c'est de l'événementiel, un lieu de rencontre pour tout le monde.
11:13Et les étages, 5000 m2, c'est de l'incubation. Et on a eu plein, plein de chouettes boîtes.
11:19Un des plus connus, c'est quand même notre ami Stromae, puisque Mozart, sa marque de mode,
11:24a été créée et basée là. Ainsi que les deux jeunes de Beer Project, la brasserie
11:30à Anderlecht, ils ont aussi démarré là, donc ça a créé beaucoup de choses.
11:33Et aujourd'hui du coup c'est toujours actif, donc si une entreprise a besoin d'un incubateur
11:37ou un jeune entrepreneur, peut toujours aller chez les gaz.
11:41Sauf qu'entre temps, il y a 29 incubateurs à Bruxelles.
11:44Ouais, donc là c'est encore différent. Mais du coup, c'est super intéressant,
11:50The Egg a été créé de cette façon-là. Et c'était pour tous les secteurs d'activité ou des secteurs particuliers ?
11:55Oui, c'était vraiment, si tu veux démarrer ta boîte, tu peux louer des petits bureaux à l'étage
12:00et on va te trouver des mentors, des coachs et un peu d'argent pour te lancer.
12:04Et évidemment, comme en bas, parce que comment se financer, enfin comment faire vivre un lieu comme The Egg,
12:10ça ne vit pas des loyers, des startups. Il faut un gros moteur économique autre.
12:16Et c'est là où l'idée géniale qu'on a eue à cette époque, c'était de dire les 10 000 m²,
12:21ça va être de l'événementiel. L'événementiel est intéressant pour les startups,
12:25puisque au rez-de-chaussée, il y avait des milliers de gens qui passaient.
12:28Donc automatiquement, c'était des opportunités de développer des nouveaux clients.
12:32Et nous, ça nous a permis de rentabiliser le tout. Au bout de 2-3 ans, le projet était rentable,
12:37il est toujours, il existe bien. Et il a été un exemple pour, comme je dis,
12:4128 autres incubateurs à Bruxelles, dans des secteurs aussi très variés.
12:47Nous, c'était assez ouvert. La tech, les médias, le marketing,
12:52mais après la mode, le design, les industries culturelles et créatives, je veux dire.
12:56Donc ici, aujourd'hui, si tu peux donner, donc on a parlé de The Egg,
13:01ce que tu as créé, qui est un des premiers incubateurs sur Bruxelles.
13:05Alors, parmi les autres entreprises que tu as créées, il y a également Creative Ring.
13:09Alors, est-ce que tu peux nous en dire plus ? Parce que c'est un réseau, finalement, européen.
13:14Et est-ce que le fait d'être sur Bruxelles, ça a aidé ?
13:18Alors, le pourquoi du comment du Creative Ring a toujours été ma passion de développer des réseaux.
13:26Et c'est aussi un conseil que je dirais à tout entrepreneur.
13:30Ne reste pas chez toi. Sors de chez toi.
13:32Rencontre des gens. Va à des soirées. Va à des petits déjeuners. Va à des débats.
13:39Mais sors de chez toi parce qu'au plus tu te connectes, au plus tu vas apprendre des choses
13:45et tu vas bâtir quelque chose qui est d'une valeur inestimable aujourd'hui.
13:51à plus de 41 ans d'entrepreneuriat, à mes 59 ans, c'est vrai que si demain tu veux créer une boîte à Copenhagen, à Sofia ou à Porto,
14:03tu m'appelles, je connais quelqu'un.
14:04Parce que j'ai voyagé toute ma vie.
14:08J'ai toujours été généreux, c'est-à-dire donner sans compter, aider des gens un peu partout.
14:15Et grâce à ça, on développe un réseau.
14:17Maintenant, pour organiser les réseaux, il faut créer des associations.
14:21On parlera un peu plus tard de quelque chose comme Bessie.
14:24Bessie est une association.
14:25Toute ma vie, j'ai toujours trempé dans une association.
14:28Parce que les associations, pour un secteur, pour une industrie, ça rassemble des gens.
14:32Qui parfois sont peut-être concurrents.
14:35Mais au sein d'une association, on n'est plus concurrent.
14:37On regarde l'industrie, on regarde avec une vue un peu plus hélicoptère.
14:42On regarde l'ensemble de la problématique.
14:44Et on essaye parfois de régler des enjeux communs.
14:48Et donc, à cette époque-là, et en créé Diek, qui rassemblait, comme j'ai dit,
14:52surtout des entrepreneurs des industries culturelles et créatives,
14:56je me suis dit, il faut que je me connecte à d'autres villes.
14:58Et donc, on a lancé, quelques Bruxellois avec moi,
15:04on a lancé comme idée, si on parvenait à connecter, dans le Creative Ring,
15:08des tas d'autres villes créatives en Europe.
15:11Pas typiquement les capitales, capitales comme Paris, Londres ou Berlin,
15:16mais parfois des villes de seconde zone.
15:19Et donc, moi, je les connais par cœur, on va faire un tour de géographie.
15:23Mais je me suis connecté au Danemark, à Arus,
15:27une ville secondaire par rapport à Copenhagen,
15:30mais d'une richesse créative folle, innovante.
15:34Et puis, j'ai fait Andoven aux Pays-Bas, et puis j'ai fait Expo en Finlande.
15:39Puis j'ai quand même fait Barcelone.
15:41C'est pas Madrid, c'est Barcelone en Espagne.
15:44On a fait Grenoble, on avait Bruxelles.
15:47On s'est vraiment lancé Clouche en Roumanie.
15:50Donc on s'est vraiment lancé à la conquête d'essayer d'étudier
15:53quelles étaient les villes de second rang, pas les capitales,
15:56qui sont d'une créativité intense, qui sont souvent post-industrielles.
16:02Et de par cet aspect post-industriel, elles doivent se réinventer.
16:06Beaucoup plus que parfois une capitale qui a déjà beaucoup d'attention.
16:09Et donc, on a connecté des milliers de gens au travers de l'Europe,
16:13sur lesquels je me repose encore tout le temps.
16:16Parce que quand on me demande un conseil,
16:18quand on me dit, tiens, tu ne pourrais pas m'aider en tel ou tel pays,
16:20j'appelle mes anciens collègues du Creative Ring.
16:23Le Creative Ring, c'est un peu éteint avec le temps,
16:27mais ça reste un réseau de milliers de gens en Europe.
16:31Et encore une fois, entreprendre, comme j'ai dit au début,
16:34c'est trouver des solutions à des problèmes,
16:38mais c'est aussi se connecter.
16:39Et ça, je ne peux que souligner cet aspect-là,
16:43et de dire, alors là, est-ce que c'est plus facile à Bruxelles qu'ailleurs ?
16:48Non, sauf que Bruxelles, je trouve quand même,
16:50ça reste une ville exceptionnelle quand on pense que c'est quand même
16:56la capitale de l'Europe, c'est la capitale de la Belgique,
17:00c'est la capitale pour l'OTAN, c'est la capitale pour nos régions.
17:05Donc, avec toute cette reconnaissance-là, on abrite aujourd'hui,
17:10je crois que j'ai compté, puisqu'on reviendra plus tard dessus,
17:12mais je crois qu'on a 45 associations sectorielles.
17:17Donc, si tu veux rencontrer quelqu'un ou te connecter,
17:21Bruxelles, c'est vrai, par excellence, est quand même un petit bijou.
17:25C'est même plus connecté que Washington ou que Dubaï.
17:28Oui, c'est ce que j'ai pu entendre à ce niveau-là.
17:30Et donc, du coup, ça permet également, est-ce que tu as pu voir des business
17:33qui ont vraiment pu grandir grâce à ce réseau,
17:36donner l'un ou l'autre exemple, ou apporter des nouvelles technologies
17:40qu'il y avait dans une des villes que tu as pu rapporter sur Bruxelles,
17:44ou en disant vers ça ?
17:45C'est souvent ça, il ne faut pas réinventer la roue.
17:48Non, c'est ça.
17:49Et donc, en allant souvent, et ça aussi, sort de ta ville,
17:55sort de ton bureau, sort de ta ville, sort de ton pays,
17:58parce que souvent, tu vas découvrir des choses merveilleuses
18:02dans d'autres pays, et tu ne dois pas les réinventer.
18:05Tu fais un copier-coller, tu les ramènes à Bruxelles,
18:07tu essayes de les développer.
18:09Et si on veut grandir, et encore une fois,
18:12je fais attention de ne pas trop mettre l'accent sur la croissance.
18:18Chaque entreprise doit se développer,
18:21et puis ça dépend de l'ambition de l'entrepreneur.
18:23Si demain, tu veux faire 100 000 euros, ou 1 million, 10 millions,
18:27c'est une autre ambition.
18:29Mais si tu veux un moment croître, tu vas devoir sortir de la Belgique,
18:33et à ce moment-là, avoir un réseau qui t'accueille à Eindhoven,
18:38ou à Arus, ou à Barcelone, ou à Grenoble, est très utile,
18:42parce que tu débarques, pas sur un terrain neutre.
18:47C'est la force aujourd'hui.
18:48Je m'investis beaucoup dans Bessie.
18:50La chambre de commerce, c'est des centaines de villes dans le monde
18:53qui sont connectées.
18:54Oui, complètement. Il y a d'autres chambres de commerce, notamment.
18:56Tout à fait.
18:58Du coup, et on le sait bien, comme tu l'as bien dit,
19:01si une boîte veut vraiment atteindre une certaine croissance,
19:04elle doit grandir et passer outre les frontières.
19:07Donc ça, c'est vraiment un élément très important.
19:10Au niveau de ta vie entrepreneuriale,
19:15si tu devais reprendre une épreuve
19:18qui t'a permis de vraiment te faire grandir,
19:20parce que tous les entrepreneurs, on a des hauts, on a des bas,
19:24qu'est-ce qui t'a vraiment fait grandir
19:27et appris sur toi-même finalement aussi ?
19:29On essaye d'imaginer quels étaient les moments
19:33qui ont été déterminants.
19:36Je crois, une chose est sûre,
19:39et ma mère me disait ça encore l'année passée,
19:42elle dit ce qui est étonnant avec toi,
19:44c'est que t'as vraiment appris à tomber,
19:47mais aussi à te relever.
19:48Et ça, en tant qu'entrepreneur,
19:50c'est pas toujours une vie facile.
19:52Je ne vais pas non plus dire au bout de 41 ans
19:54que tout est rose et tout est facile.
19:58C'est une vie en effet stressante.
20:01C'est du 7 jours sur 7, du 24 sur 24.
20:04Donc pour la famille, c'est quand même...
20:07C'est impliquant pour la famille.
20:10Et on doit partir du principe
20:11qu'il va y avoir des bons et des mauvais moments.
20:13Oui, tout à fait.
20:13Et quand on s'écrase, il faut pouvoir se relever.
20:16Je crois que les choses les plus marquantes
20:19dans ma vie d'entrepreneur,
20:21pour finir, c'est tes associés.
20:24Je me retrouve à mes 18 ans
20:25dans un auditoire à Saint-Louis,
20:28je tombe sur Cédric à cette époque-là.
20:3041 ans plus tard, on a toujours copain.
20:33Il est parrain de ma fille,
20:34je suis parrain de son fils.
20:36Donc c'est quelque chose qui soude les gens.
20:39Et avoir un bon associé
20:41ou des bons associés, hommes ou femmes,
20:45c'est ce qui est le plus important.
20:47Parce que par la suite, on a créé d'autres boîtes.
20:49J'ai créé d'autres boîtes par la suite.
20:52Et c'est quand même toujours
20:53l'association de quelques personnes
20:55qui font la différence.
20:57Et donc je crois que
20:58ça, c'est ce qui me marque toujours le plus.
21:01C'est ces amitiés profondes
21:03et ces liens profonds
21:04qu'on a pu avoir avec des associés.
21:06Alors, je dis à tout le monde
21:08depuis le départ,
21:10associe-toi.
21:11Parce que quand tu as mal,
21:14il vaut mieux pleurer à deux.
21:15Et quand tu as de quoi fêter,
21:17c'est plus sympa de brûler le champagne à deux.
21:20Mais prends du temps.
21:22Donc trouve quelqu'un
21:23et prends du temps.
21:24Parce qu'autant deux associés
21:26ou cinq associés
21:28qui sont alignés,
21:29c'est une force
21:31mais inestimable.
21:35Mais quand ça se passe mal,
21:36c'est aussi des disputes sans fin.
21:38Donc, associez-vous
21:40avec des gens différents de vous.
21:42Parce que ça aussi,
21:43trop souvent,
21:44on voit des garçons et des filles
21:46qui se mettent ensemble,
21:47qui ont étudié la même chose,
21:48qui viennent du même quartier.
21:50Et j'ai tendance à dire
21:51une chose déjà importante,
21:53hommes et femmes.
21:54Il faut un homme,
21:55il faut une femme.
21:56On raisonne différemment.
21:59Et quand on met ces deux personnes ensemble,
22:03c'est déjà d'office plus innovant,
22:05plus créatif,
22:06plus pérenne dans le temps.
22:08La multiculturalité,
22:10pourquoi j'adore Bruxelles,
22:11là aussi,
22:12mélange les cultures,
22:14mélange les genres,
22:15et tu verras que ta société
22:16sera beaucoup plus résiliente,
22:18sera beaucoup plus forte dans le temps.
22:19et donc ça aussi,
22:21c'est super important.
22:22C'est des leçons de vie.
22:24Nous sommes de retour sur Arabelle
22:26avec Entreprendre,
22:27aujourd'hui,
22:28avec Alain,
22:29où on parle de Bruxelles
22:30et de l'entrepreneuriat.
22:32Alors Alain,
22:32est-ce que tu pourrais nous parler
22:34de virtuologie ?
22:36Oui.
22:36Alors,
22:37ça a été un constat
22:39que j'ai déjà énuméré plus tôt aussi.
22:42Autant,
22:43j'étais content
22:44de créer un des premiers incubateurs
22:46où on met des jeunes entrepreneurs ensemble,
22:49autant,
22:50le constat restait quand même
22:52toujours le même.
22:53Il n'y a pas d'école
22:53pour l'entrepreneuriat.
22:55Alors aujourd'hui,
22:56j'enseigne,
22:57parce que depuis 12,
22:5813 ans,
22:59je me suis dit à un moment,
23:01qu'est-ce que je peux faire
23:01pour aider d'autres gens,
23:03pour qu'eux puissent aussi
23:04développer une boîte
23:06et espérons réussir.
23:08Parce que,
23:09autant il faut accepter l'échec,
23:10la réussite,
23:11c'est quand même plus marrant.
23:12Et donc,
23:13que faire,
23:14que puis-je faire
23:14pour essayer d'aider les autres ?
23:15Et donc,
23:16ça a été la création
23:17de Virtuologie Academy,
23:18qui est une petite académie,
23:20une trentaine de personnes,
23:21qui enseigne partout en Europe,
23:23même à Kigali,
23:24au Rwanda,
23:25on enseigne l'entrepreneuriat.
23:27Et c'est vraiment,
23:28c'est expliquer aux gens
23:29comment je pars
23:30d'une feuille blanche
23:31avec quelques idées
23:32entre copains et copines.
23:34On se met autour d'une table,
23:35on dessine une idée
23:36et comment on en fait un business.
23:39Et aujourd'hui,
23:40il y a des outils,
23:40il y a des méthodes,
23:42il y a une façon de faire
23:45pour maximiser les chances de réussir.
23:48Je ne pourrai jamais garantir
23:50à mes élèves
23:50qu'ils vont réussir,
23:52mais je me suis dit,
23:53à 12 ans,
23:53il faut que je lance une académie.
23:55Et alors,
23:55l'académie,
23:56c'est marrant,
23:56aujourd'hui,
23:57elle travaille pour beaucoup d'incubateurs,
23:59pour des chambres de commerce,
24:00mais elle travaille aussi
24:01pour des grands groupes.
24:02Pourquoi ?
24:03Parce que des grands groupes
24:04comme BNP Paribas,
24:05comme Saint-Gobain,
24:06comme Renault,
24:07veulent développer en interne
24:08l'intrapreneuriat.
24:10Et l'intrapreneuriat,
24:11c'est comme un entrepreneur,
24:13mais qui travaille
24:13dans une grande structure.
24:14Ça existe depuis 12 ans.
24:18J'enseigne dans pas mal de grands groupes,
24:19dans pas mal de villes,
24:21dans pas mal d'incubateurs,
24:23et ça nous garde aussi tous jeunes
24:25parce qu'on est en permanence connectés
24:27à des tas de gens
24:29qui veulent lancer leur boîte.
24:30Et donc,
24:31tu restes sans arrêt à jour
24:33par rapport aux nouveautés,
24:35les nouvelles tendances,
24:36les nouveautés
24:37qui existent dans la société.
24:39Et donc,
24:40c'est très très sympa à faire.
24:41Entre temps,
24:42on donne aussi cours
24:43dans des universités,
24:44dans 5 MBA,
24:45dans des écoles supérieures,
24:47à Bruxelles,
24:47à l'IEX.
24:48Parce que l'IEX dit aussi,
24:50je veux que mes jeunes,
24:51mes étudiants,
24:52ils étudient pour le journalisme
24:54ou la communication,
24:54mais qui sait,
24:55ils veulent créer leur boîte.
24:56Et donc,
24:56je leur enseigne
24:57comment créer une boîte.
24:59Exactement.
24:59Tu as parlé de la chambre de commerce.
25:01La semaine dernière,
25:02Bessy a organisé son BSS.
25:05Est-ce que tu peux nous en dire
25:05un peu plus ?
25:06Est-ce qu'il en est ressorti ?
25:08Alors,
25:09le BSS,
25:10c'est d'abord,
25:10c'est le Brussels Subur Summit,
25:14organisé par Bessy.
25:16Alors,
25:16Bessy,
25:17pour ceux que tu le connais un peu,
25:18voici là.
25:20Tu es passé quand même
25:21pas mal de temps là-bas.
25:22C'est une chambre de commerce,
25:23mais c'est aussi
25:24l'Union des entreprises bruxelloises.
25:25De nouveau,
25:26c'est une association
25:27qui représente
25:2835 000 entreprises,
25:31125 000 indépendants,
25:33qui sont tous connectés
25:34par une chose,
25:35c'est qu'on développe
25:36des activités économiques
25:37dans la région de Bruxelles.
25:39Les uns vont dire
25:39c'est le patronat.
25:41Je n'aime pas trop ça,
25:42c'est plutôt
25:42les entrepreneurs bruxellois.
25:45Et j'ai été connecté à Bessy
25:49il y a 4-5 ans,
25:50du temps que tu travaillais encore,
25:53et qu'Olivier Willox
25:54était le CEO.
25:55Et j'ai commencé
25:56à aider Olivier et l'équipe
25:58en disant
25:59on peut aider
26:00les entrepreneurs
26:00chez Bessy
26:01parce que je leur donne
26:03des petits ateliers
26:03sur l'entrepreneuriat.
26:05Et puis récemment,
26:07Olivier est parti,
26:08Thierry Geertz
26:09a rejoint l'organisation
26:10comme CEO
26:11et on avait envie
26:13de dire
26:15à tous les Bruxellois,
26:16alors pas tous,
26:17ça ferait beaucoup de monde,
26:18mais chaque année,
26:20la dernière semaine
26:21du mois d'août,
26:22on va célébrer
26:23la fin de l'été,
26:25le début de la rentrée,
26:26et on va faire le BSS
26:29et le BSS
26:29pendant 3 ans
26:30sera organisé
26:31au campus AG
26:33près de la Gare du Nord
26:34et là on va rassembler
26:36300, 400, 500 personnes,
26:38surtout des hommes
26:39et des femmes d'affaires
26:41mais aussi quelques politiciens
26:43parce que la collaboration
26:45publique-privée
26:46est importante
26:46et donc on rassemble
26:48tout le monde
26:48avec comme esprit
26:50connectons-nous
26:53essayons de découvrir
26:55des nouvelles opportunités
26:56et ça a été pour nous
26:58en tant que BSS
26:59l'opportunité
27:00d'annoncer le lancement
27:02de quelque chose
27:03que je trouve important,
27:04c'est une cartographie
27:06de tous les lieux
27:08qui aident
27:09les entrepreneurs
27:10à Bruxelles.
27:10Donc c'est pas
27:11les entrepreneurs,
27:12ce sont 497 points
27:15que j'ai trouvés
27:16à l'aide de plein de gens
27:17qui m'ont aidé,
27:19on a détecté 497 points
27:21qui sont au service
27:23de l'entrepreneuriat.
27:24Alors juste parce que
27:24les gens vont dire
27:25« Ah, 497 c'est beaucoup ! »
27:27Mais il y a par exemple
27:2868 lieux de co-working,
27:3029 lieux d'incubation,
27:3245 associations sectorielles,
27:36etc.
27:36Donc en répertoriant tout ça
27:38sur les 19 communes,
27:40on a mis ça dans une carte
27:41et donc maintenant,
27:42à partir de la semaine passée,
27:44quand vous allez sur BSI.be,
27:46vous allez sur le petit onglet
27:47« Entrepreneuriat »,
27:48vous tombez sur une carte
27:49qui vous renseigne
27:51les 497 points
27:52avec des informations pratiques,
27:54mais aussi financières
27:56sur chaque lieu
27:57pour que vous puissiez
27:58faire appel à ces gens
27:59pour vous aider.
28:00Il y a des coaches,
28:01des mentors,
28:01il y a vraiment de tout.
28:02Alors, est-ce que
28:03tu pourrais nous dire d'ailleurs
28:04est-ce que c'est facile
28:05ou difficile
28:06d'entreprendre sous Bruxelles ?
28:08Alors, j'aurais tendance
28:11à dire que oui,
28:12parce que Bruxelles...
28:15Oui, c'est facile du coup alors,
28:16c'est ça ?
28:16Oui, c'est facile
28:17parce que c'est quand même
28:19encore relativement accessible
28:21quand on voit
28:22certaines capitales
28:23comme, pour ne pas les citer,
28:25comme Paris, Londres,
28:26Madrid, Amsterdam, Berlin,
28:29c'est quand même impayable.
28:30Aujourd'hui, entreprendre,
28:32se développer à Bruxelles,
28:34c'est facile, c'est accessible.
28:37Il y a encore assez de lieux,
28:38de bâtiments.
28:41Il y a des quartiers
28:42très différents.
28:44Et alors, ce que j'aime bien
28:46à Bruxelles,
28:48par rapport à parfois
28:50d'autres villes,
28:51je l'ai déjà cité avant,
28:52c'est quand même
28:53cette multiculturalité
28:54qu'on a
28:55qui fait que très vite
28:57pour créer ta boîte,
28:58tu vas très vite trouver
28:59des hommes, des femmes
29:02de cultures différentes
29:03qui sont prêts à te rejoindre
29:05dans ton projet,
29:06dans ton rêve.
29:07Et donc, j'ai tendance
29:08à dire que c'est facile,
29:10que c'est riche.
29:12Et j'ai souvent plaidé
29:14auprès de beaucoup de gens,
29:16et je continue à le faire
29:17aujourd'hui,
29:18que Bruxelles est au fond
29:19une fantastique
29:21rampe de lancement.
29:23Parce que c'est pas grand,
29:26c'est 1,2 million,
29:271,3 million de personnes.
29:29Donc on ne parle pas
29:30de 10 millions
29:30comme dans certaines
29:31hautes grandes villes.
29:32Donc assez vite,
29:34tu as tes points de repère
29:35à Bruxelles.
29:37Et alors,
29:37rendre de lancement
29:38parce que de nouveau,
29:39étant la capitale de l'Europe,
29:40la capitale de la Belgique
29:41et abritant quand même
29:43beaucoup d'ONG
29:45et d'associations internationales,
29:48tu viens faire ton,
29:50dans le jargon entrepreneurial,
29:52ça s'appelle le POC,
29:53le Proof of Concept.
29:54Donc tu as une idée,
29:56tu penses pouvoir en faire
29:57un business,
29:58et la preuve que ça peut
29:59devenir un business,
30:00la preuve du concept,
30:03le POC comme on dit,
30:04tu viens le faire à Bruxelles.
30:06Alors tu ne vas jamais
30:07atteindre des millions
30:09de consommateurs
30:11parce qu'on est une petite,
30:13la Belgique est petite,
30:15Bruxelles est petite,
30:17mais l'avantage,
30:18c'est que très vite,
30:19dans plein de langues différentes,
30:20auprès de plein de cultures
30:21différentes,
30:22tu vas pouvoir tester ton concept
30:24et si tu vois que ça fonctionne,
30:26tu iras vers la France,
30:28les Pays-Bas ou l'Allemagne
30:29et tu commenceras
30:30à grandir dans d'autres pays.
30:32Mais donc Bruxelles
30:33comme marché phare
30:35pour te tester,
30:37pour te développer
30:38dans un premier stade
30:40et puis une fois que tu veux
30:41vraiment grandir,
30:42si c'est tes ambitions,
30:44tu iras à l'étranger.
30:46L'étranger est aussi souvent
30:48très accueillant
30:49par rapport à l'entrepreneur
30:50bruxellois.
30:51On a bonne réputation
30:52et donc quand on va à Paris
30:54ou à Amsterdam
30:56ou à Berlin,
30:58venant de Bruxelles,
31:00en général,
31:01c'est vu d'un bon oeil
31:03ou d'une bonne oreille.
31:04Et tu sais pour quelles raisons
31:05c'est vu d'un bon oeil ?
31:06Est-ce que c'est la qualité ?
31:08Est-ce que c'est la proximité ?
31:10Est-ce que...
31:11La qualité,
31:13mais aussi,
31:13je crois,
31:15la belligitude
31:16et la culture bruxelloise
31:20est quand même,
31:22je crois entre-temps,
31:23si pas mondialement,
31:24en Europe,
31:25c'est quand même très réputé.
31:26Des gens chaleureux,
31:28des gens qui parlent souvent
31:29beaucoup de langues,
31:30qui sont flexibles,
31:32qui ne sont pas têtus
31:33par rapport à parfois
31:34d'autres cultures,
31:35d'autres pays.
31:36Donc on est flexible,
31:37on est diplomate,
31:38on parle pas mal de langues
31:39et entre-temps,
31:41on a quand même,
31:42déjà au XXe siècle,
31:43on avait quand même
31:44quelques belles grosses sociétés
31:45belges qui ont dominé
31:47le monde entier.
31:49Aujourd'hui,
31:50dans le monde des start-up
31:52et des scale-up,
31:53scale-up,
31:54c'est des boîtes à croissance,
31:55start-up,
31:56c'est des boîtes qui démarrent,
31:57dans ces deux univers-là,
31:59on commence à avoir
31:59des belles succès stories
32:01et donc,
32:02on est bien vus
32:04à l'étranger,
32:06mais donc,
32:07à tout un chacun,
32:08j'aurais tendance à dire
32:09installe-toi à Bruxelles,
32:11tu as 497 points
32:12qui sont là
32:14pour t'aider aussi,
32:14donc tu as un écosystème
32:16très riche
32:18qui est là pour t'aider
32:19et tu restes là
32:21six mois,
32:22un an
32:22et puis j'espère
32:24que tu resteras
32:24avec tes bureaux à Bruxelles
32:25mais que tu iras ouvrir
32:27des bureaux ailleurs,
32:28en dehors de Bruxelles aussi.
32:30Oui,
32:30et alors juste pour le rappeler,
32:31les 495 points,
32:33comme tu vas le dire,
32:34ils sont bien repris
32:35sur le site de Bessie
32:36parce que si jamais
32:36il y a un de nos auditeurs
32:38qui écoute et qui se dit
32:39tiens,
32:39comment est-ce que je fais
32:40parce que pour retrouver,
32:41je ne vais pas m'amuser
32:42à chercher chacun séparément
32:43Tu vas sur Bessie.be
32:44donc tu peux retrouver ça
32:45sur le site Bessie.be
32:47il y a un petit onglet
32:47Entrepreneuriat
32:48tu cliques dessus
32:49et là tu verras
32:50en bas
32:51une carte
32:52tu tapes
32:53ce que tu recherches
32:54ton mot-clé
32:55très intuitivement
32:56et tu vas voir
32:57toutes les adresses
32:58qui répondent
32:59aux critères de recherche
33:00que tu as lancés.
33:01Il y a également du financement
33:02il y a vraiment tout
33:03en tous les repris
33:03parce que souvent
33:04les entreprises
33:05le nerf de la guerre
33:06on ne va pas se cacher
33:07c'est le financement
33:08donc du coup
33:09il y a également
33:10ces éléments-là
33:11qui sont bien repris
33:12c'est aussi des conseils
33:14avec le temps
33:15on commence à avoir
33:18un peu de recul
33:18et on a vu ça
33:20dans le monde entier aussi
33:21ce n'est pas toujours
33:22les gens
33:22qui ont démarré
33:23avec le plus d'argent
33:24qui ont réussi
33:26le mieux
33:26complètement
33:27au début
33:28quand on a peu d'argent
33:29on est radin
33:31et on est créatif
33:32et on cherche des solutions
33:33pour quand même
33:34se démerder
33:34alors que si on reçoit
33:36tout de suite
33:36un million
33:37sur son compte en banque
33:38on va appeler ça
33:39c'est un drôle de terme
33:41mais on brûle l'argent
33:43et on commence
33:43à devenir dépensé
33:44on brûle de l'argent
33:46et ce n'est pas toujours
33:48synonyme
33:48de bonne gestion
33:49donc j'ai tendance
33:50à dire
33:50ne rêvez pas
33:54tout de suite
33:54d'avoir des millions
33:55sur votre compte en banque
33:56développez la boîte
33:57avec l'argent
33:58le plus sain
33:58c'est l'argent
33:59de vos clients
34:00donc faites des clients
34:01et si les clients
34:02te payent
34:03et si les clients
34:04te sont fidèles
34:05ça c'est de l'argent
34:06sain
34:06avec lequel tu vas te développer
34:08alors si tout à coup
34:09tu dois aller à l'international
34:10oui
34:10tu vas avoir besoin
34:11de quelques millions
34:12et donc là aussi
34:13je crois que sur
34:14la carte
34:15je ne connais pas
34:16tous les chiffres par cœur
34:16mais je crois qu'il y avait
34:1724 ou 25
34:19organisations de financement
34:21pour les hommes
34:22les femmes
34:23pour la tech
34:23la non tech
34:24pour la construction
34:25pour l'horeca
34:26pour plein de secteurs différents
34:29tu as des organismes
34:30de financement
34:31privés
34:32ou publics
34:32parce que ça aussi
34:33ce qui est étonnant
34:34et qu'on a aussi souligné
34:35la semaine passée
34:36la collaboration
34:37privée
34:38publique
34:39à Bruxelles
34:39est exceptionnellement
34:41forte
34:42et bien ancrée
34:43il faut s'imaginer
34:43que Bessie
34:44est membre
34:46de 53 conseils
34:48d'administration
34:49pourquoi ?
34:50parce qu'on veut
34:51être
34:52les yeux
34:53et les oreilles
34:54des entrepreneurs
34:54et donc on doit être
34:55quelque part
34:56intégré
34:57dans pas mal
34:58d'organisations
34:59à Bruxelles
34:59dans tout l'écosystème
35:00exactement
35:00et alors
35:01on a parlé de plein
35:03de belles choses
35:03sur Bruxelles
35:04mais j'imagine
35:05qu'il y a aussi
35:05l'un ou l'autre
35:06des avantages
35:06s'il y avait
35:07l'un ou l'autre
35:08des avantages
35:09tu parlerais de quoi
35:10par exemple ?
35:11le côté
35:16on va pas tomber
35:17sur les grands
35:19clichés
35:20mais qui sont importants
35:22on les a soulignés
35:23la semaine passée aussi
35:24nous demandons
35:25aux instances politiques
35:27de faire en sorte
35:28qu'à Bruxelles
35:29il y ait
35:30une meilleure mobilité
35:31plus de propreté
35:32et de sécurité
35:34parce que sans ça
35:35ça rend quand même
35:37la vie difficile
35:37aux citoyens
35:38mais aux entrepreneurs
35:39aussi
35:39alors on leur a aussi
35:41demandé
35:41aux instances politiques
35:42il faut faciliter
35:45la vie de l'entrepreneur
35:46parce que
35:46même si nous
35:47menons avec notre carte
35:48on a 497 points
35:50et on essaye tous
35:51d'aider les entrepreneurs
35:52c'est pas toujours
35:55aussi facile non plus
35:56créer une boîte
35:56c'est pas toujours
35:58aussi évident
35:59les démarches administratives
36:00sont lourdes
36:02longues
36:04et en plus
36:04et j'ai envie de dire
36:05ça c'est quand tu crées
36:06mais quand tu tombes
36:07en faillite
36:07c'est lourd aussi
36:08comme conséquence
36:09et donc j'étais fier
36:10la semaine passée
36:11de pouvoir annoncer
36:12qu'avec les amis
36:12de Parthena professionnels
36:14ils ont déjà eux
36:15développé un outil en ligne
36:17qui te permet
36:18en 7 clics
36:19de devenir indépendant
36:21tout en ligne
36:22ça s'appelle la fast lane
36:23c'est génial
36:24j'espère
36:25je suis en train de travailler
36:26avec quelques organisations
36:27sur le concept
36:28est-ce qu'on pourrait imaginer
36:30de créer en 10 clics
36:31son entreprise
36:32si on pouvait déjà
36:34faciliter
36:34toute la lourdeur
36:36administrative
36:36pour les entrepreneurs
36:37ce serait
36:38une grande étape
36:40en avant
36:40tout à fait
36:41exactement
36:41pour laisser finalement
36:42la place à la création
36:44exactement
36:45et alors
36:46si tu pourrais donner
36:47des conseils
36:49à des entrepreneurs
36:50futurs entrepreneurs
36:50ou entrepreneurs
36:52déjà aguerris
36:53ce serait lesquels ?
36:54non
36:55j'ai envie de dire
36:56chaque personne
36:57jeune
36:59vieux
37:00homme ou femme
37:01j'espère
37:02c'est mon rêve
37:03le plus profond
37:04c'est
37:05j'espère que chacun
37:06pourra un jour
37:06goûter à l'entrepreneuriat
37:08moi je suis tombé dedans
37:09à mes 18 ans
37:09mais j'entends parfois
37:11des gens aussi
37:12qui perdent leur job
37:13j'ai eu l'honneur
37:15et la chance
37:16de former
37:1715 ouvriers
37:19de chez Audi
37:20qui à un moment
37:21s'était dit
37:22moi je ne vais pas aller
37:23travailler pour quelqu'un d'autre
37:24je vais créer ma boîte
37:25on les a fait venir
37:26chez Bessy
37:27et pendant une semaine
37:28j'ai passé un temps
37:30mais fantastique
37:31chaleureux
37:32humain
37:32avec 15 personnes
37:34qui ont dit aussi
37:36voilà
37:36on n'en veut pas
37:37à Audi
37:38c'est des choses qui arrivent
37:39des grandes et des petites boîtes
37:40peuvent un moment souffrir
37:41mais on va se lancer
37:42à notre compte
37:43maintenant
37:43et je trouve ça
37:44c'est ce que je souhaite
37:45à tout le monde
37:46c'est vraiment
37:47créer un jour ta boîte
37:48une petite boîte
37:49une grande boîte
37:49parce que ça va changer
37:51ça va changer
37:53ta vue sur le monde
37:55ça va changer
37:55ton état d'esprit
37:57moi je ne vois plus jamais
37:59enfin quand je vois des problèmes
38:01je suis content
38:01parce que je me dis
38:02il y a une opportunité
38:04de business
38:04si je trouve une solution
38:06et donc c'est plus ça
38:08c'est lance-toi un jour
38:10au plus tôt au mieux
38:13hum
38:14et oui
38:16avec cette même
38:17naïveté
38:18curiosité
38:19mets l'accent
38:21essaye d'innover
38:23parce que c'est vrai
38:23que souvent les gens
38:25je suis encore parfois étonné
38:26des gens qui lancent
38:27une boîte
38:28un peu en intuition
38:29donc renseigne-toi
38:31quand même un peu
38:32essaye de regarder
38:33ce que tu fais différent
38:34des concurrents
38:35parce que si tu fais juste
38:36la même chose
38:36que tes concurrents
38:37je ne suis pas sûr
38:38que ta vie va être facile
38:40donc soit différent
38:41soit un peu disruptif
38:42soit innovant
38:43lance-toi
38:44ne te lance pas seul
38:46lance-toi à Bruxelles
38:47et voilà
38:50avec peu de moyens
38:52on peut déjà très vite
38:53se lancer
38:53et commencer à avoir
38:54des premiers résultats
38:55donc non
38:57ce serait
38:57mon conseil
38:58c'est lance-toi
38:59n'hésite pas
39:00ok
39:00et donc pour conclure
39:02alors ce serait le
39:03lance-toi
39:05lance-toi
39:06exactement
39:06lance-toi
39:07la vie d'un entrepreneur
39:09est vraiment quelque chose
39:11que je ne peux que souhaiter
39:13à chacun
39:13et à chacune
39:14et si
39:16et si tu as besoin de conseils
39:18n'hésite pas de venir
39:19je suis régulièrement
39:20chez Bessie
39:21ou chez Virtologie
39:22ou dans d'autres boîtes
39:23mais
39:23mon nom est assez facile
39:25à retenir
39:25en général
39:26Alain Heureux
39:26il n'y en a pas
39:2736 000 à Bruxelles
39:29donc n'hésitez pas
39:30de prendre contact
39:30je suis toujours ouvert
39:32à donner des bons conseils
39:33exactement
39:33un tout grand merci
39:35Alain
39:35en tout cas
39:35pour ton partage
39:38merci à vous
39:39chers auditeurs
39:40d'avoir assisté
39:41à cette première émission
39:42sur l'entrepreneuriat
39:44alors on se retrouve
39:45chaque semaine
39:47mardi à 19h
39:48si vous souhaitez
39:49réécouter
39:50donc l'émission
39:51vous pouvez l'écouter
39:52sur les différentes
39:53plateformes en streaming
39:55vous pouvez également
39:56nous envoyer
39:56un message
39:57ou vos commentaires
39:58sur les différents
40:00réseaux sociaux
40:00donc voilà
40:01je vous souhaite
40:01une très belle soirée
40:02et à la semaine prochaine
40:04au revoir
40:04au revoir
40:08106.9
40:13106.9
40:13106.9
40:13106.9
40:13106.9
40:14106.9
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40:15106.9
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