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  • il y a 5 mois
Une étude commandée par la FFF dont RMC Sport a pu se procurer les principaux éléments indique un cote de popularité en baisse pour l'équipe de France. Quels sont les raisons de ce qui ressemble à un début de désamour ? Daniel Riolo y voit des raisons pas forcément nobles et note une forme de paradoxe.

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Transcription
00:00Je ne vais pas parler de désamour, mais au fait que peut-être que les Français soient un peu moins attachés,
00:05je ne vais pas parler que de l'équipe de France, mais c'est plus à leur footballeur.
00:08C'est-à-dire que je pense que d'ailleurs ce qui se passe en Ligue 1 depuis maintenant plusieurs années,
00:13ça participe à ça, même si les joueurs de l'équipe de France ne jouent pas pour leur grande majorité en Ligue 1,
00:18mais quand même, il y a forcément un désamour pour une population footballistique
00:23qui semble un peu déconnectée des réalités, notamment du football amateur.
00:27Ça, c'est la première chose. La deuxième chose, c'est ce dont parlait Daniel,
00:31avec les prises de position des uns et des autres dans un pays qui est quand même ultra fracturé.
00:36Et quand tu vois les résultats des élections, qu'elles soient présidentielles ou autres,
00:42tu vois qu'il y a quand même un pays qui est fracturé, notamment pour des questions identitaires.
00:48Et cette équipe de France, elle représente quand même une certaine partie de la population
00:52et ça peut ne pas plaire à certains, ça c'est clair, il faut le dire.
00:57Ensuite, la dernière grille de lecture, et c'est celle qui va le plus parler pour le marketing,
01:03c'est qu'en effet, il y a Kinal Mbappé.
01:05Kinal Mbappé qui est un joueur qui était très aimé par les supporters parisiens,
01:10notamment, mais qui est aujourd'hui détesté par une grande partie des supporters parisiens
01:13qui sont quand même nombreux, notamment en région parisienne.
01:16Ensuite, il n'est pas forcément aimé par les supporters marseillais
01:19et c'est le phare et l'étendard de l'équipe de France en termes de popularité.
01:24Donc, derrière, il y a un petit désiré doué qui débarque,
01:26il y a un Dembélé qui est plutôt, je pense, très apprécié,
01:29mais qui n'est pas un personnage ultra médiatique.
01:32Et puis derrière, tu n'as quasiment personne.
01:34Tu n'as plus de Paul Pogba, tu n'as plus d'Antoine Griezmann, tu n'as plus d'Olivier Giroud.
01:38Antoine Griezmann, là, il y a peut-être une responsabilité des champs.
01:41Ah ben, ils ont perdu énormément avec Antoine Griezmann.
01:44Ça, c'est certain, qui était quelqu'un qui...
01:46Giroud aussi, je pense.
01:47Ouais, Giroud, exactement, mais j'ai envie de te dire, surtout Griezmann,
01:51il y avait aussi un Raphaël Varane qui était toujours ce personnage assez lisse,
01:54mais que tout le monde appréciait, qui était parti très jeune au Réal,
01:57qui avait réussi, qui ne dit jamais un mot plus haut que l'autre.
01:59Donc, je pense qu'ils ont quand même beaucoup de figures
02:01qui, aujourd'hui, ne sont plus en équipe de France et ça, ça n'aide pas non plus.
02:05Moi, je peux rejoindre sur Griezmann, mais après, tu as des personnalités sympas dans cette équipe.
02:08Tu as Koundé, que tout le monde met en avant à juste titre régulièrement.
02:10T'as Ibu Konaté.
02:12Koundé, il parle beaucoup et quand il parle, il ne plaît pas à tout le monde quand il parle.
02:15Il est plus clivant, ils sont moins lisses, c'est-à-dire qu'ils sont peut-être moins lisses
02:18qu'il y a eu aussi.
02:20Je terminerai juste sur l'épisode, justement, avec Koundé et Konaté,
02:24sur les tenues quand ils sont arrivés à Clairefontaine.
02:27Moi, je trouve ça super.
02:28Ça nous fait marrer, on en parle beaucoup, mais ça ne plaît pas beaucoup à la France.
02:31Non, mais ça, je veux dire, les messages...
02:32Je vous ai lu des messages hier.
02:33Mais il y en a à qui ça ne plaît pas.
02:34Je vous ai lu des messages, un ou deux,
02:37mais hier, les messages sur ce thème-là,
02:38les gens disaient, mais c'est ridicule,
02:41pour qu'ils fraînent...
02:42En gros, il nous éteint le pognon à la tronche.
02:45En gros, c'est ça, avec les marques de luxe et tout.
02:48La vie de Kévin est quasi parfaite,
02:50parce qu'il a abordé les plus grands thèmes
02:52qui, selon moi, indiquent ce désamour.
02:54Mais Kévin progresse.
02:55Le premier...
02:56Pas si naïf.
02:58Le premier...
02:59Ça ne veut rien dire du tout, c'est complètement différent, ça.
03:03Tu as le droit d'être très fort, très bon, intelligent et naïf.
03:06C'est ce que tu es.
03:07C'est bien aussi la naïveté, de temps en temps.
03:09Tu es frais.
03:10Non, non, j'aime bien ton analyse,
03:12partage beaucoup de choses,
03:12parce que le premier,
03:14tu as appelé ça un peu la déconnexion,
03:16c'est ce que vient de dire Gilbert,
03:17c'est ce que vous avez dit.
03:19Je pense que l'un des éléments le plus important,
03:21c'est ton deuxième point.
03:22C'est les fractures profondes de ce pays
03:25qui ne cessent de s'accentuer.
03:27Aujourd'hui, clairement,
03:30ça fait longtemps que ça dure,
03:31mais ça s'accentue toujours plus.
03:32Quand tu es un jeune
03:33et que tu as des origines étrangères,
03:35tu soutiens quasiment tout le temps
03:36le pays d'origine de tes parents.
03:38Je le sais,
03:39parce que jamais j'aurais pu penser, par exemple,
03:41que mon fils ne soutienne pas l'équipe de France.
03:43C'est quelque chose que je ne comprends pas.
03:45Mais je le vois.
03:46Donc, si je le vois à cette échelle-là,
03:47j'imagine que le gamin de deuxième,
03:49troisième génération,
03:51de Marocains,
03:53ou de je sais quel pays,
03:54autre,
03:54peu importe,
03:55ils ne vont pas naturellement soutenir l'équipe de France.
03:57Il n'y a plus cette fédération,
03:59cet amour global
04:02qu'il pouvait y avoir encore il y a 20 ans.
04:05Franchement, c'est en train
04:06de plus en plus de se fracturer.
04:09Moi, je partais quand même plus dans l'autre sens.
04:12Absolument, tu as raison.
04:13Et il y a un parallèle.
04:14J'en avais parlé il y a quelques mois de ça,
04:16mais à mesure que la popularité
04:18de l'équipe de France de rugby grandit,
04:20celle de l'équipe de France baisse.
04:22Je pense qu'on ne va pas faire une photo
04:24pour comprendre pourquoi
04:25pour certaines personnes en France,
04:26c'est important.
04:28Je pense que tout le monde comprend
04:29ce qu'on veut dire.
04:30Et j'avais expliqué il y a quelques mois
04:32que je trouvais que c'était un paradoxe
04:33presque terrible,
04:35parce que...
04:36Ah, c'est sûr que c'est très triste.
04:37Parce que...
04:38On peut dire...
04:40Attends, je termine la vraie.
04:41Parce que, honnêtement,
04:43je pense que cette équipe,
04:43je l'ai dit il y a quelques mois,
04:45ça faisait très longtemps
04:45qu'on avait payé une équipe aussi sympa.
04:47La plupart des mecs, vraiment...
04:49C'est des bons mecs, en équipe de France.
04:51C'est vraiment...
04:51T'écoutes un mec comme Konaté,
04:53un mec comme Chouamény,
04:54pendant...
04:55Je me souviens...
04:56C'est des intelligents.
04:57Dans les premiers temps de l'after,
04:58les mecs avaient dû...
04:59Soit s'exprimaient pas bien,
05:00et quand tu t'exprimes pas bien,
05:01ça veut pas forcément dire
05:02que t'es débile
05:03ou que t'es un mauvais mec,
05:05mais tu peux donner au minimum
05:06cette impression.
05:07Enfin, peu importe...
05:08Pour des gens qui vont avoir
05:09une bonne impression.
05:10Mais là,
05:11les mecs s'expriment bien.
05:13Les mecs sont souvent intelligents,
05:14ils disent des choses...
05:15Enfin, c'est...
05:15Bon, je pourrais t'en citer plein.
05:18Ils sont partis tôt,
05:19ils sont plus structurés
05:20qu'à une époque,
05:21parce qu'ils évoluent
05:22dans des grosses institutions.
05:24Mais, encore, je répète,
05:25Konaté,
05:26Chouamény,
05:27Mbappé,
05:28Koundé...
05:30Je veux pas tous les citer,
05:31mais en fait,
05:31je vois quasi pas d'exception
05:32de type qui pourrait avoir
05:35une mauvaise image.
05:36En ce moment,
05:37on passe...
05:37Oui, y a pas de bad boy,
05:38par exemple.
05:38En ce moment,
05:39on passe le doc
05:39sur Samir Nasri
05:40sur Canal.
05:42Franchement,
05:42nous, on était à l'after
05:43à l'époque.
05:44Wow, putain !
05:45Il était dur à...
05:47C'était dur
05:47de parler de Nasri à l'époque.
05:48Il y avait beaucoup
05:49de trucs autour de lui,
05:50ses rapports avec les journalistes...
05:51Pas que lui,
05:52toute la génération 87.
05:53En fait, il en parle bien,
05:54d'ailleurs, dans le doc.
05:55Il en parle.
05:55À ce titre,
05:56c'est intéressant à voir.
05:58Mais l'époque,
05:58de ce côté-là,
05:59elle a rendu les joueurs,
06:00je trouve,
06:01plus ouverts,
06:04moins dans les polémiques.
06:06En équipe de France,
06:08il y avait une guerre,
06:08Galas, Nasri,
06:09des choses qu'on a décrites
06:10pendant des années dans l'after,
06:12pour ceux qui s'en souviennent
06:13autour des années 2010.
06:14Là, y a pas ça.
06:17Plus sympa,
06:18plus ouvert,
06:19et pourtant,
06:20c'est pour ça que je parlais
06:21de paradoxe,
06:22il y a cette cote
06:23qui faiblit,
06:25il y a ce désamour
06:25qui grandit,
06:27qui est probablement,
06:28pas probablement,
06:30certainement fondée
06:31sur de mauvaises choses
06:33et de mauvaises impressions
06:34et de mauvais sentiments.
06:35Je reformule
06:36ce que tu disais tout à l'heure
06:37sur l'équipe de France
06:38du rugby et l'équipe de France
06:38de foot,
06:39dans un moment où
06:39Kevin parlait de France fracturée.
06:41France des campagnes,
06:42France des banlieues.
06:43Donc, en gros,
06:44où les deux bords politiques
06:45aujourd'hui
06:45sont polarisés aux extrêmes,
06:48extrême droite,
06:49extrême gauche.
06:49Donc, en gros,
06:50le rugby,
06:51c'est un peu
06:52le truc des blancs,
06:53en quelque sorte,
06:54et le foot,
06:54c'est un peu le truc
06:55des banlieues.
06:56C'est ça que...
06:57De toute façon,
06:58honnêtement,
06:59tu schématises à peine,
07:00mais...
07:01Regarde ce qui s'est passé
07:02pendant la Coupe du Monde
07:03de rugby,
07:04J.O.
07:05Mais en plus,
07:06moi,
07:06ce qui me dépasse tout le temps,
07:07c'est qu'on oppose les gens.
07:10Même ceux qui ne veulent pas
07:11être opposés
07:11se retrouvent parfois embarqués
07:13dans des oppositions.
07:14Moi,
07:14la Coupe du Monde
07:14de rugby,
07:15qu'on ait fait un procès
07:16en racisme
07:18à la cérémonie d'ouverture
07:19parce que ça mettait en lumière
07:20les vieilles traditions
07:21de la France et tout,
07:22j'avais trouvé ça dégueulasse.
07:23Comme de la même façon
07:24pour les JO
07:25qui ont montré
07:26un autre aspect de la France,
07:28on a pu dire
07:28que c'était l'opposé.
07:30C'est ça,
07:31c'est à chaque fois,
07:31on veut,
07:32sans arrêt,
07:32comme il dit Gilbert,
07:33polarisé,
07:34écarté.
07:35Il faut être pour ou contre.
07:36Et moi,
07:36ce que je disais,
07:38c'est que,
07:39j'avais une discussion
07:40une fois avec quelqu'un
07:42qui m'expliquait aussi
07:43que,
07:44tu sais,
07:44aujourd'hui,
07:45tu vas au Portugal,
07:47les gens sont fiers
07:48d'aller avec leur drapeau
07:49au stade.
07:50C'est-à-dire qu'il y a des drapeaux
07:51portugais partout.
07:52En France, tu ne peux pas.
07:52Le drapeau français,
07:53ça a été vendu
07:55depuis des années.
07:55Et malheureusement,
07:56c'est vrai que quand quelqu'un
07:57va prendre le drapeau français,
07:58et ça,
07:59c'est très triste aussi,
07:59c'est-à-dire qu'on va dire
08:00« Ah, t'es franchouillard ! »
08:02Mais en fait,
08:02être franchouillard,
08:03c'est aussi bien.
08:04Il n'y a pas de souci,
08:05il n'y a pas de honte
08:05à être franchouillard.
08:07Moi, j'avais fait,
08:07je raconte souvent,
08:08j'avais fait la finale
08:10de l'Euro 2016.
08:12J'étais dans une tribune
08:13où j'étais dans la tribune
08:14des supporters portugais.
08:16Moi, j'avais un maillot du Portugal,
08:18mais je chantais
08:18l'hymne français.
08:20Le gars, il me regarde
08:20et me dit
08:21« Mais pourquoi tu dis
08:21« Chant hymne français ? »
08:22C'est vrai que tu embrouilles un peu, là.
08:23Non, mais en fait,
08:24je dis « Bah, en fait,
08:24je pense que c'est binationaux. »
08:26Il y en a tellement
08:27en France et binationaux.
08:28« Si t'es pas content,
08:29c'est la même chose, en fait.
08:30Ferme ta bouche
08:30et assied, toi. »
08:31Tu vois ?
08:32Donc, en fait,
08:32il y a plein de gens
08:33qui ne vont pas te prendre.
08:34Ils se sont brouillés
08:34dans les tribunes.
08:34C'est sec.
08:35C'est un hooligan.
08:36Ouais, ouais.
08:36C'est sec.
08:37Il y a un moment,
08:39je peux comprendre
08:40que les gens ne comprennent
08:41pas certaines choses,
08:42mais aujourd'hui,
08:43moi, je le dis à mes enfants,
08:44nous, on est pour le Portugal,
08:46on est pour la France,
08:47on est fiers d'être pour la France.
08:49Dans un moment de sa vie...
08:50J'aimerais bien savoir
08:51à un moment,
08:51ils ont calage,
08:52ton fils a calage ?
08:5314 et 14.
08:54Donc, il y a un moment de sa vie...
08:55Et il n'a pas fait un choix,
08:56il est entre les deux, vraiment ?
08:57Non, non, il est pour la France
08:57pour l'instant.
08:58Mais il y a un moment de sa vie,
08:59peut-être qu'il sera pour le Portugal.
09:01Moi, j'ai été pour la France
09:02à fond en 98 et en 2000,
09:05un peu plus pour le Portugal en 2006.
09:07Puis, je suis revenu pour la France
09:08avec Zizou.
09:09T'as la vie du national, quoi.
09:10Voilà, mais c'est ça,
09:11la vie nationale.
09:11Donc, aujourd'hui,
09:13moi, j'adore l'équipe de France de rugby,
09:15peu importe la couleur.
09:16J'adore l'équipe de France de foot,
09:17j'ai adoré suivre les JO
09:18et c'est aussi parce que...
09:20Mais aujourd'hui,
09:21tu es une exception.
09:22Oui, malheureusement.
09:23Moi, j'entends,
09:23évidemment,
09:24tout ce que vous dites
09:25est très juste,
09:26mais est-ce qu'il n'y a pas aussi
09:26tout simplement
09:27une partie aussi
09:29de manque de spectacularité ?
09:30Quand tu regardes les bleus,
09:31tu t'ennuis.
09:32Ça, c'est clair.
09:33Ça, c'est un élément aussi.
09:34Ça, ça remet la dignité.
09:35Oui, mais cet élément-là,
09:36il ne touche en fait
09:37que les fans de foot.
09:38Oui, ils ne touchent pas
09:38le grand public.
09:38Parce que le grand public,
09:39c'est ce que je dis toujours.
09:40Si tu gagnes, tu perds.
09:41Quand tu fais 10 millions
09:42pour un match
09:42de l'équipe de France banale,
09:43tu es à 5.
09:44Un match un peu plus important,
09:45tu montes à 10.
09:46Et un gros match
09:46à partir des quarts
09:47du Coupe du Monde,
09:48tu es à 15, 18 millions.
09:50Là, tu es explosé encore.
09:51Tous ces millions
09:52qu'augmentent,
09:52ce n'est pas des fans de foot,
09:53ils n'ont rien à cirer
09:54de comment jouer l'équipe de France.
09:564-3-3, 4-2-3-1,
09:57ça joue bien,
09:57ça joue à une touche,
09:58ça joue pas une touche,
09:59ils bétonnent la défense,
10:00ils n'en ont rien à cirer.
10:01Ça, ça va intéresser
10:021,5 million de personnes.
10:04Grand max !
10:05Le reste,
10:06ils sont là pour voir les bleus.
10:06C'est les abonnés Ligue 1+.
10:07Voilà, ils sont là
10:08pour voir les bleus gagnés
10:10et ils sont cac de comment ?
10:11Vraiment !
10:12Les petites discussions
10:13que nous, on a,
10:14ça, c'est notre petit quotidien
10:15à nous, ça.
10:15Il ne pense pas que les mecs,
10:16ils kiffent voir des buts
10:17même quand tu n'es pas
10:17un énorme fan de foot.
10:18Mais pas les mecs !
10:19L'équipe de France,
10:19elle passe 5 fois dans l'année.
10:22Le grand public,
10:22qui veut l'avoir gagné,
10:23tu as déjà entendu
10:24un débat sur le jeu,
10:25on n'a rien à cirer.
10:26Il y a quand même un truc
10:28sur l'overdose de foot,
10:29même pour le grand public,
10:31avec la Ligue des Champions
10:32qui suivent,
10:33avec la Coupe du Monde des Clubs,
10:35avec l'équipe de France.
10:36Et l'équipe de France,
10:37forcément,
10:38si tu sors
10:38des considérations sociologiques,
10:40elle pâtit aussi
10:41de l'overdose même de sport.
10:43Oui et non, Kevin,
10:44parce que c'est la seule fois
10:45où tu peux voir du foot gratuit.
10:46Oui, non mais
10:47ils regardent quand même les gens.
10:48Mais qu'ils soient moins passionnés
10:50parce qu'il y a quand même...
10:51Et ok, il y a du foot gratuit,
10:52mais il y a aussi Netflix
10:53où il y a du sport.
10:55Il y a aussi MyCanal
10:56et puis il y a Amazon Prime.
10:58Donc il y a tellement
10:58d'offres de sport quand même.
11:00C'est énorme, tu vois.
11:02Najib, notre producteur,
11:03vient de m'inventer
11:04une nouvelle expression
11:04qui me plaît beaucoup.
11:06Il me dit
11:06« Donne la parole à Jean-Louis
11:07sinon il va faire un air talk. »
11:13Ben non, mais moi je vous écoute,
11:14Jean-Louis et Jean-Louis,
11:15t'es réagi un peu
11:15Moi j'étais d'accord avec vous.
11:15Il fallait aller au resto.
11:17Non mais j'étais d'accord avec vous.
11:18Quand vous êtes bons,
11:19j'ai rien à rajouter.
11:20Moi je ne vais pas forcer.
11:22Voilà, t'auras pas fait de air talk.
11:24Tout va bien.
11:26Après, il y a des spécialistes
11:27des air talk.
11:28On peut aussi faire une liste
11:29et tout,
11:30mais il y en a
11:30qui le font vraiment.
11:32On ne va pas les donner.
11:34Toi, c'est sûr que non.
11:37Merci Jean-Louis,
11:37c'est sympa.
11:38Quelques messages WhatsApp.
11:40Jérôme nous dit
11:40« Mbappé cristallise le désintérêt.
11:43C'est un joueur clivant.
11:43Il ne respire pas le collectif.
11:45Que doit être l'équipe de France ?
11:46Grisou revient, nous dit Jérôme. »
11:49Non, je ne crois pas.
11:49Je ne crois pas.
11:50Mbappé, c'est la seule star de l'équipe
11:51pour le grand public.
11:52Ce qu'il dit, c'est elle.
11:53Je crois qu'il a raison.
11:54Mais ça va changer.
11:56Non, mais ça existe aussi.
11:57Mais encore une fois,
11:58ça existe pour certaines personnes
12:00où c'est des niches.
12:02Niches des supporters du PSG
12:03qui lui en veulent.
12:04Je ne suis pas sûr quand même.
12:05Je ne suis pas sûr.
12:06Moi, j'ai un autre argument.
12:08J'ai Mamadou qui dit
12:08« Contrairement à une époque,
12:10il y a trop de matchs maintenant
12:11de l'équipe de France.
12:12C'est aussi peut-être pour ça
12:12que ça intéresse moins.
12:13Il y a une overdose
12:14de matchs de sélection.
12:16Azerbaïdjan-France
12:16ou Ukraine-France
12:17à Vroclav,
12:18ça intéresse moins.
12:19Oui, il faudra voir les chiffres.
12:20Demain, tu vas faire péniblement
12:225 millions.
12:23Vendredi soir,
12:23il n'y a pas plus de matchs
12:24de l'équipe de France
12:25qu'avant.
12:26Si, tu as plus de fenêtres
12:27internationales
12:28qu'il y a...
12:29Non.
12:30Tu as des...
12:31La fenêtre de septembre,
12:33octobre, novembre,
12:33mars et avant les compètes.
12:35Oui, mais l'équipe de France
12:36pâtit quand même
12:37de l'overdose de foot générale,
12:38moi, je trouve.
12:39Même si le grand public
12:40ne regarde pas tous les matchs,
12:42mais regarde quand même
12:42les grands matchs.
12:43On parle des audiences
12:45ou on parle du désamour
12:46parce que tu peux regarder
12:47et ça t'intéresse moins.
12:49Les deux sont liés.
12:50Donc, qu'on soit moins intéressé
12:51par un Azerbaïdjan-France,
12:55c'est normal.
12:56À force de nous vendre
12:56des multiplications de matchs,
12:58il n'y en a qui sont bien dedans.
13:00C'est pas l'overdose de match,
13:03c'est le fait qu'il n'y ait plus
13:04de coups prêts sur ces matchs-là.
13:06C'est ça.
13:06Parce qu'on va se qualifier
13:07quoi qu'il arrive.
13:08Que les matchs ne soient pas intéressants.
13:09Tout simplement.
13:09Oui, c'est ça.
13:10Moi, je vous donne rendez-vous
13:11dans un an.
13:12Parce que quand Zidane sera là,
13:13vous allez voir que...
13:14Bam !
13:14Ça va repartir.
13:15Effet curiosité...
13:17Ça, c'est très possible.
13:19Effet curiosité, oui.
13:20Pour le reste,
13:20j'attends de voir.
13:21J'attends de voir.
13:22Moi, je suis très content qu'il vienne,
13:23mais j'attends de voir.
13:24Notre avis est celui du grand public.
13:26Il faut...
13:26Attention à ne pas mélanger.
13:27Attention quand même
13:28parce que le sous-thème Mbappé,
13:29leader un peu clivant,
13:32voire clairement clivant,
13:34ça va quand même au fait,
13:35avec le fait que Griezmann
13:36était très rassembleur,
13:37que Zidane était très rassembleur,
13:40que Platini était très rassembleur.
13:41Donc en fait,
13:42attention,
13:43si Zidane revient,
13:44Zidane,
13:45ça reste un rassembleur.
13:46Oui, il va prendre la lumière.
13:47Donc il va prendre quand même
13:47ce rôle de leader...
13:48Mbappé, il va devenir rassembleur.
13:49Vous allez voir.
13:51Mbappé, il va devenir
13:52ce capitaine rassembleur et tout.
13:54Je pense qu'il y a eu
13:54un déclic là,
13:55ces derniers temps.
13:56Et je pense que
13:57dans l'attitude,
13:57on avait déjà commencé
13:58à voir des choses
13:59contre la Croatie et tout.
14:00Là, je pense que ça va aller
14:01de mieux en mieux.
14:02Même aujourd'hui,
14:03il était hyper détendu en conf.
14:04Ça n'avait rien à voir
14:05avec les confs
14:05d'il y a quelques mois encore.
14:07D'ailleurs, il a dit
14:08qu'il avait compris
14:09certaines choses.
14:10Exactement.
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