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  • il y a 4 mois

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00:00Il est 8h moins le quart, place à l'invité d'ici matin et direction le port de Bayonne,
00:04puisque la région, la CCI Bayonne Pays Basque et la CCI des Landes,
00:08inaugure ce matin le nouveau quai Armand Gomez.
00:10L'onde de 180 mètres, c'est 26 millions d'euros d'investissement
00:13pour un équipement qui doit permettre d'accueillir des navires de plus grande capacité
00:17et de renforcer aussi l'intermodalité avec le rail.
00:20Notre invité ce matin, c'est Mathieu Berger, conseiller régional, PS,
00:23apparenté en charge des infrastructures au port de Bayonne.
00:25Bonjour Mathieu Berger.
00:27Bonjour Évonane.
00:27Alors le port de Bayonne, acteur majeur de l'économie au Pays Basque,
00:3011ème port de France, 3500 emplois directs et indirects,
00:3456 établissements implantés sur la zone portuaire,
00:36des retombées économiques évaluées selon les chiffres de la région à 530 millions d'euros
00:41et un trafic annuel de l'ordre de 2 500 000 tonnes.
00:4426 millions d'euros d'investissement.
00:46Mathieu Berger pour ce nouveau quai Armand Gomez,
00:49long de 180 mètres, qui prolonge le quai Castel.
00:52Vous avez un accostage de 600 mètres, ça va être un véritable plus.
00:55Vous pourrez accueillir plus de navires ou de plus gros navires ?
00:59C'est surtout qu'on pourra accueillir en même temps plusieurs navires sur ces quais à Blampignon-Anglette.
01:04Comme vous le savez, le port de Bayonne a trois zones,
01:06Port-Aval à Tarnos, Saint-Bernard à Bayonne et Blampignon.
01:09Il nous fallait mettre à niveau les quais de Blampignon.
01:11C'est ce qu'on en a fait avec ce nouveau linéaire global de 560 mètres,
01:15avec les quais Castel et Gomez,
01:17ce qui nous permettra aujourd'hui d'accueillir deux grands bateaux en même temps sur les quais de Blampignon.
01:20C'est une assurance de développer le trafic dans le port de Bayonne ?
01:25Disons que le port de Bayonne est un port qui oscille en trafic entre 2 millions et 4 millions de tonnes.
01:29Quand on est à 4 millions de tonnes, on est dans une période qui est...
01:32Fast ?
01:32Fast.
01:33On est aujourd'hui plutôt, on oscille entre 2,1 et 2,5 millions de tonnes,
01:37en lien justement avec les soubresauts géopolitiques,
01:39puisqu'on intervient sur le marché international.
01:43L'objectif, je dirais, à court-moyen terme, est de revenir à 3 millions de tonnes.
01:47Quel type de marchandises pouvez-vous accueillir ?
01:50Alors déjà, aujourd'hui, sur les quais de Blampignon,
01:52on est plutôt sur des marchandises qui seraient compatibles quand même avec l'ambiance urbaine qu'on a à Blampignon.
01:57Donc on est sur le soufre liquide, qui arrive déjà sur les quais de Blampignon.
02:01On est davantage sur des trafics qu'on appelle vraquiers,
02:05des céréales essentiellement.
02:10Et là d'ailleurs, il y a des acteurs du port qui, en lien avec cet investissement,
02:15ont investi dans des hangars et des cellules complémentaires,
02:18comme notamment la nouvelle société portuaire qui gère le port.
02:21Vous annoncez également 1 200 mètres de voies ferrées supplémentaires qui ont été rénovées.
02:27Voies ferrées rive gauche, côté Blampignon, voies ferrées rive droite,
02:30c'est un véritable atout pour le port de Bayonne.
02:33Ça permet des liaisons directes ?
02:35Oui, c'est l'une des forces du port de Bayonne,
02:37c'est dans ce qu'on appelle justement l'intermodalité et le report modal,
02:40c'est qu'il a embranché fer sur les deux rives.
02:41Il se trouve justement qu'on avait un problème d'entretien et d'état
02:46de cette fameuse voie qu'on appelle la voie du Soufre
02:49et qui constitue ce qu'est la cinquième branche de l'étoile ferroviaire de Bayonne.
02:53Bayonne a une étoile ferroviaire à cinq branches
02:55et la cinquième branche est celle qui en réalité relie le port de Bayonne,
02:58au bassin de Lac en particulier.
03:00Alors Blampignon, les quais ont été refaits,
03:01quid des espaces rives droites du port qui restent disponibles ?
03:06Alors, bien évidemment la volonté de la région propriétaire
03:10et de la société portuaire qui exploite le port,
03:12c'est de continuer, j'allais dire, à développer le port
03:15avec cependant le respect de l'acceptabilité de la population
03:19et du fait qu'on est un port dans la ville.
03:20Port dans la ville ?
03:21C'est pour ça qu'on a fléché des acquisitions foncières,
03:24notamment sur des anciens terrains industriels historiques,
03:29sur la rive droite de Bayonne,
03:30mais qui pour certains sont en cours de dépollution.
03:32Mais ça fait des années qu'ils sont en cours de dépollution.
03:34Oui, mais on est en train d'aboutir.
03:36Un quart de siècle pour dépolluer, ça peut être long.
03:39Oui, c'est par la responsabilité de la région Nouvelle-Aïtienne,
03:41comme vous le savez, les industriels,
03:43quand ils ont pollué des terrains,
03:44ils doivent présenter des plans de gestion au service de l'État.
03:48L'État doit valider ces plans de gestion
03:49et une fois que le plan de gestion a été validé
03:51et la dépollution réalisée,
03:53on peut de nouveau commercialiser ces différents terrains.
03:56Ici Pays-Basqu'il, il est 7h49,
03:57notre invité ce matin, Mathieu Berger,
03:59conseiller régional en charge des infrastructures au port de Bayonne
04:02parce qu'on inaugure ce matin le nouveau quai Armand Gomes,
04:05180 mètres de long, 26 millions d'euros d'investissement.
04:08Et on va parler politique.
04:09Mathieu Berger, vous êtes de gauche,
04:10engagé aux côtés d'Alain Rousset.
04:12La situation nationale, un gouvernement qui ne tient qu'à un fil,
04:15un mouvement en bloquant tout pour le 10 septembre,
04:17une intersyndicale qui annonce la grève pour le 18 septembre.
04:20Quelle image, l'homme de gauche, que vous êtes, avait de ce pays aujourd'hui ?
04:24Je ne sais pas si l'homme de gauche qui va donner son avis,
04:26c'est plutôt un regard un peu plus politiste que politique.
04:28Pour moi, on est dans une crise institutionnelle,
04:31une crise de régime.
04:33Ce n'est pas organiser des élections qui va changer les choses.
04:35La Ve République a été mise en place
04:37pour assurer une stabilité gouvernementale à la France.
04:40On est en train de voir que les Français,
04:41malgré ces institutions,
04:43n'arrivent pas à assurer une majorité au pays
04:46pour pouvoir justement avancer.
04:47Donc il est grand temps plutôt que de sortir
04:49de ces petits accords entre partis
04:52qui pour beaucoup ne représentent plus grand monde,
04:55d'avoir une réflexion beaucoup plus globale
04:56sur comment on adapte nos institutions au XXIe siècle,
04:59aux modalités de circulation de l'information,
05:02aux fake news et à la montée de l'extrême droite.
05:03Mais quand le premier secrétaire du PS
05:06se voit déjà Premier ministre,
05:08on rit, on sourit ou on prend ça au sérieux ?
05:10Disons qu'institutionnellement,
05:13le Président de la République,
05:14s'il devait aujourd'hui nommer un nouveau Premier ministre,
05:18il devrait nommer un Premier ministre
05:19issu des rangs de la gauche,
05:22puisque je vous rappelle quand même
05:22qu'après les élections,
05:24c'était le nouveau Front populaire.
05:26qui était arrivé en tête.
05:27Et institutionnellement,
05:29il aurait déjà dû nommer un Premier ministre de gauche.
05:32Je ne sais pas si le gouvernement aurait tenu longtemps,
05:34mais ça aurait été dans l'esprit des institutions.
05:36Et jusque-là, le Président n'a pas respecté
05:38l'esprit des institutions.
05:39Alors, dernière question,
05:39vous êtes élu de gauche,
05:41d'opposition à Bayonne.
05:42Bayonne où la gauche, au sens large,
05:44essaye de se réunir pour ne présenter
05:46qu'une liste d'union en mars prochain.
05:49La gauche unie à Bayonne,
05:51c'est une chimère ?
05:52Disons que moi, à titre personnel,
05:54je ne suis pas arrivé à l'unir,
05:55et j'y ai travaillé pendant des années.
05:57Ce n'est pas un constat d'échec,
05:58c'est que les conditions n'étaient pas réunies
06:00pour que ça se fasse à ce moment-là.
06:02Pour ma part,
06:02j'ai décidé de prendre un peu de distance,
06:04peut-être justement parce que je représentais
06:06une certaine génération à l'époque
06:07qui n'a pas été capable de rassembler cette gauche,
06:09malgré tous les efforts.
06:10Je souhaite que la gauche se mette
06:12en situation de se rassembler
06:13au premier ou au second tour.
06:16Pour moi, je n'ai pas de vision
06:17particulièrement précise là-dessus,
06:20car j'estime que,
06:21même si les gauches ne doivent pas être irréconciliables,
06:23il peut y avoir plusieurs visions de la gauche.
06:24Merci Mathieu Berger.
06:26Bonne journée.
06:27On vous retrouve sur l'application
06:28Ici, en podcast.
06:29Évidemment, merci Yves Tussauds.
06:31Et à demain.
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