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  • il y a 9 heures

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00:00Cette journée spéciale sur ICI Pays Basque ce mercredi, plus de solidarité, moins d'incivilité, comment mieux vivre ensemble ?
00:06Pour en discuter, l'invité d'ICI Pays Basque ce matin, Erika Kassès, co-présidente du centre social d'Ubukau,
00:12qui est installé à Bouko, votre invité Yves Tussaud.
00:14Bonjour Erika Kassès. Merci d'avoir accepté notre invitation. Qu'est-ce qui ne tient plus ?
00:20Qu'est-ce qui ne tient plus ? C'est le modèle associatif qu'on vit aujourd'hui, qu'on
00:23connaît aujourd'hui,
00:24qui nous anime et qui fait vivre nos villes, nos quartiers et notre citoyenneté.
00:30Aujourd'hui, ça s'effondre et on a monté, plusieurs associations se sont réunies depuis plusieurs mois.
00:36On a monté ce collectif, 1915, c'est un plus collectif 64-40.
00:41Qui regroupe des associations qui oeuvrent dans le domaine du social ?
00:46Alors pas que, c'est des associations locales, mais c'est ouvert à toutes sortes d'associations.
00:51On a de la culture, du sport...
00:55Pourquoi le système s'effondre ? Faute de bénévoles ? Faute de bonne volonté ? Faute de ressources financières ?
01:01Alors non, on est en plein feu avec nos bénévoles, avec les bonnes volontés, avec les salariés qui sont les
01:08salariés effectivement engagés.
01:10Non, ça s'effondre budgétairement parlant, en effet.
01:13Et ce que dénonce notre collectif aujourd'hui, c'est que les décisions budgétaires nationales ruissellent jusqu'à notre niveau.
01:22Et ça ne va pas continuer, ça ne tient en effet plus.
01:26Et ce n'est pas demain, c'est aujourd'hui déjà.
01:29Plus largement, comment par exemple le centre social de Boucou est financé ?
01:35Alors, je tiens à parler là du collectif.
01:39Largement, c'est un impact pour toutes les associations d'un financement national, de politique budgétaire nationale en matière de
01:49santé, de culture, de sport.
01:52Et en effet, ça se répercute sur les collectivités territoriales, sur le département, sur nos municipalités,
01:59qui effectivement doivent bloquer, en tout cas diminuer leur budget.
02:04Vous pouvez chiffrer la baisse des subventions, des moyens que vous recevez globalement ?
02:10Alors, nous personnellement, sur le centre social, en effet, le global qui a été diminué des subventions, c'est d
02:16'un tiers.
02:17Et un tiers, c'est énorme sur un budget comme le nôtre.
02:20Qui est de l'ordre de ?
02:22De 2,5 millions.
02:24Et ce budget, il est là pour payer les salariés.
02:27Pardon, je viens de dire, de 250 000 euros.
02:29Oui, je me disais, 2 millions, c'est énorme.
02:31Non, c'est beaucoup trop.
02:31250 000 euros, un tiers de subventions à la baisse, c'est cela ?
02:35C'est ça.
02:36Budget qui sert à rémunérer les salariés, bien évidemment.
02:39Les 42 salariés, et à proposer des activités.
02:42Et à proposer des activités.
02:43Voilà, qu'il va de la petite enfance au bien vieillir, et qu'il passe par toutes les tranches d
02:48'âge.
02:49Il est 8h moins 10 sur ICI Pays Basque.
02:51Notre invité ce matin, Érica Cassès.
02:53Vous êtes membre du collectif 1901, ça ne tient plus.
02:571901, c'est l'année de la loi du droit d'association.
03:00Vous êtes dans le partage, dans le vivre ensemble.
03:06J'allais chercher le mot, je cherchais ce mot vivre ensemble.
03:08Qui semble se perdre un petit peu, lui aussi, dans notre société.
03:12Est-ce que c'est le sentiment que vous avez ?
03:13Alors, c'est le sentiment qu'on a dans le sens où on limite nos actions.
03:19Ce qui est important de dire là, c'est quand même de rappeler que les associations sont quand même l
03:24'état dans lequel sont nos associations.
03:27C'est quand même un indicateur de la démocratie du pays.
03:30C'est un lieu de partage, un lieu de parole, de cohésion sociale, d'éducation populaire également.
03:38Et c'est ce qui fait lien entre les citoyens.
03:41Mais qu'est-ce qui pourrait se passer si la situation financière demeure telle qu'elle est ?
03:44Qu'est-ce qui se passe ?
03:45C'est la question qu'on va poser aujourd'hui en fermant nos structures.
03:49C'est la décision que nous avons prise pour cette mobilisation que nous commençons aujourd'hui.
03:53Donc cet après-midi, l'ensemble de nos structures seront fermées.
03:56Et nous allons manifester à partir de 14h.
04:00Je vous invite à nous rejoindre juste en face de vos locaux.
04:02L'idée, c'est de faire savoir que si vous ne pouvez plus exister,
04:06des structures vont fermer et il y aura un manque qui sera au détriment de la population.
04:11De plus jeunes, des plus anciens.
04:12Au détriment de la lutte contre la délinquance, de l'isolement, de la précarité.
04:17Ça veut dire que je ne pourrais plus laisser mon enfant dans un centre de loisirs pour aller travailler ou
04:22à la crèche.
04:24Ce sont des réalités économiques et désastreuses.
04:28Le tissu associatif est partout et nous en vivons.
04:33Vous parliez de délinquance, d'incivilité.
04:36C'est une réalité ?
04:37Est-ce que c'est quelque chose que vous constatez et qui se détériore au fur et à mesure de
04:41temps ?
04:41Ou est-ce que c'est un sentiment diffus ?
04:43Alors aujourd'hui, nos actions continuent et perdurent.
04:45Donc notre veille sur le lien social est là.
04:50Notre action contre la délinquance et contre l'isolement, mais l'isolement de nos aînés également,
04:57sont là, tiennent.
05:00Ça ne tient plus beaucoup.
05:02C'est une vraie inquiétude.
05:04C'est plus qu'une inquiétude.
05:06On ne pourra pas dire qu'on ne va pas laisser mourir nos associations en silence.
05:09Là, on le dit aujourd'hui.
05:11Vous en appelez à qui ?
05:12Vous en appelez au maire des communes ?
05:14Vous en appelez au département ?
05:15Vous en appelez à l'État ?
05:16On appelle à nos pouvoirs publics,
05:20qui détiennent des leviers pour pouvoir renverser aussi ces budgets
05:24et réfléchir, remettre en question ces budgets nationaux
05:27qui ont vraiment un impact sur l'effet social aujourd'hui.
05:32On ne va pas se mentir, les municipales, c'est 15 et 22 mars prochains.
05:36Les élus de proximité, ce sont les maires.
05:37Vous leur demandez quoi ?
05:38On leur demande de porter la parole et de donner.
05:43C'est eux qui font voix, c'est eux qui font acte.
05:47Notre mobilisation a fait suite déjà à des lettres envoyées aux députés, aux sénateurs.
05:51On a déjà beaucoup agi.
05:53Aujourd'hui, on en vient à le dire au public
05:56parce qu'on cherche tous les moyens pour s'en sortir.
06:00Merci Erika Cazas d'avoir accepté notre invitation.
06:02Bonne journée à vous.
06:03Merci, bonne journée.
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