00:00Le ministre des Affaires étrangères s'est expliqué sur l'absence du Premier ministre,
00:03mais pour vous, elle reste essentielle, cette clarification ?
00:06Effectivement, alors je dois dire qu'on est un peu resté sur notre fin par rapport aux explications
00:10qui ont été amenées par le ministre des Affaires étrangères, parce qu'on n'est pas surpris.
00:14C'est la continuité de ces déclarations et de ces communications.
00:18Pour nous, c'était important d'avoir le Premier ministre pour qu'on nous dise
00:20quelles lignes claires et sans équivoque la Belgique allait porter au sommet de New York.
00:25D'ailleurs, nous avons demandé à plusieurs reprises depuis la commission du 14 août
00:29d'entendre le Premier ministre. Il ne s'est jamais vraiment rendu disponible.
00:32C'est un peu désolant, un peu décevant, alors que c'est son rôle de répondre aux questions des parlementaires.
00:38Et donc, nous réitérons cette demande d'entendre le Premier ministre.
00:42Monsieur Prévost dit que ces différences, ce ne sont que des différences de communication.
00:46Ça ne vous suffit pas ?
00:47Non, parce qu'effectivement, ce n'est pas juste de la communication.
00:51Il y a du symbole derrière et il y a de l'effectivité des décisions qui sont prises.
00:55Et donc, évidemment, il y a toujours un peu de communication dans la politique.
00:59Chacun va défendre un peu son précaré et ses acquis.
01:02Mais ici, ça n'est pas clair.
01:04Quand est-ce qu'on va reconnaître la Palestine ?
01:06À quel moment ?
01:07Qui dit vrai, qui dit faux ?
01:09Ça n'est toujours pas clair.
01:09Et c'est pour ça que nous demandons également que le Premier ministre soit présent.
01:13Vous espérez encore pouvoir avoir des clarifications avant le déplacement à New York ?
01:17C'est en tout cas la demande que nous avons formulée.
01:19C'est la demande que la présidente de la Commission également va formuler et a formulée au président de la Chambre
01:25pour pouvoir entendre le Premier ministre sur ses déclarations, sur cet accord,
01:30avant que le Premier ministre aille à New York et porte la voix de la Belgique.
01:33On a besoin de savoir ici, nous, au Parlement, ce qu'il en est.
01:36Sur le fond, M. Prévost a détaillé les contours de cet accord.
01:40Qu'est-ce que ça vous inspire ?
01:41Il y a des points positifs.
01:43Soyons de bon compte.
01:44Il y a certaines avancées, mais ce n'est pas assez.
01:48Ça ne va pas assez loin, ça ne va pas assez vite et ce n'est pas assez fort,
01:51compte tenu de l'ampleur du génocide qui est en cours.
01:54Et ce n'est pas moi qui dis génocide.
01:55C'est un consortium de plus de 500 chercheurs, dont des experts de la Shoah,
02:00qui disent que ce qui se passe actuellement à Gaza est un génocide.
02:03Et on ne veut pas revivre aujourd'hui, en 2025, une situation où on est en train de vivre un génocide,
02:06où la famine est organisée et ne rien faire.
02:09Et donc, effectivement, les petites mesures sont intéressantes.
02:12C'est un pas dans la bonne direction, mais nous voulons qu'il y ait beaucoup plus d'ambition.
02:16On veut la rupture des relations diplomatiques et économiques avec Israël
02:21pour pouvoir faire un vrai levier pour qu'il y ait un arrêt du massacre.
02:26De manière globale, vous avez l'impression que cet accord,
02:27il a surtout servi à sortir le gouvernement d'un début de crise ?
02:32C'est un peu l'impression qu'on a, effectivement,
02:34puisque le gouvernement commençait à s'embourber dans une crise.
02:37On ne voyait pas trop comment en sortir.
02:38Là, ils en sortent avec un accord où chacun peut s'y retrouver,
02:42chacun peut défendre son précaré.
02:44Effectivement, j'imagine que la vérité est quelque part entre les deux.
02:46Et donc, on attend le Premier ministre pour nous dire où se situe la vérité.
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