00:00L'actualité internationale maintenant avec vous, François Clémenceau.
00:02Et tiens, j'aimerais démarrer par cette image que l'on vient de recevoir.
00:07Cette rencontre bilatérale en marge de ce méga défilé militaire en Chine
00:12entre Kim Jong-un, le dirigeant nord-coréen, et Vladimir Poutine.
00:15On remarque le petit sourire. En tout cas, la poignée de main est assez franche.
00:18Ils ont l'air de passer du bon temps.
00:21On va revenir ensemble, François, sur cette méga parade qui s'est déroulée.
00:24Donc ce matin, on va vous montrer les images durant toute la matinée.
00:27Une vingtaine de chefs d'État présents, le sud global.
00:30En gros, leur point commun, c'est une défiance vis-à-vis de l'Occident.
00:34Sauf deux. Deux seulement, mais qui en disent long,
00:37sur les relations qu'entretiennent aujourd'hui l'Europe et la Chine.
00:40Oui, je vais vous présenter les vilains petits canards dont je vous parlais tout à l'heure.
00:43Ce sont deux Européens, les seuls, qui sont allés à Pékin.
00:47Je vous présente Robert Fitzsau, premier ministre de Slovaquie.
00:51Non seulement il flirte avec Vladimir Poutine depuis très longtemps,
00:54il lui a redit d'ailleurs hier à Pékin combien il comptait sur le gaz russe
00:58pour chauffer la Slovaquie cet hiver.
01:01Et ça fait désordre, effectivement, de le voir s'afficher dans ce festival des tyrans
01:05qui était sur la place Tiananmen aujourd'hui.
01:08Un autre Européen, candidat pour rentrer dans l'Union Européenne et ses valeurs.
01:13Le président serbe, Aleksandr Vucic, lui aussi, ne veut pas couper les liens avec la Russie,
01:18qui fera tout, évidemment, pour l'empêcher de rentrer dans l'Union Européenne.
01:22Et la Serbie, qui, ça ne vous apprend rien, mais a été l'un des premiers pays en Europe
01:27à signer avec la Chine pour rentrer dans le programme des fameuses routes de la soie.
01:32Je n'oublie pas la Hongrie, qui est présente à Pékin avec son ministre des Affaires étrangères.
01:37Et je vous cite sa phrase quand il est arrivé, merveilleuse.
01:40Nous, les Hongrois, sommes intéressés par le retour à une coopération internationale
01:44basée sur le respect mutuel.
01:46C'est purement, 100%, le narratif chinois.
01:49Et pourquoi des signaux si chaleureux à l'égard de la dictature communiste chinoise ?
01:54Alors, regardez les chiffres, ils vont vous parler d'eux-mêmes.
01:57La Chine investit en Europe et au Royaume-Uni 10 milliards d'euros chaque année.
02:03Là-dessus, un tiers va directement, où ça ? En Hongrie.
02:08Et sur les 10 premiers chantiers chinois d'investissement en Europe,
02:11il y en a 4 en Hongrie, 1 en Slovaquie.
02:14Et vous ne serez pas étonné non plus d'apprendre qu'il y a 3 instituts confucius en Slovaquie.
02:20Petit pays, beaucoup d'instituts et meilleure influence de la Chine.
02:23Alors évidemment, l'Union européenne, elle aimerait bien avoir des relations correctes avec la Chine
02:29sur le plan commercial.
02:31C'est un partenaire, c'est un concurrent, c'est un adversaire sur le plan idéologique.
02:35Mais avec Donald Trump qui veut faire la guerre à la Chine pour qu'elle ne devienne pas la puissance mondiale,
02:40nous les Européens, on souhaiterait juste remettre les choses un peu à plat
02:44et pouvoir dire la vérité quand elle n'arrange pas les Chinois.
02:47Et là, le problème, c'est qu'on n'est pas unis pour le dire.
02:49La preuve, ce matin à Pékin, avec les vilains petits canards laqués.
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