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  • il y a 7 mois
Pierre Gattaz, ancien président du MEDEF, était invité ce lundi 1er septembre de Punchline sur CNEWS. «Il faut réformer en touchant le portefeuille des Français», a-t-il déclaré. 

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Transcription
00:00Je crois que le constat, oui, on l'a tous et François Béroud a eu le courage de le dire et de mettre sur la table.
00:05Le seul problème qui manque, c'est la vision, l'ambition.
00:08Pourquoi tout ça ? Pourquoi on parle de sacrifice aux Français d'ailleurs ?
00:11C'est pour ça que j'ai écrit ce livre avec trois autres patrons, Maxime Ayache, Michel de Rosen et Xavier Fontanet.
00:18Parce que depuis la dissolution, si vous voulez, on a ouvert la boîte de Pandore.
00:21Les politiques deviennent des clientélistes épouvantables, ils cherchent des voix dans tous les sens, etc.
00:27On dit n'importe quoi et nous, en tant que patrons, on travaille dans la durée, on travaille avec nos usines, avec nos effectifs, avec nos salariés.
00:33Et on veut que la France s'en sorte une bonne fois pour toutes.
00:35Comme on a beaucoup exporté, tous les quatre d'ailleurs, on a vu des pays qui marchaient très bien.
00:39Je cite la Suisse, l'Allemagne. La Suisse pour moi est un modèle extraordinaire.
00:43Ils ont juste un SMIC à 3800 euros net. Ils ont juste 20% du PIB en industrie. Ils ont 35% de dépenses publiques.
00:50Il y a des tas de pays qui marchent formidablement bien, qui ont fait des réformes et pourquoi pas nous ?
00:53Et en fait, si vous voulez, on a écrit ce livre aussi parce que les réformes, il faut les faire, il faut toucher le cœur et le portefeuille des Français.
01:00Parce qu'aujourd'hui, on nous dit qu'il faut baisser le nombre de fonctionnaires. Très bien, oui, il faut le faire.
01:04Il faut faire ceci, il faut faire cela. Il faut travailler plus. Oui, très bien.
01:06Mais pour gagner quoi ? Eh bien, pour gagner du pouvoir d'achat.
01:09Et donc, ce qui manque cruellement...
01:10Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
01:11Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Ce qui manque cruellement, tous ces discours, si vous voulez.
01:14D'abord, je les trouve au niveau des extrêmes, très clientélistes, très populistes.
01:18Et je trouvais presque une part d'irresponsabilité par rapport à la situation de la France.
01:22On aimerait qu'il y ait un consensus. On aimerait qu'il y ait, je dirais, des gens qui s'associent, comme en Allemagne.
01:28Ce n'est pas notre culture.
01:28Les coalitions, vous savez bien que ce n'est pas notre culture.
01:30Absolument, mais ce n'est pas notre culture. Mais pourquoi ne pas la prendre un jour, si vous voulez ?
01:33Alors là, on a tous l'impression qu'ils veulent tous aller dans le mur.
01:36Pour faire quoi ? Pour avoir une dissolution ? Très bien. Pour avoir la démission du Président de la République ?
01:40Mais c'est délirant. Aujourd'hui, les entreprises ont peur. Les patrons ont peur. Je les ai vus à la REF il y a une semaine.
01:48Je les côtoie par dizaines toutes les semaines. Les Français ont peur aussi.
01:53Ils consomment plus, les Français. Ils épargnent. Ils se disent que ce n'est pas ce qui nous arrivera demain.
01:5730% de baisse de fréquentation dans les restos cet été.
01:59Mais bien sûr. Et je dirais, chacun son métier. Moi, je suis industriel, etc.
02:03Les politiques, ce sont leurs métiers la plupart du temps.
02:05Et bien qu'ils fassent bien leurs métiers avec des obligations de résultats.
02:08Et je trouve que par rapport à ce que j'entends...
02:10Les obligations de résultats pour les politiques, je vous jure que c'est pas...
02:13Ou alors, il faut qu'ils aient un métier par ailleurs. Comme là, en Suisse.
02:17En Suisse, vous ne connaissez pas le nom de la Présidente ou du Président, d'ailleurs.
02:20Non, parce que ça change tous les 6 mois.
02:21C'est un collège qui gouverne le pays. Et ça change tous les ans.
02:24Et il y a des architectes, des professeurs, des entrepreneurs, des commerçants.
02:28Et ils font ça de façon temporaire.
02:31Pourquoi on ne ferait pas ça en France ?
02:33On a des spécialistes de la politique dont le but, l'obsession, c'est de prendre le pouvoir.
02:36Et moi, je trouve ça, si vous voulez, notamment aux extrêmes, un peu compliqué.
02:40Au revoir.
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