- il y a 3 mois
Chaque jour, Christophe Delay et Roselyne Dubois vous accompagnent de 12h à 14h dans BFM Midi.
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00:00Générique
00:00Midi BFM, il est 13h. Bienvenue. Si vous nous rejoignez seulement, une drôle de rentrée pour une école d'Anonais dans l'Ardèche.
00:12Le feu s'est déclaré dans l'école maternelle.
00:14Les classes ont entièrement brûlé. Vous voyez ce qui reste sur place. La rentrée forcément est reportée de plusieurs jours, au moins pour les 48 élèves.
00:22Les bénévoles se mobilisent.
00:23Attention, la menace d'orage est toujours là pour deux départements du sud de la France, les Bouches-du-Rhône et le Var par endroits.
00:30Il est tombé hier l'équivalent d'un mois de pluie. C'est le cas par exemple du Vaucluse. Le bilan dans quelques instants.
00:37Comment lutter contre les déserts médicaux ? Envoyer des généralistes volontaires dans les zones prioritaires est-ce la bonne solution ?
00:43C'est le plan en tout cas du gouvernement. Il sera mis en place dès la semaine prochaine. C'est notre dossier du 13h.
00:48Un maire peut-il refuser l'ouverture d'un fast-food en plaidant la diversité gastronomique ? C'est ce qui se passe dans une petite ville de l'Aisne qui a six kebabs pour un seul restaurant traditionnel.
00:58Est-ce la prérogative d'un maire ? On verra ça dans une dizaine de minutes.
01:02Et puis la météo avec Marc. Toujours cette alerte aux orages.
01:05Oui, dans sept départements du sud-est de la France, au moins jusqu'en fin d'après-midi, puisque des orages très pluvieux remontent actuellement de Méditerranée et vont concerner le sud-est de la France.
01:16Vous le voyez sur la carte de cet après-midi. Partout d'ailleurs, ça reste très perturbé avec de fréquentes averses orageuses.
01:21Une école donc qui brûle à la veille de la rentrée. Voilà ce qui s'est passé à Annonay en Ardèche, école maternelle.
01:32Évidemment, pas question dans ces conditions d'avoir une rentrée pour les enfants. On ne sait pas si ça pourra avoir lieu même cette semaine.
01:38Les habitants se mobilisent, vous allez voir, pour tout déblayer et essayer de l'aider à rouvrir le plus vite possible.
01:45Mathéo Pasto avec Romain Etuin, Louis Léger sur place.
01:48Des tables complètement calcinées, un faux plafond qui menace de s'effondrer.
01:55Julie est enseignante ici et elle n'a pu sauver que ce sac.
01:58Voilà mon sac avec mes différentes méthodes que j'utilise toute l'année.
02:03Mais malheureusement, je pense que ça va être compliqué de se servir de ce matériel-là cette année.
02:09Le feu s'est déclaré en début de soirée au sein de cette école maternelle.
02:12Il a parcouru cinq classes et nécessité l'intervention de 35 sapeurs-pompiers.
02:17La complexité de l'extinction de cet incendie, c'est qu'on a une structure qui est un peu particulière avec un bac acier.
02:23Il a fallu intervenir par les salles inférieures et, entre guillemets, aller chercher l'incendie dans les faux plafonds.
02:30Sur les 88 élèves de maternelle, six d'entre eux sont gardés dans une école à proximité.
02:35Et ce matin, la mairie s'organise.
02:37Réunion d'urgence pour évoquer les pistes possibles, pour trouver une solution pour nos 88 enfants, pour les cinq enseignantes, les six ADSEM.
02:47Pour leur pas de solution pérenne n'a été tranché, une école en préfabriquée pourrait être remontée dans les prochaines semaines.
02:53Il n'y a sans doute pas évidemment de rentrée imminente dans cette école maternelle de l'Ardèche.
02:57À part dans les Bouches-du-Rhône-et-Levar, ce sont donc un peu moins de 12 millions d'écoliers, de collégiens et de lycéens et leurs enseignants
03:02qui ont fait leur rentrée, ou qui vont la faire d'ailleurs aujourd'hui, une rentrée dans un contexte d'incertitude politique majeure.
03:08Avec un chiffre qui nous a frappé ce matin, il est donné par Elisabeth Borne.
03:11Et c'est-à-dire que c'est la première fois qu'une ministre de l'Éducation a ce courage.
03:15Le nombre de profs qui manque, un enseignant pour chaque classe, on n'y est pas, il en manque 2500.
03:22On a 99,9% des postes qui sont bien pourvus dans le premier degré, quasiment pas de postes non pourvus dans le second degré.
03:35C'est plutôt de l'ordre de l'équivalent de 2500 professeurs, mais sur des heures d'enseignement dans un établissement, dans un collège,
03:44naturellement les rectorats vont continuer à travailler pour assurer qu'il y ait bien un professeur.
03:50Le bilan des intempéries dans le sud-est de la France, alors que l'alerte est maintenue sur les Bouches-du-Rhône et sur les départements du Var.
04:04Il y a eu beaucoup d'interventions, non seulement dans le Vaucluse, mais aussi dans le département du Gard-Roseline.
04:09Avec des dégâts importants, certains viticulteurs ou certains producteurs qui ont perdu une grosse partie de leur récolte.
04:17Reportage de Célia Vallée et Margot Vizade avec Agathe Alboussi et Mathéo Pastaud.
04:22Après une nuit cauchemardesque, cet agriculteur constate les dégâts et accuse le coup.
04:27Je pense que je vais sûrement s'arrêter parce que vu le dégât que nous avons eu, c'est trop difficile pour recréer quelque chose à mon âge.
04:40Il faut du temps et de l'argent et je ne sais pas comment ça va se passer, mais c'est très difficile, je pense, pour mon avenir et derrière maintenant.
04:51Un peu plus loin dans la commune, ce propriétaire découvre le toit de son appartement et le ciel lui est comme tombé sur la tête.
05:01C'est une nuit en pleine nuit, un pack de foudre vers une heure du matin à peu près.
05:07C'est des bruits qu'on n'entend pas souvent, ça nous a réveillés.
05:10Après de la pluie intense toute la nuit, il y a tout qui entraîne de s'imbiber, ça risque de s'imbiberer.
05:18Un logement éventré par la foudre et pour cause cette nuit, plus de 470 éclairs ont touché le Vaucluse depuis minuit.
05:26Des éclairs accompagnés d'importants cumuls de précipitations, 123 litres d'eau par mètre carré à orange, soit près de deux mois de pluie.
05:34De la pluie et d'importantes rafales de vent, les serres de ce producteur de fraises ont été complètement balayées.
05:39On voit que tout s'est couché d'une force incroyable, on dirait qu'il y a quelqu'un qui est passé avec un rouleau compresseur en travers des champs, un hectare et demi.
05:47Des mois de travail envolés en quelques minutes, Alexandre estime ses pertes à plus de 200 000 euros.
05:54On surveille le ciel dans les bouches du Rhône et le département du Var.
05:58L'actualité, c'est aussi la mort d'un adolescent de 16 ans, décédé après avoir reçu un coup de couteau.
06:03Ça s'est passé hier soir près de Lyon.
06:05À Caluire, vers 22h30, un homme qui a menacé un groupe de trois amis avec son couteau.
06:10Il a porté un coup au thorax à l'un d'entre eux alors que les trois garçons tentaient de s'enfuir.
06:15La victime a succombé à ses blessures dans la nuit.
06:17Le tueur, lui, est en fuite.
06:18On ignore ses motivations.
06:19Évidemment, une enquête est en cours.
06:21Adeline, Roselyne, ce sera l'un des temps forts de l'actualité de la semaine prochaine.
06:25L'actualité judiciaire.
06:26Frédéric Péchier, est-il un médecin tueur en série ?
06:29Ou bien, ou bien est-il innocent ?
06:31Son procès débute effectivement lundi prochain.
06:33Procès hors normes avec plus de 150 parties civiles.
06:36Et les soupçonnés, on le rappelle, d'avoir empoisonné 30 patients, dont 12 qui sont décédés.
06:41L'ancienne anesthésiste s'est confiée à BFM TV.
06:43Il se dit déterminé à livrer sa vérité.
06:47Témoignage recueilli par Boris Karlamoff avec Jérémie Paolini, Kilian Chaput et Matteo Pasto.
06:53Ce sont des confidences rares que nous avons recueillies auprès de l'ancienne anesthésiste Frédéric Péchier.
06:58Accusé d'avoir empoisonné 30 patients, dont 12 mortellement, il se confie à BFM TV une semaine avant l'ouverture de son procès.
07:06C'est une vie où j'ai tout perdu.
07:08Mon mariage, mon boulot, mes amis.
07:10Il faut que j'aille me battre une dernière fois, que ça se termine.
07:13Pour chacun des incidents, l'homme se trouvait, selon les enquêteurs, à proximité des salles d'opération.
07:17L'enquête a établi que les patients avaient reçu des doses létales de chlorure, de potassium ou encore de produits anesthésiants, des doses administrées volontairement.
07:26Le suspect n'a jamais été pris sur le fait. Il existe un faisceau d'indices, selon le procureur de Besançon.
07:33Des victimes âgées de 4 à 89 ans et un procès qui s'annonce d'ores et déjà hors normes.
07:39156 parties civiles et une soixantaine d'avocats.
07:42Mais l'anesthésiste, lui, continue de clamer son innocence.
07:45Les parties civiles, je les comprends. On leur a donné un os à ronger en leur disant qu'elles avaient été empoisonnées, alors que ce n'est pas vrai.
07:52Elles ont la certitude de cela. Ça va être dur pour elles d'entendre la vérité et de refaire face à la clinique et aux médecins qui les ont endormis.
08:00Placée sous contrôle judiciaire depuis le début de l'affaire, Frédéric Péchier risque la réclusion criminelle à perpétuité.
08:06Et son procès débute donc lundi prochain.
08:08Et ça durera trois mois.
08:1013h07, c'est l'heure de Midi Conso avec Eva Jaco.
08:13Bonjour Eva. Et le succès des photomatons qui ont un siècle, on n'aurait jamais cru ça, et qui intègrent maintenant de l'intelligence artificielle.
08:20Oui, en ce début, en ce mois de septembre, c'est plus d'un million et demi de photos qui sont prises pour la rentrée des classes de vos enfants notamment.
08:28Mais c'est vrai que l'innovation, c'est l'intelligence artificielle.
08:30Maintenant, la possibilité de se prendre en photo avec différentes transformations.
08:36Par exemple, vous pouvez devenir un joueur du PSG, vous pouvez devenir un pilote de F1, un aventurier.
08:42Vous pouvez même vous faire prendre en photo alors même que vous êtes en suite.
08:46Et ça vous donne un costume.
08:49Exactement. Donc ça, c'est parfait pour les photos LinkedIn, pour les CV.
08:53Au total, c'est une vingtaine de thèmes qui sont disponibles.
08:55Oui, la photo reine des neiges, c'est moins utile au quotidien.
08:59Oui, ça c'est plutôt pour les gens.
09:00Mais ça en jette, ça en jette, Sofiane.
09:03L'ambition, c'est d'attirer les jeunes, bien sûr les adolescents, qui viennent aussi pour ces photos, vous savez, par quatre, qui sont très prisées, notamment en noir et blanc.
09:11Alors ça, on les a connues, nous, ces photos, enfin même toutes les générations précédentes.
09:14Mais ça a encore énormément de succès.
09:17Bon, et dans les cabines, en fait, on ne fait plus que se prendre en photo.
09:19Oui.
09:20Il y a des services associés ?
09:21Oui, et ça, c'est l'autre nouveauté qui va parler à plusieurs personnes grâce à la technologie, justement, utilisée pour faire les photos d'identité,
09:29donc celles qui sont conformes pour refaire nos papiers d'identité.
09:32Eh bien, Photomaton l'a déclinée pour faire de la prévention et des bilans santé.
09:37On a des cabines qui sont capables de vous donner rythme cardiaque, résistance au stress, niveau de fatigue et des choses un peu plus pratiques,
09:47comme un test de vision ou d'audition, où là, on utilisera un peu moins la caméra, mais on va utiliser les opaleurs de la cabine et l'écran tactile pour vous faire des tests.
09:55C'est fiable, ça ?
09:56Oui, en tout cas, ça commence tout juste.
09:59C'est des services qui sont disponibles dans une dizaine de Photomatons dans la région de Grenoble.
10:05Mais Photomatons discute aussi avec des opticiens pour vraiment faire évoluer ce concept-là.
10:09100 ans pour Photomatons. Effectivement, on le disait, ça a beaucoup évolué.
10:13Comment on explique un tel succès des cabines photos ? Parce qu'on a tous des appareils maintenant.
10:17C'est vrai, on parle de Photomatons, mais il y a de plus en plus de nouveaux concepts qui apparaissent.
10:22Ce sont des boutiques cabines photos, où là, vous y allez avec vos amis, vos copines, vous vous prenez en photo sur différents décors.
10:29Ça coûte quand même assez cher, c'est 10 euros la photo.
10:32Et c'est une tendance qui vient de Corée du Sud et du Japon, très très populaire là-bas.
10:36Mais il y a toujours le fauteuil qui tourne, parce que moi, quand j'ai des gosses, je dois y aller pour m'asseoir sur le fauteuil qui tourne.
10:41Mais alors, ils continuent les gosses, je vous rassure à faire ça.
10:44Le fauteuil et le rideau, évidemment. Merci beaucoup. Merci beaucoup, Eva.
10:47Restez avec nous. Nous revenons dans quelques instants pour le dossier du 13h.
10:50Peut-on enrayer, ou commencer à enrayer, on va dire, la pénurie de médecins généralistes en envoyant des médecins bénévoles deux jours par mois dans les déserts médicaux ?
10:59Ça commence en principe...
11:00Volontaire puisque bénévole.
11:01Oui, volontaire, tu as raison. A tout de suite.
11:06Il est un peu plus de 13h15.
11:09Le dossier du 13h avec une question, pour le coup, qui nous concerne tous.
11:12Peut-on enrayer la pénurie de médecins généralistes en envoyant des médecins volontaires, deux jours par mois, dans ce qu'on appelle les déserts médicaux ?
11:20La mesure annoncée au printemps par le gouvernement sera déployée dès la semaine prochaine.
11:24On va en parler avec Laure Artru, médecin et présidente de l'association Citoyens contre les déserts médicaux.
11:29Bonjour et à tout de suite. Jean Cellier, le président de la communauté de communes de l'Aigle dans l'Orne, qui est avec Noémie Vira.
11:35Ça fait partie de ces zones jugées prioritaires.
11:38C'est l'état d'urgence. On le sait, 8 millions de Français concernés.
11:42L'état des lieux, justement, de cette pénurie de médecins.
11:44On va voir ça avec vous, Julien Migaud-Muller.
11:46À quel point est-ce catastrophique ?
11:48Alors, pour bien comprendre l'ampleur de ces déserts médicaux, il faut jeter un coup d'œil.
11:53Cette carte qui va s'afficher, voici toutes les zones, la carte qui va bientôt arriver, les zones qui sont considérées comme prioritairement cruelles de médecins.
12:04Et ce que l'on constate, c'est avant tout le cœur de la France, notamment les zones rurales qui sont le plus concernées.
12:11Mais cette carte, en réalité, elle est incomplète. Pourquoi ?
12:15Eh bien parce que 87% du pays est classé en désert médical.
12:19Ça, c'est le gouvernement qui le dit.
12:21Regardons, du coup, cette deuxième carte.
12:24Le nombre de médecins pour 100 000 habitants.
12:27Et ce que l'on voit, c'est qu'il y a une grande partie du nord, du centre et de l'est de la France qui est mal pourvue en praticien.
12:33Et sans parler, évidemment, des outre-mêmes.
12:35Est-ce qu'on sait précisément combien de personnes se trouvent dans ces zones, Julien ?
12:38Oui, il y en a. Plus de 30%, plus de 30% des Français vivent aujourd'hui dans un désert médical.
12:45Et plus de 62% des habitants d'Île-de-France.
12:49Au total, il y a cet outre chiffre. Regardez, 6 millions de Français aujourd'hui qui n'ont pas de médecin traitant.
12:54Et ça se traduit comment concrètement ?
12:56Eh bien par des délais qui sont extrêmement longs pour trouver un médecin.
12:59Selon un rapport qui a été publié l'année dernière par la fondation Jean Jaurès,
13:03Il faut aujourd'hui 3 jours en moyenne pour trouver un rendez-vous chez son médecin généraliste.
13:087 jours pour le pédiatre, 25 jours pour l'ophtalmo, 36 jours chez les dermatologues, 42 jours chez les cardiologues.
13:14Une attente qui est si longue aujourd'hui que chaque année, plus d'un million et demi de personnes renoncent à se faire soigner.
13:22Avec un autre chiffre pour terminer là-dessus.
13:2445% des médecins ont déjà fait un burn-out.
13:27– Laura Artru, est-ce que vous pensez qu'on va commencer à enrayer la pénurie de médecins généralistes
13:33grâce à la mise en place de cette mesure la semaine prochaine ?
13:36– Écoutez, moi je représente, je vous remercie de m'en recevoir,
13:39je représente l'Association des citoyens contre les déserts médicaux.
13:42Toute mesure est bonne à prendre à condition qu'elle tienne la route, je dirais.
13:47Et celle-là apparaît plus probablement très incertaine quant à son résultat
13:53car il s'agit donc dans certaines zones de faire appel au volontariat
13:58pour demander à certains médecins de vouloir quitter leur cabinet de médecine générale
14:03pour venir passer deux jours dans un désert médical.
14:06Mais imaginez-vous qu'il faut organiser ça de façon très précise
14:10car aucun médecin ne va accepter d'aller dispenser des soins à un patient
14:15qu'il ne reverra pas, dont il ne sait pas quelles vont être les suites de sa consultation.
14:20Et c'est pour ça que ça paraît vraiment extrêmement complexe
14:23et je ne crois pas que M. Noder se donne les moyens de faire ça
14:28de façon tout à fait correcte pour les patients et pour les médecins
14:32parce que si les médecins ne sont pas contents d'y aller, ils ne reviendront pas.
14:35– Mais peut-être compte-t-il, je ne sais pas, sur les médecins retraités ?
14:39– Des médecins retraités, mais encore une fois, il faut si vous voulez
14:42que les structures d'accueil et des patients et des médecins soient tout à fait correctes.
14:47Il faut qu'il y ait une continuité des soins.
14:48Vous n'imaginez pas qu'un médecin va aller dispenser pour des soins primaires
14:52deux jours de travail pour un mois et après ça rentrer chez lui,
14:57qui va assurer le suivi de ces consultations ?
14:59Et la problématique, elle est bien là.
15:01Et cette continuité des soins, pour l'instant, rien n'est organisé.
15:05Alors je crois que sur le plateau, nous avons donc M. Cellier
15:09qui va nous expliquer comment en Normandie et plus particulièrement
15:13dans la Manche et dans l'Orme, les choses commencent à s'organiser,
15:16mais c'est bien la seule région de France où il semble que les collectivités s'y intéressent.
15:21Justement, on va aller retrouver Noémie Vira qui est avec Jean Cellier,
15:25Jean Cellier dans l'Orne qui fait partie de ces zones prioritaires.
15:30Comment on va s'organiser justement ?
15:34Justement, ils veulent nous l'expliquer, Jean Cellier.
15:37C'est vrai qu'ici, nous sommes à Moulins-la-Marche.
15:40C'est une petite commune qui est particulièrement au cœur du problème.
15:43Même 97% des habitants de l'Orne ont difficilement accès aux médecins généralistes.
15:49Vous pensez que ce plan va changer la donne ?
15:51J'ose l'espérer.
15:53Nous, depuis 2010, nous avons pris en compte l'ampleur de la dégradation.
15:57Nous avons construit un pôle de santé apportant à l'Aigle, ville-pôle.
16:01Il devrait y avoir 13 médecins.
16:03On n'en a que 5.
16:04Il va en rester 5.
16:05Et 2 pôles satellites, celui de Moulins-la-Marche où nous sommes aujourd'hui,
16:09qui fonctionnent plutôt bien.
16:10Donc, toute initiative aujourd'hui pour nous apporter des médecins est bonne à prendre.
16:15Donc, je suis même arrivé aujourd'hui avec le département
16:18à demander à avoir une antenne départementale de médecins salariés
16:22pour compléter notre pôle de santé.
16:24Parce que nous souffrons effectivement d'une totale pénurie.
16:28Mais est-ce que ce pacte, il vous semble intéressant ?
16:32Est-ce qu'il va marcher selon vous ?
16:34Est-ce qu'il va attirer davantage de médecins ?
16:36Ici, il y a 3 médecins qui se partagent la commune.
16:39Non, une qui va partir bientôt à la retraite.
16:41Oui.
16:41Je pense qu'on a aussi le médicobus qui a été mis en place par l'ARS.
16:46Ce sont des palliatifs.
16:48Ça apporte une petite solution.
16:50Je pense que le pacte apportera une petite solution.
16:53Au long cours, je ne pense pas.
16:54Je pense qu'au long cours, il va falloir effectivement
16:56qu'on ait des médecins qui soient chez nous,
16:58qui vivent chez nous,
16:59et qui aujourd'hui soient plus réactifs
17:01et puissent nous soigner plus rapidement.
17:03On a en moyenne aujourd'hui entre une semaine et un mois
17:07pour avoir un médecin généraliste sur notre territoire.
17:10Et la télémédecine qui est aussi prévue dans ce plan,
17:12c'est une solution ou un pansement ?
17:13Moi, je pense que la télémédecine, c'est un autre problème.
17:15La télémédecine, c'est quelque chose qu'il faut développer à grande échelle
17:18pour justement permettre aujourd'hui de soigner les patients sur des spécialités.
17:25Encore faut-il être en étroite collaboration
17:28avec un des centres médicaux universitaires de nos métropoles ?
17:34Si on fait un centre de télémédecine simplement comme ça,
17:37au cas par cas, ça ne sert à rien.
17:38Je pense que la télémédecine, c'est certainement quelque chose
17:40qui va se développer, notamment avec l'intelligence artificielle.
17:44Mais encore, faudra-t-il mettre au bout du fil
17:45quelqu'un qui puisse répondre.
17:46Merci beaucoup Jean-Celier.
17:49Il faut savoir que l'Orne est le sixième département le plus en déficit en France.
17:54Laura Artru, si la solution proposée par le gouvernement
17:57ne vous paraît pas possible ou plausible,
18:00quel serait le moyen de répondre à l'urgence le plus vite possible ?
18:05Écoutez, il y a une association qui est à l'initiative du docteur Martial Jardel
18:11qui s'appelle Médecins solidaires.
18:13De quoi s'agit-il ?
18:14Il s'agit de médecins qui viennent de toute la France
18:18pour aller effectuer des soins et donner des soins à des patients
18:22de façon tout à fait acceptable et satisfaisante
18:27puisque les médecins eux-mêmes plébiscitent cette formule.
18:30Et cette formule-là, elle devrait être étendue.
18:32Elle ne devra pas être pérenne, mais elle est immédiatement efficace.
18:37Pourquoi ?
18:38Parce que là, il y a une continuité des soins.
18:41Parce que si vous voulez, il y a du personnel médical qui connaît les patients.
18:44Et même si les médecins changent chaque semaine, parce que c'est le cas en fait,
18:49c'est une formule qui fonctionne.
18:51Donc pourquoi ne pas, plutôt que de le faire du trapèze volant,
18:55demander que soit étendue cette proposition de médecin solidaire
18:59puisqu'elle satisfait les médecins.
19:00Elle satisfait moyennement les patients puisqu'ils changent de médecin tous les jours.
19:05Ce n'est pas confortable.
19:06Mais ils l'acceptent parce que leur santé en dépend, si vous voulez.
19:11Donc des propositions tangibles, oui.
19:14Des propositions qui ne le sont pas et qui déplairont aux médecins, non.
19:19Donc médecins solidaires, oui.
19:21Beaucoup plus, tout de suite.
19:23Mais vous savez, en fait, ces propositions, elles sont faites.
19:25Pourquoi ?
19:25La loi sur la régulation de l'exercice des médecins a été votée.
19:30Sauf qu'aujourd'hui, le Sénat, qui n'est pas favorable,
19:34ne veut pas mettre cette loi à l'ordre du jour de la discussion du Sénat.
19:38Donc en fait, la régulation, le travail des infirmiers,
19:43de pratiques avancées, il y a beaucoup de mesures immédiates, tangibles
19:47qui doivent être proposées.
19:49Et on voit que c'est un dossier aussi politique.
19:51Merci beaucoup, malheureusement, docteur.
19:53On a plus de temps, mais voilà, le message est bien passé.
19:55On le relaiera auprès du ministre.
19:57Merci à vous.
19:57Et donc, le plan démarre progressivement, dit le gouvernement.
20:00Très progressivement, lundi prochain.
20:02Direct région, à présent.
20:03On part dans l'Aisne.
20:04On vous emmène dans l'Aisne et très précisément,
20:06Affaire-en-Tardenois, qui est une petite ville de 3000 habitants à peine,
20:09qui a un restaurant traditionnel.
20:11Et déjà, six fast-foods.
20:13Le maire, en fait, il n'en veut plus.
20:15Il vient de refuser l'ouverture d'un septième fast-food
20:18au nom de la diversité gastronomique.
20:21Alors, est-ce le rôle du maire d'opérer un tel refus ?
20:23On va en parler dans un instant avec maître Alexandra Adderno.
20:26Mais avant, voici le reportage de Lucas Laubert
20:28et Eléa Morel, Affaire-en-Tardenois.
20:32Un nouveau kebab qui ouvre dans la commune,
20:35c'est une bonne raison de sortir pour Ethan et ses amis.
20:38Ça fait un peu d'animation pour manger une petite bouffe ensemble.
20:41Et franchement, c'est bien.
20:42Alors, face à la décision du maire d'interdire l'installation de futurs fast-foods,
20:47il n'est pas convaincu.
20:48On ne peut pas interdire un commerce de solencé non plus.
20:50Il y a des gens qui veulent travailler tant qu'ils veulent.
20:52Et ça marche.
20:53Le maire estime que c'est la survie du centre-ville qui est en jeu.
20:58Il reste un seul restaurant traditionnel dans le village
21:01contre six fast-foods.
21:02Beaucoup trop pour cet habitant.
21:04Ça manque de restos.
21:05Juste à côté, il y en a un qui est fermé.
21:07Un vrai resto.
21:08Il faudrait diversifier un peu plus l'offre.
21:09Trop possible pour Lucien qui a ouvert son fast-food il y a huit ans.
21:13A l'époque, il était presque le seul.
21:15Quand je suis arrivé, je crois qu'il y en avait un.
21:17Ensuite, il y a des pizzas qui sont arrivées, des distributeurs à pizza.
21:20Depuis, il vend de moins en moins de burgers.
21:24Son restaurant est vide.
21:25Alors, il craint pour l'avenir.
21:27Il n'y a pas besoin de six fast-foods dans un petit village de 2500 habitants.
21:31Si ça continue comme ça, vous n'allez pas pouvoir continuer.
21:33C'est pas fait que la nette.
21:34La préfecture de l'Aisne doit encore se prononcer sur la légalité d'une telle interdiction.
21:39Bonjour Alexandra Aderno.
21:41C'est dans les prérogatives d'un maire de décider ou non de l'installation d'un resto ?
21:46Bonjour à tous.
21:47Non, ça ne fait pas partie des prérogatives d'un maire en tant que tel.
21:52Le maire, au sein d'une commune, dispose de plusieurs pouvoirs,
21:55notamment du pouvoir de police administrative.
21:58Il semblerait que là, en l'État, le maire se soit fondé sur ces pouvoirs-là pour intervenir,
22:04mais vraisemblablement à mauvais escient,
22:06puisqu'un pouvoir de police administrative, c'est utile au maire
22:10pour pouvoir revoir une situation qui peut poser problème
22:15ou qui peut causer un trouble à l'ordre public, à la sécurité ou à la salubrité publique.
22:20Ce qui ne semble pas être le cas.
22:22Donc il met en avant la diversité gastronomique.
22:25Vous dites en substance que ça ne tient pas.
22:27Et ça veut dire que s'il y a un appel, le maire risque de perdre cet appel.
22:31– Alors je crois qu'il en a conscience, d'après les échos dont se sont faits la presse.
22:37Il a vraisemblablement plutôt une volonté politique d'opposition
22:41plutôt que la volonté d'une sécurisation juridique de son arrêté.
22:46Ça voudrait dire que surtout cet arrêté, il est déféré au préfet
22:50qui exerce le contrôle de l'égalité
22:52et que le préfet en tant que tel pourrait effectivement déférer
22:55au tribunal administratif la légalité de l'arrêté.
22:57– Merci beaucoup Maître d'avoir été en direct avec nous, 7 kebabs.
23:01En même temps, s'il y a 7 kebabs, c'est qu'il y a sans doute un besoin.
23:05– Oui, tout à fait.
23:06C'est parce qu'on a faim à cette heure-ci.
23:08Restez avec nous, dans un instant on parlera des arrêts maladie sous surveillance.
23:12Ça va devenir de plus en plus compliqué d'en obtenir un nouveau formulaire.
23:15Et des médecins, vous le verrez également,
23:17contrôlés par l'assurance maladie 500
23:20parce qu'ils en ont trop prescrit jusqu'à présent et que ça coûte trop cher.
23:24A tout de suite.
23:27– Midi BFM, il est 13h34, tout le monde,
23:32tout le monde doit faire des économies.
23:34– 500 médecins généralistes dans le viseur de la Sécu
23:37parce qu'ils ont rédigé trop d'arrêts maladie.
23:40À placer sous contrôle, ils ont 6 mois pour diminuer leur prescription de 20%.
23:43Un nouveau formulaire, vous le verrez,
23:45nouveau formulaire papier fait également son apparition.
23:47– 12 millions d'élèves rentrent en classe aujourd'hui,
23:50mais auront-ils tous un enseignant, un prof devant chaque classe ?
23:53Il en manque encore 2500, c'est ce que reconnaît Elisabeth Borne.
23:58– Encore des orages impressionnants dans le sud-est.
24:00D'ailleurs, la vigilance est maintenue jusqu'à la fin de journée par endroits.
24:03Il est tombé l'équivalent d'un mois de pluie, des routes inondées,
24:07de gros dégâts aussi dans les vergers et les vignes.
24:09– François Bayrou sera fixé sur son sort dans une semaine pile,
24:12mais le Rassemblement national est déjà dans l'après,
24:15et même largement, puisque le Rassemblement national
24:18tient un bureau de campagne consacré aux législatives,
24:21et ce donc bien avant le vote de confiance.
24:24Nous serons au siège du Rassemblement national, tout à l'heure, 13h45.
24:27– Et puis dans le calendrier météo, l'automne démarre aujourd'hui,
24:30et ça se sent, regardez cette carte de la pluie pour tout le monde,
24:33et pendant plusieurs jours.
24:34– Tout le monde doit donc faire des économies, y compris les médecins.
24:39– Notamment sur les arrêts maladie qui coûtent très cher, trop cher,
24:43c'est pour cela que la sécu lance aujourd'hui une grande campagne de contrôle,
24:46500 généralistes sont dans le viseur.
24:49Tous les médecins devront également désormais utiliser
24:52un nouveau formulaire sécurisé.
24:54Loïc Gazard.
24:56– À partir d'aujourd'hui, un nouveau formulaire papier
24:59remplacera ce certificat d'arrêt de travail.
25:01CERFA, étiquette holographique, encre magnétique
25:04et trait d'identification du prescripteur.
25:06Objectif, lutter contre la fraude,
25:08le coût des arrêts maladie a augmenté de 6,4% depuis 2019.
25:13Des arrêts qui se multiplient et agacent ce chef d'entreprise.
25:16– Il y a forcément des vrais arrêts,
25:18mais au-delà de ça, on sent vraiment le manque de respect.
25:21Quand plusieurs fois, des salariés à moi qui sortent jeudi soir,
25:24on voit leur story avec la bouteille de champagne, le verre.
25:28Et puis le lendemain, ils plantent les collègues.
25:30Ah ben non, j'ai mal à la tête, je rentre chez moi.
25:32– Selon un rapport, l'augmentation des arrêts s'explique en partie
25:36à cause des évolutions épidémiologiques,
25:38des conditions de travail, des pratiques de management,
25:41mais aussi à cause de pratiques frauduleuses des patients,
25:44mais aussi des médecins.
25:45Dès aujourd'hui, les contrôles de l'assurance maladie vont donc se multiplier.
25:49– Quand on va, à la demande de l'assurance maladie,
25:52augmenter la cadence, on risque d'aller encore plus dans les abus
25:55ou de méconnaître des situations qui sont un peu erronées.
26:00Donc effectivement, aujourd'hui, il faut prendre le temps auprès de nos patients
26:04pour pouvoir juger, évaluer, questionner et puis expertiser.
26:09– En 2023, le coût total des arrêts maladie était de 9,8 milliards d'euros.
26:13– La rentrée des classes, autre chiffre pour 12 millions d'élèves,
26:17une rentrée des classes qui a lieu partout, sauf dans les Bouches-du-Rhône
26:19et le va en raison de l'alerte météo, dans un contexte politique extrêmement chargé.
26:24– Avec ce chiffre donné ce matin par Elisabeth Borne,
26:26la ministre de l'Éducation qui reconnaît qu'il n'y a pas un prof devant chaque classe,
26:30il en manque 2 500.
26:32– On a 99,9% des postes qui sont bien pourvus dans le premier degré,
26:40quasiment pas de postes non pourvus dans le second degré.
26:46C'est plutôt de l'ordre de l'équivalent de 2 500 professeurs,
26:50mais sur des heures d'enseignement dans un établissement, dans un collège,
26:55naturellement, les rectorats vont continuer à travailler
26:58pour assurer qu'il y ait bien un professeur.
27:00– Ce n'est pas rien sur le plateau, même s'il y a beaucoup d'enseignants,
27:07combien d'enseignants ?
27:08– 880 000 enseignants devant les élèves.
27:11– C'est 0,7% des heures dispensées.
27:14– Mais forcément, quand on est concerné, on trouve que 2 500 enseignants,
27:17c'est 2 500 enseignants de trop.
27:19Ça concerne des matières ou des académies particulières ?
27:22– Ça concerne un petit peu les écoles primaires, pas beaucoup,
27:24parce que l'essentiel des postes ont été pourvus,
27:27mais quand même, vous pouvez vous attendre à des professeurs des écoles
27:31qui manqueront dans les académies,
27:32où on n'a pas fait le plein pour les concours,
27:34qui sont jugés peu attractifs parce que les salaires ne sont pas au niveau du coût de la vie,
27:39ou alors parce que les conditions d'exercice sont difficiles,
27:42donc Versailles, Académie de Versailles, de Créteil, mais aussi Mayotte, la Guyane,
27:46mais pour l'essentiel, ces 2 500 postes, ils vont manquer plutôt dans le second degré,
27:50c'est-à-dire dans les collèges, dans les lycées,
27:53où ça peut être les zones rurales, ça peut être le public,
27:56le privé, on en manque vraiment partout,
28:00ça peut correspondre au nombre de postes qu'on n'a pas pourvus au concours,
28:04c'est-à-dire les disciplines fondamentales pour lesquelles on manque de profs,
28:08maths, français, aussi anglais, mais aussi allemand, physique, jimie,
28:12et puis ça correspond aussi à une problématique très spécifique du second degré,
28:15c'est-à-dire que ce sont des bouts d'heures,
28:17vous avez des habitants qu'on n'arrive pas à compléter,
28:20qui sont dans des zones reculées,
28:22et vous avez des chefs d'établissement qui sont obligés de bricoler,
28:24qu'est-ce qu'on va faire ? On va recruter des contractuels pour quelques heures,
28:27parce qu'on n'arrive pas à faire des services complets.
28:31Voilà, tout cela rejoint quand même la crise d'attractivité de l'enseignement scolaire,
28:37une crise qu'on va avoir du mal à résoudre,
28:39on sait que pour l'instant il n'y a toujours pas de revalorisation, évidemment.
28:42Le manque de profs, les classes surchargées, c'est un problème,
28:46mais la priorité cette année des parents, c'est la sécurité.
28:49Regardez ce sondage, c'est la préoccupation qui arrive largement en tête
28:53devant effectivement ces problèmes d'effectifs ou encore le manque de financement,
28:57et c'est pour ça que plusieurs mesures ont été annoncées
29:00pour renforcer la sécurité aux portes des établissements.
29:02Par exemple, les portiques illustrations au lycée Charles Mérieux de Lyon,
29:05reportage BFM Lyon de Romain Etuin et Raphaël Blanc-Damour,
29:08avec Eléa Morel.
29:10Pour faire leur rentrée ce matin,
29:13ces lycéens doivent d'abord passer leurs affaires à travers un scanner,
29:17un dispositif sécuritaire qui divise les élèves.
29:20On arrive, on se dit au moins des protégés,
29:22qu'il n'y aura pas de problème dans le lycée et tout.
29:24Yann, ça n'a absolument aucun intérêt, ça ne pourra jamais être mis en place,
29:28on est des centaines d'élèves, c'est une perte de temps et d'argent.
29:31Concrètement, leurs sacs sont scannés et analysés par l'intelligence artificielle.
29:36L'ordinateur repère les armes blanches comme ici une paire de ciseaux
29:40que les élèves doivent montrer car il est interdit de les fouiller.
29:44Ça va être ça tout le temps, tous les jours, ça n'a pas d'intérêt.
29:49Ce scanner à ondes électromagnétiques,
29:51qui sera désinstallé dans la journée,
29:53est une expérimentation lancée par la région.
29:56Mais celle-ci souhaite aller encore plus loin
29:58et mettre en place des scanners à ondes millimétriques,
30:01aujourd'hui interdits dans les écoles.
30:03Ce que je propose, c'est que nous allions plutôt dans les contrôles
30:06tels qu'ils existent aujourd'hui, dans les aéroports par exemple.
30:09Eh bien, pourquoi pourrions-nous protéger un aéroport
30:13et ne pas protéger ce que nous avons, chaque famille, de plus cher ?
30:17Une mesure dénoncée par les oppositions de la région.
30:20On ne sait pas combien vont coûter ces scanners.
30:23On aurait aimé que ces moyens soient mis justement sur les bâtiments.
30:28On vient de traverser deux canicules.
30:30Il y avait autre chose à faire pour la rentrée scolaire
30:33que d'installer des scanners de surveillance.
30:35La région estime que chaque scanner coûterait plusieurs milliers d'euros à installer.
30:40On reste quelques instants à Lyon avec la mort d'un adolescent de 16 ans,
30:43décédé après avoir reçu un coup de couteau hier soir.
30:46Ça s'est passé vers 22h30 à Caluire.
30:48Un homme a menacé un groupe de trois amis avec son couteau.
30:52Il a porté un coup au thorax à l'un d'entre eux
30:54alors que les trois garçons tentaient de s'enfuir.
30:56La victime a succombé rapidement à ses blessures.
30:59Le tueur est en fuite.
31:00On ignore ses motivations.
31:03Bien sûr, une enquête est en cours.
31:05Les intempéries à présent avec toujours pas de pluie majeure
31:08sur les bouches du Rhône et sur les départements du Var.
31:10En revanche, cette nuit a été agitée du côté du Vaucluse
31:12avec des dégâts importants pour les agriculteurs,
31:16notamment de cas de rousse, Marc.
31:18Oui, en effet.
31:19Des orages violents qui ont circulé cette nuit
31:22dans le département du Vaucluse.
31:24On relève quand même une rafale de vent
31:25à 134 km par heure dans les environs d'orange.
31:29C'est considérable, surtout à cette période de l'année
31:31parce que les arbres sont encore en feuille.
31:35Et puis, en termes de précipitation également,
31:36il est tombé localement plus de deux mois de pluie
31:39dans ce département
31:40puisqu'on relève 120 litres d'eau mètre carré.
31:42La normale pluviométrique mensuelle en août,
31:44c'est 40 litres d'eau mètre carré.
31:46Elle augmente considérablement en septembre.
31:47Mais globalement, il est tombé beaucoup d'eau
31:49et on surveille encore les précipitations actuellement
31:51parce qu'on a toujours des orages dans le sud-est
31:54et puis on a surtout de fortes pluies
31:55qui se réactivent actuellement au large du Var
31:57et des Bouches-du-Rhône.
31:58Donc, on surveille ces orages
31:59qui pourraient à nouveau faire du surplace cet après-midi
32:02dans ces départements du sud-est.
32:04Vigilance orange maintenue jusqu'à 16h ou 18h ce soir.
32:07Et après ?
32:07Parce que la pluie va continuer toute la semaine.
32:09Peut-être pas avec cette intensité.
32:10Oui, en fait, ce qui va se passer,
32:12c'est que les perturbations arrivent de l'Atlantique.
32:14Donc, elles vont défiler.
32:15Il y en a une autre demain
32:16avec de la pluie, du vent,
32:17une autre mercredi.
32:19Ensuite, il y a quand même quelques bonnes nouvelles.
32:21Une accalmie entre vendredi et samedi.
32:24Et puis, malheureusement,
32:25l'accalmie devrait être assez temporaire
32:27puisque dès dimanche,
32:28les perturbations pourraient revenir.
32:30Dans l'actualité également,
32:31l'avion d'Ursula von der Leyen
32:32qui a été victime, semble-t-il,
32:33d'un brouillage GPS à son arrivée hier en Bulgarie.
32:36Elle effectue en ce moment
32:37la présidente de la Commission européenne
32:38une tournée diplomatique
32:40des États européens alliés de Kiev.
32:42Et le pilote a dû utiliser les cartes
32:45pour atterrir, Patrick Sos.
32:47Qu'est-ce qui s'est passé ?
32:48Ça s'est donc passé hier
32:50et dans sa tournée diplomatique,
32:52Ursula von der Leyen
32:53devait atterrir à Plovdiv.
32:55C'est une grosse île
32:56qui se situe dans le centre de la Bulgarie.
32:59Elle devait notamment aller visiter,
33:00et elle l'a fait au final,
33:01je donne la fin de l'histoire,
33:03visiter une usine d'armement
33:05et de fabrication d'armes
33:06pour aider l'Ukraine.
33:08Et à un moment,
33:09alors que l'avion était en approche
33:10de cet aéroport de Plovdiv,
33:12le pilote a reçu un message
33:13des services aéroportuaires
33:14en disant
33:14« Écoutez, on est dans le noir complet,
33:17les services GPS,
33:18les services de navigation,
33:19viennent totalement de nous planter.
33:21Les Bulgares,
33:22qui l'ont dit derrière,
33:23sentent que depuis un certain nombre de mois,
33:25ce genre de manip arrive.
33:27Quand je dis manip,
33:28c'est que vraiment,
33:28on sent qu'il y a eu une action humaine
33:30pour brouiller ces services de navigation.
33:32Et du coup,
33:33vous avez un pilote
33:33qui a dû faire trois fois le tour
33:35de l'aéroport.
33:36Grosso modo,
33:37pendant une heure,
33:38cet avion,
33:38avec la présidente
33:39de la Commission européenne,
33:40l'une des personnalités
33:41les plus puissantes du monde,
33:42a dû naviguer au-dessus
33:44de cet aéroport.
33:45Et puis au final,
33:46un peu comme si on était
33:47dans une tempête
33:48ou comme s'il n'y avait plus de lumière
33:49sur la piste de l'aéroport,
33:51il a fallu y aller à l'ancienne,
33:53c'est-à-dire vraiment
33:54avec les anciens systèmes de guidage
33:56et surtout,
33:57les cartes sur les cuisses,
33:58tout simplement,
33:59pour tenter d'atterrir.
34:00Je suis allé sur un site spécialisé
34:02qui répertorie
34:03toutes les tentatives
34:04de brouillage
34:05chaque jour.
34:07C'est absolument incroyable.
34:08Il y a plus de 50 000 avions
34:09commerciaux
34:10qui ont été touchés
34:11par ces brouillages
34:11de 2023.
34:13Évidemment qu'on les soupçonne
34:14parce que lorsque vous regardez
34:15la carte,
34:16vous voyez des points rouges
34:17tout le long
34:17de la frontière ukrainienne,
34:19dans les Pays-Baltes,
34:20Helsinki,
34:21mais Istanbul également,
34:22la mer Noire,
34:22et à chaque fois,
34:23on soupçonne les Russes,
34:23évidemment.
34:24Ça peut mettre en danger
34:24le vol,
34:26les appareils ?
34:26Non,
34:27en fait,
34:27si vous avez un avion
34:28assez moderne,
34:29vous avez le même système
34:31que lorsque vous avez
34:32les lumières,
34:33par exemple,
34:33de la piste
34:34qui sont en train
34:35de s'éteindre
34:35ou lorsque vous êtes
34:36en condition de mauvais temps
34:37et que de visu,
34:38vous êtes vraiment
34:39dans le brouillard.
34:40Mais évidemment,
34:41s'il n'y a pas de mise en danger,
34:42il y a quand même
34:43une tentative d'intimidation.
34:44Le message est quand même
34:45assez clair.
34:46Je le rappelle,
34:46Ursula von der Leyen,
34:47elle fait cette tournée-là
34:48chez les pays
34:49qui sont en train d'aider
34:50très concrètement
34:51l'Ukraine
34:51à vaincre la Russie.
34:53Et les Russes savaient très bien
34:54qu'elle était à bord
34:54de cet avion.
34:55Merci Patrick.
34:56On parle à présent
34:57retraite avec Sofiane.
34:59Retraite progressive.
35:00C'est-à-dire
35:00qu'on continue à travailler
35:01un petit peu
35:01et on touche une partie
35:03de sa pension
35:03et désormais,
35:04on peut le faire
35:05dès 60 ans.
35:06Oui, c'est la mesure
35:07qui vient d'entrer
35:08en vigueur aujourd'hui.
35:09Jusqu'ici,
35:10le dispositif n'était accessible
35:11que deux ans
35:12avant l'âge légal
35:13de départ.
35:14Désormais,
35:15les salariés vont pouvoir
35:16en fait lever le pied
35:16avant,
35:17c'est-à-dire travailler
35:18entre deux et quatre jours
35:19par semaine.
35:20Le principe,
35:21c'est de réduire
35:22progressivement
35:23le temps de travail.
35:24Le salaire est ajusté
35:25en fonction.
35:26Si vous travaillez
35:27plus que trois jours
35:27par semaine,
35:28vous allez être payé
35:2960% par votre entreprise
35:31et les 40 autres pourcents
35:33par votre retraite,
35:34en fait,
35:34la caisse de retraite
35:35provisoire.
35:36L'avantage,
35:36c'est de continuer
35:37à cotiser
35:38pour améliorer
35:38vos droits à la retraite
35:40et pour cela,
35:40il y a trois conditions.
35:42Avoir 60 ans révolus,
35:43avoir cotisé
35:44au moins 150 trimestres
35:45et puis surtout
35:46avoir l'accord
35:47de votre patron
35:48mais pour cela,
35:49s'il refuse,
35:50il doit motiver
35:51par écrit sa demande,
35:52ça devient
35:52beaucoup plus compliqué
35:53donc le principe,
35:54c'est qu'a priori,
35:56vous avez un oui
35:57mais pour l'instant,
35:58le dispositif,
35:59il n'est pas populaire
35:59du tout,
36:00figurez-vous,
36:0030 000 personnes
36:01au total bénéficient
36:03de ce plan,
36:04de cette retraite
36:04progressive
36:05sur 700 000 départs
36:06à la retraite.
36:07Les femmes sont
36:08largement majoritaires,
36:09le gouvernement
36:09veut pousser les hommes
36:10aussi à le prendre
36:11parce que le but,
36:12c'est de pousser
36:13l'emploi des seniors
36:14qui est sous la barre
36:15des 70%
36:15à l'heure actuelle.
36:16il faut juste faire
36:17la demande
36:185 mois
36:18avant votre date
36:19de départ
36:20sinon évidemment
36:21on ne peut pas
36:21la valider
36:21en temps et en heure.
36:22Merci beaucoup
36:23Sofiane,
36:2313h45,
36:2413h45 à la une
36:26comme chaque jour.
36:27François Bayrou
36:28sera fixé sur son sort
36:29vous le savez
36:29dans une semaine pile
36:30mais le Rassemblement
36:31National
36:32et ça va beaucoup
36:32nous intéresser
36:33cet après-midi
36:34est déjà dans l'après
36:35et même assez largement.
36:37Oui,
36:37il se projette,
36:38il se projette.
36:38On va tout de suite
36:39aller retrouver
36:39Sophie Dupont
36:40en direct,
36:41le Rassemblement National
36:42qui tient un bureau
36:43de campagne
36:44consacré aux législatives.
36:46Déjà Sophie ?
36:50Oui,
36:50avant même
36:50le 8 septembre
36:51le RN
36:52enjambe tout simplement
36:53le vote de confiance
36:54lui qui appelle
36:54à un retour aux urnes
36:55et veut croire
36:56qu'une nouvelle dissolution
36:57est possible en privé.
36:58Jordan Bardella
36:59l'affirme
37:00personne ne sait
37:01ce qu'il va se passer
37:01il faut donc se préparer
37:02à tout
37:03et face à cette hypothèse
37:04le RN veut se montrer
37:05en ordre de bataille
37:06en cas de nouvelle législative
37:08un bureau de campagne
37:09des élections législatives
37:10est donc convoqué
37:11cet après-midi
37:12ici au siège du parti
37:13à 15h30
37:14en présence
37:15de Marine Le Pen
37:16et de Jordan Bardella
37:17réunion qui aurait dû
37:18se tenir plus tard
37:19dans le mois
37:19qui a été avancée
37:20suite à l'annonce
37:21de François Bayrou
37:22d'engager la responsabilité
37:23de son gouvernement
37:24devant l'Assemblée
37:25l'objectif
37:26c'est d'éplucher
37:27les candidatures
37:28et le programme
37:29et comme en politique
37:30la communication
37:31n'est jamais loin
37:32l'introduction
37:32sera exceptionnellement
37:33ouverte aux caméras
37:34le RN qui vous l'aurait compris
37:36veut donc montrer
37:37qu'il se tient un prêt
37:38même si on se souvient
37:39en 2024
37:40du plan Matignon
37:41qui n'avait pas empêché
37:42les failles
37:43et les brebis galleuses
37:44sous l'expression
37:44de Jordan Bardella
37:46cette réunion
37:46cet après-midi
37:47elle devrait durer
37:48une heure et demie
37:49demain
37:49les leaders du RN
37:50seront reçus
37:51par François Bayrou
37:52ils ont accepté
37:53l'invitation
37:53par politesse
37:55même si Jordan Bardella
37:55affirme
37:56qu'ils s'y rendront
37:57sans aucune illusion
37:58le président du RN
37:59qui revendique déjà
38:00de prendre la place
38:01de François Bayrou
38:02s'il obtient une majorité
38:03pour cela
38:04on a vu sur les images
38:05qui a été tournée
38:06il y a quelques minutes
38:06l'arrivée de Jordan Bardella
38:08au siège du RN
38:09dans le 16e arrondissement
38:10Laurent Neumann
38:10ça veut dire quoi ?
38:11ça veut dire que le RN
38:12parie sur une dissolution
38:14de l'Assemblée ?
38:15Alors en tout cas
38:16c'est une façon
38:16de mettre la pression
38:18sur le président de la République
38:19au cas où François Bayrou
38:21et c'est le plus probable
38:22tomberait le 8 septembre
38:23qu'il ne choisisse pas
38:24de nommer un nouveau
38:25Premier ministre
38:26mais qu'il procède
38:27à des élections
38:28législatives anticipées
38:29avec une dissolution
38:30il y a quand même
38:31plusieurs questions
38:32auxquelles le RN
38:33doit répondre
38:34la première
38:35est-ce que Marine Le Pen
38:36peut être candidate
38:37alors qu'elle est
38:38judiciairement empêchée
38:40Peut-elle l'être ?
38:41Alors pour le moment
38:42En l'état
38:42elle a fait appel
38:42Oui
38:43Elle a fait appel
38:45mais pour le moment
38:46avec l'exécution provisoire
38:48elle est inéligible
38:49Premier point
38:50même si elle dit
38:50qu'il y a un chemin juridique
38:52très étroit
38:52pour y parvenir quand même
38:53Deuxième question
38:54si elle est inéligible
38:56est-ce que Jordan Bardella
38:57se présente
38:58à ces élections législatives
38:59alors qu'il est député européen
39:01il faudra bien
39:01à l'Assemblée
39:02si elle n'y est pas
39:03quelqu'un qui porte la voix
39:05qui soit le patron
39:06du groupe
39:07à l'Assemblée
39:08Et puis troisième question
39:09en cas de majorité relative
39:12si le Rassemblement National
39:13comme le dit
39:14notre dernier sondage
39:15arrivait en tête
39:17mais sans avoir
39:18la majorité absolue
39:19est-ce que Jordan Bardella
39:20accepterait quand même
39:22le poste de Premier ministre ?
39:24Et on se souvient
39:24que lors de la précédente dissolution
39:26il avait refusé cette hypothèse-là
39:29Bon, avant une éventuelle dissolution
39:31il faut savoir évidemment
39:32ce que le Président de la République fera
39:34est-ce que ça fait partie
39:35des options privilégiées
39:36la dissolution ?
39:37Alors ça n'est pas
39:37pour le Président de la République
39:39l'option privilégiée
39:40l'option privilégiée
39:41en cas de défiance
39:43pour François Bayrou
39:44et donc de démission
39:45de l'actuel Premier ministre
39:46la solution la plus évidente
39:49c'est que le Président de la République
39:50prenne son temps
39:51pour nommer
39:52un nouveau Premier ministre
39:53mais un nouveau Premier ministre
39:54qui ne ressemblerait pas
39:56à François Bayrou
39:56avec forcément
39:57une feuille de route budgétaire
39:59différente
40:00pour tenter
40:00d'obtenir un compromis
40:02puisqu'il aurait toujours
40:03la même absence de majorité
40:05à l'Assemblée
40:06c'est pour ça d'ailleurs
40:07que certains pensent
40:08que la dissolution
40:09et donc des élections législatives
40:11serait sans doute
40:12une bonne solution
40:13certains même
40:14à la France Insoumise
40:15pensent que
40:16la clé c'est le Président
40:18et qu'en réalité
40:18ce sont des élections présidentielles
40:20anticipées qu'il faudrait
40:22Mais justement
40:22si ces élections avaient lieu demain
40:24regardez ce que ça donnerait
40:25selon les derniers sondages
40:26est-ce qu'il y aurait
40:27une majorité cette fois
40:28plus évidente ?
40:29Ben oui
40:29c'est le Rassemblement National
40:31qui arriverait
40:32largement en tête
40:33devant l'alliance
40:35des partis de gauche
40:35est-ce que ça suffirait ?
40:36Ben non
40:37parce que du coup
40:38il n'y aurait pas de majorité
40:39regardez
40:40si vous faites le compte
40:41vous auriez un tiers
40:42grosso modo
40:42pour le Rassemblement National
40:44un tiers pour la gauche
40:45qu'elle soit réunie ou pas
40:46là je fais à gros traits
40:48et un tiers pour l'actuel
40:50Bloc Central
40:51c'est-à-dire qu'on se retrouverait
40:51un peu comme aujourd'hui
40:52et ce sondage
40:53est quasiment identique
40:55à celui qu'on avait publié
40:56à la veille de la précédente
40:58dissolution
40:58les causes produisant
41:00les mêmes effets
41:01nous aurions sans doute
41:02de nouveaux députés
41:03mais avec exactement
41:04la même absence
41:06de majorité claire
41:07pour pouvoir gouverner
41:08donc le président de la République
41:09est évidemment
41:09conscient de tout ça
41:11bien sûr
41:11compte tenu de ce contexte
41:14quelle est l'option
41:15qu'il pourrait retenir
41:16au final ?
41:17à l'heure où on se parle
41:18l'option qu'il privilégierait
41:20si François Bayrou tombe
41:21ce serait évidemment
41:23de prendre le temps
41:24de choisir
41:25je le répète
41:25un nouveau Premier ministre
41:27la liste est longue
41:28on parle de Sébastien Lecornu
41:30on parle de Gérald Darmanin
41:31pourquoi pas d'Éric Lombard
41:32les Français voudraient
41:33qu'il soit apolitique
41:34on voudrait qu'il soit apolitique
41:36il voudrait qu'il vienne
41:37de la société civile
41:39mais surtout
41:40qu'il ait ce talent
41:41inouï
41:42de pouvoir parler
41:43avec tout le monde
41:44oui parce qu'il hériterait
41:45de la même situation
41:45les 44 milliards d'euros
41:46d'économie
41:47on y serait toujours
41:48alors en tout cas
41:48les 44 milliards
41:50je ne sais pas
41:50mais en tout cas
41:51le même déficit
41:52la même perspective
41:54d'aggravation du déficit
41:55et de l'endettement
41:56et surtout
41:57je le répète
41:58la même absence
41:59de majorité
42:00pour gouverner
42:01d'où l'intérêt
42:02d'avoir à Matignon
42:03quelqu'un qui soit capable
42:04de parler à tout le monde
42:06et donc de chercher
42:07des compromis
42:08j'ai envie de vous dire
42:09bonne chance
42:10ça fait un moment
42:10qu'on cherche un profil
42:11de ce type
42:11on ne s'en trouve pas
42:13normalement
42:13soyons honnêtes
42:14c'est François Bayrou
42:15qui était censé
42:16incarner cela
42:16il incarne le centre
42:18et on se disait
42:19lui seul peut parler
42:20à la gauche
42:21à la droite
42:22au centre
42:23et bref
42:23trouver la voie
42:25du compromis
42:26on voit que ce n'est pas le cas
42:27Sophie Dupont
42:27qui sera autour
42:29de la table
42:29tout à l'heure
42:30à partir de 15h30 ?
42:32Alors autour de la table
42:34cet après-midi
42:35ils seront une quinzaine
42:36il y aura donc
42:36les leaders du parti
42:38Marine Le Pen
42:39et Jordan Bardella
42:40il y aura aussi
42:41les deux directeurs
42:42de campagne
42:42des élections législatives
42:44Thomas Ménager
42:44et Julien Oudoul
42:45et puis les poids lourds
42:46du parti
42:47il faut s'attendre
42:47à voir Jean-Philippe Tanguy
42:49Sébastien Chenu
42:49ceux qui ont été
42:50sur tous les plateaux
42:51déjà la semaine dernière
42:52suite à l'annonce
42:52de François Bayrou
42:54d'engager la responsabilité
42:55de son gouvernement
42:56devant l'Assemblée
42:57cette réunion
42:58on l'a dit
42:58c'est pour faire un point
42:59sur les investitures
43:01alors qu'un cadre du parti
43:02estime qu'aujourd'hui
43:0385% des circonscriptions
43:05sont traitées
43:05qu'il reste 15%
43:06sur lesquelles
43:07il faut statuer
43:08puis il y aura la question
43:09du programme
43:09est-ce que le programme
43:10que vont proposer
43:11en cas de législative
43:12d'anticiper
43:13le Rassemblement National
43:14est-ce que ça sera le même
43:15que celui de 2024
43:16c'est tout ça
43:17sur lesquels
43:18vont se mettre d'accord
43:19les participants
43:20à cette réunion
43:20Marine Le Pen
43:21et Jordan Bardella
43:22qui devraient arriver
43:23incessamment sous peu
43:24puisqu'ils auront
43:25une réunion
43:26eux avant
43:26cette réunion
43:27qui va commencer
43:28à 15h30
43:29à 14h
43:30Marine Le Pen
43:30et Jordan Bardella
43:31doivent se retrouver ici
43:32donc on attend
43:33leur arrivée ici
43:34Marine Le Pen
43:35qui pour l'instant
43:35n'est pas encore apparue
43:37devant les caméras
43:38n'a pas encore effectué
43:39sa rentrée
43:39elle s'est rentrée
43:40et prévue dimanche
43:41à Hénin-Beaumont
43:42dans son fief
43:42donc du Pas-de-Calais
43:43car pour l'instant
43:44elle est encore députée
43:45Marine Le Pen
43:46qui pourrait
43:47ne pas pouvoir
43:48se représenter
43:49en cas de législative
43:50anticipée
43:51alors reste à savoir
43:51si Jordan Bardella
43:53lui
43:53ira à sa place
43:54pour prendre
43:54la présidence
43:55du groupe
43:56à l'Assemblée
43:57pour l'instant
43:57il affirme
43:58que la question
43:59n'est pas tranchée
43:59mais plusieurs
44:00de ses proches
44:01en coulisses
44:01évoquent l'hypothèse
44:02d'une candidature
44:03dans le sud
44:04pour Jordan Bardella
44:04si Marine Le Pen
44:05est empêchée
44:06de se représenter
44:09alors qu'on le rappelle
44:10pour l'instant
44:10l'Elysée
44:11semble exclure
44:12cette hypothèse
44:12en précisant
44:13que ce n'est pas
44:13la volonté
44:14du chef de l'État
44:15on suivra
44:16leur arrivée
44:16en direct avec vous
44:17Sophie
44:17investiture
44:18programme
44:19ils sont très organisés
44:21le Rassemblement National
44:21les autres aussi
44:22sont prêts
44:22les autres partis
44:23sont aussi avancés
44:24tout à l'heure
44:25Sophie Dupont
44:25a prononcé
44:26une phrase
44:26absolument essentielle
44:27elle dit
44:28quand il y a de la politique
44:29la communication
44:30n'est jamais très loin
44:31s'il y a cette réunion
44:32c'est bien la preuve
44:33qu'à 8 jours
44:34potentiellement
44:35d'une dissolution
44:36le Rassemblement National
44:37n'est pas prêt
44:37sinon il n'y aurait pas
44:38cette réunion
44:39et la vérité
44:40c'est qu'aucun parti politique
44:41n'est prêt
44:42et la dissolution
44:43c'est une arme
44:44un peu de dissuasion
44:45qu'a entre ses mains
44:45le Président de la République
44:46je pense par exemple
44:47au LR
44:48je pense au Parti Socialiste
44:50ça n'arrangerait
44:50personne
44:51personne n'est prêt
44:52et surtout
44:52personne ne sait
44:54dans quel état
44:55il ressortirait
44:56est-ce que le Parti Socialiste
44:57par exemple
44:58en cas de législative
44:59anticipée
45:00se retrouverait
45:01avec les mêmes
45:0266 députés
45:03qu'il a actuellement
45:03rien n'est moins sûr
45:05donc c'est plus une arme
45:06que forcément
45:07une solution
45:08que le Président de la République
45:09souhaite utiliser
45:10a priori
45:11la dissolution
45:11n'est pas donc
45:12la décision privilégiée
45:13Jordan Bardella
45:14qui était l'invité
45:14de Marie Chantret
45:15samedi
45:16disait en substance
45:17ne pas le vouloir
45:18ne veut pas dire
45:18qu'il ne sera pas contraint
45:20à un moment donné
45:20il a raison ?
45:21il a raison
45:21c'est peut-être
45:22une hypothèse
45:23en dernier ressort
45:24un nouveau Premier ministre
45:26c'est une possibilité
45:27mais qui dit
45:28qu'il ne fera pas l'objet
45:29d'une censure
45:30ou d'un vote de défiance
45:31dans quelques jours
45:32ou dans quelques semaines
45:33et dans ce cas-là
45:34on serait revenu
45:35à la même situation
45:36et là pour le coup
45:37ça pourrait s'imposer
45:37au chef de l'État
45:38merci beaucoup Laurent
45:39le RN qui se met
45:40en ordre de bataille
45:41qui se projette
45:42dans l'après
45:43l'après 8 septembre
45:45l'après dissolution
45:46ce sera à suivre
45:46sur BFM TV
45:47dans un instant
45:48le non-stop
45:49avec Pauline Simonnet
45:50voilà et on vous dit
45:50bon après-midi
45:51à demain
45:52le temps
45:53et on vous dit
45:55bon après-midi
45:56bon après-midi
45:56bon après-midi
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