- il y a 11 mois
Chaque jour, Christophe Delay et Roselyne Dubois vous accompagnent de 12h à 14h dans BFM Midi.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00:00Bonjour à tous et bienvenue dans le Midi BFM. La France est, elle, confrontée à son tour au survol de drones.
00:00:06Nous irons près de la base aérienne de Mourmelon. Mourmelon, c'est dans la Haute-Marne.
00:00:10La surveillance a été renforcée il y a quelques jours après le survol d'un drone.
00:00:14Nous serons également à Charleville-Mézières où nous attend Antoine Forestier.
00:00:18La mobilisation des agriculteurs, vous la voyez, à l'appel de la FNSA et des jeunes agriculteurs.
00:00:22Alors, elle est modeste, mais elle est un peu partout en France et il s'agit d'une mobilisation en forme de test.
00:00:27Nous irons à Tende, Tende dans les Alpes-Maritimes. La pharmacie de Tende va rouvrir.
00:00:32Ça fait cinq ans, en fait, que les habitants de Tende attendaient ça, mais il y a encore des blocages administratifs.
00:00:39C'est la France. Et puis le grand écart entre montagne et mer, de la neige dans les Alpes,
00:00:42des températures printanières sur la côte d'Azur, hivernales donc sur les massifs.
00:00:47Est-ce que ça va durer ? C'est l'une des questions que nous pourrons tout à l'heure à Marc.
00:00:51Et à la table du Midi BFM, Sophia Laclouf pour l'économie, Eva Jaco pour la consommation,
00:00:56le docteur Damien Tomasso sera là à 12h50 pour la santé,
00:00:59Neila Latrouz pour la politique et donc Marc pour la météo.
00:01:03Voici le premier journal avec Roselyne Dubois.
00:01:06Bonjour Christophe, bonjour à tous.
00:01:21A la une, cette base militaire de la Marne, des aéroports au Danemark, les survols de drones suspects se multiplient.
00:01:27Alors comment se protéger ? Les Européens, vous le verrez, réfléchissent à créer un mur de défense anti-drone,
00:01:32un mur électronique, on vous expliquera ça.
00:01:35Nicolas Sarkozy saura dans deux semaines dans quelle prison il est envoyé, sans doute à la santé à Paris.
00:01:40Alors dans quelles conditions ? Combien de temps aussi va-t-il y rester ?
00:01:43Son avocat promet sur BFM TV de tout faire pour que sa détention soit la plus courte possible.
00:01:47On en parlera avec Pauline Revena en plateau.
00:01:50Au Royaume-Uni, jusqu'à présent, il n'y avait pas de carte d'identité comme on en connaît chez nous.
00:01:54Le gouvernement annonce la création d'un titre numérique.
00:01:56Il sera obligatoire pour pouvoir travailler.
00:02:00Et puis le temps en marque, gris, frais, humide, mais ça va s'améliorer.
00:02:04Oui, ça va s'améliorer grâce aux conséquences d'un ex-ouragan qui touchera le Portugal dimanche.
00:02:09Mais bon, pour l'instant, c'est encore gris, plus vieux, frais, de la neige en montagne.
00:02:12Mais ça va s'améliorer et c'est promis.
00:02:14Voilà, et prévision complète évidemment dans quelques minutes.
00:02:16L'alerte au drone suspect a donc été lancée, Roselyne, au-dessus du camp militaire de Mourmelons.
00:02:21C'est dans le département de la Marne.
00:02:23Où la sécurité a été renforcée.
00:02:25Une enquête aussi évidemment ouverte après un vol suspect qui a été constaté en pleine nuit.
00:02:30C'était dans la nuit de dimanche à lundi.
00:02:32Romain Langlais.
00:02:34Les appareils ont survolé toutes les unités du camp selon l'armée de terre.
00:02:39Dans la nuit de dimanche à lundi, plusieurs drones ont été repérés au-dessus de la base militaire de Mourmelons-le-Grand
00:02:45qui abritent le 501ème régiment de chars de combat du génie.
00:02:50Un acte qualifié d'isolé par la délégation militaire départementale.
00:02:54Il s'agissait de petits engins, pas de drones pilotés par des militaires.
00:02:58L'incident relève de l'exceptionnel.
00:03:00Des incursions tout de même prises au sérieux par l'armée qui annoncent avoir renforcé la sécurité sur le site.
00:03:06Une plainte a également été déposée à la gendarmerie.
00:03:09Si aucun élément ne permet à ce stade de penser qu'il s'agisse d'une ingérence étrangère,
00:03:15le contexte actuel laisse toutefois planer le doute.
00:03:18Rien que cette semaine, plusieurs drones non identifiés ont été détectés dans les espaces aériens danois et norvégiens.
00:03:25La nuit dernière, une base aérienne militaire a notamment été survolée au Danemark.
00:03:30Deuxième alerte en deux jours au Danemark.
00:03:32Double question.
00:03:33Faut-il et peut-on abattre ces drones ?
00:03:34Et pourquoi n'arrive-t-on pas à savoir d'où ils viennent ?
00:03:38Les pays de l'Union Européenne, Valentin Demet, débattent pour la première fois aujourd'hui d'un mur de défense anti-drone.
00:03:43A quoi peut-il ressembler ?
00:03:44Imaginez, Christophe Roseline, une ligne longue de plusieurs milliers de kilomètres.
00:03:49Des Pays-Baltes jusqu'à la Bulgarie en passant par l'Ukraine, vous le voyez sur cette carte, sur cette ligne.
00:03:55Ce mur anti-drone donc avec le Danemark, il faut ajouter, puisqu'ils ont été survolés récemment par des drones peut-être d'origine russe,
00:04:02on ne sait pas encore exactement, des capteurs, des détecteurs, des brouilleurs pour empêcher les drones de pénétrer et de voler au-dessus des pays européens.
00:04:10Ce projet est piloté directement par la Commission européenne.
00:04:14Deux pays refusent pour le moment d'y participer, la Hongrie de Viktor Orban et la Slovaquie.
00:04:19Mais pour mener à bien ce projet, l'Ukraine est invitée aux réunions.
00:04:22Les forces armées de Volodymyr Zelensky sont à la pointe de la défense anti-drone avec plusieurs start-up.
00:04:28Elles ont développé des capteurs acoustiques qui permettent d'identifier les drones, de les cibler et de les abattre ensuite avec des batteries anti-aériennes sur le terrain.
00:04:37Des interrogations persistent néanmoins.
00:04:39Le coût de ce mur anti-drone, selon plusieurs experts, il se chiffrera en plusieurs dizaines de millions d'euros.
00:04:45Enfin, ce mur protégera seulement contre les drones provenant de l'extérieur, pas contre ceux qui décolleraient depuis l'intérieur du mur.
00:04:51Merci Valentin. Et dans le journal de midi et demi, on verra quelles sont les règles.
00:04:54En fait, on ne peut pas abattre n'importe quel appareil, évidemment.
00:04:57La politique à présent, quel sera le calendrier de Nicolas Sarkozy, condamné à 5 ans de prison ferme pour association de malfaiteurs,
00:05:04dans l'affaire du financement libyen de sa campagne de 2007 ?
00:05:08Une certitude, il doit se présenter dans deux semaines maintenant.
00:05:11Voilà. Et après, combien de temps l'ancien président peut-il passer derrière les barons ?
00:05:14On va poser la question dans quelques instants à Pauline Revenin.
00:05:17Voilà ce que disait en tous les cas l'un de ses avocats ce matin sur BFM TV.
00:05:21On va essayer de faire en sorte que sa détention soit la plus courte possible.
00:05:27Et puis, on va contester la décision.
00:05:32Alors, Pauline Revenin, rendez-vous donc le 13 octobre devant le parquet national financier.
00:05:35Et après, qu'est-ce que se passe-t-il ?
00:05:37Alors, le 13 octobre, on va lui expliquer les modalités et la date de son incarcération.
00:05:42Ça peut être le 13 au soir, ça peut être le 14, ça peut être le 15 ou ça peut être quelques jours après.
00:05:46Voilà. Visiblement, ce qu'on nous dit en coulisses, c'est que ça va se faire assez rapidement.
00:05:50Une fois qu'il a le pied en détention, ses avocats, comme le dit Maître Darwa ce matin, vont immédiatement déposer une demande de mise en liberté.
00:05:58Et là, c'est un petit peu technique, mais grosso modo, il va falloir qu'il y ait une audience publique pour examiner, devant la cour d'appel, cette demande de mise en liberté.
00:06:07Donc, moi, je ne suis pas capable aujourd'hui de vous dire combien de jours, combien de semaines, combien de mois Nicolas Sarkozy va passer en détention.
00:06:13Mais souvenez-vous, ces mots à la sortie de l'audience, quand il était complètement sonné, il dit que s'il doit aller en appel menotter, il ira.
00:06:19Donc, ce n'est pas l'affaire de quelques jours. Il y a une réelle incarcération, une réelle détention.
00:06:24Ses avocats, ils vont tout faire pour le sortir, mais en tout cas, il passera bien par la caisse prise.
00:06:27Donc, il n'est pas évident que Nicolas Sarkozy comparaisse, pour son procès en appel, comparaisse libre ?
00:06:32Non, c'est une option libre ou menottée. On verra si la demande de mise en liberté a été examinée et si elle donnera satisfaction à Nicolas Sarkozy à ce moment-là.
00:06:41A priori, il devrait être incarcéré à la prison de la santé à Paris. Il n'y a aucune certitude, mais on va dire que ça coche pas mal de cases de sécurité.
00:06:48C'est ce qui semble le plus logique, parce qu'il réside à Paris, parce que sa défense est à Paris, parce que c'est la seule prison qui reste dans les rues de la capitale.
00:06:55Et parce qu'il y a deux quartiers spécifiques. Il y a le quartier d'idées vulnérables, qu'on appelle malheureusement le quartier des VIP, mais qui n'a rien d'un quartier VIP, nous explique Pierre Botton.
00:07:05Et là, il y a...
00:07:06Pierre Botton, homme d'affaires, ancien détenu.
00:07:07Qui est passé par ce quartier-là, comme Jérôme Kerviel, comme Patrick Balkany, comme Bernard Tapie en son temps.
00:07:13Il y a 17 places dans ce quartier des vulnérables. C'est 9 mètres carrés, c'est autant que les autres cellules.
00:07:18Simplement, il y a des petits temps, si vous voulez, de collectivité, des promenades, des activités.
00:07:24Il y a une deuxième option, qui est plus probable selon nos sources, c'est l'isolement.
00:07:29L'isolement, il y a 15 places, et là, c'est beaucoup plus étanche, et ça éviterait à l'ancien président de la République d'être en contact avec d'autres détenus.
00:07:36Une dernière question, Pauline. Y a-t-il un délai légal pour la programmation du procès en appel ?
00:07:40Oui, il y a 4 mois pour décider d'un appel. Cette décision a été rendue le 25 septembre.
00:07:454 mois à partir de quand ?
00:07:46À partir de la date du prononcé, 25 septembre, ça nous amène au 25 janvier.
00:07:49Mais attention, il peut y avoir deux audiences relais.
00:07:52Donc, le procès en appel peut être audiencé maximale, maximum, avant le 25 septembre 2026.
00:07:59Voilà, sur les conditions de détention, 12h45, un rendez-vous avec notre invité, un des syndicalistes de la maison de la santé.
00:08:07Et puis, à 13h45, toutes les questions que l'on peut se poser, justement, sur l'incarcération de Nicolas Sarkozy.
00:08:13Non seulement les conditions d'incarcération, mais aussi les contraintes judiciaires et notamment ce procès en appel qui se profile.
00:08:20L'avertissement des agriculteurs à l'appel de la FNSA et des jeunes agriculteurs un peu partout en France pour dénoncer les effets du Mercosur.
00:08:27Ce traité de libre-échange avec l'Amérique du Sud, n'importons pas l'agriculture que nous ne voulons pas en France, dit Arnaud Rousseau, le président de la FNSA.
00:08:36Les agriculteurs qui mettent en avant la souveraineté alimentaire, la surtransposition aussi des normes.
00:08:41Antoine Forestier, on vous retrouve dans les Ardennes, à Charleville-Mézières, avec des agriculteurs mobilisés devant la préfecture.
00:08:47Oui, ils sont arrivés en convoi ici il y a quelques minutes. On en parle avec Thierry Huet, qui est le président de la FDSA des Ardennes.
00:08:55Cet accord sur le Mercosur, il a été signé par Ursula von der Leyen en décembre.
00:09:01Pourquoi vous vous mobilisez encore aujourd'hui ? Vous croyez qu'on peut encore revenir en arrière ?
00:09:05Certains syndicats, eux, ne se mobilisent pas aujourd'hui. Ils disent que c'est trop tard.
00:09:07Oui, effectivement, aujourd'hui, il a été signé en décembre, soit, mais il y a encore un certain nombre de pays, la France entre autres, qui expriment leur opposition.
00:09:17Donc on a aujourd'hui un accord qui a été signé, mais l'acte ou la conclusion laisse encore quelques perspectives.
00:09:26Contre l'accord, c'est un fait. Et puis sur les résultats, ou plutôt ce que l'on peut attendre en termes agricoles pour accompagner l'agriculture,
00:09:34si toutefois, malheureusement, cet accord venait à être signé.
00:09:37On est dans une situation un peu particulière. On n'a pas de gouvernement en ce moment. On a juste un ministre de l'Agriculture, mais des missionnaires pour avoir des échanges.
00:09:43C'est un peu compliqué. Vous avez malgré tout l'espoir que ça bouge dans les prochaines semaines ?
00:09:47Alors effectivement, aujourd'hui, on a une problématique avec l'Europe, Mercosur notamment, mais aussi une problématique française,
00:09:53parce que l'absence de gouvernement est une difficulté que l'on a, que nous avons tous, en tant que citoyens,
00:09:59et sur lequel on espère avoir plus de lisibilité, parce que l'avenir, il va falloir qu'on le construise.
00:10:03Et même si aujourd'hui, on a, je vais dire, instrumentalisé, ou plutôt, on a exprimé la mort,
00:10:09mais l'objectif, c'est quelque part d'exprimer la vie, parce que nos jeunes, demain, devront vivre.
00:10:14Et il va falloir absolument, au service de l'alimentation, d'une part, au service de nos territoires,
00:10:20que nos jeunes puissent encore avoir des projets demain.
00:10:22Merci beaucoup, Thierry. Rendez-vous dans quelques minutes avec le préfet Desardennes,
00:10:25pour faire donc remonter la colère de ces agriculteurs présents ici depuis ce matin, à Charleville-Mézières.
00:10:29Voilà, Antoine Forestier, sur des images de Sébastien Savoie, enfin une nouvelle pharmacie à Tende, dans les Alpes-Maritimes.
00:10:35Enfin, peut-être, peut-être. Ça fait 5 ans que la commune attend ça.
00:10:38Alors, un pharmacien de l'Aude s'est enfin manifesté pour reprendre l'officine,
00:10:42sauf qu'il reste un blocage administratif.
00:10:46Blocage de subvention de la Sécu.
00:10:48Reportage BFM Nice-Côte d'Azur d'Esteban Xivkath.
00:10:51C'est certainement la fin d'un feuilleton qui aura duré 5 ans.
00:10:56La pharmacie de Tende devrait bientôt rouvrir ses portes.
00:10:59Un soulagement pour les habitants.
00:11:00Ah ben là, c'est presque un miracle, c'était inattendu.
00:11:03D'abord, c'est bien pour lui parce qu'il va avoir du travail,
00:11:05peut-être même qu'il embrassera une personne.
00:11:07Et puis, c'est bien pour nous parce qu'il est sur place.
00:11:09Ça nous évite de ne pas faire 40 kilomètres.
00:11:13Stéphane Barbier, pharmacien dans l'Aude,
00:11:15devrait s'installer prochainement dans ce local inutilisé depuis la fermeture de l'officine.
00:11:19On a l'autorisation de l'ARS pour un transfert de licence depuis juin dernier.
00:11:23Mais un problème administratif ralentit le déménagement.
00:11:26Une démarche est actuellement en cours pour que le pharmacien bénéficie
00:11:29d'une subvention de la Sécurité sociale pour son installation
00:11:32dans un territoire considéré comme fragile.
00:11:35Le maire, de son côté, aimerait que les choses avancent rapidement.
00:11:38L'appel que je lance, c'est vraiment que tous ces petits obstacles soient rapidement franchis
00:11:42ne devraient même pas exister.
00:11:45Pour nous, c'est vraiment quelque chose d'indispensable.
00:11:47Ce n'est pas ouvrir une discothèque, ce n'est pas ouvrir un marchand de glace,
00:11:51c'est ouvrir une pharmacie.
00:11:52Quelque chose qui est vraiment indispensable à la population.
00:11:54En attendant, les tendasques continuent à aller chercher leurs médicaments à Bray-sur-Roya,
00:11:59seule pharmacie de la vallée, à une demi-heure de route.
00:12:01La date exacte de l'ouverture de la pharmacie reste inconnue pour le moment.
00:12:06Stéphane Xivkaz de BFM Nice-Côte d'Azur.
00:12:08C'est une nouveauté qui va changer la vie des Britanniques
00:12:10et qui dit des choses sur la bataille engagée par Kerr Starmer,
00:12:14notamment contre le travail illégal.
00:12:16On va voir ça avec Laura Calmus.
00:12:18Bonjour Laura, il n'y a pas de carte d'identité aujourd'hui au Royaume-Uni,
00:12:21comme on peut en avoir chez nous.
00:12:22Ça va changer ?
00:12:23Mais alors, ce ne sera pas un bon vieux papier.
00:12:25Exactement, regardez à quoi pourrait ressembler cette nouvelle carte d'identité
00:12:33qui a été rebaptisée par la presse britannique, la BritCard.
00:12:37Ce sera donc une carte d'identité numérique avec plusieurs informations sur la personne,
00:12:43sa photo, mais également des informations vérifiées par le gouvernement,
00:12:46le droit de travailler, mais également le droit de louer un logement.
00:12:50Alors, l'objectif, bien sûr, de cette carte d'identité,
00:12:53c'est de compliquer la vie de ceux qui travaillent illégalement.
00:12:57Le gouvernement britannique explique qu'il y a près de 9% des adultes
00:13:01qui participent à cette économie parallèle.
00:13:04Et la France critique souvent le Royaume-Uni en expliquant que cela attire les migrants
00:13:09et aussi encourage les traversées clandestines.
00:13:13Et donc, l'objectif de cette nouvelle carte d'identité, c'est de dissuader.
00:13:17Alors, la polémique enfle déjà avec le parti conservateur qui explique que cela est un gadget désespéré.
00:13:25Et même des députés au sein même du parti travailliste, le parti de Keir Starmer,
00:13:31expliquent que cela est une mesure autoritaire.
00:13:34Car, eh bien, on le voit ici au Royaume-Uni, contrairement à d'autres pays européens,
00:13:39eh bien, le pays se vante beaucoup de n'avoir jamais eu de carte d'identité,
00:13:43justement pour ce côté intrusif.
00:13:46Tony Blair avait essayé également de mettre en place ses cartes d'identité.
00:13:52Cette mesure avait été jugée trop intrusive, trop chère.
00:13:55Et donc, on verra si Keir Starmer arrive cette fois-ci à faire passer cette mesure.
00:14:00Merci beaucoup, Laura. Laura Calmus, la correspondante de BFMTV en Grande-Bretagne.
00:14:04Toujours pas de gouvernement en vue chez nous, Neila Latrousse ?
00:14:06Pour pas, mais Sébastien Lecornu doit parler dans les prochaines heures.
00:14:08Ah, pour dire quoi ?
00:14:09Ça, on ne sait pas.
00:14:12Les dernières coulisses du service politique, ce n'est pas pour tout de suite.
00:14:16Et ça sera sans doute après la mobilisation des syndicats,
00:14:20après un éventuel discours aussi de politique générale à l'Assemblée.
00:14:23Le 2, justement, la mobilisation des uns et des autres,
00:14:26et la discorde des patrons.
00:14:27Tiens, on en parle dans Midi Éco avec Sofiane.
00:14:33Votre programme avec Coltou de Cyanolite.
00:14:36La colle en ruban double face, numéro 1 du marché.
00:14:39Coltou, Coltou dans tous les cas.
00:14:43Votre rendez-vous avec la nouvelle Mazda 6i 100% électrique.
00:14:49Votre rendez-vous avec Banque Populaire.
00:14:52À vos côtés pour prévoir votre avenir et protéger vos proches.
00:14:54Banque Populaire, la réussite est en vous.
00:14:57Sofiane, le MEDEF appelle à un énorme meeting le 13 octobre.
00:15:00Énorme meeting, si je reprends évidemment le mot du patron des patrons.
00:15:03Sauf que le monde patronal donne le sentiment de se déchirer,
00:15:06puisque les petits patrons n'iront pas.
00:15:09Non, on n'y a pas notre place pour moi.
00:15:10La manifestation BCBG, bon, je dis que bonjour, non merci,
00:15:14c'est la réponse cinglante de l'UDEP.
00:15:16C'est l'Union des entreprises de proximité qui répond donc au MEDEF,
00:15:19qui est à l'initiative de ce grand rassemblement patronal,
00:15:22qui est lancé par le patron des patrons.
00:15:24Patrick Martin, c'était à la sortie de Matignon, mercredi.
00:15:28Notre propos, et on le démontrera le jour-dit, donc le 13 octobre,
00:15:33c'est de bien confirmer à nos concitoyens,
00:15:35qui savent très bien ce que font les entreprises,
00:15:37et qui ont une bonne image de l'entreprise,
00:15:39tout ce que l'on apporte au bien commun,
00:15:42et puis surtout de faire des propositions.
00:15:44Bon, c'est quand même assez rare qu'ils soient à la fois en colère
00:15:47et qu'ils veulent se mobiliser.
00:15:48Deux exemples par le passé.
00:15:50Dans les années 80 contre François Mitterrand,
00:15:51les patrons étaient très énervés contre sa politique.
00:15:54Et puis, à la fin des années 90,
00:15:55c'était les 35 heures contre le gouvernement Jospin.
00:15:58Bon, là, à l'époque, ça n'avait pas payé.
00:16:00Bon, et pourquoi est-ce que là, ça ne fait pas l'unanimité ?
00:16:02Bon, d'abord, une question de méthode.
00:16:03Patrick Martin, il annonce cette action sans consulter ses partenaires.
00:16:06Ça paraît étonnant.
00:16:07Là, c'est PME, les petites et moyennes entreprises.
00:16:09Et puis l'UDEP, donc.
00:16:11Nous ne sommes pas une filiale du MEDEF.
00:16:13Il n'y a pas un PDG là-haut.
00:16:14« Oh, je ne suis pas ton subordonné. »
00:16:16C'est ce qu'a répondu directement Michel Picon,
00:16:19qui s'adressait à ses adhérents.
00:16:21Mais au-delà de la forme, il y a le fond qui divise.
00:16:23Parce que le MEDEF, il ne danse pas la Zucmania.
00:16:26C'est le terme qui a été inventé par Patrick Martin,
00:16:29en référence à cette taxe Zucmane qui fait beaucoup parler
00:16:31et que refuse ses adhérents.
00:16:33Il y a même un kit de mobilisation qui est en cours de préparation
00:16:35et qui va être diffusé une quinzaine de pages
00:16:37avec une liste des députés à convaincre
00:16:39pour éviter cette taxe.
00:16:41Et puis des éléments de langage qui disent qu'en moyenne,
00:16:44la hausse d'impôts pour ces 1 800 ménages concernés
00:16:46serait de 11 millions d'euros par an.
00:16:49Mais qu'est-ce que vous voulez que ça fasse finalement
00:16:50aux artisans, aux commerçants, aux professions libérales de notre pays ?
00:16:54Rien en fait.
00:16:55Chez nous, le boulanger, demain matin, il fera son pain.
00:16:57L'infirmière, elle se lèvera pour soigner ses patients.
00:17:00Le plombier terminera son chantier.
00:17:02Nous, on ne menace pas.
00:17:04C'est ce que dit Michel Picon.
00:17:05Parce qu'en fait, ces entreprises de proximité,
00:17:08elles ne vont pas délocaliser.
00:17:09La boulangerie ne va pas être délocalisée.
00:17:11Le cabinet médical, même chose.
00:17:13Il n'y a pas le même moyen de pression.
00:17:15Il parle même d'un risque de lutte des classes inversées.
00:17:18Pourquoi ? Parce qu'en fait, Michel Picon,
00:17:19il a bien compris que les Français étaient majoritairement,
00:17:22en grande majorité, pour la taxe Zuckmann
00:17:24et pour la taxation des plus riches,
00:17:26de manière générale,
00:17:27et n'a aucune envie d'être associé
00:17:28à ceux qui défendent les grandes entreprises
00:17:31et donc la progression,
00:17:33la brogation possible de taxes.
00:17:35Son intérêt, c'est d'éviter la confusion.
00:17:37Tous patrons, tous riches,
00:17:39et donc tous méchants.
00:17:41En colère, Fofiane, aujourd'hui.
00:17:42C'était votre programme avec Coltou de Cyanolite.
00:17:50La colle en ruban double face,
00:17:52numéro 1 du marché.
00:17:53Coltou, Coltou dans tous les cas.
00:17:55C'était votre rendez-vous avec la nouvelle Mazda 6i 100% électrique.
00:18:03C'était votre rendez-vous avec Banque Populaire,
00:18:05à vos côtés pour préparer sereinement votre retraite.
00:18:08Banque Populaire, la réussite est en vous.
00:18:11Direct région comme chaque jour à cette heure-ci,
00:18:14avec aujourd'hui les Alpes-Maritimes
00:18:15et le contraste des images et des températures.
00:18:19entre la neige à Isola 2000
00:18:22et l'été qui fait de la résistance
00:18:24sur la plage à Nice ou à Antibes
00:18:25où on va dépasser les 20 degrés cet après-midi.
00:18:28Comment expliquer un tel contraste ?
00:18:29On posera la question dans un instant à Marc.
00:18:32Mais d'abord, le reportage d'Alix Carreau,
00:18:33Benoît Ruisse et Émilie Flamin.
00:18:35Pendant que certains profitent encore du soleil et de la plage.
00:18:40J'ai nagé pendant presque une heure.
00:18:42Il fait très bon, c'est très agréable.
00:18:44La main, elle est magnifique.
00:18:46C'est vrai, ça fait du bien.
00:18:48D'autres ont vu tomber les premiers flocons de neige à Isola 2000.
00:18:52On est monté hier.
00:18:53Il a commencé à plouer, puis il a commencé à niger.
00:18:56Dans la station, il est tombé entre 10 et 15 cm de neige en une soirée.
00:19:01De quoi compliquer le départ au travail pour ces deux ouvriers.
00:19:04Il faut déblayer toute la neige, dégeler avec le chalumeau
00:19:07pour accéder justement à la zone de travail.
00:19:11Ce matin, ça a bien gelé.
00:19:13Et puis voilà, pour repartir, comme la sécurité oblige,
00:19:17on est obligé de tout bien déneiger un petit peu.
00:19:20Entre le verglas et la neige, la prudence est de mise.
00:19:23Une habitante surprise a sa méthode pour sortir son véhicule du garage.
00:19:27Je jette du sel, comme ça, ça fond plus vite.
00:19:30Et puis tout à l'heure, il y aura le soleil, ça ira mieux.
00:19:32L'habitude, on attend encore un petit mois.
00:19:35Et là, en septembre, ça refroidit tout le monde.
00:19:39À Isola, il n'avait pas neigé en septembre depuis 10 ans.
00:19:42Pour l'Office de tourisme, c'est le signe d'un bon départ de saison,
00:19:46favorable aux réservations pour les vacances d'hiver.
00:19:49Marc, contraste donc entre mer et montagne,
00:19:51de la neige en montagne au mois de septembre, c'est rare, non ?
00:19:54En fait, ce n'est pas si rare que ça.
00:19:55En mois de septembre, on a de la neige quasiment tous les ans.
00:19:58Alors peut-être un peu moins dans les Alpes du Sud,
00:19:59mais dans les Alpes du Nord, c'est le cas.
00:20:00Et en fait, au XXe siècle, il neigeait même en altitude
00:20:03en juillet ou en août pendant l'été.
00:20:05Ce qui est plus rare là, en tout cas plus marquant,
00:20:07c'est le contraste de température entre la semaine dernière et cette semaine.
00:20:10Et puis surtout, la différence de température
00:20:12entre actuellement, ce midi, 20 degrés près du littoral
00:20:15et en fait, ce qui se passe en altitude,
00:20:17en fait, on perd 0,67 degrés
00:20:19tous les 100 mètres en montant en altitude.
00:20:22D'où cette différence de température
00:20:23entre le littoral et pour le coup,
00:20:25la montagne à 2000 mètres d'altitude.
00:20:26Il y a cet ouragan Gabriel qui arrive sur les Açores.
00:20:29On va être concerné, non ?
00:20:30Alors en fait, il a touché les Açores ce matin
00:20:32avec des pluies diluviennes et des vents
00:20:33à près de 200 km par heure
00:20:35sous la forme d'un ouragan de catégorie 1.
00:20:38C'est à présent une dépression extratropicale
00:20:40qui se dirige vers les côtes portugaises
00:20:42et en fait, les ventes tournent dans le sens inverse
00:20:43des aiguilles d'une montre.
00:20:44Et en arrivant près du Portugal,
00:20:46ça va faire remonter de l'air plus doux vers la France.
00:20:48Et regardez les températures prévues pour dimanche après-midi.
00:20:51On ne dépassait pas en milieu de semaine
00:20:53les 10 degrés dans le Nord-Est.
00:20:54C'est un 18 à Paris pour dimanche,
00:20:5620 degrés à Biarritz et jusqu'à 25 en Corse.
00:20:580,67 degrés.
00:20:59J'ai du mal à percevoir la différence
00:21:01entre 0,67 degrés et 1 degré.
00:21:03En termes de pétrole, c'est deux tiers d'un degré.
00:21:07Dans ce qu'on appelle une atmosphère classique,
00:21:08dans une situation météo classique,
00:21:10dès qu'on monte 200 mètres,
00:21:11on gagne 0,67 degrés
00:21:13et on perd 0,67 degrés,
00:21:15ce qui explique la différence de température
00:21:17entre le niveau de la mer et la montagne.
00:21:20Et bien voilà, on aura appris des choses.
00:21:21Restez avec nous dans un instant.
00:21:23Dans le journal de midi et demi,
00:21:24on verra, tiens, dans quelles conditions
00:21:25Nicolas Sarkozy sera-t-il incarcéré.
00:21:28Ça pourrait être dès la mi-octobre
00:21:30et sans doute à la prison de la santé à Paris.
00:21:32On vous emmènera au cœur de ces quartiers
00:21:35extrêmement protégés,
00:21:37soit les vulnérables,
00:21:37soit carrément à l'isolement.
00:21:39Vous verrez dans quelles conditions
00:21:40il y aura là-bas.
00:21:41Tous ceux qui y sont passés le disent.
00:21:42C'est dur.
00:21:43C'est très dur.
00:21:43Midi BFM, il est 12h30.
00:21:50Dans quelles conditions sera détenu Nicolas Sarkozy,
00:21:54condamné hier par le tribunal de Paris ?
00:21:56Il est convoqué le 13 octobre
00:21:57pour savoir où et quand il sera emprisonné.
00:21:59Comment assurer sa sécurité ?
00:22:01Aura-t-il droit à des conditions améliorées ?
00:22:03On va vous emmener au cœur des quartiers
00:22:05très protégés de la prison de la santé à Paris.
00:22:08Alerte au drone au-dessus d'une masse militaire
00:22:10près de Reims
00:22:11et pour la troisième fois au-dessus d'un aéroport danois.
00:22:14Pourquoi n'arrive-t-on pas à remonter la piste de ces engins
00:22:16et dans quel cas est-il possible de les abattre ?
00:22:19Alerte au drone, effectivement.
00:22:21Jean-Michel Aulas en campagne pour la mairie de Lyon
00:22:23avec un premier meeting ce soir.
00:22:24L'ancien président de l'OL a officialisé sa candidature hier
00:22:27avec une lettre aux Lyonnais.
00:22:29On verra justement ce qu'en pensent les électeurs.
00:22:31Les cas de Covid repartent à la hausse
00:22:33à cause d'un nouveau variant.
00:22:35Ce nouveau variant s'appelle Frankenstein.
00:22:37On verra pourquoi on l'a baptisé ainsi dans le milieu en santé.
00:22:39Ce sera à 12h50 avec le docteur Damien Thomasson.
00:22:43Et puis la météo, encore pas mal de nuages, de fraîcheurs.
00:22:45Mais ça va remonter, promis, ce week-end.
00:22:49Nous allons faire en sorte que sa détention soit la plus courte possible.
00:22:52C'est ce qu'assure l'un des avocats de Nicolas Sarkozy.
00:22:54C'était ce matin sur BFM TV.
00:22:56Il est donc convoqué dans un peu plus de deux semaines
00:22:58maintenant au parquet national financier
00:22:59pour connaître les détails de sa détention.
00:23:01Quand sera-t-il incarcéré ?
00:23:03Et où ?
00:23:04Pour un ancien président, la prison de la santé dans Paris
00:23:06paraît la plus adaptée.
00:23:08On va voir pourquoi avec Milana Arjolas,
00:23:09Théo Bacillana et Emeline Darkour.
00:23:11QV4, c'est le nom du quartier d'idées vulnérables à la prison de la santé
00:23:17dans lequel Nicolas Sarkozy pourrait être incarcéré.
00:23:20Des cellules classiques, 9 mètres carrés mais moins de monde.
00:23:24Pierre Botton y a passé deux ans pour abus de biens sociaux.
00:23:26Il réfute le terme de prison VIP, souvent utilisé.
00:23:30C'est un quartier spécifique qui sont 18 cellules, juste 18 cellules,
00:23:35qui malheureusement maintenant, compte tenu de la surpopulation carcérale,
00:23:39sont doublées, même là.
00:23:40Et il y a même là des détenus qui sont sur des matelas au sol.
00:23:45La prison de la santé a été rénovée en profondeur il y a 10 ans.
00:23:48Et pourtant...
00:23:49Les fenêtres sont très mal jointées, donc le froid passe au travers.
00:23:54Si vous avez des biscuits ou des choses comme ça,
00:23:56il ne faut jamais laisser l'intérieur parce qu'immédiatement les insectes viennent.
00:23:59Donc il faut mettre ça sur le rebord de votre fenêtre.
00:24:02Il y a des rats, il y a des punaises, il y a des cafards.
00:24:05C'est la prison.
00:24:06Nicolas Sarkozy peut être dans le quartier des vulnérables ou bien en isolement.
00:24:10Pour le déterminer, son incarcération commencera par quelques jours d'évaluation.
00:24:14Comme ils vont avoir peur qu'ils se suicident,
00:24:16dans les 7 premiers jours, on va taper à sa porte
00:24:18et on va lui demander de lever le bras pour être sûr qu'il soit en vie.
00:24:20Par exemple, vous voyez, je veux dire.
00:24:22Donc vous n'êtes plus maître de rien.
00:24:23Ce matin, son avocat a formulé un souhait.
00:24:26On va essayer de faire en sorte que sa détention soit la plus courte possible.
00:24:31La défense de Nicolas Sarkozy prévoit de faire une demande de remise en liberté.
00:24:35Elle peut le faire dès le premier jour de l'incarcération.
00:24:38Et Pauline Revena, chef du service de Polyjustice, est avec nous.
00:24:41Quartier des vulnérables ou bien à l'isolement, quelle est la différence concrète ?
00:24:45Alors, quartier des vulnérables, c'est au troisième étage
00:24:47d'une des ailes de la prison.
00:24:48Il y a 17 cellules, 9 mètres carrés, comme à peu près pour toutes.
00:24:51Mais il y a des temps, ils sont chacun individuels en cellule,
00:24:55mais il y a des temps de partage, des promenades, par exemple,
00:24:57collectifs, des temps de collégialité, de convivialité, pardon.
00:25:01Alors que côté isolement, c'est le plus étanche possible.
00:25:05Et les détenus n'ont pas de contact avec les autres détenus.
00:25:08Donc nous, selon nos sources, ça nous semble plus adapté pour Nicolas Sarkozy.
00:25:12Mais les deux options, aujourd'hui, sont sur la table à la prison de la santé.
00:25:15Qui prend cette décision ?
00:25:16L'administration pénitentiaire et surtout le rendez-vous du 13 octobre,
00:25:20lorsqu'il va être convoqué devant le parc national financier,
00:25:23qui va fixer, effectivement, les conditions d'incarcération et les modalités.
00:25:27Parce qu'il est convoqué le 13, mais il peut être incarcéré le 13, le 14, le 15,
00:25:31les jours qui suivent.
00:25:31Dans l'actualité également, cette nouvelle alerte aux drones au Danemark,
00:25:35puisqu'un aéroport a dû fermer brièvement après des survols une nouvelle fois d'engins suspects.
00:25:39Et Roselyne, c'est le troisième incident de ce genre cette semaine.
00:25:42La première ministre danoise parle d'ailleurs d'attaques hybrides qui risquent, dit-elle, de se multiplier.
00:25:46Elle pointe du doigt la Russie.
00:25:47Alors pourquoi n'arrive-t-on pas à suivre ces engins ?
00:25:50Peut-on les abattre ? On voit ça avec Romain Langlais.
00:25:54L'alerte aux drones, à nouveau déclenchée cette nuit au Danemark.
00:25:59Pour la deuxième nuit consécutive, l'espace aérien au-dessus de l'aéroport d'Alborg
00:26:03a dû être fermé pendant plusieurs heures.
00:26:06Une menace prise très au sérieux par les autorités,
00:26:09qui visent clairement Moscou dans leurs accusations.
00:26:11Les attaques auxquelles nous avons assisté ces derniers jours
00:26:14s'inscrivent dans une série d'épisodes profondément préoccupants à travers l'Europe.
00:26:18Le but est de créer la peur et la discorde.
00:26:22La menace des attaques hybrides est là pour durer.
00:26:25Mais alors, comment éviter de nouvelles incursions ?
00:26:28Si le Danemark annonce renforcer ses capacités de détection et de neutralisation,
00:26:33la taille et le point de décollage de ces appareils peuvent rendre la tâche compliquée.
00:26:38Évidemment, ce sera détectable au dernier moment.
00:26:40Et est-ce qu'on va descendre ces drones s'ils sont petits,
00:26:45s'ils sont menaçants par exemple pour la sécurité d'un aéroport ?
00:26:48Non.
00:26:49Justement, quelles sont les règles pour abattre des engins volants dans le ciel européen ?
00:26:54Pour les drones, il faut déterminer s'ils sont en mission d'observation ou d'attaque.
00:26:58En cas de danger pour la population ou des sites stratégiques,
00:27:02ils peuvent être détruits.
00:27:03Concernant les avions de chasse étrangers, trois critères sont examinés.
00:27:08L'armement embarqué, l'attitude menaçante ou non, et enfin la trajectoire de l'appareil.
00:27:14Si une menace directe est détectée, l'ordre peut être donné de tirer.
00:27:18Face à ces alertes répétées, la France dit être prête à apporter son appui au Danemark
00:27:23pour évaluer la situation et contribuer à la sécurité de son espace aérien.
00:27:28Et puis on vous le disait à midi, des survols de drones non identifiés ont été observés
00:27:32dans l'année de dimanche à lundi au-dessus de la base militaire de Mourmelon dans la Marne.
00:27:36Une enquête est en cours.
00:27:37La sécurité a été renforcée et nous serons sur place dès le début du journal de 13h30.
00:27:42Dans l'actualité également, les agriculteurs qui se mobilisent aujourd'hui
00:27:45avec des manifestations, quelques blocages aussi.
00:27:47C'est une première étape seulement disent-ils parce qu'en fait beaucoup se sont occupés dans les champs.
00:27:51Ils prévoient d'autres rendez-vous cet automne, notamment pour protester contre les traités de libre-échange, les normes.
00:27:57Beaucoup d'éleveurs ont aussi connu de lourdes pertes à cause des épidémies.
00:28:00Oui, notamment celle de dermatose nodulaire qui ravage les troupeaux de vaches.
00:28:04Et une vaste campagne de vaccination vient de démarrer en Auvergne-Rhône-Alpes
00:28:08pour tenter de sauver les élevages.
00:28:10Reportage BFM Lyon de Lauren Pellao avec David Unal.
00:28:14Dans les bureaux de cette clinique vétérinaire, c'est l'ébullition.
00:28:17Je vous téléphone pour les vaccins pour la dermatose. Je vous ai reprogrammé sur une tournée.
00:28:21Depuis la découverte d'un foyer de dermatose nodulaire dans le Rhône jeudi dernier,
00:28:25les équipes sont à pied d'œuvre pour organiser la vaccination des bovins.
00:28:29Ici, c'est toutes nos tournées qui sont programmées jusqu'à la semaine prochaine pour plusieurs vétérinaires.
00:28:35On a un dossier par exploitation avec tout le listing des vaches qui doivent être vaccinées.
00:28:40Objectif, réaliser toutes les vaccinations en quatre semaines.
00:28:43Pour cela, les vétérinaires comme Julien sont mobilisés sept jours sur sept.
00:28:47Le praticien se rend d'exploitation en exploitation.
00:28:50Il y a ma cocotte là.
00:28:5121 jours après l'injection, les vaches seront totalement immunisées contre la maladie.
00:28:57En attendant, la vigilance est de mise.
00:28:59Il faut qu'on soit effectivement à l'écoute des symptômes des animaux.
00:29:04Une baisse de forme, une baisse d'état général, de la fièvre surtout.
00:29:08Et après, on a des nodules qui apparaissent.
00:29:11Depuis une semaine, cet éleveur retient son souffle.
00:29:14Si une de ces 172 vaches contracte la maladie, c'est tout le cheptel qui devra être abattu.
00:29:22On est déjà à 20 kilomètres du foyer principal, mais 20 kilomètres, c'est proche et c'est loin.
00:29:26C'est une catastrophe si ça arrive.
00:29:28Je suis encore jeune éleveur.
00:29:31Qu'est-ce qu'on fait de mal si on n'a plus de vaches à traire ?
00:29:33Au total, dans la nouvelle zone réglementée, 350 000 bovins doivent être vaccinés.
00:29:39Une vaccination entièrement prise en charge par l'État.
00:29:41Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a tendu à la tribune de l'ONU tout à l'heure
00:29:46pour dénoncer notamment les États qui reconnaissent l'État palestinien.
00:29:50Il a déjà affirmé que son gouvernement allait étendre la colonisation juive en Cisjordanie occupée.
00:29:55Mais Donald Trump, la mise en garde, pas question d'annexer la Cisjordanie,
00:29:59je ne le permettrai pas, dit le président américain,
00:30:02qui veut croire qu'un accord à Gaza est proche et peut-être même la paix.
00:30:06Nous entretenons d'excellentes relations avec de nombreux pays
00:30:12et vous serez peut-être encore plus heureux lorsque vous apprendrez que nous avons parlé aujourd'hui
00:30:16avec Benyamin Netanyahou et tous les dirigeants du Moyen-Orient
00:30:19qui sont des personnes formidables
00:30:21et que nous sommes sur le point de conclure un accord sur Gaza, voire même la paix.
00:30:27Ce serait une première depuis environ 2000 ans, je crois.
00:30:30Dans la région, je dirais la première fois depuis, Steve, qu'en pensez-vous ?
00:30:34La première fois depuis 2000 ans ou peut-être 1000 ans, c'est très long.
00:30:39On vous en parlait en titre, Jean-Michel Hollasse part en campagne,
00:30:41premier meeting électoral en fin de journée.
00:30:43Il a officialisé hier sa candidature à la mairie de Lyon
00:30:46en envoyant une lettre à tous les Lyonnais.
00:30:48Reportage Romain Etuin et Léa Morel.
00:30:52Premier tract de campagne, glissé dans les boîtes aux lettres pour Luc.
00:30:56Moi j'aime bien cette capacité de Jean-Michel Hollasse
00:30:58de pouvoir rassembler des gens déjà qui ne viennent pas des partis politiques
00:31:02et lui peut amener quelque chose justement du monde de l'entreprise, du monde du sport.
00:31:06Dans cette lettre, l'homme d'affaires de 76 ans l'officialise.
00:31:10Il est candidat aux élections municipales.
00:31:13Ma candidature ne sera pas celle d'un parti,
00:31:15mais celle d'un Lyonnais qui s'engage pour sa ville.
00:31:17C'est une candidature longuement mûrie.
00:31:20Figure locale, Jean-Michel Hollasse a présidé l'Olympique lyonnais de 1987 à 2023.
00:31:26Alors ici, chacun a son avis sur sa candidature.
00:31:30C'est terminé en eau de boudin.
00:31:32Pour l'OL, donc s'il fait pareil pour les finances de Lyon et sa métropole,
00:31:36on est mal parti.
00:31:37Vu le personnage et vu la réputation qu'il a sur Lyon,
00:31:40c'est toujours un grand grand plaisir.
00:31:42Si Jean-Michel Hollasse ne se réclame d'aucun parti,
00:31:45il n'aura pas de candidat LR face à lui.
00:31:47Pierre Oliver, le maire du deuxième arrondissement,
00:31:50se retire à son profit.
00:31:51Il y a un enthousiasme autour de sa candidature
00:31:53et du projet qu'il veut incarner, qui est en rupture totale,
00:31:56avec ceux qui nous dirigent aujourd'hui à Lyon et à la métropole.
00:31:59Jean-Michel Hollasse dit vouloir rencontrer les Lyonnais
00:32:02pour bâtir son programme.
00:32:03Premier meeting prévu dès ce soir.
00:32:06Un coup dur pour le Paris Saint-Germain,
00:32:08puisque l'on a appris il y a moins d'une demi-heure maintenant
00:32:10que Marquinhos, leur capitaine,
00:32:12resterait au vestiaire pendant plusieurs semaines.
00:32:15Il est blessé, blessé à la jambe,
00:32:17au quadriceps gauche très précisément.
00:32:19Et le défenseur central du Paris Saint-Germain
00:32:21rejoint à l'infirmerie d'autres joueurs importants,
00:32:23Ousmane Dembele, Désiré Doué et Joao Neyves.
00:32:26Et on sait que le calendrier du Paris Saint-Germain
00:32:27est évidemment important et serré,
00:32:30puisque le PSG se déplace en Ligue des Champions
00:32:32la semaine prochaine à Barcelone.
00:32:34Et demain, il affronte Angers au Parc des Princes.
00:32:37Angers ou Auxerre ?
00:32:38Auxerre, c'est presque pareil.
00:32:39Ah bah non, c'est pas pareil.
00:32:41Ah bon, oh là là.
00:32:44Et justement, Néla, est-ce qu'on verra un certain fan,
00:32:46Nicolas Sarkozy, dans les tribunes ?
00:32:48Oui, c'est à côté de chez lui, c'est un grand fan
00:32:49et c'est sans doute l'une des dernières fois
00:32:50où il peut aller au parc.
00:32:51Bon, en tout cas, il y a beaucoup de réactions
00:32:52après la condamnation historique de l'ancien président.
00:32:55Et pour vous Néla, la justice doit se remettre en cause.
00:32:58Oui, alors je précise d'emblée que mon propos
00:32:59ne concerne pas le droit ou la décision d'hier
00:33:02dans ses fondements.
00:33:03Je connais bien moins ce dossier
00:33:05que mes collègues qui ont suivi chacune des audiences.
00:33:08Mais pour moi, la justice doit s'interroger
00:33:10sur le lien désormais qu'elle entretient avec les Français.
00:33:12Il y a eu une enquête en février dernier
00:33:14du CEVIPOF, donc c'est l'Institut de recherche de Sciences Po.
00:33:18L'enquête, c'était en quoi ou en qui
00:33:19les Français ont-ils confiance aujourd'hui ?
00:33:2144% seulement des sondés ont confiance en la justice.
00:33:2568% considèrent qu'elle est politisée.
00:33:2823% des Français considèrent
00:33:30qu'elle traite tout le monde à égalité.
00:33:33C'est bien moins que chez tous nos voisins.
00:33:36Alors ça a été réalisé, ça, en février.
00:33:38Ça veut dire que c'était avant la condamnation
00:33:39de Marine Le Pen et avant celle de Nicolas Sarkozy.
00:33:41Oui, et donc ma conviction, c'est que ces deux jugements
00:33:44vont aggraver encore la situation
00:33:46entre les Français et les juges.
00:33:48De quoi parle-t-on ?
00:33:49Dans le cas d'hier, d'un président de la République
00:33:51qui va dormir en prison
00:33:52parce qu'il lui est reproché
00:33:54de n'avoir pas su
00:33:55que ses proches pouvaient possiblement
00:33:57magouiller pour financer sa campagne
00:33:59avec de l'argent sale.
00:34:01Possiblement parce que Nicolas Sarkozy
00:34:02est relaxé sur l'effet de financement illégal
00:34:04de la campagne.
00:34:04Par ailleurs, il est aussi relaxé
00:34:07sur le fait qu'il y ait pu y avoir
00:34:10un pacte de corruption,
00:34:12qu'il y ait pu y avoir un pacte scellé
00:34:14entre ses proches et les Libyens.
00:34:15Il est condamné sur l'association
00:34:17de malfaiteurs,
00:34:19mais les juges disent
00:34:20alors on n'est pas sûr
00:34:21qu'il y ait eu l'association de malfaiteurs,
00:34:23mais en tout cas,
00:34:24lui ne pouvait pas l'ignorer.
00:34:24Si ça s'est fait dans son dos,
00:34:25il devait savoir.
00:34:28En droit, la décision est peut-être fondée
00:34:30puisque d'autres ont déjà été condamnés
00:34:31pour l'association de malfaiteurs
00:34:32avec les mêmes explications,
00:34:33faisceau d'indices mais pas de preuves indirectes.
00:34:35Donc il n'y a pas de traitement particulier
00:34:36en réalité pour Nicolas Sarkozy.
00:34:38Mais moi je vous parle d'images
00:34:39et de liens encore une fois
00:34:40entre les Français et la justice
00:34:41et en termes d'images,
00:34:42c'est terrible.
00:34:42Mais pourquoi ?
00:34:43Parce que Nicolas Sarkozy
00:34:44n'est pas injusticiable comme un autre.
00:34:45Quoi qu'on en dise.
00:34:46Mais ça, ça choque quand on entend ça.
00:34:47Et que Marine Le Pen non plus.
00:34:47Ben oui, mais il y a un ancien président
00:34:49de la République
00:34:49et il y a une triple candidate
00:34:50à la présidentielle
00:34:51deux fois qualifiée au second tour.
00:34:53Ça veut dire que le caractère d'association...
00:34:54Mais à partir de quand vous définissez
00:34:55qu'on est injusticiable comme un autre ?
00:34:57Parce que la justice, dans son motif,
00:34:59parle de trouble à l'ordre public.
00:35:01Et que lorsque vous avez
00:35:02un ancien président
00:35:03et une triple candidate
00:35:04à la présidentielle,
00:35:05le trouble à l'ordre public
00:35:06doit aussi être apprécié,
00:35:09à mon sens,
00:35:09à la lumière de ce statut.
00:35:11Surtout quand la peine est assortie
00:35:12d'une peine d'exécution provisoire.
00:35:15La peine d'exécution provisoire,
00:35:17elle n'est pas fixée par la loi.
00:35:18La loi ne dit pas
00:35:18à quelles conditions est-ce qu'on l'applique.
00:35:19Elle est à l'appréciation des juges.
00:35:21Et les juges ont une mauvaise image
00:35:23auprès des Français.
00:35:25Là encore, pour moi,
00:35:26une décision qui crée du trouble,
00:35:28et là, en l'espèce, c'est le cas,
00:35:30n'est plus une décision incontestable
00:35:31pour l'opinion publique.
00:35:32L'opinion publique dans la Constitution,
00:35:34c'est un terme...
00:35:34Vous trouvez que ça crée du trouble ?
00:35:36Oui, ça crée du trouble
00:35:37auprès de l'opinion publique.
00:35:38On verra dans les prochaines enquêtes
00:35:38du Cévi-Pof,
00:35:39le lien entre les Français et la justice.
00:35:41Mais pour moi, si ça crée du trouble,
00:35:42ça crée un lien de déficience
00:35:44avec le peuple,
00:35:45avec l'opinion publique.
00:35:46Le peuple dans la Constitution,
00:35:47c'est le fondement de la souveraineté.
00:35:48En un mot,
00:35:49on entend parler d'une grâce présidentielle
00:35:50née là, c'est possible ou pas ?
00:35:51Alors, en théorie,
00:35:52c'est après une condamnation définitive,
00:35:54mais il est déjà arrivé,
00:35:552016, François Hollande,
00:35:56qui a gracié Jacqueline Sauvage
00:35:58avant sa condamnation définitive.
00:36:00Donc, a priori, c'est possible.
00:36:01Après, on n'a pas du tout entendu
00:36:02le chef de l'État sur cette affaire.
00:36:03Et pour l'instant,
00:36:04Emmanuel Macron a laissé faire
00:36:05notamment le retrait aussi
00:36:06de la Légion d'honneur de Nicolas Sarkozy.
00:36:08Ses derniers faits et gestes
00:36:09ne tendaient pas à prouver
00:36:11qu'il volait au secours
00:36:12de l'ancien président.
00:36:13Alors, justement,
00:36:14s'il va bien en prison,
00:36:15comment va se dérouler
00:36:16la détention de Nicolas Sarkozy ?
00:36:17On en parle avec notre invité,
00:36:19Hugo Vitry.
00:36:19Bonjour, merci d'être avec nous.
00:36:20Vous êtes secrétaire locale
00:36:21FO Justice
00:36:22à la Maison d'arrêt de la Santé.
00:36:24La Santé en plein cœur de Paris
00:36:25qui pourrait convenir,
00:36:27là, pour le cas d'un ancien président.
00:36:29D'abord, la question
00:36:29que beaucoup de téléspectateurs se posent,
00:36:31est-ce qu'il aura le droit
00:36:32à un traitement de faveur ?
00:36:37Oui, bonjour à tous, tout d'abord.
00:36:39Alors, pour répondre à votre question,
00:36:41alors, M. Sarkozy n'aura aucun traitement
00:36:44de faveur, bien sûr.
00:36:45Il sera considéré
00:36:46comme un détenu lambda.
00:36:48Si, potentiellement,
00:36:49il est incarcéré chez nous
00:36:50au centre de pénitentiaire
00:36:50de Paris la Santé,
00:36:52il aura, comme tous les autres détenus,
00:36:54un parcours arrivant,
00:36:55on va l'évaluer
00:36:55sur les risques suicidaires ou autres.
00:36:57Et, bien sûr,
00:36:58il y aura des surveillances accrues
00:36:59sur ce quartier
00:37:00qui est dit des vulnérables.
00:37:02Quand vous parlez
00:37:03de surveillance accrue,
00:37:04ça veut dire quoi ?
00:37:07Alors, il sera surveillé,
00:37:09déjà, parmi nos missions,
00:37:12nous devons avoir
00:37:13une vigilance accrue
00:37:14surtout sur ce secteur
00:37:16où il sera sûrement hébergé.
00:37:17On dit ce qu'on aura plus tard
00:37:18durant l'interview.
00:37:20Nous devons contrôler
00:37:22tous les demi-heures,
00:37:24les œilletons,
00:37:24pour voir l'intégrité physique
00:37:25des personnes détenues.
00:37:26Et surtout sur ce secteur,
00:37:27il sera surveillé
00:37:29de jour comme de nuit.
00:37:31Quand vous dites
00:37:31qu'on contrôle toutes les demi-heures,
00:37:32ça veut dire qu'on allume la lumière
00:37:33toutes les demi-heures ?
00:37:35Non, non, non, pas du tout.
00:37:38Sur une porte de cellule,
00:37:39il y a ce qu'il dit,
00:37:40un œilleton.
00:37:41Et cet œilleton permet
00:37:41de voir à l'intérieur
00:37:42de la cellule,
00:37:43voir les personnes détenues
00:37:44présentes et vivantes
00:37:45durant nos contrôles.
00:37:47Vous dites qu'il sera traité
00:37:48comme les autres.
00:37:48Ça veut dire quoi ?
00:37:48Ça veut dire une cellule
00:37:49juste pour lui ?
00:37:50Il a une douche ?
00:37:51Il a quoi ?
00:37:52Alors, la particularité,
00:37:56bon, je viens dire potentiellement
00:37:57s'il est incarcéré chez nous
00:37:58et s'il sera sur ce secteur,
00:37:59mais je pense qu'il sera
00:38:00sur ce secteur s'il vient chez nous.
00:38:02La particularité de ce secteur,
00:38:04c'est effectivement,
00:38:05c'est un secteur
00:38:06où il y a des personnes médiatiques,
00:38:10des hautes personnalités.
00:38:12Et effectivement,
00:38:13il sera seul en cellule, sûrement.
00:38:16Et bien sûr, il aura douche,
00:38:18télé, frigo, bien sûr,
00:38:19qui sera payant
00:38:20comme tous les autres détenus.
00:38:22Télé, frigo,
00:38:23il aura bien sûr son lit.
00:38:24Et voilà,
00:38:25comme tous les autres détenus,
00:38:26comme toutes les autres cellules,
00:38:27excusez-moi,
00:38:28du sang pénitentiaire
00:38:29de Paris-la-Santé,
00:38:30il n'y a pas de quartier VIP
00:38:31comme beaucoup le disent.
00:38:32C'est un secteur des vulnérables,
00:38:34mais il n'aura en aucun cas
00:38:37un traitement de faveur
00:38:38pour M. Sarkozy.
00:38:39Bon, combien y a-t-il aujourd'hui
00:38:40de personnalités
00:38:42dans ce quartier,
00:38:42donc, dit des vulnérables ?
00:38:44Il est plein,
00:38:45mais il y a combien de cellules ?
00:38:4618, je crois ?
00:38:48Alors, il y a 17 cellules.
00:38:50Il faut enlever une.
00:38:51Alors, il y a 17 cellules
00:38:52pour ce quartier des vulnérables.
00:38:54Bon, après,
00:38:54des personnes connues,
00:38:55connues,
00:38:56ce n'est pas forcément
00:38:57connue, connue,
00:38:57c'est surtout des affaires
00:38:58médiatiques ou pas.
00:39:00Mais, en fait,
00:39:01sur le parcours arrivant,
00:39:02il y a des évaluations
00:39:03qui sont faites.
00:39:04Et, suivant l'évaluation,
00:39:06les chefs de secteur
00:39:07positionnent ces personnes détenues
00:39:09sur ce secteur.
00:39:11Il aura qui comme voisin
00:39:12s'il vient vraiment chez vous ?
00:39:13Il y a qui aujourd'hui
00:39:14dans ce quartier ?
00:39:16Alors là,
00:39:17je ne peux pas vous dire
00:39:18parce que je n'ai pas
00:39:18les noms en tête,
00:39:19mais il aura
00:39:21les détenus
00:39:23qui prévus
00:39:25qu'il doit avoir.
00:39:26Comment se passent
00:39:26les relations
00:39:27entre ces personnalités
00:39:28un peu particulières
00:39:29ou le personnel pénitentiaire ?
00:39:30Ce sont des relations
00:39:31particulières ?
00:39:34Ben,
00:39:35c'est un quartier
00:39:36assez sensible
00:39:36mais c'est un quartier
00:39:37où, je ne vais pas
00:39:38vous le cacher,
00:39:39où il y a très très peu
00:39:40d'agressions sur le personnel
00:39:41et agressions
00:39:42entre personnes détenues.
00:39:44Voilà,
00:39:44il y a un très bon
00:39:45accompagnement
00:39:46sur ce secteur
00:39:46à tous les niveaux.
00:39:49Donc, voilà,
00:39:50c'est un secteur
00:39:52qui n'existe,
00:39:53il me semble,
00:39:54que sur Paris
00:39:54la santé.
00:39:55Donc,
00:39:56il n'y a pas de risque
00:39:57potentiel de violence
00:39:59sur ce secteur.
00:40:00Le risque zéro
00:40:00n'existe pas,
00:40:01bien sûr,
00:40:02mais c'est un secteur moindre.
00:40:04Merci beaucoup,
00:40:05Hugo Vitry,
00:40:05d'avoir été en direct
00:40:07avec nous
00:40:07et dans une heure
00:40:08à 13h40,
00:40:09le dossier de BFMTV,
00:40:11on vous emmènera
00:40:12au cœur, justement,
00:40:13de ce fameux quartier
00:40:14très sécurisé
00:40:15de la santé.
00:40:16Vous pourrez vous rendre compte
00:40:17un peu des conditions.
00:40:18C'est très difficile,
00:40:18ça en a fait craquer plus d'un,
00:40:20y compris Bernard Tapie.
00:40:20Oui,
00:40:21qu'on réécoutera effectivement
00:40:22tout à l'heure
00:40:22dans une heure.
00:40:23On va parler de notre santé
00:40:24maintenant avec le docteur
00:40:25Damien Thomasot.
00:40:25Bonjour docteur.
00:40:26Bonjour.
00:40:26On va parler du Covid
00:40:27parce qu'on a regardé
00:40:28les chiffres.
00:40:29Augmentation des cas
00:40:30de 37%
00:40:32entre le 15 et le 21 septembre
00:40:34avec un nouveau variant
00:40:35qui s'appelle
00:40:36le variant Frankenstein.
00:40:38Pourquoi l'appelle-t-on comme ça ?
00:40:39Effectivement,
00:40:40augmentation du virus
00:40:41depuis quelques jours
00:40:42et ce nouveau variant
00:40:43qui représente
00:40:44deux variants différents,
00:40:45les variants Frankenstein
00:40:47qui sont plutôt dus
00:40:48au fait que c'est
00:40:49des combinaisons,
00:40:50des hybrides
00:40:50de variants Omicron
00:40:51qui existaient déjà
00:40:52et qui étaient déjà diffusés
00:40:53depuis quelques mois.
00:40:55Il a une caractéristique
00:40:56particulière ce variant ?
00:40:58Exactement.
00:40:58Ce variant est appelé
00:40:59Frankenstein
00:41:01parce que sa caractéristique
00:41:02c'est le fait
00:41:03qu'il soit capable
00:41:05de s'hybrider
00:41:06plus facilement
00:41:07avec les cellules humaines.
00:41:08Il a donc des modifications
00:41:10au niveau de ses récepteurs
00:41:11de ce qu'on appelle
00:41:12les cellules spike
00:41:12qui vont justement
00:41:13s'accrocher aux cellules humaines.
00:41:16Du coup,
00:41:16il est plus contagieux,
00:41:17plus dangereux ?
00:41:18Exactement.
00:41:18Il est beaucoup plus contagieux.
00:41:20On voit qu'il s'est développé
00:41:21d'abord en Asie
00:41:22début avril-mai
00:41:24avec une évolution
00:41:25très rapide
00:41:26entre avril et mai.
00:41:27Il est passé de 2,5%
00:41:28des souches à 11%.
00:41:29Et le deuxième au Canada
00:41:32et en Europe
00:41:33évolue très vite
00:41:34en quelques mois.
00:41:34On est un peu plus
00:41:35de 25%
00:41:36de la présence
00:41:38de ce variant aujourd'hui.
00:41:39Au niveau de la contagiosité
00:41:40donc beaucoup plus importante
00:41:41par contre sur la gravité
00:41:42on n'a pas
00:41:43aujourd'hui
00:41:44d'augmentation des cas graves
00:41:45ni d'augmentation
00:41:46des hospitalisations.
00:41:47Damien,
00:41:47est-ce que la baisse
00:41:48des températures
00:41:48on a vu que le temps
00:41:49changeait
00:41:50pouvait favoriser
00:41:52la propagation
00:41:52du virus
00:41:54ou de ce virus ?
00:41:55Effectivement,
00:41:55l'automne est toujours
00:41:56propice à l'arrivée
00:41:57de nouveaux virus
00:41:58on est beaucoup plus
00:42:00renfermés chez nous
00:42:01on sort moins
00:42:02et on a tous oublié
00:42:04les gestes barrières
00:42:05qui est une cause majeure
00:42:07de dissémination
00:42:07de ce virus.
00:42:08Et puis les enfants
00:42:08sont rentrés en classe !
00:42:09Exactement
00:42:10et c'est ce qu'on voit
00:42:11justement dans l'évolution
00:42:12de la population touchée
00:42:13début septembre
00:42:14on était plutôt
00:42:14sur les enfants
00:42:15depuis la semaine dernière
00:42:16on touche plutôt
00:42:17la catégorie 20-65 ans.
00:42:19Mais Damien,
00:42:19est-ce que vous diriez
00:42:19qu'il faut réadopter
00:42:21les gestes barrières
00:42:22et par exemple
00:42:23je ne sais pas moi
00:42:24mettre le masque
00:42:24dans les transports en commun
00:42:25dès aujourd'hui ?
00:42:26En tout cas
00:42:26il faut bien sûr
00:42:27y penser
00:42:28il faut surtout
00:42:28repenser tout le monde
00:42:30quand on a des symptômes
00:42:31potentiels
00:42:31d'un Covid
00:42:32ou d'une grippe
00:42:33de la fièvre
00:42:34des symptômes
00:42:34des douleurs de gorge
00:42:35penser à s'isoler
00:42:36ou alors effectivement
00:42:37mettre un masque
00:42:38quand on est en collectivité
00:42:39le plus important
00:42:40c'est de privilégier
00:42:41et de faire attention
00:42:42aux plus fragiles
00:42:43autour de nous.
00:42:44Et le vaccin justement
00:42:45c'est pour qui ?
00:42:45Le vaccin
00:42:46c'est donc
00:42:46ça sera une vaccination
00:42:48groupée avec la grippe
00:42:49à partir de mi-octobre
00:42:50pour les patients
00:42:51les plus vulnérables
00:42:52mais surtout
00:42:52les plus de 65 ans
00:42:53et tous ceux
00:42:54qui sont en proximité
00:42:55des vulnérables
00:42:56donc tous les professionnels
00:42:56de santé
00:42:57doivent aussi
00:42:58se faire vacciner.
00:42:59Merci beaucoup
00:43:00d'avoir été avec nous
00:43:01docteur
00:43:02et donc on n'oublie pas
00:43:02les gestes barrières
00:43:03on éternue dans son coude.
00:43:04Voilà
00:43:05et puis le gel hydroalcoolique
00:43:06de retour.
00:43:08Vous restez avec nous
00:43:09dans un instant
00:43:09on reviendra sur cette alerte
00:43:10au drone
00:43:11ça se multiplie
00:43:11on a beaucoup parlé
00:43:12du Danemark cette semaine
00:43:13mais nous aussi
00:43:13on est touché en France
00:43:15une base militaire
00:43:16du côté de la Marne
00:43:16que s'est-il passé ?
00:43:17Midi BFM
00:43:24il est 13h
00:43:24bienvenue si vous nous rejoignez
00:43:25seulement
00:43:26les alertes au drone
00:43:27se multiplient
00:43:28y compris chez nous
00:43:29Roselyne
00:43:29des engins non identifiés
00:43:31ont survolé
00:43:31une base militaire
00:43:32près de Reims
00:43:33le week-end dernier
00:43:34c'était évidemment
00:43:34totalement interdit
00:43:35une enquête est en cours
00:43:37la sécurité renforcée
00:43:38Nicolas Sarkozy
00:43:39convoquait le 13 octobre
00:43:40pour savoir où
00:43:41et quand il sera emprisonné
00:43:43dans quelles conditions
00:43:44sera-t-il détenu
00:43:45comment assurer sa sécurité
00:43:46aurait-il droit à des conditions
00:43:47améliorées
00:43:48on va tout vous expliquer
00:43:49et après cette condamnation
00:43:50celle de Marine Le Pen
00:43:51aussi question
00:43:51sur l'exécution provisoire
00:43:53faut-il la réformer
00:43:55pourquoi a-t-elle été créée
00:43:56au départ
00:43:56et par qui
00:43:57ce sera le thème
00:43:58de notre dossier du 13h
00:44:00dans 10 minutes
00:44:00l'avertissement des agriculteurs
00:44:02à l'appel de la FNSEA
00:44:03et des jeunes agriculteurs
00:44:04un peu partout en France
00:44:06pour dénoncer
00:44:06les effets du Mercosur
00:44:08nous serons avec Noémie Vira
00:44:10Noémie Vira
00:44:10est à Perpignan
00:44:11pour comprendre
00:44:12très concrètement
00:44:13quelles sont les raisons
00:44:14de la colère
00:44:15des viticulteurs
00:44:16et puis le temps
00:44:17contrasté Marc
00:44:18oui vous allez bien
00:44:19autour de la table
00:44:19la maison aussi
00:44:21regardez cette image
00:44:22de Nice
00:44:22c'est du plein soleil
00:44:23vous savez quoi ?
00:44:25et bien le soleil va revenir
00:44:25sur la France ce week-end
00:44:26et ça c'est la bonne nouvelle
00:44:27parce que pour l'instant
00:44:28cet après-midi
00:44:29c'est encore gris
00:44:29frais
00:44:30et avec de la neige
00:44:31en montagne
00:44:32ça c'est la carte
00:44:32de cet après-midi
00:44:33mais il y a de bonnes nouvelles
00:44:34pour la suite
00:44:34l'alerte au drone suspect
00:44:36a donc été lancée
00:44:38au-dessus d'un camp militaire
00:44:39un camp militaire
00:44:40de l'Est de la France
00:44:41dans la Marne
00:44:41le camp militaire
00:44:42de Mourmelan
00:44:43où la sécurité
00:44:44a été renforcée
00:44:45et une plainte déposée
00:44:46auprès des gendarmes
00:44:47après un vol suspect
00:44:49qui a été constaté
00:44:50dans la nuit
00:44:51de dimanche à lundi
00:44:52Romain Langlais
00:44:53les appareils
00:44:56ont survolé
00:44:57toutes les unités
00:44:58du camp
00:44:58selon l'armée de terre
00:44:59dans la nuit
00:45:00de dimanche à lundi
00:45:01plusieurs drones
00:45:02ont été repérés
00:45:03au-dessus
00:45:04de la base militaire
00:45:05de Mourmelan-le-Grand
00:45:06qui abrite
00:45:07le 501ème régiment
00:45:08de chars de combat
00:45:09du génie
00:45:10un acte qualifié
00:45:11d'isolé
00:45:12par la délégation
00:45:13militaire départementale
00:45:14il s'agissait
00:45:15de petits engins
00:45:16pas de drones pilotés
00:45:17par des militaires
00:45:18l'incident
00:45:19relève de l'exceptionnel
00:45:20des incursions
00:45:21tout de même
00:45:22prises au sérieux
00:45:23par l'armée
00:45:23qui annoncent
00:45:24avoir renforcé
00:45:25la sécurité
00:45:25sur le site
00:45:26une plainte
00:45:27a également été déposée
00:45:29à la gendarmerie
00:45:30si aucun élément
00:45:31ne permet à ce stade
00:45:32de penser
00:45:33qu'il s'agisse
00:45:34d'une ingérence étrangère
00:45:35le contexte actuel
00:45:36laisse toutefois
00:45:37planer le doute
00:45:38rien que cette semaine
00:45:39plusieurs drones
00:45:40non identifiés
00:45:41ont été détectés
00:45:42dans les espaces
00:45:43aériens danois
00:45:44et norvégiens
00:45:45la nuit dernière
00:45:46une base aérienne
00:45:47militaire
00:45:48a notamment été
00:45:49survolée au Danemark
00:45:50la politique à présent
00:45:53est le calendrier
00:45:53judiciaire
00:45:54de Nicolas Sarkozy
00:45:55condamné à 50 prisons
00:45:56fermes
00:45:56pour association
00:45:57de malfaiteurs
00:45:58dans cette enquête
00:45:59sur le financement
00:46:00libyen
00:46:00de la campagne
00:46:01présidentielle de 2007
00:46:02il se présentera
00:46:04dans moins de
00:46:04deux semaines
00:46:05devant le parquet
00:46:06national financier
00:46:06ce sera effectivement
00:46:07le 13
00:46:07le lundi 13
00:46:09et après
00:46:09combien de temps
00:46:10l'ancien président
00:46:11peut-il passer
00:46:11derrière les barreaux
00:46:12voilà ce que disait
00:46:13l'un de ses avocats
00:46:14ce matin sur BFM TV
00:46:15la justice a tranché
00:46:185 ans de prison
00:46:19avec exécution provisoire
00:46:21pour Nicolas Sarkozy
00:46:22une décision
00:46:23accueillie avec stupeur
00:46:24par sa défense
00:46:25qui la qualifie
00:46:26de choquante
00:46:27et malfondée en droit
00:46:28on ne comprend pas
00:46:29cette décision
00:46:30on ne la comprend pas
00:46:32on va essayer
00:46:33de faire en sorte
00:46:34que sa détention
00:46:35soit la plus courte possible
00:46:37et cette détention
00:46:38se précisera
00:46:39le 13 octobre prochain
00:46:40Nicolas Sarkozy
00:46:42sera convoqué
00:46:42devant le parquet
00:46:43national financier
00:46:44là-bas
00:46:45un magistrat
00:46:46lui indiquera
00:46:47les conditions
00:46:47et la date effective
00:46:49de son incarcération
00:46:50alors l'ancien chef
00:46:51de l'état
00:46:51s'ajournera probablement
00:46:53à la prison de la santé
00:46:54à Paris
00:46:54cette prison comporte
00:46:55deux ailes spécifiques
00:46:57qui pourraient être
00:46:58adaptées à ce détenu
00:46:59hors normes
00:47:00il y a d'abord
00:47:00le quartier des vulnérables
00:47:02qu'on appelle aussi
00:47:02parfois de manière erronée
00:47:03le quartier des VIP
00:47:04autre possibilité
00:47:06pour Nicolas Sarkozy
00:47:07c'est le quartier
00:47:08d'isolement
00:47:09sa particularité
00:47:10c'est que les détenus
00:47:11ne peuvent pas
00:47:12se croiser
00:47:12ils peuvent très difficilement
00:47:14communiquer entre eux
00:47:15Nicolas Sarkozy
00:47:16sera le premier
00:47:17ex-président
00:47:18de la 5ème république
00:47:19à aller en prison
00:47:20une situation inédite
00:47:22qui divise l'opinion
00:47:24je trouve que c'est
00:47:24juste un acharnement
00:47:25qu'on fait sur le
00:47:26président Nicolas Sarkozy
00:47:27il a été président
00:47:28de la république
00:47:29il se doit d'être
00:47:29exemplaire
00:47:30donc pour moi
00:47:31la peine doit également
00:47:32être exemplaire
00:47:33pour Sarkozy
00:47:34il n'y a pas le début
00:47:35d'un commencement de preuve
00:47:36dans cette histoire
00:47:36mais il y a une condamnation
00:47:38de la justice
00:47:38oui mais je ne suis pas d'accord
00:47:40Nicolas Sarkozy
00:47:41a fait appel
00:47:41mais une chose est sûre
00:47:43il sera bel et bien incarcéré
00:47:44ce sera ensuite
00:47:45à la cour d'appel de Paris
00:47:46d'examiner une éventuelle
00:47:48demande de mise en liberté
00:47:49la mobilisation
00:47:51des agriculteurs
00:47:52à présent
00:47:52ils étaient une centaine
00:47:53notamment devant
00:47:54le château de Versailles
00:47:55ce matin
00:47:55image symbolique
00:47:56pour protester
00:47:57contre les importations
00:47:59contre les normes
00:48:00aussi
00:48:00on va justement
00:48:01aller retrouver
00:48:01Noémie Vira
00:48:02à Perpignan
00:48:03très concrètement
00:48:04Noémie
00:48:05dites-nous
00:48:05quelles sont
00:48:06les raisons
00:48:07de cette colère
00:48:08la peur de l'accord
00:48:12commercial du Mercosur
00:48:13mais aussi
00:48:14l'absence
00:48:15d'un cap clair
00:48:16d'un cap national
00:48:17et d'une vision
00:48:18pour l'agriculture
00:48:19vous voyez ici
00:48:20derrière moi
00:48:20ces souches
00:48:21ces arbres arrachés
00:48:23qui sont en train
00:48:23de brûler
00:48:24derrière cette image
00:48:26Bruno Villa
00:48:27c'est le signe de quoi ?
00:48:28d'une viticulture
00:48:29qui est en train de mourir ?
00:48:31Clairement
00:48:32ça c'est l'image
00:48:32de notre département
00:48:33et c'est catastrophique
00:48:34on en meurt tous
00:48:35le département
00:48:37se dessèche
00:48:38les vignes meurent
00:48:39les vignes sont arrachées
00:48:41c'est le désespoir
00:48:42et l'abandon du territoire
00:48:43et clairement
00:48:45aujourd'hui
00:48:45les campagnes
00:48:46elles sont en feu
00:48:47il faut des solutions
00:48:48clairement
00:48:48pour sauver la viticulture
00:48:50des solutions rapides
00:48:51et immédiates
00:48:52Vous avez rendez-vous
00:48:53avec la préfecture
00:48:54à 13h45
00:48:55quel est l'objectif ?
00:48:56L'objectif
00:48:57c'est de travailler
00:48:58sur des solutions
00:48:59à court terme
00:49:00au moyen terme
00:49:00et long terme
00:49:01pour sauver
00:49:02l'ensemble des agriculteurs
00:49:03de notre territoire
00:49:04qui ont besoin
00:49:05de soutien
00:49:06rapide
00:49:07et de perspective
00:49:07parce qu'aujourd'hui
00:49:08le territoire
00:49:09est en train de mourir
00:49:10et les agriculteurs
00:49:11de disparaître
00:49:12ça fait longtemps
00:49:12que ça dure
00:49:13mais maintenant
00:49:14c'est inacceptable
00:49:15ça peut plus durer
00:49:15Merci beaucoup Bruno Villa
00:49:17et effectivement
00:49:17derrière cette image
00:49:18symbolique
00:49:19ces souches
00:49:20et ces arbres
00:49:21à hacher
00:49:21le symbole
00:49:22de l'effondrement
00:49:23de la viticulture
00:49:24ici dans les Pyrénées
00:49:25orientales
00:49:26Merci beaucoup
00:49:26Noémie Vira
00:49:27sur des images
00:49:28de Donovan
00:49:28d'Ozon
00:49:29nous allons à présent
00:49:29dans les Alpes-Maritimes
00:49:30la commune de Tende
00:49:32dont on avait beaucoup parlé
00:49:33au moment évidemment
00:49:34des inondations
00:49:35la commune de Tende
00:49:36aura en principe
00:49:38une pharmacie
00:49:39ça fait 5 ans
00:49:40que la commune attend
00:49:41Alors ils ont trouvé
00:49:42le pharmacien
00:49:42il vient de l'Aude
00:49:43il s'est enfin manifesté
00:49:45sauf qu'il reste
00:49:46un blocage
00:49:47administratif
00:49:48reportage BFM
00:49:49Nice Côte d'Azur
00:49:50d'Esteban Xivkas
00:49:52C'est certainement
00:49:54la fin d'un feuilleton
00:49:55qui aura duré 5 ans
00:49:57la pharmacie de Tende
00:49:58devrait bientôt
00:49:59rouvrir ses portes
00:50:00un soulagement
00:50:00pour les habitants
00:50:01Ah ben là
00:50:02c'est presque un miracle
00:50:03c'était inattendu
00:50:04D'abord c'est bien pour lui
00:50:05parce qu'il va avoir du travail
00:50:06peut-être même
00:50:06qu'il embrassera une personne
00:50:07et puis c'est bien pour nous
00:50:09parce qu'il est sur place
00:50:10ça nous évite
00:50:11de ne pas faire
00:50:1240 km
00:50:13Stéphane Barbier
00:50:15pharmacien dans l'Aude
00:50:16devrait s'installer
00:50:17prochainement
00:50:17dans ce local inutilisé
00:50:19depuis la fermeture
00:50:19de l'officine
00:50:20On a l'autorisation de l'ARS
00:50:22pour un transfert de licence
00:50:23depuis juin dernier
00:50:24mais un problème administratif
00:50:26ralentit le déménagement
00:50:27Une démarche est actuellement
00:50:28en cours
00:50:29pour que le pharmacien
00:50:30bénéficie d'une subvention
00:50:31de la sécurité sociale
00:50:32pour son installation
00:50:33dans un territoire
00:50:34considéré comme fragile
00:50:35le maire de son côté
00:50:37aimerait que les choses
00:50:38avancent rapidement
00:50:38L'appel que je lance
00:50:40c'est vraiment
00:50:40que tous ces petits obstacles
00:50:42soient rapidement franchis
00:50:43ne devraient même pas exister
00:50:46Pour nous c'est vraiment
00:50:46quelque chose d'indispensable
00:50:48c'est pas ouvrir une discothèque
00:50:49c'est pas ouvrir
00:50:50un marchand de glace
00:50:52c'est ouvrir une pharmacie
00:50:53quelque chose
00:50:53qui est vraiment indispensable
00:50:55à la population
00:50:55En attendant
00:50:56les tendasques
00:50:57continuent à aller chercher
00:50:58leurs médicaments
00:50:59à Breil-sur-Oya
00:50:59seule pharmacie
00:51:00de la vallée
00:51:01à une demi-heure de route
00:51:02La date exacte
00:51:03de l'ouverture de la pharmacie
00:51:04reste inconnue
00:51:05pour le moment
00:51:06La victoire de Lille
00:51:08en Ligue Europa
00:51:09et en toute fin de match
00:51:10face à Brand Bergen
00:51:11grâce à qui ?
00:51:13Grâce à ?
00:51:14Grâce à Papy
00:51:15grâce à Olivier Giroud
00:51:16dans le foot
00:51:17on est Papy
00:51:18nous on est carrément
00:51:19des ancêtres
00:51:19mais regardez cette tête
00:51:21incroyable
00:51:22je ne sais plus
00:51:23combien il mesure
00:51:24Olivier Giroud
00:51:25mais voilà
00:51:25il est monté
00:51:26jusqu'à 2m50
00:51:27autrement dit
00:51:28largement au-dessus du but
00:51:29puisqu'un but de foot
00:51:30ça mesure 2m32
00:51:31voilà
00:51:32deux buts à 1
00:51:33meilleur buteur
00:51:33et on est à 4 jours
00:51:35de ses 39 ans
00:51:35et devient non seulement
00:51:36le plus vieux buteur
00:51:37en France
00:51:38mais le plus vieux buteur
00:51:39de la Ligue Europa
00:51:39et meilleur buteur
00:51:411m93 déjà
00:51:42on n'est pas 2m50
00:51:43pas 2m50
00:51:4470 centimètres
00:51:46au-dessus du ça
00:51:47explosion
00:51:47voilà
00:51:47comme quoi
00:51:48à 39 ans
00:51:48on est encore très fort
00:51:49mais je le confirme
00:51:50allez on parle
00:51:53pouvoir d'achat
00:51:54on sait que c'est
00:51:54l'une de vos priorités
00:51:55et ça se voit d'ailleurs
00:51:56dans nos marques préférées
00:51:58Eva
00:51:59la marque préférée
00:52:00des français
00:52:00c'est Kiabi
00:52:01la mode à petit prix
00:52:02oui ben exactement
00:52:04la mode à petit prix
00:52:04et ça fait plusieurs années
00:52:06que Kiabi
00:52:06est en tête de ce classement
00:52:07alors là
00:52:08elle est suivie
00:52:09de près de Primark
00:52:10et de Decathlon
00:52:11mais c'est vrai que
00:52:12globalement dans ce classement
00:52:13on trouve beaucoup
00:52:14de marques à petit prix
00:52:16ça c'est la clé
00:52:16du classement
00:52:17on a Gémeaux
00:52:18on a également H&M
00:52:19ou encore DIM
00:52:20vous savez
00:52:20les sous-vêtements
00:52:21et c'est vrai que c'est
00:52:23en adéquation avec
00:52:24le fait que les français
00:52:25font toujours très attention
00:52:26à leur pouvoir d'achat
00:52:27alors pourquoi Kiabi
00:52:28et bien c'est vrai que
00:52:29cette marque
00:52:30elle est restée
00:52:30marque française
00:52:31qui est restée proche
00:52:33de sa promesse d'origine
00:52:34c'est-à-dire
00:52:34c'est-à-dire
00:52:35une mode qui parle
00:52:36à toute la famille
00:52:37à des prix quand même
00:52:38attractifs
00:52:39et c'est vrai que
00:52:40quand on regarde
00:52:41on trouve des jeans
00:52:42à 20 euros
00:52:42des chemises
00:52:43à 15 euros
00:52:44vous avez même
00:52:44des t-shirts
00:52:45qui commencent
00:52:45dès 5 euros
00:52:47et au fil des années
00:52:48elle a su aussi
00:52:49se réinventer
00:52:50quand on regarde
00:52:50les collections
00:52:51et bien c'est assez joli
00:52:52Kiabi
00:52:53alors parmi ces
00:52:55350 magasins
00:52:56vous savez Kiabi
00:52:57c'est situé plutôt
00:52:58dans les zones périurbaines
00:52:59même dans les zones rurales
00:53:00dans les petites villes
00:53:02et bien
00:53:02certains des magasins
00:53:03ont su se réinventer
00:53:06complètement
00:53:06on trouve d'autres marques
00:53:08qui sont aussi
00:53:09connues quand même
00:53:10du grand public
00:53:11oui
00:53:11si je vous dis
00:53:12Tissaïa
00:53:13Inextinso
00:53:14ou encore Tex
00:53:15est-ce que vous savez
00:53:15ce que c'est
00:53:16que c'est que c'est
00:53:16que c'est que c'est
00:53:16que c'est que c'est
00:53:18quoi Sophia
00:53:18Tex c'est Carrefour
00:53:20oui c'est Carrefour
00:53:20c'est écrit sur l'info
00:53:21c'est vrai que Tissaïa
00:53:24donc marque de Leclerc
00:53:25elle prend la cinquième place
00:53:27du podium
00:53:27Inextinso
00:53:28c'est Auchan
00:53:29et Tex
00:53:30c'est Carrefour
00:53:31ce sont des marques
00:53:31qu'on trouve donc
00:53:32dans les supermarchés
00:53:33là aussi
00:53:34la clé
00:53:35c'est le prix
00:53:36faire ses courses
00:53:36et faire son shopping
00:53:37en même temps
00:53:38c'est vrai que ça a du sens
00:53:39pour beaucoup de français
00:53:41un mot aussi
00:53:41sur cette plateforme
00:53:43Chine
00:53:43qui ne faisait pas partie
00:53:44du classement
00:53:45et qui là
00:53:45arrive à la dixième place
00:53:47Chine
00:53:47qui n'est disponible
00:53:48uniquement en dixième place
00:53:48c'est-à-dire qu'il y a quand même
00:53:49beaucoup de marques françaises avant
00:53:50oui mais quand même
00:53:51le prix
00:53:51et puis sinon il y a aussi
00:53:52les marques de sport
00:53:53qui ont beaucoup de succès
00:53:54oui et vous savez pourquoi
00:53:55parce que c'est la mode
00:53:56du sportswear
00:53:57c'est un vrai style de vie
00:54:00trois marques sportives
00:54:01figurent dans le classement
00:54:03Adidas
00:54:04Nike
00:54:04et Decathlon
00:54:05et ça ça traduit
00:54:06de grandes tendances
00:54:07le fait que les français
00:54:08veulent avoir des vêtements
00:54:10abordables
00:54:11pour toute la famille
00:54:12et le fait qu'on veuille
00:54:13du confort
00:54:14c'est vrai qu'aujourd'hui
00:54:15on met des vêtements de sport
00:54:16pas forcément
00:54:16pour seulement faire
00:54:18du sport
00:54:19mais aussi dans la vie
00:54:19de tous les jours
00:54:21non
00:54:21vous avez des très très belles tenues
00:54:23justement Decathlon
00:54:24il y a un an
00:54:24ils ont lancé une marque
00:54:26ça s'appelle Decathlon Sportswear
00:54:28là vous trouvez de tout
00:54:30c'est des vêtements
00:54:30qu'on peut porter au quotidien
00:54:31mais c'est un petit peu plus mode
00:54:32et là le prix
00:54:34il reste quand même attractif
00:54:35mais c'est sensiblement
00:54:37un petit peu plus élevé
00:54:38vous avez des sweats à 40 euros
00:54:40des t-shirts à 15 euros
00:54:41et vous avez des pièces
00:54:43très stylées
00:54:44vous avez des pantalons
00:54:45comme les anneaux
00:54:46comme les anneaux
00:54:46très stylées
00:54:47pour mes enfants
00:54:48on va faire ça
00:54:49on va venir en jogging
00:54:50à partir de lundi prochain
00:54:51c'est ensemble
00:54:52et c'est la capuche
00:54:53allez restez avec nous
00:54:54je vous promets
00:54:54qu'on reste bien habillés
00:54:55dans un instant
00:54:56on revient pour le dossier
00:54:56du 13h
00:54:57le débat autour
00:54:58de l'exécution provisoire
00:54:59qui fait que Nicolas Sarkozy
00:55:01même s'il a fait appel
00:55:02ira bien en prison
00:55:02ou que Marine Le Pen
00:55:04même si elle fait appel
00:55:05est inéligible
00:55:06débat
00:55:06faut-il revoir cette loi
00:55:09faut-il la supprimer
00:55:10sur le plateau du Midi BFM
00:55:15le dossier du 13h
00:55:16Roselyne
00:55:16d'où vient l'exécution provisoire
00:55:18pourquoi a-t-elle été créée
00:55:19quand est-elle appliquée
00:55:21et puis faut-il la supprimer
00:55:22oui après cette condamnation
00:55:23de Nicolas Sarkozy
00:55:24un 5 ans de prison
00:55:25avec mandat de dépôt
00:55:27différé
00:55:27mais exécution provisoire
00:55:29c'est ça qui change tout
00:55:30c'est ça qui fait
00:55:30qu'il ira en prison
00:55:31on va en parler
00:55:32avec Dylan Slama
00:55:33avocat pénaliste
00:55:34Vincent Vantiguem
00:55:35du service police-justice
00:55:36tiens d'abord
00:55:36regardez
00:55:37ce que Gérard Larcher
00:55:38président du Sénat
00:55:39donc deuxième personnage
00:55:41de l'état
00:55:41écrit à propos
00:55:43de cette exécution provisoire
00:55:45questionnement
00:55:45grandissant
00:55:47dit-il
00:55:47d'une condamnation
00:55:49alors que les voix de recours
00:55:50ne sont pas épuisées
00:55:52et il dit lui-même
00:55:53partager ce questionnement
00:55:54commençons par le début
00:55:55Vincent Vantiguem
00:55:56la définition
00:55:56de l'exécution provisoire
00:55:58et bien c'est
00:55:59on va dire
00:56:00l'immédiateté de la décision
00:56:02c'est-à-dire qu'une décision
00:56:03qui a été rendue
00:56:04par exemple celle de Nicolas Sarkozy
00:56:05hier
00:56:06elle est applicable immédiatement
00:56:08attention
00:56:08on parle de l'exécution provisoire
00:56:09non pas sur la peine de 5 ans
00:56:10mais sur le mandat de dépôt
00:56:12à effet différé
00:56:12ça veut dire qu'il doit y aller
00:56:13quoi qu'il arrive
00:56:14immédiatement
00:56:15qu'il ait fait appel ou pas
00:56:16même
00:56:17et j'y viens
00:56:17s'il fait appel
00:56:18de cette décision
00:56:19pourquoi ?
00:56:19parce qu'il y a un trouble
00:56:20à l'ordre public
00:56:22et qu'il faut le sanctionner
00:56:22en tout cas ça
00:56:23ce sont les mots
00:56:23du tribunal judiciaire
00:56:25Dylan
00:56:25c'est une notion relativement nouvelle
00:56:27pourquoi a-t-elle été créée ?
00:56:30elle a été créée
00:56:31parce que le législateur
00:56:32a estimé
00:56:33qu'il fallait préserver
00:56:34la société
00:56:34des éventuels risques
00:56:36que la société
00:56:37pourrait courir
00:56:38si jamais la peine
00:56:39n'était pas immédiatement
00:56:40appliquée
00:56:40voilà
00:56:41sachant que
00:56:42il va y avoir
00:56:43un procès en appel
00:56:44ah oui
00:56:44c'est-à-dire qu'on peut se retrouver
00:56:45dans des situations
00:56:46où des gens sont blanchis
00:56:48après le procès en appel
00:56:49après avoir purgé
00:56:50une peine de prison
00:56:52on est bien d'accord ?
00:56:52bien sûr et ça arrive très souvent
00:56:53on estime qu'il y a à peu près
00:56:55une centaine de personnes
00:56:56qui se font indemniser
00:56:57de leur détention provisoire
00:56:58par an
00:56:59ça veut dire quoi ?
00:56:59ça veut dire qu'en vérité
00:57:00si on se fait relaxer
00:57:01ou acquitter en appel
00:57:02après avoir effectué
00:57:03un peu de détention
00:57:03donc détention provisoire
00:57:04on peut demander
00:57:05à être indemnisé
00:57:06et donc on évalue
00:57:07à peu près une centaine
00:57:08le nombre d'indemnisations
00:57:09de détention provisoire
00:57:10qu'est-ce que ça veut dire
00:57:11très concrètement ?
00:57:11ça veut dire que
00:57:12toutes les semaines
00:57:12il y a à peu près deux personnes
00:57:13qui rentrent en prison
00:57:14et qui à la fin seront innocentées
00:57:16et qui pourront être indemnisées
00:57:17de cela
00:57:17je voudrais qu'on regarde
00:57:18ces chiffres Roselyne
00:57:19du ministère de la justice
00:57:20qui date de 2023
00:57:21si mes souvenirs sont bons
00:57:22elle est appliquée
00:57:23à l'exécution provisoire
00:57:24dans 87% des jugements
00:57:26prononcés en comparution immédiate
00:57:27dans 58% des peines
00:57:29prononcées en correctionnelle
00:57:30et pour 86%
00:57:31des peines de 5 ans ou plus
00:57:34donc ça ne concerne pas seulement
00:57:35les personnalités
00:57:36on est d'accord Vincent Votiga ?
00:57:37non ça concerne énormément de monde
00:57:38et pour compléter
00:57:39ce que Dylan Slam a dit à l'instant
00:57:40à la base
00:57:41c'est une disposition
00:57:42qui était prévue
00:57:42en procédure civile
00:57:44c'est de là
00:57:45qu'est née l'exécution provisoire
00:57:46où on venait sanctionner
00:57:48notamment dans
00:57:48toutes ces procédures civiles
00:57:50pour arrêter
00:57:50un litige
00:57:52qui était en cours
00:57:53voilà
00:57:53et puis il y a eu
00:57:54il faut bien le dire
00:57:55sauf que dans le civil
00:57:55c'était susceptible d'appel
00:57:56c'est ça
00:57:57l'appel est suspensif
00:57:58dans le civil
00:57:58et dans le civil
00:57:59effectivement
00:58:00vous pouvez faire appel
00:58:01devant le premier président
00:58:02de la cour d'appel
00:58:02de cette exécution provisoire
00:58:05alors qu'on ne peut pas le faire
00:58:06dans le cadre pénal
00:58:07et ce qu'il faut bien noter
00:58:08c'est que ça vient
00:58:09dans le cadre pénal
00:58:09avec toutes les dernières lois
00:58:11sur la moralisation
00:58:12de la vie politique
00:58:13je lisais en même temps que vous
00:58:15le tweet de Gérard Larcher
00:58:16moi j'aimerais bien savoir
00:58:16ce qu'il a voté
00:58:17au moment où ce débat
00:58:19est arrivé
00:58:19de mémoire
00:58:19c'était en 2016 ou 2017
00:58:21que la loi sur l'exécution provisoire
00:58:23et la loi sur la moralisation
00:58:24de la vie publique
00:58:25a été introduite
00:58:26qu'a-t-il voté à ce moment-là
00:58:27effectivement il y a
00:58:28une question grandissante
00:58:29une préoccupation grandissante
00:58:30autour de cette question
00:58:31mais il faut bien dire
00:58:32que c'est le législateur
00:58:33aujourd'hui
00:58:33on ne peut pas s'en prendre au juste
00:58:35il ne faut qu'appliquer
00:58:36la loi qui est dans le texte
00:58:37Dylan
00:58:37quelle que soit la délinquance
00:58:38est-ce qu'on peut considérer
00:58:39que l'exécution provisoire
00:58:41est une négation
00:58:42de l'effet suspensif
00:58:43de l'appel
00:58:44bien sûr
00:58:45évidemment
00:58:46ça veut dire
00:58:47si jamais une peine
00:58:47commence à être appliquée
00:58:49alors qu'on fait appel
00:58:50j'ai presque envie de dire
00:58:51que c'est d'une certaine manière
00:58:52presque un manque de respect
00:58:53pour les magistrats
00:58:54de la cour d'appel
00:58:54qui se retrouvent finalement
00:58:55à juger quelque chose
00:58:56une peine qui a déjà été effectuée
00:58:58donc si vous voulez
00:58:59ça vient un peu vider
00:59:00de leur contenu
00:59:01la peine qu'ils vont décider
00:59:02mais surtout effectivement
00:59:03pour le justiciable
00:59:04bah oui
00:59:05il aura déjà effectué
00:59:06déjà effectué sa peine
00:59:07donc c'est quelque chose
00:59:08d'effectivement très problématique
00:59:09qu'il faudrait supprimer
00:59:10l'exécution provisoire
00:59:11bah oui moi je pense
00:59:11qu'il faut supprimer
00:59:12l'exécution provisoire
00:59:13je pense que
00:59:14ça bafoue
00:59:15un, le double de regret
00:59:16de juridiction
00:59:17et deux, la présomption
00:59:18d'innocence
00:59:19donc c'est quelque chose
00:59:20qui est extrêmement problématique
00:59:21alors je précise juste une chose
00:59:22même s'il y a
00:59:23exécution provisoire
00:59:23Nicolas Sarkozy
00:59:24et toute personne
00:59:25qui est incarcérée
00:59:26aura la possibilité
00:59:27à la seconde
00:59:28où il va en prison
00:59:29de faire une demande
00:59:29de mise en liberté
00:59:30il ne restera pas
00:59:31nécessairement incarcéré
00:59:32jusqu'à l'audience
00:59:34devant la cour d'appel
00:59:34donc le débat en fait
00:59:35il n'est pas juridique
00:59:36il est politique
00:59:36mais là
00:59:37oui le débat est politique
00:59:39d'abord parce que
00:59:39la loi de moralisation
00:59:40de la vie publique
00:59:41il y avait eu un débat
00:59:42déjà à l'époque
00:59:43certains considérant
00:59:44que justement
00:59:45on ne rendait plus
00:59:46le droit
00:59:47ou qu'en tout cas
00:59:48elle n'était pas pensée
00:59:48en droit
00:59:48mais elle était pensée
00:59:49en morale
00:59:50et en fait
00:59:51la morale
00:59:51quand vous la mélangez
00:59:52avec le droit
00:59:53ça donne des textes
00:59:53mal écrits
00:59:54et en l'espèce
00:59:55sur l'exécution provisoire
00:59:56elle est effectivement
00:59:56prévue dans la loi
00:59:57enfin les magistrats
00:59:58disent que les critères
00:59:59de son application
01:00:00ne sont pas prévus
01:00:01dans la loi
01:00:01c'est-à-dire
01:00:02il n'y a pas de texte
01:00:03qui dit
01:00:03voilà les conditions
01:00:04pour appliquer
01:00:05l'exécution provisoire
01:00:05c'est à l'appréciation
01:00:06du juge
01:00:07donc c'est un débat politique
01:00:08et puis moi je pense
01:00:09ça reste quand même aussi
01:00:10d'une certaine façon
01:00:11un débat judiciaire
01:00:12dans la mesure
01:00:13où on est quand même
01:00:13à un moment
01:00:14où les institutions
01:00:15sont extrêmement fragilisées
01:00:16et y compris
01:00:17l'institution judiciaire
01:00:18et la loi de moralisation
01:00:19elle a été pensée initialement
01:00:20pour renforcer
01:00:21l'institution judiciaire
01:00:22or
01:00:22ce que crée
01:00:23l'exécution provisoire
01:00:24et monsieur
01:00:24Dylan Slama
01:00:25vient de l'expliquer brièvement
01:00:27c'est qu'en fait
01:00:28ça dit
01:00:28la possibilité de l'appel
01:00:30qui est une possibilité
01:00:33c'est ça
01:00:34c'est une possibilité
01:00:36anticorporatiste
01:00:37en fait l'appel
01:00:37c'est de dire
01:00:38il n'y a pas de
01:00:39les juges sont défaillants
01:00:40ils peuvent se tromper
01:00:41l'exécution provisoire
01:00:42enlève cela
01:00:43dans la mesure où ils disent
01:00:44on s'est peut-être planté
01:00:45mais enfin
01:00:45on va l'appliquer quand même
01:00:46vous enlevez
01:00:47toute la possibilité
01:00:48de corriger
01:00:48en seconde instance
01:00:49on n'a pas l'exécution
01:00:50qui ne va pas
01:00:50vous créer un second trouble
01:00:51en fait
01:00:52et pourtant Vincent Vantiguain
01:00:53vous êtes plutôt partisan
01:00:54du maintien
01:00:56de l'exécution provisoire
01:00:56je suis plutôt partisan
01:00:58du maintien
01:00:58de l'application des textes
01:00:59qui sont dans notre loi
01:01:00en fait
01:01:01c'est pour ça qu'aujourd'hui
01:01:02moi je vais défendre
01:01:03cette position
01:01:03parce qu'elle a été prévue
01:01:05par la classe politique
01:01:06elle est aujourd'hui appliquée
01:01:07donc on ne peut pas
01:01:08critiquer les juges
01:01:09pour appliquer une loi
01:01:09qui existe
01:01:10après peut-être
01:01:10a-t-elle été mal définie
01:01:11je voudrais juste ajouter
01:01:12sur le débat
01:01:13double degré de juridiction
01:01:15c'est-à-dire avoir le droit
01:01:15à un deuxième procès
01:01:16pour bien préciser les choses
01:01:18dans l'esprit des magistrats
01:01:19ce n'est pas la même chose
01:01:20quand vous voyez quelqu'un
01:01:21rentrer dans la salle d'audience
01:01:22libre
01:01:22ou quand vous le voyez arriver
01:01:24les menottes au poignet
01:01:25dans le box
01:01:25il y a déjà
01:01:26psychologiquement
01:01:27intrinsèquement
01:01:27il y a déjà un effet
01:01:28qui se crée
01:01:29alors qu'il est présumé innocent
01:01:30puisqu'il fait appel
01:01:31alors qu'il reste présumé innocent
01:01:32parce qu'il fait appel
01:01:32mais comme
01:01:33voilà il y a des procès d'assises
01:01:34où les gens arrivent
01:01:35avec les menottes
01:01:35qui sont également présumés innocents
01:01:37mais là sur l'exécution provisoire
01:01:38effectivement
01:01:39si on n'a pas le droit
01:01:41à rester libre
01:01:43en attendant son procès
01:01:44en appel
01:01:44il y a un impact
01:01:46dans l'esprit
01:01:46des magistrats
01:01:47de la Cour d'appel
01:01:47peut-être rappeler Vincent
01:01:49pourquoi la présidente hier
01:01:50comment elle a justifié
01:01:51cette exécution provisoire
01:01:52c'est au nom de la gravité
01:01:55du trouble à l'ordre public
01:01:56je reprends la phrase exacte
01:01:58pour justifier l'exécution provisoire
01:01:59le tribunal précise
01:02:00qu'elle est indispensable
01:02:01pour garantir
01:02:02l'effectivité de la peine
01:02:03c'est-à-dire
01:02:04l'effectivité des 5 ans de prison
01:02:06qui ont été prononcés
01:02:07à l'encontre de Nicolas Sarkozy
01:02:08au regard de l'importance
01:02:09du trouble à l'ordre public
01:02:11de l'exceptionnelle gravité des faits
01:02:13voilà exactement
01:02:14et quand on parle
01:02:15de trouble à l'ordre public
01:02:16ça vous rappelle peut-être
01:02:17quelque chose
01:02:17dont on a beaucoup parlé
01:02:18l'année dernière
01:02:19il y a quelques mois
01:02:20le trouble à l'ordre public
01:02:21démocratique
01:02:22ça s'était opposé
01:02:23à Marine Le Pen
01:02:24sur son exécution provisoire
01:02:25de la peine d'inéligibilité
01:02:27donc on voit qu'effectivement
01:02:28il y a cette notion
01:02:29de trouble à l'ordre public
01:02:30de trouble à l'ordre public
01:02:31démocratique
01:02:32qui est dans l'esprit des juges
01:02:34Merci beaucoup en tout cas
01:02:35à tous les trois
01:02:36d'avoir été présents
01:02:37sur le plateau
01:02:37pour ce débat
01:02:38et dans un instant
01:02:39dès le début du journal
01:02:40on verra
01:02:40dans quelles conditions
01:02:42de détention
01:02:42pourrait être détenu
01:02:44Nicolas Sarkozy
01:02:45il sera fixé
01:02:46dans deux semaines
01:02:47Il est un peu plus de 13h30
01:02:57bienvenue si vous nous rejoignez
01:02:58dans le Midi BFM
01:02:59quel sera le calendrier judiciaire
01:03:01désormais de Nicolas Sarkozy
01:03:02Il aura de premières réponses
01:03:03dans deux semaines maintenant
01:03:04devant le parquet national financier
01:03:06pour savoir où et quand
01:03:07déjà il sera emprisonné
01:03:08pour combien de temps
01:03:10là on ne sait pas
01:03:11son avocat promet sur BFM TV
01:03:12de tout faire
01:03:13pour que ce soit
01:03:13le plus court possible
01:03:15Incarcération dans quelles conditions
01:03:17peut-être à la prison
01:03:18de la santé
01:03:19mais à quel endroit
01:03:20dans le quartier des vulnérables
01:03:21dans le quartier d'isolement
01:03:23ce sera le thème
01:03:24du notre rendez-vous
01:03:2513h45
01:03:26Dans l'actualité également
01:03:27ces alertes aux drones
01:03:28qui se multiplient
01:03:29y compris chez nous
01:03:30des engins non identifiés
01:03:32ont survolé une base militaire
01:03:33près de Reims
01:03:34c'est évidemment interdit
01:03:35une enquête est en cours
01:03:36on sera sur place
01:03:36avec Marie Roux
01:03:38L'avertissement des agriculteurs
01:03:39à l'appel de la FNSEA
01:03:41et des jeunes agriculteurs
01:03:42un peu partout en France
01:03:43pour dénoncer
01:03:43les effets du Mercosur
01:03:45le traité de libre-échange
01:03:46n'importons pas l'agriculture
01:03:48que nous ne voulons pas en France
01:03:49dit Arnaud Rousseau
01:03:50le président de la FNSEA
01:03:51Et puis la météo de votre week-end
01:03:53encore pas mal de nuages
01:03:54de fraîcheur
01:03:54mais ça va remonter
01:03:56au fil des jours
01:03:57Nous allons faire en sorte
01:03:58que sa détention
01:03:59soit la plus courte possible
01:04:01c'est ce qu'assure
01:04:01l'un des avocats
01:04:02de Nicolas Sarkozy
01:04:03qui était ce matin
01:04:04sur BFM TV
01:04:04Nicolas Sarkozy
01:04:05convoqué dans un peu plus
01:04:07de deux semaines maintenant
01:04:08au parquet national financier
01:04:09pour connaître les détails
01:04:10de sa détention
01:04:11quand et où
01:04:12pour un ancien président
01:04:14la prison de la santé
01:04:15dans Paris
01:04:15paraît la plus adaptée
01:04:17Emeline Dercourt
01:04:18avec Milana Argelas
01:04:19et Théo Bacillana
01:04:19QV4
01:04:22c'est le nom du quartier
01:04:23dit des vulnérables
01:04:24à la prison de la santé
01:04:25dans lequel Nicolas Sarkozy
01:04:27pourrait être incarcéré
01:04:28des cellules classiques
01:04:309 mètres carrés
01:04:30mais moins de monde
01:04:31Pierre Botton
01:04:32y a passé deux ans
01:04:33pour abus de bien social
01:04:34il réfute le terme
01:04:36de prison VIP
01:04:37souvent utilisé
01:04:39C'est un quartier spécifique
01:04:40qui sont 18 cellules
01:04:42juste 18 cellules
01:04:43qui malheureusement maintenant
01:04:45compte tenu de la surpopulation
01:04:46carcérale
01:04:47sont doublées
01:04:47même là
01:04:48et il y a même là
01:04:51des détenus
01:04:51qui sont sur des matelas au sol
01:04:53La prison de la santé
01:04:54a été rénovée
01:04:55en profondeur
01:04:56il y a 10 ans
01:04:57et pourtant
01:04:57Les fenêtres sont très mal
01:04:59jointées
01:05:00donc le froid
01:05:01passe au travers
01:05:02si vous avez
01:05:03des biscuits
01:05:04ou des choses comme ça
01:05:05il ne faut jamais laisser
01:05:05l'intérieur
01:05:06parce qu'immédiatement
01:05:06les insectes viennent
01:05:08donc il faut mettre ça
01:05:08sur le rebord
01:05:09de votre fenêtre
01:05:10il y a des rats
01:05:10il y a des punaises
01:05:11il y a des cafards
01:05:12c'est la prison
01:05:14Nicolas Sarkozy
01:05:15qui peut être dans le quartier des vulnérables
01:05:17ou bien en isolement
01:05:18pour le déterminer
01:05:19son incarcération
01:05:20commencera par quelques jours d'évaluation
01:05:22Comme ils vont avoir peur
01:05:23qu'il se suicide
01:05:24dans les 7 premiers jours
01:05:25on va taper à sa porte
01:05:26et on va lui demander
01:05:27de lever le bras
01:05:28pour être sûr qu'il soit en vie
01:05:29par exemple
01:05:29vous n'êtes plus maître de rien
01:05:31Ce matin son avocat
01:05:32a formulé un souhait
01:05:33On va essayer
01:05:35de faire en sorte
01:05:36que sa détention
01:05:37soit la plus courte possible
01:05:39La défense
01:05:40de Nicolas Sarkozy
01:05:41prévoit de faire
01:05:41une demande
01:05:42de remise en liberté
01:05:43elle peut le faire
01:05:44dès le premier jour
01:05:45de l'incarcération
01:05:46Voilà et Fabrice Babin
01:05:47grand reporter
01:05:48Ligne Rouge
01:05:48qui a visité
01:05:49la prison de la santé
01:05:50et notamment ce quartier
01:05:51dit des VIP
01:05:52sera évidemment avec nous
01:05:53dans quelques minutes
01:05:54maintenant
01:05:55pour bien examiner
01:05:56nous expliquer
01:05:57quelles peuvent être
01:05:58les conditions de détention
01:05:59de l'ancien président
01:05:59Notamment ce fameux
01:06:01quartier VIP
01:06:02l'est-il tant que ça
01:06:03ou pas ?
01:06:04On verra ça dans un instant
01:06:04Autre titre
01:06:05cette sécurité renforcée
01:06:07au camp militaire
01:06:08de Mourmelon-le-Grand
01:06:09c'est près de Reims
01:06:10dans la Marne
01:06:10après un survol suspect
01:06:12Marie Roux
01:06:13vous êtes sur place
01:06:14c'était dans la nuit
01:06:15de dimanche à lundi
01:06:16que s'est-il passé ?
01:06:20Effectivement
01:06:21c'est ici
01:06:22sur cette base militaire
01:06:23de Mourmelon-le-Grand
01:06:24que plusieurs drones
01:06:25ont survolé
01:06:26cette base militaire
01:06:27dans la nuit
01:06:28de dimanche
01:06:29à lundi
01:06:30des drones
01:06:30qui n'étaient pas pilotés
01:06:31par des militaires
01:06:33c'est ce qu'a précisé
01:06:33la délégation départementale
01:06:35militaire
01:06:36alors ces drones
01:06:36ils ont survolé
01:06:37une partie de ce camp
01:06:39de près de 12 000 hectares
01:06:41qui abrite
01:06:41notamment le 501ème
01:06:43régiment
01:06:44des chars
01:06:45de combat
01:06:46ils ont très vite
01:06:47été identifiés
01:06:48et détectés
01:06:50ce que l'on sait également
01:06:52c'est que la base militaire
01:06:53a renforcé
01:06:54depuis sa sécurité
01:06:55et qu'une plainte
01:06:56a été déposée
01:06:57à la gendarmerie
01:06:59ce que l'on peut vous dire
01:07:00aussi c'est qu'ici
01:07:00c'est une zone
01:07:01assez stratégique
01:07:03puisque depuis
01:07:03mars 2025
01:07:05un centre d'entraînement
01:07:07de drones tactiques
01:07:08est en place
01:07:09et puis en 2024
01:07:10l'année dernière
01:07:11des soldats ukrainiens
01:07:12étaient venus
01:07:13pour être formés
01:07:15désormais
01:07:16en tout cas
01:07:17pour l'instant
01:07:17aucun lien
01:07:18aucun élément
01:07:19ne permet
01:07:20de parler
01:07:21d'ingérence étrangère
01:07:23à l'heure actuelle
01:07:24même si des drones
01:07:25ont survolé
01:07:25notamment
01:07:26une base aérienne
01:07:27au Danemark
01:07:29cette semaine
01:07:30désormais
01:07:30c'est l'enquête
01:07:31qui devra déterminer
01:07:32à qui appartenaient
01:07:34ces drones
01:07:34et dans quel but
01:07:35ils ont survolé
01:07:36cette zone
01:07:36merci beaucoup
01:07:37Marie Roux
01:07:38sur des images
01:07:38de Thomas Errigo
01:07:39par ailleurs
01:07:40il y a eu
01:07:41une nouvelle alerte
01:07:41au Danemark
01:07:42cette nuit
01:07:43la deuxième alerte
01:07:44en deux jours
01:07:45et une double question
01:07:46se pose
01:07:46faut-il
01:07:47et peut-on
01:07:48abattre ces drones
01:07:48et pourquoi
01:07:49n'arrive-t-on pas
01:07:50à savoir
01:07:51d'où ils viennent
01:07:52et comment se protéger
01:07:53les pays de l'Union Européenne
01:07:54vont d'ailleurs débattre
01:07:55pour la première fois
01:07:55aujourd'hui
01:07:56d'un mur
01:07:57de défense
01:07:58anti-drone
01:07:59Valentin Demet
01:07:59ça pourrait ressembler
01:08:00à quoi ?
01:08:00alors imaginez Roselyne
01:08:01une ligne longue
01:08:02de plusieurs milliers
01:08:04de kilomètres
01:08:05des Pays-Baltes
01:08:06en passant par l'Ukraine
01:08:07jusqu'à la Bulgarie
01:08:07il faut évidemment
01:08:08y ajouter
01:08:08le Danemark
01:08:09survolé cette semaine
01:08:10on vient de le dire
01:08:11par des drones
01:08:12d'origine
01:08:12pour le moment
01:08:12inconnus
01:08:13ce projet
01:08:14est piloté
01:08:15directement par
01:08:15la Commission Européenne
01:08:17deux pays
01:08:17refusent pour le moment
01:08:18d'y participer
01:08:18la Slovaquie
01:08:19et la Hongrie
01:08:20sur cette ligne
01:08:21quoi donc ?
01:08:21des capteurs
01:08:22des brouilleurs
01:08:23qui vont permettre
01:08:24en fait d'empêcher
01:08:25les drones extérieurs
01:08:27de pénétrer
01:08:27sur le sol européen
01:08:29pour mener à bien
01:08:30ce projet
01:08:30l'Ukraine
01:08:31est invitée
01:08:31aux réunions
01:08:32les forces armées
01:08:33de Vladimir Zelensky
01:08:34sont à la pointe
01:08:35de la défense
01:08:36anti-drone
01:08:36avec plusieurs start-up
01:08:38elles ont développé
01:08:39des capteurs acoustiques
01:08:40qui permettent
01:08:41d'identifier les drones
01:08:42de les cibler
01:08:43et de les abattre
01:08:44avec des batteries
01:08:45anti-aériennes
01:08:46placées sur le terrain
01:08:47deux interrogations
01:08:48persistent tout de même
01:08:49d'abord le coût
01:08:50de ce mur anti-drone
01:08:51selon plusieurs experts
01:08:52il se chiffrera
01:08:53en plusieurs dizaines
01:08:54de millions d'euros
01:08:55enfin
01:08:55ce mur protégera
01:08:57seulement contre les drones
01:08:58provenant de l'extérieur
01:08:59pas contre ceux
01:09:00qui décolleraient
01:09:01depuis l'intérieur du mur
01:09:02Merci Valentin
01:09:03L'avertissement des agriculteurs
01:09:05à l'appel de la FNSA
01:09:06et des jeunes agriculteurs
01:09:07un peu partout en France
01:09:08pour dénoncer
01:09:09les effets du Mercosur
01:09:11l'accord de libre-échange
01:09:12Voilà pour protester
01:09:13contre ces importations
01:09:14protester aussi
01:09:15contre la surenchère de Nord
01:09:17Mémeline D'Arcourt
01:09:18avec Antoine Forestier
01:09:19Sébastien Savoie
01:09:20Clémence Renard
01:09:21Agathe Pichon
01:09:21et Jimmy Comte
01:09:22Ici repose
01:09:25l'agriculture française
01:09:26le cercueil
01:09:27devant la préfecture
01:09:28des Ardennes
01:09:29a le panneau
01:09:29Mercosur
01:09:30en arrière-plan
01:09:31Le traité du libre-échange
01:09:32en cours de ratification
01:09:34génère la crainte
01:09:35Les prix vont se casser la gueule
01:09:37forcément
01:09:37On nous parle
01:09:39de nous importer
01:09:3930%
01:09:4040%
01:09:41de produits
01:09:41de l'étranger
01:09:43alors que la France
01:09:43est capable
01:09:44de gérer
01:09:46la souveraineté
01:09:46sans problème
01:09:47Autre doléance
01:09:48un article retoqué
01:09:50de la loi du plomb
01:09:51qui devait leur permettre
01:09:52de réintroduire
01:09:53un insecticide
01:09:54Moi je suis producteur
01:09:55de betteraves
01:09:56donc là c'est un métropide
01:09:57la réautorisation
01:09:58éventuellement
01:09:59qu'on le demandait
01:10:00ça ça me cause
01:10:01quelque part
01:10:01Dans les mois
01:10:02qui vont venir
01:10:02on ralentira
01:10:04leur production
01:10:05de sucre
01:10:05voilà tout simplement
01:10:06Le pommier arraché
01:10:08est jeté
01:10:08devant le panneau
01:10:09des revendications
01:10:10A Tarascon
01:10:11cet arboriculteur
01:10:13proteste
01:10:13contre les contraintes
01:10:14sanitaires
01:10:15et les traités
01:10:16commerciaux
01:10:16qui le desservent
01:10:17On se dit
01:10:18on n'arrivera pas
01:10:19à produire
01:10:20puisque c'est ce qu'on veut
01:10:21on ne veut plus
01:10:21d'agriculteurs
01:10:22sur le territoire
01:10:22et bien on arrache
01:10:23A Strasbourg
01:10:24opération de contrôle
01:10:25à l'intérieur
01:10:26des camions
01:10:27On a même un
01:10:30qui a bu des steaks
01:10:30venant d'Argentine
01:10:32et donc avec
01:10:33le Mercosur
01:10:34qui va encore
01:10:35libéraliser tout ça
01:10:35ça va encore être
01:10:36davantage
01:10:37Les agriculteurs
01:10:38d'Ile-de-France
01:10:39avaient choisi
01:10:39le décor
01:10:40du château de Versailles
01:10:41Parce que le moment
01:10:42est grave
01:10:43et sur tous les sujets
01:10:44internationaux
01:10:45les choses avancent
01:10:45et avancent
01:10:46dans le mauvais sens
01:10:47Même peu nombreux
01:10:48les agriculteurs
01:10:49l'assurent
01:10:49ils resteront mobilisés
01:10:5013h40 à la une
01:10:52avec donc cette question
01:10:53Quelles seront
01:10:54les conditions
01:10:54d'incarcération
01:10:55de Nicolas Sarkozy
01:10:56condamné à 5 ans
01:10:57de prison
01:10:57dans l'affaire
01:10:58du financement
01:10:58libyen
01:10:58de la campagne
01:10:59présidentielle
01:11:00de 2007
01:11:01Condamnation
01:11:01à 5 ans
01:11:02avec exécution
01:11:03provisoire
01:11:04différée
01:11:05Ça veut dire
01:11:05qu'il va aller
01:11:06en prison
01:11:06avec nous
01:11:07Fabrice Babin
01:11:07grand reporter
01:11:08pour Ligne Rouge
01:11:09parce que vous êtes
01:11:10allé à l'intérieur
01:11:11de cette prison
01:11:12de la santé
01:11:12à Paris
01:11:13où l'ancien président
01:11:14pourrait être incarcéré
01:11:15Vincent Ventiguem
01:11:16du service
01:11:17poli-justice
01:11:18est également
01:11:18avec nous
01:11:19Nicolas Sarkozy
01:11:20prêt à la prison
01:11:22Il l'a dit
01:11:23vous l'avez suivi
01:11:23en direct avec nous
01:11:24hier
01:11:24dès ses premiers mots
01:11:26à la sortie
01:11:27de la salle d'audience
01:11:28J'assumerai
01:11:30mes responsabilités
01:11:31Je déférerai
01:11:34aux convocations
01:11:34de la justice
01:11:35Et s'ils veulent
01:11:38absolument
01:11:38que je dorme
01:11:40en prison
01:11:40je dormirai
01:11:41en prison
01:11:42Mais la tête haute
01:11:44Je suis innocent
01:11:47L'annonce
01:11:48de la prison
01:11:48n'est pas encore
01:11:49officielle
01:11:49mais on imagine
01:11:50que ce sera
01:11:50la prison
01:11:51de la santé
01:11:51on est d'accord
01:11:51Vincent ?
01:11:52C'est celle
01:11:52qui est le plus adaptée
01:11:53qui paraît
01:11:54en tout cas
01:11:54le plus adaptée
01:11:55Alors vous avez
01:11:56visité cette prison
01:11:57et notamment
01:11:58ce quartier
01:11:59dit des VIP
01:12:01ça ressemble
01:12:01à quoi Fabrice ?
01:12:03En fait ça se situe
01:12:04donc au troisième étage
01:12:05de la prison
01:12:06de la santé
01:12:07c'est une aile
01:12:07particulière
01:12:08On y est là ?
01:12:10Absolument
01:12:10là on est dans une cellule
01:12:11ce qu'on voit
01:12:12c'est une cellule
01:12:12on a pu visiter
01:12:13il y a 17 cellules
01:12:14en tout
01:12:14et voilà
01:12:16c'est des cellules ordinaires
01:12:17c'est à dire
01:12:17qu'il faut savoir
01:12:17qu'elles font 9 mètres carrés
01:12:20de détention ordinaire
01:12:21la seule grande différence
01:12:22c'est que les personnes
01:12:23qui sont dans ce quartier
01:12:24des vulnérables
01:12:25occupent ces cellules seules
01:12:26Donc ça n'a rien à voir
01:12:28avec l'isolement ?
01:12:29Ça n'a rien à voir
01:12:30avec l'isolement
01:12:30j'ai pas eu accès
01:12:31à l'isolement
01:12:32lors de notre tournage
01:12:32c'est vraiment
01:12:33un endroit
01:12:34où les détenus
01:12:35du quartier des vulnérables
01:12:36par exemple
01:12:37entre eux
01:12:37peuvent se retrouver
01:12:38en promenade ensemble
01:12:39ce qui n'est pas le cas
01:12:40à l'isolement
01:12:41Qui sont les détenus
01:12:42qui sont passés
01:12:43par ce quartier ?
01:12:44Alors il y a des détenus
01:12:46très célèbres
01:12:46il y a Patrick Balkany
01:12:48il y avait Didier Choulaire
01:12:50un ancien élu
01:12:51de l'affaire des HLM
01:12:52des Hauts-de-Seine
01:12:53il y a des acteurs
01:12:54comme Samin Assery
01:12:55Bernard Tapie
01:12:57y est passé également
01:12:59mais ce n'est pas
01:13:00uniquement des gens
01:13:00très connus
01:13:01ça peut aussi être des gens
01:13:02dont la détention
01:13:04dans un quartier ordinaire
01:13:05n'est pas possible
01:13:05Fabrice
01:13:06est-ce qu'on sait
01:13:06qui seront les voisins
01:13:07de Nicolas Sarkozy
01:13:08aujourd'hui ?
01:13:09À l'heure où on parle
01:13:10non je ne sais pas
01:13:11mais le jour
01:13:12où on avait réalisé
01:13:12notre tournage
01:13:13il y avait un ancien
01:13:13chef d'état africain
01:13:14par exemple
01:13:15il y avait des détenus
01:13:16qui appartenaient
01:13:17à l'ultra droite
01:13:18Mais vous nous dites
01:13:19que ce n'est pas
01:13:20plus confortable
01:13:21que les cellules
01:13:21des prisonniers
01:13:23traditionnels
01:13:24classiques
01:13:25Absolument
01:13:25ce sont les mêmes cellules
01:13:26l'alimentation est la même
01:13:28il y a des fantasmes
01:13:29autour du
01:13:30qu'on appelle parfois
01:13:31à tort quartier VIP
01:13:32c'est totalement erroné
01:13:33il n'y a pas de langoustes
01:13:34pour les détenus
01:13:35ils ont la même alimentation
01:13:36ils ont les mêmes temps
01:13:37de promenade
01:13:38et ce sont les mêmes cellules
01:13:39Donc c'est dur
01:13:39ça reste une incarcération
01:13:41en prison
01:13:42Ça peut même être très dur
01:13:43Écoutez ce que disait
01:13:44Bernard Tapie
01:13:45il est passé par cette prison
01:13:46de la santé
01:13:47entre février
01:13:48et juillet 97
01:13:49il s'est confié
01:13:51sur BFMTV
01:13:52à Bruce Toussaint
01:13:52il y a un peu plus de 5 ans
01:13:53on était 20 ans
01:13:54après son incarcération
01:13:55regardez ce que ça fait remonter
01:13:57et vous êtes parti en prison
01:13:59et je suis allé en prison
01:14:00et ça a été
01:14:01pfff
01:14:02c'est dur hein
01:14:03c'est ça qui a été le pire
01:14:04oh putain
01:14:05vous n'imaginez pas
01:14:07et moi enfermé
01:14:09dans 6 mètres carrés
01:14:09en plus
01:14:10pour des raisons de sécurité
01:14:12je sortais pas
01:14:13donc ça a été un enfer
01:14:15on avait mis au point
01:14:16un petit truc
01:14:17avec ma petite femme
01:14:18tous les
01:14:20tous les soirs
01:14:22à 5h
01:14:23on se mettait
01:14:24dans une configuration
01:14:25d'isolement
01:14:27et on faisait comme si
01:14:29on était ensemble
01:14:29et ça nous a aidé
01:14:32à passer le moment
01:14:33mais c'est dur hein
01:14:36tous les soirs
01:14:36tous les soirs
01:14:37vous aviez ce rituel
01:14:39ouais
01:14:39et ce mouvement
01:14:40et puis le week-end
01:14:41quand même
01:14:41elle venait me voir
01:14:42à la prison
01:14:42avec votre épouse
01:14:43donc c'est
01:14:44non c'est très dur
01:14:45c'est très dur
01:14:46le monde carcédéral
01:14:47c'est un monde difficile
01:14:48c'est touchant non ?
01:14:50droit de visite
01:14:51évidemment
01:14:52mais à quelle fréquence ?
01:14:54comme pour la détention normale
01:14:55il n'y a pas de passe droit
01:14:57dès le début
01:14:57Nicolas Sarkozy
01:14:58aura droit effectivement
01:14:59à des parloirs
01:15:00alors il faut que
01:15:01ses proches
01:15:01ceux qui veulent lui rendre visite
01:15:02obtiennent ses permis de visite
01:15:04donc ça ça prend un petit peu de temps
01:15:05il faut faire une demande
01:15:06qui soit validée par la justice
01:15:07et ensuite
01:15:07il aura droit
01:15:08comme tout à chacun
01:15:09je crois que c'est
01:15:09deux à trois
01:15:10visite par semaine
01:15:11au parloir
01:15:12il aura le droit aussi
01:15:12d'avoir un accès
01:15:13à la cabine téléphonique
01:15:14pour passer des coups de téléphone
01:15:15à des numéros
01:15:16enregistrés
01:15:16vérifiés
01:15:17notamment ses avocats
01:15:18après il faut faire
01:15:19une grande distinction
01:15:21entre le quartier
01:15:21qu'on a vu
01:15:22dont Fabrice a détaillé
01:15:24l'installation ici
01:15:26et l'isolement
01:15:27parce qu'on imagine aussi
01:15:28que Nicolas Sarkozy
01:15:29pourrait être placé à l'isolement
01:15:30pour sa propre sécurité
01:15:32et à ce moment-là
01:15:33ça voudrait dire
01:15:33qu'il ne serait même pas
01:15:34en contact
01:15:34avec les autres détenus
01:15:35il serait tout seul
01:15:36a priori
01:15:37avec une heure de promenade
01:15:38par jour
01:15:39donc 23h sur 24
01:15:40en cellules
01:15:40avec un accès
01:15:41à la bibliothèque
01:15:42mais quand les autres détenus
01:15:43n'y vont pas
01:15:44donc voilà
01:15:44ça, ça peut être
01:15:45pour le protéger
01:15:46même s'il a dit
01:15:47qu'il s'y
01:15:48c'est-à-dire qu'en fait
01:15:49il y a trois niveaux
01:15:49de prison
01:15:50il y a le régime commun
01:15:51avec d'autres détenus
01:15:53ou quatre par cellule
01:15:54voilà
01:15:54le quartier des vulnérables
01:15:56c'est quoi ?
01:15:57c'est des gens
01:15:57qu'on protège en fait
01:15:58ils sont mis à part
01:15:59pas parce qu'ils sont
01:16:00plus dangereux
01:16:00c'est pour éviter
01:16:02que les autres détenus
01:16:03les agressent
01:16:03et le dernier niveau
01:16:04c'est l'isolement
01:16:05c'est ça ?
01:16:05alors l'isolement
01:16:06c'est encore
01:16:06quelque chose
01:16:07d'un degré supplémentaire
01:16:08quand c'est un détenu
01:16:09qui présente un caractère
01:16:10dangereux particulier
01:16:11notamment les DPS
01:16:12les détenus particulièrement
01:16:13signalés
01:16:13ou alors quand il y a
01:16:14un risque pour le détenu
01:16:15lui-même
01:16:16et les détenus en isolement
01:16:17ils sont en isolement
01:16:18chacun de leur côté
01:16:19ils ne sont pas en isolement
01:16:19ensemble
01:16:20exactement
01:16:20il n'y a pas une aile
01:16:21où ils sont les uns
01:16:22à côté des autres
01:16:22ils ne sortent jamais
01:16:23de leur série
01:16:24ils ne peuvent pas
01:16:24croiser un autre détenu
01:16:25alors regardons à quoi
01:16:26ressemble le quartier
01:16:28des vulnérables
01:16:28visite avec un gardien
01:16:30donc de la prison
01:16:31de la santé
01:16:32je vous entendrai ensuite
01:16:33les mots de l'ancien directeur
01:16:35de la prison
01:16:36qui explique pourquoi
01:16:37il décide de placer
01:16:38tel ou tel détenu
01:16:40dans ce quartier
01:16:41donc des personnalités
01:16:43vulnérables
01:16:44extrait
01:16:44le quartier des vulnérables
01:16:47occupe le troisième étage
01:16:49d'une des ailes de la prison
01:16:50les 18 cellules
01:16:55sont toutes identiques
01:16:57alors en termes de mobilier
01:17:02nous avons par exemple
01:17:02une plaque vitro-céramique
01:17:04pour cuisiner
01:17:05un frigo
01:17:06la télévision
01:17:08des sanitaires
01:17:10donc avec toilettes
01:17:11et douches comprises
01:17:12et aussi le téléphone fixe
01:17:16on leur délivre
01:17:16une carte de téléphone
01:17:17qui est soumise
01:17:18à l'autorisation du magistrat
01:17:20et vis-à-vis de ça
01:17:22ils peuvent appeler
01:17:23les numéros
01:17:23qui seront autorisés
01:17:24par justement
01:17:25le magistrat en question
01:17:26et ces conversations
01:17:27elles sont écoutées ou pas ?
01:17:28oui
01:17:28elles sont toutes écoutées
01:17:29tout en même temps
01:17:31une cellule de 9 mètres carrés
01:17:34la même superficie
01:17:36que pour celle
01:17:36de la détention ordinaire
01:17:38seul avantage
01:17:41mais de taille
01:17:42le détenu
01:17:43l'occupe seul
01:17:44alors qu'ils sont deux
01:17:45voire plus
01:17:46dans les autres quartiers
01:17:47une question de sécurité
01:17:49à partir du moment
01:17:51où on sent un danger
01:17:52pour une personne
01:17:53qui se trouve
01:17:54en détention normale
01:17:55c'est une personne
01:17:56qui pose pas de problème
01:17:57de comportement
01:17:58qui n'a pas de difficulté
01:17:59mais dont on sait
01:18:01qu'il risque d'y avoir
01:18:01un vrai danger
01:18:02si elle vit au milieu
01:18:03des autres
01:18:04on préconisera
01:18:05l'affectation
01:18:05dans le quartier
01:18:06des vulnérables
01:18:06que cette personne
01:18:07soit une personne
01:18:08appartenant à l'ultra droite
01:18:10un homme politique
01:18:11un fonctionnaire
01:18:13que sais-je
01:18:14et tous les petits plus
01:18:15Fabrice
01:18:16il peut y en avoir
01:18:16c'est payant
01:18:17c'est comme en détention ordinaire
01:18:19vous avez une liste
01:18:19qu'on appelle
01:18:20dans le jargon
01:18:21cantiner
01:18:22donc on peut choisir
01:18:23d'améliorer son ordinaire
01:18:24mais c'est payant
01:18:24une télé
01:18:25de la nourriture
01:18:26c'est quoi ?
01:18:26il y a quoi sur cette liste ?
01:18:28il y a à la fois
01:18:28ça peut aller
01:18:29de jeux vidéo
01:18:32de télé
01:18:33de nourriture
01:18:34de pâtes
01:18:34de produits d'hygiène
01:18:36tout ce que vous pouvez acheter
01:18:37Vincent ?
01:18:38oui du shampoing
01:18:39du gel douche
01:18:39il y a plein de choses
01:18:40qui paraissent très simples
01:18:41pour améliorer l'ordinaire
01:18:43qui s'achètent en prison
01:18:44mais par exemple
01:18:44si vous voulez avoir
01:18:45la télévision
01:18:46dans votre cellule
01:18:46oui il faut cantiner
01:18:47il faut payer
01:18:48pour pouvoir l'avoir
01:18:49alors il y a toute une liste
01:18:51avec certains tarifs
01:18:52on imagine que Nicolas Sarkozy
01:18:54y aura accès aussi
01:18:55mais par exemple
01:18:55Nicolas Sarkozy
01:18:56il aura droit au parloir
01:18:57évidemment
01:18:58comme chacun des détenus
01:18:59mais quand on dit parloir
01:19:00c'est derrière une vitre
01:19:02alors non
01:19:03il ne devrait pas avoir
01:19:04de parloir avec un hijéphone
01:19:05parce qu'il n'est pas détenu
01:19:07particulièrement surveillé
01:19:08qui n'a pas de conditions
01:19:08de sécurité
01:19:09et parloir avec un hijéphone
01:19:10on va parler par exemple
01:19:11de Mohamed Merah
01:19:12ou de Redouane Fay
01:19:12de ce genre de profil là
01:19:14on n'est pas du tout
01:19:14dans la même chose aujourd'hui
01:19:15il faut aussi le préciser
01:19:16il y a une porte discrète
01:19:17pour que les proches
01:19:18puissent venir
01:19:19incognito j'allais dire
01:19:20à la santé
01:19:21alors ça on verra bien
01:19:22et c'est une question
01:19:23qui est intéressante
01:19:24parce que effectivement
01:19:25là on va lui donner
01:19:26une convocation
01:19:27à se rendre dans un établissement
01:19:28pénitentiaire
01:19:28à une certaine heure
01:19:30à un certain jour
01:19:31et on imagine
01:19:31un mur de caméra
01:19:32qui va vouloir prendre
01:19:34en image
01:19:34l'entrée de Nicolas Sarkozy
01:19:36en détention
01:19:36peut-être qu'on lui autorisera
01:19:38l'entrée en voiture
01:19:40au sein de la prison
01:19:41pour éviter cette image
01:19:42à propos du parloir
01:19:44voilà ce que dit Pierre Botton
01:19:45la prison c'est très très très dur
01:19:48pour la famille
01:19:49il a une enfant
01:19:50qui a 14 ans
01:19:50c'est d'une violence folle
01:19:52les parloirs
01:19:54c'est d'une violence folle
01:19:55c'est vraiment très très très dur
01:19:56voilà donc ça c'est violent
01:20:00et je pense aujourd'hui
01:20:01beaucoup beaucoup
01:20:02aux enfants
01:20:03à Pierre
01:20:04à Jean
01:20:04à Julien
01:20:07et à Carla
01:20:07et à Cécilia aussi
01:20:09parce que si vous voulez
01:20:10personne n'est préparé à ça
01:20:12mais eux encore moins
01:20:13et je sais moi
01:20:14ce que mes enfants ont subi
01:20:15voilà l'homme d'affaires
01:20:16qui est passé par cette prison
01:20:17de la santé
01:20:17il parle de la violence
01:20:18et pourtant dans ce quartier
01:20:20vulnérable
01:20:20ils sont préservés
01:20:22ça n'a rien à voir
01:20:22avec la violence
01:20:23qui peut y avoir
01:20:24encore plus
01:20:24dans les autres quartiers
01:20:26oui c'est ce que me racontaient
01:20:27les gens que j'ai interviewés
01:20:28dans le documentaire
01:20:28c'est que c'est un quartier
01:20:29qui est quand même
01:20:30beaucoup moins violent
01:20:31déjà il n'y a pas de surpopulation
01:20:32qui crée de l'attention
01:20:33évidemment
01:20:34en fonction du profil
01:20:35des détenus
01:20:36vous avez
01:20:37ou des hommes d'affaires
01:20:38ou d'anciens chefs d'état
01:20:39donc c'est beaucoup plus poli
01:20:40il y avait un détenu
01:20:41qui me disait
01:20:41que le mot le plus vulgaire
01:20:43qu'il avait entendu
01:20:43c'était azut
01:20:44voilà
01:20:44donc le niveau de violence
01:20:46et les gardiens
01:20:47le reconnaissent aussi
01:20:48est beaucoup moindre
01:20:49par rapport à la détention ordinaire
01:20:51mais c'est un choc
01:20:52et c'est ce que vous ont raconté
01:20:53aussi Patrick Balkany
01:20:54et Michel Néré
01:20:54Michel Néré
01:20:55ancien numéro 2
01:20:56de la police judiciaire lyonnaise
01:20:57ils racontent tous deux
01:20:58l'angoisse
01:20:59et le choc
01:21:00des premières heures
01:21:01d'incarcération
01:21:02Patrick Balkany
01:21:05l'ancien maire
01:21:06de Levallois-Péret
01:21:07a été incarcéré
01:21:08en septembre 2019
01:21:10pendant 5 mois
01:21:11à la prison de la santé
01:21:13après sa condamnation
01:21:14pour fraude fiscale
01:21:15et blanchiment aggravé
01:21:16un détenu médiatique
01:21:18qui a vécu
01:21:19les premiers instants
01:21:20de son incarcération
01:21:21comme un traumatisme
01:21:23c'est les empreintes digitales
01:21:26c'est la photo
01:21:27c'est
01:21:28on vous met tout de suite
01:21:29dans le bain
01:21:30la fouille
01:21:31pour trouver à poil
01:21:33dans une
01:21:34dans une pièce
01:21:36avec
01:21:36avec un gardien
01:21:39qui fait son boulot
01:21:40voilà
01:21:41je m'y attendais pas vraiment
01:21:43ça vous fait un choc
01:21:45ça c'est sûr
01:21:46même angoisse
01:21:49vécue par Michel Néré
01:21:50ancien numéro 2
01:21:52de la police judiciaire
01:21:53de Lyon
01:21:53mais en 2011
01:21:55il est mis en examen
01:21:56pour corruption
01:21:57et association
01:21:58de malfaiteurs
01:21:59il passe 8 mois
01:22:01à la prison
01:22:02de la santé
01:22:02lorsque les portes
01:22:05de la grille
01:22:05qui donne accès
01:22:06au quartier
01:22:06s'ouvrent
01:22:07là c'est un grand coup
01:22:09de blouse
01:22:09je rentre dans la cellule
01:22:10sauf qu'à ce moment là
01:22:12évidemment
01:22:13tous les détenus
01:22:17avaient appris
01:22:18par les chaînes
01:22:19d'information continue
01:22:20que Michel Néré
01:22:21était incarcéré
01:22:21à la maison d'arrêt
01:22:22de la santé
01:22:23et donc j'ai eu droit
01:22:24pendant toute la nuit
01:22:25à un accueil
01:22:25personnalisé
01:22:26ça criait
01:22:28mon nom
01:22:29en insulte
01:22:30bien sûr
01:22:30comment on vit ça ?
01:22:33on essaye de faire le vide
01:22:36mais bon
01:22:36c'est hyper
01:22:37hyper violent
01:22:38on ne peut pas imaginer
01:22:39parce que le commissaire Néré
01:22:40il en a encaissé
01:22:41des trucs
01:22:41c'est un univers
01:22:45d'une violence
01:22:46particulière
01:22:46mais d'une violence
01:22:47quand même
01:22:47oui et puis
01:22:48on ne peut pas imaginer
01:22:49tant qu'on n'y a pas été
01:22:50confronté
01:22:50on voyait les images
01:22:51de Patrick Balkany
01:22:52il faut se souvenir
01:22:52qu'il est sorti de détention
01:22:53en raison de son état de santé
01:22:55qui s'aggravait
01:22:55il y avait un risque pour sa vie
01:22:56c'est aussi pour ça
01:22:57qu'il a bénéficié
01:22:57d'une sortie
01:22:59et à l'époque
01:22:59c'était intéressant
01:23:00on voit sur les images
01:23:01qu'il est très amaigri
01:23:02Isabelle Balkany
01:23:04son épouse
01:23:05nous racontait
01:23:05qu'il ne mangeait plus
01:23:07et tout ce qu'elle avait trouvé
01:23:08pour le forcer
01:23:09à s'alimenter un petit peu
01:23:10lorsqu'il était en détention
01:23:11elle lui amenait
01:23:11des petites boîtes de céréales
01:23:12vous savez
01:23:13les céréales avec différents goûts
01:23:14comme on fait pour les enfants
01:23:15Patrick Balkany
01:23:16se nourrissait de ça
01:23:17quand il était en détention
01:23:19pour pouvoir surmonter le choc
01:23:20Vous entendez tout à l'heure
01:23:21Michel Bauton
01:23:22expliquer que pour sa famille
01:23:23et pour ses enfants
01:23:24lui ça avait été terrible
01:23:25Pierre Bauton pardon
01:23:25dire que pour ses enfants
01:23:27ça avait été terrible
01:23:28au parloir
01:23:29au final
01:23:30l'image qu'on a
01:23:30c'est peut-être celle
01:23:31des films américains
01:23:32où il y a toujours le surveillant
01:23:33qui dit
01:23:33on ne touche pas le prévenu
01:23:34on ne touche pas le détenu
01:23:35etc
01:23:35c'est ça
01:23:36vraiment
01:23:37c'est-à-dire que Nicolas Sarkozy
01:23:38par exemple
01:23:39quand sa fille Julia
01:23:40va aller le voir
01:23:40ils peuvent se toucher
01:23:41ils peuvent la prendre dans les bras
01:23:42il peut
01:23:43ou c'est complètement
01:23:44on ne touche
01:23:45il n'aura pas le droit
01:23:46à des contacts physiques
01:23:47avec ses proches
01:23:48non il peut y avoir
01:23:49des contacts physiques
01:23:50toujours sous la surveillance
01:23:52des surveillants pénitentiaires
01:23:53des agents qui seront là
01:23:55maintenant c'est une configuration
01:23:56des lieux qui est très particulière
01:23:58les parloirs
01:23:58c'est des toutes petites salles
01:23:59et par exemple
01:24:00il y a certaines prisons
01:24:01où l'entrée du parloir
01:24:03quand vous arrivez
01:24:03il y a une table
01:24:04et vous êtes séparé par une table
01:24:05et si vous voulez prendre
01:24:06votre proche dans les bras
01:24:07vous ne pouvez pas y aller à plusieurs
01:24:07par exemple
01:24:08on est obligé de passer
01:24:09au-dessus de la table
01:24:09donc on le fait
01:24:10sans que les surveillants nous voient
01:24:11voilà c'est ça aussi
01:24:12mais donc on ne peut pas y aller
01:24:13à plusieurs
01:24:13non il y a des droits de visite
01:24:15alors pour les mineurs
01:24:16évidemment ils sont accompagnés
01:24:17mais normalement
01:24:17on ne peut pas y aller
01:24:18à 10
01:24:19ou c'est une personne
01:24:20par une personne
01:24:20avec un temps restreint
01:24:2230 minutes
01:24:2345 minutes
01:24:24on peut apporter des affaires
01:24:25mais qui sont fouillées
01:24:25on peut apporter des affaires
01:24:27pour cantiner
01:24:28pour manger
01:24:28pour améliorer l'ordinaire
01:24:29mais tout ça fait l'objet de fouilles
01:24:30des vêtements souvent aussi
01:24:31mais quand il va entrer en prison
01:24:33Nicolas Sarkoris
01:24:34sera soumis
01:24:35donc au même régime
01:24:36que les zones détenues
01:24:37il devra laisser sa montre
01:24:39ses lacets
01:24:41son téléphone évidemment
01:24:43même plus que ça
01:24:44c'est à dire qu'avant
01:24:44de rentrer en prison
01:24:45déjà il va avoir
01:24:46un médecin
01:24:47un assistant social
01:24:48un psychologue
01:24:48et puis on va lui remettre
01:24:49le paquetage du détenu
01:24:51c'est à dire les éléments
01:24:52alors dedans
01:24:53il doit y avoir quelques vêtements
01:24:54il doit y avoir
01:24:55un peu de produits d'hygiène
01:24:56on va lui remettre
01:24:57un rouleau de papier toilette
01:24:58ça peut paraître très prosaï
01:24:59ce que je raconte
01:25:00mais en fait
01:25:00dans la cellule
01:25:01voilà il y a des toilettes
01:25:02et il va devoir fonctionner
01:25:03avec les éléments
01:25:04qu'on va lui donner
01:25:05avant de pouvoir cantiner
01:25:05c'est le nécessaire
01:25:06pour pouvoir passer
01:25:07les premiers jours
01:25:07avant de pouvoir cantiner
01:25:09avant de pouvoir
01:25:10avoir ses proches
01:25:11qui vont lui ramener
01:25:12aussi d'autres affaires
01:25:12dans les images
01:25:13sur la cellule
01:25:14on voit une douche
01:25:15où toutes ces cellules
01:25:17pour personnalité vulnérable
01:25:19sont équipées
01:25:19d'une douche personnelle ?
01:25:21absolument
01:25:21c'est une douche
01:25:22c'est un cabinet de toilette
01:25:23où il y a à la fois
01:25:24les WC
01:25:25et la douche
01:25:26juste à côté
01:25:27donc c'est assez exigu
01:25:29mais il y a ça
01:25:29dans chaque cellule
01:25:30la santé
01:25:31c'est une prison
01:25:32qui a été rénovée
01:25:33très récemment
01:25:34c'est à dire qu'il n'y a pas
01:25:34des douches
01:25:35dans toutes les cellules
01:25:36de toutes les prisons
01:25:36vraiment d'un mot
01:25:37c'est difficile
01:25:39Nicolas Sarkozy
01:25:40il va passer au moins
01:25:41combien de temps
01:25:41en cellule ?
01:25:42c'est une question
01:25:43qui est
01:25:44aujourd'hui
01:25:45on n'a pas la capacité
01:25:46d'y répondre
01:25:46ce qu'on peut dire
01:25:47c'est qu'il va déposer
01:25:48une demande de mise en liberté
01:25:49dès le premier jour
01:25:50c'est à dire
01:25:50quand il va mettre un pied
01:25:51dans la cellule
01:25:51et la justice aura
01:25:52deux mois
01:25:53pour statuer sur cette demande
01:25:54donc ça peut être
01:25:57un petit peu avant
01:25:57en gros on estime
01:25:58qu'il va passer
01:25:59au moins trois
01:25:59quatre semaines
01:26:00en détention
01:26:01merci évidemment
01:26:02on suivra tout ça
01:26:02sur BFM TV
01:26:03merci beaucoup
01:26:03à tous les deux
01:26:04Fabrice Bavin
01:26:05le documentaire
01:26:05VIP
01:26:06ma vie en prison
01:26:08à revoir dimanche
01:26:1021h30
01:26:10sur BFM TV
01:26:11et on peut le retrouver
01:26:12à tout moment aussi
01:26:13en replay
01:26:13sur le site
01:26:14et l'application
01:26:15RMC BFM Play
01:26:18vous restez avec nous
01:26:19dans un instant
01:26:20l'actualité sur BFM TV
01:26:21ce sera ces alertes
01:26:22de drones
01:26:23qui se multiplient
01:26:24le Danemark
01:26:25on en parlait
01:26:25mais aussi
01:26:26mourmelons
01:26:27une base militaire
01:26:28près de Reims
01:26:29des engins non identifiés
01:26:31qui ont survolé
01:26:33cette zone
01:26:33pourtant évidemment
01:26:33totalement interdite
01:26:34d'avoir regardé cette zone
01:26:35sur BFM TV
01:26:36sur BFM TV
01:26:37sur BFM TV
01:26:38sur BFM TV
01:26:39et sur BFM TV
Commentaires