Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 mois
Au lendemain de son grand entretien en direct de Matignon, le plus dur commence pour François Bayrou ce lundi 1er septembre. Le Premier ministre commence à partir d'aujourd'hui une série de consultations avec différentes forces politiques, à une semaine du vote de confiance.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Je vais d'abord me tourner vers vous, Anne Seurat-Dubois.
00:02D'ailleurs, je vous introduis quand même parce qu'Anne a fait ça rentrer avec une petite semaine de retard.
00:08On a joué les prolongations.
00:09Et vous allez nous accompagner tous les matins pour nous parler politique.
00:12Absolument, les rumeurs, les coulisses, tout ce qu'il faut savoir.
00:14Et des coulisses, on va en avoir ce matin.
00:16Parce qu'hier, vous avez probablement suivi l'interview de François Bayrou sur BFM TV face à Marc Fauvel.
00:22Nouvel exercice de pédagogie.
00:24En coulisses pourtant, sa succession se prépare.
00:27Ça veut dire qu'il n'a pas réussi à convaincre les oppositions ?
00:30Et non, même si l'entourage de François Bayrou se réjouissait hier soir.
00:33Il a prouvé que la porte est encore ouverte sur certains sujets.
00:37Sous-entendu sur la contribution des riches.
00:39C'est un vieux sujet, un vieux serpent de mer de la vie politique française.
00:41Mais aussi sur la suppression des jours fériés.
00:44Fin de non recevoir de celui qui peut faire basculer la censure.
00:48C'est-à-dire Olivier Faure.
00:49Je l'ai eu hier soir très tard au téléphone.
00:50Voilà ce qu'il m'a dit.
00:5244 milliards prélevés sur les pauvres, les malades, les travailleurs, les retraités.
00:56Et François Bayrou propose de revenir sur deux petits milliards.
01:00La censure reste irrévocable.
01:02En clair, c'est non.
01:03Alors, ils doivent quand même se rendre à Matignon jeudi.
01:06Les membres du Parti Socialiste et notamment Olivier Faure.
01:09Du coup, j'ai posé la question à Olivier Faure.
01:10Pour dire quoi à François Bayrou ?
01:12Et il m'a répondu très sobrement.
01:13Jeudi, on y va.
01:14Pour lui dire au moins, c'est cash.
01:15Voilà, au moins, c'est cash.
01:17Quoi qu'il arrive, la succession est d'ores et déjà lancée.
01:20Oui, parce que même si on passe à nouveau par la case dissolution,
01:23il va falloir de toute façon, quels que soient les résultats,
01:26qu'Emmanuel Macron choisisse à nouveau un Premier ministre.
01:29À la fin, c'est un passage obligé.
01:31Alors, le bal des pressentirs commence.
01:32Catherine Vautrin, Gérald Darmanin, Bernard Cazeneuve, on les entend.
01:34Il y a toujours les mêmes noms qui reviennent à chaque fois.
01:36En plus, voilà, casse-tête pour les journalistes politiques.
01:39On essaye de vous faire le tri là-dedans.
01:40À la recherche donc de la licorne à deux têtes qui cocherait, bien sûr, toutes les cases.
01:44Ça saurait s'il existe ce mouton à cinq pattes, non ?
01:47Eh bien, certains le pensent, en effet, qu'elle existe,
01:49cette licorne à deux têtes, ce mouton à cinq pattes hier soir.
01:52Il y avait un seul nom qui était évoqué à la fois par les centristes,
01:56les politiques de droite et les politiques de gauche.
01:58C'est le nom d'Éric Lombard, actuel ministre de l'économie.
02:02Alors, selon un sondage et là pour BFM TV, la tribune dimanche parue hier,
02:05il y a 40% des Français qui souhaitent un Premier ministre à politique,
02:08en tout cas le plus possible, issu de la société civile
02:11et si possible du monde de l'entreprise.
02:14Ça tombe bien, me disait hier soir un pilier centriste.
02:16Éric Lombard, c'est la société civile qui a réussi en politique.
02:20C'est méchant pour les autres, mais ça marche pour lui.
02:22À gauche, on était tout aussi positif hier soir.
02:24Un fantacticien me disait qu'il est proche d'Olivier Faure, historiquement.
02:28Ce sont même des amis depuis plusieurs années.
02:31Il s'est engagé dans sa jeunesse, me disait-il, derrière Rocard.
02:34Il a travaillé pour Sapin et s'il n'avait pas été là,
02:37tout simplement, il n'y aurait pas eu de budget en 2025.
02:39C'est vrai, ça a été un homme de consensus.
02:41Il a beaucoup travaillé pour obtenir ce budget 2025.
02:45Et tous, Rassemblement national compris,
02:47ont salué son art du dialogue et du compromis.
02:50Alors, il reste une question.
02:51Est-ce que le principal intéressé serait d'accord ?
02:54Évidemment, d'abord, ça se refuse assez rarement Matignon.
02:58Et puis, affirmait hier soir certains de mes interlocuteurs,
03:01la meilleure preuve, c'est qu'il a pris la semaine dernière
03:03ses distances avec une affirmation de François Bayrou,
03:07selon laquelle, si le gouvernement chutait,
03:09ce serait l'apocalypse économique ?
03:11Eh bien, il a dit non.
03:12Éric Lombard n'a pas parfaitement sûr de survivre à ça.
03:15Vous savez, quand on commence à prendre ses distances
03:16avec son chef de gouvernement,
03:18ça veut peut-être dire qu'on a des ambitions personnelles.
03:20En tout cas, pour Emmanuel Macron,
03:21ça serait le retour du scénario à la Castex
03:23et le profil techno sans ambition présidentielle.
03:26Pour vous dire, en tout cas, il est bon en maths,
03:27Éric Lombard, il sait que ça peut prendre encore beaucoup de temps.
03:30Emmanuel Macron, ça serait son cinquième Premier ministre en trois ans.
03:33Et pour les choisir, il a été tout sauf rapide.
03:36Trois semaines pour Elisabeth Borne,
03:37presque un mois pour Gabriel Attal,
03:38deux mois et une semaine pour Michel Barnier,
03:41quinze jours pour François Bayrou.
03:43En clair, il sait qu'il a encore un peu de temps
03:45pour faire ses cartons et déménager rue de Varennes,
03:47si c'est bien lui le prochain Premier ministre.
03:49Éric.
Commentaires

Recommandations