00:00Générique
00:00...
00:00Merci de nous accueillir sur Europe 1, sur CNews,
00:12Euronique Jacquier, Arnaud Classe-Fernes, Magadé Vicente, Mathieu Hocke et Frédéric Lose.
00:16Les amis, on va prendre la direction de la Maison Blanche.
00:19Pourquoi direction de la Maison Blanche ?
00:20Parce que la Maison Blanche accuse les facs de tricher pour favoriser les minorités ethniques.
00:25Je m'explique. Depuis que la Cour suprême a mis fin à la discrimination positive en 2023,
00:30on en a beaucoup parlé sur CNews,
00:31les universités américaines n'ont plus le droit de favoriser les candidatures des étudiants issus des minorités.
00:37Seulement, voilà, l'administration de Donald Trump les soupçonne d'avoir trouvé des combines pour le faire quand même.
00:44Alors, ça vous paraît peut-être compliqué, mais François Tichevitch va tout nous expliquer ce soir sur CNews et sur Europe 1.
00:49Depuis deux ans, les universités américaines se sont engagées à supprimer toute référence aux origines ethniques de leur effectif.
00:56En d'autres termes, les candidatures examinées doivent être réalisées en fonction du parcours de vie de l'étudiant ou de l'étudiante,
01:02et non pas en fonction de son origine ethnique.
01:04Mais dans une note du département de la justice fin juillet, l'administration Trump met en garde contre le recours, je cite, à des critères qui semblent neutres,
01:12mais qui sont utilisés pour tenir compte de l'origine ethnique.
01:15En cause notamment, le fait d'interroger les étudiants sur leurs compétences interculturelles
01:20ou sur les obstacles qu'ils ont dû traverser dans leur vie.
01:23Des recours démentis par les universités.
01:26Des affaires sont déjà en cours dans les tribunaux américains, dans l'état de Virginie.
01:29Des conservateurs contestent la modification de la politique d'admission d'un lycée,
01:34après avoir constaté une augmentation du nombre d'élèves afro-américains et hispaniques
01:38et une baisse du nombre d'élèves asiatiques.
01:40Pour les plaignants, cela traduit une volonté de discrimination positive, ce que nie l'établissement.
01:45En appel, la justice est rangée du côté du lycée.
01:48L'administration Trump a annoncé avoir ouvert une enquête sur les pratiques de recrutement de l'établissement.
01:54Vous connaissez bien les universités américaines.
01:56Ah oui, j'étais à NYU, j'étais à Harvard.
02:02Il y a des soupçons, malgré...
02:05Non, parce que j'ai vu les escaliers.
02:07Je me souviens que j'avais embrassé une fille sur ces escaliers.
02:09Ah d'ailleurs, ça y est, il y a 30 ans.
02:11C'est pour ça que...
02:12Nous abordons un sujet sérieux, mais évidemment, nous avons droit à une histoire amoureuse et des souvenirs.
02:17On n'a plus beaucoup de temps.
02:18On peut en parler si vous voulez, mais c'était pas la thématique du soir, mon cher.
02:21J'ai peur, vous me demandez pourquoi je souris.
02:24Je comprends, je comprends.
02:25J'ai regardé les escaliers.
02:27Oui, oui, je le dis à nos auditeurs d'Europe 1 qui n'ont pas l'image.
02:30Et j'ai sombré dans un trou noir sentimental.
02:31Bon, mais le sujet qui m'intéresse, je ne dis pas que ça ne m'intéresse pas, votre histoire amoureuse.
02:38Il peut pas passer.
02:40Le sujet qui t'intéresse.
02:41Il peut pas passer, oui.
02:42C'est-à-dire, pendant longtemps, il y a eu une discrimination positive et ça a favorisé notamment la communauté noire.
02:49Et c'était une bonne chose.
02:50Mais ça, il y a eu des excès.
02:52Et maintenant, enfin, avant Trump, les élèves asiatiques ou même juifs avaient des difficultés à trouver des places dans les universités américaines,
03:03alors que leurs notes aux examens qui étaient proposées étaient meilleures que...
03:09Bon, donc Trump a réagi en homme d'action, comme j'ai dit.
03:13Je ne dis pas qu'il a raison, mais il a réagi en homme d'action en disant « Vous n'avez plus le droit aux discriminations positives ».
03:20Et là, il semble que l'université, dans les entretiens qu'elle fait passer, pose des questions pour prendre les élèves sur le dossier aussi, pas simplement sur les notes.
03:33Est-ce que vous avez rencontré avec vos parents des difficultés d'intégration dans la société américaine ?
03:39Alors, il est bien évident que s'il a rencontré des difficultés d'intégration dans la société américaine,
03:46ce n'est pas ce qu'on appelle un WASP, un White Anglo-Saxon Protestant, c'est-à-dire un blanc, quoi.
03:53Voilà.
03:53Donc, il veut que l'entrée dans les universités américaines se fasse uniquement au mérite.
04:00Je ne sais pas s'il a raison ou s'il a tort, parce que ça a permis quand même de constituer une classe moyenne noire à partir des années 60 et jusqu'à maintenant.
04:14Mais il y a eu des abus et il veut lutter contre ces abus.
04:17Et il veut que les universités américaines reviennent au vieux système qui était le système méritocratique.
04:23Il s'appelait comment votre fiancée américaine ?
04:25C'est une Norvégienne.
04:26D'accord, merci.
04:28Maggie Vicente.
04:28Ce qu'on peut relever de très intéressant, c'est cette différence dans la prise de conscience de l'impact de la communication
04:35et des différents types de communication entre les Etats-Unis et la France.
04:38Parce que, vous voyez, on est en train de parler de messages cachés.
04:42Moi, j'en parle tous les jours de ces fameux messages cachés, c'est-à-dire de comment on utilise certains éléments de langage
04:46pour accéder à un certain nombre d'informations.
04:48Et aux Etats-Unis, et notamment Donald Trump, c'est son sujet.
04:52C'est-à-dire qu'habilement, il le manie, mais aussi habilement, il le détecte.
04:57Ce qu'on est incapable de faire en France, c'est-à-dire qu'on est incapable de trouver le message caché
05:04et surtout derrière d'en faire un argument juridique.
05:07Et ça, c'est important.
05:08Et je pense que de temps en temps, on devrait vraiment s'inspirer.
05:10On sait que les Etats-Unis, on l'avance là-dessus.
05:12Mais ce serait bien que la France rattrape son retard parce qu'on pourrait avancer beaucoup plus rapidement,
05:16et notamment juridiquement pas.
05:17Une petite anecdote amusante qui ne me concernait pas.
05:21Celle qui s'était présentée aux primaires démocrates contre Biden,
05:28Elisabeth Warren était une sénatrice.
05:30Et pour rentrer dans, je ne me rappelle plus quelle université de l'Ivy League,
05:34elle avait dit qu'elle avait du sang Native American, c'est-à-dire du sang indien.
05:38Et on a vu que c'était absolument faux.
05:40et Trump l'a appelé pendant toute la campagne Pocahontas.
05:44Voilà.
Commentaires