Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 an
Avec la crise économique, les patrons espèrent une continuité pour pouvoir s'organiser, Thierry Marx, chef étoilé et président de l'Union des Métiers et des industries de l'Hôtellerie est l'invité du Club sur BFMTV.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Je lui accorderais une confiance, c'est d'avoir mis les pieds dans le plat et de dire voilà, voilà où on en est, voilà la dette.
00:07Alors il y a un côté sacrifice sur l'hôtel de la patrie avec une dramaturgie qui va avec, mais en tout cas on peut lui reconnaître le courage,
00:15peut-être qu'il y a une idée politique derrière, mais en tout cas on peut lui reconnaître le courage de ça.
00:20Mais qu'est-ce qu'on fait quand on est chef d'entreprise ? Eh bien c'est d'être dur avec les faits et d'essayer de résoudre les problèmes et de bienveillant avec les gens.
00:27Je pense que cette dramaturgie-là aujourd'hui, eh bien pour les entreprises, pour les banques, pour les actionnaires, c'est on met le pied sur le frein,
00:37on tire le frein à main et on met le casque lourd. Donc on a une glaciation des possibilités.
00:43Alors pour les entreprises qui ont de la trésorerie, eh bien on calme le jeu et on ne fait plus rien, on n'investit pas.
00:49Pour ceux qui n'ont plus de trésorerie et qui doivent aller chercher chez leurs banquiers, chez leurs actionnaires, une idée,
00:55et l'image qu'on envoie de la France à ce moment-là, on dit, oh là, investir en France, c'est peut-être pas le moment.
01:01Et je reviens sur une chose que vous avez dite, et juste pour corriger ça et pardonnez-moi de vous avoir interrompu,
01:06c'est de dire, l'hôtellerie-restauration, c'est une industrie, on est plus d'un million deux cent mille salariés,
01:13dix-huit mille hôtels en France, cent soixante-quinze mille restaurants.
01:16Vous voyez, ce n'est pas une virgule dans les misérables, on est une industrie qui travaille avec les 7,5% du PIB, qui est le tourisme.
01:25Et là, cette année, on a du mal.
01:27Vous avez beaucoup de mal, on va revenir effectivement sur cette saison estivale qui a été assez morose.
01:33Si on avait à faire la photo du 15 août, il y aurait probablement des terrasses désertes et des hôtels à moitié vides, on peut le dire, on va y revenir.
01:42Mais vous dites François Bayrou a du courage. Alors certes, vous reconnaissez l'ampleur de la dette, mais vous dites qu'il a du courage quand beaucoup de gens disent
01:49qu'il a justement péché par orgueil, il a fait un aveu de découragement, il s'est autodissou, il a plongé lui-même le pays dans cette instabilité.
01:58Qu'est-ce que vous répondez à ça ?
01:59Très honnêtement, on aurait pu en parler au mois de juin. Il y a eu un conseil interministériel sur le tourisme début juillet à Angers.
02:06On voyait bien qu'aucun sujet de fond ne pouvait être abordé.
02:09Et on voit bien qu'aujourd'hui, on donne toujours l'impression que c'est conjoncturel, or que les problèmes de notre pays sont structurels.
02:17Et à un moment donné, il y a une chose quand on parle de pouvoir d'achat en France, c'est que plus personne n'est content de son salaire net et plus personne n'est content du salaire brut.
02:25Il y a un sujet de fond. Simplement, si on veut parler de pouvoir d'achat, c'est ce que vous répondent nos collaborateurs qui n'arrivent plus à se loger.
02:33Quand vous donnez à un jeune apprenti qui sort dans le métier, juste, vous lui donnez 2200 euros, il lui reste 1450 euros, il ne se loge pas, il n'a pas de moyens de mobilité, et le 10 du mois, il est à découvert.
02:45Qu'est-ce que vous voulez qu'il ait eu d'apprenti ?
02:47Ça vous coûte combien, les 2200 ?
02:49Les 2200 nous coûtent presque 3600.
Commentaires

Recommandations