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Plongez au cœur d'une histoire lorraine méconnue ! Découvrez Adiba, un Guinéen devenu héros de la Résistance dans les Vosges en 1939.

Aux côtés d'Étienne Guillermont, journaliste et spécialiste de ce récit hors du commun, explorez le parcours incroyable d'Adiba et son rôle crucial dans le premier maquis vosgien.

De Recours à Toulincourt, en passant par le chaleureux Café du Moulin, laissez-vous conter les richesses oubliées de cette région et les initiatives locales qui les font revivre. #LorraineHistoire #RésistanceVosges #AdibaHéros

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Transcription
00:00Ici Lorraine, crack pour l'émission, sur Marouk, sur Moselle TV et Vosges Télévisions.
00:06Ici, votre radio de proximité en Lorraine.
00:30Bonjour à toutes et à tous, chers amis de Sur Marouk, je suis ravi de vous retrouver pour cette nouvelle émission.
00:36Mon invité cette semaine est Étienne Guillermont.
00:38C'est un journaliste qui a enquêté pendant plus de 10 ans, et continue d'ailleurs d'enquêter,
00:43sur un cas absolument unique en France, sur quelqu'un qui s'appelle Adiba.
00:48Adiba, c'est un Africain, un Guinéen d'origine, un musulman,
00:52qui arrive ici en France en 1939 au combat de l'armée française,
00:55et qui, après plusieurs périples, va prendre la responsabilité du premier maquis de résistants dans les Vosges.
01:04Adiba, qui a été très très très longtemps oublié, puis a été salué, reconnu, commémoré ici.
01:13On va en parler avec Étienne Guillermont.
01:15C'est un personnage absolument passionnant à découvrir, Adiba, vous allez voir.
01:19On est ici là où il a vécu, entre 1940 et 1943, à recours précisément,
01:26et juste à côté, à Toulincourt, où nous allons aller, mais pour l'heure, on va démarrer dans un lieu absolument délicieux.
01:31Vous verrez, c'est un café associatif, le Café du Moulin, c'est merveilleux.
01:35Et nous, on aime bien les cafés à Surmaroute.
01:38A tout de suite, je vais rejoindre mon invité.
01:40Bonjour Étienne.
01:48Bonjour Vianney.
01:49Comment va ?
01:50Ça va très bien.
01:51Et vous ?
01:51Je m'installe là ?
01:52Oui, oui, oui, asseyez-vous.
01:53On est au Café du Moulin.
01:54On est au Café du Moulin.
01:56C'est une histoire particulière quand même, le Café du Moulin.
01:59C'est un café associatif, expliquez-nous.
02:00Oui, c'est un café associatif qui a été inauguré, qu'on a redécouvert en 2023, à l'occasion d'événements dont on parlera peut-être.
02:10Et qu'on a inauguré officiellement au mois de juin cette année.
02:14Et on a déjà organisé un certain nombre d'événements ponctuels.
02:18Et puis, merci.
02:20Et puis, on est ouvert le dernier samedi de chaque mois.
02:25Donc, c'est ouvert grand public ?
02:26Tout le monde peut venir ?
02:27C'est un café associatif.
02:28Tout le monde peut venir.
02:29Il y a une petite adhésion symbolique.
02:31Oui, bien sûr.
02:31Voilà.
02:32Mais ensuite, c'est ouvert.
02:35On vient boire un café, discuter.
02:37Et alors, c'est un lien avec Château Vert ?
02:38C'est géré par l'association là ?
02:41Absolument.
02:41Le café est géré par l'association du Château Vert, qu'on a créé en 2022, à Tolincourt,
02:49dont la vocation, en fait, est de valoriser, on va dire, les richesses de notre secteur.
02:58C'est vrai qu'on est un territoire qui est un petit peu au bout des Vauds, à la limite de la Haute-Marne,
03:04souvent un peu déconsidéré, alors qu'on a des tas de richesses.
03:07Et l'objectif de l'association, c'est de mettre tout ça en valeur,
03:10que ce soit des richesses historiques, culturelles, environnementales.
03:14Ah oui, c'est ça.
03:15C'est un secteur de forêt avec des endroits magnifiques.
03:18Parce que justement, vous qui avez pas mal bourlingué, vous êtes journaliste, vous avez été à Paris un temps.
03:25Oui, 25 ans.
03:2625 ans, ça use, 25 ans à Paris, c'est fatigant, forcément.
03:30Même deux ans, c'est fatigant.
03:31Quand il y a des Parisiens que vous voyez, qui vous demandent de parler des Vosges, comment vous parlez des Vosges aujourd'hui ?
03:40Comment vous présentez les Vosges ?
03:41Déjà, pour les Parisiens, les Vosges, c'est très loin.
03:43C'est très, très loin.
03:44Encore maintenant.
03:45Ah, encore maintenant.
03:46Et quand ils parlent des Vosges, ils pensent piste de ski, la Bresse.
03:51Et nous, on est dans une zone totalement ignorée.
03:54Oui.
03:55Voilà.
03:56Et moi, je leur parle du territoire de mon enfance, la plaine des Vosges.
04:01Oui.
04:02Je n'y suis pas né, mais j'ai passé tous mes week-ends, toutes mes vacances.
04:06C'est une longue histoire.
04:07Je leur parle des forêts, je leur parle de la nature.
04:09Je leur parle, oui, c'est tous les paysages de mon enfance.
04:15Mais ça, c'est quand même terrible, parce que moi, en arrivant ici, je suis passé par la forêt de Darnay.
04:19La forêt de Darnay, elle est décrite comme une des plus belles forêts d'Europe.
04:23Forêt d'exception.
04:23Forêt d'exception.
04:24Elle est classée et tout le monde nous parle.
04:26Alors, c'est très bien, on nous parle du massif des Vosges, etc., etc., les sapins, etc.
04:30Mais il y a plein d'autres choses absolument magnifiques.
04:32Mais en les Vosges, dont cette plaine des Vosges, où il y a des choses absolument...
04:35Absolument, qui est encore une fois souvent ignorée.
04:38C'est un point de passage qui est redécouvert pas mal par des Hollandais et des Belges qui, d'ailleurs, viennent s'installer ici.
04:46Mais c'est vrai que d'autres parties de la France, c'est...
04:50Mais il y a des gens qui commencent à redécouvrir.
04:52En fait, l'avantage de ce territoire ici, c'est qu'on a échappé, évidemment, on est rural, on a échappé à l'urbanisation,
05:00on a échappé au tourisme de masse, on a échappé même au centre d'élevage,
05:05donc à l'agriculture intensive, etc.
05:09Donc c'est finalement des paysages qui sont très, très préservés.
05:12Et une campagne qui est très paisible.
05:14Qui est très paisible.
05:15Oui, oui, très agréable.
05:16Alors, on ne va pas le dire trop fort, pour que vous gardiez ce côté paisible des choses.
05:21Mais alors, d'un point de vue plus personnel,
05:24Tôlincourt, puisqu'on est à Tôlincourt, ici on est à Recours,
05:27en commune de Tôlincourt, ici, ce Café Sociétique, c'est l'ancienne mairie, c'est ça ?
05:31C'est l'ancienne mairie de Recours, qui a arrêté ses fonctions, on va dire,
05:36quand les deux communes ont été réunies.
05:38Je n'ai plus la date en tête, ça devait être, je ne sais pas, 2017-2018, je crois.
05:43Et ce lieu, en fait, était resté vide.
05:45Et on l'a redécouvert à l'occasion d'un escape game,
05:49qu'on avait organisé dans le cadre des commémorations autour de...
05:55Ça circule, quand même.
05:56Oui, ça circule, oui, oui, un petit peu.
05:59Dans le cadre des commémorations autour de l'histoire d'Adiba
06:01et du Maki de la délivrance, dont on parlera.
06:04Et on a transformé ce lieu, ce jour-là, en Café des années 40.
06:08Ok.
06:09Et on s'est dit, mais c'est un endroit génial, quoi.
06:11Enfin, moi, pendant 50 ans, je suis passé devant,
06:13je n'ai pas fait attention, en fait, au lieu.
06:15Et en fait, il y a une vibration, il y a une atmosphère.
06:19On s'est dit, il faut l'investir.
06:21Et là, il y a des enfants qui jouent.
06:23Voilà, c'est ça.
06:24Alors, c'est encore les vacances, donc il n'y a pas beaucoup de monde.
06:26C'est encore les vacances, voilà.
06:28Mais voilà, on reprend, d'ailleurs, on reprend samedi prochain.
06:33D'accord, mais c'est une histoire de...
06:35Toninco, c'est une histoire de famille.
06:36Parce que vous avez passé une partie de votre enfance ici, en fait.
06:39C'est une histoire de famille, oui, oui, oui.
06:41Moi, je suis un annonci.
06:43On a vécu un temps, d'ailleurs, à Bourmont, pas très loin d'ici,
06:47à Saint-Hyébou, très précisément.
06:48Puis ensuite, on est allé à Nancy.
06:50Mais mes grands-parents ont pris leur retraite ici.
06:54Ma grand-mère, en fait, est originaire de ce village.
06:56Toute ma famille maternelle, en fait, est originaire d'ici.
06:58Ma mère est née dans le village, en 40,
07:00parce que c'était les réfugiés de Nancy
07:02qui venaient essayer d'échapper à d'éventuels bombardements.
07:05Et toute ma famille...
07:09Ça a été, en fait, le point de rassemblement
07:11de toute ma famille depuis toujours.
07:12D'accord.
07:13Depuis le lendemain de la guerre.
07:15Moi, quand je suis en avril 70,
07:17le 1er mai 70, j'étais déjà ici.
07:19Mais quand votre grand-mère arrive ici,
07:20c'est en quelle année, alors ?
07:22Alors, quand ma grand-mère arrive ici,
07:24alors...
07:25Alors, elle est venue se réfugier ici en 39.
07:28C'est ça, en 39, elle vient se réfugier.
07:29Mais c'était provisoire.
07:30C'était provisoire.
07:30C'était provisoire.
07:32Ensuite, quand mon grand-père est rentré de captivité,
07:34ils sont restés à Nancy, puisqu'ils vivent à Nancy.
07:37Mais ils ont pris leur retraite ici.
07:39Et moi, j'ai passé ici absolument tous mes week-ends,
07:45absolument toutes mes vacances.
07:46Et mes parents ont acheté une maison à Tolincourt en 76.
07:51D'accord.
07:52Donc, qui est la maison familiale.
07:53Donc, plein de souvenirs d'enfants.
07:54Plein de souvenirs d'enfants.
07:56Alors, il y a...
07:57On va beaucoup parler d'Adiba,
07:59parce que vous êtes celui qui a enquêté pendant 10 ans sur Adiba.
08:04C'est vous qui avez révélé cette histoire quand même absolument fabuleuse.
08:08Cet africain musulman qui s'engage dans l'armée française
08:13et qui devient le chef du premier maquis des Vosges.
08:19On peut le dire comme ça.
08:20On va en reparler.
08:21On peut discuter de la notion de chef.
08:22Parce que c'est contesté par certains.
08:24Oui, mais on va...
08:25Vous allez nous repréciser tout ça.
08:27Je voudrais juste savoir...
08:28Ça démarre comment ?
08:29Ça démarre avec cette découverte, dans le grenier de votre grand-mère, d'un Coran ?
08:33C'est ça ?
08:33D'un Coran.
08:34C'est la légende, ça.
08:35C'est dans la bibliothèque de mes parents.
08:36Oui.
08:37J'étais gamin.
08:38J'avais 7-8 ans.
08:39Je ne sais plus précisément.
08:41J'étais déjà passionné par les livres.
08:42Je passais mon temps à regarder les livres de mes parents.
08:44Et un jour, je tombe sur un vieux grimoire, qui était le Coran d'Adiba, en fait.
08:50Dans lequel il y avait...
08:51On peut le montrer.
08:52Je l'ai...
08:52Ah oui, montre-nous.
08:53Je crois que je l'ai ici.
08:55Évidemment.
08:55Voilà.
08:56Dans lequel il y avait un dessin.
08:58Voilà.
08:59Qui est dessiné sur un carton de margarine.
09:01Ah oui, c'est pas où donc ?
09:02Donc, il représente deux soldats noirs.
09:05Parce qu'il était avec un copain qui s'appelait Zana.
09:07Ça, j'ai découvert ça plus tard.
09:08Et une dédicace, un refuge dans la guerre, à mon ami Adiba Mamadou.
09:13Souvenir de Romain.
09:13Alors, Romain, c'est pas une personne.
09:16C'est un village romain en bois qui se trouve à 2 km d'ici.
09:20Et ce dessin, en fait, pour un gamin comme moi, le Coran, il ne parlait pas.
09:23Il n'y a pas d'image.
09:24Voilà, c'était écrit en arabe.
09:26Par contre, le dessin m'a interpellé.
09:28Et ma mère m'a raconté l'histoire, mais en deux phrases.
09:30Parce qu'elle ne savait pas trop quoi raconter, en fait, sur Adiba.
09:33Mais elle m'a raconté l'histoire d'un jeune Africain qui est venu ici pendant la guerre
09:39et qui est mort ici pendant la guerre.
09:41Et en fait, là où ça m'a vraiment marqué, parce que pour moi, ce village,
09:46encore une fois, c'est le village familial.
09:48C'est le village de mes grands-parents.
09:50C'est le village de la sécurité.
09:52C'est le village où longtemps, j'ai eu le sentiment que l'histoire n'était pas passée ici.
09:55Ce qui est une grave erreur.
09:57Et tout d'un coup, Adiba, il apporte un élément tragique.
09:59C'est-à-dire un jeune Africain, pourquoi un jeune Africain arrive ici.
10:02Et il meurt ici.
10:04Alors, en fait, il n'est pas mort à Épinale.
10:06Il est mort à Épinale.
10:07Et en fait, cette histoire-là, elle m'a, depuis vraiment ma tendre enfance,
10:12elle m'a accompagné, le personnage m'a accompagné.
10:15Et pendant très, très longtemps, moi, j'ai découvert,
10:18j'ai commencé à découvrir la véritable histoire d'Adiba en 91.
10:21Parce qu'il y avait un colonel, le colonel Maurice Reeve, qui avait enquêté sur lui.
10:26Et il y avait un article qui était sorti dans la presse, dans l'événement du jeudi à l'époque,
10:31que ma grand-mère m'a donné.
10:33Et là, j'ai découvert qui il était, quoi, véritablement.
10:35On va reparler de tout ça, de cette formidable histoire d'Adiba, mort à Épinale, fusillé par les nazis.
10:45Fusillé par les nazis, avec son camarade Marcel Arburgé.
10:48Voilà.
10:48Leurs portraits sont là.
10:50Adiba est là.
10:51Et Marcel Arburgé est ici.
10:53On va continuer à parler de ça.
10:55On va où, là ?
10:56Vous nous emmenez où, là, pour en parler ?
10:58Ah, ben, on va monter dans le village, peut-être.
10:59On va aller dans le village, dans le centre de Toninco.
11:01C'est ça.
11:01Allez, on termine notre café.
11:02Eh ben oui.
11:03C'est magnifique.
11:04Alors, Étienne, là, on est arrivé au cœur de Toninco, là.
11:21On est tout près, de recours.
11:23On est vraiment tout près.
11:24Et là, vous avez voulu qu'on s'arrête ici, parce que c'est un des panneaux.
11:28C'est un parcours historique.
11:30On peut suivre ce que je vois, partez sur les traces d'Adiba.
11:33C'est ça.
11:34C'est ça.
11:34On a créé un parcours historique en 2023.
11:37Neuf panneaux répartis sur six communes où Adiba est passé.
11:40Pas que, parce qu'on a valorisé d'autres personnages, comme Pauline Malière, comme Marcel Arburgé.
11:45Et l'idée, c'était d'apporter à chaque endroit un éclairage sur l'histoire du maquis de la délivrance et l'histoire d'Adiba.
11:52Puis ici, on est dans le village d'Adiba.
11:54Donc, c'est un panneau qui récapitule un petit peu tout.
11:56Là, il est à Tonincourt.
11:56Tous les deux aspects.
11:58Donc là, ici, à Tonincourt.
11:59C'est l'habitant de Tonincourt.
12:01Et puis là, ici, le tirailleur et le résistant.
12:05Lui, c'est le maire, c'est ça ?
12:08C'est Louis d'Ormois, qui était maire à l'époque et qui a pris Adiba sous sa coupe, qu'il a logé ici à Tonincourt.
12:15Il avait sa propre maison, dans laquelle il s'est installé en plein hiver, en janvier 1941.
12:21Et dans laquelle il a été arrêté en juillet 1943.
12:25Maison encerclée, il essaye de s'enfuir, il se fait tirer dessus.
12:28Il est baissé de trois balles quand même, ce jour-là.
12:30Et ensuite, il est transféré à Epinal.
12:32Le maire est votre maire.
12:35Ma mère, oui.
12:35C'est votre maman, c'est ça ?
12:37Oui, c'est ça.
12:37On avait dit qu'elle était en photo, là.
12:38Il se trouve, bon, ça, c'est une photo qui date juste après la guerre.
12:41Ma mère est née en 1940.
12:42Et il se trouve que ma grand-mère était réfugiée de Nancy, puisqu'elle était originaire de ce village.
12:47Elle était enceinte et elle a couché dans la maison du maire, mise à disposition.
12:53Et il se trouve que c'est la maison.
12:54Elle est née en mars 1940.
12:55Et quelques mois plus tard, Adiba investissait à son tour cette maison.
12:59D'accord.
12:59Donc, en fait, il arrive en 1940.
13:01On a évoqué la guerre, etc.
13:03Et puis, il arrive ici en 1940.
13:05Et il est bien accueilli, globalement, par la population ?
13:09Il est bien accueilli.
13:10Il n'a pas que des copains, bien entendu.
13:12Mais il faut se remettre dans le contexte où beaucoup de gens ont vu...
13:16Il y a eu des combats qui se sont déroulés à une vingtaine de kilomètres d'ici.
13:20Il se trouve que c'était la première division d'infanterie coloniale qui se battait sur la Meuse.
13:25Donc, c'était essentiellement des tirailleurs africains.
13:28Et les gens ici ont bien vu que c'était les Africains qui se battaient.
13:32Alors, les Français se sont battus aussi.
13:34Mais en tout cas, ici, et un peu plus vers le secteur de Bourmont, là, sur la Meuse, il y avait des tirailleurs partout.
13:41Donc, les gens ont réalisé qu'en fait, c'était des soldats français qui se battaient pour la France.
13:46Et qu'il fallait, pour ceux qui n'avaient pas été faits prisonniers, qu'il fallait aider.
13:51Mais lui, il fait le choix ensuite d'entrer dans la Résistance.
13:53Il fait le choix d'entrer dans la Résistance.
13:55Il rencontre une institutrice.
13:57Pauline Malière.
13:57Sauville, un village à côté.
13:59Pauline Malière, qui lui vient en aide.
14:02Et avec qui...
14:04C'est leur premier acte de Résistance.
14:05Ils ont essayé de rassembler, justement, des tirailleurs qui se cachaient dans les forêts.
14:08Ils ont réussi à les faire passer avec l'appui de réseaux de Résistance naissants, en zone libre, au début de l'année 41.
14:1478 tirailleurs.
14:16Et ils sont entrés en Résistance ensemble.
14:18Ils ont été arrêtés le même jour, 15 juillet 1943.
14:22Elle a été déportée, mais elle est rentrée en 1945.
14:25Et Adiba, lui, a été fusillé avec Marcel Arbiogé.
14:29Avec Marcel Arbiogé, dont il faut parler aussi.
14:31Marcel Arbiogé, c'est le fondateur de la Résistance dans le secteur de la marche.
14:38Ça a été vraiment lui qui a créé la première cellule de Résistance.
14:41Et c'est lui qui est à l'initiative de la création du maquis.
14:44À la demande d'un prof d'anglais qui s'appelait Jean-Jacques Mailloux, de Nancy.
14:47D'accord.
14:48Et qui faisait partie du mouvement Seux de la Résistance.
14:49D'accord.
14:50Alors, vous parliez de Pauline Malière.
14:53Et je voudrais qu'on fasse un lien.
14:55Est-ce qu'on peut le faire ?
14:56Parce que la construction du reste historique, c'est compliqué.
14:59C'est quelque chose de très compliqué.
15:02Surtout, enfin, la Deuxième Guerre mondiale.
15:03On a dit beaucoup de choses qui étaient fausses.
15:05Puis on a recorrigé.
15:06Beaucoup de femmes ont été oubliées dans l'histoire de la Résistance.
15:11Énormément de femmes.
15:11On a fait, sur ma route, des émissions spéciales,
15:13les femmes oubliées de l'histoire, etc.
15:15On parlait de Marie Akin, notamment.
15:17Est-ce qu'on peut faire un lien avec ces hommes qui étaient des Africains,
15:22qui étaient des musulmans, qui arrivaient,
15:25et qu'on a aussi mis de côté à un moment en disant
15:27qu'on ne les fait pas entrer dans le récit historique ?
15:30Oui, oui, bien sûr.
15:32Les femmes, c'est vrai qu'on le redécouvre aujourd'hui,
15:34mais ont été souvent les premières résistantes.
15:36Il faut le savoir.
15:39Il y a une émission sur France Inter là-dessus qui est très passionnante.
15:42Les coloniaux, alors, des cas de résistants africains,
15:48il n'y en a pas beaucoup.
15:49Oui, d'accord.
15:49On n'en connaît pas beaucoup.
15:51Vraiment, le parcours d'Indiba est unique.
15:53Exceptionnel, oui.
15:54Mais dans tous les cas, effectivement, ils ont été longtemps oubliés.
15:57Ils ont commencé à être réhabilités, on va dire, en 2003,
16:01le film Indigène.
16:02Oui.
16:02C'était autour de 2003.
16:04C'est là que j'ai commencé mon enquête, d'ailleurs.
16:06Aujourd'hui, on en parle beaucoup plus.
16:07C'est quand même beaucoup mieux reconnu.
16:09Il y a le film de Tirailleurs, de Marcy.
16:11Oui, bien sûr.
16:12Il y a un film magnifique.
16:14Il y a un équilibre à trouver.
16:15Il ne faut pas dire non plus que c'est les coloniaux qui ont trouvé la France.
16:18C'est ça.
16:18Mais ils ont joué un rôle important, essentiel.
16:22Et puis, il y a aujourd'hui, en France,
16:23des tas de gens qui ont des origines africaines, nord-africaines,
16:27et dont les aïeux ont participé à l'effort de guerre,
16:33comme tout le monde.
16:34Vous révélez l'histoire d'Adiba, Étienne.
16:38Et ensuite, l'histoire d'Adiba, elle est mise en film, au cinéma.
16:42Avec notamment, je pense, parce qu'il est dans C1,
16:44Pierre Deladonchamp, qui joue dans le film.
16:46Il y a aussi Alexandre Alamy, etc.
16:48Les Patrions.
16:49C1, qui joue le rôle d'Adiba, c'est ça ?
16:52Oui, très bien.
16:52Vous en avez pensé quoi, de ce film, historiquement ?
16:55Est-ce qu'il colle bien, la réalité ?
16:56Une petite précision.
16:57Avant le film, il y a un roman, Tierno Monenembo,
16:59Ah oui, d'accord.
17:00Prix Renaudot.
17:01Ok, d'accord.
17:02Voilà, le terroriste noir.
17:05Le film est supposé être une adaptation de ce roman,
17:08qui est un conte magnifique, d'ailleurs,
17:09mais qui n'est pas un roman historique.
17:11Le film, il est très bien interprété.
17:14Mark Singer est excellent.
17:16Alexandra Lamy également, Deladonchamp.
17:17Je n'ai rien à redire là-dessus.
17:21Je ne vais pas rentrer dans l'analyse du film,
17:22mais il y a toute une première partie qui est assez fidèle, finalement,
17:26à l'histoire d'Adiba,
17:28avec une interprétation d'Adiba qui est assez différente du personnage qu'il était.
17:33D'accord.
17:33Ça, c'est un choix.
17:35Et ensuite, ça part un peu en vrille.
17:38Je ne suis pas du tout d'accord avec les fameux scénarios.
17:40C'est plus romancier, peut-être.
17:41Oui, oui, avec une histoire d'enfant, sourd-muet.
17:44D'accord.
17:45Pour moi, c'est un peu n'importe quoi.
17:46Mais c'est surtout que le choix qui a été fait, c'est de faire un film sur la résistance.
17:51OK.
17:52On en a vu 150 000 qui étaient très bien faits.
17:55Par contre, cette histoire-là, l'histoire d'Adiba,
17:58ce n'est pas seulement une histoire de résistance, c'est une histoire de rencontre.
18:00Oui.
18:01Une rencontre entre, et ça, Monet Nembo l'avait bien fait dans son roman,
18:04entre l'autre, l'étranger qui arrive et qui se retrouve dans une situation de crise,
18:08de guerre, et qui travaille, qui découvre les villageois et qui s'engage.
18:13Voilà.
18:14Et c'est ça, l'intérêt de l'histoire d'Adiba.
18:16D'accord.
18:17Et alors, vous parlez d'une rencontre, elle est belle aussi, cette rencontre,
18:20même dans un contexte tragique, parce que aussi la personnalité d'Adiba,
18:25vous le dites, dans plusieurs de vos écrits, une personnalité extrêmement attachante.
18:29Un personnage très charismatique, pourtant tout petit.
18:32On le voit ici, j'ai 1m55.
18:33On peut être petit et charismatique, j'en connais.
18:36On en connaît.
18:37Oui, oui, oui, absolument.
18:38Mais c'est vrai qu'il était petit, vraiment.
18:41Mais un personnage, déjà, qui avait vécu en France avant la guerre,
18:45donc qui n'avait pas trop de difficultés de communication, il connaissait la France.
18:48Un personnage qui avait aussi, qui a porté sa propre culture.
18:53Oui.
18:54Les liens familiaux, les relations avec les enfants.
18:58Il avait, on a encore des enfants qui sont encore en vie aujourd'hui,
19:02qui se souviennent de lui, comme presque d'un oncle.
19:05Oui, oui.
19:05Enfin, voilà.
19:06Et donc, il avait, et puis il avait un charisme, parce que, imaginez-vous quand même
19:09qu'un petit jeune africain d'1m55 qui se retrouve à la tête, pas tout seul,
19:15mais enfin, d'une centaine de jeunes gens de 20 ans, un peu hétéroclites.
19:20Il y en avait de la campagne, il y en avait de la ville.
19:21Il fallait quand même avoir un sacré caractère.
19:23Et de l'autorité.
19:24Et de l'autorité pour faire face.
19:26Parce que là, vous citez sur le panneau, nous, les enfants,
19:29on se sentait compris par lui, c'est les gamins.
19:31Absolument.
19:31En 40, qui disaient ça.
19:32Allez, on va faire des nouilles, disait Adiba.
19:34Oui, parce qu'il avait été, il avait été, c'est pas documenté,
19:38mais il avait été probablement, c'est ce qui est marqué dans son dossier militaire,
19:42il avait été cuisinier.
19:44Et moi, je pense qu'il a été cuisinier à la mosquée de Paris.
19:46Vous savez qu'il y a un café à la mosquée de Paris,
19:48qui est resté d'ailleurs à peu près semblable à celui qui était.
19:50Il avait été cuisinier là, avant.
19:52En tout cas, il avait des attaches à la mosquée de Paris, au café de la mosquée de Paris.
19:56Donc, vers 36, 37, 38, c'est ça ?
19:58Voilà.
19:58C'est quand il arrive en France.
19:58C'est très mal documenté, mais c'est cette période-là.
20:01Il a vécu à Paris, d'ailleurs.
20:02Un mot avant qu'on rejoigne le troisième lieu que vous avez choisi, Étienne.
20:06Un mot.
20:07Quand vous menez votre enquête, vous rencontrez des gens ici, du village,
20:11y compris de ses anciens camarades de Maki.
20:14Tout à fait.
20:15Comment on vous accueille ?
20:17Est-ce que les gens parlent facilement ?
20:19Eh bien, à ma grande surprise, oui.
20:20Parce qu'au départ, je pensais qu'on allait me dire
20:22« Ouais, c'est de l'histoire ancienne, l'histoire du noir, etc. »
20:25Et en réalité, j'ai rencontré des gens qui m'en parlaient avec...
20:29J'ai des enregistrements, d'ailleurs.
20:30Une émotion, mais incroyable.
20:32J'ai rencontré M. Calba, par exemple, à la Vacheresse, pas loin d'ici,
20:35qui pleurait quand il parlait d'Adiba.
20:36J'ai rencontré Paul-Orion à Villotte, qui était aussi très ému.
20:41Parce qu'ils avaient...
20:43Et puis des gens qui étaient enfants également à l'époque.
20:45Et ils ont gardé vraiment...
20:48Ils avaient une relation très forte avec lui.
20:50Et d'ailleurs, beaucoup m'ont sorti du tiroir de la commode
20:53une photo qu'il avait conservée.
20:56J'ai calma à la Vacheresse, il avait une photo dans sa chambre.
20:58Dans sa chambre, c'est formidable.
21:00C'est vraiment exceptionnel.
21:01Et on le rappelle, c'est absolument unique en France, ce cas.
21:04C'est un cas unique.
21:06Unique, on peut le dire.
21:07Je pense, oui.
21:08Etienne, on arrive tout doucement vers la fin de l'émission.
21:11On va aller dans un troisième lieu.
21:13C'est ça.
21:13En forêt ?
21:14On va aller en forêt.
21:15Allez, on y va, c'est parti.
21:16Eh bien, c'est parti.
21:16On va nous rafraîcher parce qu'il fait chaud.
21:17Oui.
21:37Alors, Etienne, dernière étape.
21:38Là, on est dans la très belle forêt.
21:39On est où, précisément ?
21:40Alors, on est dans la forêt de Villotte.
21:43Villotte-Martinilba.
21:44D'accord, donc on est tout près de Tolincourt.
21:45Tout près de Tolincourt, oui.
21:46D'accord, oui, parce que le maquis se répartissait sur une zone très large, quand même, au final.
21:51Alors, là, on est dans un massif forestier qui fait une dizaine de kilomètres de long.
21:54Après, le maquis, c'était un tout petit camp qui a grossi petit à petit.
21:58Oui, qui a grossi, oui.
21:58Voilà, qui était situé à 200, 300 mètres d'ici.
22:02Adibas, donc, après la période de résistance, a été arrêté.
22:07C'est la fin, il est arrêté, c'est ça ?
22:10Il est en...
22:1115 juillet 1943, il est arrêté à Tolincourt.
22:13Oui, c'est ça.
22:14Avec Paulie Malière et d'autres.
22:15Marcel Arburgé, par là-dessus.
22:16Marcel Arburgé, effectivement.
22:18Mais Marcel Arburgé, qui est aussi fusillé à Epinal ?
22:21Ils sont fusillés ensemble, ils sont jugés par un tribunal militaire, ensemble, et fusillés, tous les deux, ensemble.
22:26Et ni l'un ni l'autre ne parlent.
22:29En principe, ni l'un ni l'autre n'a parlé.
22:31Oui, c'est ce que j'ai lu aussi.
22:33Oui, oui, oui, oui, après, ils n'ont pas livré de renseignements très importants, mais en fait, tout le monde a un peu parlé quand même.
22:40Oui, oui, oui, mais c'est compliqué aussi ces périodes-là, on ne les juge évidemment pas, ce serait extrêmement grossier de le faire.
22:49Vous intervenez, Étienne, dans des écoles, enfin, il y a des écoles qui viennent même dans le Café du Moulin.
22:57Tout à fait, absolument, oui.
22:59Vous avez fait, bon, il n'y a pas longtemps, une conférence avec la Ligue des droits de l'homme de Neuchâtel, etc.
23:03Il y a le récit d'Adiba, mais qu'est-ce que, quel message aussi vous voulez donner ?
23:09Qu'est-ce que nous dit l'histoire d'Adiba et des autres existants, Marcel, Pauline et les autres ?
23:15Moi, c'est l'histoire, l'histoire d'Adiba, pour moi, c'est l'histoire de la rencontre dans des circonstances, évidemment, exceptionnelles, extrêmement difficiles,
23:23de gens qui se rencontrent, qui réalisent qu'il faut agir et qui se mettent ensemble, tout simplement, pour combattre pour ce qu'ils estiment être juste, en fait.
23:33Quelles que soient leurs origines, leurs couleurs de peau ou autres, c'est ça qui est important, en fait, pour moi.
23:39Mais est-ce que vous êtes d'accord avec, parce qu'on a plein de débats qui traversent la société française sur la colonisation, encore aujourd'hui, sur l'immigration, etc.
23:47Est-ce que vous êtes d'accord avec Gérard Noiriel, qui a fait une très belle émission sur vous et sur Adiba, sur France Culture ?
23:54Voilà, quand il dit Adiba, c'est aussi important d'en parler, parce que ça montre aussi l'apport de l'immigration dans un pays.
24:01C'est ça aussi, vous voulez reconnecter aussi, c'est important pour vous de le faire, tout ça ?
24:04Complètement, et c'était important, moi, j'ai réalisé ça au cours de mon enquête,
24:08c'est qu'Adiba, c'est un symbole, parce que c'est une individualité.
24:13Les tirayeurs sénégalais ou africains, c'est une masse de fantassins qui ont tous des histoires individuelles,
24:19mais d'un point de vue historique, ce sont des anonymes.
24:23Et tout d'un coup, vous avez des figures comme ça, il y en a quelques-unes, il y a Anne Chorere aussi, mais ça, c'est une autre histoire.
24:29Vous avez une figure qui symbolise, et dans le récit, on a besoin de symboles.
24:35Et c'est important, encore une fois, moi je le dis tout le temps, pour des Français qui ont des origines africaines ou autres,
24:40de se reconnaître aussi dans l'histoire de France, et de reconnaître l'apport de leurs parents, grands-parents, dans notre histoire, c'est notre histoire commune.
24:48C'est compliqué, la construction de l'histoire.
24:50C'est très compliqué.
24:51Et surtout, la résistance, on devrait d'ailleurs, il y a une histoire de l'histoire, une histoire de l'historiographie de la résistance, qui est fabuleuse.
24:58Absolument, oui.
25:00On va parler longuement.
25:02Alors, les conférences, les rencontres, les livres aussi, il y a eu un livre ?
25:07Alors le livre, 10 ans d'enquête, publication du livre en 2013, donc je ne suis déjà pas tout jeune, mais il est toujours disponible aujourd'hui.
25:16Et puis aujourd'hui, encore, je fais vivre cette histoire, oui, à travers des interventions.
25:23J'en ai fait partout en France, c'est étonnant, on m'a appelé de Bretagne, du Gers, de Chalent d'Italie, parce que la figure d'Indiba interpelle.
25:32Et puis, régulièrement, on travaille tous les ans avec le Collège de la Marche, on fait le parcours historique, les élèves de Neuf-Châteaux, des élèves de Tomblaine qui sont venus.
25:43Et puis voilà, régulièrement, dès que je peux accueillir un groupe et leur raconter cette histoire, je le fais.
25:50Et ça interpelle, en fait, toujours les élèves de Neuf-Châteaux.
25:52Oui, bien sûr, bien sûr.
25:53Et puis, les neveux d'Adiba ont été décorés.
25:58Oui.
25:59Adiba a été décoré à travers les neveux, si j'ai bien compris ça.
26:01Oui, oui, c'est ça. C'est-à-dire qu'en 2003, donc là, ça remonte à quelque temps déjà, mais donc après tout un travail de recherche mené par Hubert Mathieu, c'était un ancien du Maquis,
26:13la médaille de la Résistance a été remise à titre posthume à Adiba, à Epinal, en juillet 2003.
26:20Et pour moi, ça a été le début de tout, en fait.
26:21C'est ça, d'accord.
26:22Voilà, parce que c'est là où j'ai découvert que le personnage interpellait, et puis qu'il y avait encore des témoins.
26:28On aurait tellement d'autres choses à dire. Je pense, par exemple, on n'a pas assez parlé du colonel Rive, qui a été quand même, qui a fait des recherches.
26:34Qui a été le premier.
26:35Le premier, oui.
26:36Oui, oui, ancien officier de l'infanterie coloniale, qui, à sa retraite, dans les années 90, s'est mis à engager des recherches pour valoriser, en fait, l'engagement des coloniaux dans les deux guerres mondiales.
26:50Alors, il a valorisé d'autres personnages qu'Abidiba, mais il s'est intéressé en particulier à lui, en raison de son parcours tout à fait unique.
26:58Passionnant, vraiment, une histoire passionnante.
27:00Puis, je vous propose qu'on boucle la boucle.
27:02On a démarré en parlant de la beauté de cette région, de la plaine des Vosges.
27:05Voilà.
27:06Là, on est au cœur d'une nature.
27:07Franchement, on passe des vacances ici.
27:09Absolument.
27:09On vient passer des vacances ici.
27:10On ne dira pas, il y a des champignons aussi.
27:11Il y a des champignons aussi.
27:12Et on fait le samedi au Café du Moulin, c'est ça ?
27:15Et le samedi au Café du Moulin, le dernier samedi du mois.
27:18C'est le Café du Moulin, voilà.
27:19Notez bien, dernier samedi du mois, le Café du Moulin, à recours près de Toulencourt.
27:24C'est ça.
27:25À Toulencourt.
27:26Merci Etienne.
27:27Merci Vianney.
27:28A bientôt.
27:28Ici Lorraine, crack pour l'émission, sur ma route, sur Moselle TV et Vosges Télévisions.
27:46Ici, votre radio de proximité en Lorraine.
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